Hansard
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 15 of 501
View Niki Ashton Profile
NDP (MB)
Mr. Speaker, Canada has been in mourning since 215 children, victims of Canada's genocide, were found at the Kamloops residential school. First nations are pushing to bring their children home, but the Liberals are nowhere. They are recycling old announcements and expecting first nations to investigate genocide themselves. The current Prime Minister pretends he is a human rights champion globally, but here in Canada he is part of the problem with respect to human rights. When will he drop the empty symbolism, listen to first nations, establish independent oversight and provide adequate support, including bringing in the ICMP as called for by the Pimicikamak Cree Nation?
Monsieur le Président, le Canada est en deuil depuis la découverte sur l'emplacement du pensionnat autochtone de Kamloops des restes de 215 enfants victimes d'un génocide au Canada. Les Premières Nations insistent pour ramener leurs enfants chez eux, mais les libéraux manquent à l'appel. Ils recyclent de vieilles annonces et s'attendent à ce que les Premières Nations mènent elles-mêmes une enquête sur le génocide. Sur la scène internationale, l'actuel premier ministre se présente comme un champion des droits de la personne, mais, ici, au Canada, il fait partie du problème à cet égard. Quand laissera-t-il tomber le symbolisme creux pour écouter les Premières Nations, établir une surveillance indépendante et fournir un soutien adéquat, y compris la collaboration avec la Commission internationale pour les personnes disparues, comme le réclame la nation crie Pimicikamak?
View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, all Canadians have been heartbroken since we learned of the remains at the former Kamloops residential school. We are working with all of our partners and this morning we were able to announce $4.88 million for the FSIN to be able to begin its work. The engagements must be indigenous-led, community-based and survivor- and family-centric, as well as culturally sensitive. That is what the community wants and that is what we are here to support.
Monsieur le Président, tous les Canadiens ont le coeur brisé depuis qu'ils ont appris la nouvelle des restes découverts sur le site de l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops. Nous collaborons avec tous nos partenaires et, ce matin, nous avons annoncé un financement de 4,88 millions de dollars pour que la Fédération des nations autochtones souveraines puisse entreprendre ses travaux. Les initiatives doivent être dirigées par les Premières Nations, basées sur les communautés, axées sur les survivants et les familles, de même qu'adaptées à la culture autochtone. C'est ce que la communauté souhaite et c'est ce que nous encourageons.
View Sylvie Bérubé Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, today is National Indigenous Peoples Day, but commemorations are not enough, especially after what happened in Kamloops. This day must be one of action and must focus on respectful nation-to-nation collaboration, in spite of the gravity of residential schools. That is why the Bloc Québécois spoke to the different assemblies representing the first nations and the Inuit.
As a result of these discussions, we are calling on the government to contribute financial resources to identify the locations that may have been the site of the same horrors as in Kamloops. We are calling on the government to push the religious communities that participated in the residential school system to give access to their archives. Furthermore, we are demanding that a monument for residential schools be constructed in Ottawa, in collaboration with the Algonquin nation.
These actions will not erase the generations of violence, inhumanity and shame, but they do represent a step forward. This is what indigenous peoples are recommending and what we must do together.
Monsieur le Président, alors que nous soulignons la Journée nationale des peuples autochtones, nous ne pouvons pas nous contenter de commémorations aujourd'hui, surtout pas après les événements de Kamloops. Cette journée doit être sous le signe de l'action et de la collaboration respectueuse de nation à nation, malgré le poids des pensionnats autochtones. C'est pourquoi le Bloc Québécois a consulté les diverses assemblées représentant les Premières Nations et les Inuits.
Ces discussions nous amènent à demander aujourd'hui au gouvernement de fournir les ressources financières pour déterminer les sites où auraient pu se produire les mêmes horreurs qu'à Kamloops. Nous lui demandons d'obliger les communautés religieuses impliquées dans les pensionnats autochtones à divulguer leurs archives. De plus, nous exigeons qu'un monument sur les pensionnats autochtones soit érigé à Ottawa, en collaboration avec la nation algonquine.
Ces gestes n'effaceront pas des générations de violence, de manque d'humanité et de honte, mais c'est un pas vers l'avant. C'est ce qui nous est recommandé par les peuples autochtones et que nous devons faire ensemble.
View Yvonne Jones Profile
Lib. (NL)
View Yvonne Jones Profile
2021-06-21 14:18 [p.8845]
Mr. Speaker, today we honour the rich cultures and traditions of first nations, Inuit and Métis across Canada. We also recognize this National Indigenous Peoples Day is occurring at a time that is very difficult. Many of us are deeply heartbroken learning of the unmarked remains of children at the former residential school near Kamloops.
This National Indigenous History Month is dedicated to the missing children who went to residential school and never came home. It is dedicated to their families and to all residential school survivors.
While today we recognize the historic and ongoing contributions of indigenous people to our country, we also take the time to educate ourselves about the hard truths of our past, acknowledge the ongoing impacts of racist colonial policies and the realities of current systemic racism.
We encourage all Canadians to read or reread the Truth and Reconciliation Commission's calls to action, as they are a road map to reconciliation, a road map that is supported by indigenous people, by our government and hopefully by all Canadians.
Monsieur le Président, aujourd'hui, nous honorons les riches cultures et traditions des Premières Nations, des Inuits et des Métis de l'ensemble du Canada. Nous reconnaissons également que cette Journée nationale des peuples autochtones survient à un moment très difficile, beaucoup d'entre nous étant profondément attristés par la découverte des restes d'enfants non identifiés à l'ancien pensionnat situé près de Kamloops.
Cette Journée nationale des peuples autochtones est dédiée aux enfants disparus qui ont été envoyés au pensionnat et n'en sont jamais revenus. Elle est dédiée à leur famille ainsi qu'à tous les survivants des pensionnats.
Alors que nous reconnaissons aujourd'hui les contributions passées et présentes des Autochtones à notre pays, nous prenons également le temps de nous éduquer au sujet des vérités difficiles de notre passé, de prendre conscience des conséquences, qui perdurent, des politiques colonialistes racistes ainsi que des réalités du racisme systémique actuel.
Nous encourageons tous les Canadiens à lire ou à relire les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation, puisqu'ils forment la feuille de route vers la réconciliation, une feuille de route qui est appuyée par les Autochtones, par le gouvernement et, espérons-le, par tous les Canadiens.
View Yves-François Blanchet Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I am at at the Maison amérindienne de Mont‑Saint‑Hilaire. There have been discussions among the parties and if you seek it I believe you will find unanimous consent for the following motion:
That the House, recognizing the importance of historical truth in the process of healing grieving families and nations, insist that the government deploy, for the benefit of indigenous communities, the financial resources necessary to carry out every call to action in the Truth and Reconciliation Commission in order for indigenous communities to have the technical and scientific means and the project management necessary for the identification of sites and the establishment of registers, as well as for historical research and the commemoration of the victims;
That the House ask the government, in consultation with affected indigenous communities, to place the new information that would be collected for the purpose of finding all the missing children under the aegis of the National Centre for Truth and Reconciliation, all under the authority of the indigenous people;
That the House recognize that Ottawa is located on the traditional territory of the Algonquin people and, acting accordingly, affirm that it is urgent that call to action number 82 of the Truth and Reconciliation Commission, providing for the construction of a national monument to residential schools, be erected in Ottawa and reiterate that it is essential that all recognized national indigenous organizations be involved in the process, as they should; and finally,
That the House ask the federal government to push all religious communities that participated in the residential school system to give access to the relevant archives to researchers, to indigenous communities, and to survivors and their families.
Monsieur le Président, je suis à la Maison amérindienne de Mont‑Saint‑Hilaire. Il y a eu consultations entre les partis et je pense que, si vous le demandez, vous obtiendrez le consentement unanime de la Chambre à l'égard de la motion suivante:
Que cette Chambre, reconnaissant l'importance de la vérité historique dans le processus de guérison des familles et des nations éplorées, exige que le gouvernement déploie au bénéfice des communautés autochtones les ressources financières nécessaires à la réalisation de tous les appels de la Commission de Vérité et Réconciliation afin que les communautés autochtones puissent disposer des moyens techniques et scientifiques et de la maîtrise d'œuvre nécessaires à l'identification des sites, à la mise en place des registres, ainsi qu'à la recherche historique et à la commémoration des victimes;
Que cette Chambre demande au gouvernement, en consultation avec les communautés autochtones affectées, qu'il place les informations nouvelles qui seront recueillies dans le but de retrouver tous les enfants disparus sous l'égide du Centre national de Vérité et Réconciliation, le tout sous l'autorité des peuples autochtones;
Que cette Chambre, reconnaissant qu'Ottawa est située sur le territoire traditionnel du peuple Algonquin et agissant en conséquence, affirme qu'il est urgent que l'appel à l'action numéro 82 de la Commission de Vérité et Réconciliation prévoyant la construction d'un monument national sur les pensionnats soit érigé à Ottawa et réitère qu'il est essentiel que les organisations nationales autochtones reconnues soient parties prenantes du processus comme il se doit et enfin;
Que cette Chambre demande au gouvernement fédéral qu'il oblige toutes les communautés religieuses qui ont participé au système des pensionnats à donner accès à leurs archives pertinentes aux chercheurs, aux communautés autochtones et aux survivants et à leurs familles.
View Yves-François Blanchet Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, there has been consultation between the parties, and I think you will find unanimous consent for the following motion.
