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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I keep hearing the same question, so I will give the same answer.
It is the Conservatives who need to be clear with Canadians. Do they think we are spending too much or that we should be spending more? Canadians deserve a clear, straight answer.
Monsieur le Président, c'est la même question et ce sera la même réponse.
Ce sont les conservateurs qui doivent être clairs avec les Canadiens. Pensent-ils que nous dépensons trop ou que nous devrions dépenser encore plus? Les Canadiens ont droit à une réponse claire et directe.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am happy to hear that the Bloc thinks there are good measures in the budget.
With respect to health, I agree that the priority for all Canadians is the fight against COVID-19. The federal government is here to support the territories and provinces. Last month, we injected an additional $5 billion in support for health care systems and vaccination rollout.
Monsieur le Président, je suis contente d'entendre que le député du Bloc pense qu'il y a de bonnes mesures dans le budget.
En ce qui concerne la santé, je suis d'accord que la priorité pour tous les Canadiens est la lutte contre la COVID-19. Le fédéral est là pour appuyer les territoires et les provinces. Le mois dernier, nous avons ajouté 5 milliards de dollars en appui aux systèmes de santé et à la campagne de vaccination.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, we are investing much more in health and in Canada's biomanufacturing capacity. We invested $5 billion in March. Last summer, we gave $19 billion to the provinces and territories to help them fight COVID-19.
In addition, as my colleague just said, we have allocated $2.2 billion in the budget to our domestic vaccine production capacity.
Monsieur le Président, nous investissons beaucoup dans la santé et dans la capacité de biofabrication du Canada. Nous avons investi 5 milliards de dollars en mars. L'été passé, nous avons donné 19 milliards de dollars aux provinces et aux territoires pour les aider dans la campagne contre la COVID-19.
De plus, comme mon collègue vient tout juste de le dire, nous avons prévu 2,2 milliards de dollars dans le budget pour notre capacité à produire les vaccins chez nous.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, our budget sets out a prudent and sustainable fiscal path. We set out a clear fiscal anchor.
We commit to a declining debt-to-GDP ratio, and to unwinding the COVID deficits. By 2025-26, the debt-to-GDP ratio will be 49.2%, and the deficit will be 1.1%.
Canada's debt-to-GDP ratio continues to be the lowest in the G7.
Monsieur le Président, l'approche financière prévue dans le budget est prudente et viable. Nous avons fixé une cible financière claire.
Nous nous engageons à diminuer le ratio dette-PIB et à combler les déficits liés à la COVID-19. En 2025-2026, le ratio dette-PIB sera de 49,2 %, et le déficit sera de 1,1 %.
Le ratio dette-PIB du Canada demeure le plus bas du G7.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, in annex 2 of the budget, we present a very clear debt management strategy, and we point out that we have been carefully and thoughtfully pushing out the maturities of Canada's debt. Fifteen per cent of our bonds were long bonds before the pandemic. Last year, we pushed that out to 29%, and in the budget we commit to moving that to 42%.
This is a prudent fiscal approach and will lock in today's low interest rates.
Monsieur le Président, dans l'annexe 2 du budget, nous présentons une stratégie de gestion de la dette fort claire. Nous y indiquons que nous avons de manière prudente et réfléchie repoussé les échéances de la dette du Canada. Avant la pandémie, 15 % des obligations du Canada étaient des obligations à long terme. L'an dernier, nous avons augmenté cette proportion à 29 % et, dans le budget, nous nous engageons à la faire passer à 42 %.
Il s'agit d'une approche financière prudente, qui permettra de verrouiller les faibles taux d'intérêt actuels.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I have to point out for Canadians that our fiscal approach is prudent and reasonable.
In the budget, we presented a plan to reduce the federal debt-to-GDP ratio in the medium term and unwind COVID-19-related deficits.
I also want to point out that Canada has the best fiscal position in the G7.
Monsieur le Président, je dois souligner, pour les Canadiennes et les Canadiens, que notre approche fiscale est prudente et raisonnable.
Dans le budget, nous avons présenté un plan qui vise à réduire la dette fédérale en proportion du PIB à moyen terme et à résorber les déficits liés à la COVID-19.
Je veux également souligner que la position fiscale du Canada est la meilleure du G7.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to once again call on the Conservative Party to be straight with Canadians and say whether the Conservative Party is the party of austerity or whether it wants us to spend more, on health care, for example, as Conservative members said at the beginning of question period.
It is important to be consistent. Canadians want consistency, and that is what our government offers.
Monsieur le Président, encore une fois, je veux demander au Parti conservateur d'être franc avec les Canadiens et de dire si le Parti conservateur est le parti de l'austérité ou si le Parti conservateur veut — comme il l'a dit au début de la période des questions orales — que l'on dépense plus, par exemple en matière de santé.
Il est important d'avoir une approche cohérente. C'est ce que les Canadiens demandent, et c'est ce que notre gouvernement présente.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, our government absolutely believes that everyone in Canada needs to pay their fair share and that is why we have proposed a number of concrete measures in this budget. We are putting forward a luxury tax. We are putting forward a digital services tax. We are putting down unprecedented measures to crack down on tax evasion and aggressive tax planning schemes and finally, we are putting forward a tax on vacant and non-resident properties because homes are for Canadian families to live in.
Monsieur le Président, le gouvernement libéral croit fermement que tout le monde au Canada doit payer sa juste part. C'est pourquoi nous proposons plusieurs mesures concrètes dans le budget, dont une taxe de luxe et une taxe pour les entreprises de services numériques. Nous instaurons des mesures sans précédent afin de lutter contre l'évasion fiscale et les stratagèmes de planification fiscale abusive. Enfin, nous mettons de l'avant une taxe sur les biens vacants appartenant à des non-résidents, car les maisons sont censées servir à loger des familles canadiennes.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, we have committed nearly $6 billion to support young Canadians in this budget. Those are not mere platitudes. We are going to support Canadian students. We are going to make an education more affordable. We are going to create 500,000 work experience and job training opportunities. Early learning and child care, which we will build, will help young Canadians first and foremost.
Monsieur le Président, ce budget contient près de 6 milliards de dollars pour aider les jeunes Canadiens. Il ne s'agit pas là de platitudes. Nous allons aider les étudiants canadiens. Nous rendrons l'éducation plus abordable. Nous allons créer 500 000 possibilités de formation et d’expérience professionnelle. Le système d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, que nous allons bâtir, aidera les jeunes Canadiens au premier chef.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, one thing we have in common with members on the other side of the House is respect for seniors. I am very proud of the fact that 25% fewer seniors live in poverty now than when we came to power. We chose to target seniors 75 and over because their needs are greatest.
Monsieur le Président, nous partageons avec les députés de l'autre côté de la Chambre le respect pour nos aînés. Je suis très fière du fait que 25 % moins d'aînés vivent dans la pauvreté depuis que nous sommes arrivés au pouvoir. Nous avons choisi de cibler les aînés de 75 ans et plus parce que leurs besoins sont les plus grands.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, we fully understand the needs of seniors, and we understand the tragedy that was COVID-19. That is why the Canadian Armed Forces went into long-term care homes to save the lives of Canadian seniors.
As for old age security, this is a permanent increase for all seniors in Canada who are 75 and older.
Monsieur le Président, nous comprenons très bien les besoins des aînés et nous comprenons la tragédie qu'a été la COVID-19. C'est pourquoi les Forces armées canadiennes sont allées dans les centres de soins de longue durée pour sauver les vies des aînés canadiens.
Concernant la pension de la Sécurité de vieillesse, il s'agit d'une augmentation permanente pour tous les aînés dans le Canada qui ont 75 ans et plus.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, our government is committed to continuing working with provinces and territories toward the goal of a universal national pharmacare program. To maintain momentum, we will proceed with our plan to provide ongoing funding of $500 million for a program for high-cost drugs for rare diseases.
Monsieur le Président, le gouvernement s'est engagé à continuer de faire avancer ce dossier, en collaboration avec les provinces et les territoires. Pour ne pas briser notre élan, nous allons suivre notre plan et débloquer un financement permanent de 500 millions de dollars pour la création d'un programme sur les médicaments onéreux pour le traitement des maladies rares.
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Lib. (ON)
moved:
That this House approve in general the budgetary policy of the government.
She said: Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 83(1), I would like to table, in both official languages, the budget documents for 2021, including the notices of ways and means motions.
The details of the measures are included in these documents.
Pursuant to Standing Order 83(2), I am requesting that an order of the day be designated for consideration of these motions.
I would like to begin by taking a moment to mourn the tragedy in Nova Scotia a year ago yesterday. We grieve with the families and friends of the 22 people who were killed, and all Nova Scotians.
This is also a day when people across Canada are fighting the most virulent wave of the virus we have experienced so far. Health care workers in many provinces are struggling to keep ICUs from overflowing and millions of Canadians are facing stringent new restrictions.
