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View Nathaniel Erskine-Smith Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, the last two petitions, 11279761 and 11278785, note that indigenous peoples have rights and title to their traditional territories and have been stewards of these lands. As well, the climate crisis requires action, and old-growth forests provide immeasurable benefits.
Old-growth ecosystems in B.C. are endangered, yet logging still continues. Of the remaining almost 3% of the original high-productivity, old-growth forests in B.C., 75% are still slated to be logged.
The petitioners call upon the Government of Canada to, among other things, work with provinces and first nations to immediately halt logging of endangered, old-growth ecosystems and to fund the long-term protection of old-growth ecosystems as a priority.
Monsieur le Président, les deux dernières pétitions, les pétitions nos 11279761 et 11278785, signalent que les peuples autochtones ont des droits et des titres relatifs à leurs territoires traditionnels et agissent comme intendants de ces terres depuis des temps immémoriaux. Ils soutiennent également que la crise climatique exige des mesures et que les forêts anciennes offrent des avantages inestimables.
En Colombie‑Britannique, les vieux écosystèmes sont en péril, pourtant, l'exploitation forestière continue. Il reste moins de 3 % des vieilles forêts productives originales en Colombie‑Britannique. Pourtant, 75 % d'entre elles font encore l’objet de plans d’exploitation.
Les pétitionnaires prient le gouvernement du Canada, notamment, de travailler de concert avec les provinces et les Premières Nations pour faire cesser immédiatement l’exploitation forestière dans les écosystèmes anciens et en péril et de financer la protection à long terme des écosystèmes anciens à titre de priorité.
View Gord Johns Profile
NDP (BC)
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2021-06-22 10:31 [p.8940]
Madam Speaker, it is an honour to table e-petition 3174 today.
The petitioners cite that Health Canada has an open file to license a medical marijuana facility at 7827 Beaver Creek Road, in Port Alberni, British Columbia. They cite that the Walmart-sized cannabis facility would be located directly across the street from Kackaamin, a first nations family trauma and addictions healing centre that provides treatment to adults, while housing the entire family. Kackaamin is doing the work of healing from their shared history of colonialism and residential schools. They were never consulted in the initial planning of the facility and have requested that the facility be located elsewhere.
The petitioners are calling on the government to acknowledge the implicit racism in the policy choices of Health Canada's cannabis licensing process and handling of this file. They are calling on the government to expedite review of this file and cancel all cannabis licenses at 7821 Beaver Creek Road. They ask the government also to apologize to Kackaamin and reaffirm its commitment to UNDRIP and the TRC’s calls to action.
Madame la Présidente, j'ai l'honneur de présenter aujourd'hui la pétition e-3174.
Les pétitionnaires indiquent qu'un dossier est ouvert à Santé Canada en vue de l’octroi d’une licence de production de cannabis à des fins médicales à une installation qui serait située au 7827, chemin Beaver Creek, à Port Alberni, en Colombie-Britannique. Ils ajoutent que cette installation de production de cannabis, de la taille d’un hypermarché, se trouverait juste en face du Centre Kackaamin, un centre de guérison des traumatismes et des dépendances pour les familles des Premières Nations, qui offre des traitements aux adultes tout en hébergeant leur famille. Le Centre Kackaamin œuvre à la guérison des séquelles découlant de leur histoire commune de colonialisme et des pensionnats. Le Centre n’a jamais été consulté lors de la planification initiale du projet et a déjà demandé que le Centre s’établisse ailleurs.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de reconnaître le racisme implicite qui sous-tend les choix stratégiques de Santé Canada dans le processus d’octroi de licences pour la production de cannabis ainsi que dans la façon dont ce dossier a été géré. Ils lui demandent aussi d'accélérer l’examen de ce dossier et d'annuler toutes les licences et demandes relatives au cannabis pour le 7821, chemin Beaver Creek; de présenter des excuses au Centre Kackaamin et de réaffirmer l’engagement envers les principes de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation.
View Sylvie Bérubé Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, today is National Indigenous Peoples Day, but commemorations are not enough, especially after what happened in Kamloops. This day must be one of action and must focus on respectful nation-to-nation collaboration, in spite of the gravity of residential schools. That is why the Bloc Québécois spoke to the different assemblies representing the first nations and the Inuit.
As a result of these discussions, we are calling on the government to contribute financial resources to identify the locations that may have been the site of the same horrors as in Kamloops. We are calling on the government to push the religious communities that participated in the residential school system to give access to their archives. Furthermore, we are demanding that a monument for residential schools be constructed in Ottawa, in collaboration with the Algonquin nation.
These actions will not erase the generations of violence, inhumanity and shame, but they do represent a step forward. This is what indigenous peoples are recommending and what we must do together.
Monsieur le Président, alors que nous soulignons la Journée nationale des peuples autochtones, nous ne pouvons pas nous contenter de commémorations aujourd'hui, surtout pas après les événements de Kamloops. Cette journée doit être sous le signe de l'action et de la collaboration respectueuse de nation à nation, malgré le poids des pensionnats autochtones. C'est pourquoi le Bloc Québécois a consulté les diverses assemblées représentant les Premières Nations et les Inuits.
Ces discussions nous amènent à demander aujourd'hui au gouvernement de fournir les ressources financières pour déterminer les sites où auraient pu se produire les mêmes horreurs qu'à Kamloops. Nous lui demandons d'obliger les communautés religieuses impliquées dans les pensionnats autochtones à divulguer leurs archives. De plus, nous exigeons qu'un monument sur les pensionnats autochtones soit érigé à Ottawa, en collaboration avec la nation algonquine.
Ces gestes n'effaceront pas des générations de violence, de manque d'humanité et de honte, mais c'est un pas vers l'avant. C'est ce qui nous est recommandé par les peuples autochtones et que nous devons faire ensemble.
View Yvonne Jones Profile
Lib. (NL)
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2021-06-21 14:18 [p.8845]
Mr. Speaker, today we honour the rich cultures and traditions of first nations, Inuit and Métis across Canada. We also recognize this National Indigenous Peoples Day is occurring at a time that is very difficult. Many of us are deeply heartbroken learning of the unmarked remains of children at the former residential school near Kamloops.
This National Indigenous History Month is dedicated to the missing children who went to residential school and never came home. It is dedicated to their families and to all residential school survivors.
While today we recognize the historic and ongoing contributions of indigenous people to our country, we also take the time to educate ourselves about the hard truths of our past, acknowledge the ongoing impacts of racist colonial policies and the realities of current systemic racism.
We encourage all Canadians to read or reread the Truth and Reconciliation Commission's calls to action, as they are a road map to reconciliation, a road map that is supported by indigenous people, by our government and hopefully by all Canadians.
Monsieur le Président, aujourd'hui, nous honorons les riches cultures et traditions des Premières Nations, des Inuits et des Métis de l'ensemble du Canada. Nous reconnaissons également que cette Journée nationale des peuples autochtones survient à un moment très difficile, beaucoup d'entre nous étant profondément attristés par la découverte des restes d'enfants non identifiés à l'ancien pensionnat situé près de Kamloops.
Cette Journée nationale des peuples autochtones est dédiée aux enfants disparus qui ont été envoyés au pensionnat et n'en sont jamais revenus. Elle est dédiée à leur famille ainsi qu'à tous les survivants des pensionnats.
Alors que nous reconnaissons aujourd'hui les contributions passées et présentes des Autochtones à notre pays, nous prenons également le temps de nous éduquer au sujet des vérités difficiles de notre passé, de prendre conscience des conséquences, qui perdurent, des politiques colonialistes racistes ainsi que des réalités du racisme systémique actuel.
Nous encourageons tous les Canadiens à lire ou à relire les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation, puisqu'ils forment la feuille de route vers la réconciliation, une feuille de route qui est appuyée par les Autochtones, par le gouvernement et, espérons-le, par tous les Canadiens.
View Yves-François Blanchet Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I am at at the Maison amérindienne de Mont‑Saint‑Hilaire. There have been discussions among the parties and if you seek it I believe you will find unanimous consent for the following motion:
That the House, recognizing the importance of historical truth in the process of healing grieving families and nations, insist that the government deploy, for the benefit of indigenous communities, the financial resources necessary to carry out every call to action in the Truth and Reconciliation Commission in order for indigenous communities to have the technical and scientific means and the project management necessary for the identification of sites and the establishment of registers, as well as for historical research and the commemoration of the victims;
That the House ask the government, in consultation with affected indigenous communities, to place the new information that would be collected for the purpose of finding all the missing children under the aegis of the National Centre for Truth and Reconciliation, all under the authority of the indigenous people;
That the House recognize that Ottawa is located on the traditional territory of the Algonquin people and, acting accordingly, affirm that it is urgent that call to action number 82 of the Truth and Reconciliation Commission, providing for the construction of a national monument to residential schools, be erected in Ottawa and reiterate that it is essential that all recognized national indigenous organizations be involved in the process, as they should; and finally,
That the House ask the federal government to push all religious communities that participated in the residential school system to give access to the relevant archives to researchers, to indigenous communities, and to survivors and their families.