I move:
That the House, recognizing the importance of historical truth in the process of healing grieving families and nations, insist that the government deploy, for the benefit of indigenous communities, the financial resources necessary to carry out every call to action in the truth and reconciliation Commission in order for indigenous communities to have the technical and scientific means and the project management necessary for the identification of sites and the establishment of registers, as well as for historical research and the commemoration of the victims;
That the House ask the government, in consultation with affected indigenous communities, to place the new information that would be collected for the purpose of finding all the missing children under the aegis of the National Centre for Truth and Reconciliation, all under the authority of the indigenous people;
That the House recognize that Ottawa is located on the traditional territory of the Algonquin people and, acting accordingly, affirm that it is urgent that call to action number 82 of the Truth and Reconciliation Commission, providing for the construction of a national monument to residential schools, be erected in Ottawa and reiterate that it is essential that all recognized national indigenous organizations be involved in the process, as they should; and finally,
That the House ask the federal government to push all religious communities that participated in the residential school system to give access to the relevant archives to researchers, to indigenous communities, and to survivors and their families.
Monsieur le Président, il y a eu consultations entre les partis et vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante.
Je propose:
Que la Chambre, reconnaissant l’importance de la vérité historique dans le processus de guérison des familles et des nations éplorées, exige que le gouvernement déploie au bénéfice des communautés autochtones les ressources financières nécessaires à la réalisation de tous les appels de la Commission de Vérité et Réconciliation afin que les communautés autochtones puissent disposer des moyens techniques et scientifiques et de la maîtrise d’œuvre nécessaires à l’identification des sites, à la mise en place des registres ainsi qu’à la recherche historique et à la commémoration des victimes;
que la Chambre demande au gouvernement, en consultation avec les communautés autochtones affectées, qu’il place les informations nouvelles qui seront recueillies dans le but de retrouver tous les enfants disparus sous l’égide du Centre national de vérité et réconciliation, le tout sous l’autorité des peuples autochtones;
que la Chambre, reconnaissant qu’Ottawa est située sur le territoire traditionnel du peuple Algonquin et agissant en conséquence, affirme qu’il est urgent que l’appel à l’action numéro 82 de la Commission de vérité et réconciliation prévoyant la construction d’un monument national sur les pensionnats soit érigé à Ottawa et réitère qu’il est essentiel que les organisations nationales autochtones reconnues soient parties prenantes du processus comme il se doit; et, enfin,
que la Chambre demande au gouvernement qu’il oblige toutes les communautés religieuses qui ont participé au système des pensionnats à donner accès à leurs archives pertinentes aux chercheurs, aux communautés autochtones et aux survivants et à leurs familles.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
The House has heard the terms of the motion. All those opposed to the motion will please say nay.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que l'honorable député propose la motion veuillent bien dire non.
La Chambre a entendu la motion. Que tous ceux qui sont contre veuillent bien dire non.
View Paul Manly Profile
GP (BC)
View Paul Manly Profile
2021-06-22 0:46 [p.8929]
Mr. Speaker, it is an honour and privilege to rise again tonight to speak to Bill C-10. It is always an honour to speak from the unceded traditional territory of the Snuneymuxw First Nation, and to serve the community of Nanaimo—Ladysmith within the traditional territory of the Snaw-naw-as, Snuneymuxw, Stz'uminus and Lyackson First Nations. Hych'ka Siem. It is National Aboriginal Peoples Day today, a day to celebrate the rich cultural heritage, the languages, the governance structure and the traditions of the indigenous people of Canada.
I spoke to many organizations about this bill. As an independent party called the Greens, we do not have the same ability to question witnesses in committee, so I held my own meetings and asked my own questions. One of the meetings I had was with APTN and indigenous producers. I want to talk tonight about the importance of indigenous voices in our broadcasting system. If we left this content up to the United States, our views of indigenous people would continue to be the Disneyfied view seen in Pocahontas and spaghetti westerns. It is really important that indigenous voices are heard.
In the early 1990s, my father found a letter written by a woman in 1898 named Elizabeth Shaw. She wrote a scathing 18-page letter about the residential school system and the abuses that were happening at the Port Simpson school. We made a documentary film about her and a number of indigenous people were involved with it.
Afterward, indigenous people told me about some of the other experiences they had and they wanted to make films as well. I said that it was not really for me to tell their story. That is what they should be doing and I helped facilitate it. I worked with a lot of indigenous producers, young people and older people. These people were interested in getting into media production, and I facilitated training and mentorship so they could tell their stories.
What came out of that? I worked with a young guy, Don Claxton. I worked with his sister Dana Claxton as well, who is an indigenous artist, and played music with their sister, Kim Soo Goodtrack. They had an idea for a show. That was in the late 1990s and, lo and behold, APTN, the Aboriginal Peoples Television Network, was born. We produced a pilot for the first preschool show on APTN. I worked with them, a whole bunch of first nations and an indigenous technical crew, who we trained, to create 64 episodes of a show called Wakanheja.
The idea behind CanCon is to hear these important indigenous voices. We need to make sure that the independent producers creating Canadian content have access to the Canada Media Fund when they are producing for social media streamers like Netflix and others, rather than just for the Canadian broadcasters, because that is where a lot of this production is going.
I heard a lot of discussion about freedom of expression and that some YouTubers have to go down because Canadian content goes up, that somebody has to go down because somebody is going up. I do not know how many times I heard that at committee during filibusters. A Conservative member gave a great example of somebody they know who does coupon clipping and gives how-tos, and that is great. I looked at the top 100 Canadian YouTube producers and there were people doing nails, gaming commentators and spoof videos. There was lots of content that could be produced anywhere. People knew it was Canadian because they would drop an “eh”, say “get 'er done” or say “about” wrong, but that is not what the idea behind CanCon is all about.
This commercial content drives advertising dollars, and that is what the commercial Internet giants are all about: selling advertising. That is what the algorithms are designed to do. What is important in CanCon is indigenous voices, stories from Canada's north, Canadian documentaries, stories of new Canadians and emerging Canadian musicians. These are the programs that need to be discoverable, and that is what discoverability is about. It is about learning about each other and about Canadian stories, not being inundated by American culture or the dominant culture.
I missed my late show tonight. I want to talk about a Canadian story that needs to be shared and understood. In recent decades, Canadians have learned more and more about our former government's attempt to commit cultural genocide, to commit genocide, to wipe out indigenous cultures through the residential school system. The Truth and Reconciliation Commission has reported extensively and provided a path forward with 94 calls to action.
What most Canadians are unaware of is a parallel set of institutions, the racially segregated Indian hospital system operated by the federal government between the 1940s and 1970s, and those hospitals have their own horror stories. I first heard about the Nanaimo Indian Hospital about 15 years ago, and many people in my community have no idea it ever existed.
In 2013, I was commissioned to produce a film for the Hul'qumi'num Health Hub about cultural safety in the health care system within the Hul'qumi'num speaking areas. Part of that film was to give health professionals an understanding of the history of institutional racism in health care and why indigenous people did not seek help when they needed medical attention.
I interviewed elders who spoke about the trauma they experienced in the Nanaimo Indian Hospital. I heard about painful treatments and I heard about people going into the hospital who were never heard from again. As part of the research for the film, I spoke with researcher Laurie Meijer Drees, who is the co-chair of the First Nations Studies Department at Vancouver Island University. She has documented the oral stories of people who have been in these hospitals, and wrote a book entitled Healing Histories: Stories from Canada's Indian Hospitals.
Of course, not all these stories were bad. Some people went to the hospital sick, were given antibiotics and returned home feeling better, but the horrific legacy of the Indian hospitals was based on treating all indigenous people as wards of the state. Consent for medical treatment only came into being for the general public in the 1960s. However, as wards of the state, indigenous people were not asked to consent for their hospitalization or treatment. The system patronizingly viewed them as lacking the capacity to give consent.
An indigenous person could be arrested by the RCMP for not going to the hospital if instructed to do so by a doctor. That twisted, racist mentality facilitated and led to women being sterilized without giving consent and patients being subject to experiments with medication without their prior knowledge.
These hospitals were underfunded and understaffed. Family members and communities were not updated on loved ones in the hospital. People died, children were shipped off to residential school or adopted out and family members were never informed. Some children were taken to hospital and years later no longer knew who they were, what their real names were or where they came from.
Most of what is known about this dark history comes from oral accounts told to researchers and shared through the Truth and Reconciliation Commission, but the medical files are locked and researchers have not been granted permission to access them. Apparently the reason given is that those records contain personal information. It is important to protect personal information, however, we do not need to expose personal information to get to the bottom of what happened.
To heal from those past traumas, we need to know the truth. The truth is sealed in those medical records, and it is incumbent upon the government to give researchers and independent adjudicators appropriate clearance, access and analysis of this data to conduct a full independent inquiry. I am looking forward to a first nations producer, an indigenous producer, creating a documentary about this and having members of this place finding this through discoverability on YouTube. These are stories we need to hear. These are the truths we need to hear. We also need to hear about the rich cultural heritage of indigenous people.
Let us talk about censorship. We are worried about censorship. The real concern about censorship is these large corporations. On May 5, red dress day, the National Day of Awareness for Missing and Murdered Indigenous Women and Girls, family, friends and loved ones were posting about their missing loved ones. Thousands of those posts disappeared.
Right here in my community, I know Lisa Marie Young went missing years ago. What happened to all these posts? They were all pulled by Instagram. This is happening with other things like Black Lives Matter, Israel and Palestine, Sheikh Jarrah and SOS Colombia. I heard one of the Conservatives say that their posts were missing, right-wing posts, but this is clearly not Conservative posts.
Freedom of speech is important to me and we need to uphold it, and this bill would do that.