We are all tired, frustrated and even afraid, but we will get through this. We will do it together.
This budget is about finishing the fight against COVID. It is about healing the economic wounds left by the COVID recession. And it is about creating more jobs and prosperity for Canadians in the days—and decades—to come.
It is about meeting the urgent needs of today and about building for the long term. It is a budget focused on middle-class Canadians and on pulling more Canadians up into the middle class. It is a plan that embraces this moment of global transformation to a green, clean economy.
This budget addresses three fundamental challenges.
First, we need to conquer COVID. That means buying vaccines and supporting provincial and territorial health care systems. It means enforcing our quarantine rules at the border and within the country. It means providing Canadians and Canadian businesses with the support they need to get through these tough third wave lockdowns and to come roaring back when the economy fully reopens.
Second, we must punch our way out of the COVID recession. That means ensuring lost jobs are recovered as swiftly as possible and hard-hit businesses rebound quickly. It means providing support where COVID has struck the hardest to women, to young people, to low-wage workers and to small and medium-sized businesses, especially in tourism and hospitality.
The final challenge is to build a more resilient Canada: better, more fair, more prosperous and more innovative. That means investing in Canada's green transition and the green jobs that go with it, in Canada's digital transformation and Canadian innovation, and in building infrastructure for a dynamic growing country. It means providing Canadians with social infrastructure from early learning and child care to student grants and income top-ups, so that the middle class can flourish and more Canadians can join it.
Our elders have been this virus's principal victims. The pandemic has preyed on them mercilessly, ending thousands of lives and forcing all seniors into fearful isolation. We have failed so many of those living in long-term care facilities. To them, and to their families, let me say this: I am so sorry. We owe you so much better than this.
That is why we propose a $3-billion investment to help ensure that provinces and territories provide a high standard of care in their long-term care facilities.
And we are delivering today on our promise to increase old age security for Canadians 75 and older.
Our government has been urgently procuring vaccines since last spring and providing them at no cost to Canadians. Nearly 10 million Canadians have received at least one dose of vaccine. By the end of September, Canada will have received 100 million doses, enough to fully vaccinate every adult Canadian.
We need to be ready for new variants of COVID, and we must have the booster shots that will allow us to keep them in check. That is why we are rebuilding our national biomanufacturing capacity so that we can make these vaccines here in Canada. Canada has brilliant scientists and entrepreneurs. We will support them with an investment of $2.2 billion in biomanufacturing and life sciences.
When COVID first hit, it pushed our country into its deepest recession since the Great Depression. But this is an economic shock of a very particular kind. We are not suffering because of endogenous flaws or imbalances within our economy. Rather, the COVID recession is driven by an entirely external event—like the economic devastation of a flood, blizzard, wildfire or other natural disaster. That is why an essential part of Canada's fight against COVID has been unprecedented federal support for Canadians and Canadian businesses.
We knew Canadians needed a lifeline to get through the COVID storm. And our approach has worked. Canada's GDP grew by almost 10% in the fourth quarter of last year. We will continue to do whatever it takes. Our government is prepared to extend support measures, as long as the fight against this virus requires.
As Canada pivots to recovery, our economic plan will, too.
We promised last year to spend up to $100 billion over three years to get Canada back to work and to ensure the lives and prospects of Canadians were not permanently stunted by this pandemic recession. This budget keeps that promise. All together, we will create nearly 500,000 new training and work experience opportunities for Canadians. We will fulfill our throne speech commitment to create one million jobs by the end of this year.
Some people will say that our sense of urgency is misplaced. Some will say that we are spending too much. I ask them this. Did they lose their jobs during a COVID lockdown? Were they reluctantly let go by their small business employers that were like a family to them but simply could not afford their salary any longer? Are they worried that they will be laid off in this third wave? Are they mothers who were forced to quit the dream job they fought to get because there was no way to keep working while caring for their young children? Did they graduate last spring and are still struggling to find work? Is their family business, launched perhaps by their parents, which they hope to pass on to their children, now struggling under a sudden burden of debt and fending off bankruptcy through sheer grit and determination every day?
If COVID has taught us anything, it is that we are all in this together. Our country cannot prosper if we leave hundreds of thousands of Canadians behind.
The world has learned the lesson of 2009, the cost of allowing economic hardship to fester. In some countries, democracy itself has been threatened by that mistake. We will not let that happen in Canada.
About 300,000 Canadians who had a job before the pandemic are still out of work. More Canadians may lose their jobs in this month's lockdowns. To support Canadian workers as we fight the third wave, and to provide an economic bridge to a fully recovered economy, we will build on the enhancements we have made during the pandemic.
We will maintain flexible access to EI benefits for another year, until the fall of 2022. The Canada recovery benefit, which we created to support Canadians not covered by EI, will remain in place through September 25 and extend an additional 12 weeks of benefits to Canadians. As our economy fully reopens over the summer, the benefit amount will go to $300 a week, after July 17.
Low-wage workers in Canada work harder than anyone else in this country, for less pay. In the past year they have faced both significant infection risks and layoffs. And many live below the poverty line, even though they work full-time. We cannot ignore their contribution and their hardship—and we will not. We propose to expand the Canada workers benefit, to invest $8.9 billion over six years in additional support for low-wage workers—extending income top-ups to about a million more Canadians and lifting nearly 100,000 people out of poverty. And this budget will introduce a $15-an-hour federal minimum wage.
COVID has exposed the dangerous inadequacy of sickness benefits in Canada. We will do our part and fulfill our campaign commitment by extending the EI sickness benefit from 15 to 26 weeks.
We know the pandemic has exacerbated systemic barriers faced by racialized Canadians, so budget 2021 provides additional funding for the Black entrepreneurship program as well as an investment in a Black-led philanthropic endowment fund to help fight anti-Black racism and improve social and economic outcomes in Black communities.
One of the most striking aspects of the pandemic has been the historic sacrifice young Canadians have made to protect their parents and grandparents. Our youth have paid a high price to keep the rest of us safe. We cannot, and will not, allow young Canadians to become a lost generation. They need our support to launch their adult lives and careers in post-COVID Canada, and they will get it. We will invest $5.7 billion over five years in Canada's youth; we will make college and university more accessible and affordable; we will create job openings in skilled trades and high-tech industries; and we will double the Canada student grant for two more years while extending the waiver of interest on federal student loans through March 2030. More than 350,000 low-income student borrowers will also have access to more generous repayment assistance.
COVID has brutally exposed something women have long known. Without child care, parents, usually mothers, cannot work. The closing of our schools and day cares drove women's participation in the labour force down to its lowest level in more than two decades. Early learning and child care has long been a feminist issue. COVID has shown us that it is an urgent economic issue too.
I was two years old when the Royal Commission on the Status of Women urged Canada to establish a universal system of early learning and child care. My mother was one of Canada's redoubtable second wave of feminists who fought and, outside Quebec, failed to make that recommendation a reality. A generation after that, Paul Martin and Ken Dryden tried again.
This half-century of struggle is a testament to the difficulty and complexity of the task, but this time we are going to do it. This budget is the map and the trailhead. There is agreement across the political spectrum that early learning and child care is the national economic policy we need now. This is social infrastructure that will drive jobs and growth. This is feminist economic policy. This is smart economic policy. That is why this budget commits up to $30 billion over five years, reaching $9.2 billion every year permanently, to build a high quality, affordable and accessible early learning and child care system across Canada.
This is not an effort that will deliver instant gratification. We are building something that, of necessity, must be constructed collaboratively and for the long term, but I have confidence in us. I have confidence that we are a country that believes in investing in our future, in our children and in our young parents.
Here is our goal: five years from now, parents across the country should have access to high quality early learning and child care for an average of $10 a day. I make this promise to Canadians today, speaking as their finance minister and as a working mother. We will get it done.
In making this historic commitment, I want to thank the visionary leaders of Quebec, particularly Quebec's feminists, who have shown the rest of Canada the way forward. This plan will, of course, also provide additional resources to Quebec, which might well use them to further support an early learning and child care system that is already the envy of the rest of Canada and, indeed, much of the world.
Small businesses are the vital heart of our economy and they have been the hardest hit by the lockdowns. Healing the wounds of COVID requires a rescue plan for them.
Budget 2021 proposes to extend the wage subsidy, rent subsidy and lockdown support for businesses and other employers until September 25, 2021, for an estimated total of $12.1 billion in additional support. To help the hardest-hit businesses pivot back to growth, we propose a new Canada recovery hiring program, which will run from June to November and will provide $595 million to make it easier for businesses to hire back laid-off workers or to bring on new ones.