Monsieur le Président, je suis à la Maison amérindienne de Mont‑Saint‑Hilaire. Il y a eu consultations entre les partis et je pense que, si vous le demandez, vous obtiendrez le consentement unanime de la Chambre à l'égard de la motion suivante:
Que cette Chambre, reconnaissant l'importance de la vérité historique dans le processus de guérison des familles et des nations éplorées, exige que le gouvernement déploie au bénéfice des communautés autochtones les ressources financières nécessaires à la réalisation de tous les appels de la Commission de Vérité et Réconciliation afin que les communautés autochtones puissent disposer des moyens techniques et scientifiques et de la maîtrise d'œuvre nécessaires à l'identification des sites, à la mise en place des registres, ainsi qu'à la recherche historique et à la commémoration des victimes;
Que cette Chambre demande au gouvernement, en consultation avec les communautés autochtones affectées, qu'il place les informations nouvelles qui seront recueillies dans le but de retrouver tous les enfants disparus sous l'égide du Centre national de Vérité et Réconciliation, le tout sous l'autorité des peuples autochtones;
Que cette Chambre, reconnaissant qu'Ottawa est située sur le territoire traditionnel du peuple Algonquin et agissant en conséquence, affirme qu'il est urgent que l'appel à l'action numéro 82 de la Commission de Vérité et Réconciliation prévoyant la construction d'un monument national sur les pensionnats soit érigé à Ottawa et réitère qu'il est essentiel que les organisations nationales autochtones reconnues soient parties prenantes du processus comme il se doit et enfin;
Que cette Chambre demande au gouvernement fédéral qu'il oblige toutes les communautés religieuses qui ont participé au système des pensionnats à donner accès à leurs archives pertinentes aux chercheurs, aux communautés autochtones et aux survivants et à leurs familles.
View Yves-François Blanchet Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, there has been consultation between the parties, and I think you will find unanimous consent for the following motion.
I move:
That the House, recognizing the importance of historical truth in the process of healing grieving families and nations, insist that the government deploy, for the benefit of indigenous communities, the financial resources necessary to carry out every call to action in the truth and reconciliation Commission in order for indigenous communities to have the technical and scientific means and the project management necessary for the identification of sites and the establishment of registers, as well as for historical research and the commemoration of the victims;
That the House ask the government, in consultation with affected indigenous communities, to place the new information that would be collected for the purpose of finding all the missing children under the aegis of the National Centre for Truth and Reconciliation, all under the authority of the indigenous people;
That the House recognize that Ottawa is located on the traditional territory of the Algonquin people and, acting accordingly, affirm that it is urgent that call to action number 82 of the Truth and Reconciliation Commission, providing for the construction of a national monument to residential schools, be erected in Ottawa and reiterate that it is essential that all recognized national indigenous organizations be involved in the process, as they should; and finally,
That the House ask the federal government to push all religious communities that participated in the residential school system to give access to the relevant archives to researchers, to indigenous communities, and to survivors and their families.
Monsieur le Président, il y a eu consultations entre les partis et vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante.
Je propose:
Que la Chambre, reconnaissant l’importance de la vérité historique dans le processus de guérison des familles et des nations éplorées, exige que le gouvernement déploie au bénéfice des communautés autochtones les ressources financières nécessaires à la réalisation de tous les appels de la Commission de Vérité et Réconciliation afin que les communautés autochtones puissent disposer des moyens techniques et scientifiques et de la maîtrise d’œuvre nécessaires à l’identification des sites, à la mise en place des registres ainsi qu’à la recherche historique et à la commémoration des victimes;
que la Chambre demande au gouvernement, en consultation avec les communautés autochtones affectées, qu’il place les informations nouvelles qui seront recueillies dans le but de retrouver tous les enfants disparus sous l’égide du Centre national de vérité et réconciliation, le tout sous l’autorité des peuples autochtones;
que la Chambre, reconnaissant qu’Ottawa est située sur le territoire traditionnel du peuple Algonquin et agissant en conséquence, affirme qu’il est urgent que l’appel à l’action numéro 82 de la Commission de vérité et réconciliation prévoyant la construction d’un monument national sur les pensionnats soit érigé à Ottawa et réitère qu’il est essentiel que les organisations nationales autochtones reconnues soient parties prenantes du processus comme il se doit; et, enfin,
que la Chambre demande au gouvernement qu’il oblige toutes les communautés religieuses qui ont participé au système des pensionnats à donner accès à leurs archives pertinentes aux chercheurs, aux communautés autochtones et aux survivants et à leurs familles.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
All those opposed to the hon. member moving the motion will please say nay.
The House has heard the terms of the motion. All those opposed to the motion will please say nay.
Que tous ceux qui s'opposent à ce que l'honorable député propose la motion veuillent bien dire non.
La Chambre a entendu la motion. Que tous ceux qui sont contre veuillent bien dire non.
View Paul Manly Profile
GP (BC)
View Paul Manly Profile
2021-06-21 17:43 [p.8874]
Madam Speaker, it is an honour to table a second petition on National Indigenous Peoples Day in Canada. The petitioners note that indigenous people have rights and title to their traditional territories and have been stewards of these lands since time immemorial.
First nations and indigenous land defenders are calling for the protection of the remaining 2.7% of the original high productivity old growth forests in British Columbia, 75% of which are slated to be logged.
The petitioners call upon the government to work with the provinces and the first nations to immediately halt logging of endangered old-growth ecosystems; fund the long-term protection of old-growth ecosystems as a priority for Canada's climate action plan and reconciliation with indigenous peoples; support value-added forestry initiatives in partnership with first nations to ensure Canada's forestry industry is sustainable and based on the harvesting of second and third growth forests; ban the export of raw logs and maximize resource use for local jobs; and ban the use of whole trees for wood pellet biofuel production.
Madame la Présidente, c'est un honneur pour moi de déposer ma seconde pétition à l'occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, au Canada. Les pétitionnaires indiquent que les peuples autochtones ont des droits et des titres sur leurs territoires traditionnels et qu'ils sont les gardiens de ces terres depuis des temps immémoriaux.
Les Premières Nations et les défenseurs des terres autochtones demandent que les 2,7 % restants des vieilles forêts productives originales de la Colombie-Britannique, dont 75 % font encore l'objet de plans d'exploitation, soient protégés.
Les pétitionnaires prient le gouvernement du Canada de travailler avec les provinces et les Premières Nations pour faire cesser immédiatement l'exploitation forestière dans les écosystèmes anciens et en péril; de financer la protection à long terme des écosystèmes anciens et d'en faire une priorité du plan d'action climatique du Canada et de la réconciliation avec les peuples autochtones; d'appuyer des initiatives forestières à valeur ajoutée en partenariat avec les Premières Nations afin d'assurer la pérennité de l'industrie forestière du Canada et de veiller à ce qu'elle soit axée sur l'exploitation des forêts secondaires et tertiaires; d'interdire l'exportation de grumes et d'optimiser l'utilisation des ressources pour les emplois locaux; d'interdire l'utilisation d'arbres entiers dans la production de biocarburant à partir de granules de bois.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I have the honour to inform the House that a communication has been received as follows:
Rideau Hall
Ottawa
June 21, 2021
Mr. Speaker:
I have the honour to inform you that the Right Honourable Richard Wagner, Administrator of the Government of Canada, signified royal assent by written declaration to the bills listed in the schedule to this letter on the 21st day of June, 2021, at 6:35 p.m.
Yours sincerely,
Ian McCowan
Secretary to the Governor General
The schedule indicates the bills assented to were Bill C-210, An Act to amend the Canada Revenue Agency Act (organ and tissue donors); Bill C-8, An Act to amend the Citizenship Act (Truth and Reconciliation Commission of Canada's call to action number 94); Bill C-15, An Act respecting the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples; Bill C-33, An Act for granting to Her Majesty certain sums of money for the federal public administration for the fiscal year ending March 31, 2022; and Bill C-34, An Act for granting to Her Majesty certain sums of money for the federal public administration for the fiscal year ending March 31, 2022.
J'ai l'honneur d'informer la Chambre que j'ai reçu le message suivant:
Résidence du gouverneur général
Ottawa
Le 21 juin  2021
Monsieur le Président:
J'ai l'honneur de vous aviser que le très honorable Richard Wagner, administrateur du gouvernement du Canada, a octroyé la sanction royale par déclaration écrite aux projets de loi mentionnés à l'annexe de la présente lettre le 21 juin 2021 à 18 h 35.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération.
Le secrétaire du gouverneur général,
Ian McCowan
L'annexe précise que la sanction royale a été octroyée au projet de loi C-210, Loi modifiant la Loi sur l’Agence du revenu du Canada (donneurs d’organes et de tissus); au projet de loi C-8, Loi modifiant la Loi sur la citoyenneté (appel à l'action numéro 94 de la Commission de vérité et réconciliation du Canada); au projet de loi C-15, Loi concernant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones; au projet de loi C-33, Loi portant octroi à Sa Majesté de crédits pour l'administration publique fédérale pendant l'exercice se terminant le 31 mars 2022; au projet de loi C-34, Loi portant octroi à Sa Majesté de crédits pour l'administration publique fédérale pendant l'exercice se terminant le 31 mars 2022.