Monsieur le Président, c'est un honneur et un privilège de prendre la parole encore ce soir à propos du projet de loi C‑10. Je suis toujours honoré de m'adresser à la Chambre à partir du territoire traditionnel non cédé de la nation snuneymuxw, et de représenter la communauté de Nanaimo—Ladysmith, qui se trouve sur le territoire traditionnel des nations snaw-naw-as, snuneymuxw, de Stz'uminus et de Lyackson. Hych'ka Siem. Aujourd'hui, c'est la Journée nationale des peuples autochtones, qui nous donne l'occasion de célébrer le riche patrimoine culturel, les langues, la structure de gouvernance et les traditions des peuples autochtones du Canada.
J'ai discuté de ce projet de loi avec de nombreux organismes. En tant que parti indépendant qu'on appelle les verts, nous n'avons pas la même possibilité que les autres de poser des questions aux témoins au comité. J'ai donc organisé mes propres réunions pour y poser mes questions. J'ai tenu l'une de ces réunions avec des représentants du Réseau de télévision des peuples autochtones et avec des producteurs autochtones. Ce soir, je veux parler de l'importance des voix autochtones dans notre système de radiodiffusion. Si nous laissions les Américains s'en occuper, notre vision des peuples autochtones continuerait à ressembler à celle des films de Disney, c'est-à-dire Pocahontas et les westerns spaghettis. Il est vraiment important que les voix autochtones se fassent entendre.
Au début des années 1990, mon père a trouvé une lettre écrite en 1898 par une femme appelée Elizabeth Shaw. C'était une lettre cinglante de 18 pages sur le système des pensionnats autochtones et sur les mauvais traitements qui avaient lieu au pensionnat de Port Simpson. Nous avons tourné un documentaire sur elle, et un certain nombre d'Autochtones ont participé au projet.
Par la suite, des Autochtones m'ont parlé d'autres expériences qu'ils avaient vécues et ils voulaient aussi en faire des films. Je leur ai dit qu'il ne me revenait pas vraiment de raconter leur histoire. Ils devraient le faire eux-mêmes, et je les ai aidés à y arriver. J'ai travaillé avec beaucoup de producteurs autochtones, des jeunes et des moins jeunes. Ces personnes voulaient produire du contenu, et je leur ai offert de la formation et du mentorat pour qu'elles puissent raconter leurs histoires.
Quels ont été les résultats? J'ai travaillé avec un jeune homme, Don Claxton, et sa sœur Dana Claxton, qui est une artiste autochtone. J'ai aussi joué de la musique avec leur sœur Kim Soo Goodtrack. Ils avaient une idée d'émission. Nous étions au début des années 1990, et c'est alors que le Réseau de télévision des peuples autochtones est né. Nous avons produit un pilote pour la première émission pour enfants d'âge préscolaire à être diffusée sur ce réseau. J'ai travaillé avec eux, de nombreuses Premières Nations et une équipe technique autochtone, que nous avons formée, pour réaliser 64 épisodes d'une émission appelée Wakanheja.
La règle exigeant un pourcentage de contenu canadien vise à nous permettre d'entendre ces importantes voix autochtones. Nous devons nous assurer que le Fonds des médias du Canada n'est pas seulement accessible aux radiodiffuseurs canadiens, mais également aux créateurs indépendants de contenu canadien lorsqu'ils produisent du contenu pour les médias de diffusion en continu sur Internet tels que Netflix et d'autres, car c'est là qu'une grande partie de la production est destinée.
J'ai entendu beaucoup de discussions au sujet de la liberté d'expression, certains soutenant que la diffusion accrue de contenu canadien nuira nécessairement à certains youtubeurs. Je ne sais plus combien de fois j'ai entendu cet argument pendant qu'on l'on faisait obstruction aux travaux du comité. Un député conservateur a donné un excellent exemple d'une personne qu'il connaît et qui diffuse des vidéos instructives sur les bons de réduction, ce qui est merveilleux. J'ai regardé le palmarès des 100 plus gros producteurs YouTube du Canada et on y trouve des personnes qui se spécialisent dans les manucures, qui commentent des jeux vidéos ou qui font des parodies. Une grande partie du contenu pourrait être produite n'importe où. On sait que c'est canadien parce qu'on reconnaît le parler typiquement canadien, mais ce n'est pas pour cette raison qu'on veut appliquer une règle exigeant un pourcentage de contenu canadien.
Ce contenu commercial génère des revenus publicitaires, et la vente d'espaces publicitaires est le gagne-pain des géants commerciaux d'Internet. C'est à cette fin que sont conçus les algorithmes. L'important dans le contenu canadien, ce sont les voix autochtones, les histoires du Nord du Canada, les documentaires canadiens, les histoires de néo-Canadiens et les nouveaux musiciens canadiens. Voilà la programmation dont il faut faciliter la découverte afin que nous puissions nous instruire sur nos compatriotes et en apprendre davantage sur les histoires canadiennes, sans être inondés par la culture américaine ou dominante.
Je n'ai pas pu participer au débat d'ajournement ce soir. Je veux parler d'un pan de l'histoire canadienne qui a besoin d'être raconté et compris. Ces dernières décennies, les Canadiens ont appris de plus en plus de choses sur la tentative de génocide culturel commis par des gouvernements d'autrefois, qui ont tenté de supprimer les cultures autochtones avec le système des pensionnats autochtones. La Commission de la vérité et réconciliation a publié un rapport complet et offert une feuille de route, avec 94 appels à l'action.
La plupart des Canadiens ne sont pas conscients qu'il existait un autre genre d'établissements, le système d'hôpitaux autochtones ségrégués, exploités par le gouvernement fédéral des années 1940 aux années 1970. Ces hôpitaux ont leurs propres histoires d'horreur. J'ai entendu parler de l'hôpital pour Autochtones de Nanaimo pour la première fois il y a environ 15 ans et beaucoup de gens dans ma collectivité ignorent totalement qu'il ait déjà existé.
En 2013, le centre de santé hul'qumi'num m'a confié la réalisation d'un film sur la sécurité culturelle et le système de santé, dans les régions où l'on parle le hul'qumi'num. Le film visait en partie à faire comprendre aux professionnels de la santé l'histoire du racisme institutionnel dans le domaine de la santé et les raisons pour lesquelles les Autochtones ne demandaient pas d'aide lorsqu'ils avaient besoin de soins médicaux.
J'ai discuté avec des aînés qui m'ont parlé du traumatisme qu'ils ont vécu à l'hôpital autochtone de Nanaimo. Ils m'ont raconté les traitements douloureux qu'on leur a fait subir et m'ont parlé des gens qui sont allés dans ces hôpitaux et qui n'ont jamais été revus par la suite. Dans le cadre de la préparation en vue du film, j'ai parlé avec la chercheuse Laurie Meijer Drees, codirectrice du département des études autochtones de l'Université de l'île de Vancouver. Elle a documenté les récits oraux de gens qui ont été dans ces hôpitaux et elle a écrit un livre sur la question intitulé Healing Histories: Stories from Canada's Indian Hospitals.
Évidemment, il n'y avait pas que des histoires d'horreur dans ces hôpitaux. Certaines personnes étaient malades et elles y ont reçu des antibiotiques qui les ont guéries, mais les effets dévastateurs des hôpitaux autochtones viennent du fait qu'ils partaient du principe qu'il fallait traiter tous les Autochtones comme des pupilles de l'État. L'idée du consentement médical n'est arrivée que dans les années 1960 pour la population générale. Par contre, en tant que pupilles de l'État, le consentement des Autochtones n'était pas requis pour les hospitaliser ou pour leur imposer un traitement. Dans sa condescendance, le système considérait qu'ils n'étaient pas en mesure de donner leur consentement.
Un Autochtone pouvait être arrêté par la GRC s'il refusait d'aller à l'hôpital après qu'un médecin le lui ait prescrit. Cette mentalité tordue et raciste a mené à la stérilisation forcée des femmes et à des expériences pharmacologiques menées sans le consentement des patients.
Les hôpitaux étaient sous-financés et ils manquaient de personnel. Les membres de la famille et les communautés n'étaient pas informés de l'évolution de l'état de santé de leurs proches hospitalisés. Des gens mouraient, des enfants étaient envoyés dans des pensionnats ou adoptés et les membres de la famille n'étaient jamais informés. Certains enfants ont été emmenés à l'hôpital et, des années plus tard, ils avaient oublié qui ils étaient, leur vrai nom ou d'où ils venaient.
L'essentiel de ce que l'on sait de cette sombre histoire provient de récits oraux racontés aux chercheurs et rendus publics par la Commission de vérité et réconciliation, mais les dossiers médicaux sont inaccessibles et les chercheurs n'ont pas été autorisés à y accéder. Apparemment, la raison invoquée est que les dossiers contiennent des informations personnelles. Il est important de protéger les informations personnelles, mais nous n'avons pas besoin d'exposer des informations personnelles pour faire la lumière sur ce qui s'est passé.
Pour soigner ces traumatismes du passé, il faut connaître la vérité. La vérité est scellée dans ces dossiers médicaux, et il incombe au gouvernement de donner aux chercheurs et aux arbitres indépendants les autorisations requises pour qu'ils aient accès aux données afin de les analyser et de mener une enquête indépendante complète. J'ai hâte qu'un producteur des Premières Nations, un producteur autochtone, produise un documentaire à ce sujet et que les députés le trouvent sur YouTube grâce à la découvrabilité. Il s'agit d'histoires que nous devons entendre. Ce sont les vérités que nous devons entendre. Nous devons aussi entendre parler du riche patrimoine culturel des peuples autochtones.
