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View Mumilaaq Qaqqaq Profile
NDP (NU)
View Mumilaaq Qaqqaq Profile
2021-06-21 14:15 [p.8844]
Mr. Speaker, today is National Indigenous Peoples Day. It should be a day of celebration, culture and history, but I am filled with a tremendous amount of sadness and anger.
When this institution talks about indigenous communities, we often talk about resiliency. Those in the federal institution talk about its record-breaking investments when a quarter to five dollars is a slap in the face. They pat themselves on the back while denying Inuit access to safe, livable space that keeps them alive.
I will continue to say this. There is nothing to be proud of for indigenous peoples in this institution. There is nothing for anyone to be patting themselves on the back. In fact, they should all feel extreme shame. I feel ashamed that Inuit are continuously being denied the right to live, the right to self-determination.
Today, I applaud Inuit and indigenous peoples. Without ourselves, our strength and our resilience, we would not be here.
Matna.
Monsieur le Président, c'est aujourd'hui la Journée nationale des peuples autochtones. Ce devrait être une journée de célébration, de culture et d'histoire, mais je ressens énormément de tristesse et de colère.
Quand cette institution parle des communautés autochtones, il est souvent question de résilience. Les représentants de l'institution fédérale parlent de leurs investissements sans précédent, alors que pour chaque tranche de 5 $ qu'ils investissent, seulement 25 ¢ vont aux Autochtones. C'est une insulte. Ils se donnent des tapes dans le dos alors même qu'ils privent les Inuits de leur accès à des espaces sûrs et habitables qui les gardent en vie.
Je continuerai à le dire. Nous n'avons rien fait pour les Autochtones dans cette institution qui devrait nous remplir de fierté. Personne ici ne devrait se péter les bretelles. En fait, chaque membre de cette institution devrait ressentir une honte extrême. J'ai honte que les Inuits soient continuellement privés de leur droit à la vie et de leur droit à l'autodétermination.
Aujourd'hui, j'applaudis les Inuits et les Autochtones. Sans nous, sans notre force et notre résilience, nous ne serions pas là.
Matna.
View Judy A. Sgro Profile
Lib. (ON)
Madam Speaker, I am honoured to rise virtually today to recognize a tireless labour rights activist, who I have known for quite some time, by the name of the Marino Toppan.
Marino is the creator behind the Italian Fallen Workers Memorial project established in 2016. This memorial, one of the biggest of its kind in Canada, commemorates nearly 2,000 Italian workers who lost their lives on the job over a century ago. I know the Italian community truly appreciates this important recognition.
Marino is also a published author. His book, entitled Land of Triumph and Tragedy: Voices of the Italian Fallen Workers is a book I always notice on the shelf my office.
From all Italian Canadians across our country, myself, and my husband Sam, I would like to thank Marino for all he is done to bring closure to the families of the Italian workers.
Grazie mille.
Madame la Présidente, c'est un honneur pour moi de prendre la parole à distance aujourd'hui pour souligner les efforts constants d'un militant des droits des travailleurs, que je connais depuis longtemps: il s'agit de Marino Toppan.
Marino est le créateur du projet de monument commémoratif en l'honneur des travailleurs italiens décédés dans le cadre de leurs fonctions. Ce monument, qui a été érigé en 2016, est l'un des plus grands du genre au Canada, et il rend hommage aux travailleurs italiens — près de 2 000 — qui sont décédés pendant qu'ils exécutaient leur travail, il y a plus d'un siècle. Je sais que la communauté italienne est profondément reconnaissante de cet important hommage.
Marino a aussi publié des ouvrages, dont un intitulé Land of Triumph and Tragedy: Voices of the Italian Fallen Workers. Dans mon bureau, ce livre est placé bien à la vue sur une tablette.
Au nom de tous les Canadiens d'origine italienne d'un bout à l'autre de notre pays, en mon nom et celui de mon époux, Sam, j'aimerais remercier Marino pour tout ce qu'il a fait pour aider les familles de ces travailleurs italiens à retrouver un sentiment de paix.
Grazie mille.
View Marcus Powlowski Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, this will be a great weekend for many of us in Ontario because, for the first time in many months, we will be able to get together with up to 10 other people outside. However, this is going to be a really great weekend for members of the Filipino-Canadian population because tomorrow is Philippines Independence Day.
For the Filipino-Canadian community, this last year has been a particularly hard because many people from that community work in either chronic care homes or meat packing plants, both of which were hit hard by COVID. However, this weekend, I, like Filipino Canadians and Filipinos around the world, will be partying.
No one parties better than the Filipinos. I, like many Filipinos, will spend the weekend eating pancit, lechon and bicol express, and drinking, of course, Tanduay and San Miguel.
Maligayang Araw ng Kalayaan.
Monsieur le Président, la fin de semaine s'annonce belle pour beaucoup d'Ontariens parce que, pour la première fois depuis des mois, ils pourront se rassembler à l'extérieur dans un groupe pouvant compter jusqu'à 10 personnes. De surcroît, les Philippino-Canadiens pourront célébrer la Fête de l'indépendance des Philippines.
Pour la communauté philippino-canadienne, la dernière année s'est avérée particulièrement difficile, étant donné que de nombreux membres de cette communauté travaillent dans des établissements de soins de longue durée ou dans des usines de transformation de la viande, qui ont été durement touchés par la COVID. Quoi qu'il en soit, cette fin de semaine, j'ai bien l'intention, à l'instar des Philippino-Canadiens et des Philippins du monde entier, de faire la fête.
Personne ne sait mieux faire la fête que les Philippins. Comme de nombreux Philippins, je consacrerai la fin de semaine à manger du pancit, du lechon et du Bicol Express, en plus de boire, bien entendu, du Tanduay et de la San Miguel.
Maligayang Araw ng Kalayaan.
View Julie Dzerowicz Profile
Lib. (ON)
View Julie Dzerowicz Profile
2021-06-10 14:01 [p.8216]
Madam Speaker, my riding of Davenport is home to the largest Portuguese community in Canada. I am proud to stand up in the House of Commons today, the official day of Portugal, Camões, and the Portuguese communities and to celebrate it during the month of June, which we all know is now recognized nationally as Portuguese Heritage Month.
Due to COVID, we have to celebrate differently this year, but one day soon hope to engage in activities surrounded by a sea of red and green, filled with twirling rancho dancers and bandas proudly marching with their instruments. I want to thank all the Portuguese leaders, clubs, associations and media that have tirelessly promoted the love of Portuguese culture, language and community to all Canadians.
Whether ordering a meal from a favourite churrasqueira, listening to some Fado, watching Ronaldo in the World Cup, or having a glass of excellent Douro or Alentejo wine, take the time to celebrate Portugal this month.
Viva Portugal and viva Canada. Obrigada, Madam Speaker.
Madame la Présidente, Davenport est la circonscription du Canada qui compte le plus de membres de la communauté portugaise. Je suis fière de prendre la parole à la Chambre des communes aujourd'hui, car c'est la journée du Portugal, de Camões et des communautés portugaises, et de célébrer celles-ci au cours du mois de juin, qui, comme nous le savons tous, est désigné Mois du patrimoine portugais au Canada.
En raison de la COVID, nous devons célébrer différemment cette année, mais nous espérons pouvoir bientôt prendre part à des activités entourés de rouge et de vert, d'une foule de danseurs ranchos et de bandas défilant fièrement avec leurs instruments. Je remercie tous les dirigeants, les clubs, les associations et les médias portugais qui, infatigablement, communiquent leur amour de la culture, de la langue et de la communauté portugaise à tous les Canadiens.
Prenons le temps de célébrer le Portugal ce mois-ci, que ce soit en commandant un repas à votre churrasqueira préféré, en écoutant du fado, en regardant Ronaldo participer à la Coupe du monde ou en buvant un verre d'un excellent vin du Douro ou d'Alentejo.
Viva le Portugal et viva le Canada! Obrigada, madame la Présidente.
View Peter Fonseca Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, in June, we celebrate Portuguese Heritage Month, a great time to recognize and celebrate the contributions of Canadians of Portuguese descent. Also, today, June 10, is Portugal day, commemorated both in Portugal and around the world by Portuguese in honour of the 16th century poet, Luís Vaz de Camões, whose prose captured Portugal’s age of discovery.
It is a special day of pride for me, both as a Portuguese Canadian and as a resident of Mississauga, a city with over 20,000 Luso Canadians. Canada is now home to one of the largest Portuguese diasporas in the world, with nearly half a million people of Portuguese origin calling Canada home.
This past year has been very difficult. Personally, I have seen many losses within our Luso community here and back in Portugal. We know we are all in this together, much stronger and closer than ever before.
Again, to our Luso community, Feliz Dia de Portugal. Viva Canadá. Viva Portugal.
Monsieur le Président, nous célébrons en juin le Mois du patrimoine portugais, un moment idéal pour souligner l'apport des Canadiens d'origine portugaise. Je tiens aussi à signaler que le 10 juin, date d'aujourd'hui, marque la Journée du Portugal. À cette occasion, les Portugais vivant au Portugal et ailleurs dans le monde rendent hommage à Luís Vaz de Camões, un poète du XVIe siècle, dont la prose a saisi l'esprit de l'ère des découvertes.
C'est une journée qui me remplit de fierté, à la fois comme Canadien d'origine portugaise et comme résidant de Mississauga, une ville qui compte plus de 20 000 Luso-Canadiens. La diaspora portugaise du Canada est l'une des plus importantes de la planète: près d'un demi-million de personnes d'origine portugaise vivent au Canada.
La dernière année a été très difficile. Comme je l'ai moi-même constaté, la communauté portugaise a subi de grandes pertes, ici comme au Portugal. Nous restons solidaires, plus forts et plus proches que jamais.
Je transmets donc mes vœux à la communauté portugaise, Feliz Dia de Portugal. Viva Canadá. Viva Portugal.
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
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2021-06-08 10:07 [p.8065]
Mr. Speaker, assalam alaikum.
Lately, a lot of Canadians have been enjoying evening walks to get a bit of fresh air after long days at home during this pandemic. On Sunday, in London, Ontario, that is what a grandmother, two parents and two children went out to do, three generations of the Afzaal family, Salman, Madiha, their children Yumna and Fayez and their grandmother. But unlike every other night, that family never made it home. Their lives were taken in a brutal, cowardly and brazen act of violence. This killing was no accident. This was a terrorist attack motivated by hatred in the heart of one of our communities.
I am horrified by the attack that took the lives of four members of one family and seriously injured a 9-year-old boy on Sunday evening in London, Ontario. Our hearts go out to their loved ones at this very difficult time. We all hope that little boy will be able to heal from his injuries quickly, even though we know he will have to live a very long time with the sadness, anger and incomprehension caused by the cowardly, Islamophobic attack.
Unfortunately, this is not an isolated incident. There was also the attack on the Quebec City mosque.
The cowardly murder of Mohamed-Aslim Zafis at a mosque in Toronto, the violent attacks against Black Muslim women in Edmonton and so many other people across the country who have faced insults, threats and violence were all targeted because of their Muslim faith. This is happening here in Canada and it has to stop.
We must not become inured to this violence. We must not become desensitized to it. We must not accept this as normal. Every time we witness such hate, we must call it out. That starts with doing little things.
