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CPC (BC)
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2020-03-13 10:03 [p.2061]
Madam Speaker, I rise today on behalf of the official opposition to offer my thoughts and prayers to the Prime Minister, his wife, all parliamentarians and indeed all Canadians who are experiencing or know someone affected by COVID-19.
Madame la Présidente, j'interviens aujourd'hui au nom de l'opposition officielle pour dire que mes pensées et mes prières accompagnent le premier ministre, son épouse, ainsi que tous les parlementaires et tous les Canadiens qui sont atteints de la COVID-19 ou qui connaissent des gens qui le sont.
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CPC (BC)
I would also like to thank all public health officials and front-line health care workers who are working around the clock to keep Canadians healthy and safe.
These are extraordinary times. With the World Health Organization declaring COVID-19 a global pandemic, it is incumbent on everyone to exercise the highest degree of caution. My colleagues and I, in direct collaboration with our friends across the aisle, have come to an arrangement to suspend Parliament while ensuring the government continues to have the authority and capability to provide our country with necessary financial supports.
There continue to remain significant questions about the Government of Canada's management of this pandemic. While we understand that COVID-19 does not respect borders, the government can consider measures to further contain the virus from spreading, such as more vigorous screening upon entry, mandatory quarantine for those who enter from high-risk countries and potentially stopping incoming and outgoing flights from high-risk areas. The government's relying on Canadians to have enough supplies to weather the pandemic is simply not enough.
Canadians need to be reassured that the government is prepared to assist and support those affected by the coronavirus. We also need to see a comprehensive plan to protect the health and safety of all Canadians.
We as the official opposition will continue to do our elected duties outside of the confines of Parliament and will continue to press the government for the answers Canadians deserve.
Stay healthy. God bless you all, and God bless Canada.
J'aimerais également remercier tous les responsables de la santé publique et les agents de santé de première ligne qui travaillent sans relâche pour assurer la santé et la sécurité des Canadiens.
La conjoncture est exceptionnelle. L'Organisation mondiale de la santé a déclaré que l'épidémie de la COVID-19 a pris les proportions d'une pandémie. Il incombe à tous de faire preuve du plus haut degré de prudence. Mes collègues et moi, en collaboration directe avec les députés d'en face, nous sommes mis d'accord pour suspendre le Parlement tout en veillant à ce que le gouvernement continue à détenir l'autorité et la capacité d'offrir au pays les soutiens financiers nécessaires.
Il reste toujours des questions importantes à régler concernant la gestion de cette pandémie par le gouvernement du Canada. Même si nous comprenons que la COVID-19 ne respecte pas les frontières, le gouvernement peut songer à des mesures pour empêcher qu'elle ne se propage pas davantage, comme mettre en place un processus de dépistage beaucoup plus rigoureux à l'entrée au pays, rendre la mise en quarantaine obligatoire pour les personnes qui arrivent d'un pays affichant un risque élevé, ou même interdire les vols arrivant de régions à risque élevé ou à destination de ces régions. Que le gouvernement compte sur le fait que les Canadiens constitueront assez de réserves pour traverser la pandémie est tout simplement insuffisant.
Les Canadiens doivent être assurés que le gouvernement est prêt à aider et à soutenir les personnes touchées par le coronavirus. Nous devons également avoir un plan complet pour protéger la santé et la sécurité de tous les Canadiens.
Les députés de l'opposition officielle vont continuer de s'acquitter de leurs fonctions d'élus à l'extérieur du Parlement et d'exiger du gouvernement les réponses auxquelles les Canadiens ont droit.
Je souhaite à tous la santé. Que Dieu vous bénisse tous et que Dieu bénisse le Canada.
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CPC (BC)
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2020-02-25 14:34 [p.1511]
Mr. Speaker, the Prime Minister's weakness has emboldened those who continue to illegally blockade our ports, roads and railways. The Prime Minister is also blocking investments in this country by cancelling approved projects and creating insurmountable political uncertainty for others. Hundreds of billions of dollars and hundreds of thousands of jobs right across the country have been lost as a direct result of his weak leadership.
When will the Prime Minister finally stand up to the anti-energy activists in his own caucus, stand up to those blockading our economy and stand up for Canadian jobs?
Monsieur le Président, la faiblesse du premier ministre a enhardi ceux qui continuent de bloquer illégalement nos ports, nos routes et nos voies ferrées. Qui plus est, le premier ministre prive également le pays d'investissements en annulant des projets approuvés et en créant pour d'autres une incertitude politique irrépressible. À cause de son manque de leadership, des centaines de milliards de dollars et des centaines de milliers d'emplois se sont évaporés partout au pays.
Quand le premier ministre tiendra-t-il tête aux militants anti-énergie dans son caucus et aux individus qui paralysent notre économie pour plutôt défendre les emplois des Canadiens?
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CPC (BC)
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2020-02-25 14:35 [p.1512]
Mr. Speaker, the Prime Minister's weak leadership is also failing indigenous communities. When he killed the northern gateway pipeline, he stole a 33% equity stake and $2 billion in economic benefits from northern indigenous communities. When the Teck Frontier mine was cancelled because of the political uncertainty he created, the Prime Minister tore economic hope out of the hands of the 14 indigenous communities that had signed agreements in place.
How does it advance the cause of reconciliation when the Prime Minister does everything he can to keep northern indigenous communities in poverty forever?
Monsieur le Président, par son manque de leadership, le premier ministre laisse également tomber les communautés autochtones. Lorsqu'il a abandonné le projet de construction de l'oléoduc Northern Gateway, il a privé les communautés autochtones du Nord d'une participation en capital de 33 % et de retombées économiques totalisant 2 milliards de dollars. Lorsque le projet minier Frontier de Teck Resources a été annulé en raison de l'incertitude politique qu'il a provoquée, le premier ministre a sonné le glas des perspectives économiques des 14 communautés autochtones qui avaient signé des ententes.
En quoi le premier ministre contribue-t-il à l'avancement de la cause de la réconciliation lorsqu'il fait tout en son pouvoir pour que les communautés autochtones du Nord demeurent en situation de pauvreté?
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CPC (BC)
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2020-02-25 15:21 [p.1520]
Mr. Speaker, I do not normally rise immediately following the interventions of the parliamentary secretary to the government House leader, but it is the job of the Speaker to determine what is or is not a valid question of privilege. For this member to suggest that members are uncivil or somehow derelict in their duties for bringing up important questions of privilege for you, as the Speaker, to decide sends a chill from the government that once again it does not want to hear from members of Parliament and it does not want to be challenged.
When we on this side of the House, and in this case it was a member of the NDP, believe that we have been misled by a government answer to an Order Paper question, we have every right to raise that.
You, Mr. Speaker, not a representative of the government, will determine whether that was the right course of action or whether a breach has actually occurred. That is an important thing. We have to stand up for the rights of members of Parliament, and I am disappointed that this member would undermine that with his statement here today.
Monsieur le Président, généralement, je ne prends pas la parole immédiatement après les interventions du secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes, mais il incombe à la présidence de déterminer s'il y a matière à question de privilège ou non. L'insinuation par le secrétaire parlementaire que les députés soumettant à votre attention d'importantes questions de privilège manquent de civilité ou qu'ils manquent en quelque sorte à leur devoir envoie le message que, encore une fois, le gouvernement ne veut pas entendre ce qu'ont à dire les députés, ni qu'on lui demande des comptes. Cela donne froid dans le dos.