Parlons de censure. Nous sommes préoccupés par la censure. La vraie préoccupation concernant la censure provient des grandes entreprises. Le 5 mai dernier, soit la Journée de la robe rouge ou la Journée nationale de la sensibilisation sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, des membres de la famille, des amis et des proches de victimes ont fait des publications au sujet de leurs proches disparues. Des milliers de ces publications ont disparu.
Dans ma circonscription, je sais que Lisa Marie Young a disparu il y a des années. Qu'est-il arrivé à toutes ces publications? Instagram les a toutes supprimées. Ce phénomène se produit aussi dans d'autres cas, comme Black Lives Matter, la situation en Israël et en Palestine, Cheikh Jarrah et SOS Colombia. J'ai entendu l'un des conservateurs dire que leurs publications disparaissaient, des publications de droite, mais il ne s'agit clairement pas de publications conservatives.
La liberté d'expression est importante pour moi, et nous devons la faire respecter. C'est ce que le projet de loi ferait.
View Gary Anandasangaree Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, I want to begin by acknowledging that I am speaking to members from Scarborough—Rouge Park, the traditional lands of many indigenous nations, most recently of the Mississaugas of the Credit. I will be speaking in support of Bill C-30, an act to implement certain provisions of the budget tabled in Parliament on April 19, 2021.
Before I go deeper into the budget, I want to reflect on the past few weeks. It has been a difficult few weeks for many in our country, and I think it is safe to say that our hearts ache on a number of different fronts.
First and foremost, learning of the graves of 215 children in Kamloops has really opened existing wounds and has shaken us up in a way things have rarely shaken us. This is a moment in time when all of us need to come together and ensure that there is justice, accountability and reflection. There is also a real commitment to ensure that all of the 94 calls to action from the Truth and Reconciliation Commission report are implemented.
There are sadly going to be other findings along the way, and I think in order for us to have closure, in order for us to truly live up to the past and move forward, we need to support indigenous-led initiatives that will commemorate and remember, and that will ensure that the children are brought home. I send my heartfelt condolences to the Tk'emlúps te Secwépemc people and I want to assure them that I, along with my colleagues in the House, will continue to work to support them and others in these efforts.
Just last week, I sadly attended another memorial, in London, Ontario, to pay respects to the Afzaal family. I was joined by members from all parties and leaders from across different levels of government, but most importantly the members of the Muslim community in London.
The Afzaal family were walking, like most of us have relearned to do over the past 18 months or so. They were going on an evening walk and they were sadly mowed down by a terrorist, by someone who espoused so much hate. I do not even know if I could fathom the level of hate this individual had to do this to this family, but more broadly, to attack us as Canadians. When we see an attack on one individual community or family, it really is an attack on all of us. It is an attack on the values that we espouse.
Sadly, it did not stop there. We know that incidents of Islamophobia have been on the rise exponentially over the past several days. We have seen incidents in Edmonton, as my friend from Edmonton Riverbend just referenced. We have seen daily microaggressions toward many friends, colleagues and others we may have worked with. This is a real moment for us to reflect on the level of hate speech, the level of hate propaganda on social media. We know that incidents of anti-Semitism are on the rise.
This is a moment for us to reflect and make sure that we do better and we collectively work together, that we do not use race and these differences as wedge issues, but rather as issues that we can all come together to fight against as a common good. I sincerely hope that we have turned the page in our Parliament where we can do that. I hope to work across the aisle with my friends opposite to do that.
On a very personal note, I must thank all those colleagues who are not going to be running again in the next election. Most importantly, I want to acknowledge and thank my good friend from Mississauga—Malton, the former minister of innovation, for his extraordinary guidance for me personally and the doors that he opened for me to ensure my success. I want to pay particular respect and thank him and his extraordinary family, Bram, Kirpa, Nanki, Poppa Bains and Momma Bains, for all they have done.
In his speech, he reflected on the issue of identity, on the issue of being Sikh and being able to practise his faith and live day to day as a Sikh with enormous and extraordinary challenges, and yet he has overcome so many and has led us in ways that I do not have time to describe here.
I do want to get to the budget, and I want to talk about something that has been very important for the people of Scarborough. Scarborough region used to be its own municipality prior to amalgamation with the broader city of Toronto. We have a population of roughly 630,000 people. We are represented by six parliamentarians; we call them the Scarborough caucus. We have set out since 2015 to prioritize one singular ask, which is additional support for transit.
The Scarborough region has not had any higher levels of transit built in a generation. The last project, the rapid transit, the LRT, is coming to an end in 2023. It is broken down. It is far past its best-before date, and it is fair to say that it is not serving the people of Scarborough.
In 2015, Scarborough Agincourt was represented by Arnold Chan. We got together and said we absolutely needed to make sure that we built higher orders of transit. At that time, the singular project that was in the pipeline, with almost a 10-year debate behind it, was the Scarborough subway extension. It was initially a three-stop subway. It became a four-stop subway, then a two-stop subway, and finally here we are today and we were recently able to announce a federal investment of $2.25 billion into a three-stop line, which will start construction before the end of the year, and we are hopeful that it will be constructed by 2030. That is the timeline that has been provided.
This is a game-changer. This is very important, and this is an important investment in the people of Scarborough, all the hard-working people. Scarborough had one of the most affected populations during the COVID-19 pandemic. We have had so many issues of riders, essential workers, going downtown in crammed buses and being affected disproportionately to the population. I believe this is a very important investment.
As much as this is important, this is not the end for us. Scarborough as a region will require additional supports in terms of infrastructure, and that is why this budget is so important, as it outlines a mechanism through the permanent public transit funding that would enable places like Scarborough to build. I am looking forward to supporting the construction of the Eglinton East LRT as the next project.
I look forward to the questions and answers today.
Madame la Présidente, j’aimerais commencer par dire que je m’adresse à vous depuis Scarborough—Rouge Park, les terres ancestrales d’un grand nombre de nations autochtones, plus récemment des Mississaugas de Credit. Je vais parler du projet de loi C‑30, Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 19 avril 2021.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais faire quelques observations sur les dernières semaines. Elles ont été difficiles pour un grand nombre de Canadiens, et je pense pouvoir dire que nous sommes tous avec eux par la pensée.
Tout d’abord, nous avons appris l’existence des tombes de 215 enfants à Kamloops, ce qui a réveillé d’anciennes blessures et nous a bouleversés au plus haut point. Nous devons tous nous montrer solidaires et nous assurer qu’il y aura justice, reddition de comptes et réflexion. Nous devons également nous assurer que les 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation seront mis en œuvre.
Il y aura malheureusement d’autres découvertes de ce genre, et pour que nous puissions faire notre deuil, pour que nous puissions aller de l’avant tout en rendant hommage à ce qui s’est passé, nous devons appuyer les initiatives de commémoration menées par les Autochtones et veiller à ce que les enfants soient rapatriés chez eux. J’adresse mes condoléances les plus sincères à la nation des Tk'emlúps te Secwépemc et je m’engage, avec mes collègues de la Chambre, à les aider à mener à bien les initiatives qu’ils entameront.
Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai malheureusement assisté à une autre commémoration, à London, en Ontario, pour rendre hommage à la famille Afzaal. Des députés de tous les partis et des chefs de tous les paliers de gouvernement s’étaient joints à moi mais, surtout, à la communauté musulmane de London.
La famille Afzaal se promenait, comme la plupart d’entre nous avons recommencé à le faire après 18 mois de confinement. C’était la fin de l’après-midi, ils ont été fauchés par un terroriste pétri de haine. Je ne peux pas imaginer le niveau de haine que ce type pouvait avoir pour attaquer ainsi cette famille et, de façon plus générale, attaquer ainsi les Canadiens. Une attaque contre une communauté ou une famille, c’est une attaque contre nous tous. C’est une attaque contre les valeurs que nous chérissons.
Malheureusement, cela ne s’est pas arrêté là. Nous savons que les manifestations d’islamophobie ont augmenté de façon exponentielle au cours des derniers jours. Nous avons vu des incidents à Edmonton, comme vient de le dire mon collègue d’Edmonton Riverbend. Nous savons que, chaque jour, un grand nombre d’amis, de collègues et de connaissances sont victimes de micro agressions. Le moment est venu de réfléchir au niveau de haine que peuvent véhiculer certains discours et certaines propagandes sur les réseaux sociaux. Nous savons que les actes antisémites sont également en hausse.
Nous devons saisir cette occasion pour réfléchir à tout cela et nous donner les moyens de mieux travailler ensemble, afin que la race et les différences ne soient pas des questions qui divisent mais plutôt des questions qui nous permettent de nous rassembler pour lutter en faveur du bien commun. J’espère sincèrement que nous allons pouvoir le faire dans cette Chambre. J’espère pouvoir travailler avec mes collègues d’en face pour y parvenir.
Sur une note très personnelle, je voudrais remercier tous mes collègues qui ne se représenteront pas aux prochaines élections, et surtout, je voudrais rendre hommage à mon ami de Mississauga—Malton, l’ancien ministre de l’Innovation, qui m’a dispensé d’excellents conseils et ouvert des portes déterminantes pour ma réussite. Je tiens à le remercier, lui et les membres de sa formidable famille, dont Bram, Kirpa, Nanki, Poppa Bains et Momma Bains, pour tout ce qu’ils ont fait pour moi.
Dans son discours, il a parlé de l’identité, de sa condition de sikh et des nombreuses difficultés qu’il rencontre pour pratiquer sa foi au quotidien, mais il y parvient et, à bien des égards, il nous permet de tirer des leçons, mais je n’entrerai pas dans ces détails.