However, our government will do much more than execute a rescue. With this budget, we will make unprecedented investments in Canada's small businesses, helping them to invest in new technologies and innovation. We will invest up to $4 billion to help up to 160,000 small and medium-sized businesses buy and adopt the new technologies they need to grow.
The Canada digital adoption program will provide businesses with the advice and help they need to get the most out of these new technologies by training 28,000 young Canadians, a Canadian technology corps, and sending them out to work with our small and medium-sized businesses. This groundbreaking program will help Canadian small businesses go digital and become more competitive and efficient.
Increased funding for the venture capital catalyst initiative will help provide financing to innovative Canadian businesses, so they can grow.
We will also encourage businesses to invest in themselves. We will allow immediate expensing of up to $1.5 million of eligible investments by Canadian-controlled private corporations in each of the next three years. These larger deductions will support 325,000 businesses in making critical investments and will represent $2.2 billion in total savings to them over the next five years.
Building for the future means investing in innovation and entrepreneurs, so we propose to invest in the next phase of the pan-Canadian artificial intelligence strategy and to launch similar strategies in genomics and quantum science, areas where Canada is a global leader.
In 2021, job growth means green growth. This budget sets out a plan to help achieve GHG emissions reductions of 36% from 2005 levels by 2030 and puts us on a path to achieve net-zero emissions by 2050. It puts in place the funding to achieve our 25% land and marine conservation targets by 2025.
By making targeted investments in transformational technologies, we can ensure that Canada benefits from the next wave of global investment and growth.
The resource and manufacturing sectors that are Canada's traditional economic pillars—energy, mining, agriculture, forestry, steel, aluminum, autos, aerospace—will be the foundation of our new, resilient and sustainable economy. Canada will become more productive and competitive by supplying the green exports the world wants and needs.
That is why we propose a historic investment of a further $5 billion over seven years, starting in 2021-22, in the net zero accelerator. With this added support, on top of the $3 billion we committed in December, the net zero accelerator will help even more companies invest to reduce their greenhouse gas emissions, while growing their businesses.
We will propel a green transition through new tax measures, including for zero-emissions technology, carbon capture and storage, and green hydrogen. We are at a pivotal moment in the green transformation. We can lead or we can be left behind. Our government knows that the only choice for Canada is to be in the vanguard.
Our growing population is one of our great economic strengths and a growing country needs to build. We need to build housing. We need to build public transit. We need to build broadband. We need to build infrastructure. We will. We will invest $2.5 billion, and reallocate $1.3 billion in existing funding, to help build, repair and support 35,000 housing units. We will support the conversion to housing of the empty office space that has appeared in our downtown areas by reallocating $300 million from the rental construction financing initiative.
Houses should not be passive investment vehicles for offshore money. They should be homes for Canadian families. Therefore, on January 1, 2022, our government will introduce Canada's first national tax on vacant property owned by non-resident non-Canadians.
Strong, sustained growth also depends on modern transit. That is why, in February, we announced $14.9 billion over eight years to build new public transit, electrify existing transit systems, and help to connect rural, remote and indigenous communities.
Therefore we are committing an additional $1 billion over six years for the universal broadband fund, to accelerate access to high-speed internet in rural and remote communities.
We intend to draw even more talented, highly skilled people to Canada, including international students. Investments in this budget will support an immigration system that is easier to navigate, more efficient and more efficient in welcoming the dynamic new Canadians who add to Canada's strength.
Our government has made progress in righting the historic wrongs in Canada's relationship with indigenous peoples, but we still have a lot of work ahead. It is important to note that indigenous peoples have led the way in battling COVID. Their success is a credit to indigenous leadership and self-governance.
We will invest more than $18 billion to further narrow gaps between indigenous and non-indigenous peoples, to support healthy, safe and prosperous indigenous communities and to advance reconciliation with first nations, Inuit and the Métis nation. We will invest more than $6 billion for infrastructure in indigenous communities and $2.2 billion to help end the national tragedy of missing and murdered indigenous women and girls.
This has been a year when we have learned that each of us truly is our brother's and our sister's keeper. Solidarity is getting us through this pandemic, and solidarity depends on each of us bearing our fair share of the collective burden. That is why, now more than ever, fairness in our tax system is essential.
To ensure our system is fair, this budget will invest in the fight against tax evasion, shine a light on beneficial ownership arrangements, and ensure that multinational corporations pay their fair share of tax in Canada.
Our government is committed to working with our partners at the OECD to find multilateral solutions to the dangerous race to the bottom in corporate taxation. That includes work to conclude a deal on taxing large digital services companies.
We are optimistic that such a deal can be reached this summer. Meanwhile, this budget reaffirms our government's commitment to impose such a tax unilaterally, until an acceptable multilateral approach comes into effect.
It is also fair to ask those who have prospered in this bleak year to do a little more to help those who still need help. That is why we are introducing a luxury tax on new cars and private aircraft worth more than $100,000 and pleasure boats worth more than $250,000.
This budget lives up to our promise to do whatever it takes to support Canadians in the fight against COVID, and it makes significant investments in our future. All of this costs a lot of money, so it is entirely appropriate to ask, “Can we afford it?” We can, and here is why.
First is because this is a budget that invests in growth. The best way to pay our debts is to grow our economy. The investments this budget makes in early learning and child care, in small businesses, in students, in innovation, in public transit, in housing, in broadband and in the green transition are all investments in jobs and growth. We are building Canada's social infrastructure and our physical infrastructure. We are building our human capital and our physical capital. Canada is a young, vast country with a tremendous capacity for growth. This budget would fuel that. These are investments in our future and they will yield great dividends. In fact, in today's low-interest rate environment, not only can we afford these investments, it would be shortsighted of us not to make them.
Second is because our decision last year to support Canadians is already paying off. Decisive action prevented economic scarring in our businesses and our households, allowing the Canadian economy to begin strongly rebounding from the COVID recession even before we finished our fight against the virus.
Third is because our government has a plan and we keep our promises. We said in the fall economic statement that we would invest up to $100 billion over three years to support Canada's economic recovery, and that is what we are outlining here today. We predicted a deficit for 2020-2021 of $381.6 billion. We have spent less than we provisioned for. Our deficit for 2020-2021 is $354.2 billion, below our forecast.
Finally, and crucially, we can afford this ambitious budget because the investments we propose today are responsible and sustainable.
We understand there are limits to our capacity to borrow and that the world will not write Canada any blank cheques. We do not expect any. This budget shows a declining debt-to-GDP ratio and a declining deficit, with the debt-to-GDP ratio falling to 49.2% by 2025-26 and the deficit falling to 1.1% of GDP.
These are important markers. They show that the extraordinary spending we have undertaken to support Canadians through this crisis and to stimulate a rapid recovery in jobs is temporary and finite. They also show that our proposed long-term investments will permanently boost Canada's economic capacity.
In 2015, this federal government was elected on a promise to help middle-class Canadians and people working hard to join the middle class. We promised to invest in workers and their prosperity, in long-term growth for all of us. And we did. Today, we meet a new challenge, the greatest our country has faced in a generation, with a renewed promise.
Opportunity is coming. Growth is coming. Jobs are coming. After a long, grim year, Canadians are ready to recover and rebuild. We will finish the fight against COVID. We will all get back to work, and we will come roaring back.
propose:
Que la Chambre approuve la politique budgétaire générale du gouvernement.
— Monsieur le Président, conformément à l'article 83(1) du Règlement, j'aimerais déposer, dans les deux langues officielles, les documents budgétaires de 2021, y compris les avis de motions des voies et moyens.
Les détails concernant les mesures sont exposés dans ces documents.
Conformément à l'article 83(2) du Règlement, je demande que l'étude de ces motions soit inscrite à l'ordre du jour.
J'aimerais d'abord prendre un moment pour souligner la tragédie survenue en Nouvelle-Écosse il y a un an hier. Nous partageons le chagrin des familles et des amis des 22 personnes qui ont été tuées, ainsi que de tous les Néo-Écossais.
C'est aussi un jour où, partout au Canada, des gens luttent contre la vague la plus virulente du virus que nous ayons connue jusqu'ici. Les travailleurs de la santé dans de nombreuses provinces se démènent pour éviter que les unités de soins intensifs soient débordées. Et des millions de Canadiens sont confrontés à de nouvelles restrictions rigoureuses.
Nous sommes tous fatigués, frustrés, et même effrayés. Mais nous allons nous en sortir. Nous le ferons ensemble.
Ce budget vise à finir la lutte contre la COVID-19. Il vise à guérir les blessures économiques découlant de la récession causée par la COVID-19. Il vise également à créer plus d'emplois et de la prospérité pour les Canadiennes et les Canadiens dans les jours et les décennies à venir.