Quand de ce côté-ci de la Chambre, on — en l'occurrence, un député néo-démocrate — croit que le gouvernement a donné une réponse trompeuse à une question inscrite au Feuilleton, on a parfaitement le droit d'en faire part à la présidence.
C'est vous, monsieur le Président, et non un représentant du gouvernement, qui déterminerez s'il s'agissait de la bonne voie à suivre ou s'il y a eu atteinte au privilège. Il est important de défendre les droits des députés, et je suis déçu que le secrétaire parlementaire ait porté atteinte à ces droits dans les propos qu'il a tenus ici aujourd'hui.
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CPC (BC)
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2020-02-24 17:55 [p.1460]
Madam Speaker, it is a pleasure to once again address the House as the member of Parliament for Chilliwack—Hope, a constituency that has a large number of reserves.
The Sto:lo Nation and the Ts'elxweyeqw tribe are a key part of my community and they play a key role in partnership with the City of Chilliwack and the District of Hope in making us a great community. In a bit, I will talk a little about some great examples of reconciliation just over the last number of years in my community.
Today we have heard the parliamentary secretary to the government house leader take partisan runs at the Conservative Party. Of course, it was the Conservative Party, under the leadership of Stephen Harper, that brought forward the historic apology to former students of Indian residential schools. This was on June 11, 2008.
That was after a lot of hard work by the government and first nations, Inuit and Métis leadership. The groups were represented by chiefs and leaders from across the country, who were right on the floor of the House of Commons in the old Centre Block. That was a moving moment for all Canadians.
My father, Chuck Strahl, was the minister of Indian affairs, as it was called at the time, and it was one of the proudest moments of his long career, to be a part of that apology recognizing the impact it had on survivors of the residential school system, which was, quite frankly, a dark chapter in Canada's history. That was acknowledged for the first time here under a Conservative government.
As part of that agreement for the settlement for the residential schools, the Truth and Reconciliation Commission was created by the Conservative government. Over seven years, it heard from survivors from across the country. It listened to their experiences and how the residential school system had changed their lives forever, not just for them and their parents and grandparents in many cases but for future generations. We acknowledged that and we acknowledged it was wrong. We acknowledged the lasting harms the residential school system brought to first nations, Métis and Inuit communities across the country, and that was an important step.
A number of recommendations came out of the TRC, one of which we are dealing with today.
I remember I was the parliamentary secretary to the minister of aboriginal affairs when the 94 recommendations were tabled. The reason I remember it is because now Senator Sinclair gave the government the 94 recommendations just before question period. By the time the Liberals' first question had come up, they said that they supported all 94 recommendations without having read them. That is a fact.
There was an election on the horizon and the current Minister of Crown-Indigenous Relations was their critic. She said that the Liberals supported all 94 recommendations without having read them. That was indicative of the importance they placed on this file. It was all symbolism right from the beginning. Unfortunately, we see that continuing here today.
I have been here for quite a while. I have been watching as well. I heard one Liberal speaker say that this was important symbolism, that words mattered. Yes, the words do matter. We can look at the words, and I will read the proposed change into the record again. It says:
I swear (or affirm) that I will be faithful and bear true allegiance to Her Majesty Queen Elizabeth the Second, Queen of Canada, Her Heirs and Successors, and that I will faithfully observe the laws of Canada, including the Constitution, which recognizes and affirms the Aboriginal and treaty rights of First Nations, Inuit and Métis peoples, and fulfil my duties as a Canadian citizen.
If we believe that words matter, the words of the current oath matter as well. They cover the addition to this. When we say “including the Constitution, which”, we are saying that this is already covered in “faithfully observe the laws of Canada”. Therefore, this really does not anything of substance.
The treaties, which we are called upon to recognize here, already form a part of the laws of Canada, which new Canadians are asked to affirm that they will faithfully observe. This, quite frankly, is trying to use words to make the government feel better about its relationship with indigenous Canadians, because right now that relationship continues to be strained.
The Liberals say that if new Canadians have to say these words, will that not be an important symbol to indigenous Canadians? I would argue that it would be a better symbol, a better action to indigenous communities to actually respect the laws or the treaties of the country as the Crown. I have not heard in all of my work on this file or in all my work as a member of Parliament a lot of indigenous leaders complaining that the people of Canada, individuals, new Canadians, are failing to faithfully observe the treaty. I have heard many times that the government, the Crown has failed to live up to its obligations under the law.
If we actually want to make a difference, if we want to satisfy the concerns of indigenous leadership, indigenous individuals, it will be for the government, for the Crown to fulfill and honour its obligations instead of saying to new Canadians that they should affirm the aboriginal and treaty rights of first nations, Inuit and Métis people. It is a bit of misplaced symbolism if the government takes that action because it believes it is important.
The government should focus on recommendation 93 of the Truth and Reconciliation Commission. It is on education. One of the lasting legacies of the apology in 2008 is the increased awareness of residential schools, that chapter in our history, and the need to learn from it.
In the same way, recommendation 93 calls on the government to increase that portion of the new citizenship guide so when people come to that last step where they swear the oath, they have learned all about the various relationships that have formed our great country. Whether it is our two founding nations or the indigenous treaties, that it is all part of this. The residential school system and that dark chapter is all part of it.
My fear is that once we start to say follows all the laws, “including the Constitution which”, and the government will probably say, no, that this would never happen, why not at some future date say “including the Constitution, which includes the Charter of Rights and Freedoms”? We all believe in the charter. We should include that. It should be something that new Canadians swear an oath to, that they will follow not only the laws that are in the Constitution, which includes treaties, but also the Charter of Rights and Freedoms.
What about the fact that there are two official languages in the country? Why should we not include that in the oath? Once we start to go beyond the law to include the Constitution, to include the treaties, what is stopping us from expanding it further? Saying we will faithfully observe the laws of Canada covers this quite well.
My colleague from Yellowhead mentioned this as well. We have heard a lot about reconciliation today. We are told that this debate is all about that.
I believe, and I have said this before in this House and certainly in my own community, that reconciliation is a process. It is a journey. It is not a destination that one gets to by completing checklists. It seems that this is what this is today. It is a belief that if we check this one off, if we check off recommendation 94, we will be well on our way to achieving reconciliation.
I would argue that this is one of those times when what is happening in this chamber is at fundamental odds with what is happening in real Canada. We have seen it in protestors, quite frankly, who have been out to stall an energy project; that is their main goal. Many of the protests include banners that say “Reconciliation is dead.” We see, from the Mohawks here in Ontario to the Wet'suwet'en people in British Columbia, there are some who disagree with these projects, and they are protesting the actions of the government.
Today in this place, a very safe place to speak about reconciliation, a very sterile environment, we can have these debates, these words in the House, but outside of these walls, a very different story is emerging. Indigenous communities and indigenous leaders feel let down by the government that repeatedly says, and we heard it again on Tuesday, that there is no relationship more important than the relationship with indigenous peoples.
Has that been the record of the government? I would argue that most certainly it has not. When it comes to the government's record on indigenous peoples, it is a record of profound disrespect. We saw this on many occasions. I think Canadians will remember two very clearly, and I want to talk about a few more.
There is one that sticks out the most, outside of the House of Commons where there are rules that govern how we conduct ourselves. We are all honourable members. We cannot even call each other by name. That is how structured it is here in the House. However, when we get outside of this place and we are confronted by reality, how we react there shows more of our true character.