Words matter. They can be a seed that grows into an ugly, pervasive trend and sometimes lead to real violence. The jokes that are not funny, the casual racism, the insinuations that are only meant to diminish, the toxic rhetoric, the disinformation and extremism online, and the polarization we see too often in our public discourse and in our politics, as leaders and as Canadians we not only have to say enough is enough, we must take action. We cannot allow any form of hate to take root, because the consequences can be far too serious. We have seen it in Christ Church. We have seen it in other places around the world. We have lived it here at home.
Right now, Canadians are outraged by what happened on Sunday and many Muslim Canadians are scared.
Last night I spoke with the mayor of London, Ed Holder, and a representative of the local Muslim community, Nawaz Tahir, to share my condolences and discuss the urgency of what more we must do to keep our communities safe.
We stand with the people of London and Muslim communities across the country. We are going to continue to fund initiatives like the security infrastructure program to help protect communities at risk, their schools and places of worship. We will continue to fight hate online and offline, which includes taking even more action to dismantle far-right hate groups like we did with the Proud Boys, by adding it to Canada's terror listing. We will continue doing everything we can to keep communities safe.
The perpetrator of Sunday's vicious attack in London does not represent who we are as Canadians. We know that we are stronger when we live in peace than when we live in hatred and violence. We also know that we need to acknowledge the truth: this sort of hate and violence exists here in Canada, whether it be on the street, online or elsewhere. As long as it exists, we still have work to do.
If anyone thinks racism and hatred do not exist in this country, I ask of them this, how do we explain such violence to that child in hospital? How can we look families in the eye and say, Islamophobia is not real? When we listen to the Black Muslim woman who constantly looks over her shoulder at the bus stop, fearing someone will pull off her hijab or hurt her, she will tell us that Islamophobia exists. If we listen to the parents who beg their children not to wear traditional clothes for fear of them being harassed or attacked simply for what they are wearing, they will tell us racism exists.
Muslim families have often felt uncertain or even fearful when they go out on the streets wearing traditional garb. The reality is most Canadians have not necessarily been aware of that fear that far too many racialized and Muslim Canadians carry with them any time they go outside.
If the attack in London has any follow-up or impact on non-Muslim Canadians, it should be this, to understand the anxiety and the fear that our fellow Canadians carry, that they should not be carrying. It is on all of us to understand that experience and be there to support and to help. We can and we must act.
As Canadians, we have been fighting a global pandemic for over a year now, and we did it by coming together and by working together. That is the only way of confronting the ugly face of hatred. I want all Canadians to know that we are all diminished when any one of us is targeted. We need to stand up and reject racism and terror, and work together to embrace what makes our country strong, our diversity.
May peace and blessings be upon you.
Monsieur le Président, assalam alaikum.
Ces derniers temps, de nombreux Canadiens se promènent le soir pour prendre un peu d'air frais après avoir passé de longues journées à la maison en raison de la pandémie. Dimanche dernier, à London, en Ontario, c'est ce qu'ont fait une grand-mère, deux parents et deux enfants, qui représentaient trois générations de la famille Afzaal. Il y avait Salman, Madiha, leurs enfants Yumna et Fayez et la grand-mère de ces derniers. Malheureusement, contrairement aux autres soirs, cette famille n'est pas rentrée chez elle. Leurs vies ont été fauchées dans un acte de violence brutal, lâche et éhonté. Ce meurtre n'était pas un accident. C'était une attaque terroriste motivée par la haine au cœur d'une de nos collectivités.
Je suis horrifié par l'attaque qui a enlevé la vie à quatre membres d'une famille et blessé gravement un petit garçon de 9 ans dimanche soir à London, en Ontario. Nous sommes de tout cœur avec leurs proches en ces moments extrêmement difficiles. Nous espérons tous que le petit garçon pourra se remettre de ses blessures rapidement, même si nous savons qu'il vivra longtemps avec la tristesse, l'incompréhension et la colère causées par cette attaque lâche et islamophobe.
Ce n'est malheureusement pas un cas isolé. Il y a eu celui de la grande mosquée de Québec.
Mohamed-Aslim Zafis, qui a été lâchement assassiné dans une mosquée de Toronto, des femmes musulmanes noires qui ont été victimes d'attaques violentes à Edmonton et tant d'autres personnes partout au Canada qui ont fait l'objet d'insultes, de menaces et d'actes de violence ont tous été ciblés en raison de leur foi musulmane. De tels gestes se produisent au Canada et il faut que cela cesse.
Nous ne devons pas nous habituer à cette violence. Nous ne devons pas nous laisser désensibiliser. Nous ne devons pas accepter que cela devienne normal. Chaque fois que nous sommes témoins de cette haine, nous devons la dénoncer. Cela commence par de petits gestes.
Les mots comptent. Ils peuvent servir de terreau au développement de tendances insidieuses et nocives, qui mènent parfois à une violence bien réelle. Les dirigeants et les Canadiens, face à de mauvaises blagues, au racisme occasionnel, aux allusions visant uniquement à dénigrer l'autre, aux discours toxiques, à la désinformation, à l'extrémisme en ligne et à la polarisation que nous voyons trop souvent dans le discours public et en politique, doivent non seulement dire qu'assez, c'est assez, mais aussi agir. Nous ne pouvons permettre à aucune forme de haine de prendre racine, car les conséquences peuvent être beaucoup trop graves. Nous l'avons vu à Christ Church et à d'autres endroits dans le monde. Nous l'avons vécu ici.
Actuellement, les Canadiens sont révoltés par ce qui s'est passé dimanche dernier, et de nombreux Canadiens musulmans ont peur.
Hier soir, j'ai parlé avec Ed Holder, maire de London, et Nawaz Tahir, un représentant de la communauté musulmane locale, pour présenter mes condoléances et discuter de l'urgence d'en faire davantage pour assurer la sécurité des collectivités.
Nous sommes solidaires des habitants de London et de la communauté musulmane du Canada. Nous continuerons à financer des initiatives comme le Programme de financement des projets d'infrastructure de sécurité pour protéger les collectivités à risque, leurs écoles et leurs lieux de culte. Nous continuerons à lutter contre la haine en ligne et ailleurs, notamment en prenant d'autres mesures pour démanteler les groupes haineux d'extrême droite, comme nous l'avons fait avec les Proud Boys en inscrivant ce groupe à la liste des entités terroristes du Canada. Nous continuerons à faire tout en notre pouvoir pour assurer la sécurité des collectivités.
L'auteur de l'attaque cruelle de dimanche à London ne nous représente pas en tant que Canadiens. Nous savons que nous sommes plus forts dans la paix que dans la haine et la violence. Nous savons aussi qu'il faut nous dire dire la vérité: cette haine et cette violence existent chez nous, que ce soit dans la rue, en ligne ou ailleurs. Tant qu'elle va exister, nous aurons du travail à faire.
À tous ceux qui pensent qu'il n'y a pas de racisme et de haine au pays, je demande ceci: « Comment expliquer la violence perpétrée contre cet enfant hospitalisé? Comment pouvons-nous regarder les familles concernées en face et affirmer que l'islamophobie n'existe pas? » Si on l'écoute, la musulmane noire qui jette constamment un coup d'œil par-dessus son épaule, craignant que quelqu'un lui enlève son hidjab ou lui fasse du mal, nous dira que l'islamophobie existe. Si on les écoute, les parents qui supplient leurs enfants de ne pas porter d'habits traditionnels par crainte qu'ils se fassent attaquer ou harceler simplement pour la façon dont ils sont habillés nous diront que le racisme existe.
Les familles musulmanes ressentent souvent de l'inconfort ou même de la peur lorsqu'elles se promènent dans les rues vêtues d'habits traditionnels. En vérité, la plupart des Canadiens ne sont pas nécessairement conscients de cette peur qu'éprouvent beaucoup trop de musulmans canadiens racialisés lorsqu'ils sortent de chez eux.
Si l'attaque de London permet aux Canadiens non musulmans de comprendre une chose, ce devrait être l'anxiété et la peur que nos concitoyens canadiens vivent, mais qu'ils ne devraient pas avoir à vivre. Il nous incombe de comprendre cette expérience et d'offrir notre soutien et notre aide. Nous pouvons et devons agir.
Les Canadiens luttent contre une pandémie mondiale depuis plus d'un an et ils l'ont fait en unissant leurs efforts et en travaillant ensemble. C'est la seule manière d'affronter le visage hideux de la haine. Je veux que tous les Canadiens sachent que nous nous trouvons tous diminués lorsque l'un d'entre nous est ciblé. Nous devons nous élever contre le racisme et la terreur, les rejeter et plutôt collaborer pour appuyer ce qui fait la force de notre pays: la diversité.
Que la paix et la grâce vous accompagnent.
View Jagmeet Singh Profile
NDP (BC)
View Jagmeet Singh Profile
2021-06-08 10:27 [p.8067]
Mr. Speaker, assalam alaikum.
Today is a hard day. We think about what this means to Muslims and their families across this country. We have heard people mention this, but it is so common. All of us have gone for walks with our families in this pandemic, because there is nowhere else to go. There are places that are shut down, so we go for a walk. To think that a family going for a walk could not make it home, that a casual walk around the block in our neighbourhood would be one's last, that one cannot walk safely down one's own street, we need to think about what that means for a Muslim family. Right now, people are talking to their families and saying maybe they should not go for a walk. There are people literally thinking about whether they should walk out their front door in our country.
We think about what that means. Some people have said that this is not our Canada, and I think about what that means, when people say that this is not our Canada. This happened in London, Ontario. I lived in London, Ontario for five years. I loved my time there. I think about the fact that my parents chose to make Canada our home. I love my home. I love this place, but the reality is that this is our Canada. This is our Canada. Our Canada is a place where 215 little kids were found dead in unmarked graves. Our Canada is a place where people cannot walk down the street if they wear a hijab, because they would be killed. This is our Canada. We cannot deny it. We cannot reject that, because it does no one any help.
The reality is that our Canada is a place of racism, of violence, of genocide of indigenous people, and our Canada is a place where Muslims are not safe. They are not. They are not safe. Muslims are not safe in this country. I have spoken to Muslims who wonder how many more lives it will take, how many more families will be mauled in the street and how many more families will be killed before we do something.
Innocent people were killed while praying in a place of prayer, in a mosque in Quebec, gunned down. A Muslim man in Toronto was knifed and killed. In both of those incidents, we know very clearly that it was directly because of hate. There was so much hate toward people they did not know, just because of who they were, how they prayed and what they looked like. That is a reality. People live with that every day. They walk the streets wondering if they will be attacked, just because of the way they look, not because of an enemy they have or because of someone who has a problem with them. Will I be attacked today, just because of the way I look? That is a real question people ask.
What a life to live, to have to wonder about that. We think about people who left violence. They fled persecution. Refugees come to this country thinking they are going to be safe here and that this is a place of safety, but they are not safe.
To Muslim Canadians, I am so sorry they have to live like this, that they have to live in fear, but there are things we can do. When we think about the lives lost, we think about Salman, Madiha, Yumna, young Fayez, who is still alive, and his grandmother. We think about those lives lost, and Fayez, who is still living. What can we do now? Things have to change. We cannot just do the same thing. We cannot just continue as if nothing has happened. There have been so many lives lost, and people are frustrated. What can we do?
