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View Christine Normandin Profile
BQ (QC)
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2021-06-17 18:19 [p.8704]
Madam Speaker, I thank my colleague from Lac‑Saint‑Jean.
I have to come back to the question from the member for Winnipeg North because I am stunned. I am outraged.
In the current context, we talk a lot about violence against women and we denounce the culture of harassment and sexual violence in the military. In defence of his minister, the member for Winnipeg North says that the minister is a good guy and we should look at his list of accomplishments. That is like telling a battered woman that her husband is a very good guy even though he beats her up all week.
Does my colleague get the impression that, in addition to being incapable of speaking out against violence against women, the Liberals seem to be condoning it?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Lac‑Saint‑Jean.
Je dois revenir sur la question du député de Winnipeg‑Nord, parce que je suis abasourdie. Cela me met hors de moi.
Dans le contexte actuel, on parle énormément de la violence faite aux femmes et on dénonce la culture de harcèlement et de violence sexuelle au sein de l'armée. Pour défendre son ministre, le député de Winnipeg‑Nord dit que le ministre est un bon gars et qu'on devrait regarder la liste de ses réalisations. C'est comme si on disait à une femme battue que son conjoint est un très bon gars même s'il la tabasse à longueur de semaine.
Mon collègue n'a-t-il pas l'impression que, en plus d'être incapables de dénoncer la violence faite aux femmes, les libéraux sont carrément en train de la cautionner?
View Alexis Brunelle-Duceppe Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for her question.
I could not have said it better. She got it exactly right. It is sad that the member for Winnipeg North is playing politics on such an important and sensitive issue. We need to be there for victims and survivors. There must be accountability. Right now, someone failed these women, the victims and survivors.
Even if the minister is the best person in the world, as it has been said, he cannot remain in his position. It is not possible. People need to be responsible for their actions, especially when they are a minister. Being the Minister of National Defence is no small matter. It is a big deal.
I could not have said it better than my colleague did. The government knows that there is only one thing to do, and the opposition parties agree. In my opinion, it is time for the minister to resign.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de sa question.
Je n'aurais pas pu mieux le dire. C'est exactement cela. C'est triste que le député de Winnipeg‑Nord fasse de la basse partisanerie sur un sujet aussi sensible et important. Nous devons être là pour les victimes et les survivantes; il faut donc qu'il y ait une obligation de rendre des comptes. Présentement, quelqu'un a failli à ces femmes, aux victimes et aux survivantes.
Même si le ministre est la meilleure personne au monde — comme cela a été dit —, il ne peut pas rester en poste. Ce n'est pas possible. Il faut être responsable de ses actions, surtout quand on est un ministre. Être le ministre de la Défense nationale, ce n'est pas rien, ce n'est pas une petite affaire.
Je n'aurais pas pu m'exprimer mieux que ma collègue. Le gouvernement sait qu'il n'y a qu'une chose à faire, et les partis de l'opposition sont d'accord. À mon avis, il est temps que le ministre démissionne.
View Jaime Battiste Profile
Lib. (NS)
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2021-06-07 15:06 [p.8025]
Mr. Speaker, despite only making up 4% of the population, indigenous women and girls represented 28% of the homicides perpetuated against women in 2019. Two years ago, the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls released its final report and calls for justice, which called for a national action plan to end the violence. Last week, contributing partners from across Canada came together to release that national action plan.
Could the minister update the House on the federal component of that action plan?
Monsieur le Président, même si les femmes et les filles autochtones ne représentent que 4 % de la population, elles ont été victimes de 28 % des homicides perpétrés contre des femmes en 2019. Il y a deux ans, l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a publié son rapport final et ses appels à la justice, qui demandaient l'élaboration d'un plan d'action national pour mettre fin à la violence. La semaine dernière, des partenaires de partout au Canada se sont unis pour lancer le plan d'action national demandé.
La ministre pourrait-elle informer la Chambre du volet fédéral de ce plan d'action?
View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the member for his exemplary leadership. We honour the strength and resilience of the families and survivors for their decades of advocacy for justice, healing and prevention.
The federal pathway is a key contribution to the national action plan that will lead to lasting and transformative change. It outlines the concrete actions to end systemic racism, sexism, ableism and economic inequality: root causes of violence against indigenous women and girls and 2SLGBTQQIA+ people who deserve to feel safe wherever they live.
Monsieur le Président, je remercie le député de son leadership exemplaire. Nous honorons la force et la résilience des familles et des survivants, qui militent depuis des décennies pour la justice, la guérison et la prévention.
La Voie fédérale est un aspect essentiel du plan d'action national, qui mènera à des changements durables et transformateurs. Elle décrit les mesures concrètes pour mettre fin au racisme systémique, au sexisme, au capacitisme et aux inégalités économiques, c'est-à-dire aux causes profondes de la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones, qui méritent de se sentir en sécurité, où qu'elles vivent.
View Jenny Kwan Profile
NDP (BC)
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2021-06-04 11:19 [p.7970]
Madam Speaker, the Liberal government's national action plan to implement the missing and murdered indigenous women and girls' 231 calls for justice was finally released yesterday. Sadly, instead of an actual plan, Kukpi7 Chief Judy Wilson called it a bunch of “aspirational statements”, with promises we have all heard before.
What the Liberal government needed to do was say clearly that Canada was responsible for the historic and ongoing genocide and outline the steps with a timeline and accountability measures to end this colonial violence against indigenous women and girls. The Liberal government's failure to deliver an actual plan means genocide is going to continue.
Since the national inquiry, hundreds of women and girls have gone missing and been murdered. This is as appalling as the government's refusal to stop taking indigenous children to court, as devastating as the impact of residential schools.
The government is out of excuses and must step up and take full responsibility to end this colonial violence.
Madame la Présidente, hier, le gouvernement libéral a enfin dévoilé son plan d'action national pour la mise en œuvre des 231 appels à la justice contenus dans le rapport de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Malheureusement, au lieu de présenter un plan concret, il a fait, comme l'a dit Kukpi7 Judy Wilson, un paquet de « déclarations idéalistes », accompagnées de promesses que nous avons tous déjà entendues.
Le gouvernement libéral aurait plutôt dû reconnaître clairement que le Canada était responsable de ce génocide historique, qui est toujours en cours, décrire les mesures, y compris les mesures de reddition de comptes, qu'il prévoit prendre pour mettre fin à la violence coloniale infligée aux femmes et aux filles autochtones, et établir un échéancier pour leur adoption. Ce génocide se poursuivra si le gouvernement ne présente pas de plan concret.
Depuis l'enquête nationale, des centaines de femmes et de filles ont disparu et ont été assassinées. C'est aussi révoltant que le refus du gouvernement de cesser de traîner les enfants autochtones devant les tribunaux, et cela a des effets aussi dévastateurs que les pensionnats autochtones.
Le gouvernement n'a plus aucune excuse pour ne pas intervenir. Il doit assumer pleinement ses responsabilités en vue de mettre fin à cette violence coloniale.
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
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2021-06-04 13:40 [p.7987]
Madam Speaker, I rise today to speak to Bill C-234. Since my colleague from Joliette already announced it in a previous speech, it will come as no surprise when I say that the Bloc Québécois will vote against Bill C-234. We have serious doubts about the effectiveness of such a bill and feel it would only push people to spend more on security systems that would not actually make them safer.
This bill seeks to amend the Income Tax Act to create a non-refundable tax credit for individuals who purchase a home security system. It would grant a credit of up to $5,000 for the total of all amounts spent on home security. This includes the acquisition, installation, maintenance and monitoring of a security system installed in an individual's home. The eligible home includes any structure that is separate from the house, such as a garage or even a barn. The credit could be used every year. However, in cases where more than one member of the household claims it, the maximum amount eligible would be $5,000.
In my speech, I will approach this bill from three angles. First I will explain why we believe this money could be put to much better use. I will then talk about the issue of rising crime, which we discussed at the Standing Committee on the Status of Women. Finally, I will propose some solutions to address this problem.
First of all, we oppose Bill C-234 because we believe that the money that would be spent to subsidize the purchase of such systems would be much better spent on provincial police, indigenous police and the RCMP. First nations police services are in dire need of resources, and the government needs to start by funding them properly to help remote communities. Just this week, actually, when I was filling in at the Standing Committee on Public Safety and National Security, we were discussing the problem of lack of resources at the RCMP.
Bill C-234, introduced by the member for Prince Albert, from the Conservative Party, says that rural crime is increasing at a higher rate than urban crime. It attributes this to the fact that rural areas are sometimes not as well served by law enforcement, which apparently leads some residents to install security systems, such as cameras or alarms. If the police already have a hard time responding, what is the point of investing in an alarm system?
Clearly, the police response would be too slow to prevent the crime anyway. I myself live in what would be considered a rural area, and I have sometimes come across this problem and this reality. The member even acknowledged that his bill will not fix the problem. The Bloc Québécois is not indifferent to this concern, of course, and neither am I, after hearing testimony at the Standing Committee on the Status of Women. However, why not invest more in the RCMP and in provincial police forces by transferring that money to Quebec, the provinces and the territories?
This type of tax credit encourages people to spend money on systems that are not likely to prevent crime. The preamble to Bill C-234 nevertheless tries to justify the relevance of this bill by stating:
Whereas the House of Commons Standing Committee on Public Safety and National Security, in its Thirty-third Report of the 42nd Parliament, recognized that crime in rural areas is of growing concern to rural residents across the country; Whereas the Committee heard that while crime in rural areas is more acute in western Canada, eastern provinces are also experiencing high crime rates in rural areas; And whereas the committee heard from witnesses of incidents related to property crimes, such as break-ins, thefts and, in some cases, violent assaults, including sexual violence and violence towards women;
I will repeat that Bill C-234 will merely push people to spend money on goods and services that will only give them a false sense of security.
