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Lib. (ON)
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2021-06-22 10:23 [p.8938]
Mr. Speaker, I have a petition to the Minister of Indigenous Services.
Citizens of the Mattawa/North Bay Algonquin first nations community call upon the hon. minister to take action on the unfairness and discriminatory selection for membership by the Algonquin nation, its consultant, Joan Holmes and Associates Inc. and its solicitor, Mr. Potts. They ask for a review of all memberships revoked based on the April 2020 proposed beneficiary criteria for contradicting interpretation of the consultant office and the Mattawa/North Bay community office. There was no input from the members, as required under section 10(2). Memberships were revoked under the proposed beneficiary criteria. They seek for all chiefs to comply with the same criteria as the members, including proof of documentation on their Algonquin ancestry to be verified by an independent genealogist.
The petitioners ask for their appeals to be heard prior to the next election, in order to allow successful appeals for an individual's right to vote to not be suppressed.
Monsieur le Président, j'ai une pétition adressée au ministre des Services aux Autochtones.
Des citoyens de la nation algonquine de Mattawa/North Bay prient le ministre d’intervenir pour s’attaquer à la sélection injuste et discriminatoire des membres par la nation algonquine, son consultant Joan Holmes Associates Inc. et son avocat, M. Potts. Ils demandent que l'on examine toutes les révocations d’adhésion en fonction des critères d’admissibilité des bénéficiaires proposés en avril 2020, dont l’interprétation est contradictoire de la part du bureau du consultant et du bureau de la collectivité de Mattawa/North Bay. Les membres ne se sont pas prononcés, comme l’exige le paragraphe 10(2). L'adhésion de membres a été révoquée en fonction des critères d’admissibilités des bénéficiaires proposés. Ils demandent la conformité de tous les chefs aux mêmes critères que les membres, y compris la preuve documentaire de leur origine algonquine, qui doit être vérifiée par un généalogiste indépendant.
Les pétitionnaires demandent que les appels soient entendus avant les prochaines élections afin de permettre aux personnes dont l’appel a été accueilli d’exercer leur droit de vote.
View Raquel Dancho Profile
CPC (MB)
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2021-06-18 11:48 [p.8773]
Madam Speaker, Elder Eliza is a constituent of mine and a residential school survivor. She and her daughter applied for their status cards and were promised it would take six months to review. It has now been nearly three years. Every time they call Indigenous Services Canada for an update, they are left on hold for hours and given the runaround, time and time again. Perhaps it is because the minister has only 10 people at the call centre to process thousands of status card applications.
Elder Eliza feels this delay is just another form of mistreatment and disrespect of indigenous peoples. Will the minister ensure Elder Eliza and her daughter receive their status cards before the third anniversary of their application on July 7?
Madame la Présidente, l'aînée Eliza est une de mes concitoyennes et une survivante des pensionnats. Elle et sa fille ont demandé leur certificat de statut d'Indien et on leur a promis que leur demande serait traitée dans un délai de six mois. Près de trois ans se sont maintenant écoulés. Chaque fois qu'elles téléphonent à Services aux Autochtones Canada pour obtenir une mise à jour, on les laisse en attente pendant des heures puis on leur donne des réponses évasives. Cette situation s'explique peut-être par le fait que le ministre n'emploie que 10 personnes au centre d'appels pour traiter les milliers de demandes de certificat de statut d'Indien.
L'aînée Eliza estime que ce retard n'est qu'une autre forme de mauvais traitement et de manque de respect envers les peuples autochtones. Le ministre veillera-t-il à ce que l'aînée Eliza et sa fille reçoivent leur certificat de statut d'Indien avant le troisième anniversaire de leur demande, qui aura lieu le 7 juillet?
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Madam Speaker, I would ask the member to forward that information to my office and reach out. We will do our utmost to expedite that process.
Madame la Présidente, je demande à la députée de transmettre cette information à mon bureau et de communiquer avec mon personnel. Nous ferons tout notre possible pour accélérer le processus.
View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, I want to thank Vivian Hermansen, the constituent who put forward petition e-3281, which I am pleased to table today with 1,164 signatures.
The petitioners point out that the Government of Canada's website says that the processing time for a secure certificate of Indian status is sixteen weeks when they know that it is between six months and two years, which, happily, the government corrected when it saw this petition. They are concerned that the process to receive a Canadian passport is on average 20 business days and that systemic racism is continuing to be perpetrated by the government, saying that its most important relationship is with indigenous communities.