I want to acknowledge that this is the reality we have to deal with. This is Canada. This is a part of the country we live in. We have to deal with it. We cannot deny it. We cannot ignore it. We have to confront it. This is a part of the country we live in, and we have to find a way to make things safer for people. We have to acknowledge that the real and urgent threat to Canadians' safety is coming from hate. It is coming from extreme right-wing ideology. It is coming from white supremacy. It is coming from hate groups that are expounding this type of hatred and radicalizing people. That is the real threat to Canadians' lives right now.
Something has to change. There have to be resources put in place to address these real and urgent threats to Canadians' lives. This is not coming from other places; it is coming from Canada. It is coming from people who are radicalized to hate people who look different, who pray differently. This is the real threat that Canadians are facing. Someone has to listen and acknowledge that if this is the real threat, then resources have to be put towards addressing this real threat.
We know, and this is a harsh reality, that politicians have used Islamophobia for political gain. They have used it as a divisive tool, and that has to end. No one can ever use Islamophobia for political gain, and we all know when it has been done. We all know how it has happened. I am not saying that it is solely those politicians who have used Islamophobia for political gain who are to blame, absolutely not, but they are surely a part of the problem. If they have used Islamophobia for political gain, thinking they can divide people to get votes, this is the result of it. This is what happens when they divide people. When they inflame hatred, people die.
We also need to tackle online hate. It is a real thing, and online hate is radicalizing people. Online hate is spreading messages that teach people to hate and that create this fear of the other. We know it is happening, and we have to be serious about tackling it.
Something has to change. It just cannot continue. Another life cannot be lost while we do nothing about it. Another family cannot be mauled in the street while nothing happens.
What happened was an act of violence, an act of terrorism and an act of hate, and we must confront hate directly.
What happened was senseless and incomprehensible, but we must act. Now is the time to show determination, the time to do something to stop the hate and stop this kind of violence.
We have to make this a moment when we decide to do something different as a country, when we come together and say that we are going to put an end to hatred, that we are going to put an end to violence and that we are not going to allow political leaders to use this type of divisive hatred to gain political points. This has to end; it cannot continue. We have to be serious about this.
To all in the Muslim community in Canada who are suffering and feeling pain right now, I feel their pain. I understand their pain, and we are going to work towards making sure that they do not have to live in fear, that they do not have to walk the streets in fear. We are going to fight for them.
Monsieur le Président, assalam alaikum.
Aujourd'hui, c'est une journée difficile. Nous réfléchissons à ce que cette tragédie signifie pour les musulmans et leurs familles partout au pays. D'autres l'ont déjà dit, mais ce genre d'incident se produit tellement souvent. En cette période de pandémie, nous avons tous fait des promenades avec nos proches, parce qu'il n'y a nulle part d'autre où aller. Presque tout est fermé, alors nous allons nous promener. L'idée qu'une famille qui se promène ne puisse pas rentrer chez elle, qu'une simple petite promenade dans son quartier soit la dernière ou que l'on ne puisse pas marcher en toute sécurité dans sa propre rue ne nous traverse pas l'esprit. Nous devons réfléchir à ce que cela signifie pour une famille musulmane. En ce moment, des gens s'entretiennent avec leurs proches et leur disent qu'ils ne devraient peut-être pas aller se promener. Il y a, dans notre pays, des gens qui se demandent littéralement s'ils doivent franchir le seuil de leur porte.
Nous réfléchissons à ce que cela signifie. Certains ont dit que ce n'est pas le Canada que nous connaissons, et je m'interroge sur le sens de ces mots. L'attaque en question s'est produite à London, en Ontario. J'y ai vécu pendant cinq ans, et j'ai adoré mon séjour là-bas. Je pense au fait que mes parents ont choisi de faire du Canada leur pays. J'adore mon pays, ma patrie, mais ne nions pas la réalité: c'est bien ce qui se passe au Canada. C'est bien cela, le Canada: un endroit où les restes de 215 petits enfants ont été découverts dans des tombes anonymes, un endroit où on ne peut pas marcher dans la rue si on porte le hidjab, car on risque de se faire tuer. C'est cela, le Canada. Nous ne pouvons pas nier ce fait. Nous ne pouvons pas le rejeter, car cela n'aide personne.
La réalité, c'est que le Canada est un pays qui perpétue le racisme, la violence, le génocide des peuples autochtones, et c'est aussi un endroit où les musulmans ne sont pas en sécurité. Ils ne le sont pas. Ils ne sont pas en sécurité. Les musulmans ne sont pas en sécurité dans ce pays. J'ai parlé à des musulmans qui se demandent combien d'autres vies devront être perdues, combien d'autres familles devront être attaquées dans la rue et combien d'autres devront être tuées avant que nous fassions quelque chose.
Des personnes innocentes ont été abattues pendant la prière dans un lieu de culte, une mosquée, au Québec. Un homme musulman a été poignardé à mort à Toronto. Dans ces deux situations, il ne fait aucun doute que les agressions étaient motivées par la haine. Les auteurs de cette violence ont perpétré des actes infiniment haineux contre des personnes qu'ils ne connaissaient pas simplement parce qu'elles avaient une identité, des pratiques religieuses et une apparence différentes. C'est la réalité. Les gens vivent constamment dans la peur. Quand ils marchent dans la rue, ils se demandent s'ils se feront attaquer tout simplement en raison de leur apparence, et non pas parce qu'ils ont un ennemi ou parce que quelqu'un a quelque chose à leur reprocher. Est-ce que je serai la cible d'attaques aujourd'hui simplement en raison de mon apparence? Il s'agit là d'une vraie question que des gens se posent.
La vie est difficile lorsqu'on doit penser à cela. Les gens fuient la violence et la persécution. Les réfugiés arrivent au Canada en se disant qu'ils seront enfin en sécurité ici, mais ils ne le sont pas.
Quand je pense à tous les Canadiens musulmans, je suis sincèrement désolé qu'ils aient à vivre dans ces circonstances, c'est-à-dire dans la peur. Toutefois, nous avons le pouvoir sur certaines choses. En pensant à ces vies perdues, nous pensons à Salman, à Madiha, à Yumna, au jeune Fayez, qui se bat pour sa survie, et à sa grand-mère. Nous pensons à ces vies perdues et au jeune Fayez, qui est encore en vie. Que pouvons-nous faire? Les choses doivent changer. Nous ne pouvons pas continuer d'agir comme avant. Nous ne pouvons pas faire comme si rien n'était arrivé. Tant de vies ont été perdues, et les gens sont frustrés. Que pouvons-nous faire?
Je tiens à souligner que c'est la réalité avec laquelle nous devons composer. Voilà ce qu'est le Canada d'aujourd'hui. Il s'agit d'un aspect de notre pays. Nous devons composer avec ce dernier. Nous ne pouvons pas faire semblant qu'il n'existe pas. Nous devons y faire face. Il s'agit d'un aspect du pays dans lequel nous vivons, et nous devons trouver comment améliorer la sécurité de la population. Nous devons prendre conscience que la haine constitue réellement la menace la plus grande et la plus immédiate pour la sécurité des Canadiens. Cette menace prend racine dans l'idéologie de l'extrême droite. Elle provient de la suprématie blanche. Elle vient des groupes haineux qui se nourrissent de ce type d'intolérance et qui radicalisent les gens. Voilà quelle est la pire menace pour la vie des Canadiens à l'heure actuelle.
Les choses doivent changer. Il faut mettre en place des ressources afin de contrer ces menaces réelles et urgentes qui mettent en péril la vie de Canadiens. Il ne s'agit pas de problèmes qui viennent d'ailleurs: ils prennent naissance ici, au Canada, et sont le fait de personnes radicalisées qui ont appris à haïr les gens dont l'apparence ou la façon de prier sont différentes des leurs. Voici la vraie menace qui pèse sur les Canadiens. Il faut être à l'écoute et reconnaître que nous avons besoin de ressources pour contrer cette vraie menace.
Comme on le sait, et c'est une dure réalité, certains politiciens misent sur l'islamophobie pour se faire du capital politique. Ils s'en servent pour semer la discorde. Cela doit cesser. Personne ne doit utiliser de nouveau l'islamophobie pour marquer des points politiques, une tactique qui a déjà été employée, comme nous le savons tous. Nous savons comment cette tactique a été utilisée. Je ne cherche pas à rejeter tout le blâme sur les politiciens qui misent sur l'islamophobie pour se faire du capital politique, absolument pas, mais ils contribuent décidément au problème. Certains se servent de l'islamophobie pour marquer des points et pour semer la discorde dans l'espoir d'obtenir des votes, et c'est ce qui mène à des événements comme ceux qui sont survenus récemment. C'est ce qui arrive quand ils sèment la zizanie entre les gens. Quand ils attisent la haine, des gens meurent.
Nous devons aussi nous pencher sur les propos haineux en ligne. C'est une réalité, et elle a pour effet de radicaliser les gens. Les messages haineux propagés sur le Web enseignent aux gens à haïr et à craindre les personnes qui ne sont pas comme eux. Nous sommes conscients de ce problème et nous devons nous y attaquer sérieusement.
Les choses doivent changer. Ça ne peut pas continuer. Il ne faut pas qu'une autre personne meure alors que nous nous tournons les pouces. Il ne faut pas qu'une autre famille soit fauchée dans la rue alors que nous ne faisons rien.
Ce qui s'est passé est un acte de violence, un acte de terrorisme et un acte de haine, et nous devons faire face à la haine directement.
Ce qui s'est passé est insensé et incompréhensible, mais nous devons agir. Il est maintenant temps de prendre la décision de faire quelque chose pour mettre fin à la haine et à cette sorte de violence.
À la lumière de cette tragédie, nous devons décider maintenant de changer les choses au Canada et d'unir nos efforts afin de mettre fin à la haine et à la violence et de ne pas permettre que des dirigeants politiques se servent de cette haine qui nous divise pour se faire du capital politique. Les choses ne peuvent pas continuer ainsi. Nous devons nous attaquer sérieusement au problème.
Je tiens à dire à tous les membres de la communauté musulmane au Canada, qui souffrent en ce moment, que je compatis à leur douleur. Je la comprends. Nous veillerons à ce qu'ils n'aient pas à vivre dans la peur et à ce qu'ils n'aient pas à craindre de marcher dans les rues. Nous nous battrons pour eux.
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GP (BC)
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2021-06-08 10:36 [p.8068]
Mr. Speaker, I thank you for putting my request forward, and I thank all my colleagues for this opportunity to speak to this horrific event.
Assalam alaikum.
I start with these words: “Our hearts are broken, our minds are numb.” This could speak for all of Canada. These are the words of Omar Khamissa, who works in community outreach with the National Council of Canadian Muslims.
To everyone on that council, to everyone who is a regular visitor to the Islamic Centre of Southwest Ontario, I have had the great honour to meet with imams, to speak of the true Islamic spirit and to talk about the enormous contribution to Canada from our Muslim community.
The Muslim community and Muslim families are an integral part of Canada. We are one, big Canadian family. This is a time of great sorrow unlike any other.