Many Canadians will remember when the Prime Minister was giving a speech to a group of well-heeled lawyers and donors, Liberal Party donors who had given the maximum donation to his party, and he was interrupted by a young indigenous woman who could well have been referencing the Truth and Reconciliation Commission's recommendation on clean drinking water. This time it was in Grassy Narrows. She said that the Prime Minister had promised they would have a water treatment facility, that there was mercury in their water and they were dying.
The Prime Minister mocked her to her face, saying, “Thank you for your donation.” That is what he did when he was confronted outside of this safe space that is this chamber, when he was confronted with the reality of an indigenous protestor. “Thank you for your donation,” he said to great laughs from the well-heeled rich donors in a downtown hotel room, who had never had to worry about a clean drink in their entire life. That is what he did when confronted with that issue.
Talking about reconciliation, I know in British Columbia how proud first nations communities in my riding were to have the first indigenous justice minister as a member of the Liberal cabinet in 2015. She was a former Assembly of First Nations B.C. regional chief. She had been a spokesperson for indigenous issues in my province for a number of years. We did not always disagree, and in fact she was usually there to tell me, when I was the parliamentary secretary in our government, how we could be doing things better. She was a respected leader, as was her father.
We saw the reaction here when she decided to stand up to the Prime Minister. She was summarily fired from her post as the justice minister. She was then humiliated. I remember well the former member of Parliament for Mission—Matsqui—Fraser Canyon, Mr. Jati Sidhu, who said that she did not know anything, that she was just taking direction from her father, patronizing a lawyer, and justice minister and attorney general.
That was the true opinion the government had of her when she told the truth and then got kicked out of cabinet and then got kicked out of the party. One of the indigenous services ministers who got the most done in her tenure was Jane Philpott. I remember her too. She similarly got kicked out of cabinet and the Liberal Party for telling the truth to the Prime Minister.
I want to talk about a couple of other ways the Liberals have been disrespecting indigenous communities. We saw with the Wet'suwet'en, 20 first nations chiefs and councils and nine hereditary chiefs, and were told by one of those hereditary chiefs that 85% of the people in the territory support the Coastal GasLink pipeline, and that the government was nowhere to be seen. In fact, the Liberals were talking about dialoguing with people who wanted to shut down that project that would bring economic prosperity to that region.
I remember the Aboriginal Equity Partners. This is one of the greatest tragedies in the last five years. The Aboriginal Equity Partners had a 30% stake in the northern gateway pipeline. They had worked with the company. I believe it was 31 first nations and Métis communities that had worked with the company to come to an agreement that they would receive $2 billion in benefits for their communities.
With a stroke of a pen the Prime Minister tore that economic prosperity away from them. When we asked if the Liberals had consulted with them, he said that they had no obligation to consult with those first nations and Métis communities because they were taking something away. Cancelling a project and taking away that economic prosperity was not even a consideration for the government.
We saw it with Teck Frontier just today. I know many Liberals have been celebrating all day long the decision of Teck Frontier to abandon this project, the 7,000 jobs, the $20 billion in economic development up front, the $70 billion in tax revenue for all the governments. The Liberals have been celebrating that, but they have not been talking about the fact that 14 first nations are also now having an economic opportunity ripped away from them by the government. The first nations are having that torn away because the government has created such an impossible environment. It reminds me of the energy east pipeline where the Liberals said that it is just the company making the decision. Yes, the company has finally made the only decision that the government left it with. After changing the regulatory process, after moving the goalposts time and time again, the company finally said that it cannot operate in that environment.
Among the people who have lost hope and opportunity, the most tragic are those experiencing poverty and health outcomes that we would never accept in our own communities. The government seems to be willing to accept that some first nations are just going to have to continue to live in poverty, that the economic opportunities the private sector wants to work in partnership with them to achieve, those are not worth pursuing. In fact, the government will do everything it can to rip that economic opportunity away.
Again, this is a symbolic bill that is designed to make the government feel good about its reconciliation agenda. Out on the ground, out in Canada where people right now are seeing first-hand how well the government's reconciliation agenda is working and how well its economic and environmental partnering are working to get the balance right, the balance for the government is no economic development, no economic opportunity for indigenous communities that have been working in close consultation with those communities.
This is an unnecessary change to the oath. It is, quite frankly, designed to make the government feel good about itself when it is failing on the reconciliation front. We cannot support it.
Madame la Présidente, c'est un plaisir encore une fois de prendre la parole à la Chambre à titre de député de Chilliwack—Hope, une circonscription où se trouvent de nombreuses réserves.
La nation Sto:lo et la nation Ts'elxwéyeqw font partie de ma région et elles jouent un rôle clé en partenariat avec la ville de Chilliwack et le district de Hope dans l'épanouissement de la collectivité. Dans un instant, je donnerai d'excellents exemples de réconciliation survenus dans les dernières années dans ma région.
Aujourd'hui, le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes s'est livré à des attaques partisanes à l'endroit du Parti conservateur. Évidemment, c'est le Parti conservateur, sous la gouverne de Stephen Harper, qui a présenté des excuses historiques aux anciens élèves des pensionnats indiens. C'était le 11 juin 2008.
Le gouvernement y était arrivé après beaucoup de travail en collaboration avec les dirigeants des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Ces groupes étaient représentés par des chefs et des dirigeants de partout au pays ici même sur le parquet de la Chambre des communes et à l'édifice du Centre. C'était un moment poignant pour tous les Canadiens.
Mon père, Chuck Strahl, était le ministre des Affaires indiennes, comme s'appelait le ministère à l'époque, et ce fut un grand moment de fierté pour lui au cours de sa longue carrière que de pouvoir prendre part à ces excuses où on reconnaissait les séquelles causées par les pensionnats indiens, un chapitre sombre de l'histoire du pays. Cela a été reconnu pour la première fois à la Chambre sous un gouvernement conservateur.
C'est le gouvernement conservateur qui a mis sur pied la Commission de vérité et réconciliation dans le cadre de l'entente relative au règlement concernant les pensionnats indiens. Cette commission a écouté les histoires de survivants partout au pays pendant sept ans. Elle les a écoutés raconter ce qu'ils avaient vécu et comment le système des pensionnats avait changé leur vie à tout jamais, leur vie, celle de leurs parents et de leurs grands-parents et, dans bien des cas, celle des générations suivantes. Nous avons reconnu ce qui était arrivé et le fait que cela n'aurait pas dû arriver. Nous avons reconnu les torts à long terme que le système des pensionnats avait causés aux communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits d'un bout à l'autre du pays. Ce fut une étape importante.
La Commission de vérité et réconciliation a présenté de nombreuses recommandations, dont l'une est à l'étude aujourd'hui.
Je me souviens que j'étais le secrétaire parlementaire du ministre des Affaires autochtones lorsque les 94 recommandations ont été présentées. Je m'en souviens parce que le sénateur Sinclair a remis à la Chambre ces 94 recommandations tout juste avant la période des questions. Quand les libéraux ont posé leur première question, ils ont indiqué qu'ils appuyaient les 94 appels à l'action sans même les avoir lues. C'est un fait.
Des élections se profilaient à l'horizon, et la ministre des Relations Couronne-Autochtones actuelle était alors la porte-parole des libéraux. Elle a affirmé que les libéraux étaient favorables aux 94 recommandations même s'ils ne les avaient pas lues. Cela témoigne de l'importance qu'ils accordaient à ce dossier. Dès le départ, tout était une question de symbolisme. Malheureusement, l'histoire se répète aujourd'hui.