J’aimerais parler du budget, et plus précisément de quelque chose qui est très important pour les habitants de Scarborough. Scarborough était une municipalité à part entière avant d’être fusionnée avec la ville de Toronto. Nous avons une population d’environ 630 000 personnes. Nous sommes représentés par six parlementaires, que nous appelons le caucus de Scarborough. Depuis 2015, nous donnons la priorité à une demande principale, soit un soutien supplémentaire pour un projet de transport en commun.
C’est le plus important projet de transport en commun que la région de Scarborough ait connu depuis une génération. Le dernier service de transport rapide prendra fin en 2023. Il ne fonctionne pas correctement. Il a manifestement dépassé sa date de péremption et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne répond pas aux besoins des habitants de Scarborough.
En 2015, la circonscription de Scarborough-Agincourt était représentée par Arnold Chan. Nous nous sommes entendus pour dire qu’il fallait absolument construire des systèmes de transport de meilleure qualité. À l’époque, le seul projet qui était envisagé, et cela faisait près de 10 ans qu’il en était question, était le prolongement de la ligne de métro de Scarborough. Initialement, la ligne de métro devait avoir trois arrêts; c'est ensuite devenu quatre, puis deux, et finalement, nous avons pu annoncer récemment un investissement fédéral de 2,25 milliards de dollars pour une ligne à trois arrêts, dont la construction, qui commencera d’ici la fin de l’année, devrait être terminée en 2030. Voilà l’échéancier qui a été présenté.
Cela va changer radicalement les choses. C’est un investissement très important pour les habitants de Scarborough, pour les masses laborieuses. Scarborough est l’une des collectivités qui ont été les plus durement touchées par la pandémie de COVID‑19. Nous avons eu un grand nombre de travailleurs essentiels qui ont dû prendre des autobus surchargés pour se rendre en ville et qui ont été contaminés par la maladie de façon disproportionnée. Je pense que c’est un investissement très important.
C’est vrai que c’est important, mais nous avons besoin de plus. La région de Scarborough a besoin d’aide supplémentaire en matière d’infrastructures, et c’est la raison pour laquelle ce budget est si important, car il propose un mécanisme de financement, grâce au Fonds permanent pour le transport en commun, qui permettra à des régions comme Scarborough de se développer. J'ai hâte d'appuyer la construction du prochain projet, le TLR d'Eglinton East.
J’attends avec impatience la période des questions d’aujourd’hui.
View Niki Ashton Profile
NDP (MB)
Madam Speaker, I rise on a point of order. There have been consultations among the parties and if you seek it, I hope that you will find consent for the following motion: That in light of the uncovering of unmarked graves at residential schools, the House call on the government to establish an independent commission with the resources to establish standards and provide oversight in the searches of records, in ground searches and investigations in accordance with the wishes of communities, as well as invite international experts including the International Commission on Missing Persons to work with first nations, Inuit and Métis communities to bring their children home.
Madame la Présidente, j'invoque le Règlement. Il y a eu des consultations entre les partis. Je crois que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante: Que, compte tenu de la découverte de tombes sans épitaphe sur les sites de pensionnats autochtones, la Chambre demande au gouvernement de mettre en œuvre une commission indépendante ayant les ressources nécessaires pour établir des normes et mettre en œuvre des mécanismes de surveillance pour appuyer la recherche dans les archives, la recherche sur le terrain et les enquêtes selon les souhaits des communautés, ainsi que d'inviter des experts internationaux, incluant des représentants de la Commission internationale des personnes disparues, à venir travailler avec les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis en vue de rapatrier leurs enfants.
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
We would need unanimous consent to pass this motion. Therefore, all those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
The House has heard the terms of the motion. All those opposed to the motion will please say nay.
Some hon. members: Nay.
The Assistant Deputy Speaker (Mrs. Carol Hughes): There is dissent and therefore it cannot be adopted.
I have two points of order, so I will go to the first one that came up.
The hon. Parliamentary Secretary to the Minister of Immigration, Refugees and Citizenship.
Nous avons besoin du consentement unanime pour adopter la motion. Par conséquent, que tous ceux qui s'opposent à ce que la députée propose la motion veuillent bien dire non.
La Chambre a entendu la motion. Que tous ceux qui sont contre à la motion veuillent bien dire non.
Des voix: Non.
La vice-présidente adjointe (Mme Carol Hughes): Il n'y a pas de consentement unanime, donc la motion ne peut être adoptée.
J'ai deux rappels au Règlement, je vais donc passer au premier qui a été soulevé.
Le secrétaire parlementaire du ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a la parole.
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
View Charlie Angus Profile
2021-06-18 12:10 [p.8778]
Madam Speaker, I just wanted to clarify. I did not quite hear it, but it was the Liberal Party that turned down the support for indigenous people in finding the bodies—
Madame la Présidente, je tiens à clarifier un point. Je n'ai pas bien entendu, mais c'est le Parti libéral qui a refusé le soutien aux Autochtones pour les aider à retrouver les corps...
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
View Charlie Angus Profile
2021-06-18 12:50 [p.8785]
Mr. Speaker, I rise today on a question of privilege for an issue that I think goes beyond merely the procedural wrangling that often happen in the House. It speaks to issues that are confronting us as a nation and very much goes to the heart of what our obligations are as parliamentarians and what we need to do as a nation to address historical wrongs.
As I walked to Parliament Hill this morning, I noticed that the national flag continues to fly at half-mast. It is an extraordinary move that flags across this nation are at half-mast. They are there, of course, to pay respect to the 215 children of the former Catholic residential school in Kamloops whose bodies have been found. We now know about children found in Manitoba, and we know that we will find many other children who never got to go home.
I am sure members took the time to stop at the eternal flame to see the extraordinary outpouring of sadness and respect for the children who have been taken. It shows that Canadians, from all walks of life, are not only shocked and saddened by what has happened to indigenous children, but are looking to these institutions to correct it. The deaths of these children were not accidental. These children died through deliberate policies that were made in the chamber of the House of Commons. The taking of indigenous children from their families was done to destroy indigenous identity in Canada, and it meets the international test of genocide, as the destruction of a people involves the taking of children.
I say this, in leading up to my point of privilege, to encourage my colleagues and citizens to go see the memorial that is at the flame right now. For the indigenous people of this country, these are not historical wrongs, although the government always uses that term. It is a present-day attack through the broken social welfare system, through the taking of children that has continued without pause since Confederation. We have more children in the broken child welfare system today than were ever taken to residential schools.
The background to this, of course, is that in response to the revelations in Kamloops and the shock on the part of Canadians and the demand for action, we brought to the House, on June 7, a motion that was passed unanimously. It reads:
That, given that,
(i) the discovery of the grave of 215 children at Kamloops Indian Residential School has led to an outpouring of grief and anger across Canada,
(ii) the vast majority of the Truth and Reconciliation Commission's calls to action remain uncompleted, despite the clear path to justice and reconciliation that the Commission provides,
(iii) survivors, families and nations are demanding concrete action to advance real reconciliation, as opposed to just more words and symbolic gestures,
the House call on the government to:
(a) cease its belligerent and litigious approach to justice for Indigenous children by immediately dropping its appeal before the Federal Court in file numbers T-1621-19 (compensation) and T-1559-20 (Jordan's Principle for non-status First Nations kids recognized by their nations) and to recognize the government's legal obligation to fully comply with Canadian Human Rights Tribunal orders in this regard;
(b) agree to sit down with the St. Anne's residential school survivors organization Peetabeck Keway Keykaywin Association to find a just solution to the fact that survivors’ access to justice has been denied as a consequence of the actions of government lawyers in suppressing evidence at the Independent Assessment Process;
(c) accelerate the implementation of the Truth and Reconciliation Commission’s calls to action, including by providing immediate funding for further investigation into the deaths and disappearances of children at residential schools in compliance with calls to action 71 to 76;
(d) provide survivors, their families, and their communities with appropriate resources to assist with the emotional, physical, spiritual, mental, and cultural trauma resulting from residential schools; and
(e) within 10 days, table a progress report on actions taken in compliance with paragraphs (a) through (d) of the present motion, and that this report be deemed to have been referred to the Standing Committee on Indigenous and Northern Affairs for consideration upon tabling.
I want to stress the call that within 10 days, we “table a progress report on actions taken in compliance with paragraphs (a) through (d) of the present motion”, which was passed unanimously in the House of Commons, and we refer the report to the Standing Committee on Indigenous and Northern Affairs.
Late last night, the Liberal government presented a report at the eleventh hour, but this report in no way addresses the seriousness and specificity of what was laid out in the motion. In fact, it looks like some staffer did a cut-and-paste job and looked some stuff up on Google, and then had the temerity to present it to Parliament. What we see are Liberal electoral claims and claims from the previous budget announcements, but they in no way meet the test of what was laid out in a very serious motion about reconciliation and justice, particularly in the call to end the federal court cases in files T-1621-19 and T-1559-20 and recognize the government's legal obligation to fully comply with the Canadian Human Rights Tribunal rulings. The report did not respect the right of members of the House to receive the documents and information needed for us to see whether the government has respected the will of Parliament.
We know that only days after Parliament instructed the Prime Minister to end his belligerent and toxic legal war against indigenous children, he opted instead to instruct the Minister of Indigenous Services and the Attorney General of Canada to return to federal court to try to quash the two federal cases specifically referenced in the motion. Once again, if we look at the memorials for the dead children that have been put up across this country, wherever we look they will show us pictures and stories of the children still being taken today. The Human Rights Tribunal found in 2016 that the government was guilty of systemic discrimination through “wilful and reckless” policies that it knew were harmful to the children. Parliament called on the government to end those court cases and negotiate a just solution.