We say these words over and over as we experience this. I have heard them from my hon. colleagues, the right hon. Prime Minister, the hon. leader of the official opposition, the leader of the Bloc Québécois, and the leader of the New Democratic Party, who so movingly reminded us of all the ways that our society is not the one we think it is.
We have been holding a mirror up to ourselves for some time now, and it is hard to like what we see, especially when Kukpi7 Rosanne Casimir announced the preliminary findings of the 215 children who had long since died, but not that long ago. They were the bodies of little children from the Kamloops residential school.
This event reminds us of how we stood together. Many of us here today in this chamber will remember standing in the bitter cold of Quebec City in 2017 with the Islamic community of Quebec City after the shooting in the Quebec City mosque and saying, “Never again.”
What strikes me now, as we gather together again to repeat our frequent calls that we do better, is that I think of the hon. member for Mississauga—Erin Mills and her Motion No. 103. I think of her courage because I know she was targeted. There were some very nasty messages after she stood up and said that we have to do something about Islamophobia, as well as anti-Semitism and hatred of all kinds. We have to look at ourselves in the mirror and figure out what we will do about it.
One thing that Motion No. 103 did for many of us in this place who were serving when it was put forward, was it exposed us to Islamophobia. Many of my constituents are dear, sweet people who I know. I had to write back to them saying they had misunderstood, that Motion No. 103 will not elevate Islam above Christianity.
They were afraid of that. I had to say that Motion No. 103 would not mean that we are going to have sharia law in Canada. There is a level just below the surface. Constituents sent me links to websites, by the way, with news sources that they wanted me to read, which said that Motion No. 103 would do all these things.
I wish I had taken notes yesterday when the minister of heritage, before the ethics committee, rattled off a bunch of statistics of how many hate crimes had been fuelled by an increase in hatred online, along with how many police chiefs are reporting an increase in incitement and radicalization to hate people based on their faith or the colour of their skin.
I am at a loss. I am the former leader of the Green Party, of course, and our leader has expressed the deep, deep sorrow of all of us. However, all of us together as elected people, I think, have to actually stop for a while and listen, maybe just invite people from the Islamic community to come and talk to us, because there is something very, very wrong in a beautiful community like London. I have had the honour to spend a lot of time there.
I want to send my condolences to our former colleague in this place because, of course, the mayor of London used to be the MP for London West. I also want to send my condolences to the current MP for London West, the current MP for London—Fanshawe, the current MP for London North Centre and all of the MPs touched by this personally. I know their hearts are broken, and they do not understand how this could happen in their community. Neither do I.
I just know that as Canadians, we have to do much, much better. That starts with acknowledging that we are broken, that we allow people to be infested by a seething hatred that would look at a beautiful family out for a Sunday walk and with premeditation, according to the police, try to wipe out that whole family.
We will never as a country be able to tell young Fayez how sorry we are, how much we hope for his future and how much we mourn the loss of the people of his family, the Afzaal family.
With that, I do not think it helps us much as politicians to pretend we have answers, but I do agree with the hon. leader of the New Democratic Party that, if we ever again see a political party trying to divide us based on someone wearing a hijab, we must call them out.
Let us make sure that we say to all of the Islamic community of this country that, from the bottom of hearts, we ask for their forgiveness for letting this hatred live among us. We love them. We care for them, just as we do for all the members of this human family, which is so very broken. Our hearts are broken. Our minds are numb.
Monsieur le Président, je vous remercie d'avoir présenté ma demande et je remercie tous mes collègues de me donner l'occasion de parler de cette horrible tragédie.
Assalam alaikum.
Je commencerai par ces paroles: « Nous avons le coeur brisé, et nous sommes abasourdis. » Ces paroles pourraient avoir été dites par tous les Canadiens, mais elles ont été prononcées par Omar Khamissa, responsable de l’engagement communautaire pour le Conseil national des musulmans canadiens.
Je veux dire à tous les membres du Conseil et à toutes les personnes qui se rendent régulièrement au Centre islamique du Sud-Ouest de l'Ontario que j'ai eu le grand honneur de rencontrer des imams, de discuter du véritable esprit islamique et de parler de l'énorme contribution qu'apporte la communauté musulmane au Canada.
La communauté et les familles musulmanes font partie intégrante de notre pays. Nous formons une famille partout au Canada. C'est un moment de grande tristesse sans pareil.
C'est ce que nous disons chaque fois qu'une situation comme celle-là se produit. J'ai entendu des propos de la sorte venant des députés, du premier ministre, du chef de l'opposition officielle, du chef du Bloc québécois et du chef du Nouveau Parti démocratique, qui ont livré un discours poignant pour nous rappeler à quel point notre société n'est pas celle que nous croyons.
Nous nous regardons dans le miroir depuis un certain temps déjà, et il est difficile d'aimer ce que nous voyons, particulièrement lorsque Kukpi7 Rosanne Casimir a annoncé la découverte de 215 enfants qui sont morts depuis longtemps, mais pas si longtemps que cela. Il s'agit des corps de petits enfants enterrés au pensionnat autochtone de Kamloops.
Cette tragédie nous rappelle notre solidarité. Beaucoup d'entre nous ici à la Chambre se souviendront d'avoir affronté le froid glacial de Québec, en 2017, pour se tenir aux côtés de la communauté islamique de cette ville, après la fusillade de la mosquée de Québec, et pour dire « plus jamais ».
Alors que nous unissons de nouveau nos voix pour appeler la société à faire mieux, je ne peux m'empêcher de penser à la députée de Mississauga—Erin Mills et à sa motion M-103. Je pense au courage dont elle a fait preuve, car je sais qu'elle a été prise pour cible. Elle a reçu d'horribles messages après avoir dit qu'il fallait faire quelque chose contre l'islamophobie, l'antisémitisme et toutes les formes de haine. Nous devons faire un examen de conscience et réfléchir à ce que nous allons faire.
Lorsqu'ils ont été saisis de la motion M-103, nombre de députés ont été exposés à l'islamophobie. Même si je sais que ce sont des gens aimables, j'ai dû répondre par écrit à bon nombre de résidants de ma circonscription pour leur dire qu'il y avait un malentendu et que la motion M-103 ne visait pas à élever l'islam au-dessus du christianisme.
C'est ce qu'ils craignaient. J'ai dû expliquer que l'adoption de la motion M-103 ne voulait pas dire que le Canada allait adopter la charia. Il y avait autre chose qui se cachait sous la surface. En effet, des gens de ma circonscription m'ont envoyé des liens vers des sites Web où on trouvait des nouvelles qu'ils m'ont demandé de lire et qui disaient que la motion M-103 ferait tout ce que je viens de mentionner.
J'aurais dû prendre des notes, hier, lorsque le ministre du Patrimoine, dans son témoignage devant le comité de l'éthique, a énuméré une série de statistiques sur le nombre de crimes haineux alimentés par une montée de la haine en ligne, ainsi que sur le nombre de chefs de police qui signalent une augmentation de la radicalisation et de l'incitation à la haine envers des personnes en raison de leur foi ou de la couleur de leur peau.
Je n'arrive pas à comprendre. Bien sûr, je suis l'ancienne cheffe du Parti vert, et notre cheffe actuelle a exprimé une profonde tristesse en notre nom à tous. Cela dit, je crois que nous devrions tous, à titre d'élus, prendre un instant pour écouter et peut-être inviter tout simplement des membres de la communauté islamique à venir nous parler. Il y a quelque chose qui ne va pas dans la magnifique collectivité de London. J'ai eu l'honneur d'y passer beaucoup de temps.
Je tiens à offrir mes condoléances à notre ancien collègue, qui a été député de London-Ouest avant d'être le maire de London. J'offre aussi mes condoléances à la députée actuelle de London-Ouest, à la députée de London—Fanshawe, au député de London-Centre-Nord et à tous les députés qui sont touchés personnellement par cette tragédie. Je sais qu'ils ont le cœur brisé et qu'ils n'arrivent pas à comprendre comment cela a pu se produire dans leur collectivité. Je n'y arrive pas non plus.
Tout ce que je sais, c’est qu’en tant que Canadiens, nous pouvons faire beaucoup, beaucoup mieux que cela. Il faut commencer par reconnaître que quelque chose cloche si nous laissons la possibilité à des gens d’être rongés par une haine féroce qui les amène, avec préméditation selon la police, à vouloir décimer une belle famille qu’ils voient se promener un dimanche.
Notre pays ne pourra jamais exprimer au jeune Fayez combien nous sommes désolés, combien nous espérons qu’il se remettra et combien nous pleurons la perte des membres de sa famille, la famille Afzaal.
Cela dit, je ne crois pas que nous, politiciens, puissions prétendre que nous avons des réponses, mais je suis d’accord avec le chef du Nouveau Parti démocratique pour dire que si un parti politique essaie une fois de plus de nous diviser sur le port du hijab, nous devons les dénoncer.
Nous devons veiller à dire à toutes les communautés islamiques de notre pays que nous leur demandons pardon du fond de notre cœur pour avoir laissé croître cette haine parmi nous; que nous les aimons; que nous nous préoccupons de leur sort, autant que de celui des autres membres de la famille humaine qui est si profondément anéantie. Nous avons le cœur brisé, et nous sommes abasourdis.
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CPC (BC)
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2021-06-04 11:17 [p.7969]
Madam Speaker, the goddess of democracy carries a torch, a torch lit through historic action. One brave man carrying a great burden stood in front of a column of tanks, when gunfire and tanks were used against peaceful students and workers.
Then, thousands were inspired with umbrellas on the streets facing police in riot gear because they believed in something greater for their nation.
For 32 years, the people of Hong Kong have carried their torches. Be it rain or shine, they continue to seek freedom and democracy, peace, prosperity, a responsible and contributive China.
This year, for fear of increasing state retaliation, they cannot. They have been forbidden from remembering the truth of events. This is why we must now carry the great burden, our umbrella torches. We join the world in carrying the torch of lady democracy. Liberty, much like Tiananmen, must never be forgotten.
[Member spoke in Mandarin]
Madame la Présidente, la déesse de la démocratie tient en main un flambeau, allumé par des actions historiques. Un homme courageux portant un lourd fardeau s'est tenu devant une colonne de tanks, parce que des armes à feu et des tanks étaient utilisés pour réprimer les manifestations pacifiques d'étudiants et de travailleurs.
Des milliers de gens ont été inspirés et ont manifesté avec des parapluies devant la police antiémeute, parce qu'ils croyaient en quelque chose de plus grand que leur pays.
Pendant 32 ans, la population a porté des flambeaux. Qu'il pleuve ou fasse soleil, ces gens veulent la liberté et la démocratie, la paix, la prospérité et la collaboration responsable de la Chine.
Cette année, parce qu'ils craignent des représailles, ils ne le feront pas. Ils n'ont plus le droit de rappeler les faits du passé. C'est donc à nous de porter ce lourd fardeau, de porter les flambeaux. Comme partout sur la planète, il faut brandir le flambeau de la démocratie. Il ne faut jamais laisser sombrer dans l'oubli ce qu'est la liberté ni ce que représentent les événements de la place Tiananmen.
[Le député s'exprime en Mandarin.]
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Lib. (QC)
Madam Speaker, today I will be splitting my time with the hon. member for Vancouver Centre.