Je suis ici depuis un bon moment et j'ai suivi le dossier. J'ai entendu un député libéral parler de symbolisme important, et du poids des mots. Nous pouvons nous pencher sur les mots qui ont été choisis, et je vais lire les changements proposés de nouveau. Le serment dit ceci:
Je jure fidélité et sincère allégeance à Sa Majesté la Reine Elizabeth Deux, Reine du Canada, à ses héritiers et successeurs et je jure d’observer fidèlement les lois du Canada, y compris la Constitution, qui reconnaît et confirme les droits — ancestraux ou issus de traités — des Premières Nations, des Inuits et des Métis, et de remplir loyalement mes obligations de citoyen canadien.
Si nous pensons vraiment que le choix des mots est important, alors le libellé du serment actuel est également important. Il tient déjà compte des éléments que nous voulons ajouter. La partie « y compris la Constitution qui », est déjà couverte par la partie « j’observerai fidèlement les lois du Canada ». Par conséquent, la modification proposée n'ajoute rien de concret.
Les traités qu'on nous demande de reconnaître dans le projet de loi sont déjà intégrés dans les lois du Canada. On demande déjà aux néo-Canadiens d'affirmer qu'ils vont observer fidèlement ces lois. Bien franchement, le gouvernement tente d'utiliser des mots pour se donner bonne conscience au sujet de sa relation avec les Autochtones, car, à l'heure actuelle, cette relation continue d'être tendue.
Les libéraux prétendent que si les néo-Canadiens sont obligés de prononcer ces paroles, ce sera un symbole important pour les Autochtones. À mon avis, ce qui constituerait un symbole plus puissant aux yeux des Autochtones, ce serait que la Couronne respecte les lois ou les traités du pays. Depuis que je suis député et que je travaille dans ce dossier, je n'ai pas entendu beaucoup de chefs autochtones se plaindre du fait que les citoyens canadiens ou les néo-Canadiens n'observent pas fidèlement les traités. Cependant, je les ai souvent entendus dire que le gouvernement — la Couronne — ne remplit pas ses obligations en vertu de la loi.
Si nous voulons vraiment changer les choses, si nous voulons répondre aux préoccupations des dirigeants autochtones et des Autochtones eux-mêmes, c'est au gouvernement, à la Couronne, de respecter ses obligations et non aux nouveaux Canadiens de dire qu'ils confirment les droits ancestraux ou issus de traités des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Si le gouvernement prend cette mesure parce qu'il estime qu'elle est importante, c'est un peu du symbolisme mal placé.
Le gouvernement devrait plutôt se concentrer sur la recommandation numéro 93 de la Commission de vérité et réconciliation, qui porte sur l'éducation. L'un des héritages durables des excuses de 2008, c'est que la population connaît mieux l'histoire des pensionnats, de ce chapitre de notre histoire, et qu'elle sait qu'il faut en tirer des leçons.
Parallèlement, la recommandation numéro 93 demande au gouvernement d'accroître la portion consacrée à ce sujet dans la trousse d'information des nouveaux arrivants pour que les gens qui atteignent la dernière étape du processus, celle où ils prononcent le serment de citoyenneté, aient appris tout ce qu'il y a à savoir sur les diverses relations qui ont façonné notre merveilleux pays. Ce sont des éléments d'un tout, et cela vaut tant pour les deux peuples fondateurs que pour les traités autochtones. Le système des pensionnats, ce sombre chapitre de notre histoire, en fait aussi partie.
Ma crainte est la suivante: une fois que nous commencerons à dire qu'il faut observer toutes les lois, « y compris la Constitution, qui » — et le gouvernement dira probablement que cela n'arriverait jamais —, pourquoi ne pas en venir à dire « y compris la Constitution, qui comprend la Charte des droits et libertés »? Nous croyons tous en la Charte. Nous devrions l'inclure. Les néo-Canadiens devraient prêter serment à ce sujet, pour dire qu'ils observeront non seulement les dispositions législatives dans la Constitution, qui comprennent les traités, mais aussi la Charte des droits et libertés.
Que dire du fait qu'il y a deux langues officielles dans notre pays? Pourquoi ne pas inclure cela dans le serment? Tant qu'à aller plus loin que les lois pour inclure la Constitution, pour inclure les traités, qu'est-ce qui nous empêche d'élargir encore la portée du serment? Dire que nous observerons fidèlement les lois du Canada veut déjà dire tout cela.
Mon collègue de Yellowhead l'a aussi mentionné. Nous avons beaucoup entendu parler de réconciliation aujourd'hui. On nous dit que c'est l'objet du débat.
Comme je l'ai déjà dit à la Chambre et certainement dans ma propre collectivité, je crois que la réconciliation est un processus. C'est un cheminement. Ce n'est pas une destination que l'on atteint en cochant des cases sur une liste de vérification. J'ai l'impression que c'est ce que nous faisons aujourd'hui. Certains sont convaincus qu'en cochant cette case-ci, à savoir la recommandation 94, nous serons sur la bonne voie vers la réconciliation.
Je dirais que la situation actuelle constitue l'une de ces occasions où ce qui se passe à la Chambre va fondamentalement à l'encontre de ce qui se passe dans le vrai Canada. Bien franchement, nous l'avons vu chez les manifestants qui ont tenté de bloquer un projet énergétique; il s'agit de leur principal objectif. À de nombreuses manifestations, nous pouvons voir des banderoles où il est écrit que c'en est fini de la réconciliation. Allant des Mohawks en Ontario aux Wet'suwet'en en Colombie-Britannique, il y a des Autochtones qui désapprouvent les projets et ils manifestent contre les actions du gouvernement.
Aujourd'hui, nous pouvons débattre ainsi, nous exprimer comme nous le faisons à la Chambre, qui est un lieu très sûr où parler de la réconciliation, un environnement très stérile. Cependant, c'est une tout autre histoire qui commence à se dégager à l'extérieur du Parlement. Les communautés et les dirigeants autochtones se sentent délaissés par le gouvernement, qui affirme sans cesse, comme nous l'avons encore entendu mardi, qu'il n'y a pas de relation plus importante que celle qu'il entretient avec les peuples autochtones.
Est-ce conforme au bilan du gouvernement? Je dirais que ce n'est absolument pas le cas. Le bilan du gouvernement dans le dossier des peuples autochtones témoigne plutôt d'un profond manque de respect. Nous l'avons constaté à de nombreuses reprises. Je pense que les Canadiens se souviendront très bien de deux cas, et je voudrais en évoquer quelques autres.
Il y en a un dont on se souviendra très clairement. Il est survenu à l'extérieur de la Chambre des communes, un lieu où des règles régissent notre conduite. Nous sommes tous députés. Nous ne pouvons même pas nous appeler par notre nom. C'est ainsi que les choses sont structurées ici, à la Chambre. Cependant, lorsque nous sortons de cette enceinte et que nous sommes confrontés à la réalité, notre façon d'y réagir est beaucoup plus révélatrice.
De nombreux Canadiens se souviendront du jour où le premier ministre a prononcé un discours devant un groupe d'avocats et de donateurs bien connus, des donateurs du Parti libéral qui avaient donné le montant maximal à son parti. Pendant son discours, le premier ministre a été interrompu par une jeune Autochtone qui aurait très bien pu faire référence à la recommandation de la Commission de vérité et réconciliation sur l'eau potable. Ce jour-là, elle a parlé de Grassy Narrows. Elle a dit que le premier ministre avait promis qu'il y aurait là-bas une installation de traitement de l'eau, qu'il y avait du mercure dans l'eau et que la population était en train de mourir.