View Paul Manly Profile
GP (BC)
View Paul Manly Profile
2021-06-22 0:46 [p.8929]
Mr. Speaker, it is an honour and privilege to rise again tonight to speak to Bill C-10. It is always an honour to speak from the unceded traditional territory of the Snuneymuxw First Nation, and to serve the community of Nanaimo—Ladysmith within the traditional territory of the Snaw-naw-as, Snuneymuxw, Stz'uminus and Lyackson First Nations. Hych'ka Siem. It is National Aboriginal Peoples Day today, a day to celebrate the rich cultural heritage, the languages, the governance structure and the traditions of the indigenous people of Canada.
I spoke to many organizations about this bill. As an independent party called the Greens, we do not have the same ability to question witnesses in committee, so I held my own meetings and asked my own questions. One of the meetings I had was with APTN and indigenous producers. I want to talk tonight about the importance of indigenous voices in our broadcasting system. If we left this content up to the United States, our views of indigenous people would continue to be the Disneyfied view seen in Pocahontas and spaghetti westerns. It is really important that indigenous voices are heard.
In the early 1990s, my father found a letter written by a woman in 1898 named Elizabeth Shaw. She wrote a scathing 18-page letter about the residential school system and the abuses that were happening at the Port Simpson school. We made a documentary film about her and a number of indigenous people were involved with it.
Afterward, indigenous people told me about some of the other experiences they had and they wanted to make films as well. I said that it was not really for me to tell their story. That is what they should be doing and I helped facilitate it. I worked with a lot of indigenous producers, young people and older people. These people were interested in getting into media production, and I facilitated training and mentorship so they could tell their stories.
What came out of that? I worked with a young guy, Don Claxton. I worked with his sister Dana Claxton as well, who is an indigenous artist, and played music with their sister, Kim Soo Goodtrack. They had an idea for a show. That was in the late 1990s and, lo and behold, APTN, the Aboriginal Peoples Television Network, was born. We produced a pilot for the first preschool show on APTN. I worked with them, a whole bunch of first nations and an indigenous technical crew, who we trained, to create 64 episodes of a show called Wakanheja.
The idea behind CanCon is to hear these important indigenous voices. We need to make sure that the independent producers creating Canadian content have access to the Canada Media Fund when they are producing for social media streamers like Netflix and others, rather than just for the Canadian broadcasters, because that is where a lot of this production is going.
I heard a lot of discussion about freedom of expression and that some YouTubers have to go down because Canadian content goes up, that somebody has to go down because somebody is going up. I do not know how many times I heard that at committee during filibusters. A Conservative member gave a great example of somebody they know who does coupon clipping and gives how-tos, and that is great. I looked at the top 100 Canadian YouTube producers and there were people doing nails, gaming commentators and spoof videos. There was lots of content that could be produced anywhere. People knew it was Canadian because they would drop an “eh”, say “get 'er done” or say “about” wrong, but that is not what the idea behind CanCon is all about.
This commercial content drives advertising dollars, and that is what the commercial Internet giants are all about: selling advertising. That is what the algorithms are designed to do. What is important in CanCon is indigenous voices, stories from Canada's north, Canadian documentaries, stories of new Canadians and emerging Canadian musicians. These are the programs that need to be discoverable, and that is what discoverability is about. It is about learning about each other and about Canadian stories, not being inundated by American culture or the dominant culture.
I missed my late show tonight. I want to talk about a Canadian story that needs to be shared and understood. In recent decades, Canadians have learned more and more about our former government's attempt to commit cultural genocide, to commit genocide, to wipe out indigenous cultures through the residential school system. The Truth and Reconciliation Commission has reported extensively and provided a path forward with 94 calls to action.
What most Canadians are unaware of is a parallel set of institutions, the racially segregated Indian hospital system operated by the federal government between the 1940s and 1970s, and those hospitals have their own horror stories. I first heard about the Nanaimo Indian Hospital about 15 years ago, and many people in my community have no idea it ever existed.
In 2013, I was commissioned to produce a film for the Hul'qumi'num Health Hub about cultural safety in the health care system within the Hul'qumi'num speaking areas. Part of that film was to give health professionals an understanding of the history of institutional racism in health care and why indigenous people did not seek help when they needed medical attention.
I interviewed elders who spoke about the trauma they experienced in the Nanaimo Indian Hospital. I heard about painful treatments and I heard about people going into the hospital who were never heard from again. As part of the research for the film, I spoke with researcher Laurie Meijer Drees, who is the co-chair of the First Nations Studies Department at Vancouver Island University. She has documented the oral stories of people who have been in these hospitals, and wrote a book entitled Healing Histories: Stories from Canada's Indian Hospitals.
Of course, not all these stories were bad. Some people went to the hospital sick, were given antibiotics and returned home feeling better, but the horrific legacy of the Indian hospitals was based on treating all indigenous people as wards of the state. Consent for medical treatment only came into being for the general public in the 1960s. However, as wards of the state, indigenous people were not asked to consent for their hospitalization or treatment. The system patronizingly viewed them as lacking the capacity to give consent.
An indigenous person could be arrested by the RCMP for not going to the hospital if instructed to do so by a doctor. That twisted, racist mentality facilitated and led to women being sterilized without giving consent and patients being subject to experiments with medication without their prior knowledge.
These hospitals were underfunded and understaffed. Family members and communities were not updated on loved ones in the hospital. People died, children were shipped off to residential school or adopted out and family members were never informed. Some children were taken to hospital and years later no longer knew who they were, what their real names were or where they came from.
Most of what is known about this dark history comes from oral accounts told to researchers and shared through the Truth and Reconciliation Commission, but the medical files are locked and researchers have not been granted permission to access them. Apparently the reason given is that those records contain personal information. It is important to protect personal information, however, we do not need to expose personal information to get to the bottom of what happened.
To heal from those past traumas, we need to know the truth. The truth is sealed in those medical records, and it is incumbent upon the government to give researchers and independent adjudicators appropriate clearance, access and analysis of this data to conduct a full independent inquiry. I am looking forward to a first nations producer, an indigenous producer, creating a documentary about this and having members of this place finding this through discoverability on YouTube. These are stories we need to hear. These are the truths we need to hear. We also need to hear about the rich cultural heritage of indigenous people.
Let us talk about censorship. We are worried about censorship. The real concern about censorship is these large corporations. On May 5, red dress day, the National Day of Awareness for Missing and Murdered Indigenous Women and Girls, family, friends and loved ones were posting about their missing loved ones. Thousands of those posts disappeared.
Right here in my community, I know Lisa Marie Young went missing years ago. What happened to all these posts? They were all pulled by Instagram. This is happening with other things like Black Lives Matter, Israel and Palestine, Sheikh Jarrah and SOS Colombia. I heard one of the Conservatives say that their posts were missing, right-wing posts, but this is clearly not Conservative posts.
Freedom of speech is important to me and we need to uphold it, and this bill would do that.
Monsieur le Président, c'est un honneur et un privilège de prendre la parole encore ce soir à propos du projet de loi C‑10. Je suis toujours honoré de m'adresser à la Chambre à partir du territoire traditionnel non cédé de la nation snuneymuxw, et de représenter la communauté de Nanaimo—Ladysmith, qui se trouve sur le territoire traditionnel des nations snaw-naw-as, snuneymuxw, de Stz'uminus et de Lyackson. Hych'ka Siem. Aujourd'hui, c'est la Journée nationale des peuples autochtones, qui nous donne l'occasion de célébrer le riche patrimoine culturel, les langues, la structure de gouvernance et les traditions des peuples autochtones du Canada.
J'ai discuté de ce projet de loi avec de nombreux organismes. En tant que parti indépendant qu'on appelle les verts, nous n'avons pas la même possibilité que les autres de poser des questions aux témoins au comité. J'ai donc organisé mes propres réunions pour y poser mes questions. J'ai tenu l'une de ces réunions avec des représentants du Réseau de télévision des peuples autochtones et avec des producteurs autochtones. Ce soir, je veux parler de l'importance des voix autochtones dans notre système de radiodiffusion. Si nous laissions les Américains s'en occuper, notre vision des peuples autochtones continuerait à ressembler à celle des films de Disney, c'est-à-dire Pocahontas et les westerns spaghettis. Il est vraiment important que les voix autochtones se fassent entendre.
Au début des années 1990, mon père a trouvé une lettre écrite en 1898 par une femme appelée Elizabeth Shaw. C'était une lettre cinglante de 18 pages sur le système des pensionnats autochtones et sur les mauvais traitements qui avaient lieu au pensionnat de Port Simpson. Nous avons tourné un documentaire sur elle, et un certain nombre d'Autochtones ont participé au projet.
Par la suite, des Autochtones m'ont parlé d'autres expériences qu'ils avaient vécues et ils voulaient aussi en faire des films. Je leur ai dit qu'il ne me revenait pas vraiment de raconter leur histoire. Ils devraient le faire eux-mêmes, et je les ai aidés à y arriver. J'ai travaillé avec beaucoup de producteurs autochtones, des jeunes et des moins jeunes. Ces personnes voulaient produire du contenu, et je leur ai offert de la formation et du mentorat pour qu'elles puissent raconter leurs histoires.