Kwe. Unusakut. Tansi. Hello. Bonjour. I want to acknowledge that I am speaking today from the traditional territory of the Algonquin Anishinabe people.
Indigenous communities, families and friends are hurting. Emotions are high, and the pain is real. For indigenous people, the events this week may not be a surprise. It does not make it less of a shock or less painful. There is not a single community that is not grieving today. The news that came from Kamloops last week has opened up wounds that were not closed, even if people thought they were closed.
Our thoughts and actions at this time must support the communities and families in recovering the truth, so that they could continue to heal. We cannot heal without the truth, as painful as it is. It is on the hearts and minds of all Canadians, and frankly, if it is not, it should be.
Over the past week, people have shared piercing and atrocious anecdotes that really show what kind of places those facilities were, and indeed the testimonials today from members in the House certainly reinforces that. I thank them for their testimonials.
I was reminded by a faith healer friend who I rely heavily upon that, for example, the Mohawk Institute in Six Nations had an orchard and had apples, but the kids could not eat them. They were punished if they did. There were chickens, but the kids could not take the eggs because the eggs were sent to market. The only time they would get one was at Easter. Calling those places schools is to use a euphemism. They were labour camps, and people starved.
I know people are eager to get answers as to what the federal government will do, what we will do nationally and what Canada will do. Let me say this clearly, we will be there for indigenous communities that want to continue the search for the truth.
The reality is that this is something that will be dictated to us by the communities that are affected, as set forth notably in call to action 76 in the body of the Truth and Reconciliation Report. We will be there for communities. We do have to respect the privacy, space and mourning period of those communities that are collecting their thoughts and putting together their protocols as to how to honour these children. They have asked us specifically for that. We will do that, and Canadians must respect that.
Yesterday, the Minister of Crown-Indigenous Relations announced $27 million in funding to support the ongoing NCTR and to implement calls to action 74 to 76. This will fund support for survivors, their families and communities across Canada to locate and memorialize children who died or went missing while attending residential schools.
We also have to look one another right in the eyes and face the fact that the general public either misunderstands or is ignorant of certain chapters of our history, especially the most painful ones. This truth is hard to bear, particularly for the indigenous communities affected and for the individuals and families who are reliving very painful parts of their own history or that of their parents, cousins, uncles and aunts.
As leaders, politicians and members of Parliament, it is also our role to educate and contribute to that education. In light of what we have learned this week, it is once again clear that many more truths remain to be uncovered. Explanations are needed. Too often, that explanation comes from indigenous peoples themselves. Too often, the job of educating Canadians has fallen to them, and, too often, we do not transmit that knowledge to our children. Fortunately, children are now learning about this in school, and they are telling us the harsh truth about what happened. Placing this burden on indigenous peoples is not fair. It should not be their burden to carry.
I repeat: We will be there for indigenous communities and families. We will support the search for truth and we will implement calls to action 72 to 76, among others, with an initial investment of $27 million. This funding will be distributed according to the priorities and requests of the communities themselves.
The government's role is to financially support communities in their grieving and healing process, as the wounds are still very fresh in this case. The communities will decide themselves whether they want to proceed with more extensive searches or not.
In this particular case, we spoke directly with indigenous leaders in Kamloops and the surrounding communities to offer mental health and security services, because emotions are running high, but we will respect the space they asked us to respect.
Obviously, this is painful for families who may have had uncles, aunts or cousins who disappeared and were never heard from again, but the key point here is that the Government of Canada will be there with the necessary support and funding for the communities that need it.
One of the many things being highlighted and underscored this week, in the midst of the heartache in Kamloops, is that indigenous children belong with their families and communities. Kids belong at home, where they can be with their relatives and elders; where they can learn their nation's culture, language and traditions; and where they can be given back all that was taken from, their parents and their grandparents. Bill C-92 affirms this inherent right. I would note that this basic right is one that the rest of us take for granted.
All of us share the responsibility to ensure this happens. The number of indigenous children who have been taken away in care in recent years far exceeds the number who attended residential schools. That should set in. In 2016, more than 52% of children in foster care in Canada were indigenous, and they account for 7% of the child population. The truth is that for children taken away from their community, their connections to their cultures and traditions were impacted too.
Fixing a broken system requires long-term reforms. The Government of Canada is determined to eliminate and continues to eliminate these discriminatory policies and practices against indigenous children, and we are doing it hand-in-hand with indigenous partners. The Act respecting First Nations, Inuit and Métis children, youth and families, which responds to calls to action, is a new way forward. Indigenous governments and communities have always been empowered to decide what is best for their children, their families and their communities, and the act provides a path for them to fully exercise and lift up that jurisdiction.
As a result of this work, led by indigenous communities, two indigenous laws are now enforced: the Wabaseemoong Independent Nations law in Ontario and the Miyo Pimatisowin Act of the Cowessess First Nation in Saskatchewan. In each of these communities, children will have greater opportunity to grow up immersed in their culture and surrounded by loved ones. They will be welcomed home.
We are moving closer to achieving our shared ultimate goal of reducing the number of indigenous children in care. Systemic reform of the child and family services system is one important step. Compensation for past harms is another.
Since the CHRT issued its first order for Canada to cease its discriminatory practices in 2016, we have been working with first nations leaders and partners to implement the tribunal's orders.
We have the same goal of fair and equitable compensation. Let me be clear that no first nations children will be denied fair and equitable compensation. Children should not be denied the products or services they need because governments cannot agree on who will pay for them. It is why, via Jordan's principle, we have funded approximately $2 billion in services, speech therapy, educational supports, medical equipment, mental health services and so much more. This is transformative and the right thing to do.
The government is not questioning or challenging the notion that first nations children who were removed from their homes, families and communities should be compensated. We are committed to providing first nations children with access to the necessary supports and services, but it is important to obtain clarity on certain limited issues, which is why we brought the judicial review forward. We need to focus on what is really important, ensuring fair and equitable compensation of first nations children affected by the child and family services program and that first nations children have access to the supports they need when they need them.
I would remind the House that there are also two competing class actions that deal essentially with the same group of children. We are, nevertheless, in discussions with the parties to the various cases, but those discussions must remain confidential out of respect.
Finally, no court case can achieve the transformative change that we need to achieve as a country.
As the recent discovery in Kamloops reminds us once again, every child in this country should have the support and services they need to thrive.
Removing a child from their family or community must be an absolute last resort. We need to do the work to change the system and ensure that every person is treated equally and fairly, without prejudice or injustice, and with respect and dignity. It is our responsibility as a government and as Canadians who want to make Canada a better place for everyone.
We cannot change the past, but we can learn from it and find ways to right some historic wrongs, to acknowledge what never should have happened and do everything we can to ensure a better future.
Meegwetch. Nakurmik. Masi cho.
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec la députée de Vancouver Centre.
Kwe. Unusakut. Tansi. Hello. Bonjour. Je tiens à reconnaître d’abord que je m’exprime aujourd’hui depuis le territoire ancestral du peuple algonquin anishinabe.
Les collectivités, les familles et les amis autochtones souffrent. Les émotions sont fortes et la douleur est réelle. Pour les Autochtones, les événements de cette semaine ne sont peut-être pas une surprise. Cela ne les rend pas moins choquants ou moins douloureux. Il n’y a pas une seule collectivité qui ne soit pas en deuil aujourd’hui. Les nouvelles venues de Kamloops la semaine dernière ont rouvert des blessures qui n’étaient pas cicatrisées, même si les gens pensaient qu’elles l’étaient.
Nos pensées et nos actions en ce moment doivent aider les collectivités et les familles à découvrir la vérité, afin qu’elles puissent continuer à guérir. Nous ne pouvons pas guérir sans la vérité, aussi douloureuse soit-elle. Elle est dans le cœur et l’esprit de tous les Canadiens, et honnêtement, si elle ne l’y est pas, elle devrait y être.
Au cours de la semaine dernière, les gens ont livré des récits poignants et atroces qui montrent vraiment quel genre d’endroits ces établissements étaient, et effectivement, les témoignages de députés aujourd’hui le confirment. Je les remercie pour leurs témoignages.
Un ami guérisseur sur lequel je compte beaucoup m’a rappelé que, par exemple, l’Institut Mohawk à Six Nations avait un verger et des pommes, mais les enfants ne pouvaient pas en manger. Ils étaient punis s’ils le faisaient. Il y avait des poules, mais les enfants ne pouvaient pas prendre les œufs parce qu’ils étaient destinés au marché. La seule fois où ils pouvaient en avoir un, c’était à Pâques. Appeler ces endroits des écoles est un euphémisme. C’étaient des camps de travail, et les gens mouraient de faim.
Je sais que les gens sont impatients d’obtenir des réponses sur ce que le gouvernement fédéral fera, ce que nous ferons à l’échelle nationale et ce que le Canada fera. Permettez-moi de vous dire clairement que nous serons là pour les collectivités autochtones qui veulent poursuivre la quête de la vérité.
Le fait est que la suite nous sera dictée par les collectivités touchées, comme cela a été énoncé particulièrement dans l’appel à l’action 76 du rapport de la Commission de vérité et réconciliation. Nous serons là pour les collectivités. Nous devons respecter la vie privée, l’espace et la période de deuil de ces collectivités qui reprennent leurs esprits et élaborent leurs protocoles pour honorer ces enfants. Elles nous ont expressément demandé de le faire. Nous le ferons, et les Canadiens doivent le respecter.
Hier, la ministre des Relations Couronne-Autochtones a annoncé un financement de 27 millions de dollars pour soutenir le Centre national pour la vérité et la réconciliation et mettre en œuvre les appels à l’action 74 à 76. Ce financement permettra d’aider les survivants, leur famille et les collectivités de tout le Canada à localiser et commémorer les enfants qui sont morts ou ont disparu alors qu’ils fréquentaient les pensionnats.
Nous devons aussi nous regarder directement dans les yeux et faire face à cette réalité, à savoir une certaine méconnaissance ou une ignorance du grand public sur certains points de notre histoire, et surtout les moments les plus pénibles. C'est une vérité qui est très pénible, d'abord et avant tout pour les communautés autochtones affectées, les individus et les familles qui revivent des moments très pénibles de leur propre histoire ou celle de leurs parents, cousins, oncles et tantes.
Notre rôle à tous, en tant que leaders, politiciens et députés de la Chambre, est aussi d'éduquer et de contribuer à cette éducation. À la lumière de ce que l'on a vu cette semaine, force est de constater que, encore une fois, il reste beaucoup de vérités à découvrir. Cela doit être expliqué. Trop souvent, cette explication provient des peuples autochtones eux-mêmes. Trop souvent, ils ont pris sur leurs épaules la responsabilité d'éduquer les Canadiens et, trop souvent, nous ne transmettons pas cette connaissance à nos enfants. Heureusement, maintenant, les enfants apprennent cela à l'école et ils nous relatent la vérité très difficile de ce qui s'est passé. Ce fardeau sur les épaules des peuples autochtones n'est pas juste, et ils ne devraient pas l'avoir.
Je le dis et je le répète: nous serons là pour les communautés et les familles autochtones. Nous soutiendrons la recherche de la vérité et nous répondrons aux appels à l'action 72 à 76, entre autres, par un premier investissement de 27 millions de dollars. Ce financement sera distribué en fonction des priorités et des demandes des communautés elles-mêmes.