The petitioners therefore call upon the Government of Canada to explore all options, including alternative solutions such as the hiring of additional staff dedicated to processing applications for a secure certificate of Indian status in a timely fashion, and that it take no longer than the equivalent time needed to process a Canadian passport, namely, 20 business days.
Monsieur le Président, je veux remercier Vivian Hermansen, la personne de ma circonscription qui a lancé la pétition électronique no 3281, qui compte 1 164 signatures et que je présente aujourd'hui.
Les pétitionnaires mentionnent que le site Web du gouvernement du Canada indique que le délai de traitement d'un certificat sécurisé de statut d'Indien est de 16 semaines, alors qu'en réalité, les délais d'attente sont de 6 mois à 2 ans, information que le gouvernement a corrigée, heureusement, lorsqu'il a pris connaissance de cette pétition. Les pétitionnaires se disent inquiets, puisqu'il faut en moyenne 20 jours ouvrables pour obtenir un passeport canadien, et considèrent que le gouvernement perpétue le racisme systémique, alors qu'il affirme que sa relation la plus importante est celle qu'il entretient avec les communautés autochtones.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada d'étudier toutes les options, y compris l'embauche de personnel supplémentaire dédié au traitement des demandes de certificat sécurisé de statut indien et de s'assurer qu'il ne faille pas plus de temps pour traiter ces demandes qu'il n'en faut pour traiter une demande de passeport canadien, soit 20 jours ouvrables.
View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, Indigenous Services Canada has taken up to two years to process applications for Indian status, while a Canadian passport is processed within 16 weeks. Status cards are necessary for first nations people to access health supports, including vaccinations. If the process is so complicated that it can take over two years to figure it out, there is something wrong with the system. I have a constituent who has been waiting for over three years. This is unacceptable and this is systemic racism.
When will the Liberals stop hiding behind the bureaucracy and talking points and actually fix it?
Monsieur le Président, Services aux autochtones Canada prend jusqu'à deux ans pour traiter des demandes de statut d'Indien, alors que les demandes de passeport sont traitées en 16 semaines. Les membres des Premières Nations ont besoin de leur carte de statut pour avoir accès à des soins de santé, dont les vaccinations. Si le processus est si complexe qu'il faille jusqu'à deux ans pour déterminer un statut, alors c'est que quelque chose cloche dans le système. Un habitant de ma circonscription attend depuis plus de trois ans. C'est inacceptable et c'est du racisme systémique.
Quand les libéraux vont-ils cesser de se cacher derrière la bureaucratie et des réponses toutes faites d'avance, et régler le problème une fois pour toutes?
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, the member will know that this government has made significant investments in accelerating the processing times in and around status. The cases can vary from one person to another. If the member has any particular case she would like to advance, the ministry would be more than happy to look at it and pass it onto my team.
Monsieur le Président, la députée sait pertinemment que le gouvernement a fait des investissements considérables pour accélérer le traitement des demandes concernant le statut. Le cas de chaque personne peut varier. Si la députée souhaite faire avancer un cas en particulier, le ministère sera heureux de l'étudier et de le renvoyer à mon équipe.
View Taylor Bachrach Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, Max Johnson is an amazing local artist in Bella Bella. When I first met him two summers ago, he was painting artwork on the front of the new big house in his community. It was heartbreaking to later hear that he and his granddaughter had been racially profiled by BMO staff in Vancouver and had been handcuffed by police for trying to open a bank account.
Now we have learned it was Indigenous Services Canada who told the bank manager they should call the police. Will this minister apologize, and inform this House of the steps he has taken to investigate this situation and ensure that it never happens again?
Monsieur le Président, Max Johnson est un artiste extraordinaire de Bella Bella. Lorsque je l'ai rencontré pour la première fois il y a deux étés, il peignait des œuvres d'art sur la façade de la nouvelle grande maison de sa communauté. J'ai eu le cœur brisé en apprenant plus tard que lui et sa petite-fille avaient fait l'objet d'un profilage racial par des membres du personnel de BMO à Vancouver, et avaient été menottés par la police pour avoir tenté d'ouvrir un compte bancaire.
Nous apprenons maintenant que c'est le ministère Services aux Autochtones Canada qui a lui-même recommandé au directeur de l'institution financière de contacter la police. Le ministre compte-t-il présenter ses excuses, et informera-t-il la Chambre des mesures qu'il a prises pour enquêter sur cette situation afin de veiller à ce qu'elle ne se reproduise plus jamais?
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, incidents like this should never happen again. The incident in question was exceedingly alarming.