Indigenous communities are sorely lacking in resources and are often poorly served by police forces. Money spent by this bill would be much better spent on security in first nations communities, which are asking that this become an essential service. According to Jerel Swamp, the vice-president of the First Nations Chiefs of Police Association, indigenous police services work with limited resources. What we did realize at the Standing Committee on the Status of Women is that indigenous women are often the most affected by security issues. It is difficult to understand why indigenous police services are the only ones in Canada that are not deemed an essential service.
I have another example from the Rama police service in Ontario, which does not have money to fund forensic and crime investigation units or to provide aid to victims. This is essential in cases of sexual assault.
In its throne speech, the federal government committed to accelerating the implementation of a legal framework to recognize first nations policing as an essential service. It promised to take action on this shortly after the 2019 election. These promises were renewed after indigenous protests against the Coastal GasLink pipeline in British Columbia. Those indigenous peoples are still waiting for royal assent.
Again according to Mr. Swamp, Public Safety Canada currently funds services through the first nations policing program, but the funding received is inadequate to provide the services the communities require.
The federal promise to make first nations policing services an essential service is a step in the right direction. Our departments, Public Safety, have said that passing legislation to make indigenous policing an essential service will require developing a better funding framework.
The first nations policing program was created in 1991 to provide funding for agreements between the federal government, the provincial or territorial governments, and first nations and Inuit communities to provide policing services to these communities. The federal government contributes 52% of the funding for the first nations policing program, with the remainder coming from the provincial and territorial governments. The program provides policing services to nearly 60% of first nations and Inuit communities.
In 2018-19, the Department of Public Safety spent more than $146 million through that program to support 1,322 police officer positions in over 450 first nations and Inuit communities. According to Mr. Swamp, however, the funding is inconsistent and always allocated for the short term. This makes planning difficult and creates a lack of predictability. Even so, the police chief believes that these services are effective in investigating violent crimes using their limited resources.
Second, as part of its study on women living in rural communities, the Standing Committee on the Status of Women addressed the issue of crime, not only in urban settings, but also in rural areas.
Some of the other potential solutions proposed by witnesses in committee include a suggestion that the government transfer operational funding, on an ongoing basis, to Quebec, the provinces and the territories for the community-based shelters and halfway houses that help women affected by violence. Another suggestion was that more money be sent to Quebec and the provinces to help survivors of violence.
Some recommended better training on the realities women face, in particular for the RCMP, to help stamp out bias and teach officers how to respond to the trauma these women may have experienced. Others said that we need to work on lifting women out of poverty by, for example, getting them better access to the job market by supporting universal child care services.
Speaking of universal child care, I want to point out that the government must give Quebec the right to opt out of the federal program, with full compensation, since Quebec already has its own program, which has been proven to lift many women out of poverty.
I am calling for the government to take a feminist and economic approach to this crisis that recognizes that the programs are often poorly suited to women entrepreneurs.
Third, we also need to work on prevention by enhancing social programs that improve our health care system, particularly in the area of mental health. There is no magic solution for that. It will take more resources, financial resources in particular. It is absolutely essential that the government increase health transfers significantly, permanently and unconditionally so that they cover up to 35% of health care system costs. That would enable us to take care of our people.
In closing, I believe, as does my colleague from Joliette, that the fight against crime begins with the fight against poverty. We need to work proactively to improve the situation and to ensure greater equality of opportunity. That is a value that is important for Quebeckers. The end justifies the means. If we help people stay out of a vulnerable position where they have no food and live in unsafe, inadequate housing conditions, then we will be helping to reduce opportunities for crime. We have a duty to act.
Madame la Présidente, je prends la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi C-234. Tout comme mon collègue de Joliette l'a déjà exprimé dans un précédent discours, je ne surprendrai personne en affirmant que le Bloc québécois votera contre le projet de loi C-234. Nous doutons fortement de l'efficacité d'un tel projet de loi et jugeons qu'il ne ferait que pousser les gens à dépenser pour des systèmes de sécurité qui ne les protègeront pas davantage.
Ce projet de loi vise à modifier la Loi de l'impôt sur le revenu afin de créer un crédit d'impôt non remboursable pour l'achat d'un système de sécurité domiciliaire pour les particuliers. Il crédite un taux maximum de 5 000 $ et comprend le total des sommes dépensées pour la sécurité domiciliaire. Cela comprend l'acquisition, l'installation, l'entretien et la surveillance d'un système de sécurité installé au domicile d'un particulier. Le domicile admissible comprend les constructions séparées de la maison, comme un garage ou même une grange. Le crédit peut être utilisé chaque année. Toutefois, en cas de dépenses faites par plusieurs membres d'un même domicile, le montant total du crédit ne pourra dépasser 5 000 $.
J'aborderai ce discours sous trois angles, d'abord en expliquant pourquoi nous croyons que cet argent pourrait être beaucoup mieux utilisé. Je parlerai ensuite de la question de la hausse de la criminalité, dont nous avons notamment discuté au Comité permanent de la condition féminine. Finalement, je proposerai des pistes de solutions pour contrer ce problème.
Tout d'abord, si nous nous opposons au projet de loi C-234, c'est parce que nous croyons que l'argent dépensé pour subventionner l'achat de tels systèmes serait beaucoup mieux dépensé si on le transférait aux corps de police provinciaux, aux policiers autochtones et à la GRC. Les corps de police des Premières Nations manquent cruellement de ressources, et le gouvernement doit commencer par les financer adéquatement afin d'aider les communautés éloignées. J'ai aussi eu l'occasion de discuter du problème du manque de ressources à la GRC dans le cadre d'un remplacement que j'ai fait cette semaine même au Comité permanent de la sécurité publique et nationale.
Le projet de loi C-234, déposé par le député de Prince Albert, du Parti conservateur, dit que l'augmentation de la criminalité dans les zones rurales est plus prononcée que dans les régions urbaines. Il attribue ce fait aux régions parfois mal desservies par les forces de l'ordre. Les citoyens se tourneraient ainsi parfois vers des systèmes de sécurité, comme des caméras ou des systèmes d'alarme. Si la police a déjà de la difficulté à intervenir, à quoi bon investir dans un système d'alarme?
Il est évident que l'intervention policière serait trop lente pour prévenir le crime, de toute façon. Habitant moi-même en région dite rurale, je me suis parfois butée à ce type de problème et de réalité. Le député a d'ailleurs lui-même reconnu que son projet de loi ne résoudra pas le problème. Le Bloc québécois n'est évidemment pas insensible à cette préoccupation, et je ne le suis pas non plus, ayant entendu des témoignages au Comité permanent de la condition féminine. Toutefois, pourquoi ne pas investir davantage dans la GRC et dans les corps de police provinciaux en transférant ces montants au Québec, aux provinces et aux territoires?
En donnant un tel crédit d'impôt, on encourage plutôt les gens à dépenser pour des systèmes qui n'aideront probablement pas à prévenir les crimes. Le préambule du projet de loi C-234 tente pourtant de justifier la pertinence du projet de loi en mentionnant:
Attendu: que le Comité permanent de la sécurité publique et nationale de la Chambre des communes, dans son trente-troisième rapport de la quarante-deuxième législature, reconnaît que la criminalité en milieu rural est de plus en plus préoccupante pour les résidents des régions rurales de l'ensemble du pays; que le Comité a entendu que, même si la criminalité en milieu rural est un problème plus criant dans l'Ouest canadien, les provinces de l'Est sont également aux prises avec un taux de criminalité élevé en milieu rural; que des témoins ont rapporté au Comité des incidents liés aux crimes contre les biens, tels des introductions par effraction, des vols et, dans certains cas, des agressions avec violence, notamment de violence sexuelle et de violence envers les femmes, [...]
Je le répète, ce projet de loi C-234 ne fera que pousser les gens à dépenser pour des services et des produits qui ne donneront qu'un faux sentiment de sécurité.
Les communautés autochtones manquent cruellement de ressources et sont souvent mal desservies par les corps de police. L'argent dépensé par ce projet de loi serait beaucoup mieux investi s'il l'était dans la sécurité pour les communautés des Premières Nations, qui demandent que cela devienne un service essentiel. Selon le vice-président de l'Association des chefs de polices des Premières Nations, Jerel Swamp, « les ressources des services de police autochtones sont limitées ». Ce que nous avons pu constater au Comité permanent de la condition féminine, c'est que les femmes autochtones étaient souvent les plus touchées par les problèmes de sécurité. Il est difficile d'imaginer que ces services de police soient les seuls au Canada à ne pas être classés comme étant un service essentiel.
Je cite un autre exemple, celui du service de police de Rama, en Ontario, qui n'a pas d'argent pour financer une unité médicolégale ou criminelle ou pour procurer de l'aide aux victimes. Cela est pourtant essentiel, notamment dans les cas d'agressions sexuelles.
Le gouvernement fédéral s'était pourtant engagé dans son discours du Trône à accélérer la mise en place d'un cadre juridique pour reconnaître les services de police des Premières Nations comme un service essentiel. Il avait déjà promis de prendre des mesures à ce sujet peu après les élections de 2019. Ces engagements avaient été renouvelés après les manifestations autochtones contre le projet d'oléoduc de Coastal GasLink, en Colombie-Britannique. Or, les Autochtones attendent toujours la sanction royale.
Toujours selon M. Swamp, le ministère de la Sécurité publique finance les services par l'entremise du Programme des services de police des Premières Nations, mais le financement reçu est insuffisant pour fournir les services dont les communautés ont besoin.