L'objectif est de répondre aux besoins urgents d'aujourd'hui et de bâtir à long terme. Il s'agit d'un budget axé sur les Canadiens de la classe moyenne et qui vise à amener davantage de Canadiens à en faire partie. Il s'agit d'un plan qui accepte ce moment de transformation mondiale vers une économie verte et propre.
Ce budget porte sur trois défis fondamentaux.
Tout d'abord, nous devons vaincre la COVID. Pour ce faire, il faut acheter des vaccins et soutenir les systèmes de soins de santé des provinces et des territoires. Il faut appliquer nos règles de mise en quarantaine à la frontière et au sein du pays. Il faut aussi fournir aux Canadiens et aux entreprises canadiennes le soutien dont ils ont besoin pour surmonter ces confinements difficiles de la troisième vague et pour revenir avec force lorsque l'économie rouvrira complètement.
Ensuite, nous devons sortir avec force de la récession causée par la COVID. Nous devons récupérer aussi rapidement que possible les emplois perdus et nous assurer que les entreprises durement touchées rebondissent rapidement. À cet égard, il faut fournir un soutien là où la COVID a le plus durement touché — aux femmes, aux jeunes, aux travailleurs à faible revenu et aux petites et moyennes entreprises, surtout dans les secteurs de l'hôtellerie et du tourisme.
Le dernier défi consiste à bâtir un Canada plus résilient: un Canada meilleur, qui est plus juste, plus prospère et plus innovateur. C'est-à-dire, il faut investir dans la transition verte du Canada et dans les emplois verts qui en découlent; dans la transformation numérique du Canada et l'innovation canadienne; et dans la construction d'infrastructures pour un pays dynamique et en pleine croissance. Il faut également fournir aux Canadiens une infrastructure sociale — de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants aux bourses d'études, en passant par les compléments de revenu — afin que la classe moyenne puisse prospérer et que plus de Canadiens puissent effectivement en faire partie.
Nos aînés ont été les principales victimes de ce virus: la pandémie les a attaqués sans pitié, mettant fin à des milliers de vies, et a obligé tous les aînés à subir un isolement effrayant. Nous avons échoué dans notre devoir d'aider ceux et celles qui vivent dans les établissements de soins de longue durée. À eux et à leurs familles, je dis ceci: je suis sincèrement désolée, ils méritent bien mieux que cela.
C'est pourquoi nous proposons un investissement de 3 milliards de dollars pour nous aider à nous assurer que les provinces et les territoires offrent une norme élevée de soins dans leurs établissements de soins de longue durée.
Aujourd'hui, nous tenons notre promesse de bonifier la pension de la Sécurité de la vieillesse pour les Canadiennes et les Canadiens âgés de 75 ans ou plus.
Depuis le printemps dernier, notre gouvernement achète des vaccins de manière urgente et les fournit gratuitement aux Canadiens. À ce jour, près de 10 millions de Canadiens ont reçu au moins une dose de vaccin. D'ici la fin de septembre, le Canada aura reçu 100 millions de doses. C'est une quantité suffisante pour vacciner complètement chaque Canadien adulte.
Nous devons être prêts aux nouveaux variants de la COVID-19 et nous devons avoir les injections de rappel qui nous permettront de les contrôler. C'est pourquoi nous rétablissons notre capacité nationale en matière de biofabrication, afin que nous puissions fabriquer ces vaccins ici au Canada. Le Canada compte des scientifiques et des entrepreneurs brillants. Nous les appuierons en réalisant un investissement de 2,2 milliards de dollars dans le secteur de la biofabrication et des sciences de la vie.
Lorsque la COVID-19 a frappé pour la première fois, elle a plongé notre pays dans la plus profonde récession depuis la Grande Dépression. Toutefois, il s'agit d'un choc économique très particulier. Nous ne souffrons pas en raison des lacunes ou des déséquilibres endogènes de notre économie. La récession causée par la COVID-19 découle plutôt d'un événement entièrement externe, comme la dévastation économique que provoquerait une inondation, une tempête de neige, un feu de forêt ou une autre catastrophe naturelle. C'est pourquoi un élément essentiel de la lutte du Canada contre la COVID-19 a été le soutien fédéral sans précédent offert aux Canadiens et aux entreprises canadiennes.
Nous savions que les Canadiens avaient besoin d'un coup de main pour traverser la tempête de la COVID-19. Notre approche a fonctionné. Le PIB du Canada a augmenté d'environ 10 % au quatrième trimestre de la dernière année. Nous continuerons de faire tout ce qu'il faut. Notre gouvernement est prêt à prolonger les mesures de soutien aussi longtemps que la lutte contre ce virus le nécessitera.
À mesure que le Canada fera la transition vers la relance, notre plan économique en fera de même.
L'an dernier, nous avons promis de dépenser jusqu'à 100 milliards de dollars sur trois ans pour remettre le Canada au travail et pour veiller à ce que la vie et les perspectives des Canadiens ne soient pas retardées de manière permanente par cette récession causée par la pandémie. Ce budget respecte cette promesse. Dans l'ensemble, il permettra de créer quelque 500 000 nouvelles possibilités de formation et d'expérience de travail pour les Canadiens. Nous allons honorer l'engagement que nous avons pris dans le discours du Trône de créer un million d'emplois d'ici la fin de l'année.
Certains diront que notre sentiment d'urgence est injustifié. Je leur pose les questions suivantes: Avez-vous perdu votre emploi pendant le confinement lié à la COVID? Avez-vous été mis à pied à contrecœur par votre employeur, une petite entreprise qui était comme une famille pour vous, mais qui ne pouvait tout simplement plus payer votre salaire? Craignez-vous de perdre votre emploi durant cette troisième vague? Êtes-vous une mère, forcée de quitter votre emploi de rêve difficilement décroché, car il était impossible de continuer à travailler tout en prenant soin de vos jeunes enfants? Avez-vous obtenu votre diplôme universitaire au printemps dernier et avez-vous encore du mal à trouver du travail? Est-ce que votre entreprise familiale – peut-être démarrée par vos parents et que vous espériez léguer à vos enfants – est soudainement aux prises avec de lourdes dettes et évite chaque jour la faillite simplement grâce à votre courage?
Si la COVID-19 nous a appris quelque chose, c'est que nous sommes tous dans le même bateau. Notre pays ne peut pas prospérer si des centaines de milliers de Canadiens sont laissés pour compte.
Le monde a retenu la leçon de 2009 et sait ce qu'il en coûte de laisser perdurer les difficultés économiques. Dans certains pays, la démocratie elle-même a été menacée par cette erreur. Nous ferons en sorte que cela ne se produise pas au Canada.
Environ 300 000 Canadiens qui travaillaient avant la pandémie sont encore sans emploi et d'autres Canadiens pourraient perdre le leur en raison des confinements imposés de ce mois-ci. Afin de soutenir les travailleurs canadiens pendant la troisième vague et de leur offrir une passerelle économique d'ici le rétablissement complet de notre économie, nous renforcerons les améliorations que nous avons apportées pendant la pandémie.
Nous maintiendrons l'accès souple à l'assurance-emploi pour une année de plus, soit jusqu'à l'automne de 2022. La Prestation canadienne de la relance économique que nous avons créée pour les personnes non admissibles à l'assurance-emploi sera en vigueur jusqu'au 25 septembre et les Canadiens pourront maintenant profiter de 12 semaines supplémentaires de prestations. Alors que notre économie ouvrira complètement au cours de l'été, le montant des prestations passera à 300 $ par semaine à compter du 17 juillet.
Les travailleurs à faible revenu au Canada travaillent plus fort que n'importe qui d'autre au pays, pour un salaire moindre. Au cours de la dernière année, ils ont subi des risques d'infection importants et des mises à pied et beaucoup de gens vivent sous le seuil de la pauvreté, même s'ils travaillent à temps plein. Nous ne pouvons pas passer leur contribution et leurs épreuves sous silence et nous ne le ferons pas. Nous proposons d'élargir l'Allocation canadienne pour les travailleurs et d'investir 8,9 milliards de dollars sur six ans en soutien supplémentaire aux travailleurs à faible revenu, ce qui permettra d'offrir un complément salarial à environ 1 million de Canadiens supplémentaires et sortira près de 100 000 personnes de la pauvreté. De plus, ce présent budget instaurera un salaire horaire minimal fédéral de 15 $.
La pandémie de la COVID-19 a révélé que les prestations de maladie au Canada sont dangereusement inadéquates. Nous ferons notre devoir et respecterons notre engagement électoral en prolongeant de 15 à 26 semaines les prestations de maladie de l'assurance-emploi.
Nous savons que la pandémie a exacerbé les obstacles systémiques auxquels font face les Canadiens racisés. Le budget de 2021 prévoit donc un financement supplémentaire pour le Programme pour l'entrepreneuriat des communautés noires ainsi qu'un investissement dans le Fonds de dotation philanthropique dirigé par des Noirs, pour aider à lutter contre le racisme envers les Noirs et faire des avancées sociales et économiques dans les communautés noires.