I would invite the member opposite, and indeed all Canadians, to review the 911 transcript. It is unclear at this time, but if there is any trace that Indigenous Services Canada, or any part of the Government of Canada, was involved in that type of advice, as well as what information was conveyed when they relayed what was alleged, we will get to it. We will take responsibility for that action, apologize, move forward and ensure that status cards are respected by all Canadians within this country.
Monsieur le Président, de tels incidents ne devraient plus jamais se reproduire. Le cas décrit par le député est particulièrement alarmant.
J'invite le député d'en face, tout comme l'ensemble de la population canadienne, à consulter la transcription du 911. On ignore encore ce qui s'est passé exactement, mais nous allons réagir s'il s'avère que Services aux Autochtones Canada, ou un autre ministère fédéral, a vraiment prodigué de tels conseils à BMO. Nous allons également vérifier quels renseignements ont été transmis. Si le gouvernement est fautif, nous assumerons la responsabilité de ce qui s'est passé, nous nous excuserons, et nous continuerons à veiller à ce que les certificats de statut soient respectés par tous les Canadiens.
View Gary Vidal Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, pointing a finger at the provinces is not going to solve the problem. Let us try something different.
On December 20 of last year, Maxwell Johnson and his granddaughter were handcuffed and put in the back of a police cruiser simply for attempting to open a bank account using a status card as identification. Today we learned that it was ISC, the minister's own department, that encouraged the bank to call 911.
Does the minister actually think this was a appropriate response by his department?
Monsieur le Président, il ne sert à rien de pointer les provinces du doigt. Essayons plutôt autre chose.
Le 20 décembre de l'année dernière, Maxwell Johnson et sa petite-fille ont été menottés et retenus sur le siège arrière d'un véhicule de police pour avoir tout simplement tenté d'ouvrir un compte de banque en utilisant un certificat de statut d'Indien comme pièce d'identité. Nous avons appris aujourd'hui que c'est Services aux Autochtones Canada, qui relève directement du ministre, qui a encouragé les employés de la banque à composer le 911.
Le ministre considère-t-il que les employés de son ministère ont bien agi?
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, the incidents in question are exceedingly alarming. Indeed, they did occur a year ago, and what we saw was the process of systemic racism showing its head on the ground, and the results that it had with the police intervening.
Clearly all members of society need to know and respect the validity of a status card. I only recently got the transcript of the 911 call. In the process of reviewing it, it is slightly unclear, but if there is an issue with Indigenous Services Canada and its involvement, we will act swiftly.
Monsieur le Président, les incidents en question sont extrêmement alarmants. Ils se sont effectivement produits il y a un an et ils témoignent du racisme systémique qui existe et qui a mené à une intervention de la police.
Il est évident que tous les membres de la société doivent respecter la validité d'un certificat de statut d'Indien. On m'a récemment remis la transcription de l'appel au 911. Son examen laisse planer quelques incertitudes, mais s'il existe un problème au niveau de Services aux Autochtones Canada et de son implication, nous agirons rapidement.
View Michael McLeod Profile
Lib. (NT)
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2020-11-02 18:30 [p.1562]
Madam Speaker, I would like to acknowledge that I am speaking from the traditional homeland of the Dene, Métis and Inuvialuit of the Northwest Territories.
I am of Métis descent. I am a member of the Dehcho First Nations. We are known as the “big river” people. I believe I am the only sitting member who attended the residential school program, or the hostel program as we knew it.
I am grateful to have the opportunity to speak in support of the government’s bill that would revise the oath of citizenship. It continues our government’s important work to walk the shared path of reconciliation and the implementation of the TRC's calls to action.
I would like to point to a number of key legislative initiatives that address calls to action and advance reconciliation.
Bill C-91, the Indigenous Languages Act, received royal assent in June 2019. This act supports the Government of Canada’s efforts to reclaim, revitalize, strengthen and maintain indigenous languages in Canada. The act was developed to address calls to action numbers 13, 14 and 15; elements of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, or UNDRIP; and the Government of Canada’s commitment to a renewed relationship with indigenous people based on the recognition of rights, respect, co-operation and partnership.
That same month, in June 2019, royal assent was given to Bill C-92, an act respecting first nations, Inuit and Métis children, youth and families. It came into force on January 1, 2020. This act was co-developed as part of Canada’s efforts to reform indigenous child and family services, which included implementing call to action number 4. It affirms the rights of first nations, Inuit, and Métis to exercise jurisdiction over child and family services and establishes national principles such as the best interests of the child, cultural continuity and substantive equality, which help guide the provision of indigenous child and family services.