La promesse fédérale de faire des services de police des Premières Nations un service essentiel est un pas dans la bonne direction. Nos ministères de la Sécurité publique ont dit que l'adoption d'une loi visant à faire de la police autochtone un service essentiel nécessitait la mise en place d'un meilleur cadre financier.
Le Programme des services de police des Premières Nations a été créé en 1991 pour financer des accords entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux ou territoriaux et les collectivités des Premières Nations ou inuites, afin de fournir des services de police à ces collectivités. Le gouvernement fédéral contribue 52 % du financement du Programme des services de police des Premières Nations, le reste étant assuré par les gouvernements provinciaux et territoriaux. Le Programme fournit des services de police à près de 60 % des collectivités des Premières Nations et inuites.
En 2018-2019, le ministère de la Sécurité publique a dépensé plus de 146 millions de dollars dans le cadre du Programme, pour soutenir 1 322 postes d'agent de police dans plus de 450 communautés des Premières Nations et inuites. Selon M. Swamp, ce financement ne serait cependant pas uniforme et ne s'applique qu'à court terme. Cela rend donc la planification difficile et entraîne un manque de prévisibilité. Malgré tout, le chef de police croit que ces services sont efficaces pour enquêter sur des crimes violents tout en ne disposant que de ressources limitées.
Deuxièmement, dans le cadre d'une étude sur les femmes en milieu rural, le Comité permanent de la condition féminine a abordé la problématique de la criminalité, non seulement dans les milieux urbains, mais aussi dans les régions rurales.
Parmi les autres pistes de solution proposées par des témoins ayant comparu devant le Comité, il a notamment été suggéré que le gouvernement transfère au Québec, aux provinces et aux territoires un financement d'exploitation durable pour les refuges et maisons de transition qui viennent en aide aux femmes touchées par la violence dans les collectivités. Il a aussi été proposé que plus d'investissements soient transférés au Québec et aux provinces pour aider les survivantes d'actes violents.
Certains ont recommandé, notamment pour la GRC, de la formation mieux adaptée aux réalités des femmes, dans le but de lutter contre les préjugés et de tenir compte du traumatisme qu'elles ont pu subir. Pour d'autres, il faut que l'on travaille à sortir les femmes de la pauvreté, notamment en leur permettant d'avoir un meilleur accès au marché du travail en bénéficiant de services de garde universels.
À ce sujet, il faut donner au Québec un droit de retrait du programme fédéral proposé, avec pleine compensation, étant donné que le Québec possède déjà un tel programme, lequel a fait ses preuves puisqu'il a permis à beaucoup de femmes de sortir de la pauvreté.
Je demanderais d'ailleurs ici une sortie de crise qui soit féministe et économique et qui tienne compte du fait que les programmes sont souvent mal adaptés aux femmes entrepreneures.
Troisièmement, il faut aussi travailler en prévention, notamment en bonifiant les programmes sociaux qui améliorent notre système de santé, particulièrement dans le domaine de la santé mentale. Pour cela, il n'y a pas de solution magique: cela va prendre plus de moyens, notamment financiers. Une hausse des transferts en santé est plus que nécessaire, et ce, d'une façon substantielle, permanente et prévisible, et qui couvre jusqu'à 35 % des coûts des systèmes de santé, ce qui nous permettra de prendre soin de notre monde.
En conclusion, je crois tout comme collègue de Joliette que la lutte contre la criminalité passe d'abord par la lutte contre la pauvreté. Il faut travailler en amont à améliorer la situation et à viser une plus grande égalité des chances. C'est une valeur qui est importante pour nous au Québec. La fin justifie les moyens: si nous évitons que des gens se retrouvent dans un état de vulnérabilité, sans nourriture et dans un logement insalubre et inadéquat, nous contribuons à réduire un terreau fertile à la criminalité. Nous avons donc le devoir d'agir.
View Blaine Calkins Profile
CPC (AB)
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2021-06-04 14:00 [p.7990]
Madam Speaker, I disagree very much with the previous three speakers, so much so that I am not even sure I am going to refer to the notes that I have in front of me, but let me see if I can make some sense out of the nonsense that I have heard and the falseness of the arguments that have been presented about this very important Private Members' Bill.
In recent years, we have seen crime rates rise across Canada and that crime is getting more severe. This is especially true in rural Canada. In 2017, the crime rate was 23% higher than in urban centres. In some parts of the country, particularly in the Prairies, it is staggeringly higher: between 36% and 42% higher. While provincial governments have responded with concrete measures to tackle this serious issue, the Liberal government has not only refused to take any meaningful action, but has actually made the situation worse.
I want to thank my colleague for Prince Albert for introducing this Private Members' Bill, Bill C-234. This bill seeks to create a non-refundable tax credit for home security measures. It is unfortunate that this bill is necessary, but the Liberal government refuses to undertake the necessary reforms to our justice system, something that no one from the Liberal Party, the Bloc or the New Democratic Party wants to talk about. This is necessary to protect rural Canadians. The issue is the justice system.
We need to do what we can to support Canadians in their efforts to acquire and put in place the devices and mechanisms so that they can feel safe, or at least have some semblance of feeling safe, in their homes.
During a recent study, the Standing Committee on the Status of Women heard testimony from two women who had been repeat victims of rural crime. These women spoke about the toll it takes on a person's mental health when they are constantly worried about being victimized over and over again. They spoke about how repeat offenders from outside their communities target them because they know that help from law enforcement is a long way away, and that if the police come to the scene the criminals are already usually long gone.
They told us how the vast majority of people in their communities have been victims of crime, often more than once, and that many people do not even bother reporting crime anymore: They do not see the point because the justice system continues to let them down. They also spoke about how these criminals are more often armed with firearms and are not afraid to use them, yet shamefully the Liberal government is cracking down on farmers and hunters and law-abiding firearms owners while softening punishments for criminals who use their firearms illegally.
The idea that Canadians are giving up on the idea of justice should be of deep concern to all members of Parliament. When people see that the system does not work for them, they lose confidence in it. When that system is the police and the courts, the consequences of inaction are dire. It is already starting to happen: An Angus Reid poll from January 2020 found that confidence in the RCMP, local law enforcement and the criminal courts has been declining steadily since 2016. The same poll noted that in 2020, 48% of Canadians said they noticed an increase in crime, while only 5% of Canadians thought there had been a decrease.
People may be wondering how we got here. I grew up on a farm. When I was a young man, we were not particularly worried about crime at all. We could leave our doors unlocked when we worked in the fields or went into town. We could leave keys in the ignition of our pickup trucks with the windows rolled down when we parked in town to go into a store for a few minutes. We did not wake up at night scared that someone was armed and prowling around our yards looking to help themselves to our property. The only problem we really ever had was that once in a while, somebody would come into the yard, pull up to the gas tank and fill up their car.
However, the world is a different place now. For the past five years or so it has been getting worse. When it comes to rural Canada out west, the Liberal government does not get it or simply does not care, as we have seen from the member for Kingston and the Islands. He never mentioned crime, which is what this bill is all about. He never mentioned the justice system, which is what this bill is all about. He never mentioned that businesses can write off all of the things that this bill proposes to do, but private citizens cannot. He never mentioned those things at all.
Very often it seems that rural Canadians are the last of the Liberals' worries. Policies that are touted as landmark achievements of the government are typically at the expense of rural Canadians: the carbon tax, the tanker ban, the no-more-pipelines bill and the gun grab, just to name a few.
Another extremely damaging policy that has contributed to the increase in rural crime is Bill C-75 from the last Parliament. Bill C-75 took a number of very serious offences and made them hybrid offences so that they could be dealt with through a fine or a minimal amount of jail time. It also made the requirement that bail be given at the earliest opportunity with the least onerous conditions.
My colleague's legislation was brought forward, in part at least, in response to the Jordan decision by the Supreme Court of Canada. This decision clarified that the timeline for a trial to begin is in order for the Crown to uphold the constitutionally protected right to trial in a reasonable amount of time.
One would think that if the justice system was backed up with numerous serious cases, to the point where trials were being thrown out, the logical decision would be to increase the capability and capacity of the justice system to appropriately deal with it.
This would have allowed accused individuals to have their right to a fair trial upheld in a timely fashion and kept public safety and the administration of justice as a key objective for the security of Canadians.
Instead, the Liberals took the path of least resistance and decided to clear up backlogs of serious offences by giving prosecutors the ability to offer light sentences for serious offences. They also ensured that more people got out on bail just for good measure. The Liberal government, through its changes, took the already quickly revolving door of the justice system and made it spin even faster.
For rural communities, this meant that offenders who regularly target residents would be back on the street shortly after being arrested. In rural Canada, where a small RCMP detachment can be responsible for a vast geographic area, the government has created an almost impossible task. Instead of getting tough on crime, which I vividly recall our current Attorney General of Canada referring to as “stupid on crime”, the government decided to put criminals' needs ahead of victims and their families in rural communities.
It is important to note that those tough-on-crime policies that the Minister of Justice smirked at were hugely successful at reducing the crime rate and the crime severity index and in instilling confidence in our justice system. Instead of doubling down on our Conservative formula and putting public safety at the heart of the justice system, the Liberal government has now also introduced Bill C-22. This bill slashes punishments for a number of serious firearms-related offences and ensures that all of the offences that the Liberal government hybridized in Bill C-75 are now eligible for conditional sentencing, which basically means jail time in one's house.
My constituents are absolutely shocked at the Liberal government's decisions to put the wants and desires of criminals above the needs and safety of law-abiding Canadians. Instead of providing them with assurances that the government understands the issue and that they are working to restore confidence in our justice systems, the Liberals have done the complete opposite.