Le premier ministre s'est moqué ouvertement d'elle en lui disant: « Merci de votre don. » C'est ainsi qu'il a réagi, à l'extérieur de l'espace protégé que lui procure la Chambre, lorsqu'il a été confronté à la réalité d'une manifestante autochtone. Il l'a remerciée de son don, pendant que des donateurs fortunés qui n'ont jamais eu à se soucier de l'accès à l'eau potable riaient à gorge déployée dans une salle d'un hôtel du centre-ville. C'est ce qu'il a fait lorsqu'il a été confronté à cette situation.
Puisque nous parlons de réconciliation, je sais à quel point les communautés autochtones de ma circonscription, en Colombie-Britannique, étaient fières de voir une Autochtone être nommée ministre de la Justice — une première — dans le Cabinet fédéral de 2015. Elle était une ancienne chef régionale de l'Assemblée des Premières Nations pour la Colombie-Britannique. Elle avait défendu des dossiers autochtones pendant des années dans ma province. Nous n'étions pas toujours en désaccord; d'ailleurs, lorsque j'étais secrétaire parlementaire, sous le gouvernement conservateur, elle était généralement là pour me dire comment on pouvait mieux faire. C'était une dirigeante aussi respectée que son père.
Nous avons vu la réaction à la Chambre quand elle a décidé de tenir tête au premier ministre. Elle a été sommairement démise de ses fonctions de ministre de la Justice. Elle a été humiliée. Je me rappelle bien que l'ancien député de Mission—Matsqui—Fraser Canyon, Jati Sidhu, a dit qu'elle ne savait rien, qu'elle ne faisait que suivre les directives de son père. Il a fait preuve de condescendance envers une avocate, une ministre de la Justice et une procureure générale.
C'était là la véritable opinion que le gouvernement avait d'elle lorsqu'elle a dit la vérité, ce qui a mené à son expulsion du Cabinet, puis du parti. Je me souviens également de Jane Philpott, l'une des ministres des Services aux Autochtones qui a fait le plus de choses durant son mandat. Elle a été elle aussi expulsée du Cabinet et du Parti libéral pour avoir dit la vérité au premier ministre.
Je veux parler d'autres façons dont les libéraux ont manqué de respect envers les communautés autochtones. Nous savons que, au sein de la communauté des Wet'suwet'en, 20 chefs des Premières Nations et leurs conseils, 9 chefs héréditaires et, d'après l'un de ces chefs héréditaires, 85 % des habitants du territoire appuient le gazoduc Coastal GasLink, et que le gouvernement n'est pas allé leur parler. En fait, les libéraux parlaient plutôt de dialoguer avec les personnes souhaitant mettre fin à ce projet qui favoriserait la prospérité économique de la région.
Je me souviens également des participants d'Aboriginal Equity Partners. Leur histoire est l'une des plus grandes tragédies des cinq dernières années. Ils détenaient une part de 30 % dans le projet d'oléoduc Northern Gateway. Ils avaient travaillé avec la société. Je crois que 31 Premières Nations et communautés métisses avaient conclu un accord avec celle-ci qui leur aurait permis de tirer des bénéfices de 2 milliards de dollars.
Or, d'un simple trait de plume, le premier ministre a privé les communautés en question de cette prospérité économique. Quand nous avons demandé si les libéraux avaient consulté les communautés, le premier ministre a répondu qu'il n'était pas obligé de les consulter parce qu'ils annulaient un projet. Le gouvernement n'a même pas envisagé que l'annulation de ce projet nuirait à la prospérité économique des Premières Nations et des communautés métisses.
C'est ce qui est arrivé aujourd'hui avec le projet Teck Frontier. Je sais que de nombreux libéraux ont passé la journée à se réjouir que Teck Frontier ait décidé d'abandonner ce projet, un projet associé à 7 000 emplois, à 20 milliards de dollars de développement économique dès le départ et à 70 milliards de dollars de recettes fiscales pour tous les gouvernements. Les libéraux s'en réjouissent, mais ils ne mentionnent pas que 14 Premières Nations viennent d'être privées d'un débouché économique à cause du gouvernement. Elles voient cette chance partir en fumée parce que le gouvernement a créé un environnement absolument impossible. Cela me rappelle le pipeline Énergie Est. Les libéraux avaient dit, alors, que l'entreprise avait tout simplement pris une décision. C'est vrai: elle avait finalement pris la seule décision que lui laissait le gouvernement. Après avoir vu le processus réglementaire et les règles du jeu changer à de multiples reprises, elle a finalement conclu qu'elle ne pouvait pas faire des affaires dans de telles conditions.
Il est particulièrement tragique que, parmi les gens qui ont perdu espoir et ont vu des chances s'envoler, certains souffrent d'une pauvreté et de conditions sanitaires que nous n'accepterions jamais dans nos collectivités. Le gouvernement semble accepter que des Premières Nations doivent simplement continuer de vivre dans la pauvreté, que les projets économiques que le secteur privé souhaite réaliser avec elles en partenariat n'en vaillent pas la peine. En fait, le gouvernement est prêt à tout pour détruire ces possibilités économiques.
Encore une fois, il s'agit d'un projet de loi symbolique qui vise à rassurer le gouvernement au sujet de son programme de réconciliation. Sur le terrain, les Canadiens constatent eux-mêmes à quel point le programme de réconciliation du gouvernement ne fonctionne pas et à quel point il est incapable de trouver un juste équilibre dans le cadre de ses partenariats économiques et environnementaux. Pour le gouvernement, trouver le juste équilibre signifie qu'il n'y a ni développement économique ni retombées économiques pour les Autochtones qui ont pris le temps de se consulter étroitement.
C'est un changement au serment qui n'est pas nécessaire. Bien franchement, le gouvernement a conçu ce projet de loi pour se donner bonne conscience parce que son processus de réconciliation est un échec. Nous ne pouvons pas l'appuyer.
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2020-02-24 18:16 [p.1463]
Madam Speaker, there are some recommendations that I do not think we should be implementing, like increasing the funding for the CBC. That is an easy one. We do not believe this should be part of the document. We believe the CBC should be able to struggle and make ends meet on a billion dollars a year. However, there are other calls to action that I do support, such as the aboriginal language bill that we supported as a party.
I do not support changing the oath. I do not support increasing the funding for the CBC. Maybe I will get an opportunity to pass along a few more of my observations on the TRC report as we go along.
Madame la Présidente, selon moi, certaines recommandations ne devraient pas être mises en oeuvre, comme l'augmentation du financement versé à la CBC. On devine facilement pourquoi. Selon nous, cette recommandation ne devrait pas faire partie du document. Nous sommes d'avis que la CBC devrait être en mesure de joindre les deux bouts avec un milliard de dollars par année. Cependant, je suis en faveur d'autres appels à l'action, notamment celui qui est à l'origine du projet de loi concernant les langues autochtones, que notre parti a appuyé.
Je suis contre la proposition de modifier le serment. Je suis contre une augmentation du financement de la CBC. J'aurai peut-être l'occasion de faire d'autres observations sur le rapport de la Commission de vérité et réconciliation au cours du débat.
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CPC (BC)
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2020-02-24 18:18 [p.1463]
Madam Speaker, I agree with my colleague that the TRC was a very important initiative. It was set up by our former Conservative government. It worked for years to hear from survivors and develop recommendations.