The act was the result of extensive engagement with first nations, Inuit and Métis, treaty nations, self-governing first nations, provincial and territorial governments, and those with lived experience, including elders, youth and women. It reaffirms the government’s commitment to advancing self-determination and eliminating existing disparities between indigenous and non-indigenous children and youth.
The act also lays out flexible pathways for indigenous governing bodies to exercise jurisdiction over child and family services at a pace they choose. Through the act’s legislative framework, they can move forward with their own service delivery models and laws and choose their own solutions for their children and families. It ensures indigenous children are cared for in the right way, with connections to their communities, cultures and languages. Furthermore, since January 1, 2020, every service provider, province or territory delivering child and family services to indigenous children and families will need to follow the minimum standards found in the act.
Bill C-5, an act to amend the Bills of Exchange Act, the Interpretation Act and the Canada Labour Code regarding a national day for truth and reconciliation, was introduced by the Minister of Canadian Heritage on September 29, 2020. If passed, this bill will be an important step in responding to call to action number 80 by establishing the national day for truth and reconciliation on September 30 as a statutory holiday for federally regulated workers. This national day would honour survivors, their families and communities. It would also remind the public of the tragic and painful history and legacy of residential schools that remains a vital component of the reconciliation process.
The Government of Canada continues to work closely with partners to address the remaining calls to action.
In June 2019, the government received the final report from the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls, entitled “Reclaiming Power and Place”. It responded to call to action number 41, which called for the launch of a public inquiry into the disproportionate victimization of indigenous women and girls.
Furthermore, the Government of Canada is committed to gender equality and reconciliation with indigenous peoples, and has eliminated all the remaining sex-based inequalities in the Indian Act registration provisions, which go back to its inception 150 years ago. We committed to eliminating all sex-based discrimination in the Indian Act registration, and we delivered on that promise.
Bringing Bill S-3 into force also responds to the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls calls to justice and provides justice to women and their descendants, who fought for these changes for decades. We will continue with partners and other levels of government to respond to the findings of the national inquiry and to this national tragedy.
In closing, I reiterate that the government is determined to address the historical, colonial racism and injustice of yesterday, just as we are determined to root out and expose the racism of today. As Canadians have seen all too clearly during this difficult time, racism, both systemic and social, continues to be all too prevalent in our country. It must not and cannot be tolerated, for that, too, is part of the healing process, just as this bill is part of the healing process.
This bill represents progress on the shared path to healing and reconciliation. It responds to concerns expressed in the final report of the Truth and Reconciliation Commission. It points the way to a more inclusive Canada. Moreover, by amending the oath of citizenship, it represents greater awareness and answers call to action 94.
I am pleased to offer my full support of the bill before us.
Madame la Présidente, je tiens à souligner que je prends la parole sur les terres ancestrales des Dénés, des Métis et des Inuvialuits des Territoires du Nord-Ouest.
Je suis de descendance métisse. Je suis membre des Premières Nations du Dehcho. On nous appelle le peuple du « grand fleuve ». Je pense être le seul député en exercice à avoir participé au programme des pensionnats autochtones ou à ce qui portait le nom de programme d'hébergement.
Je suis reconnaissant d'avoir la possibilité de prendre la parole pour appuyer le projet de loi du gouvernement qui modifierait le serment de citoyenneté. Il s'inscrit dans l'important travail du gouvernement pour avancer sur la voie commune de la réconciliation et pour mettre en œuvre les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation.
Je vais parler d'un certain nombre de mesures législatives importantes qui répondent à des appels à l'action et qui font avancer la réconciliation.
Le projet de loi C-91, Loi concernant les langues autochtones, a reçu la sanction royale en juin 2019. Cette loi appuie les initiatives du gouvernement du Canada pour soutenir les peuples autochtones dans leurs efforts visant à se réapproprier les langues autochtones et à les revitaliser, les maintenir et les renforcer. Cette loi a été élaborée pour donner suite aux appels à l'action nos 13, 14 et 15, à des éléments de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et à l'engagement du gouvernement du Canada envers le renouvellement de la relation avec les peuples autochtones en se fondant sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.
Le même mois, en juin 2019, le projet de loi C-92, Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, a reçu la sanction royale. Il est entré en vigueur le 1er janvier 2020. Ce projet de loi a fait l'objet d'un processus d'élaboration conjointe dans le cadre des efforts du gouvernement du Canada visant à réformer les services à l'enfance et à la famille pour les Autochtones, qui comprenaient notamment la mise en œuvre de l'appel à l'action no 4. Le projet de loi affirme les droits des Premières Nations, des Inuits et des Métis d'exercer leur compétence en matière de services à l'enfance et à la famille, et énonce des principes applicables, à l'échelle nationale, à la fourniture de tels services aux enfants autochtones, notamment l'intérêt de l'enfant, la continuité et l'égalité réelle. C'est à l'aune de ces principes que l'on doit interpréter et administrer la prestation des services à l'enfance et à la famille pour les Autochtones.