That brings us back to Bill C-234. This bill is starting down the path of trying to correct what the Liberals have broken since forming government in 2015. Since that time, we have seen crime increase in frequency and severity, yet the Liberals have taken no meaningful steps to curtail it, only to exacerbate it. That is why my Conservative colleagues and I have formed a Conservative rural crime caucus to come up with solutions to this epidemic that the Minister of Justice and Attorney General cannot seem to be bothered with.
The legislation that we are discussing today is a great first step in addressing the rural crime epidemic. It will help Canadians get the tools that they need to protect themselves and their homes from criminals by providing a non-refundable tax credit. Tools like security gates and other access control devices to keep the yard safe could help deter criminals by preventing access and making it harder for criminals to target a rural property. Cameras and alarms could help provide valuable information that law enforcement could use to hopefully identify and catch these criminals, even if they are not able to respond while the crime is in progress because they are so far away.
While this bill is an important step, Conservatives understand that it cannot be our only step. Deterring criminals to find a less prepared victim is not a permanent solution. To that end, I was pleased to introduce my private member's bill, Bill C-289, back in April. It seeks to create an aggravating factor for targeting people or property that is experiencing increased vulnerability due to its remoteness from emergency police or medical services.
My bill would also seek to make existing aggravating factors for home invasion more inclusive of rural properties and face the realities of rural crime. Last, Bill C-289 would ensure that a judge would give careful consideration as to why an offender did not get bail when the judge is considering extra credit for time that was served before the trial.
Rural crime is a complex issue. Given the unique challenges posed by geography and more humble resources in many of the communities, it requires a thorough, multi-faceted approach, and the federal government needs to be an engaged partner. In fact, over a year ago, there was agreement for the provincial and federal government to create a pan-Canadian working group on rural crime. We have heard nothing about this since then from the Liberal government. While the governments across the west in the provinces have been quick to back up these words with action, we have seen no movement from the Liberals at all. The provinces have done an admirable job, but we cannot escape the reality that this is an issue that requires federal leadership.
This should not be a difficult decision for the government, so it raises the question of why the government is so opposed to doing the right thing. Is it because the government really has no understanding of the challenges facing rural Canadians? Is it because rural crime is disproportionately an issue based in the west and the electoral math does not portray it as a worthwhile initiative when there are plenty of policies that the government still wants to enact? Is it because the Minister of Justice is so blinded by ideology and so committed to his hug-a-thug plan that he is willing to let rural Canadians bear the cost of his inaction?
Canadians have a right to life, liberty and security of the person. For rural Canadians in many parts of our country, the Liberal government is not creating the conditions for those rights to be realized.
Madame la Présidente, je ne suis pas du tout d'accord avec les trois députés qui sont intervenus avant moi, à tel point que je ne suis même pas sûr que je vais consulter les notes que j'ai devant moi, mais voyons voir si je peux trouver quelque chose à dire aux absurdités que j'ai entendues et aux faux arguments qui ont été présentés au sujet de ce très important projet de loi d'initiative parlementaire.
Ces dernières années, les taux de criminalité ont augmenté dans l'ensemble du Canada et les crimes sont de plus en plus graves. Cela est particulièrement vrai dans les régions rurales du Canada. En 2017, le taux de criminalité était 23 % plus élevé que dans les centres urbains. Dans certaines régions du pays, notamment dans les Prairies, il est stupéfiant: entre 36 et 42 % plus élevé. Alors que les gouvernements provinciaux ont réagi en prenant des mesures concrètes pour contrer ce grave problème, le gouvernement libéral a non seulement refusé de prendre des mesures significatives, mais il a en fait aggravé la situation.
Je tiens à remercier mon collègue le député de Prince Albert d'avoir présenté ce projet de loi d'initiative parlementaire, le projet de loi C-234, qui vise à créer un crédit d'impôt non remboursable pour les mesures de sécurité domiciliaire. Il est malheureux que ce projet de loi soit nécessaire, mais le gouvernement libéral refuse d'apporter les changements nécessaires à notre système de justice, ce dont personne ne veut parler au Parti libéral, au Bloc québécois et au Nouveau Parti démocratique. C'est une mesure nécessaire pour protéger les résidants des collectivités rurales du pays. C'est un problème qui touche le système de justice.
Nous devons faire ce que nous pouvons pour aider les Canadiens qui veulent se procurer et installer des appareils et des mécanismes pour se sentir en sécurité ou avoir à tout le moins l'impression de l'être dans leur propre maison.
Lors d'une étude récente, le Comité permanent de la condition féminine a entendu le témoignage de deux femmes qui ont été victimes d'actes criminels à plusieurs reprises dans leur collectivité rurale. Ces femmes ont expliqué au comité à quel point la santé mentale d'une personne est affectée quand elle craint toujours d'être victime à répétition de ce genre d'actes criminels. Elles disent que des récidivistes provenant de l'extérieur de leur collectivité viennent s'en prendre à elle parce qu'ils savent que les forces de l'ordre auront une longue distance à parcourir pour leur venir en aide et parce que les criminels ont généralement le temps de s'enfuir bien avant l'arrivée des policiers.
Elles nous ont raconté que la majorité des gens de leur collectivité avaient été victimes d'actes criminels, souvent à répétition, et que la population ne prenait plus la peine de rapporter les crimes: les gens ne voient pas l'utilité de le faire, parce que le système de justice les laisse continuellement tomber. Elles ont ajouté que les criminels sont souvent armés et qu'ils n'hésitaient pas à se servir de leurs armes. Pourtant, le gouvernement libéral s'en prend honteusement aux agriculteurs, aux chasseurs et aux propriétaires d'armes à feu respectueux de la loi, alors qu'il adoucit les peines concernant l'utilisation illégale d'armes à feu.
Le fait que des Canadiens ont abandonné l'idée d'obtenir justice devrait choquer tous les députés. Les gens qui voient qu'un système ne les sert plus perdent confiance en ce dernier. Quand il s'agit de la police et des tribunaux, si on ne fait rien, les conséquences sont désastreuses. C'est déjà commencé: un sondage Angus Reid mené en janvier 2020 a révélé que la confiance envers la GRC, les forces de l'ordre locales et les tribunaux pénaux diminue de façon constante depuis 2016. Ce même sondage montre que, en 2020, 48 % des Canadiens affirmaient avoir constaté une augmentation de la criminalité, alors que seulement 5 % croyaient qu'il y avait eu une diminution.
Les gens se demandent peut-être comment on en est arrivé là. J'ai grandi dans une ferme. Quand j'étais jeune, la criminalité n'inquiétait personne. On pouvait laisser les portes ouvertes pendant qu'on travaillait dans les champs ou qu'on allait en ville. On pouvait laisser les clés sur le contact de la camionnette avec les fenêtres baissées lorsqu'on se garait quelques instants pour faire une course. On ne se réveillait pas la nuit par crainte de se faire voler par un rôdeur armé. Le seul problème que l'on pouvait avoir de temps en temps, c'était qu'une personne pouvait venir faire le plein de sa voiture avec le réservoir d'essence qui se trouvait dans notre cour.
Le monde est différent aujourd'hui. Depuis environ cinq ans, la situation ne cesse d'empirer. Comme l'a montré le député de Kingston et les Îles, le gouvernement libéral ne comprend pas les réalités des régions rurales de l'Ouest ou ne s'en soucie tout simplement pas. Il ne mentionne jamais ni la criminalité ni le système judiciaire, sur lesquels porte pourtant ce projet de loi. Il omet de dire que les entreprises, contrairement aux particuliers, peuvent déduire toutes ces dépenses. Tout cela est passé sous silence.
Pour les libéraux, on dirait très souvent que les Canadiens des régions rurales sont le cadet de leurs soucis. Les politiques qui sont présentées comme de grandes réalisations du gouvernement sont habituellement mises en œuvre au détriment des Canadiens des régions rurales: la taxe sur le carbone, l'interdiction des pétroliers, le projet de loi anti-pipelines et la saisie d'armes à feu, pour ne nommer que celles-là.
Une autre politique extrêmement nuisible qui a contribué à l'augmentation de la criminalité en milieu rural est le projet de loi C-75 de la législature précédente. Le projet de loi C-75 a transformé un certain nombre d'infractions très graves en infractions mixtes afin qu'elles puissent être punies d'une amende ou d'une peine minimale de prison. Il a aussi rendu obligatoire la possibilité d'être libéré sous caution à la première occasion aux conditions les moins sévères possible.
Mon collègue a présenté cette mesure législative en partie en réponse à l'arrêt Jordan rendu par la Cour suprême du Canada. L'arrêt précise que l'échéance à respecter pour la tenue d'un procès vise à permettre à la Couronne de respecter le droit protégé par la Constitution de subir un procès dans un délai raisonnable.
On pourrait penser que, si le système de justice était surchargé de cas graves au point où des procès étaient abandonnés, la décision logique serait d'en renforcer la capacité pour qu'il soit en mesure de traiter les cas adéquatement.
Cela aurait permis de respecter le droit à un procès équitable en temps opportun pour des accusés, et de respecter les objectifs clés que sont la sécurité publique et l'administration de la justice pour les Canadiens.
Au lieu de cela, les libéraux ont choisi la voie de la moindre résistance. Ils ont décidé de réduire les arriérés d'infractions graves en donnant la possibilité aux procureurs de proposer des peines légères pour des infractions graves. Ils ont aussi fait en sorte que davantage de personnes soient libérées sous caution pour faire bonne mesure. Avec les changements qu'il a apportés, le gouvernement libéral n'a fait qu'accélérer le rythme de la porte tournante du système judiciaire.