Le rôle du gouvernement est d'appuyer financièrement les communautés dans leur processus de deuil et de guérison, encore très vif dans ce cas-ci. Les communautés elles-mêmes prendront des décisions si, oui ou non, elles vont procéder à des fouilles plus invasives.
Dans le cas présent, à Kamloops et dans les communautés environnantes, nous avons directement parlé au leaders pour leur offrir des services en santé mentale et en sécurité, car les émotions sont vives, mais nous allons respecter l'espace qu'elles nous ont demandé de respecter.
C'est évidemment pénible pour les familles qui ont peut-être eu des oncles, des tantes ou des cousins ayant disparu, desquels ils n'ont pas encore de nouvelles, mais le point à retenir, c'est que le gouvernement du Canada sera là avec le soutien et le financement nécessaires pour les communautés qui en auront besoin.
L’une des nombreuses choses mises en évidence soulignée cette semaine, au milieu de la douleur à Kamloops, est que les enfants autochtones ont leur place dans leur famille et leur collectivité. La place des enfants est à la maison, où ils peuvent être avec leurs parents et leurs aînés; où ils peuvent apprendre la culture, la langue et les traditions de leur nation; et où ils peuvent recevoir en retour tout ce qui a été pris à leurs parents et à leurs grands-parents. Le projet de loi C-92 affirme ce droit inhérent. Je tiens à souligner que ce droit fondamental est un droit que nous tenons tous pour acquis.
Nous partageons tous la responsabilité de veiller à ce qu’il en soit ainsi. Le nombre d’enfants autochtones qui ont été pris en charge au cours des dernières années dépasse de loin le nombre de ceux qui ont fréquenté les pensionnats. Il faut en prendre conscience. En 2016, plus de 52 % des enfants placés en famille d’accueil au Canada étaient Autochtones et ils représentent 7 % de la population des enfants. La vérité est que pour les enfants retirés de leur collectivité, leurs liens avec leur culture et leurs traditions ont aussi été compromis.
Réparer un système qui ne fonctionne pas nécessite des réformes à long terme. Le gouvernement du Canada est déterminé à éliminer et continue d’éliminer ces politiques et pratiques discriminatoires envers les enfants autochtones, et nous le faisons main dans la main avec nos partenaires autochtones. La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, qui répond à des appels à l’action, ouvre une nouvelle voie. Les gouvernements et les collectivités autochtones ont toujours été habilités à décider de ce qui est le mieux pour leurs enfants, leurs familles et leurs collectivités, et la loi leur donne la possibilité d’exercer pleinement ce pouvoir et de le renforcer.
Grâce à ce travail, mené par les collectivités autochtones, deux lois autochtones sont désormais appliquées: la loi des Nations indépendantes Wabaseemoong en Ontario et la Cowessess First Nation Miyo Pimatisowin Act, en Saskatchewan. Dans chacune de ces communautés, les enfants auront davantage l’occasion de grandir dans leur propre culture et entourés de leurs proches. Ils seront accueillis chez eux.
Nous nous rapprochons de notre objectif ultime commun de réduire le nombre d’enfants autochtones pris en charge. La réforme du système de services à l’enfance et à la famille est une étape importante. La réparation des préjudices subis en est une autre.
Depuis que le Tribunal canadien des droits de la personne a rendu sa première ordonnance pour que le Canada cesse ses pratiques discriminatoires en 2016, nous collaborons avec les dirigeants et les partenaires des Premières Nations pour que soient respectées les ordonnances du tribunal.
Nous avons l’objectif commun d’une indemnisation juste et équitable. Je veux être clair: aucun enfant des Premières Nations ne se verra refuser une indemnisation juste et équitable. Les enfants ne devraient pas se voir refuser les produits ou les services dont ils ont besoin parce que les gouvernements ne peuvent pas s’entendre sur qui les paiera. C’est pourquoi, grâce au principe de Jordan, nous avons injecté environ 2 milliards de dollars dans divers services, en orthophonie, en soutien scolaire, en équipement médical, en services de santé mentale et bien plus encore. C’est transformateur et c’est ce qu'il faut faire.
Le gouvernement ne remet pas en question l’idée que les enfants des Premières Nations qui ont été retirés de leur foyer, de leur famille et de leur collectivité devraient être indemnisés. Nous sommes déterminés à fournir aux enfants des Premières Nations l’accès aux soutiens et aux services nécessaires, mais il est important de clarifier certaines questions limitées, et c’est pourquoi nous avons demandé une révision judiciaire. Nous devons nous concentrer sur ce qui est vraiment important, c’est-à -dire assurer une indemnisation juste et équitable aux enfants des Premières Nations touchés par le programme des services à l’enfance et à la famille et faire en sorte que les enfants des Premières Nations aient accès au soutien dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin.
Je rappelle à la Chambre qu’il existe également deux recours collectifs concurrents qui portent essentiellement sur le même groupe d’enfants. Nous sommes néanmoins en pourparlers avec les parties aux différentes affaires, mais ces discussions doivent rester confidentielles par respect.
Enfin, aucune affaire judiciaire ne peut réaliser le changement transformateur que nous devons effectuer en tant que pays.
Comme nous l'avons encore rappelé lors de la récente découverte à Kamloops, chaque enfant de ce pays devrait avoir le soutien et les services dont il a besoin pour s'épanouir.
Le fait de retirer un enfant de sa famille ou de sa communauté devrait être un absolu dernier recours. Nous devons faire le travail nécessaire pour changer le système et veiller à ce que chaque personne soit traitée de manière équitable et juste, sans préjugés ou injustices, mais avec respect et dignité. C'est notre responsabilité en tant que gouvernement et en que tant que Canadiens qui veulent faire du Canada un meilleur endroit pour tous.
Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons en tirer des leçons pour chercher des moyens de remédier à ces torts, de reconnaître ce qui n'aurait jamais dû arriver et de faire tout notre possible pour assurer un avenir meilleur.
Meegwetch. Nakurnii. Masi cho.
View Patricia Lattanzio Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, June has been officially recognized as Italian Heritage Month. As such, I would like to turn our attention toward the contributions made by Italian Canadians not only within their local communities, but across Canada.
Within just the last few generations, there have been many Italian Canadians who have worked tirelessly and have been successful in the fields of business, science, education, law and politics. Every day, because of their dedication and innovative characters, they have made invaluable contributions to lives of countless Canadians and have shaped the societal, economic and cultural landscape of Canada as we know it today.
I am incredibly honoured to represent my riding of Saint-Léonard—Saint-Michel, which is home to one the largest Italian communities in Canada. This vibrant community serves as a constant reminder of the incredible ways in which new immigrants to our country can have an everlasting impact.
Happy Italian Heritage Month. [Member spoke in Italian]
[English]
Monsieur le Président, juin a été reconnu officiellement comme le Mois du patrimoine italien. J'aimerais donc attirer l'attention de la Chambre sur la contribution des Canadiens d'origine italienne non seulement au sein de leurs collectivités, mais partout au Canada.
Au cours des dernières générations seulement, un grand nombre d'Italo-Canadiens ont travaillé sans relâche et ont connu du succès dans le domaine des affaires, des sciences, de l'éducation, du droit et de la politique. Grâce à leur dévouement et à leur esprit innovateur, ils ont joué chaque jour un rôle inestimable dans la vie d'innombrables Canadiens et ont façonné le paysage social, économique et culturel du Canada tel que nous le connaissons aujourd'hui.
Je suis extrêmement honorée de représenter la circonscription de Saint-Léonard-Saint-Michel, qui compte l'une des plus importantes communautés italiennes au Canada. Cette communauté dynamique nous rappelle à quel point les nouveaux arrivants peuvent enrichir notre pays d’une façon unique et durable.
Je souhaite à tout le monde un bon Mois du patrimoine italien. [La députée s'exprime en italien.]
[Traduction]
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Italian Heritage Month has arrived in Canada. Today on June 2, Italy celebrates the 75th Festa della Repubblica and the founding of the Italian Republic.
[Member spoke in Italian and provided the following text:]
Buona Festa della Repubblica a tutti.
[English]
Here in Canada, we proudly celebrate and share our Italian heritage, as well as our vast contributions to building this country we are blessed to call home.
[Member spoke in Italian and provided the following text:]
Ma anche quest’anno, rispettiamo e onore il passato. Il 27 maggio, il nostro Primo Ministro ha presentato
[English]
the formal apology for Italian Canadians interned during the Second World War.
This Italian Heritage Month, I wish to honour the resilience of these immigrants who endured so much.
As the Prime Minister stated:
What better way to prove that they loved the country they had chosen to call home. It would have been so easy to turn their backs on Canada. Instead, they put their backs into building it.
Happy Italian Heritage Month.
[Member spoke in Italian]
Monsieur le Président, c'est le Mois du patrimoine italien au Canada. En ce 2 juin, l'Italie célèbre le 75e anniversaire de la Festa della Repubblica et de la création de la République italienne.
[Le député s'exprime en italien et fournit le texte suivant:]
Buona Festa della Repubblica a tutti.
[Traduction]
Au Canada, nous sommes fiers de célébrer notre patrimoine italien et de le faire connaître, tout comme notre importante contribution à la création de ce pays que nous avons le privilège d'avoir pour patrie.
[Le député s'exprime en italien et fournit le texte suivant:]
Ma anche quest’anno, rispettiamo e onore il passato. Il 27 maggio, il nostro Primo Ministro ha presentato
[Traduction]
des excuses officielles pour l'internement d'Italo-Canadiens durant la Seconde Guerre mondiale.
À l'occasion du Mois du patrimoine italien, je souhaite rendre hommage à la résilience de ces immigrants qui ont tant souffert.
Comme l'a déclaré le premier ministre:
Quelle meilleure façon de prouver qu'ils aimaient le pays où ils avaient choisi de faire leur vie? Il aurait été si facile pour eux de tourner le dos au Canada. Au lieu de cela, ils se sont consacrés à le bâtir.
Bon Mois du patrimoine italien!
[Le député s'exprime en italien.]
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Lib. (YT)
View Larry Bagnell Profile
2021-06-01 20:46 [p.7798]
Madam Chair, I come to you from the traditional territory of the Kwanlin Dün First Nation and the Ta’an Kwäch’än Council.
I want to start with a statement I made on social media.
The magnitude of this horrific tragedy initially left me numb. So many children were lost and so many families are grieving. So many emotions of heartbreak are breaking out again. Even if it were only one child, for that family it would be an infinite lifetime of sorrow.
As I was at a memorial of shoes with Angus Sidney, and on a walk yesterday, I and many others imagined what would happen if this were our own children. How could any parent bear such an incalculable pain?
At yesterday's event, after chief after chief expressed their deep sorrow, it was uplifting to hear them, led by Doris Bill, talk about a path forward and reconciliation. Nothing can undo these devastating events, but we in the Government of Canada, under whose authority residential schools were created and maintained, need to do everything in our power to bring these children, and those yet to be found, home to their families.