Ce projet de loi est le résultat de vastes consultations menées auprès des Premières Nations, des Inuits et des Métis, des nations signataires de traités, des Premières Nations autonomes, des gouvernements provinciaux et territoriaux et de personnes ayant une expérience vécue, notamment les aînés, les jeunes et les femmes. Cette mesure législative réaffirme l'engagement du gouvernement de faire progresser l'autodétermination et d'éliminer les inégalités qui existent entre les enfants et les jeunes autochtones et non autochtones.
Elle prévoit des mécanismes flexibles pour que les corps dirigeants autochtones puissent exercer leur compétence sur les services à l'enfance et à la famille, au rythme de leur choix. Grâce au cadre législatif du projet de loi, les corps dirigeants autochtones peuvent adopter leurs propres lois et modèles de prestation de services et choisir leurs propres solutions pour leurs enfants et leurs familles. Cela permet de s'assurer que les enfants autochtones reçoivent les soins appropriés dans le respect de leurs communautés, de leurs cultures et de leurs langues. En outre, depuis le 1er janvier 2020, tous les fournisseurs de services à l'enfance et à la famille chez les Autochtones, y compris les provinces et les territoires, devront respecter les normes minimales prévues dans la loi.
Le projet de loi C-5, qui vise à modifier la Loi sur les lettres de change, la Loi d'interprétation et le Code canadien du travail relativement à la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, a été présenté par le ministre du Patrimoine canadien le 29 septembre 2020. S'il est adopté, le projet de loi contribuera grandement à donner suite à l’appel à l’action no 80 en instituant la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, qui aura lieu le 30 septembre, comme jour férié pour les travailleurs sous réglementation fédérale. Cette journée nationale rendrait hommage aux survivants, à leur famille et à leurs communautés. Elle rappellerait également à la population l'histoire tragique et douloureuse des pensionnats autochtones, ainsi que leurs séquelles, ce qui demeure un aspect essentiel du processus de réconciliation.
Le gouvernement du Canada continue de collaborer étroitement avec ses partenaires pour donner suite aux appels à l'action n'ayant pas encore été mis en œuvre.
En juin 2019, le gouvernement a reçu le rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, qui s'intitule « Réclamer notre pouvoir et notre place ». Cette enquête répondait à l'appel à l'action no 41, qui demandait la tenue d'une enquête publique sur la victimisation disproportionnée des femmes et des filles autochtones.
En outre, le gouvernement du Canada s'est engagé à assurer l'égalité des sexes et la réconciliation avec les peuples autochtones et il a retiré toutes les inégalités fondées sur le sexe qui subsistaient dans les dispositions de la Loi sur les Indiens relatives à l'inscription, des inégalités qui remontent à la création de la loi, il y a 150 ans. Nous avions promis de supprimer toute discrimination fondée sur le sexe dans le processus d'inscription de la Loi sur les Indiens et nous avons tenu cette promesse.
L'entrée en vigueur du projet de loi S-3 répond également aux appels à la justice de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles disparues et assassinées et vise à permettre aux femmes et à leurs descendants d'obtenir justice, eux qui se battent depuis des décennies pour que ces modifications soient apportées. Nous allons continuer de collaborer avec nos partenaires et les autres ordres de gouvernement afin de donner suite aux conclusions de l'enquête nationale et à cette tragédie nationale.
En terminant, je rappelle que le gouvernement est déterminé à s'attaquer au racisme historique du colonialisme et aux injustices du passé autant qu'il l'est à endiguer le racisme d'aujourd'hui. Comme les Canadiens ne l'ont que trop clairement constaté en cette période difficile, le racisme, tant systémique que social, demeure trop répandu dans le pays. Cela ne doit pas et ne peut pas être toléré et ce constat fait également partie du processus de guérison, tout comme le projet de loi à l'étude.
Le projet de loi représente un pas de plus sur le chemin commun de la guérison et de la réconciliation. Il répond aux préoccupations exprimées dans le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation. Il nous amène vers un Canada plus inclusif. De plus, la modification du serment de citoyenneté favorisera une meilleure sensibilisation et répondra à l'appel à l'action no 94.
Je suis heureux d'appuyer pleinement le projet de loi à l'étude.
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