Quels ont été les résultats? J'ai travaillé avec un jeune homme, Don Claxton, et sa sœur Dana Claxton, qui est une artiste autochtone. J'ai aussi joué de la musique avec leur sœur Kim Soo Goodtrack. Ils avaient une idée d'émission. Nous étions au début des années 1990, et c'est alors que le Réseau de télévision des peuples autochtones est né. Nous avons produit un pilote pour la première émission pour enfants d'âge préscolaire à être diffusée sur ce réseau. J'ai travaillé avec eux, de nombreuses Premières Nations et une équipe technique autochtone, que nous avons formée, pour réaliser 64 épisodes d'une émission appelée Wakanheja.
La règle exigeant un pourcentage de contenu canadien vise à nous permettre d'entendre ces importantes voix autochtones. Nous devons nous assurer que le Fonds des médias du Canada n'est pas seulement accessible aux radiodiffuseurs canadiens, mais également aux créateurs indépendants de contenu canadien lorsqu'ils produisent du contenu pour les médias de diffusion en continu sur Internet tels que Netflix et d'autres, car c'est là qu'une grande partie de la production est destinée.
J'ai entendu beaucoup de discussions au sujet de la liberté d'expression, certains soutenant que la diffusion accrue de contenu canadien nuira nécessairement à certains youtubeurs. Je ne sais plus combien de fois j'ai entendu cet argument pendant qu'on l'on faisait obstruction aux travaux du comité. Un député conservateur a donné un excellent exemple d'une personne qu'il connaît et qui diffuse des vidéos instructives sur les bons de réduction, ce qui est merveilleux. J'ai regardé le palmarès des 100 plus gros producteurs YouTube du Canada et on y trouve des personnes qui se spécialisent dans les manucures, qui commentent des jeux vidéos ou qui font des parodies. Une grande partie du contenu pourrait être produite n'importe où. On sait que c'est canadien parce qu'on reconnaît le parler typiquement canadien, mais ce n'est pas pour cette raison qu'on veut appliquer une règle exigeant un pourcentage de contenu canadien.
Ce contenu commercial génère des revenus publicitaires, et la vente d'espaces publicitaires est le gagne-pain des géants commerciaux d'Internet. C'est à cette fin que sont conçus les algorithmes. L'important dans le contenu canadien, ce sont les voix autochtones, les histoires du Nord du Canada, les documentaires canadiens, les histoires de néo-Canadiens et les nouveaux musiciens canadiens. Voilà la programmation dont il faut faciliter la découverte afin que nous puissions nous instruire sur nos compatriotes et en apprendre davantage sur les histoires canadiennes, sans être inondés par la culture américaine ou dominante.
Je n'ai pas pu participer au débat d'ajournement ce soir. Je veux parler d'un pan de l'histoire canadienne qui a besoin d'être raconté et compris. Ces dernières décennies, les Canadiens ont appris de plus en plus de choses sur la tentative de génocide culturel commis par des gouvernements d'autrefois, qui ont tenté de supprimer les cultures autochtones avec le système des pensionnats autochtones. La Commission de la vérité et réconciliation a publié un rapport complet et offert une feuille de route, avec 94 appels à l'action.
La plupart des Canadiens ne sont pas conscients qu'il existait un autre genre d'établissements, le système d'hôpitaux autochtones ségrégués, exploités par le gouvernement fédéral des années 1940 aux années 1970. Ces hôpitaux ont leurs propres histoires d'horreur. J'ai entendu parler de l'hôpital pour Autochtones de Nanaimo pour la première fois il y a environ 15 ans et beaucoup de gens dans ma collectivité ignorent totalement qu'il ait déjà existé.
En 2013, le centre de santé hul'qumi'num m'a confié la réalisation d'un film sur la sécurité culturelle et le système de santé, dans les régions où l'on parle le hul'qumi'num. Le film visait en partie à faire comprendre aux professionnels de la santé l'histoire du racisme institutionnel dans le domaine de la santé et les raisons pour lesquelles les Autochtones ne demandaient pas d'aide lorsqu'ils avaient besoin de soins médicaux.
J'ai discuté avec des aînés qui m'ont parlé du traumatisme qu'ils ont vécu à l'hôpital autochtone de Nanaimo. Ils m'ont raconté les traitements douloureux qu'on leur a fait subir et m'ont parlé des gens qui sont allés dans ces hôpitaux et qui n'ont jamais été revus par la suite. Dans le cadre de la préparation en vue du film, j'ai parlé avec la chercheuse Laurie Meijer Drees, codirectrice du département des études autochtones de l'Université de l'île de Vancouver. Elle a documenté les récits oraux de gens qui ont été dans ces hôpitaux et elle a écrit un livre sur la question intitulé Healing Histories: Stories from Canada's Indian Hospitals.
Évidemment, il n'y avait pas que des histoires d'horreur dans ces hôpitaux. Certaines personnes étaient malades et elles y ont reçu des antibiotiques qui les ont guéries, mais les effets dévastateurs des hôpitaux autochtones viennent du fait qu'ils partaient du principe qu'il fallait traiter tous les Autochtones comme des pupilles de l'État. L'idée du consentement médical n'est arrivée que dans les années 1960 pour la population générale. Par contre, en tant que pupilles de l'État, le consentement des Autochtones n'était pas requis pour les hospitaliser ou pour leur imposer un traitement. Dans sa condescendance, le système considérait qu'ils n'étaient pas en mesure de donner leur consentement.
Un Autochtone pouvait être arrêté par la GRC s'il refusait d'aller à l'hôpital après qu'un médecin le lui ait prescrit. Cette mentalité tordue et raciste a mené à la stérilisation forcée des femmes et à des expériences pharmacologiques menées sans le consentement des patients.
Les hôpitaux étaient sous-financés et ils manquaient de personnel. Les membres de la famille et les communautés n'étaient pas informés de l'évolution de l'état de santé de leurs proches hospitalisés. Des gens mouraient, des enfants étaient envoyés dans des pensionnats ou adoptés et les membres de la famille n'étaient jamais informés. Certains enfants ont été emmenés à l'hôpital et, des années plus tard, ils avaient oublié qui ils étaient, leur vrai nom ou d'où ils venaient.
L'essentiel de ce que l'on sait de cette sombre histoire provient de récits oraux racontés aux chercheurs et rendus publics par la Commission de vérité et réconciliation, mais les dossiers médicaux sont inaccessibles et les chercheurs n'ont pas été autorisés à y accéder. Apparemment, la raison invoquée est que les dossiers contiennent des informations personnelles. Il est important de protéger les informations personnelles, mais nous n'avons pas besoin d'exposer des informations personnelles pour faire la lumière sur ce qui s'est passé.
Pour soigner ces traumatismes du passé, il faut connaître la vérité. La vérité est scellée dans ces dossiers médicaux, et il incombe au gouvernement de donner aux chercheurs et aux arbitres indépendants les autorisations requises pour qu'ils aient accès aux données afin de les analyser et de mener une enquête indépendante complète. J'ai hâte qu'un producteur des Premières Nations, un producteur autochtone, produise un documentaire à ce sujet et que les députés le trouvent sur YouTube grâce à la découvrabilité. Il s'agit d'histoires que nous devons entendre. Ce sont les vérités que nous devons entendre. Nous devons aussi entendre parler du riche patrimoine culturel des peuples autochtones.
Parlons de censure. Nous sommes préoccupés par la censure. La vraie préoccupation concernant la censure provient des grandes entreprises. Le 5 mai dernier, soit la Journée de la robe rouge ou la Journée nationale de la sensibilisation sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, des membres de la famille, des amis et des proches de victimes ont fait des publications au sujet de leurs proches disparues. Des milliers de ces publications ont disparu.
Dans ma circonscription, je sais que Lisa Marie Young a disparu il y a des années. Qu'est-il arrivé à toutes ces publications? Instagram les a toutes supprimées. Ce phénomène se produit aussi dans d'autres cas, comme Black Lives Matter, la situation en Israël et en Palestine, Cheikh Jarrah et SOS Colombia. J'ai entendu l'un des conservateurs dire que leurs publications disparaissaient, des publications de droite, mais il ne s'agit clairement pas de publications conservatives.
La liberté d'expression est importante pour moi, et nous devons la faire respecter. C'est ce que le projet de loi ferait.
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GP (BC)
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2021-06-18 12:34 [p.8781]
Mr. Speaker, it is an honour to present this petition today. This is part of a large stack I have, with over 15,000 signatures now. People are really concerned about the trashing of the last remaining old growth forests in British Columbia, with less than 3% left.
The petitioners call on the government to work with the province and first nations to follow through on our international commitments to protect biodiversity and to save these forests as part of our climate action plan and reconciliation with first nations; to refocus on second and third growth forests with value-added logging; to stop the export of raw logs; to stop the grinding up of whole trees for biofuel pellets; and to protect our old growth forests.
Monsieur le Président, c'est un honneur de présenter cette pétition aujourd'hui. J'ai maintenant une grande pile de signatures, soit plus de 15 000. Les gens sont vraiment préoccupés par la destruction des dernières forêts anciennes de la Colombie-Britannique, car il n'en reste que 3 %.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de collaborer avec la province et les Premières Nations afin de concrétiser les engagements internationaux du Canada envers la protection de la biodiversité, et de sauver ces forêts dans le cadre de notre plan d'action contre les changements climatiques et de la réconciliation avec les Premières Nations. Ils lui demandent aussi de soutenir les initiatives à valeur ajoutée de l’industrie forestière axées sur l’exploitation des forêts de seconde et troisième venues; d'interdire l’exportation de grumes; d'interdire l’utilisation d’arbres entiers pour la production de granulés de bois; et de protéger nos forêts anciennes.