The motion could not be considered unfair by the government, nor can it say we are not giving it enough time, because we know that the Assembly of First Nations has an offer on the table for the government to get out of court and settle. The government was instructed to do that. The motion was timely, and the issue of the 10 days was important because we knew the government was getting ready to return to federal court. Instead, the government has opted to be held in contempt by the House.
Members should listen to the explanations by the government about why it ignored Parliament. As we know, the Prime Minister, the Minister of Indigenous Services and all the key people on this file did not even bother to show up to vote on the motion. They said they did not vote because they did not want to show contempt for the courts. However, they were more than willing to show contempt for the indigenous people of this country, and they were more than willing to show contempt for Parliament.
If we believe, as a fundamental principle, that it is okay for members of cabinet to absolve themselves of the obligation to respect the will of Parliament and show contempt for Parliament, we are, I think, on very dangerous terrain. We are at a historical moment in this country, and that is why I bring this question to the House with such urgency. I have brought forward questions of privilege in the past about governments doing this or not doing that, but we are talking about the policies that led to the widespread death and damage of generations of indigenous children. The government says these harms are historical, but that has been proven to be untrue. It is ongoing.
What is incredibly cynical is that, in ignoring the order of Parliament, the Minister of Indigenous Services has misled the House time and time again, because we see what is actually in the legal case by the federal government. He claims that it is just trying to clarify jurisdictional questions. No, it is not. It is trying to quash the ruling.
He claims that the tribunal failed to give due consideration to Canada's right to procedural fairness through this process, and that when Canada raised concerns about the lack of procedural fairness, the tribunal stated that any procedural unfairness to Canada is outweighed by the prejudice born by the victims of discrimination.
The minister took that statement, which clearly says that the harms that have been done to children far outweigh the procedural fairness to the government, and is using that to attack the tribunal at federal court.
I raise this because the motion speaks about St. Anne's residential school survivors. In that case, the federal government took the exact opposite position and said that St. Anne's survivors were not entitled to the basic principle of procedural fairness. When it comes to denying basic services and rights to indigenous people, the government flips its argument.
I am getting to the point of the issue of contempt. The House of Commons Procedure and Practice says that while contempt can be hard to define:
The United Kingdom Joint Committee on Parliamentary Privilege attempted to provide a list of some types of contempt in its 1999 report...[including] without reasonable excuse, refusing to answer a question or provide information or produce papers formally required by the House or a committee [and] without reasonable excuse, disobeying a lawful order of the House or a committee.
Contempt is not limited to specific circumstances. It is intentionally meant to be wide-ranging and to provide the House the ability to determine when that bar has been reached.
In this case, the government has been ordered by Parliament to end its toxic legal war that has cost over $10 million in legal fees, resulted in 19 non-compliance orders and seen obstruction after obstruction. The government has been ordered to end this legal war, and to sit down and negotiate. We know there is a negotiating table waiting for them.
The government has also misled the House continually. Just the other day, the Minister of Indigenous Services claimed that because he has not put a six-year-old on the witness stand technically he is not fighting these children in court. In fact, the government's legal argument rests on the dubious case that because these children were found to have suffered systemic, mass discrimination, which the tribunal refers to as wilful and reckless discrimination, none of them is individually eligible for compensation. How can that be?
The government has also said that there has to be a test. That means that unless these six-year-olds, 12-year-olds and 15-year-olds are brought before a government body to be tested for how much suffering they have endured, the government will fight the tribunal.
The reason that the government was hit with $40,000 of compensation per child has to be understood very clearly. When the ruling came down in 2016 and the Prime Minister said he would not contest the order, he had an opportunity to work with Cindy Blackstock, the First Nations Child and Family Caring Society, the Assembly of First Nations and other players, and to sit down and negotiate a way to end these harms. Instead, the government did not. It fought, obstructed and continually ran on the principle that it was not accountable for the lives of children. In the end, the tribunal was so frustrated that it gave the maximum penalty of $40,000 per person, per child in this case, because it said it was the worst case of indifference that the Human Rights Tribunal had ever seen. That happened under the Liberal government.
The fact that the government has continued with these actions is contrary to the will of the House and is therefore an affront to the House. It is now up to the House to determine the action that is needed. I say this again, because we are at a historic crossroads. People are looking. Indigenous people are looking to see whether we take this seriously. Canada's argument all along has been that there is no evidence of children having been harmed through systemic, wilful and reckless discrimination. The government says there is no evidence that children have been harmed.
We know that we lose a child every Monday, Wednesday and Saturday in those broken systems. We lose three children a week, and no one over there seems to even notice.
Now the government has clarified that it has changed after all this losing, time and time again. My God, the government has had more failures than a Ford Pinto when it comes to fighting indigenous kids in court. It has lost every single decision.
This is not the first time the government has failed to comply with a motion on this exact issue. On December 13, 2019, the member for New Westminster—Burnaby raised a question of privilege alleging the government had not complied with a motion I had presented that was adopted unanimously in the House. It called on the government to abide by a decision made by the Canadian Human Rights Tribunal on compensation for residential school survivors. In his Speaker's ruling of January 27, 2020, which was the Speaker's very first ruling, he said:
For a motion to constitute an order of the House, it would have to pertain to those matters where the House, acting alone, possesses the power to compel an action. This is true, for example, when the House sends for persons, papers or records, or when it regulates its own internal proceedings. Only in such circumstances will the Chair determine whether disregard for the order in question constitutes a prima facie case of contempt.
We were unsuccessful at that time, but today's case is substantially different because the motion put forward was a substantive debatable motion placed on the Order Paper, and that motion was subject to a recorded division. Therefore, it carries more weight because of the unanimous consent that was expressed in 2019. In this case it was clearly the will of the House that a document be produced and referred to the appropriate standing committee, and that this document was specific to the issues related to the court cases and whether the government was going to respect the will of the House.
Earlier this week, I will remind members, the government was found to have breached privilege on some issues that are very pertinent to this. The official opposition house leader argued this week that, in a May 2019 report on the power to send for papers, the United Kingdom House of Commons procedure committee concluded, at paragraph 16:
The power of the House of Commons to require the production of papers is in theory absolute. It is binding on Ministers, and its exercise has consistently been complied with by the Government.
The Speaker was very wise on ruling on that matter. He stated:
While they are not being challenged, it is still worth recalling that, at the heart of the parliamentary system, and firmly anchored in our Constitution, there are rights and privileges that are indispensable to the performance of members' duties.
For this, we need to receive the documents that treat matters as urgent as the lives of indigenous children and the issue of the finding of systemic discrimination with seriousness and respect.
I am going to conclude, but I want to mention two children: Jolynn Winter and Chantel Fox. They were 12 years old and died on Wapekeka First Nation, and I keep their photos with me in my office. The people of Wapekeka begged the government during the Human Rights Tribunal to get help to children in Wapekeka. The government claimed that it was its right to decide whether these children got services, and these two 12-year-old children died. They were loved and they are mourned, like so many other children who have died. The government was found guilty by the Human Rights Tribunal, in one of many non-compliance orders, of being complicit in their deaths and for its attitude that it is not accountable to the Human Rights Tribunal.
Parliament, in paying tribute to the deaths of those children and the other children who suffered, has called on the government to change track, and it is refusing. The vote was a vote for reconciliation. It was a vote for recognizing the role that this institution played in policies that deliberately attempted to destroy children and destroy indigenous people. It was a vote that told the government these issues are not historic wrongs, but ongoing policies that have caused, and continue to cause, serious damage to the indigenous families of this nation. From the residential schools to the sixties scoop, the millennial scoop and the children being taken today, there is an unbroken line of intent, damage and systemic abuse.
I urge members that we are standing at a historic moment of reckoning. Now I would like to quote the member for Nunavut, who just spoke this week, and I will finish on this. She said:
This place was built on the oppression of indigenous peoples.... Our history is stained with...the blood of children, youth, adults and elders. It is time to face the scales of justice.
On one side we have a mountain of suffering, and whenever the government gives us a grain of sand of support, it seems to think the trauma from our past has been rectified and that somehow it deserves a pat on the back. However, it will take a mountain of support to even begin the healing process. As long as these halls echo with empty promises instead of real action, I will not belong here.
I urge the Speaker, in his role representing Parliament and all our members, to hold the government to account for its contempt, its breach of privilege and its ongoing attack on the indigenous families and children of this nation.
Monsieur le Président, je soulève aujourd’hui une question de privilège sur un sujet qui, à mon avis, va au-delà des simples querelles de procédure qui se produisent souvent à la Chambre. Elle porte sur des questions auxquelles nous sommes confrontés en tant que nation et va au cœur de nos obligations en tant que parlementaires et de ce que nous devons faire pour redresser les torts historiques.
En me rendant sur la Colline du Parlement ce matin, j’ai remarqué que le drapeau national continue de flotter en berne. C’est un geste extraordinaire que les drapeaux de notre pays soient en berne. C'est bien sûr pour rendre hommage aux 215 enfants de l’ancien pensionnat catholique de Kamloops dont les corps ont été retrouvés. Nous sommes maintenant au courant d’enfants trouvés au Manitoba, et nous savons que nous trouverons de nombreux autres enfants qui n’ont jamais pu rentrer chez eux.