Dans les régions rurales, cela signifie que les délinquants qui ciblent régulièrement certains résidants reviennent dans la communauté peu de temps après leur arrestation. Au Canada rural, où un petit détachement de la GRC peut avoir la responsabilité de grandes étendues, le gouvernement a créé une tâche pratiquement impossible à accomplir. Au lieu de se montrer sévère à l'endroit des criminels, ce que le procureur général du Canada actuel a déjà qualifié de « stupidité », et je m'en souviens très bien, le gouvernement a décidé de faire passer les besoins des criminels avant ceux des victimes des collectivités rurales et de leur famille.
Il importe de noter que ces politiques de répression de la criminalité, qui faisaient sourire d'un air suffisant le ministre de la Justice, ont été extrêmement efficaces, que ce soit pour réduire le taux de criminalité et l'indice de gravité de la criminalité ou pour accroître la confiance dans notre système de justice. Au lieu de reproduire la formule des conservateurs et de placer la sécurité publique au cœur du système de justice, le gouvernement libéral a maintenant présenté le projet de loi C-22. Cette mesure législative réduit les peines d'un certain nombre d'infractions graves liées aux armes à feu, en plus de prévoir que toutes les infractions que le gouvernement libéral a transformées en infractions mixtes au moyen du projet de loi C-75 sont admissibles à l'emprisonnement avec sursis, ce qui revient essentiellement à purger une peine à domicile.
Les gens de ma circonscription sont absolument choqués par les décisions du gouvernement libéral, qui font passer les désirs des criminels avant les besoins et la sécurité des Canadiens respectueux des lois. Au lieu d'assurer à la population qu'ils comprennent le problème et qu'ils travaillent à restaurer la confiance dans notre système de justice, les libéraux font exactement le contraire.
Cela nous ramène au projet de loi C-234, qui vise à commencer à réparer ce que les libéraux ont brisé depuis qu'ils forment le gouvernement, soit depuis 2015. Depuis, les crimes sont de plus en plus graves et fréquents, et les libéraux ne prennent aucune mesure d'importance pour les réduire; au contraire, ils ne font qu'exacerber le problème. C'est pourquoi mes collègues et moi-même avons formé le caucus conservateur sur la criminalité en milieu rural, qui a pour but de trouver des solutions à cette épidémie dont le ministre de la Justice et procureur général ne semble pas vouloir se soucier.
Le projet de loi dont nous discutons aujourd'hui est une première étape majeure dans la lutte contre l'épidémie de criminalité rurale. Il aidera les Canadiens à se procurer les outils nécessaires pour se protéger et protéger leur domicile des criminels en leur offrant un crédit d'impôt non remboursable. Des outils tels que des barrières de sécurité et d'autres dispositifs de contrôle d'accès pour sécuriser la cour pourraient contribuer à dissuader les criminels, en rendant plus difficiles les introductions par effraction. Les caméras et les alarmes pourraient fournir aux forces de l'ordre des informations précieuses pour identifier et attraper les criminels, même si la police n'a pas le temps d'arriver sur les lieux pendant que le crime se déroule, à cause de la trop grande distance à parcourir.
Bien que ce projet de loi soit une étape importante, les conservateurs comprennent que ce n'est pas la seule. Dissuader les criminels de s'en prendre à des victimes moins bien préparées n'est pas une solution permanente. C'est pourquoi j'ai eu le plaisir de présenter en avril dernier mon projet de loi d'initiative parlementaire C-289, qui vise à considérer comme une circonstance aggravante le fait de s'en prendre à des personnes ou à des biens plus vulnérables du fait de leur éloignement des services policiers ou médicaux d'urgence.
Mon projet de loi faciliterait l'application des facteurs aggravants au cambriolage de propriétés rurales, en tenant compte des réalités de la criminalité rurale. Enfin, le projet de loi C-289 ferait en sorte que, lorsqu'au moment de fixer la peine, le juge envisage de prendre en compte la période passée sous garde avant le procès, il examine attentivement les raisons pour lesquelles le délinquant n'a pas été libéré sous caution.
La criminalité dans les régions rurales est un problème complexe. Étant donné les difficultés uniques que posent la géographie et la modestie des ressources dans de nombreuses collectivités, il faut, pour y répondre, une approche minutieuse et à multiples facettes, et le gouvernement fédéral doit être un partenaire engagé. En fait, il y a plus d'un an, les gouvernements provinciaux et fédéral se sont entendus pour créer un groupe de travail pancanadien sur la criminalité dans les zones rurales. Depuis lors, c'est silence radio du côté du gouvernement libéral. Alors que les gouvernements provinciaux dans l'Ouest se sont empressés de joindre le geste à la parole, c'est l'inertie totale du côté des libéraux. Les provinces ont fait un travail admirable, mais on ne peut pas faire abstraction de la réalité: il faut un leadership fédéral dans ce dossier.
La décision ne devrait pas être difficile à prendre pour le gouvernement, ce qui soulève la question de savoir pourquoi il rechigne tant à faire ce qu'il faut. Est-ce parce qu'il ne comprend vraiment pas les difficultés auxquelles sont confrontés les Canadiens des régions rurales? Est-ce parce que la criminalité rurale est essentiellement un problème dans l'Ouest et qu'électoralement parlant, ce n'est pas un enjeu très intéressant alors que le gouvernement a encore beaucoup de politiques à mettre en œuvre? Est-ce parce que le ministre de la Justice est tellement aveuglé par l'idéologie et tellement déterminé à dorloter les voyous qu'il est prêt à laisser les Canadiens ruraux faire les frais de son inaction?
Les Canadiens ont le droit de vivre libres et en sécurité. Le gouvernement libéral ne crée pas les conditions nécessaires à la concrétisation de ces droits dans de nombreuses zones rurales de notre pays.
View Taylor Bachrach Profile
NDP (BC)
Madam Speaker, I am joining the debate today from the unceded lands of the Wet’suwet’en people. It is an honour to be sharing my time with the member for Winnipeg Centre.
Canadians have been shocked to learn the truth that indigenous people have been telling us for a long time. The validation of 215 unmarked burial sites near Kamloops has brought intense grief, despair and pain to indigenous people right across the country. My heart is with them today, especially the survivors of the residential schools that once stood in northwest B.C. at Lejac, Kitimat, Port Simpson and Lower Post. My heart is with them and their families.
I say “once stood”, but in Lower Post, a small village of the Daylu Dena just south of the B.C.-Yukon border, the residential school still stands. In fact, since the 1970s, this community has been forced to use the former residential school as its band office. I went there two winters ago and heard stories of how elders who suffered abuse in that building were forced to walk through its doors again and again to access basic services. Survivor Fred Lutz, who was the deputy chief at the time, took me to the basement and showed me the dark place behind the stairs. It is an image that will stay with me forever.
The Daylu Dena have been calling for the demolition and replacement of that building for years. It was good to hear just recently that in a few short weeks, it will finally be demolished. That is thanks to the leadership of people like Deputy Chief Harlan Schilling, former deputy chief Fred Lutz, their councils and others in their community. A new building will finally be built for the Daylu Dena. It is a long overdue step in the healing process and we have to ask ourselves why it took us so long.
I know a lot of non-indigenous people are feeling sad about the tragic discovery near Kamloops, but what I hear from indigenous people is that having us indulge in our sadness does not make the situation they face any better. What they want us to do, especially those of us in positions of power and influence, is to fight like hell for real action in this moment when people care about something they should have cared about a long time ago. That is where this motion comes from. We must act now.
How is it that six years later, so little progress has been made on the Truth and Reconciliation Commission's 94 calls to action? I remember when they came out in 2015: It was the year the Liberal government took power with a majority. How is it that by last year, 2020, there had only been significant progress on a quarter of the calls to action? How is it that so few of those calls have actually been completed?
A portion of this motion would require the government to accelerate implementation of the TRC calls to action related to investigating the deaths and disappearances of children at residential schools. We have heard much about that in this debate. The indigenous people I have spoken with over the past week overwhelmingly want the truth. They want to know where the other burial sites are and how many children are there. They want to know where their loved ones are. I was infuriated to learn that in 2009, the Truth and Reconciliation Commission asked the Harper government for $1.5 million to search residential school properties. Shamefully, those funds were denied. What would indigenous communities know today if that money had been granted 12 years ago?
The call to find all the lost children echoes what I have heard from the families of women and girls who have gone missing and have been murdered along the Highway of Tears in northwest B.C. where I live. I have been honoured to work alongside Brenda and Matilda Wilson, whose beloved Ramona was found murdered along Highway 16 near Smithers in 1996. We worked together to get better public transit along that highway, but what they want more than anything is to know the truth about what happened to Ramona. Twenty-five years later, they keep encouraging the RCMP's E-PANA division to continue its investigation and not stop until they finally know what happened. The families whose children were taken from them and never came home want and deserve the truth too, which is why investing resources and expertise in the residential school investigations is vital. “Truth” comes before “reconciliation” for a reason.
The other parts of this motion are important and deserve mention too. St. Anne's Indian Residential School is a long way from where I live in northwest B.C., but its story illustrates clearly the contrast between the government's carefully scripted performative gestures and its relentless denial of basic justice. I will not pretend to know the details of the St. Anne's issue as well as the member for Timmins—James Bay does, but reading about the government's fight against survivors is nothing short of enraging.
How can the federal government explain its department withholding key person-of-interest documents that would have helped justly resolve survivors' claims? How is it that the government continues to spend millions of dollars in its effort to minimize its responsibilities as a result of the Human Rights Tribunal ruling on indigenous kids in care?