I believe recommendation number 93 is the answer to his concern. It states:
We call upon the federal government, in collaboration with the national Aboriginal organizations, to revise the information kit for newcomers to Canada and its citizenship test to reflect a more inclusive history of the diverse Aboriginal peoples of Canada, including information about the Treaties and the history of residential schools.
I would argue that any member who has helped someone prepare for the exam knows how seriously it is taken by the people who want to write it. They study the guide diligently, like it is a university course. There is much more value in changing or including information on treaties and indigenous history in the guide than there ever will be in the oath, so I think recommendation number 93 is the way to address those concerns.
Madame la Présidente, je suis d'accord avec mon collègue pour dire que la création de la Commission de vérité et réconciliation était une initiative importante. Elle a été mise sur pied par l'ancien gouvernement conservateur. Elle sert depuis des années à permettre aux survivants de raconter leur histoire et à formuler des recommandations.
Selon moi, la recommandation numéro 93 répond à ses préoccupations. Elle se lit comme suit:
Nous demandons au gouvernement fédéral d'examiner, en collaboration avec les organisations autochtones nationales, la trousse d'information pour les nouveaux arrivants au Canada et l'examen de citoyenneté afin que l'histoire relatée reflète davantage la diversité des peuples autochtones du Canada, y compris au moyen d'information sur les traités et sur l'histoire des pensionnats.
À mon avis, tous les députés qui ont aidé une personne à se préparer pour l'examen savent à quel point ce dernier est pris au sérieux par les gens qui veulent le passer. Les nouveaux arrivants étudient le guide avec diligence, comme s'il s'agissait d'un cours universitaire. Il est beaucoup plus avantageux de modifier ou d'inclure des informations sur les traités et l'histoire des peuples autochtones dans le guide que dans le serment. Ainsi, selon moi, la recommandation numéro 93 est la meilleure façon de répondre à ces préoccupations.
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2020-02-24 18:21 [p.1464]
Madam Speaker, I want to thank that member for his work on this file. I believe he also had a role in the Government of British Columbia as a parliamentary secretary dealing with aboriginal issues. As a Métis individual, as he said, he has experienced this first-hand.
I want to quote one of the member's former colleagues. MLA Ellis Ross, who is a member of the legislative assembly in northern British Columbia, I believe Skeena, and a former Haisla chief, says that the government's actions and the actions of the protesters here have been “setting back reconciliation 20 years.” He has talked about how governments and people who support their agenda take away opportunity from the first nations indigenous communities that need to make these decisions themselves.
When a government will not stand up for the rule of law, when a government emboldens those who want to take away that economic opportunity, I will take the advice and the words of MLA Ellis Ross, a former chief, over this Prime Minister or anyone sitting on that side of the House.
Madame la Présidente, je remercie le député pour son travail dans ce dossier. Je crois qu'il a également joué un rôle au sein du gouvernement de la Colombie-Britannique en tant que secrétaire parlementaire chargé des questions autochtones. Comme il l'a affirmé, en tant que Métis, il a vécu cette situation en personne.
Je tiens à citer l'un des anciens collègues du député. Le député provincial Ellis Ross, un député de l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique qui représente une circonscription nordique — Skeena, je crois — et l'ancien chef de la nation Haisla affirment que les actions du gouvernement et celles des manifestants ont fait reculer la réconciliation de 20 ans. Il a indiqué que les gouvernements et les personnes qui appuient leur programme privent les communautés des Premières Nations de la possibilité de prendre des décisions elles-mêmes.
Si un gouvernement refuse de défendre la primauté du droit et enhardit les gens qui veulent retirer cette possibilité économique, je me fierai aux conseils et aux paroles d'Ellis Ross, député provincial et ancien chef, plutôt qu'à ceux du présent premier ministre ou de quiconque siège de ce côté-là de la Chambre.
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2020-02-24 18:23 [p.1464]
Madam Speaker, this is what it has come to. The Liberals who schedule the debates and schedule the House time just want the opposition to go away. If we can just let this all pass without any debate, that is how they would prefer it.
I would be happy to debate any time and any place with this member, who has been fundraising and paying for advertisements to shut down the energy sector in Canada. That is shameful. He has been using money that he has raised against—
Some hon. members: Oh, oh!
Madame la Présidente, voilà où nous en sommes. Les libéraux qui planifient les débats et déterminent l'horaire à la Chambre souhaitent tout simplement que l'opposition disparaisse. Si seulement nous pouvions tout accepter sans débat, ils n'en seraient que plus heureux.
Je me ferais un plaisir de débattre, n'importe quand et n'importe où, avec le député, qui a mené des activités de financement et payé des publicités pour paralyser le secteur canadien de l'énergie. C'est honteux. Il utilise de l'argent qu'il a recueilli contre...
Des voix: Oh, oh!
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2020-02-24 18:24 [p.1464]
Madam Speaker, I will take no lessons on how I should speak in the House of Commons from a member who is actively campaigning against jobs and prosperity for first nations communities in Alberta and British Columbia.
Madame la Présidente, je n'ai aucune leçon à recevoir sur la façon de m'exprimer à la Chambre des communes de la part d'un député qui fait activement campagne pour nuire à la création d'emploi et à la prospérité dans les communautés des Premières Nations en Alberta et en Colombie-Britannique.
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2020-02-20 10:30 [p.1291]
Madam Speaker, this might surprise some of my colleagues, but this is my first speech in this Parliament. Therefore, I want to take a moment to thank my family, volunteers, staff and the people of Chilliwack—Hope for returning me here to the House of Commons for the third time. I thank them for that honour.
We are here for an important debate today. We have a motion calling on the House to stand in solidarity with the Wet'suwet'en people, the majority of whom have indicated their support for the Coastal GasLink project.
I want to start with a quote from the Prime Minister. When he was in opposition, he went around the country and stated, “Governments might grant permits, but only communities can grant permission.” Of course, he has not lived up to that. One can ask many communities along the way. In this case, the Government of British Columbia has granted the permits. After an independent, robust scientific review, it has agreed that this project can go forward. The government of John Horgan and the NDP in British Columbia have supported this project. The community that will be affected has also granted its permission. The 20 elected band councils, which is every band council along the route, have voted and indicated that, after many years of consultations with the company and the Crown, they are on board with this project because of the economic opportunity it presents, the respect that has been shown to them by the company and the process that has been undertaken over a number of years. The 20 elected band councils support the project. That is not in dispute.
My colleague from Cariboo—Prince George quoted a hereditary chief who said that 85% of the people in the Wet'suwet'en territory support the project. The majority of the hereditary chiefs support the project. The hereditary chiefs of the Wet'suwet'en Nation obviously have some matters they need to resolve in their own house. There has been conflict among the families. That is never something we want to see, but it is the reality. We are in a situation now where the hereditary chiefs disagree on how we should move forward. I believe the reporting on this is inaccurate. There are constant references to protests in support of the hereditary chiefs of the Wet'suwet'en people, but not all of the Wet'suwet'en hereditary chiefs. The majority of them are in support of this project. There are three hereditary chiefs who are women and other hereditary chiefs have tried to strip them of their title for supporting the project. Obviously, there is an internal debate and dialogue that needs to continue with the Wet'suwet'en hereditary chiefs and their families. However, to suggest that somehow all the hereditary chiefs are opposed to this and are in conflict with the elected band councils is simply incorrect.