Je suis sûr que les députés ont pris le temps de s’arrêter devant la flamme éternelle pour voir l’extraordinaire effusion de tristesse et de respect pour les enfants qui ont été enlevés. Cela montre que les Canadiens, de tous les horizons, non seulement sont choqués et attristés par ce qui est arrivé aux enfants autochtones, mais comptent sur ces institutions pour y remédier. La mort de ces enfants n’était pas accidentelle. Ces enfants sont morts à cause de politiques délibérées adoptées dans l’enceinte de la Chambre des communes. Le retrait des enfants autochtones de leurs familles visait à oblitérer l’identité autochtone au Canada, et cela répond au critère international de génocide, puisque le fait d’enlever les enfants d’un peuple mène à sa destruction.
Je dis cela avant d’en venir à ma question de privilège pour encourager mes collègues et les citoyens à aller voir le mémorial qui se trouve à la flamme en ce moment. Pour les peuples autochtones de ce pays, il ne s’agit pas de torts historiques, bien que le gouvernement utilise toujours ce terme. Il s’agit d’une attaque actuelle qui prend la forme d’un système d’aide sociale défaillant et de l’enlèvement d’enfants qui se poursuit sans relâche depuis la Confédération. Il y a aujourd’hui plus d’enfants dans le système défaillant d'aide à l'enfance qu'il y en a jamais eu dans les pensionnats.
Dans ce contexte, bien sûr, en réponse aux révélations de Kamloops, au choc des Canadiens et à la demande d’action, nous avons présenté à la Chambre, le 7 juin, une motion qui a été adoptée à l’unanimité. Elle se lit comme suit:
Que, étant donné que,
(i) la découverte des restes de 215 enfants sur le site d’un pensionnant autochtone à Kamloops a provoqué un élan de chagrin et de colère dans tout le Canada,
(ii) la grande majorité des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation sont restés lettre morte, malgré la voie vers la justice et la réconciliation que la Commission a clairement tracée,
(iii) les survivants, les familles et les nations exigent qu’au-delà des mots et des gestes symboliques, des actions concrètes soient posées pour avancer vers une véritable réconciliation,
la Chambre demande au gouvernement:
a) de mettre fin à son approche belliqueuse et conflictuelle à l’égard de la justice pour les enfants autochtones en abandonnant immédiatement son appel devant la Cour fédérale dans les dossiers T‑1621‑19 (indemnisation) et T‑1559‑20 (principe de Jordan pour les enfants des Premières Nations non inscrits et reconnus par leurs nations) et de reconnaître que le gouvernement a l’obligation juridique de se conformer pleinement aux ordonnances du Tribunal canadien des droits de la personne en la matière;
b) d’accepter de rencontrer les représentants de l’Association Peetabeck Keway Keykaywin, qui regroupe des survivants du pensionnat indien de St. Anne, afin de trouver une solution équitable au fait que ces survivants n’ont pas eu accès à la justice en raison des actions des avocats du gouvernement, qui ont supprimé des preuves lors du Processus d’évaluation indépendant;
c) d’accélérer la mise en œuvre des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, y compris en finançant immédiatement la réalisation d’enquêtes plus poussées sur les décès et les disparitions d’enfants survenus dans les pensionnats, comme le préconisent les appels à l’action 71 à 76;
d) de fournir aux survivants, à leurs familles et à leurs communautés les ressources appropriées pour les aider à surmonter les traumatismes émotionnels, physiques, spirituels, mentaux et culturels causés par les pensionnats;
e) de déposer, dans un délai de 10 jours, un rapport d'étape sur les mesures prises pour donner suite aux paragraphes a) à d) de la présente motion, et que le rapport soit réputé avoir été renvoyé au Comité permanent des affaires autochtones et du Nord pour examen au moment de son dépôt.
J’insiste sur la demande « de déposer, dans un délai de 10 jours, un rapport d'étape sur les mesures prises pour donner suite aux paragraphes a) à d) de la présente motion » qui a été adoptée à l’unanimité à la Chambre des communes, et que le rapport soit réputé avoir été renvoyé au Comité permanent des affaires autochtones et du Nord.
Tard hier soir, le gouvernement libéral a présenté un rapport à la dernière minute, mais ce rapport ne tient aucunement compte des mesures importantes et précises énoncées dans la motion. En fait, on dirait qu’un membre du personnel a fait un copier-coller de quelques trucs qu'il a trouvés sur Google, puis a eu l'audace de le présenter au Parlement. Ce que nous voyons, ce sont des déclarations électorales libérales et des déclarations tirées des annonces budgétaires précédentes, mais elles ne répondent en rien à ce qui a été énoncé dans une motion très sérieuse sur la réconciliation et la justice, en particulier en ce qui concerne la demande visant à abandonner les procédures devant la Cour fédérale dans les dossiers T-1621-19 et T-1559-20 et à reconnaître l’obligation juridique du gouvernement de se conformer pleinement aux ordonnances du Tribunal canadien des droits de la personne. Le rapport n’a pas respecté le droit des députés de la Chambre de recevoir les documents et les renseignements nécessaires pour nous permettre de voir si le gouvernement a respecté la volonté du Parlement.
Nous savons que quelques jours seulement après que le Parlement eut demandé au premier ministre de mettre fin à sa guerre juridique belliqueuse et toxique contre les enfants autochtones, il a choisi de donner instruction au ministre des Services aux Autochtones et au procureur général du Canada de retourner devant la Cour fédérale pour tenter de faire invalider les décisions rendues dans les deux affaires spécifiquement mentionnées dans la motion. Encore une fois, si nous regardions les monuments commémoratifs pour les enfants morts, érigés dans tout le pays, on verrait des photos et des histoires d’enfants qui sont encore enlevés aujourd’hui. Le Tribunal des droits de la personne a conclu en 2016 que le gouvernement était coupable de discrimination systémique par le biais de politiques « délibérées et inconsidérées » qu’il savait préjudiciables aux enfants. Le Parlement a demandé au gouvernement de mettre fin à ces poursuites judiciaires et de négocier une solution juste.
Le gouvernement ne peut pas dire que la motion est injuste ni que nous ne lui donnons pas assez de temps, car nous savons que l’Assemblée des Premières Nations a fait une offre au gouvernement pour qu’il se retire des tribunaux et qu’il trouve une solution. Le gouvernement a reçu l’ordre de le faire. La motion était opportune, et le délai de 10 jours était important, car nous savions que le gouvernement se préparait à retourner devant la Cour fédérale. Au lieu de cela, le gouvernement a choisi d’être accusé d’outrage à la Chambre.
Les députés devraient écouter les explications données par le gouvernement pour justifier de ne pas avoir tenu compte des demandes du Parlement. Nous le savons, le premier ministre, le ministre des Services aux Autochtones et tous les acteurs principaux dans ce dossier ne se sont même pas présentés pour le vote concernant la motion. Ils disent qu'ils n'ont pas voté parce qu'ils ne voulaient pas faire preuve de mépris envers les tribunaux. Par contre, ils n'ont aucun scrupule à faire preuve de mépris envers les peuples autochtones du pays et envers le Parlement.
S'il devient acceptable que les membres du Cabinet se soustraient à leur obligation de respecter la volonté du Parlement et qu'ils se rendent coupables d'outrage au Parlement, je crois que nous nous aventurons sur une pente savonneuse. Le pays est à un moment charnière de son histoire et c'est pourquoi je soumets de toute urgence cette question à la Chambre. J'ai déjà soulevé des questions de privilège au sujet de telle ou telle chose que le gouvernement avait faite ou n'avait pas faite, mais il est ici question de politiques qui ont entraîné la mort de plusieurs générations d'enfants autochtones et qui ont causé des préjudices aux survivants. Le gouvernement affirme que ces torts sont chose du passé, mais il a été démontré que ce n'était pas vrai. Ils perdurent à ce jour.
Ce qui est d'un incroyable cynisme, c'est que, en ignorant l'ordre du Parlement, le ministre des Services aux Autochtones a induit la Chambre en erreur à plusieurs reprises, parce que nous pouvons voir quel est l'argumentaire du gouvernement fédéral dans cette affaire. Le ministre prétend qu'il s'agit simplement de préciser des questions de compétences. Faux: il s'agit de faire casser le jugement.
Le ministre prétend que le tribunal n'a pas tenu compte comme il se doit du droit à l'équité procédurale du Canada et que, lorsque le Canada a fait valoir ses préoccupations à cet égard, le tribunal a déclaré que les préjudices subis par les victimes de discrimination l'emportaient sur toute atteinte à l'équité procédurale.
Le ministre s'est servi de cette déclaration, qui précise clairement que les préjudices subis par les enfants l'emportent de loin sur le droit à l'équité procédurale du gouvernement, pour contester la décision du tribunal devant la Cour fédérale.
Je soulève ce point parce que la motion parle des survivants du pensionnat autochtone St. Anne. En l'occurrence, le gouvernement fédéral a défendu la position contraire et a affirmé que ces survivants n'avaient pas le droit de bénéficier du principe fondamental d'équité procédurale. Le gouvernement a fait volte‑face pour priver les Autochtones de leurs droits fondamentaux et leur refuser des services de base.
S'agissant de l'outrage au Parlement, même si, d'après La procédure et les usages de la Chambre des communes, il peut être difficile à définir:
Le Joint Committee on Parliamentary Privilege du Royaume-Uni a dressé une liste de certains types d’outrage dans son rapport de 1999 [...] [, y compris] sans excuse valable, refuser de répondre à une question, ou encore de fournir une information ou de produire des documents dont la Chambre ou un comité exige la production [et] sans excuse valable, désobéir à un ordre légal de la Chambre ou d’un comité.
L’outrage n’est pas limité à des circonstances précises. Il est intentionnellement conçu pour avoir une large portée et pour donner à la Chambre la capacité de déterminer quand cette barre a été atteinte.