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GP (BC)
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2021-06-17 10:28 [p.8635]
Mr. Speaker, on Vancouver Island, people are very concerned about the loss of endangered, old-growth ecosystems. In British Columbia, we are down to the last 3% of these magnificent forests.
The petitioners call on the federal government to work with the province and first nations to immediately halt the logging of endangered old-growth ecosystems; fund the long-term protection of old-growth ecosystems as a priority for Canada's climate action plan and reconciliation with indigenous peoples; support value-added forestry initiatives in partnership with first nations to ensure Canada's forest industry is sustainable and based on the harvesting of second and third growth forests, something that many petitioners agree with; ban the export of raw logs and maximize resource use for local jobs; and ban the use of whole trees for wood pellet biofuel production.
Monsieur le Président, les résidants de l'île de Vancouver se préoccupent beaucoup de la perte des écosystèmes anciens, qui sont en péril. En Colombie‑Britannique, il ne reste plus que 3 % de ces forêts magnifiques.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement fédéral de travailler avec la province et avec les Premières Nations pour que cesse immédiatement l'exploitation forestière dans ces écosystèmes anciens en péril; de financer la protection à long terme de ces écosystèmes à titre de priorité du plan d'action climatique du Canada et de la réconciliation avec les peuples autochtones; d'appuyer des initiatives forestières à valeur ajoutée en partenariat avec les Premières Nations, afin d'assurer la pérennité de l'industrie forestière du Canada et de veiller à ce qu'elle soit axée sur l'exploitation des forêts secondaires et tertiaires, ce avec quoi de nombreux pétitionnaires sont d'accord; d'interdire l'exportation de grumes et d'optimiser l'utilisation des ressources pour les emplois locaux; et d'interdire l'utilisation d'arbres entiers dans la production de biocarburant à partir de granules de bois.
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NDP (BC)
Mr. Speaker, I just want to say that I am coming to you from the traditional unceded territory of the QayQayt First Nation and the Coast Salish peoples. I thank them for this privilege.
I would like to start off by paying tribute to frontline workers, health care workers and emergency responders across the country. We have seen over the last 15 months, as our country has entered into this unparalleled health crisis, incredible bravery and incredible dedication on behalf of all those Canadians who have tried to keep us alive and well, and who continue to serve us during this pandemic.
Now, we can look, and there is a potential light at the end of the tunnel, as we start to see, slowly, the number of infections going down. We still have much work to do, there is no doubt, but we can start to envisage what kind of society we can actually build post-COVID.
I do that from my background as a financial administrator. As members know, I started out my adult working life as a factory worker and eventually was able to save up enough money to go back to school and learn about finances and financial management. I was able, fortunately, to use that in a variety of social enterprises and organizations.
The one thing I learned that is fundamental, when we talk about financial administration, is that we have to follow the money to see what the priorities of a social enterprise, business or organization are. What the priorities are is often dictated by where the flow of money goes. In this debate and this discussion around the main estimates and where we are as a country, it is fundamentally important to ask the question “Where is the money flowing to?” That is why this main estimates process and this debate tonight are so fundamentally important.
As members well know, in our corner of the House, and this dates back to the time of Tommy Douglas, within the NDP we have always believed that it is fundamentally important to make sure that those who are the wealthiest in society pay their fair share. Tommy Douglas was able to, in the first democratic socialist government in North America, actually put in place universal health care. He was able to do that because he put in place a fair tax system.
We can look at the NDP governments since that time. I am certainly not telling tales out of school. As members are well aware, the federal ministry of finance is not a hotbed of New Democrats. However, the federal ministries of finance have consistently, over the last decades, acknowledged that NDP governments have been the best in terms of balancing budgets and providing services for people. That is the same approach that we will take, one day, to provide the type of stewardship that we believe is fundamental to renewing our country, providing the supports, and building a society where everyone matters.
Let us look at where the current government stands, in terms of that flow of money. Prior to the budget, we put forward, and it should have been reflected in the estimates process, a variety of smart ideas that other countries have already incorporated as we go through this pandemic. We believe that we should be putting into place, as other countries have done, a wealth tax. We should be saying to the billionaires and the ultrarich of this country that they have to pay their fair share. They benefited from this pandemic and their wealth has increased, and now they have to give some of that back, to make sure that we all have the wherewithal to move forward.
We also proposed a pandemic profits tax, because we have seen in previous crises, like the Second World War, that putting that type of practice into place ensures that companies maintain the same profit levels but are not profiting unduly from the suffering that so many people have experienced through COVID-19.
We have also been foremost with regard to cracking down on overseas tax havens. As members know, I have spoken out about this. The member for Burnaby South, our national leader, the member for Hamilton Centre and the rest of the NDP caucus have been vociferous in this regard because these lose an astounding amount of taxpayers' money every year. They are the result of both Conservative actions and Liberal actions.
The Parliamentary Budget Officer pointed out two years ago that Canadians lose $25 billion every year to overseas tax havens. That $25 billion could meet an enormous amount of need. It could serve in job creation or the transition to a clean energy economy. All of those things could be accomplished, but what we see is an intricate network of tax havens that has built up over the years because of both Conservative and Liberal government decisions. The cost to Canadians is profoundly strong when we think of $25 billion a year in taxpayers' money being lost to overseas tax havens.
When we couple that $25 billion with a pandemic profits tax, which the Parliamentary Budget Officer evaluated at $8 billion, and a wealth tax, which would bring in $10 billion a year, we start to see what financial underpinnings could be put into place to actually meet the needs of Canadians across the country. We often see that there is a flow of money to the ultrarich: the wealthiest banks and billionaires in this country. At the same time, we often see that those who have the most critical needs do not even get a trickle of that financial flow.
At the beginning of this crisis, where did the government decide to flow its money? We know this now. This is no secret. In fact, the Liberal government seems to be proud of this fact. Within four days of the pandemic hitting in Canada, an astounding, unbelievable, record amount of $750 billion was made available in liquidity supports to Canada's big banks through a variety of mechanisms and federal institutions: OSFI, the CMHC and the Bank of Canada. That is $750 billion. It is unparalleled in our history and unprecedented.
If we go back to the Harper government, there were criticisms at that time because during the global financial crisis $116 billion in liquidity support was provided to the banking sector. Of course the banking sector prospered enormously from it, but $750 billion is so difficult to get our minds around. It is a vast amount of money. It is a colossal flow of an unprecedented amount of cash in liquidity supports to the banking sector.
The banks have responded accordingly. There were no conditions attached. They jacked up their service fees, as so many Canadians know. They did not reduce their interest rates to zero, as we saw in the credit union movement. Credit unions, such as Community Savings Credit Union in Vancouver, reduced their line of credit interest to zero and their credit card rates to zero because they knew Canadians were suffering. Canadians had to struggle to put food on the table, and the credit union sector in many respects responded to that, but the banking sector did not. It just kept seeing that money roll in. During the pandemic, its profits have been $60 billion so far. It is unbelievable.
I pointed out earlier that there is no pandemic profits tax and there is no wealth tax. Canada's billionaires have increased their wealth during this pandemic by an astounding $80 billion, yet there are no measures for any sort of fairness or to make sure the ultrarich pay their fair share. We can follow the money and see, with the Liberal government, that as we went through an unprecedented crisis its first and foremost thought was for the banks and billionaires of this country. This is unique in the responses of governments through crises in the past.
During the Second World War when we needed to win the battle against Nazism and fascism, the federal government put into place an excess profits tax and wealth taxes to ensure that we had the wherewithal to win the war effort. After the Second World War, we were able to build an unprecedented amount of public housing, hospitals and educational institutions across the country and to build the transportation sector. The country boomed in so many respects because the investments were there starting with a fair tax system, but not this time. There is no wealth tax, no pandemic profits tax and no cracking down on overseas tax havens.
What did the NDP do? We hear rumours that the Prime Minister desperately wants to call an election, and we will all be asked what we did during the pandemic.
Under the leadership of the member for Burnaby South, the NDP went to work immediately. We saw the huge amounts of money that were made available to the banking sector right off the bat, and we started pushing for an emergency response benefit that could lift people above the poverty line. We forced and pushed because we had seen from the best examples of other countries that we needed to put in a place a 75% wage subsidy. We pushed hard, as members know, to make that a reality.
The track record is very clear. We pushed in the House of Commons for supports for students, seniors and people with disabilities, with the big caveat that the Liberal government never put in place wholesale supports for all people with disabilities. It has now asked them to wait three years before there is any hope of support. People with disabilities will have to wait three years while banks had to wait four days in the midst of a pandemic. That is the national tragedy we see with the flow of money going to the ultrarich, the wealthiest, to make sure that banks and billionaires benefit first.
New Democrats fought those fights and won many of them over the course of the past year. I know that has made a difference. We still see suffering. We still see people lining up at food banks in unprecedented numbers. Tragically we still see people with disabilities who are barely getting by. Tragically we still see people closing, for the last time, the doors of businesses that they may have devoted their lives to building up. These are community businesses that served the public and created jobs in communities across this country, but in so many cases those small businesses have had to close their doors. Nothing could be more tragic.