L'un des aspects les plus frappants de la pandémie a été le sacrifice historique que les jeunes Canadiens ont fait pour protéger leurs parents et leurs grands-parents. Nos jeunes ont payé le prix fort pour que nous soyons en sécurité. Nous ne pouvons pas laisser les jeunes Canadiens devenir une génération perdue. Et nous veillerons à ce que cela ne se produise pas. Ils ont besoin de notre soutien pour commencer leur vie d'adulte et leur carrière dans un Canada sortant de la COVID — et ils l'obtiendront. Le présent budget propose d'investir 5,7 milliards de dollars sur cinq ans dans les jeunes du Canada. Nous rendrons le cégep et l'université plus accessibles et abordables. Nous créerons des emplois dans les métiers spécialisés et les industries de haute technologie. Nous doublerons également le Programme canadien de bourses aux étudiants pendant deux années supplémentaires, tout en prolongeant la dispense d'intérêts sur les prêts étudiants fédéraux jusqu'en mars 2023. Plus de 350 000 étudiants emprunteurs à faible revenu auront également accès à une aide au remboursement plus généreuse.
La COVID a jeté une lumière crue sur une réalité que les femmes connaissent depuis longtemps: sans service de garde d'enfants, les parents — habituellement les mères — ne peuvent pas travailler. La fermeture de nos écoles et de nos garderies a réduit la participation des femmes à la population active à son plus bas niveau depuis plus de deux décennies. L'apprentissage et la garde des jeunes enfants sont depuis longtemps une question féministe, et la COVID nous a tous montré qu'il s'agit également d'une question économique urgente.
J'avais deux ans lorsque la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme a exhorté le Canada à établir un système universel d'apprentissage et de garde des jeunes enfants. Ma mère a fait partie de la deuxième vague de féministes canadiennes redoutables qui ont lutté pour concrétiser cette recommandation, mais qui, à l'extérieur du Québec, ont échoué. Une génération plus tard, Paul Martin et Ken Dryden ont essayé de nouveau.
Ce combat d'un demi-siècle témoigne de la difficulté et de la complexité de cette tâche, mais cette fois-ci, nous allons y parvenir. Le présent budget est notre carte et notre point de départ. Tout le spectre politique s'entend pour dire que l'apprentissage et la garde des jeunes enfants constituent la politique économique nationale dont nous avons besoin aujourd'hui. C'est une infrastructure sociale qui stimulera l'emploi et la croissance. C'est une politique économique féministe. C'est une politique économique très sensée. Voilà pourquoi le budget prévoit jusqu'à 30 milliards de dollars sur cinq ans — pour atteindre 9,2 milliards de dollars tous les ans, sur une base permanente — pour établir un système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants de haute qualité, abordable et accessible dans l'ensemble du Canada.
Il ne s'agit pas d'un effort qui apportera une satisfaction immédiate. Nous établissons quelque chose qui, par nécessité, doit se faire progressivement, en collaboration et à long terme. Mais j'ai confiance en nous. Je suis convaincue que nous sommes un pays qui croit en l'investissement dans notre avenir; dans nos enfants; dans nos jeunes parents.
Notre objectif va comme suit: dans cinq ans, les parents canadiens de partout au pays devraient avoir accès à des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants de qualité à un coût moyen de 10 $ par jour. En tant que leur ministre des Finances et en tant que mère sur le marché du travail, je fais cette promesse aux Canadiens aujourd'hui: nous y parviendrons.
Alors que nous prenons cet engagement historique, je tiens à remercier les leaders visionnaires du Québec, en particulier les féministes du Québec, qui ont montré au reste du Canada la voie à suivre. Bien entendu, ce plan prévoit également des ressources supplémentaires pour le Québec, lesquelles pourraient servir à soutenir davantage son système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants, qui fait déjà l'envie du reste du Canada, et même d'une grande partie du monde.
Les petites entreprises sont le cœur de notre économie et elles ont été les plus durement touchées par les confinements. Afin de réparer les blessures causées par la COVID, il faut un plan de sauvetage pour ces petites entreprises.
Le budget de 2021 propose donc de prolonger la subvention salariale, la subvention pour le loyer et la mesure de soutien en cas de confinement pour les entreprises et les autres employeurs jusqu'au 25 septembre 2021, pour un total estimé de 12,1 milliards de dollars en soutien supplémentaire. Pour aider les entreprises les plus durement touchées à reprendre le chemin de la croissance, nous proposons le nouveau Programme d'embauche pour la relance économique du Canada, qui s'étendra de juin à novembre et offrira 595 millions de dollars pour permettre aux entreprises de réembaucher plus facilement les travailleurs qu'elles ont dû congédier ou pour en embaucher de nouveaux.
Toutefois, le gouvernement propose de faire bien plus qu'exécuter un sauvetage. Grâce à ce budget, nous effectuerons des investissements sans précédent dans les petites entreprises du Canada, ce qui les aidera à investir dans les nouvelles technologies et l'innovation. Nous proposons d'investir jusqu'à 4 milliards de dollars pour aider jusqu'à 160 000 petites et moyennes entreprises à acquérir et à adopter les nouvelles technologies dont elles ont besoin pour croître.
Le Programme canadien d'adoption du numérique permettra également aux entreprises de bénéficier des conseils et de l'aide dont elles ont besoin pour tirer pleinement parti de ces nouvelles technologies. Le programme permettra de former 28 000 jeunes Canadiens — une communauté technologique canadienne — et de les intégrer à nos petites et moyennes entreprises. Ce programme innovateur aidera les petites entreprises canadiennes à passer au numérique et à devenir plus compétitives et efficaces.
Le financement accru de l'Initiative de catalyse du capital et de risque aidera à fournir des fonds aux entreprises canadiennes innovatrices, afin qu'elles puissent croître.
Nous encouragerons également les entreprises à investir en elles-mêmes. Nous autoriserons la passation en charges immédiate des investissements admissibles de sociétés privées sous contrôle canadien s'élevant jusqu'à 1,5 million de dollars, et ce, pour chacune des trois prochaines années. Ces déductions plus importantes aideront 325 000 entreprises à faire des investissements essentiels et à réaliser des économies totales de 2,2 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
Bâtir pour l'avenir signifie investir dans l'innovation et les entrepreneurs. Nous proposons donc d'investir dans la prochaine étape de la Stratégie pancanadienne en matière d'intelligence artificielle et de lancer des stratégies semblables en génomique ainsi qu'en sciences et technologies quantiques, des domaines où le Canada est un leader mondial.
En 2021, la croissance de l'emploi signifie une croissance verte. Ce budget établit un plan visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 36 % par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030 et nous met sur la voie de la carboneutralité d'ici 2050. Il met en place le financement nécessaire pour réaliser nos objectifs de 25 % en matière de conservation des terres et des mers d'ici 2025.
En effectuant des investissements ciblés dans les technologies transformationnelles, nous pouvons nous assurer que le Canada est bien placé pour profiter de la prochaine vague mondiale d'investissements et de croissance.
Le secteur manufacturier et des ressources naturelles, soit l'énergie, l'exploitation minière, l'agriculture, la foresterie, l'acier, l'aluminium, l'automobile et l'aérospatial, sont les piliers économiques traditionnels du Canada et seront le fondement de notre économie résiliente et durable. Le Canada deviendra plus productif et plus compétitif en fournissant aux autres pays du monde les exportations vertes qu'ils recherchent et dont ils ont besoin.
C'est pourquoi nous allons faire un investissement sans précédent de 5 milliards de dollars sur sept ans, à compter de 2021-2022, dans l'Accélérateur net zéro. Grâce à ce soutien supplémentaire, qui s'ajoute aux 3 milliards de dollars que nous nous sommes engagés à verser en décembre, l'Accélérateur net zéro aidera encore plus d'entreprises à investir pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre tout en faisant croître leurs entreprises.
Nous allons accélérer la transition verte au moyen de nouvelles mesures fiscales, notamment pour les technologies carboneutres, le captage et le stockage du carbone et l'hydrogène propre. Nous nous trouvons à un point tournant de la transformation verte. Nous pouvons être un leader ou nous pouvons tirer de l'arrière. Notre gouvernement sait que le seul choix pour le Canada est d'être à l'avant-garde.
Notre population croissante est l'une de nos grandes forces économiques. Et un pays en croissance doit être en mode « construction ». Nous devons construire des logements. Nous devons renforcer le transport en commun. Nous devons bâtir un réseau à large bande. Nous devons construire des infrastructures. Et nous le ferons. Nous proposons d'investir 2,5 milliards de dollars et de réaffecter 1,3 milliard en fonds existants afin d'aider à construire, à réparer ou à soutenir 35 000 logements. Et nous soutiendrons la conversion en logements abordables des espaces de bureau vides qui sont apparus dans nos centres-villes, en réaffectant 300 millions de dollars de l'initiative Financement de la construction de logements locatifs.