In its 2016 ruling, the tribunal was crystal clear that services for indigenous children were being underfunded, and that as a result more kids were being taken away from their families. The government is fighting that ruling in court. It is arguing that because the discrimination was systemic, individuals harmed should not be entitled to compensation. The system that facilitated this harm was designed by people, and those people worked for our government. It is both astounding and infuriating. If this motion passes, I hope the government will obey the will of Parliament and call off its lawyers. The people affected by this discrimination deserve no less.
What both the St. Anne's case and the case involving indigenous child welfare show is that Canada's shameful treatment of indigenous people continues today. As one person said, it is not a chapter in our history: it is the entire plot of the book. The people in this place have the power to change it if we have the courage.
Last weekend, my friend Dolores told me that people were gathering at Lejac. It is located west of Prince George near Fraser Lake, about two hours from where I live, so I hopped in my vehicle and I drove out. Lejac is the site of the former Lejac Residential School, to which so many indigenous kids were taken from communities stretching from Prince George to Hazelton. The former school site is situated on a hill overlooking Fraser Lake. It is part of the territory of the Nadleh people.
On New Year's Day in 1937, four Nadleh boys between eight and nine years old escaped from the Lejac school. Allen Willie, Andrew Paul, Maurice Justin, and Johnny Michael set out to walk seven miles to their Nadleh home. They were found frozen to death on the ice of the lake just a mile short of their destination. It is just one of the hundreds of stories of heartbreaking loss stemming from that place.
As I drove up to the site of the former school last weekend, I was struck by how many people had travelled on short notice to be there together that day to share their collective grief, to drum and dance, to honour the survivors still among them, and to stand in solidarity with the families of the children whose remains were found only a few days earlier. I was struck by their resilience and their strength.
Most of all, I will remember Lheidli T’enneh singer Kym Gouchie calling all the children present into the centre of the circle. She taught them the actions for a kids' song that she wrote. As she sang, they followed along, touching their toes and reaching for the sky and singing out the words, and the instructions got faster and faster and the children's laughter rose. Dozens of indigenous kids laughing and dancing on the exact same ground where that horrible school once stood was an expression of joy in a week with so much pain. I will remember that hopeful sight for a long time and it makes me more determined than ever to fight for the justice that the motion before us represents.
I urge every member in this place to vote for this. After the flags go back up and the news media moves on, let us show indigenous people that we still hear them and are willing to act.
Madame la Présidente, je participe au débat d'aujourd'hui depuis les terres non cédées des Wet'suwet'en. C’est un honneur de partager mon temps de parole avec la députée de Winnipeg-Centre.
Les Canadiens sont choqués de découvrir une vérité dont les peuples autochtones parlent depuis longtemps. La découverte de 215 sépultures anonymes près de Kamloops suscite un chagrin, un désespoir et une douleur immenses chez les Autochtones de tout le pays. Je suis de tout cœur avec eux aujourd’hui, surtout avec les survivants des pensionnats qui se trouvaient dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique, à Lejac, à Kitimat, à Port Simpson et à Lower Post. Je suis de tout cœur avec eux et avec leur famille.
Je dis « qui se trouvaient », mais à Lower Post, petit village des Daylu Dena situé juste au sud de la frontière entre la Colombie-Britannique et le Yukon, le bâtiment du pensionnat existe toujours. En fait, depuis les années 1970, le conseil de bande de la collectivité est obligé de l’utiliser comme bureau. Je m’y suis rendu il y a deux ans, en hiver, et on m'a dit que des aînés qui y avaient subi des violences devaient en franchir les portes chaque fois qu’ils voulaient obtenir des services de base. Le survivant Fred Lutz, qui était alors chef adjoint, m’a emmené au sous-sol pour me montrer l’endroit plongé dans l’obscurité derrière les escaliers. C’est une image que je n’oublierai jamais.
Les Daylu Dena réclament la démolition et le remplacement de ce bâtiment depuis des années. J’ai été heureux d’apprendre, récemment, que dans quelques semaines, il sera enfin démoli. C’est grâce au leadership de personnes comme le chef adjoint Harlan Schilling, l’ancien chef adjoint Fred Lutz, le conseil de bande et d’autres membres de la collectivité. Un nouveau bâtiment sera enfin construit pour les Daylu Dena. Cette mesure n’a que trop tardé dans le processus de guérison et il faut se demander pourquoi il a fallu tout ce temps.
Je sais que beaucoup de non-Autochtones sont attristés par la découverte tragique faite près de Kamloops, mais ce que me disent les Autochtones, c’est que nous complaire dans notre tristesse n’arrange en rien leur situation. Ce qu’ils attendent de nous, notamment de ceux d’entre nous qui occupent des postes de pouvoir et d’influence, c’est que nous nous battions bec et ongle pour que de vraies mesures soient prises maintenant que les gens se préoccupent d'un dossier dont ils auraient dû se soucier depuis longtemps. Voilà la raison d'être de la présente motion. Nous devons agir maintenant.
Comment se fait-il que, six ans plus tard, si peu de progrès ont été réalisés par rapport aux 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation? Je me souviens de leur publication en 2015: c’était l’année où le gouvernement libéral a accédé au pouvoir avec une majorité. Comment se fait-il que l’année dernière, en 2020, il n’y ait eu des progrès concrets que pour le quart des appels à l’action? Comment se fait-il que si peu de ces appels ont été mis en œuvre?
Une partie de cette motion exigerait du gouvernement qu’il accélère la mise en œuvre des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation concernant l’enquête sur les décès et les disparitions d’enfants dans les pensionnats. Nous en avons beaucoup entendu parler dans ce débat. Les Autochtones à qui j’ai parlé la semaine dernière veulent, très majoritairement, connaître la vérité. Ils veulent savoir où se trouvent les autres lieux de sépulture et combien d’enfants s’y trouvent. Ils veulent savoir où se trouvent leurs proches. J’ai été furieux d’apprendre qu’en 2009, la Commission de vérité et réconciliation a demandé au gouvernement Harper 1,5 million de dollars pour fouiller les terrains des pensionnats. Ces fonds ont été refusés, et c'est une véritable honte. Que sauraient les collectivités aujourd’hui si cet argent avait été accordé il y a 12 ans?
L’appel à retrouver tous les enfants perdus fait écho à ce que j’ai entendu de la part des familles de femmes et de filles disparues ou assassinées le long de la route des larmes dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique, la région où j'habite. J’ai eu l’honneur de travailler aux côtés de Brenda et Matilda Wilson, dont la bien-aimée Ramona a été retrouvée assassinée en 1996 le long de la route 16, près de Smithers. Nous avons travaillé ensemble pour améliorer le transport en commun le long de cette route, mais ce qu’elles veulent plus que tout, c’est connaître la vérité sur ce qui est arrivé à Ramona. Vingt-cinq ans plus tard, elles continuent d’encourager la division E-PANA de la GRC à poursuivre son enquête et à ne pas s’arrêter avant de savoir enfin ce qui s’est passé. Les familles dont les enfants ont été enlevés et ne sont jamais revenus à la maison veulent et méritent aussi la vérité, et c’est pourquoi il est essentiel d’investir des ressources et des compétences dans les enquêtes sur les pensionnats. Ce n’est pas pour rien que la « vérité » vient avant la « réconciliation ».
Les autres parties de cette motion sont importantes et méritent d’être mentionnées. Le pensionnat autochtone de St. Anne est très loin de l’endroit où je vis, dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique, mais son histoire illustre clairement le contraste entre les gestes symboliques soigneusement scénarisés du gouvernement et son implacable refus que justice soit faite au niveau le plus élémentaire. Je ne prétendrai pas connaître les détails du dossier de St. Anne aussi bien que le député de Timmins-Baie James, mais il est tout simplement enrageant de lire à propos du combat que le gouvernement livre aux survivants.
Comment le gouvernement fédéral peut-il expliquer que son ministère ait retenu des documents clés sur les personnes d’intérêt qui auraient permis de régler équitablement les revendications des survivants? Comment se fait-il que le gouvernement continue de dépenser des millions de dollars pour tenter de minimiser ses responsabilités découlant de la décision du Tribunal des droits de la personne à propos des enfants autochtones pris en charge?
Dans sa décision de 2016, le Tribunal a affirmé sans équivoque que les services destinés aux enfants autochtones étaient sous-financés et que, par conséquent, davantage d’enfants étaient retirés de leur famille. Le gouvernement conteste cette décision devant les tribunaux. Il soutient que comme la discrimination est systémique, les personnes lésées ne devraient pas avoir droit à une compensation. Le système qui a facilité ce préjudice a été conçu par des gens, des gens qui travaillaient pour le gouvernement. C’est à la fois stupéfiant et exaspérant. Si cette motion est adoptée, j’espère que le gouvernement se pliera à la volonté du Parlement et rappellera ses avocats. Les personnes victimes de cette discrimination ne méritent pas moins.
Ce que l’affaire du pensionnat St. Anne et l’affaire concernant la protection des enfants autochtones révèlent, c’est que le traitement honteux des Autochtones par le Canada se poursuit. Comme quelqu’un l’a dit, ce n’est pas un chapitre de notre histoire, c’est toute l’intrigue du livre. Les membres de cette assemblée ont le pouvoir de changer les choses s'ils en ont le courage.
Le week-end dernier, mon amie Dolores m’a dit que des gens se rassemblaient à Lejac. C’est à l’ouest de Prince George, près du lac Fraser, à environ deux heures de chez moi. J’ai donc sauté dans ma voiture et j’y suis allé. Lejac est le site d’un ancien pensionnat où tant d’enfants autochtones ont été amenés depuis des collectivités s’étendant de Prince George à Hazelton. L’ancien pensionnat est situé sur une colline qui surplombe le lac Fraser, un site qui fait partie du territoire du peuple Nadleh.