As we come out of such a profound crisis, we see many people being left behind; however, the government has put forward a budget that slashes the CERB benefits even more. The CRB was slashed from $500 a week to $300 a week, which is below the poverty level. We see the government responding to the economic crisis of seniors by saying that those over 75 get a top-up on their OAS to lift them up to the poverty line, but those under 75 are out of luck with the government.
That contrasts vividly with the government paying out money through the wage subsidy to profitable companies that then paid huge executive bonuses or often paid dividends to their investors. The government says that is okay, despite the NDP's warnings from the very beginning that it had to put measures into place. It is not a problem: It will recover money elsewhere, but then it slashes the CERB benefits for people who need them the most.
What does this mean, in terms of an estimates process, and how would the NDP approach the issue of making sure we meet the needs of Canadians and respond to the crisis that so many people are living through in this country? As I have already mentioned, New Democrats would tackle it from the revenue side. We would make sure that the ultrarich pay their fair share. We would crack down on overseas tax havens. The government never introduced a single piece of legislation that adequately responded to the crisis in financing we see with the hemorrhaging of $25 billion a year to overseas tax havens.
The CRA was before the finance committee last week. The year before, I asked who had been prosecuted in the Panama papers, the Bahama papers, the Paradise papers and the Isle of Man scam. A year ago, CRA was forced to say it had never prosecuted anybody. This year I asked the same question, and the result was exactly the same. No company and no individual has ever been prosecuted. We have thousands of names of people who have been using these particular strategies to not pay taxes, yet the CRA has never had the tools in place to take them on.
New Democrats would make sure that everyone pays their fair share, that the ultrarich actually pay their fair share, that billionaires do not get off scot free and that the companies that try to take their earnings overseas have to pay income tax and corporate tax. We would make sure of that.
What would we do in the estimates? What would an NDP estimates process look like? We have already seen signs of that over the past year. We have been tabling legislation, bringing forward bills and making sure that we actually put into place the programs Canadians need.
Members will recall I tabled Bill C-213, the Canada pharmacare act, ably supported by my colleagues for Vancouver Kingsway and Vancouver East. We brought that to a vote with the support of 100,000 Canadians who had written to their members of Parliament. Liberals and Conservatives voted that down, even though we know pharmacare is something that will make a huge difference in the quality of life for Canadians. It is estimated that 10 million Canadians cannot pay for their medication. Hundreds die every year because they cannot afford their medication. For thousands of others, families are forced to choose between putting food on the table and paying for their medication. We can end that suffering. At the same time the Parliamentary Budget Officer, that independent officer of Parliament who can tell us with such accuracy what the net impacts of policies are, has told us we would save about $4 billion overall as a people. We would be able to reduce the costs of medications, so the estimates process would include universal public pharmacare in this country.
As we saw with the member for St. John's East just last night, we would be bringing in dental care for all those who do not have access to dental care. Why is that important? We heard yesterday about a person in Sioux Lookout, Ontario, who passed away because they did not have the financial ability to pay for the dental work that was vitally important for them to be able to eat. These are tragedies that are repeated so often in this country.
What else would we see in the estimates? The guaranteed livable basic income was brought to the House of Commons by the member for Winnipeg Centre. We have seen how so many members of our caucus have fought for the rights of indigenous peoples. It should be a source of shame for the government that dozens of indigenous communities still do not have safe drinking water, six years after the Prime Minister's promise. As the member for Burnaby South said in response to a question from a journalist, how would we ever accept the cities of Toronto, Vancouver or Montreal not having safe drinking water? It is simply astounding, yet we have no wealth tax or pandemic profit tax in place. We have no set of priorities that allows us to ensure that all communities in this country have safe drinking water.
We saw the incredible tragedy of the genocide in residential schools. There are first nations communities that do not have the funding to find their missing, murdered, dead and disappeared children. This has to be a national priority as part of reconciliation. It cannot simply be pretty words. We have to act, and that means ensuring that when we say “follow the money”, it is no longer the very wealthy or ultrarich who receive the vast majority of federal funds, but the people across this country, indigenous peoples, who get the supports that they need and the quality of life they deserve.
There is the issue of the right to housing. Again, it would be part of our estimates to ensure that all Canadians have roofs over their heads at night. This is not rocket science. It takes investment. Other countries have had the right to housing instilled. In a country with a climate as cold as Canada's, housing should be a fundamental right of every Canadian.
We would provide supports to peoples with disabilities, students and seniors. People have been struggling through this pandemic, yet students are still paying their student loans, seniors are being denied the increased OAS if they are under age 75 and people with disabilities are being asked to wait three years. The Prime Minister wants to pump $20 billion into the TMX pipeline instead of investing in clean energy that would result in hundreds of thousands of new jobs.
The estimates process with an NDP government would be different and better. We will continue to fight for a country where no one is left behind.
Monsieur le Président, je tiens à mentionner que je parle aujourd'hui à partir du territoire traditionnel non cédé de la Première Nation des Qayqayt et des peuples salish de la côte. Je les remercie de ce privilège.
Je voudrais commencer par rendre hommage aux travailleurs de première ligne, aux professionnels de la santé et aux intervenants d’urgence partout au pays. Ces 15 derniers mois, alors que notre pays traversait une crise sanitaire sans pareille, nous avons assisté à de fantastiques actes de bravoure et de dévouement de la part de tous ces Canadiens qui ont essayé de nous maintenir en vie, et qui ont continué à nous servir pendant la pandémie.
Aujourd’hui, nous commençons à entrevoir la lumière au bout du tunnel, car le nombre de cas commence lentement à baisser. Nous avons encore beaucoup de travail devant nous, sans aucun doute, mais nous pouvons commencer à envisager le type de société que nous pourrons construire après la COVID.
J’envisage cet avenir avec mon œil d’administrateur financier. Comme mes collègues le savent, j’ai commencé ma vie professionnelle en travaillant dans une usine, et j’ai réussi à mettre suffisamment d’argent de côté pour finalement reprendre des études en finance et en gestion financière. J’ai ensuite eu la chance d’utiliser mes compétences auprès de diverses entreprises et organisations.
J’ai appris que lorsqu’on parle d’administration financière, une des choses les plus importantes est de savoir où va l’argent pour connaître les priorités d’une entreprise sociale, d’une société ou d’une organisation. Les priorités sont souvent définies par le mouvement des capitaux. Ce soir, alors que nous discutons du budget principal des dépenses et de notre situation en tant que pays, il est absolument fondamental que nous nous demandions où va notre argent. C’est pourquoi le processus d’examen du budget principal des dépenses et le débat que nous avons ce soir sont si essentiels.
Les députés ne le savent que trop bien, au NPD, et cela remonte à l’époque de Tommy Douglas, nous avons toujours estimé qu’il était crucial que ceux qui gagnent le plus dans notre société paient leur juste part. Tommy Douglas a en fait réussi, alors que c’était la première fois qu’un gouvernement social-démocrate était au pouvoir en Amérique du Nord, à mettre en place un régime universel de soins de santé. C’est en mettant sur pied un régime fiscal équitable qu’il a pu y parvenir.
Il suffit de regarder les autres gouvernements néo-démocrates depuis. Et je ne fabule absolument pas. Comme les députés le savent très bien, le ministère des Finances du Canada n'est pas un repère de néo-démocrates. Toutefois, au fil des décennies, ce ministère a constamment reconnu que les gouvernements néo-démocrates sont les plus aptes à équilibrer le budget tout en assurant les services à la population. Et c'est cette même approche que nous prendrons un jour pour offrir le type de gouvernance que nous estimons fondamentale au renouveau de notre pays, soit être une source de soutien et bâtir une société où chaque personne compte.
Voyons où se situe le gouvernement actuel en matière de flux de trésorerie. Avant le budget, le NPD a proposé un éventail de bonnes idées déjà appliquées par d'autres pays aux prises avec la pandémie, idées qui auraient dû se retrouver dans l'examen des prévisions budgétaires. Nous estimons nécessaire de mettre en place un impôt sur la fortune, ce qui se fait ailleurs dans le monde. Les milliardaires et ultrariches de ce pays devraient avoir à payer leur juste part. Ils ont tiré profit de la pandémie et fait croître leur fortune, alors il est maintenant temps pour eux de donner en retour, de veiller à ce que nous ayons tous moyens d'aller de l'avant.
Nous avons également proposé un impôt sur les profits générés pendant la pandémie, car nous avons constaté dans le cadre de crises antérieures, entre autres celle de la Seconde Guerre mondiale, que ce genre de mesures assurent la stabilité des entreprises tout en les empêchant de tirer indûment profit de la souffrance de toutes les personnes touchées par la COVID‑19.
Nous avons aussi joué un rôle de premier plan pour sévir contre les paradis fiscaux. Comme mes collègues le savent, j’ai dénoncé ces paradis fiscaux. Le député de Burnaby-Sud, notre chef national, le député d'Hamilton-Centre et tous mes collègues du caucus néo-démocrate les ont vigoureusement critiqués, car des sommes astronomiques d’argent public y disparaissent chaque année. Ces paradis fiscaux sont le résultat des politiques menées par les conservateurs et les libéraux.