As well, ongoing support for indigenous-created healing is paramount. The highest priority must be given to continuing to work intensively with families of victims, with indigenous women's groups such as those in Yukon leading the country, and with other indigenous leaders and organizations across Canada to bring all the TRC calls to action to fruition. We can all continually work with those whose hearts are not yet in the same place as the hearts of the many who yesterday attended the Yukon gathering founded in love.
I want to now go over what, in this brief time of a couple of days, at least some of my constituents are asking for or demanding. Almost everyone who contacted me wanted to make sure that all the sites of residential schools in Canada would be searched for all potential graves. They understand that this needs to be indigenous-led. It needs to be as the families want and it needs to be culturally appropriate. They want all the calls to action of the TRC, the parts the federal government is responsible for, to be fully implemented, especially numbers 74 to 76 related to this event.
Investigations must occur and there must be accountability. They want Canadians to educate themselves and acknowledge these dark times in our history. One person said it is not a dark chapter of history, but a foundation of the unjust way that Canada was peopled. They want St. Anne's Indian Residential School survivors and those damaged by insufficient child welfare to be fully funded.
They have said that there need to be big closure ceremonies, clean water and other good conditions, as well as a national day of mourning. One person provided me a list of some terrible, specific, horrible crimes on specific children. The individuals have not been held to account, and it makes healing under those conditions difficult, if possible at all.
In our small city of Whitehorse, we had a spontaneous memorial set up on the steps of the Catholic church where over 400 pairs of children's shoes just appeared. At the invitation of Angus Sidney, I slept on those steps all night with him to honour those young lives that ended all too soon. The next day, there was a walk of thousands of Yukoners taking these shoes to display around a sacred fire that continues to burn right now. The procession was silent except for the heartbeat of the drums. At the fire, a number of chiefs spoke of tragedy and of sadness, but also of true leaders, of a path forward and of reconciliation.
Because this deplorable part of our history was not taught for the longest time in our schools, only after this tragic episode are many Canadians finding out about these devastating deaths. I commend all those across the country who have organized these events. I commend all indigenous leaders, and the tens of thousands of Canadians who turned up at the sad ceremonies across the country, for opening their hearts to the difficult steps we all must take to try to achieve reconciliation that will bring peace to all and a path forward together.
Marsi.
Madame la présidente, je prends la parole depuis le territoire traditionnel de la nation Kwanlin Dün et du conseil des Ta'an Kwäch'än.
Je commencerai par présenter une déclaration que j'ai publiée dans les médias sociaux.
Au départ, je suis resté abasourdi devant l'ampleur de cette terrible tragédie. Il y avait tellement d'enfants décédés et tellement de familles en deuil. Toutes ces émotions me laissaient le coeur brisé. Même s'il avait été question d'un seul enfant, sa famille aurait éprouvé une peine infinie et durable.
Je suis allé avec Angus Sidney à une installation commémorative faite de chaussures. Pendant une promenade, hier, nous étions plusieurs à imaginer ce qui se passerait s'il s'agissait de nos propres enfants. Comme un parent peut-il supporter une souffrance aussi immense?
Pendant l'événement d'hier, plusieurs chefs ont exprimé leur profonde tristesse. Il était encourageant de les entendre, sous la direction de Doris Bill, parler de la voie à suivre et de la réconciliation. Rien ne peut effacer ces tragédies terribles, mais nous tous qui faisons partie du gouvernement du Canada, cette entité responsable de la création et du maintien des pensionnats autochtones, devons faire tout notre possible pour que ces enfants et ceux qui n'ont pas encore été trouvés retournent chez eux, dans leur famille.
De même, le soutien continu au processus de guérison créé par les Autochtones est primordial. La priorité doit être accordée à la poursuite d'un travail intensif avec les familles des victimes, avec les groupes de femmes autochtones comme ceux au Yukon, qui mènent les efforts au pays, et avec d'autres dirigeants et organisations autochtones dans l'ensemble du Canada afin de répondre à tous les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. Nous pouvons tous travailler en continu avec ceux dont le cœur n'est pas encore au même endroit que celui des nombreuses personnes qui ont participé hier au rassemblement au Yukon, inspiré de l'amour.
Je veux maintenant passer en revue ce que certains de mes concitoyens ont demandé ou exigé au cours des derniers jours. Presque tous ceux qui m'ont contacté voulaient que tous les sites des pensionnats autochtones au Canada soient fouillés pour trouver toutes les tombes qui pourraient y être. Ils comprennent que le processus doit être mené par les Autochtones. Il faut que ce soit comme le souhaitent les familles et que ce soit culturellement approprié. Ils veulent que tous les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation, celles dont le gouvernement fédéral est responsable, soient pleinement mis en œuvre, en particulier les numéros 74 à 76 relatifs aux événements des derniers jours.
Il doit y avoir enquête et reddition de comptes. Les Premières Nations veulent que les Canadiens se renseignent et reconnaissent cette période sombre de notre histoire. Quelqu'un a déclaré qu'il ne s'agit pas d'un chapitre sombre de notre histoire, mais plutôt des bases d'une colonisation injuste du Canada. Elles souhaitent la pleine compensation des survivants du pensionnat autochtone St. Anne et des personnes qui ont souffert d'un système d'aide à l'enfance inadéquat.
Elles ont aussi déclaré nécessaire de tenir de grandes cérémonies de fermeture, puis d'avoir de l'eau potable et d'autres bonnes conditions, de même qu'une journée nationale de deuil. Quelqu'un m'a remis une liste de crimes terribles, épouvantables, perpétrés contre des enfants précis. Les auteurs de ces crimes n'ont jamais eu à rendre de comptes, et ce sont des circonstances qui rendent la guérison fort difficile, voire impossible.
Dans notre petite ville de Whitehorse, il y a eu une commémoration spontanée sur les marches du parvis de l'église catholique, où plus de 400 paires de chaussures pour enfants sont apparues. À l'invitation d'Angus Sidney, j'ai passé la nuit avec lui sur ces marches pour rendre hommage à ces vies interrompues beaucoup trop tôt. Le lendemain, des milliers de Yukonnais ont marché pour récupérer ces chaussures et les placer autour d'un feu sacré qui brûle encore à l'heure qu'il est. La procession s'est faite dans le silence, brisé uniquement par le battement des tambours. Une fois devant le feu, des chefs ont parlé de la tragédie et de la tristesse, mais aussi des véritables leaders, de la voie à suivre et de la réconciliation.
Étant donné que ce chapitre déplorable de notre histoire n'a pas été enseigné depuis longtemps dans nos écoles, ce n'est qu'après ce tragique épisode que nombre de Canadiens en ont appris davantage sur ces morts accablantes. Je félicite tous les gens qui ont organisé des événements partout au pays. Je félicite les dirigeants autochtones et les dizaines de milliers de Canadiens qui ont pris part aux tristes cérémonies partout au pays et qui ont ouvert leur cœur en vue d'amorcer le processus difficile que nous devons tous entamer pour promouvoir la réconciliation qui apportera la paix à tous et qui nous aidera à avancer ensemble.
Marsi.
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GP (BC)
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2021-06-01 22:09 [p.7810]
Mr. Speaker, I begin by acknowledging that I am on the territory of W_SÁNEC people and I speak in SENCOTEN and raise my hands to you.
[Member spoke in SENCOTEN]
[English]
I particularly raise my hands today to one of my dearest friends, a constituent who is also my MLA. I am not using my words tonight. I am using his words. Adam Olsen is a member of Tsartlip First Nation. He spoke these words yesterday in the British Columbia legislature:
We know that if these children were not indigenous but rather European that we would not have been slow to act.... Deep down, we know that in our society it's just a fact.... Some children matter less.
We know underneath the shiny, happy facade of Canada...there lurks a grotesque and shameful past. For 30 years, my relatives have been sharing their experiences from these despicable institutions. For 30 years, their stories have been hushed. Our relatives have been told that [Canada and] Canadians...don't want to hear their stories. They have been told to stop lying. They've been told to stop embellishing.
There was a statement from this institution that noted the unimaginable proportions of this tragedy. This is an incredibly unfortunate characterization of the situation that we carry. For Indigenous People, the story is not shocking, nor is it unimaginable. This is the trauma our families have carried for generations....
As we continue to grapple with missing and murdered indigenous women and children, hanging red dresses in recognition of our current reality, what is uncovered in Kamloops [reminds us] that this storyline is not new. It has been in the imagination—indeed in the nightmares—of our relatives for the past 130 years. It is the terror that our ancestors have lived with.
The only reason to call it unimaginable would be because these institutions, these Crown governments...and the people that populated these chambers in the past either haven't been listening to our stories or they've cared less. It is a reality in our country that some children have mattered less. These are both terrible considerations.
There is nothing to imagine for those who have been paying attention. Our Elders and our families have been sharing the grim details of their experiences in residential schools for decades. That is the record of the Truth and Reconciliation Commission.
You don't have to imagine it. You just have to believe it and care enough to act with the urgency that you would if it was your child that didn't return home from school. It's your kids going to school, not coming home, not being there when their parents are there to pick them up....
Duncan Campbell Scott, deputy superintendent of Indian Affairs from 1913 to 1932, is often associated with saying, “Kill the Indian, save the man”....
Residential schools were a critical tool in the process of “kill the Indian,” in Scott's words. Deliberately breaking up families by forcing children to residential schools was a tool to expedite the process of dispossessing Indigenous Peoples of their lands and resources....
There have always been stories in our families of our relatives that didn't come home, the children that died and were buried there with little or no notification to the families....
I wish I could say that indigenous children are no longer forcibly removed from their communities. However, I can't. I wish I could say that indigenous people were not dramatically overrepresented in fatalities at the hands of police, the criminal justice system, homelessness, suicide, addictions and drug poisoning, all statistics you don't want to be overrepresented in....
We must stop referring to what we know like we didn't know it. We must stop pretending it was better than it was. We must stop acting like we came by this wealth through honest means because we did not. This land and the resources this Crown government depends on came from the dispossession of indigenous people. For decades, this provincial government [and I will insert federal] has benefited from the lands and resources that were secured through residential schools and other disgraceful policies.
I'm so grateful for the incredible public response to this tragedy facing our relatives in Kamloops and the Interior. I'm grateful for the demands from our family and friends and neighbours...ensuring government responds as if it were our child that didn't come home from school.
This is indeed a heavy burden, but it's one we can all make lighter if we carry it together. HÍSW_?E SIÁM.
Monsieur le Président, je tiens d'abord à reconnaître que je suis sur le territoire du peuple W_SÁNEC. Je vais m'exprimer en SENCOTEN, et je lève les mains au ciel pour rendre hommage aux gens de ce peuple.
[La députée d'exprime en SENCOTEN.]
[Traduction]
En particulier, je lève les mains au ciel pour rendre hommage aujourd'hui à l'un de mes amis les plus chers, un citoyen de ma circonscription qui est également mon député provincial. Ce soir, je n'utiliserai pas mes propres paroles, mais les siennes. Adam Olsen est membre de la nation tsartlip. Il a prononcé ces paroles hier à l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique:
Nous savons que si ces enfants avaient été non pas autochtones, mais européens, nous n'aurions pas tant tardé à agir. [...] en notre for intérieur, nous savons que, dans notre société, le fait est tout simplement que [...] certains enfants sont moins importants.