Dans le cas présent, le Parlement a ordonné au gouvernement de mettre fin à sa guerre juridique toxique qui a coûté plus de 10 millions de dollars en frais juridiques, a donné lieu à 19 ordonnances de non-conformité et a entraîné obstruction après obstruction. Le gouvernement a reçu l’ordre de mettre fin à cette guerre juridique et de négocier. Nous savons que des gens sont prêts à négocier avec lui.
Le gouvernement a également induit la Chambre en erreur de façon continue. L’autre jour, le ministre des Services aux Autochtones a prétendu que, parce qu’il n’avait pas fait témoigner un enfant de six ans, il ne se battait pas contre ces enfants devant les tribunaux. En fait, l’argument juridique du gouvernement repose sur l’argument douteux selon lequel, parce qu’il a été établi que ces enfants ont été victimes d’une discrimination systémique et massive, que le tribunal qualifie de discrimination délibérée et irréfléchie, aucun d’entre eux n’est individuellement admissible à une indemnisation. Comment cela peut-il être possible?
Le gouvernement a également déclaré qu’il devait y avoir un critère. Cela signifie qu’à moins que ces enfants de six, douze et quinze ans ne soient amenés devant un organe gouvernemental pour être interrogés sur l’ampleur des souffrances qu’ils ont endurées, le gouvernement s’opposera au tribunal.
La raison pour laquelle le gouvernement a été sommé de verser 40 000 $ d’indemnisation par enfant doit être comprise très clairement. Lorsque le jugement a été rendu, en 2016, et que le premier ministre a dit qu’il ne contesterait pas l’ordonnance, il avait l’occasion de travailler avec Cindy Blackstock, la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations, l’Assemblée des Premières Nations et d’autres acteurs. Il pouvait négocier une façon de mettre fin à ces préjudices. Au lieu de cela, le gouvernement ne l’a pas fait. Il s’est battu, a fait de l’obstruction et a continuellement invoqué l'idée qu’il n’était pas responsable de la vie des enfants. En fin de compte, le Tribunal des droits de la personne était tellement frustré qu’il a imposé l’indemnité maximale de 40 000 $ par personne, par enfant dans ce cas, parce que, selon lui, c’était le pire cas d’indifférence qu'il ait vu. Cela s’est produit sous le gouvernement libéral.
Que le gouvernement ait persisté est contraire à la volonté de la Chambre et constitue donc un affront à la Chambre. Il appartient maintenant à la Chambre de déterminer les mesures à prendre. Je le répète, car nous sommes à un carrefour historique. Les gens regardent. Les Autochtones cherchent à savoir si nous prenons cette question au sérieux. Depuis le début, le Canada avance l’argument qu’il n’y a aucune preuve que des enfants ont été lésés en raison d'une discrimination systémique, délibérée et dangereuse. Le gouvernement affirme qu’il n’y a aucune preuve que des enfants ont été lésés.
Nous savons que nous perdons un enfant chaque lundi, mercredi et samedi dans ces systèmes défaillants. Nous perdons trois enfants par semaine, et personne là-bas ne semble le remarquer.
Maintenant, le gouvernement précise qu’il a changé après avoir connu défaite après défaite. Mon Dieu, le gouvernement ne fait qu'accumuler les échecs depuis qu'il se bat devant la justice contre les enfants autochtones. Chaque décision lui a été défavorable.
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement ne se conforme pas à une motion à ce sujet. Le 13 décembre 2019, le député de New Westminster—Burnaby a soulevé une question de privilège accusant le gouvernement de ne pas avoir respecté une motion que j’avais présentée et qui avait été adoptée à l’unanimité par la Chambre. Cette motion exhortait le gouvernement à respecter la décision du Tribunal canadien des droits de la personne ordonnant que les survivants des pensionnats autochtones soient indemnisés. Le 27 janvier 2020, le Président a rendu sa toute première décision, qui était la suivante:
Pour qu’une motion constitue un ordre de la Chambre, elle doit avoir trait aux questions pour lesquelles la Chambre, agissant seule, a le pouvoir d’exiger une action. Il en est ainsi lorsque la Chambre convoque des personnes et exige la production de documents ou de dossiers, ou lorsqu’elle régit ses procédures internes. Ce n’est qu’en pareille circonstance que la présidence déciderait si le non-respect d’un ordre donné a constitué, à première vue, un outrage.
Nous n'avons pas réussi à ce moment-là, mais c'est très différent cette fois-ci, parce qu'il s'agit d'une motion de fond pouvant faire l'objet d'un débat qui a été mise au Feuilleton, et qui fait l'objet d'un vote par appel nominal. Elle pèse donc plus lourd, étant donné le consentement unanime exprimé en 2019. Dans ce cas, la Chambre souhaitait à l'évidence qu'un document soit produit et renvoyé au comité permanent compétent. Ce document concernait spécifiquement les questions soulevées par les tribunaux, à savoir si le gouvernement allait respecter la volonté de la Chambre.
Je rappelle aux députés qu'on a établi cette semaine que le gouvernement avait violé des privilèges sur certaines questions très pertinentes. Cette même semaine, le leader à la Chambre de l'opposition officielle a soutenu que, dans un rapport de mai 2019 portant sur le pouvoir d'exiger la production de documents, le comité de la procédure de la Chambre des communes du Royaume-Uni a conclu ce qui suit au paragraphe 16:
Le pouvoir de la Chambre des communes d'exiger la production de documents est en théorie absolu. Il lie les ministres, et le gouvernement l'a constamment respecté.
Le Président a rendu à ce sujet une décision très avisée et libellée en ces termes:
Bien qu'ils ne soient pas contestés, il n'est pas inutile de rappeler qu'au cœur de notre régime parlementaire, et bien ancré dans notre Constitution, il existe des droits et privilèges indispensables à l'exercice des fonctions parlementaires des députés.
Nous devons donc recevoir les documents qui traitent avec sérieux et respect de questions aussi urgentes que la vie des enfants autochtones et le constat de discrimination systémique.
Avant de conclure mes observations, je veux parler de deux enfants: Jolynn Winter et Chantel Fox. Elles avaient 12 ans quand elles sont mortes dans la réserve de la Première Nation de Wapekeka, et je garde leur photo dans mon bureau. Au cours de l'audience devant le Tribunal canadien des droits de la personne, les gens de Wapekeka ont supplié le gouvernement d'aider les enfants de leur communauté. Le gouvernement a fait valoir qu'il avait le droit de décider si ces enfants recevaient des services, et ces deux fillettes de 12 ans sont mortes. Elles étaient aimées et la communauté les pleure comme tant d'autres enfants qui sont morts. Aux termes d'une des nombreuses ordonnances de non-conformité, le gouvernement a été reconnu coupable d'avoir contribué à leur mort par le Tribunal canadien des droits de la personne, qui lui a reproché par ailleurs son refus de rendre des comptes.
Tout en rendant hommage aux enfants disparus et aux autres enfants qui ont souffert, le Parlement a demandé au gouvernement de changer de voie, mais il refuse. Le vote portait sur la réconciliation, sur la reconnaissance du rôle que cette institution a joué dans la mise en œuvre de politiques conçues expressément pour détruire des enfants et des peuples autochtones. Ce vote visait à dire au gouvernement que ces problèmes ne sont pas que des erreurs du passé, mais des politiques qui existent toujours, qui ont causé et causent toujours de graves préjudices aux familles autochtones de ce pays. Qu'il s'agisse des pensionnats autochtones, de la rafle des années 1960, de la rafle du millénaire ou des enlèvements d'enfants qui se produisent encore aujourd'hui, ce pays a connu une suite ininterrompue de préjudices et d'abus systémiques.
J'exhorte les députés à reconnaître que nous vivons un moment historique où il faut rendre des comptes. J'aimerais maintenant citer les propos que la députée de Nunavut a tenus cette semaine:
Cet endroit a été édifié en opprimant les peuples autochtones [...] Notre histoire est tachée [...] du sang d'enfants, de jeunes, d'adultes et d'aînés. Il est temps de regarder la balance de la justice [...]
[...] d'un côté, il y a une montagne de souffrance et chaque fois que le gouvernement nous donne un grain de sable en soutien, il semble croire que les traumatismes passés ont été effacés et qu'il mérite une tape dans le dos. Dans les faits, il faudra une montagne de soutien pour que le processus de guérison puisse seulement commencer. Tant que dans cette enceinte résonneront des promesses creuses plutôt que de véritables actions, ma place ne sera pas ici.
Je presse le Président, en tant que représentant du Parlement et de tous les députés, d'exiger des comptes du gouvernement pour son mépris, pour avoir porté atteinte au privilège et pour ses attaques incessantes contre les familles et enfants autochtones du pays.
View Bruce Stanton Profile
CPC (ON)
View Bruce Stanton Profile
2021-06-18 13:11 [p.8788]
I will take under advisement the words of the hon. member for Timmins—James Bay, take this into consideration and get back to the House in due course.
I see the hon. member for Saint-Jean is rising.
Je prendrai en délibéré le point soulevé par le député de Timmins—James Bay. Je le prendrai en considération et j'en ferai rapport à la Chambre en temps opportun.
Je vois que l'honorable députée de Saint‑Jean souhaite intervenir.
View Christine Normandin Profile
BQ (QC)
View Christine Normandin Profile
2021-06-18 13:12 [p.8788]
Mr. Speaker, I would simply like to reserve the right for the Bloc Québécois to reply to the question of privilege that was just raised.
Monsieur le Président, j'aimerais simplement réserver le droit du Bloc québécois à une réplique sur la question de privilège qui vient d'être énoncée.
Results: 1 - 15 of 501 | Page: 1 of 34

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data