Il y a deux ans, le directeur parlementaire du budget a indiqué que les Canadiens perdaient 25 milliards de dollars chaque année dans ces paradis fiscaux. Cette somme pourrait répondre à une quantité phénoménale de besoins. Elle pourrait servir à créer des emplois, elle pourrait servir à la transition vers une économie axée sur l’énergie propre. Tant de choses pourraient être accomplies, si nous ne nous retrouvions pas devant ce réseau très complexe de paradis fiscaux qui s’est consolidé au fil du temps à cause des décisions gouvernementales prises par les conservateurs et les libéraux. Le coût pour les contribuables canadiens est incommensurable quand on pense à ces 25 milliards de dollars qui partent dans les paradis fiscaux.
Quand on assortit ces 25 milliards de dollars à un impôt sur les profits générés pendant la pandémie, évalué par le directeur parlementaire du budget à 8 milliards de dollars, et à un impôt sur la fortune, qui se traduirait par des recettes annuelles de 10 milliards de dollars, on commence à cerner les assises financières qui pourraient être mises en place pour vraiment répondre aux besoins des Canadiens partout au pays. Nous constatons souvent que ce sont les ultrariches qui reçoivent l'argent, soit les banques les plus riches et les milliardaires canadiens. Pendant ce temps, les personnes dont les besoins sont les plus criants n'ont même pas droit aux miettes.
Au début de la crise, à qui le gouvernement a-t-il décidé de verser des fonds? Nous le savons maintenant. Ce n'est pas un secret. En fait, le gouvernement libéral semble s'en faire une fierté. À peine quatre jours après l'officialisation de la pandémie au Canada, une somme record, aussi incroyable qu'ahurissante, de 750 milliards de dollars a été versée en liquidités aux grandes banques canadiennes par l'intermédiaire d'un éventail de mécanismes et d'institutions fédérales, soit le Bureau du surintendant des institutions financières, la Société canadienne d'hypothèques et de logement et la Banque du Canada. Sept cent cinquante milliards de dollars. Du jamais vu dans toute notre histoire.
Si nous repensons au gouvernement Harper, il y a eu des critiques à ce moment-là, car en pleine crise financière mondiale, le secteur bancaire à reçu 116 milliards de dollars de soutien en liquidités. Il est bien évident que le secteur bancaire est devenu très prospère grâce à cela, mais 750 milliards de dollars est une somme difficile à imaginer. C’est une somme vertigineuse, absolument démesurée et sans précédent qui a été versée au secteur bancaire sous forme de liquidités.
Les banques ont réagi en conséquence. Comme ce soutien n’était assorti d’aucune condition, elles ont augmenté la tarification de leurs services, comme de nombreux Canadiens le savent. Elles n’ont pas fait passer leurs taux d’intérêt à zéro, comme l’ont fait les coopératives de crédit. Les coopératives de crédit, comme la coopérative d’épargne et de crédit communautaire de Vancouver, ont réduit leur marge de crédit à un taux zéro et ont fait passer les taux d’intérêt des cartes de crédit à zéro, parce qu’elles savaient que les Canadiens traversaient une épreuve difficile. Les Canadiens avaient du mal à mettre du pain sur la table, et les coopératives de crédit ont pris cette réalité en compte de nombreuses façons, mais pas les banques. Les banques faisaient marcher le tiroir-caisse. Depuis le début de la pandémie, elles ont amassé 60 milliards de profit. C’est tout simplement incroyable.
Comme je l'ai souligné plus tôt, il n'y a pas d'impôt ni sur les profits générés pendant la pandémie ni sur la fortune. Les milliardaires canadiens ont augmenté leur richesse de 80 milliards de dollars au cours de cette pandémie, mais il n'y a aucune mesure pour assurer une certaine équité ou pour faire en sorte que les ultrariches paient leur juste part. Si nous suivons la trace de l'argent, nous verrons que, durant cette crise sans précédent, le gouvernement libéral s'est principalement soucié des banques et des milliardaires du pays. Voilà une réaction que nul autre gouvernement n'a eue lors de crises survenues dans le passé.
Durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque nous devions gagner la bataille contre le nazisme et le fascisme, le gouvernement fédéral a instauré un impôt sur les profits excessifs et un impôt sur la fortune afin que nous ayons les moyens de remporter la guerre. Après la Seconde Guerre mondiale, nous avons pu construire un nombre sans précédent de logements sociaux, d'hôpitaux et d'établissements d'enseignement dans tout le pays, en plus de développer le secteur des transports. Le pays a connu un essor à bien des égards parce que les investissements étaient là, le point de départ étant l'instauration d'un régime fiscal équitable, mais ce n'est pas le cas cette fois‑ci. Il n'y a pas d'impôt sur la fortune, pas d'impôt sur les profits générés pendant la pandémie et pas de répression des paradis fiscaux à l'étranger.
Qu'a fait le NPD? Nous entendons des rumeurs voulant que le premier ministre souhaite désespérément déclencher des élections et, le cas échéant, nous aurons tous à expliquer ce que nous avons fait pendant la pandémie.
Sous la direction du député de Burnaby‑Sud, le NPD s'est mis au travail immédiatement. Nous avons vu les énormes sommes d'argent qui ont été mises à la disposition du secteur bancaire dès le début, et nous avons commencé à insister pour obtenir une prestation canadienne d'urgence qui pourrait élever les gens au-dessus du seuil de pauvreté. Nous avons forcé et poussé, car selon les meilleurs exemples d'autres pays, nous avions constaté la nécessité de mettre en place une subvention salariale de 75 %. Comme les députés le savent, nous avons exercé de fortes pressions pour que cela devienne une réalité.
Le bilan est très clair. Nous avons fait pression à la Chambre des communes pour obtenir des mesures de soutien pour les étudiants, les personnes âgées et les personnes handicapées — et je tiens à préciser que le gouvernement libéral n'avait jamais mis en place des mesures de soutien globales pour toutes les personnes handicapées. Il leur demande maintenant d'attendre trois ans avant de pouvoir espérer un soutien. Les personnes handicapées devront attendre trois ans, alors que les banques n'ont attendu que quatre jours en pleine pandémie. Voilà la tragédie nationale à laquelle nous assistons avec le flux d'argent qui va aux ultrariches, aux plus riches, pour s'assurer que les banques et les milliardaires sont les premiers à en profiter.
Au cours de la dernière année, les néo-démocrates ont mené ces batailles et en ont gagné plusieurs. Je sais que ces efforts ont donné des résultats positifs. Il y a encore de la souffrance. Il y a encore plus de gens que jamais qui font la file devant les banques alimentaires. Il est aussi tragique de voir des personnes handicapées arriver de peine et de misère à subvenir à leurs besoins. Il est tragique de voir d'autres personnes fermer, pour la dernière fois, la porte d'un commerce qu'elles avaient peut-être consacré leur vie à bâtir. Il s'agissait souvent d'entreprises locales qui desservaient la population et créaient de l'emploi un peu partout au pays, mais beaucoup d'entre elles ont dû fermer leurs portes. C'est une immense tragédie.
Maintenant que nous commençons à sortir de cette crise profonde, nous voyons malheureusement beaucoup de gens qui sont laissés pour compte. Malgré cela, le gouvernement a présenté un budget qui réduit encore la Prestation canadienne d'urgence. Il réduit considérablement la Prestation canadienne de relance économique, qui passe de 500 $ à 300 $ par semaine, une somme qui se situe sous le seuil de la pauvreté. Pour ce qui est des difficultés économiques des aînés, le gouvernement dit qu'il bonifiera les prestations de la Sécurité de la vieillesse des personnes de plus de 75 ans pour que celles-ci soient au-dessus du seuil de pauvreté, mais il ne fait rien pour les aînés de moins de 75 ans.
Le contraste saute aux yeux quand on considère que, par l'entremise de la subvention salariale, le gouvernement a versé de l'argent à des entreprises rentables qui ont alors remis d'énormes primes à leurs hauts dirigeants ou, dans bien des cas, versé des dividendes à leurs investisseurs. Le gouvernement dit que ce n'est pas un problème, alors que le NPD l'a prévenu dès le début qu'il devait prendre des mesures. Ce n'est pas un problème, puisqu'il pourra trouver de l'argent ailleurs, mais il sabre alors la Prestation canadienne d'urgence, au détriment des personnes qui en ont le plus besoin.
Qu'est-ce que cela signifie du point de vue du processus budgétaire, et comment le NPD aborderait-il la question de s'assurer de répondre aux besoins des Canadiens, de même qu'à la crise qui afflige tant de gens au pays? Comme je l'ai déjà dit, les néo-démocrates aborderaient la question sous l'angle des revenus. Nous ferions en sorte que les ultrariches paient leur juste part. Nous nous attaquerions aux paradis fiscaux à l'étranger. Le gouvernement n'a jamais proposé de mesure législative pour répondre adéquatement à la crise financière qui sévit, avec la perte de 25 milliards de dollars par année au profit des paradis fiscaux à l'étranger.