The motion also calls on the House to condemn the radical activists who have tried to exploit those divisions and tried to use the Wet'suwet'en hereditary chiefs to advance their own goals. Sometimes people do not like that kind of verbiage. They do not like terms like “radical activists”. However, when a group of people go to the home of the democratically elected premier of the Province of British Columbia, blockade his house and threaten to take him hostage, I would say they are radical activists. When there are people who look a court injunction in the face and say they do not care about the court and ignore its decision, where does that stop? That is the real concern here. To me, that is the difference. In Canada, we all agree that when we have disputes on matters of law, the arbiter is the court. There are times when I do not agree with the decisions of the court. Sometimes I do not agree with the decisions of the highest court in this land.
I live in Canada. I am a citizen of this country. As a society, we all have that unspoken agreement that we will abide by the decisions of the courts. We cannot have a situation now where we pick and choose which court decisions we will follow and which ones we will ignore, and nor can the government. That is what has happened here over the last two weeks.
We have had numerous court injunctions granted against protesters who are blockading rail, who are causing harm to our economy, who are quite frankly threatening the health and safety of Canadians. It is-22°C with the wind chill here today. It is not too warm across the country except in my home province of British Columbia. There is a shortage of propane. There is a shortage of home heating oil. There is a shortage of chlorine and chemicals that we use to keep our water systems clean. These are all at risk, and yet the government is ignoring it.
I noticed how the Prime Minister's tone changed quite a lot yesterday after he saw the public opinion poll and heard from his own caucus members. He finally admitted that the blockades were illegal, because the courts have declared them illegal. The law is being broken with the illegal activities that are taking place, such as trespassing on the rail lines, etc. Now we have contempt of court injunctions.
When a government refuses to state in the House of Commons, or anywhere, that it believes the court is right, that it believes that court decisions should be followed, that it believes that court injunctions should be upheld and enforced, we see why more and more protesters choose more and more sites.
The Prime Minister, through his inaction and his weak leadership, is emboldening these protesters to do things, like show up at the home of the B.C. premier and threaten to take him under citizen's arrest, like blockade propane, home heating oil and chlorine for our water cleaning systems. All of this is apparently not worthy of condemnation by the Prime Minister.
The Prime Minister has created this situation. He has repeatedly said there is no relationship more important than our relationship with indigenous Canadians, and then for four plus years he has failed to get the job done. In fact, he sent quite different signals to indigenous Canadians, particularly indigenous British Columbians.
People in my area remember well Canada's first indigenous justice minister being turfed out of cabinet and the Liberal Party for daring to stand up to the Prime Minister, and his callous remarks during a Liberal fundraiser where donors paid $1,600. When a group of protesters arrived from Grassy Narrows, he said to a young indigenous woman “thank you for your donation”. That is the relationship that he has fostered with indigenous people in this country. He is reaping what he has sowed.
We have a Prime Minister who spent the first 10 days of this crisis out of the country, spending taxpayers' money, going around Africa and meeting with people who do not share the values that he trumpets here at home, trying to get their votes for a temporary seat on the United Nations Security Council. He promoted the oil and gas industries in Africa while at the same time he talked about phasing out ours. Then he bowed and scraped to the Iranian foreign minister, bowing a couple of times, smiling and shaking hands with someone whose regime is responsible for shooting 57 Canadians out of the sky.
The Prime Minister cancelled his trip to Barbados, so I guess we should give him kudos for that. He finally realized the crisis we have here, but he has not done anything about it. He will not even call these blockades illegal. He will not even stand up for the court injunctions.
We have to decide here today whether we are going to stand with the forces that ignore court injunctions or whether we are going to stand up for the rule of law and demand that the Prime Minister stand up and say that the court injunctions should be enforced and the rule of law should be enforced and upheld.
Madame la Présidente, cela va peut-être surprendre certains de mes collègues, mais c'est mon premier discours dans le cadre de la présente législature. J'aimerais donc prendre un instant pour remercier ma famille, les bénévoles, mon personnel et les habitants de Chilliwack—Hope de m'avoir élu à la Chambre des communes une troisième fois. Je les remercie de l'honneur qu'ils me font.
Nous sommes ici, aujourd'hui, pour débattre d'un sujet important. Nous débattons d'une motion qui demande à la Chambre de faire preuve de solidarité avec le peuple des Wet’suwet’en, dont la majorité des membres dit appuyer le projet Coastal GasLink.
J'aimerais commencer en citant le premier ministre. Alors que, membre de l'opposition, il faisait le tour du pays, il a déclaré ceci: « Les gouvernements peuvent bien accorder des permis; seules les communautés peuvent donner leur permission. » Bien sûr, il ne respecte pas ce principe. On peut poser la question à de nombreuses communautés le long du tracé. Dans le cas présent, le gouvernement de la Colombie-Britannique a accordé les permis. Après un examen scientifique rigoureux et indépendant du projet, il a décidé que celui-ci pouvait aller de l'avant. Le gouvernement de John Horgan et le NPD en Colombie-Britannique ont soutenu ce projet. La communauté concernée a aussi donné son accord. Les 20 conseils de bande élus, soit tous les conseils de bande qui vivent le long du tracé, ont voté en faveur du projet, après de nombreuses années de discussion avec l'entreprise et la Couronne, en raison des débouchés économiques qu'il offre, du respect que l'entreprise leur a montré et du processus qui a été suivi au fil des ans. Les 20 conseils de bande élus soutiennent le projet. C'est indiscutable.
Mon collègue de Cariboo—Prince George a cité une chef héréditaire qui a dit que 85 % des gens vivant sur le territoire des Wet'suwet'en appuient le projet. La majorité des chefs héréditaires l'appuient. Les chefs héréditaires de la nation des Wet'suwet'en ont de toute évidence des questions à régler à l'interne. Les familles sont en désaccord. Ce n'est pas le genre de choses qu'on veut voir, mais c'est la situation actuelle. En ce moment, les chefs héréditaires ne s'entendent pas sur la voie à suivre. À mon avis, la couverture médiatique est inexacte. On parle constamment des manifestations en soutien aux chefs héréditaires des Wet'suwet'en, sans jamais dire que ce ne sont pas tous les chefs. La majorité d'entre eux appuient le projet. Trois chefs héréditaires sont des femmes, et d'autres chefs héréditaires ont tenté de leur retirer leur titre parce qu'elles appuient le projet. De toute évidence, les chefs héréditaires et leurs familles doivent continuer de débattre et de dialoguer entre eux. Cela dit, laisser entendre que tous les chefs héréditaires s'opposent au projet et qu'ils sont en conflit avec les conseils de bande élus est tout simplement inexact.
La motion demande également à la Chambre de condamner les activistes radicaux qui exploitent les divisions au sein de la communauté des Wet’suwet’en et qui utilisent les chefs héréditaires pour parvenir à leurs fins. Il arrive que les gens n'aiment pas ce genre de langage. Ils n'aiment pas entendre les mots « activistes radicaux ». Cependant, je qualifierais d'activistes radicaux les membres d'un groupe qui se rendent à la résidence du premier ministre de la Colombie-Britannique, qui a été élu démocratiquement, pour la barricader et pour le menacer de le prendre en otage. Quand des gens qui se sont fait imposer une injonction disent qu'ils se fichent de la cour et ignorent sa décision, où est-ce que cela s'arrête? C'est devenu un vrai problème. Voilà la différence. Au Canada, nous convenons tous que lorsque nous avons des différends sur des questions de droit, c'est un arbitre qui tranche. Parfois, je n'approuve pas les décisions de la cour, même celles du plus haut tribunal du pays.