Le jour de l’An 1937, quatre garçons Nadleh âgés de huit et neuf ans se sont enfuis de l’école de Lejac. Allen Willie, Andrew Paul, Maurice Justin et Johnny Michael ont entrepris de marcher sept milles pour rejoindre leur maison Nadleh. Ils ont été retrouvés morts de froid sur la glace du lac, à peine à un kilomètre et demi de leur destination. Ce n’est qu’une des centaines d’histoires de pertes déchirantes qui découlent de cet endroit.
En me rendant en voiture sur le site de l’ancien pensionnat le week-end dernier, j’ai été frappé par le nombre de personnes qui s’étaient déplacées à la dernière minute pour être présentes ce jour-là afin de partager leur chagrin collectif, jouer du tambour et danser, honorer les survivants encore parmi eux et être solidaires des familles des enfants dont les restes avaient été retrouvés quelques jours plus tôt. J’ai été frappé par leur résilience et leur force.
Je me souviendrai surtout de la chanteuse Kym Gouchie, d’origine Lheidli T’enneh, qui a fait venir tous les enfants au centre du cercle. Elle leur a appris les gestes d’une chanson pour enfants qu’elle avait écrite. Au fur et à mesure qu’elle chantait, ils suivaient les instructions, se touchaient les orteils, tendaient les bras vers le ciel et chantaient les paroles, et les instructions venaient de plus en plus rapidement et les rires des enfants fusaient. La présence de dizaines d’enfants autochtones riant et dansant sur le sol même où se trouvait cet horrible pensionnat était une expression de joie dans une semaine tellement remplie de douleur. Je me souviendrai longtemps de ce spectacle plein d’espoir et il me rend plus déterminé que jamais à lutter pour la justice que représente la motion dont nous sommes saisis.
J’exhorte tous les membres de cette assemblée à voter pour cette motion. Lorsque les drapeaux seront relevés et que les médias passeront à autre chose, montrons aux Autochtones que nous les entendons encore et que nous sommes prêts à agir.
View Jamie Schmale Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, in six years, only 12 of the 94 calls to action in the Truth and Reconciliation report have been completed. At that rate, it will be 2057 before we address them all.
There are 231 calls for justice in the murdered and missing indigenous women and girls report. With the government's track record, we are looking at 115 years to respond to these recommendations.
The Prime Minister promised action. Therefore, when will the government provide action, attention, urgency and resources to these important recommendations and reports?
Monsieur le Président, en six ans, seulement 12 des 94 appels à l'action énoncés dans le rapport de la Commission de vérité et réconciliation ont été mis en œuvre. À ce rythme, ils ne seront pas tous mis en œuvre avant 2057.
Le rapport sur les femmes et les filles autochtones assassinées et disparues contient 231 appels à la justice. Compte tenu du bilan du gouvernement, il faudra 115 ans pour mettre en œuvre ces recommandations.
Le premier ministre a promis d'agir. Par conséquent, quand le gouvernement va-t-il agir et accorder de toute urgence les ressources nécessaires à la mise en oeuvre de ces recommandations et rapports importants?
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would remind the member that these calls are for all of Canada and particularly non-indigenous Canadians. The federal government has a very large role to play in this and there are a number of calls to action that we have moved on quite quickly.
I would note the implementation and passage and royal assent of Bill C-91 on indigenous languages, and Bill C-92 on child and family services. These are all transformative documents to fill the inequities that have characterized our relationship as a country.
We will continue to move on today's pathway announced by the Minister of Crown-Indigenous Relations. It is one that is equally transformable with respect to missing and murdered indigenous women. I would point to the over $2 billion in the budget dedicated to implementing that.
Monsieur le Président, je rappelle au député que ces appels s'adressent à l'ensemble des Canadiens, surtout les non-Autochtones. Le gouvernement fédéral a un très grand rôle à jouer dans ce domaine et il a assez rapidement donné suite à un certain nombre d'appels à l'action.
Je tiens à souligner que le projet de loi C-91 sur les langues autochtones et le projet de loi C-92 sur les services à l'enfance et à la famille ont été mis en œuvre et adoptés et qu'ils ont reçu la sanction royale. Ces mesures législatives ont changé la donne en comblant les inégalités qui ont caractérisé notre relation.
Nous continuerons à suivre la voie qui a été annoncée aujourd'hui par la ministre des Relations Couronne-Autochtones. Cette voie est tout aussi prometteuse en ce qui concerne les femmes autochtones disparues et assassinées. J'aimerais d'ailleurs souligner que, dans le budget, le gouvernement a affecté plus de 2 milliards de dollars pour donner suite aux appels à l'action.
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CPC (ON)
Mr. Speaker, let me quote the Native Women's Association of Canada, which could no longer partner to the toxic, dysfunctional MMIWG action plan process. It said that it experienced “lateral violence” and :more “red tape”, that the government did not “seem to have a plan that was concrete initiatives that were measurable and costed out” and that the process was “purely bureaucratic approach to this issue of missing and murdered women.”
When will the minister take seriously the criticism being directed at the government and act rather than releasing another plan for another plan?
Monsieur le Président, j'aimerais citer l'Association des femmes autochtones du Canada, qui ne pouvait plus s'associer au processus toxique et dysfonctionnel mis en place dans le cadre de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Elle dit qu'elle a été victime de « violence latérale » et de « paperasserie » tatillonne, que le gouvernement ne semblait avoir « aucun plan prévoyant des initiatives concrètes, mesurables et chiffrées », et que le processus ne constituait qu'une « approche purement bureaucratique à la question des femmes disparues et assassinées ».
Quand le ministre prendra-t-il au sérieux les critiques adressées au gouvernement et se décidera-t-il à agir au lieu de publier un autre plan pour l'élaboration d'un plan?
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, earlier today, contributing partners from across Canada came together to release a national action plan and the federal pathway to finally end this ongoing tragedy. The federal pathway is a key contribution in the national action plan that will leave real lasting and widespread changes. We provided funding to indigenous women's organizations, including NWAC, to engage with its membership on the priorities included in the national action plan.
We are greatly appreciative of NWAC's work from past engagement efforts. We value its input to date, respect its position and will continue to work with it through the Canada-NWAC accord.
Monsieur le Président, des partenaires de partout au pays se sont rassemblés aujourd'hui pour annoncer un plan d'action national et la Voie fédérale, qui visent à mettre fin à cette tragédie qui n'a que trop duré. Aspect essentiel du plan d'action national, la Voie fédérale sera source de vastes changements, réels et durables. Nous avons fourni du financement aux organisations vouées aux femmes autochtones, dont l'Association des femmes autochtones du Canada, pour qu'elles se penchent avec leurs membres sur les priorités du plan d'action national.
Nous sommes très reconnaissants à l'Association des femmes autochtones du Canada pour le travail qu'elle a accompli. Nous apprécions les commentaires qu'elle a faits jusqu'ici, nous respectons sa position et nous continuerons de travailler avec elle dans le cadre de l'Accord Canada-Association des femmes autochtones du Canada.
View Lenore Zann Profile
Lib. (NS)
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2021-06-03 14:46 [p.7906]
Mr. Speaker, two years ago today, the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls released 231 calls for justice and called for the federal, provincial, territorial and indigenous governments to work together to build a national action plan to end the ongoing national tragedy and shame of missing and murdered indigenous women, girls and two-spirit LGBTQQIA+ people. They all have the right to live and be respected and valued in their communities.
Can the Minister of Indigenous Services please update the House on our government’s progress on co-developing this—
Monsieur le Président, il y a deux ans aujourd'hui, l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées présentait 231 appels à la justice et demandait que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux travaillent ensemble à l'élaboration d'un plan d'action national pour mettre fin à la tragédie et à la honte nationales des femmes, des filles et des personnes bispirituelles et LGBTQQIA+ autochtones disparues ou assassinées. Elles ont toutes le droit de vivre et d'être respectées au sein de leurs collectivités.
Le ministre des Services aux Autochtones peut-il informer la Chambre des progrès réalisés par le gouvernement dans l'élaboration...
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank the member opposite for her advocacy and deep personal commitment to these matters.
Earlier today, contributing partners from across Canada came together to release the national action plan and the federal pathway to addressing the ongoing tragedy. The federal pathway is a key contribution to the national action plan that will lead to real, lasting and widespread change. By working with over 100 indigenous women and 2SLGBTQIA+ people including indigenous, provincial and territorial partners, we now have a comprehensive plan to put in place concrete measures and the accountability framework that will truly keep indigenous women, girls and 2SLGBTQIA+ people safe.
Monsieur le Président, je remercie la députée d'en face de ses efforts et de son profond engagement dans ce dossier.
Des partenaires de l'ensemble du Canada qui contribuent financièrement au projet se sont réunis aujourd'hui pour dévoiler le Plan d'action national et la Voie fédérale pour lutter contre cette tragédie nationale qui fait toujours rage. Aspect essentiel du plan d'action national, la Voie fédérale sera source de vastes changements, réels et durables. En travaillant avec plus de 100 femmes autochtones et personnes LGBTQQIA+, notamment des partenaires autochtones, provinciaux et territoriaux, le gouvernement a désormais un plan global prévoyant des mesures concrètes et un cadre de reddition de comptes qui permettront véritablement de protéger les femmes, les filles et les personnes LGBTQQIA+ autochtones.
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Lib. (MB)
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2021-06-03 15:51 [p.7915]
Mr. Speaker, before I get to the matter at hand, I want to add a few thoughts regarding this special day for you as a Speaker. I have always addressed you as Speaker and it is the way I see you. The NDP House leader referred to you as “unflappable”, and that is what I was thinking. I thought it encapsulated your basic understanding of doing what is right in the chamber. No matter what the temperament of members might have been in the chamber, you always seemed to have things under control.