L'Agence du revenu du Canada a témoigné au comité des finances la semaine dernière. L'année d'avant, j'ai demandé qui avait été poursuivi dans le cadre des scandales des Panama Papers, des Bahamas Papers, des Paradise Papers et du stratagème de l'île de Man. Il y a un an, l'Agence du revenu du Canada s'est vue forcée d'admettre qu'elle n'avait jamais poursuivi qui que ce soit. Cette année, j'ai posé la même question, et j'ai obtenu exactement la même réponse. Aucune entreprise ni aucun particulier n'a jamais été poursuivi. Nous disposons d'une liste de milliers de personnes qui ont utilisé ces stratégies pour éviter de payer des impôts. Pourtant, l'Agence du revenu du Canada n'a jamais disposé des outils nécessaires pour les combattre.
Les néo-démocrates feraient en sorte que chacun paie sa juste part, que les ultrariches paient leur juste part, que les milliardaires ne s'en tirent pas à bon compte, et que les entreprises qui tentent de transférer leurs revenus à l'étranger paient de l'impôt sur le revenu et de l'impôt des sociétés. Nous nous en assurerions.
Quel genre de mesures inclurions-nous dans le budget des dépenses? À quoi ressemblerait le processus budgétaire d'un gouvernement du NPD? Nous en avons déjà vu des indices au cours de la dernière année. Nous avons présenté des projets de loi et nous avons veillé à mettre en place les programmes dont les Canadiens avaient besoin.
Les députés se souviendront que j'ai déposé le projet de loi C‑213, Loi canadienne sur l'assurance-médicaments, qui a été appuyé avec brio par mes collègues de Vancouver Kingsway et de Vancouver‑Est. Nous avons fait en sorte qu'il soit soumis à un vote avec le soutien de 100 000 Canadiens qui avaient écrit à leur député. Les libéraux et les conservateurs ont voté contre même si nous savons qu'un régime d'assurance-médicaments améliorerait grandement la qualité de vie des Canadiens. On estime que 10 millions de Canadiens ne peuvent pas acheter leurs médicaments. Des centaines meurent chaque année parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer pour leurs médicaments. Pour des milliers d'autres, les familles sont obligées de choisir entre se nourrir et acheter des médicaments. Nous pouvons mettre fin à cette souffrance. En même temps, le directeur parlementaire du budget, ce mandataire indépendant du Parlement qui peut nous dire avec une grande précision quelle est l'incidence nette des politiques, nous a informés que cette mesure permettrait à la société d'économiser près de 4 milliards de dollars. Nous pourrions réduire les coûts des médicaments. Ainsi, le budget des dépenses inclurait un régime public et universel d'assurance-médicaments.
Comme l'a indiqué la proposition du député de St. John’s‑Est hier soir, nous mettrions en place un régime de soins dentaires pour tous ceux qui n'y ont pas accès. Pourquoi est-ce important? Hier, nous avons entendu parler d'une personne de Sioux Lookout, en Ontario, qui est décédée parce qu'elle n'avait pas les moyens de payer pour les soins dentaires dont elle avait besoin pour se nourrir. Des tragédies de ce type ont lieu très souvent dans notre pays.
Qu'y aurait-il d'autre dans le budget des dépenses? Le revenu de base garanti a été soumis à la Chambre par la députée de Winnipeg‑Centre. On peut voir à quel point les députés de notre caucus sont nombreux à défendre les droits des Autochtones. Des dizaines de communautés autochtones n'ont toujours pas d'eau potable six ans après la promesse du premier ministre. Le gouvernement devrait avoir honte. Comme le député de Burnaby‑Sud l'a déclaré en réponse à un journaliste, pourrions-nous même envisager que les villes de Toronto, Vancouver ou Montréal n'aient pas d'eau potable? C'est tout simplement ahurissant. Et pourtant, aucun impôt sur la fortune ou sur les profits générés pendant la pandémie n'a été adopté. Aucune priorité ne nous permet de veiller à ce que toutes les communautés au pays aient accès à de l'eau potable.
Nous avons vu l'incroyable tragédie du génocide dans les pensionnats autochtones. Il y a des communautés des Premières Nations qui n'ont pas les fonds nécessaires pour trouver leurs enfants disparus, assassinés et décédés. Il doit s'agir d'une priorité nationale dans le cadre de la réconciliation. Les beaux discours ne suffisent pas. Nous devons agir, et cela signifie veiller à ce que l'on ne voie plus les très riches ou les ultrariches recevoir la grande majorité des fonds publics, mais plutôt les particuliers partout au pays, les Autochtones, afin de leur fournir le soutien nécessaire et la qualité de vie qu'ils méritent.
Puis, il y a la question du droit au logement. Le NPD aurait certes inclus dans les prévisions budgétaires des dépenses visant à garantir que tous les Canadiens ont un endroit où dormir la nuit. Ce n'est pas sorcier. C'est un enjeu qui nécessite des investissements. D'autres pays reconnaissent le logement comme un droit. Dans un pays aussi froid que le Canada, l'accès au logement devrait être un droit fondamental de tous les Canadiens.
Nous mettrions en place des mesures pour aider les personnes handicapées, les étudiants et les aînés. Certaines personnes peinent à joindre les deux bouts depuis le début de la pandémie. Pourtant, les étudiants sont toujours obligés de rembourser leurs prêts, les aînés de moins de 75 ans sont inadmissibles à la bonification de la Sécurité de la vieillesse, et les personnes handicapées doivent attendre trois ans pour obtenir de l'aide. Le premier ministre veut injecter 20 milliards de dollars dans le projet TMX, au lieu d'investir dans les énergies propres, ce qui créerait des centaines de milliers d'emplois.
Si le NPD était au pouvoir, le processus budgétaire serait différent et meilleur. Nous continuerons de nous battre pour que le Canada devienne un pays où personne n'est laissé pour compte.
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GP (BC)
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2021-06-16 16:25 [p.8540]
Mr. Speaker, it is an honour to table a petition initiated by constituents in Nanaimo—Ladysmith. It is the 29th petition of this nature.
The petitioners are deeply concerned about protecting British Columbia's endangered old-growth forest from clear-cut logging. They know that old-growth forests provide immeasurable benefits, including carbon sequestration, biodiversity, and cultural, recreational and educational value.
The petitioners call upon the Government of Canada to work with the province and first nations to immediately halt the logging of endangered old-growth ecosystems, fund the long-term protection of old-growth ecosystems as a priority of Canada's climate action plan and reconciliation with indigenous peoples, support value-added forestry initiatives in partnership with first nations to ensure Canada's forestry industry is sustainable based on the harvesting of second- and third-growth forests, ban the export of raw logs, maximize resource use for local jobs and ban the use of whole trees for wood pellet biofuel production.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition lancée par des habitants de Nanaimo-Ladysmith. Il s'agit de la 29e pétition de ce genre.
Les pétitionnaires ont à coeur de protéger les forêts anciennes en péril de la Colombie-Britannique contre les coupes à blanc. Ils savent que les forêts anciennes offrent des avantages inestimables, notamment en ce qui a trait à la séquestration du carbone, à la biodiversité, à la culture, aux loisirs et à l'éducation.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de travailler de concert avec les provinces et les Premières Nations pour faire cesser immédiatement l'exploitation forestière dans les écosystèmes anciens et en péril; de financer la protection à long terme des écosystèmes anciens à titre de priorité dans le cadre du plan d'action climatique du Canada et de la réconciliation avec les peuples autochtones; d'appuyer des initiatives forestières à valeur ajoutée en partenariat avec les Premières Nations afin d'assurer la pérennité de l'industrie forestière du Canada et de veiller à ce qu'elle soit axée sur l'exploitation des forêts secondaires et tertiaires; d'interdire l'exportation de grumes; d'optimiser l'utilisation des ressources pour les emplois locaux; et, enfin, d'interdire l'utilisation d'arbres entiers dans la production de biocarburant à partir de granules de bois.
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GP (BC)
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2021-06-15 10:14 [p.8428]
Mr. Speaker, the second petition speaks to an issue that we have heard about in this House frequently in recent weeks, and that is the critical declining area of our forests comprising old-growth forests. The petitioners note that there are solutions to protecting what is left. Less than 2.7% of British Columbia forests, for example, are in old-growth condition. Old growth fosters biodiversity, and it is a major sink for carbon. It could be part of Canada's federal plans for protecting biodiversity, protecting carbon and keeping it out of the atmosphere.
The petitioners note that solutions in value-added forest products, in collaboration with first nations, could create part of our path to reconciliation while preserving old-growth forests. In short, the petitioners call for a halt on all old-growth logging across Canada.
Monsieur le Président, la deuxième pétition traite d'un sujet dont il a fréquemment été question à la Chambre au cours des dernières semaines, c'est-à-dire le grave déclin du territoire occupé par des forêts anciennes. Les pétitionnaires soulignent qu'il existe des solutions pour protéger ce qui en reste. Moins de 2,7 % des forêts de la Colombie‑Britannique, par exemple, sont de vieilles forêts. Les forêts anciennes favorisent la biodiversité et la séquestration du carbone. Elles pourraient faire partie des plans du fédéral pour protéger la biodiversité et absorber le carbone pour l'empêcher de se disperser dans l'atmosphère.
Les pétitionnaires indiquent que des initiatives forestières à valeur ajoutée, lancées en partenariat avec les Premières Nations, pourraient contribuer à la réconciliation tout en préservant les forêts anciennes. Bref, les pétitionnaires demandent la cessation de l’exploitation forestière dans les écosystèmes anciens du Canada.
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