Nous savons que, sous la façade reluisante et heureuse du Canada [...] se cache un passé grotesque et honteux. Depuis 30 ans, les membres de ma famille racontent ce qu'ils ont vécu dans ces établissements ignobles. Depuis 30 ans, on tait leur histoire. Les membres de nos familles se font dire que [le Canada et] les Canadiens [...] ne veulent pas entendre leur histoire. On leur dit de cesser de mentir. On leur dit de cesser leurs exagérations.
Notre institution a publié une déclaration déplorant les proportions inimaginables de cette tragédie. C'est une caractérisation incroyablement regrettable de la situation que nous vivons. Pour les Autochtones, cette nouvelle n'est ni étonnante ni inimaginable. Elle vient confirmer le traumatisme que nos familles endurent depuis des générations [...]
Alors que nous sommes toujours aux prises avec le meurtre et la disparition de femmes, de filles et d'enfants autochtones, que nous suspendons des robes rouges en reconnaissance de notre réalité actuelle, la découverte à Kamloops [nous rappelle] que cette histoire n'a rien de nouveau. Elle habite les pensées, voire les cauchemars des membres de nos familles depuis 130 ans. C'est la terreur avec laquelle nos ancêtres ont vécu.
La seule raison qu'il y aurait de qualifier la situation d'inimaginable serait que ces établissements, ces gouvernements de la Couronne [...] et les gens qui ont occupé ces Chambres dans le passé soit n'ont pas écouté nos témoignages soit s'en fichaient complètement, la réalité dans notre pays étant que certains enfants sont moins importants. Dans les deux cas, c'est terrible!
Il n'y a rien à imaginer pour ceux qui ont prêté attention. Nos aînés autochtones et nos familles racontent les sombres détails de leur expérience dans les pensionnats depuis des décennies. La Commission de vérité et réconciliation en a fait état.
Vous n'avez pas besoin de vous l'imaginer. Il vous suffit d'y croire et de vous en soucier suffisamment pour agir avec le même empressement que s'il s'agissait de votre enfant qui n'était pas revenu chez vous après l'école, comme si votre enfant était allé à l'école et n'en revenait pas, comme s'il n'était pas là lorsque vous allez le chercher [...]
On attribue souvent à Duncan Campbell Scott, superintendant adjoint des Affaires indiennes de 1913 à 1932, l'expression « Tuer l'Indien pour sauver l'homme » [...]
Les pensionnats étaient un outil essentiel au processus visant à « tuer l'Indien », pour reprendre les paroles de M. Scott. Séparer délibérément les familles en envoyant de force les enfants dans des pensionnats était un moyen d'accélérer le processus consistant à dépouiller les Autochtones de leurs terres et de leurs ressources [...]
Dans nos familles, il y a toujours eu des histoires de membres de la famille qui ne sont jamais revenus chez eux, d'enfants décédés au pensionnat et enterrés là-bas, les familles à peine informées, voire nullement informées [...]
J'aimerais pouvoir dire que les enfants autochtones ne sont plus arrachés de force à leur communauté, mais, je ne le peux pas. J'aimerais pouvoir dire que les Autochtones ne sont pas considérablement surreprésentés parmi les personnes tuées par des policiers, dans le système de justice pénale, parmi les victimes de l'itinérance, du suicide, de la dépendance et de l'intoxication par les drogues, toutes des statistiques dans lesquelles nul ne souhaite être surreprésenté [...]
Nous devons cesser de prétendre que nous n'étions pas au courant. Nous devons cesser de prétendre que la situation était mieux qu'elle ne l'était. Nous devons cesser d'agir comme si nous avions gagné honnêtement cette richesse, car ce n'est pas le cas. Ces terres et ces ressources dont dépend le gouvernement de la Couronne proviennent de la dépossession des Autochtones. Depuis des décennies, le gouvernement provincial [et j'ajouterai le gouvernement fédéral] jouit des terres et des ressources obtenues grâce aux pensionnats et à d'autres politiques honteuses [...]
Je suis si reconnaissant de la réaction incroyable du public à cette tragédie que vivent nos parents de Kamloops et de la région intérieure. Je suis reconnaissant que notre famille, nos amis et nos voisins exigent [...] que le gouvernement réponde comme si c'était nos enfants qui n'étaient pas rentrés à la maison après l'école.
C'est effectivement un lourd fardeau, mais nous pouvons alléger ce fardeau si nous le portons tous ensemble. HÍSW_?E SIÁM.
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BQ (QC)
View Marilène Gill Profile
2021-06-01 22:17 [p.7811]
Mr. Speaker, I am at a loss for words once again this evening. I cannot express how much it pains me to talk about residential schools.
It pains me as a mother, because I think of all those who lost their children. I think of all of the families and nations that carry the heavy burden of the past. It pains me to think that for decades and centuries, in British North America and then Canada, there were attempts to literally erase the peoples who had lived here for thousands of years.
It pains me to think of all of those men, women and children, dead or alive, who had to suffer to allow for Canada's plans to expand its dominion from coast to coast, engaging in a cultural genocide to kill the Indian in the child, which resulted in killing the child in the Indian.
However, it pains me even more to know that, over the course of my years here in Parliament, I have been asking myself the following question: Why do we keep talking about these horrors year after year without ever making any progress?
I must admit, I cannot even imagine how painful and frustrating it must be for the families of the victims of residential schools and for the communities themselves, while we, here in the House, entered politics to change things. We are not seeing things change, and neither are they. Things are not changing quickly enough.
I know that today, at this time, this is a solemn moment, and we do not want to politicize the matter before us, and rightly so. However, for things to move forward, it is my duty, as a member of the opposition, to ask the right questions.
Let us first establish some facts.
The Truth and Reconciliation Commission of Canada has counted 3,200 residential school students who died. Today, the National Centre for Truth and Reconciliation estimates that number to be closer to 4,118. Even so, the most recent evidence suggests that these numbers could be much higher and might soon reach 6,000 dead.
This morning, in an article published in The Globe and Mail, former senator and Truth and Reconciliation commissioner Murray Sinclair estimated that the number could be higher still, suggesting that up to 15,000 children could have died in the residential schools.
Six years after the Truth and Reconciliation Commission report was released, it seems that the more we know, the less we know. What happened to bring us to this point?
Obviously, we need to shine a light on this, including on the financial role of the federal government and the degree of collaboration between the church and the federal government. As we know, Canada funded the religious orders that ran the residential schools with a per-child allowance.
When the allowance was suspended, did the government keep a record of the children who had died? How is it that the federal government subsidized their education without knowing that information? Did the church keep records on the children in order to collect those subsidies?
We need to take a closer look at these issues. They need to be addressed urgently because families need to know. It is an essential condition for them to grieve and to heal.
In closing, we also need to shed light on addressing the commission's calls to action 72 to 78. Of the $33.8 million allocated in budget 2019, $27.1 million still remains to be spent. We need to shed light on the past. We also need to shed light on this. Our duty to remember is at stake here, as well as our duty to honour indigenous peoples.
My heart goes out to the communities in Kamloops and all the communities on the north coast of Quebec and Canada.
[Member spoke in Innu]
Monsieur le Président, les mots me manquent encore une fois ce soir pour dire à quel point cela me fait mal de prendre la parole pour aborder la question des pensionnats.
Cela me fait mal en tant que mère parce que je pense à toutes celles qui ont perdu leurs enfants. Je pense à toutes les familles et aux nations qui portent sur leurs épaules le lourd fardeau du passé. Cela me fait mal de penser que pendant des décennies et des siècles, partout en Amérique du Nord britannique, puis au Canada, on a littéralement tenté d'effacer les peuples qui ont vécu ici, pendant des millénaires.
Cela me fait mal de penser à tous ces hommes, toutes ces femmes et tous ces enfants, morts ou vivants, qui ont souffert des grands desseins de l'État canadien qui, pour étendre son dominion d'un océan à l'autre, s'est livré à un génocide culturel en tuant l'enfance dans l'Indien, d'avoir trop voulu tuer l'Indien dans l'enfant.
Toutefois, ce qui me fait encore plus mal, c'est qu'au fur et à mesure que s'accumulent mes années passées au Parlement, la question que je me pose et qui se présente à mon esprit est la suivante: pourquoi est-ce qu'on doit reparler, toujours reparler des horreurs chaque année sans toutefois voir les choses avancer?
Je dois l'avouer, je n'ose même pas imaginer combien cela peut être souffrant et frustrant pour les familles des victimes des pensionnats et pour les communautés elles-mêmes, alors que nous tous, ici, nous nous sommes engagés en politique pour changer les choses. Nous ne voyons pas les choses changer, mais elles non plus. Ces choses ne changent pas assez rapidement.
Je sais qu'aujourd'hui, à cette heure, nous sommes dans un moment solennel et nous ne voulons pas politiser la question qui est devant nous, avec raison. Par contre, pour que les choses avancent, il est de mon devoir, comme députée de l'opposition, de poser les bonnes questions.
Établissons d'abord quelques faits.
La Commission de vérité et réconciliation du Canada a recensé 3 200 décès de pensionnaires. Aujourd'hui, le Centre national pour la vérité et la réconciliation en recense 4 118. Malgré tout, les plus récentes données tendent à démontrer que ces chiffres pourraient être bien plus élevés et pourraient atteindre bientôt 6 000 pensionnaires décédés.
Ce matin, dans un reportage paru dans le Globe and Mail, l'ancien sénateur Murray Sinclair et ancien commissaire de la Commission estimait que ce chiffre pourrait être plus élevé, avançant que jusqu'à 15 000 enfants auraient pu avoir trouvé la mort dans les pensionnats.
Six années après le dépôt du rapport de la Commission de vérité et réconciliation, nous avons l'impression que plus nous en savons, moins nous en savons. Que s'est-il passé pour que nous en arrivions là?
Manifestement, il faut faire la lumière là-dessus, comme il faut faire la lumière sur le rôle financier de l'État fédéral et sur le degré de collaboration entre l'Église et lui. Nous ne sommes pas sans savoir que le Canada a financé les communautés religieuses qui tenaient les pensionnats en leur accordant une allocation par enfant.
Or, au moment de suspendre l'allocation, le gouvernement tenait-il un registre des enfants qui étaient décédés? Comment se fait-il que le fédéral ait subventionné leur éducation sans savoir cela? L'Église tenait-elle un registre des enfants pour encaisser les subsides de l'État?
Ce sont des questions sur lesquelles nous devons nous pencher. Il est urgent d'y répondre parce que les familles ont besoin de savoir. C'est une condition essentielle pour qu'elles puissent faire leur deuil et pour qu'elles puissent guérir.
En terminant, il faut aussi faire la lumière sur la réalisation des appels à l'action 72 à 78 de la Commission. Des 33,8 millions de dollars qui ont été réservés dans le budget de 2019, il reste encore 27,1 millions de dollars à dépenser. Nous devons faire la lumière sur le passé. Nous devons également faire la lumière là-dessus. C'est notre devoir de mémoire qui est ici en jeu et notre honneur vis-à-vis des peuples autochtones.
Je suis de tout cœur avec les communautés de Kamloops et avec toutes les communautés de la Côte-Nord, du Québec et du Canada.
[La députée s'exprime en innu.]
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