Mr. Speaker, as someone who has been in the House for the last 10 years, I have always, without exception, respected your wise words, even when they went against me at times, and appreciated your many contributions to the House of Commons. I hope there will come a day in your retirement when we will have a chance to talk. I know you are a passionate parliamentarian and have a lot of good ideas to talk about, maybe rule changes or how the House of Commons could be more modernized. I want to thank you for everything you have done in representing your constituents and for being such an outstanding parliamentarian. I have a great deal of respect for everything you have done.
Having said that, I would like to add my thoughts on this very important issue. Members may not be aware of this, but the demographics of my riding of Winnipeg North are the answer to why I feel very passionate about what has been taking place over the last couple of weeks and far beyond that. It goes back to the days when I was in opposition many years ago and wanting to see inquiries on this very important issue. For me, reconciliation is not an option. Reconciliation is something we all need to work on, not only the national government, but all levels of government. It supersedes governments and should also be applicable to the private sector, non-profit groups, people as a whole. We should be looking at our educational systems, for example school boards. Reconciliation is absolutely essential. It is not just for those who were directly impacted, but all of society. If we are to hit our potential, we need to resolve and work toward it.
A number of parliamentarians talked about taking partisan politics out of this. No party in the chamber can escape the damage that has been caused. Different levels of government and political parties have to take some sense of ownership. I like the idea of exploring where we go from here, as opposed to passing blame.
Every week I go over the Salter Bridge and see red ribbons. On Dufferin Avenue, there is a red dress in the window of a home. Earlier today, I saw hearts with the number 215 on them. The discovery in Kamloops is absolutely horrific, and for the very first time, for a vast majority of Canadians, it sunk in that this actually took place.
Many in our society were aware of it or had heard about it. A number of MPs spoke about that. We cannot just let this go by. We need to ensure that we continue to move forward.
The one question I was afforded to ask, was for me personally to reflect and renew my commitment to do whatever I can to push for reconciliation.
A picture is worth a thousand words. I know I am not allowed to display things, but I have a very good friend who often provides me with advice on indigenous matters. She sent me three pictures with news stories. We have all heard the phrase “a picture is worth a thousand words”. The first picture she sent me was of an Indian burial ground.
The news article is entitled, “City of Brandon should buy back land where residential school children are buried, family member says”. We talked about Brandon, and Brandon is not alone. We found out about Kamloops and saw the public's reaction. It was immediate. Most Canadians were shocked. Kamloops is not the only community or the only residential school, so there is a need that is real and tangible. When we see the plaque embedded and read this, it reinforces that. We need to look at this collectively and provide whatever support we can.
This article claims the city should buy back the grounds. That is why I say it is not just one government but all governments, stakeholders and even members of the public.
Another story that I was provided is entitled, “Indigenous Manitobans call for empathy about residential schools after remains of 215 children found in B.C.” The picture shows the footwear of children. I thought of candles and those lives that were never fully lived. It is hard to imagine how one could be taken away from their home or family environment as a child. These are the types of imagery portrayed there.
The third article that was sent to me is from Smithsonian Magazine. I want to ensure members know what I am referring to, so I will quote from it. Imagine a picture with red dresses hanging outside.
It states:
On a steel-gray winter day, the red dresses each hung, flapping in the wind along the plaza surrounding the Smithsonian’s National Museum of the American Indian—35 of them—in different shapes, sizes and shades. They serve as stand-ins for the potentially thousands of native women who go missing or are murdered each year.
That is the imagery portrayed there.
I see my time has expired. I will continue on in my first question.
Monsieur le Président, avant de parler de la question à l’étude, je veux ajouter quelques réflexions sur cette journée bien spéciale pour vous en qualité de Président. Je me suis toujours adressé à vous en utilisant ce terme, et c’est de cette façon que je vous perçois. Le leader du NPD à la Chambre a dit de vous que vous êtes « imperturbable », et c’est ce que je pense moi aussi. Le mot résume bien la compréhension que vous avez de ce qui est juste en ces lieux. Quelle que soit l’attitude des députés, vous avez toujours semblé garder le contrôle de la situation.
Monsieur le Président, je siège à la Chambre depuis 10 ans et j’ai toujours, absolument toujours, respecté vos paroles très sages, même lorsqu’il vous est arrivé de vous opposer à ce que je disais. J’ai toujours eu conscience de la contribution précieuse que vous apportiez à la Chambre des communes. J’espère que, après votre départ, nous aurons un jour l’occasion de parler ensemble. Vous êtes un parlementaire passionné et vous avez beaucoup de bonnes idées à communiquer; vous pouvez peut-être proposer des changements aux règles et des façons de moderniser la Chambre des communes. Je veux vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour représenter les gens de votre circonscription et pour avoir été un parlementaire extraordinaire. J’ai un immense respect pour tout ce que vous avez accompli.
Cela étant dit, je voudrais maintenant parler de cette question très importante. Les députés ne le savent peut-être pas, la raison pour laquelle je me préoccupe autant de ce qui nous occupe depuis deux ou trois semaines et bien avant cela tient à la démographie de ma circonscription, Winnipeg-Nord. L’intérêt que je porte à cette question remonte aux jours où j’étais dans l’opposition, il y a quelques années, lorsque je voulais que des enquêtes soient effectuées à ce sujet. Pour moi, la réconciliation n’est pas une option. C’est quelque chose auquel nous devons tous travailler, pas seulement le gouvernement national, mais tous les ordres de gouvernement. La question ne se limite pas aux gouvernements; elle devrait s’appliquer au secteur privé, aux organismes à but non lucratif, à la population en général. Nous devrions examiner nos systèmes d’éducation, par exemple les conseils scolaires. La réconciliation est une nécessité absolue. Elle ne concerne pas seulement ceux qui ont été directement touchés, mais toute la société. Si nous voulons atteindre notre plein potentiel, nous devons nous attacher à mener la réconciliation à bien.
Un certain nombre de députés ont dit qu’il faut tenir la partisanerie politique en dehors de ce débat. Aucun parti ne peut se soustraire aux dégâts qui ont été causés. Les divers ordres de gouvernement et les partis politiques doivent donc assumer une certaine part de responsabilité. À mon sens, il vaut mieux explorer les mesures à prendre maintenant pour corriger la situation que chercher des coupables.
Chaque semaine, je traverse le pont Salter et je vois des rubans rouges. Sur l’avenue Dufferin, il y a une robe rouge dans la fenêtre d’une maison. Plus tôt aujourd’hui, j’ai vu des cœurs avec le chiffre 215 inscrit dessus. La découverte à Kamloops est absolument horrifiante et, pour la toute première fois, la grande majorité des Canadiens ont réellement compris qu’une telle chose est vraiment arrivée.
Beaucoup dans la société savaient ou avaient entendu dire que de telles choses s’étaient produites. Un certain nombre de députés en ont parlé. Nous ne pouvons tout simplement pas nous croiser les bras. Nous devons continuer à avancer.
La seule chose que je puisse faire est de réfléchir en mon for intérieur et de réitérer ma détermination à faire tout ce que je peux pour favoriser la réconciliation.
Une image vaut 1 000 mots. Je sais qu'il est interdit d'utiliser des accessoires, mais j’ai une très bonne amie qui me conseille souvent sur les questions autochtones. Elle m’a envoyé trois photos avec trois articles. Une image vaut 1 000 mots; nous connaissons tous ce dicton. La première photo qu’elle m’a envoyée était celle d’un cimetière autochtone.
Selon l’article qui accompagne la photo, un membre de la famille affirme que la Ville de Brandon devrait racheter le terrain où les enfants du pensionnat ont été enterrés. Nous parlons de Brandon, mais ce n’est pas le seul endroit concerné. Nous avons découvert ce qui est arrivé à Kamloops et vu la réaction de la population, qui a été immédiate: la plupart des Canadiens ont été scandalisés. Or, le pensionnat de Kamloops n’a pas été le seul à accueillir des enfants autochtones; le besoin d’examiner ce qui s’est produit est donc réel et perceptible. La plaque et ce qui y est inscrit nous incitent davantage à aller de l’avant. Nous devons examiner collectivement la situation et fournir tout le soutien que nous pouvons aux personnes concernées.
Selon l’auteur de l’article, la Ville devrait racheter le terrain. Voilà pourquoi j’ai dit que la situation ne concerne pas seulement un gouvernement, mais tous les gouvernements, les administrations municipales, les intervenants et même les membres de la population.
Dans un autre article que mon amie m’a fourni, des Autochtones du Manitoba veulent qu’on fasse montre d’empathie pour les personnes victimes des pensionnats après la découverte des restes de 215 enfants en Colombie-Britannique. La photo montre des chaussures d’enfants. J’ai pensé aux chandelles et à ces enfants qui n’ont pas eu la chance de vivre leur vie. C’est difficile d’imaginer comment on a pu enlever un enfant à son milieu familial. C’est ce qu'évoque cette photo.
Le troisième article que j’ai reçu provient du Smithsonian Magazine. Pour que les députés comprennent bien ce dont je parle, je vais décrire ce qu’on y voit. La photo montre des robes rouges suspendues à l’extérieur.
Voici un extrait de l'article:
Lors d’une grise journée d’hiver, 35 robes rouges suspendues se balancent au gré du vent le long de la place entourant le Smithsonian’s National Museum of the American Indian; des robes de formes, de tailles et de tons différents. Elles servent à illustrer le fait que des femmes autochtones, peut-être des milliers d'entre elles, sont portées disparues ou sont assassinées chaque année.
Voilà ce qui est montré sur cette image.
Je vois que mon temps de parole est écoulé. Je vais poursuivre en répondant à ma première question.
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