Les maisons ne devraient pas être des instruments de placement passif pour l'argent étranger. Elles devraient être un foyer pour les familles canadiennes. C'est pourquoi, le 1er janvier 2022, notre gouvernement instaurera la première taxe nationale du Canada sur les biens vacants appartenant à des non-résidents, non-Canadiens.
Une croissance forte et durable dépend également de transports en commun modernes. C'est pourquoi, en février, nous avons annoncé un financement de 14,9 milliards de dollars sur 8 ans pour mettre sur pied de nouveaux projets de transport en commun, électrifier les réseaux de transport en commun existants et relier les communautés rurales, éloignées et autochtones.
Nous nous engageons donc à verser un montant supplémentaire de 1 milliard de dollars sur 6 ans au Fonds pour la large bande universelle afin d'accélérer l'accès à Internet haute vitesse dans les communautés rurales et éloignées.
Nous avons l'intention d'attirer au Canada des gens encore plus talentueux et hautement qualifiés, y compris des étudiants étrangers. Les investissements prévus dans ce budget permettront d'avoir un système d'immigration où il est plus facile de se retrouver et qui permet d'accueillir plus efficacement les nouveaux Canadiens — ces gens qui renforcent le Canada.
Le gouvernement a réalisé des progrès pour réparer les torts historiques dans la relation du gouvernement du Canada avec les peuples autochtones. Mais nous avons encore beaucoup de travail à faire. Il convient de noter que les peuples autochtones ont été des leaders dans la lutte contre la COVID-19. Leur succès est attribuable au leadership et à l'autonomie des Autochtones.
Nous investirons plus de 18 milliards de dollars pour réduire davantage les écarts entre les peuples autochtones et non autochtones. Ces investissements favoriseront la santé, la sécurité et la prospérité des communautés autochtones et feront avancer la réconciliation avec les Premières Nations, les Inuits et la Nation métisse. Nous investirons plus de 6 milliards de dollars dans les infrastructures des communautés des Premières Nations, y compris 2,2 milliards de dollars pour aider à mettre fin à la tragédie nationale des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.
Cette année, nous avons appris que chacun d'entre nous est véritablement le gardien de notre frère et de notre sœur. La solidarité nous aide à surmonter cette pandémie. Mais la solidarité dépend de la possibilité pour chacun d'entre nous de porter notre part du fardeau collectif. C'est pourquoi, aujourd'hui, plus que jamais, l'équité de notre régime fiscal est essentielle.
Afin d'assurer l'équité de notre régime, ce budget investira dans la lutte contre l'évasion fiscale, mettra en lumière les ententes en matière de propriété effective et assurera que les entreprises multinationales paient leur juste part d'impôt au Canada.
Notre gouvernement s'est engagé à collaborer avec nos partenaires de l'OCDE pour trouver des solutions multilatérales à la dangereuse course au moins-disant fiscal des sociétés. Cela comprend les travaux visant à conclure une entente sur l'imposition des grandes entreprises de service numérique.
Nous sommes optimistes sur le fait qu'une telle entente peut être conclue cet été. Entretemps, ce budget réaffirme l'engagement de notre gouvernement d'imposer une telle taxe de façon unilatérale jusqu'à ce qu'une approche multilatérale acceptable entre en vigueur.
Par ailleurs, il est juste que nous demandions à ceux qui ont prospéré au cours de cette triste année de faire un peu plus pour soutenir ceux qui ont toujours besoin d'aide. C'est pourquoi nous instaurons une taxe de luxe sur les nouvelles voitures et les avions privés d'une valeur de plus de 100 000 $, ainsi que sur les bateaux de plaisance d'une valeur supérieure à 250 000 $.
Ce budget permet de respecter notre promesse de faire tout ce qui est nécessaire pour aider les Canadiens à lutter contre la COVID et il fait d'importants investissements dans notre avenir. Toutes ces mesures coûtent beaucoup d'argent. Cela va donc de soi de se poser la question: pouvons-nous nous le permettre? Nous le pouvons. Et voici pourquoi.
En premier lieu, parce qu'il s'agit d'un budget qui investit dans la croissance. La meilleure façon de payer nos dettes est de faire croître notre économie. Les investissements que fait le présent budget dans l'apprentissage et la garde des jeunes enfants, dans les petites entreprises, dans les étudiants, dans l'innovation, dans le transport en commun, dans le logement, dans la large bande et dans la transition verte sont tous des investissements dans les emplois et dans la croissance. Nous bâtissons l'infrastructure sociale du Canada et notre infrastructure physique. Nous bâtissons notre capital humain et notre capital matériel. Le Canada est un pays jeune et vaste, qui possède une formidable capacité de croissance. Ce budget stimulera cette capacité. Ce sont des investissements dans notre avenir et ils rapporteront beaucoup. Dans le contexte actuel où les taux d'intérêt sont faibles, non seulement nous pouvons nous permettre ces investissements, mais il serait peu judicieux de notre part de ne pas faire ces investissements.
En deuxième lieu, parce que notre décision l'an dernier d'aider les Canadiens est déjà fructueuse. Les mesures décisives du gouvernement ont permis d'éviter les cicatrices économiques dans nos entreprises et nos ménages, ce qui a permis à l'économie canadienne de commencer à rebondir rapidement de la récession causée par la COVID, même avant que nous ayons vaincu le virus.
En troisième lieu, notre gouvernement a un plan, et nous respectons nos promesses. Nous avons dit dans l'Énoncé économique de l'automne que nous allions investir jusqu'à 100 milliards de dollars sur trois ans pour appuyer la relance économique du Canada — et c'est ce que nous faisons aujourd'hui. Nous avions prévu un déficit de 381,6 milliards de dollars en 2020-2021. Nous avons dépensé moins que prévu. Notre déficit pour 2020-2021 est de 354,2 milliards de dollars, ce qui est inférieur à nos prévisions.
Enfin, nous pouvons nous permettre ce budget ambitieux parce que les investissements que nous proposons aujourd'hui sont responsables et viables.
Nous savons qu'il y a des limites à notre capacité d'emprunt et que le monde ne fera pas de chèque en blanc au Canada. Nous ne nous attendons pas à cela. Le présent budget indique un ratio de la dette au PIB à la baisse et un déficit à la baisse, c'est-à-dire une réduction du ratio de la dette au PIB pour atteindre 49,2 % d'ici 2025-2026 et une réduction du déficit pour atteindre 1,1 % du PIB.
Ce sont des indicateurs importants parce qu'ils indiquent que les dépenses extraordinaires que nous avons engagées pour aider les Canadiens à surmonter cette crise et pour stimuler une relance rapide de l'emploi sont temporaires et limitées. Ils indiquent aussi que nos investissements à long terme stimuleront de façon permanente la capacité économique du Canada.
En 2015, le gouvernement fédéral s'est fait élire en promettant d'aider les Canadiens de la classe moyenne et ceux qui travaillent fort pour en faire partie. Nous avons promis d'investir dans les travailleurs et leur prospérité et dans la croissance à long terme au profit de tous, et nous l'avons fait. Aujourd'hui, nous relevons un nouveau défi, le plus grand que notre pays ait connu en une génération, avec une promesse renouvelée.
Des possibilités se présenteront. La croissance aura lieu. Des emplois seront créés. Après une longue année sombre, les Canadiens sont prêts à se rétablir et à rebâtir. Nous nous rendrons au bout de cette lutte contre la COVID. Nous allons tous retourner au travail. Nous ferons un retour en force.
8570-432-2 Budget 20218570-432-3 Ways and Means motion to amen ...8570-432-4 Ways and Means motion to amen ...8570-432-5 Ways and Means motion to amen ...8570-432-6 Ways and Means motion to intr ...8570-432-7 Ways and Means motion to intr ...8570-432-8 Ways and Means motion to intr ...Access to post-secondary educationAccommodation and hospitality servicesAircraftArtificial intelligence ...Show all topics
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will start by thanking the member opposite for those generous congratulations.
I think it would be appropriate for me today to think about Kim Campbell, the first woman prime minister of Canada, who was, of course, a Conservative woman prime minister. One thing we should agree on in this House is that all of us believe it is important to advance the cause of women in Canada.
When it comes to a fiscal anchor, I very much agree with the member opposite that it is important for our spending to be reasonable, sustainable and prudent. That is why it was important for us in this budget to hit some key fiscal markers.
