Madam Speaker, on February 1, Laurentian University declared insolvency, taking many by surprise. We have since learned that Liberal members of Parliament and the Minister of Economic Development and Official Languages were aware of the issue at Laurentian University prior to this announcement. This begs the question: Why did the government choose to sit on the sidelines and watch Laurentian University fail?
However, Laurentian University is not the only post-secondary institution in trouble in this country. I must, once again, implore the government to step in and ensure that what happened with Laurentian University does not happen again in Alberta, further jeopardizing minority official language education in Canada.
Campus Saint-Jean, the only French-language university west of Winnipeg, is at risk because of massive provincial cuts. Campus Saint-Jean is part of the University of Alberta, and over the past two and a half years, the Government of Alberta has cut the University of Alberta's funding by $170 million. Nearly half of the cuts to post-secondary education in Alberta have happened to the University of Alberta, and as a result, 1,000 faculty members in Edmonton are losing their jobs. Tuition fees are rising as much as 50%, and the fate of Campus Saint-Jean hangs in the balance.
Campus Saint-Jean is not an ordinary post-secondary institution. It serves a unique role in western Canada, and it is vital that it be supported. Its education programs train future teachers for Alberta and other provinces in primary and secondary French immersion and French programming. Without Campus Saint-Jean, Alberta would not have qualified teachers for the needs of francophone students, of parents like me and of students who, like my daughter Keltie, are enrolled in the bilingual program.
Section 23 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms guarantees that Albertan francophone parents have the right to have their children receive primary and secondary school instruction in French. A year ago, the Supreme Court affirmed this right and more. It found that minority language communities must receive equivalent support to the majority language, not proportional support.
The implications for Alberta are very clear. Unless Campus Saint-Jean receives federal support, Alberta school boards will not be able to meet the equivalency standard. The government must not allow another French-language university to fail. The government must act now before it is too late.
The mandate of the Minister of Economic Development and Official Languages outlines the government's stated commitment to Canada's official language in minority settings and calls for investment in infrastructure to support minority communities, including schools. However, current funding is not sufficient to meet the intent of the Official Languages Act. It is obvious that we need systemic change and a structure that acknowledges the need for post-secondary education support, not just support for kindergarten to grade 12, and we need this change in the long term.
Right now there is a crisis. Right now there is an immediate need for support that does not rely on provincial governments to match, like in Ontario, where the Ford government refused to fund Université de l'Ontario français. Alberta's government is failing to live up to its obligations, and just like those in Ontario, Albertans need the federal government to step in and save Campus Saint-Jean.
The future French-language instruction and vitality in Alberta and western Canada is at stake. Will the government show francophones in Alberta the same respect that it has shown francophones in Ontario—
Madame la Présidente, le 1er février, l'Université Laurentienne a déclaré faillite, ce qui a pris de nombreuses personnes par surprise. Nous avons depuis appris que des députés libéraux et la ministre du Développement économique et des Langues officielles étaient au courant du problème de l'Université Laurentienne avant cette annonce. Il y a donc lieu de se demander pourquoi le gouvernement a choisi de rester les bras croisés et de regarder l'Université Laurentienne faire faillite?
Cependant, l'Université Laurentienne n'est pas le seul établissement d'enseignement postsecondaire en difficulté au Canada. Je dois, une fois de plus, implorer le gouvernement d'intervenir et d'empêcher ce qui a eu lieu à l'Université Laurentienne de se reproduire en Alberta, ce qui mettrait davantage en péril l'enseignement dans la langue officielle minoritaire au Canada.
Le Campus Saint-Jean, le seul campus universitaire de langue française à l'ouest de Winnipeg, est menacé par des compressions provinciales massives. Le Campus Saint-Jean fait partie de l'Université de l'Alberta et, depuis deux ans et demi, le gouvernement de l'Alberta a réduit le financement de l'Université de l'Alberta de 170 millions de dollars. Près de la moitié des compressions dans le domaine de l'enseignement postsecondaire en Alberta ont touché l'Université de l'Alberta. Par conséquent, 1 000 professeurs à Edmonton perdent leur emploi. L'augmentation des frais de scolarité peut atteindre 50 %, et le sort du Campus Saint-Jean est en jeu.
Le Campus Saint-Jean n’est pas un établissement postsecondaire ordinaire. Son rôle est unique dans l’Ouest du Canada, et il est impératif que nous le soutenions. Les programmes d’enseignement qu’il propose permettent de former les futurs enseignants en Alberta et dans d’autres provinces pour qu’ils encadrent des classes d’immersion en français et des programmes francophones dans des établissements primaires ou secondaires. Sans le Campus Saint-Jean, l’Alberta ne disposerait pas d’enseignants qualifiés pour répondre aux besoins des étudiants francophones, des parents comme moi, ou des élèves qui, comme ma fille Keltie, sont inscrits dans un parcours bilingue.
L’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés garantit aux parents francophones de l’Alberta le droit de faire instruire leurs enfants en français au primaire et au secondaire. Il y a un an, la Cour suprême a réaffirmé ce droit, et plus encore. Elle a établi que les communautés de la minorité linguistique doivent recevoir une aide équivalente à celle offerte aux communautés de la majorité linguistique, et non une aide proportionnelle.
Les conséquences pour l’Alberta ne font aucun doute. À moins que le Campus Saint-Jean ne reçoive un soutien fédéral, les conseils scolaires en Alberta ne seront pas en mesure de répondre au critère de l’équivalence. Le gouvernement ne peut pas laisser dépérir une autre université de langue française. Il doit agir avant qu’il ne soit trop tard.
La lettre de mandat de la ministre du Développement économique et des Langues officielles souligne l'engagement du gouvernement à l'égard des langues officielles du Canada en milieu minoritaire et elle indique que de l'argent doit être consacré aux infrastructures, notamment aux écoles, pour aider les communautés minoritaires. Le financement actuel est insuffisant pour atteindre l'objectif de la Loi sur les langues officielles. Il est évident que nous devons apporter des changements systémiques et mettre en place une structure qui tient compte de la nécessité de soutenir les établissements postsecondaires, plutôt que de se limiter aux écoles primaires et secondaires. C'est un changement qui doit être fait à long terme.
Nous traversons actuellement une crise. De l'aide doit être fournie et elle ne doit pas être conditionnelle à l'obtention d'une aide provenant du gouvernement provincial, par exemple, le gouvernement Ford, en Ontario, qui refuse de financer l'Université de l'Ontario français. Le gouvernement de l'Alberta ne respecte pas ses obligations, et, comme les Ontariens, les Albertains ont besoin que le gouvernement fédéral intervienne pour sauver le Campus Saint-Jean.
En Alberta et dans l'Ouest canadien, l'avenir de l'enseignement en français et la vitalité de cette langue sont en jeu. Le gouvernement manifestera-t-il le même respect envers les francophones de l'Alberta qu'envers ceux de l'Ontario...