First of all, we were clear in the fall economic statement that we would spend up to $100 billion in stimulus over three years. We have kept that promise. Perhaps more crucially, we have been clear in this budget, both in our commitment and also in our demonstrated actions that, following the extraordinary spending of this year, Canada's debt-to-GDP ratio will decline, and we show in our fiscal tables a clear declining trajectory ending in 2025-26 at a 49.2% debt-to-GDP ratio.
Further, as we point out in the budget document, we commit to unwinding the COVID-related deficits, and our budget and our fiscal projections show precisely that. In 2025-26, we come to a deficit of just 1.1%.
I would say to hon. members and my colleague opposite that those are our anchors: a declining debt-to-GDP ratio and unwinding the COVID-related deficits.
Monsieur le Président, je commencerai par remercier le député d'en face de ses généreux compliments.
Je crois qu'il serait approprié d'avoir une pensée aujourd'hui pour Kim Campbell, la première femme a avoir été première ministre du Canada, et qui, comme on le sait, était conservatrice. Nous devrions tous croire à la Chambre qu'il est important de faire progresser la cause des femmes au Canada.
En ce qui concerne une cible financière, je suis tout à fait d'accord avec le député d'en face qu'il est important que nos dépenses soient raisonnables, viables et prudentes. Voilà pourquoi il était important pour nous que ce budget atteigne certains indicateurs fiscaux clés.
Pour commencer, l'énoncé économique de l'automne a indiqué clairement que nous allions consacrer jusqu'à 100 milliards de dollars en mesures de relance sur une période de trois ans. Nous avons tenu cette promesse. Ce qui est peut-être plus important, c'est que nous avons indiqué clairement dans ce budget, autant par notre engagement que par nos actions, qu'après les dépenses extraordinaires de cette année, le ratio dette-PIB du Canada diminuera. D'ailleurs, nos tableaux financiers montrent une trajectoire descendante bien définie, qui se termine en 2025-2026 avec un ratio dette-PIB de 49,2 %.
De plus, comme nous le soulignons dans le document budgétaire, nous prenons l'engagement de combler les déficits liés à la COVID-19. Notre budget et nos prévisions financières l'indiquent clairement. En 2025-2026, le déficit aura fondu à seulement 1,1 %.
Je dirai aux députés et à mon collègue d'en face que ce sont là nos cibles: un ratio de la dette par rapport au PIB à la baisse et des déficits liés à la COVID-19 à la baisse.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank my colleague for his questions. I would also like thank him for all the very interesting discussions we had when preparing the budget. I really appreciated it.
First, I am very pleased that the member noted that we focused on fighting tax evasion. It is a priority for our government, especially during a pandemic, since social solidarity is very important. To achieve social solidarity, everyone must pay their fair share, and we are really going to focus on that. I will be very pleased to work on this objective with all members.
Second, given that the member is from Quebec, I will take this opportunity to point out to all members that the budget and the commitments we have made truly show the importance of Quebec's political leadership. Quebec made the decision to create a child care system more than 20 years ago. It was difficult and very costly. When I discussed this with Éric Girard, he told me to be careful because it is very expensive.
Quebec has proven another very important thing, namely that a child care system will make the economic recovery excellent and extraordinary. I think that it is important for me, as an anglophone from Toronto, to thank Quebec, especially the feminists from Quebec who worked very hard to build that system.
I will now address the other two questions.
In terms of health, we announced last month that we would be giving the provinces $5 billion to fight the third wave of COVID-19. As everyone knows, it is costing a lot of money, but the federal government is there to help the provinces.
As far as seniors are concerned, we have enhanced the old age security program for those 75 and older. We also allocated $3 billion for long-term care. This is a major contribution.
In closing, when it comes to the deficit and the fact that it is lower than what we projected, I hope that everyone will agree with me that this is a good thing and that it illustrates our government's prudent approach.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de ses questions. Je voudrais aussi le remercier de toutes les discussions très intéressantes que nous avons eues pendant la préparation du budget. Je lui en suis grandement reconnaissante.
Premièrement, je suis très contente que le député ait constaté que nous avons mis l'accent sur la lutte contre l'évasion fiscale. Il s'agit d'une priorité de notre gouvernement, surtout en temps de pandémie, puisque la solidarité sociale est très importante. Pour en arriver à la solidarité sociale, tout le monde doit payer sa juste part, et nous allons vraiment mettre l'accent sur cela. Je serai très contente de travailler à cette tâche avec tous les députés.
Deuxièmement, vu que le député vient du Québec, je veux saisir l'occasion de souligner à tous les députés que le budget et les engagements que nous avons pris démontrent vraiment l'importance du leadership politique du Québec. Cela fait plus de 20 ans que le Québec a pris la décision de construire un système de garderie. Cela a été difficile et a coûté très cher. D'ailleurs, quand j'en ai discuté avec M. Éric Girard, il m'a dit de faire attention, puisque cela coûte très cher.
Le Québec a cependant démontré une autre chose très importante: avec un système de garderie, le retour économique est excellent et extraordinaire. Je pense que c'est important pour moi, en tant qu'anglophone de Toronto, de remercier Québec et, surtout, de remercier les féministes du Québec qui ont travaillé très fort pour construire cela.
Je parlerai maintenant des deux autres questions.
Nous avons annoncé, le mois dernier, que, en matière de santé, nous verserons 5 milliards de dollars aux provinces pour lutter contre la troisième vague de la COVID-19. Comme chacun le sait, cela coûte cher, mais le fédéral est là pour aider les provinces.
Concernant les aînés, nous avons élargi le programme de pension de la Sécurité de vieillesse pour ceux qui ont 75 ans et plus. Nous avons aussi octroyé 3 milliards de dollars pour les soins de longue durée. Il s'agit donc d'une importante contribution.
Pour conclure, concernant le déficit et le fait que celui-ci est inférieur à que ce que nous avions prévu, j'espère que tout le monde sera d'accord avec moi sur le fait que c'est une bonne chose et que cela démontre l'approche prudente de notre gouvernement.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, we are talking a lot about women, and since this is a question from the NDP and since I did mention my mother in my speech, I want to point out for the member opposite that she ran for the NDP in Edmonton—Strathcona, now an NDP seat. Therefore, we have more in common than he might think.
On Canadian workers, our expansion of the Canada workers benefit is historic. No one should work full time in Canada and live in poverty, but millions of people do. This investment would lift 100,000 Canadians out of poverty and would expand by one million people the Canadians we support. That is great for Canadian workers. I think that is something my mother, were she still alive, would support too.
Monsieur le Président, on parle beaucoup des femmes et, puisque la question est posée par un néo-démocrate et que j'ai mentionné ma mère dans mon discours, je veux souligner au député que celle-ci s'est présentée pour le NPD dans Edmonton—Strathcona, qui est maintenant une circonscription néo-démocrate. Ainsi, nous avons plus de choses en commun qu'il le pense.
Au sujet des travailleurs canadiens, je dirai que la bonification de l'Allocation canadienne pour les travailleur est historique. Personne au Canada ne devrait travailler à temps plein et vivre dans la pauvreté, pourtant c'est le cas de millions de personnes. Cet investissement tirerait 100 000 Canadiens de la pauvreté et ferait augmenter de 1 million le nombre de Canadiens que nous appuyons. C'est excellent pour les travailleurs canadiens. Je crois que c'est une mesure que ma mère appuierait si elle était toujours en vie.
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Lib. (ON)
moved for leave to introduce Bill C-25, An Act to amend the Federal-Provincial Fiscal Arrangements Act, to authorize certain payments to be made out of the Consolidated Revenue Fund and to amend another Act.
demande à présenter le projet de loi C-25, Loi modifiant la Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces, autorisant certains paiements sur le Trésor et modifiant une autre loi.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I welcome that question because it gives me an opportunity to share some good economic news with this House. Last week, ratings agency DBRS Morningstar reaffirmed Canada's AAA rating and wrote as follows:
Canada’s AAA ratings are underpinned by the country’s considerable fundamental strengths, including its sound macroeconomic policy frameworks, large and diverse economy, and strong governing institutions.
I thank Canadians for working so hard to get through this global pandemic.
Monsieur le Président, je me réjouis de cette question, car elle me donne l'occasion d'annoncer de bonnes nouvelles économiques à la Chambre. La semaine dernière, l'agence de notation DBRS Morningstar a réaffirmé la cote AAA du Canada et a écrit ce qui suit:
Les cotes AAA du Canada sont étayées par les atouts fondamentaux considérables du pays, notamment ses bons cadres stratégiques macroéconomiques, son économie vaste et diversifiée et ses solides institutions de gouvernance.
Je remercie les Canadiens de travailler si fort pour venir à bout de la pandémie mondiale.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, when the chips were down, our government was there for Canadians, and the results show it. Last week the IMF published estimates showing that without our government's economic response, real output would have declined by an additional 7.8 percentage points last year, and the unemployment rate would have been 3.2% higher. Our government stood by Canadians, and as a result of that support and the resilience of Canadians, the IMF projects our GDP will grow this year by 4.4%.
Monsieur le Président, quand tout s'écroulait, le gouvernement a été là pour les Canadiens, et les résultats le prouvent. La semaine dernière, le Fonds monétaire international a publié des prévisions qui démontrent que, sans les mesures économiques du gouvernement, la production réelle aurait chuté de 7,8 points de pourcentage additionnels l'année dernière, et le taux de chômage aurait été plus élevé de 3,2 %. Le gouvernement a épaulé les Canadiens, ce qui, combiné à la résilience des Canadiens, a eu comme résultat que le Fonds monétaire international estime que notre PIB augmentera de 4,4 % cette année.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Canada entered the global pandemic in a strong fiscal position, which allowed our government to provide unprecedented support to Canadians.
We will continue to do whatever it takes to support Canadians and Canadian businesses. We have a plan for jobs and robust growth.
I am pleased to announce that on April 19, at 4 p.m., the government will present budget 2021.
Pursuant to Standing Order 83(2), I ask that an order of the day be designated for that purpose.
Monsieur le Président, au moment où la pandémie mondiale a atteint le Canada, nos finances nationales étaient en très bon état. Cela a permis au gouvernement d'offrir une quantité d'aide sans précédent aux Canadiens.
Nous allons continuer de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les Canadiens et les entreprises canadiennes. Le gouvernement a un plan pour créer des emplois et pour stimuler énergiquement la croissance économique.
J'ai l'honneur d'annoncer que le gouvernement présentera le budget de 2021 le 19 avril prochain à 16 heures.
Conformément à l'article 83(2) du Règlement, je demande que la présentation du budget soit inscrite à l'ordre du jour.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I share the hon. member's concern about Canadian small businesses. That is why I would like to urge him and all members opposite to join us in supporting Bill C-14. This is legislation that would help small businesses, and he does not need to listen to me. He can listen to Dan Kelly, who says, “Bill C-14 has some important measures for small business, including fresh funding for regional business support programs. CFIB urges all parties to ensure this support is passed quickly.”
Monsieur le Président, je partage les préoccupations du député au sujet des petites entreprises du Canada. C'est pourquoi je l'encourage, ainsi que tous les députés de l'opposition, à appuyer avec nous le projet de loi C‑14. Ce projet de loi aiderait les petites entreprises. Le député n'a pas à me croire sur parole, il peut écouter ce que dit Dan Kelly et je le cite: « Le projet de loi C‑14 contient des mesures importantes pour les petites entreprises, notamment un nouveau financement des programmes de soutien des entreprises régionales. La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante encourage vivement tous les partis à faire adopter rapidement ces mesures de soutien. »
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, as I announced earlier today, we will be presenting our budget on April 19.
However, I must take issue with the simply false notion that Bill C-14 does not include measures to support small businesses. It would provide the RDAs with an additional $206.7 million to replicate CEBA loan limits for gap-filling programs and RRRF gap-filling capacity. Bill C-14 also gives us the formal authority to provide rent support programs for rent payable.
Many other important measures are there and I hope all members of the House will support this essential legislation.
Monsieur le Président, comme je l'ai annoncé hier, nous présenterons notre budget le 19 avril.
Toutefois, je dois contester l'idée tout simplement fausse selon laquelle le projet de loi C‑14 ne prévoit aucune mesure pour aider les petites entreprises. Le projet de loi permettra de verser aux agences de développement régional une somme supplémentaire de 206,7 millions de dollars pour reproduire les limites de prêts du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes pour les programmes d'élimination des écarts ainsi que la capacité à combler les écarts du Fonds d'aide et de relance régionale. Le projet de loi C‑14 nous habilite par ailleurs à offrir des programmes de soutien au loyer.
Il comprend aussi beaucoup d'autres mesures importantes, et j'espère que tous les députés appuieront cette mesure législative essentielle.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank my colleague for her question.
We went into the crisis on solid financial footing, and that enabled us to provide unprecedented support to Canadians.
I am pleased to announce that the government will table its 2021 budget on April 19 at 4 p.m.
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de sa question.
Nous sommes entrés dans cette crise en ayant une position financière solide, ce qui nous a permis de fournir un soutien sans précédent aux Canadiens.
Je suis heureuse d'annoncer que le 19 avril, à 16 heures, le gouvernement présentera le budget de 2021.
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Lib. (ON)
Madam Speaker, I thank my colleague for his question.
I must once again tell our esteemed Conservative colleagues that it is important—
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question.
Je dois dire encore à nos chers collègues conservateurs que c'est important...
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Lib. (ON)
Madam Speaker, should I continue, or do you want me to ask another colleague to respond?
Madame la Présidente, dois-je continuer ou voulez-vous que je demande à un autre collègue de répondre?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the federal government continues to assess the economic impact of regional lockdowns, the emergence of new variants of the virus and the accelerated vaccine rollout. We thank all Canadians for their contribution to the pre-budgetary consultations. The date of the budget will be announced in due course.
Monsieur le Président, le gouvernement fédéral continue d'évaluer l'impact économique des confinements régionaux, l'émergence de nouveaux variants du virus et l'accélération du rythme de distribution des vaccins. Nous remercions tous les Canadiens de leur contribution aux consultations prébudgétaires. La date de présentation du budget sera annoncée en temps voulu.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to note two things.
First, we received an extraordinary response from Canadians during our pre-budgetary consultations and I want to thank all Canadians who took part.
Second, if the Conservatives truly want to support Canadians, and they need support during this crisis, they should support Bill C-14. That would be the right way to support our country.
Monsieur le Président, je veux souligner deux choses.
Premièrement, on a eu une réponse extraordinaire du côté canadien pendant nos consultations prébudgétaires et je veux remercier tous les Canadiens qui y ont participé.
Deuxièmement, si les conservateurs veulent vraiment appuyer les Canadiens, et ces derniers ont besoin d'appui pendant cette crise, ils doivent appuyer le projet de loi C-14. Ce serait une vraie action pour appuyer notre pays.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, let me first correct the record and point out that at 64.3%, Canada has a higher labour force participation rate than Germany, at 56.1%, the United States, at 61.3%, and Japan, at 62%.
Let me also say this. I absolutely believe that every Canadian who is unemployed is facing a personal tragedy. That is why our government has done and will continue to do whatever it takes to support Canadians.
Tout d'abord, monsieur le Président, rétablissons les faits. Je signale que le taux de participation au marché du travail au Canada est de 64,3 %, comparativement à 56,1 % en Allemagne, à 61,3 % aux États-Unis, et à 62 % au Japon.
Je me permets d'ajouter ceci. Je suis absolument convaincue que tous les Canadiens au chômage vivent une tragédie personnelle. C'est pourquoi le gouvernement a fait et continue de faire tout en son pouvoir pour soutenir les Canadiens.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, let me share a very important statistic with the member opposite and all Canadians. In the fourth quarter, Canada's GDP grew at an annualized rate of nearly 10%. That was higher than the GDPs of the U.S., the U.K., Germany, France and Italy. I would like to congratulate the Canadians whose hard work and innovative approach made that possible, and I would like to say to all members of the House, particularly the Conservatives, that by supporting Bill C-14 we can all support those hard-working Canadians.
Monsieur le Président, j'aimerais porter une statistique très importante à l'attention du député d'en face et de l'ensemble des Canadiens. Pendant le quatrième trimestre, le PIB du Canada a connu un taux de croissance annualisé de près de 10 %, soit un taux plus élevé qu'aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et en Italie. Je félicite les Canadiens qui y ont contribué grâce à leur excellent travail et à leur sens de l'innovation, et j'aimerais dire à tous les députés, en particulier les conservateurs, que nous pouvons tous aider les travailleurs canadiens en appuyant le projet de loi C-14.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to thank the member opposite virtually for his sincere concern for the Canadians who are hardest hit by this COVID recession.
Let me assure the member opposite virtually that our government absolutely does believe, as we said in the fall economic statement, that there are some additional tax measures we need to put in place. We think that now in particular is the time for the international digital giants to pay their fair share. This crisis has shown all of us how dependent we are on the virtual space, and it is time for the international companies to pay their share.
Monsieur le Président, je remercie le député d'en face, par téléconférence, de sa sincère préoccupation pour les Canadiens les plus durement touchés par la récession causée par la COVID-19.
Je peux assurer au député que, comme nous l'avons déclaré dans l'énoncé économique de l'automne, le gouvernement croit tout à fait qu'il faille mettre en place des mesures fiscales supplémentaires. Selon nous, il est temps que les géants internationaux du numérique paient leur juste part. Cette crise nous montre à tous à quel point nous sommes dépendants de l'espace virtuel. Il est temps que les sociétés internationales paient leur juste part.
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