Je vis au Canada. Je suis un citoyen de ce pays. En tant que membres de la société, nous avons tous pris l'engagement tacite de respecter les décisions des tribunaux. Nous ne pouvons pas choisir les décisions de justice que nous respecterons et celles que nous ignorerons, pas plus que le gouvernement d'ailleurs. C'est pourtant ce qui s'est passé ici au cours des deux dernières semaines.
Il y a eu de nombreuses injonctions des tribunaux contre les manifestants qui bloquent les voies ferrées, qui nuisent à l'économie et qui menacent carrément la santé et la sécurité des Canadiens. Aujourd'hui, il fait -22 degrés Celsius avec le refroidissement éolien. Il ne fait chaud nulle part au pays, sauf chez moi, en Colombie-Britannique. Il y a une pénurie de propane. Il y a une pénurie de mazout domestique. Il y a une pénurie de chlore et de produits chimiques utilisés pour l'assainissement de l'eau. Le gouvernement fait fi de tous les risques qui nous guettent.
J'ai remarqué que le ton du premier ministre a beaucoup changé hier après qu'il a vu les résultats du sondage d'opinion et entendu les membres de son propre caucus. Il a finalement reconnu que les barricades étaient illégales, puisque les tribunaux les avaient déclarées telles. Les activités qui se déroulent un peu partout, telles que les intrusions sur les voies ferrées, violent déjà la loi, mais voilà que le gouvernement se moque des injonctions des tribunaux.
Quand un gouvernement refuse de dire — que ce soit à la Chambre des communes ou ailleurs — qu'il est d'avis que les tribunaux ont raison et qu'il faudrait en respecter les décisions et en appliquer les injonctions, on comprend pourquoi de plus en plus de manifestants choisissent d'occuper de plus en plus d'endroits.
L'inaction du premier ministre et son manque de leadership enhardissent ces manifestants et les incitent à poser certains gestes, comme se présenter à la demeure du premier ministre de la Colombie-Britannique et le menacer de se faire arrêter par des citoyens, ou encore empêcher la livraison de propane, de mazout domestique ou encore de chlore pour purifier les réseaux d'eau potable. Il semble que le premier ministre du pays ne trouve pas qu'il s'agit là de gestes suffisamment graves pour être condamnables.
Le premier ministre a créé cette situation. Il a répété à maintes reprises qu'aucune relation n'est plus importante que celle que nous entretenons avec les Autochtones du Canada. Pourtant, cela fait plus de quatre ans maintenant qu'il ne fait rien à ce sujet. En fait, il leur a envoyé des signaux tout à fait contraires, en particulier à l'intention des Autochtones de la Colombie-Britannique.
Les habitants de ma région se souviennent très bien que la première ministre autochtone de la Justice du pays a été évincée du Cabinet et du Parti libéral pour avoir osé s'opposer au premier ministre et à ses remarques insensibles à l'occasion d'une activité de financement libérale où les donateurs devaient verser 1 600 $. Lorsqu'un groupe de manifestants est arrivé de Grassy Narrows, il a dit « Merci pour votre don » à une jeune Autochtone. Voilà la relation qu'il entretient avec les peuples autochtones de ce pays. Il récolte ce qu'il a semé.
Le premier ministre a passé les 10 premiers jours de cette crise à l'étranger, dépensant l'argent des contribuables dans des pays africains pour rencontrer des gens qui ne partagent pas les valeurs qu'il prône au Canada afin de tenter de gagner leur vote et d'obtenir un siège temporaire au Conseil de sécurité des Nations unies. Il a vanté les industries pétrolières et gazières de l'Afrique tout en disant vouloir éliminer graduellement les nôtres. Il s'est ensuite prosterné devant le ministre iranien des Affaires étrangères jusqu'à s'en égratigner les genoux, souriant et serrant la main d'une personne dont le régime est responsable d'avoir causé la mort de 57 Canadiens en abattant leur avion en plein vol.
Le premier ministre a annulé son voyage à la Barbade. Alors, je suppose que nous devrions le féliciter. Il s'est enfin rendu compte que nous sommes en situation de crise, mais n'a rien fait pour y remédier. Il refuse même de dire que ces barrages sont illégaux et de faire respecter les injonctions judiciaires.
Nous devons décider aujourd'hui si nous allons tolérer le non-respect des injonctions judiciaires ou si nous allons faire valoir la primauté du droit et exiger que le premier ministre affirme haut et fort que ces injonctions doivent être appliquées et que la loi doit être appliquée et respectée.
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2020-02-20 10:41 [p.1292]
Madam Speaker, I think that the RCMP should enforce the court injunction. It can decide how it does that, but it should get a signal from the government that we expect court injunctions to be enforced and upheld. However those in the RCMP decide, in their wisdom, that they want to proceed, I have no problem with that, but I do have a problem when we have a government that is signalling that it does not believe that court injunctions should be enforced. The RCMP will make its own decisions, as it has, but it should be given the direction that the government expects that court injunctions will be enforced and upheld.
While I am on feet responding to the member's question, I would like to say that, clearly, we understand that the member, through some of the things that he has done over the last number days and weeks, such as sponsoring advertising calling for the shutdown of various energy projects, does not mind this kind of activity because it shuts down the energy sector, which is something he is in favour of. We are obviously opposed to that.
Madame la Présidente, je crois que la GRC devrait faire appliquer l'injonction. C'est à elle de décider comment procéder, mais le gouvernement devrait lui envoyer le signal qu'il s'attend à ce que les injonctions des tribunaux soient exécutées et respectées. Peu importe la façon de procéder que préconiseront, dans leur sagesse, les gens de la GRC, je n'ai pas de problème avec cela. Mon problème, c'est de voir le gouvernement faire comme si les injonctions des tribunaux n'avaient pas à être respectées. La GRC prend les décisions qu'elle a à prendre, comme elle l'a toujours fait, mais le gouvernement doit lui faire comprendre qu'il s'attend à ce qu'elle fasse appliquer les injonctions des tribunaux.
Tandis que j'ai la parole pour répondre à la question du député, j'en profite pour ajouter que, à l'évidence, avec ce qu'il a fait au cours des derniers jours et des dernières semaines, comme de commanditer des publicités qui demandent l'arrêt de différents projets énergétiques, le député ne voit rien de mal au genre d'actions auxquelles nous sommes confrontés, parce qu'elles s'attaquent au secteur énergétique, ce qu'il appuie. De notre côté, nous sommes évidemment contre de telles actions.
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CPC (BC)
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2020-02-20 10:43 [p.1292]
Madam Speaker, no I would not agree with that approach. In fact, I would be more in favour of the approach of Premier Legault, who has gone to court for an injunction and said that as soon as the injunction is granted, he will be calling on the police to enforce it.
We cannot allow it when people are simply opposing the projects, and not because of the Wet'suwet'en people. Let us be clear about that. They oppose oil and gas development, and they are using the hereditary chiefs of the Wet'suwet'en people to advance their own agenda. We do not agree with cancelling, delaying or suspending projects to reward those who are simply looking to shut down the Canadian energy sector. Instead, we believe in the rule of law. We believe that court injunctions should be enforced.
Madame la Présidente, non, je ne suis pas d'accord. En fait, je serais plutôt pour l'approche employée par le premier ministre Legault, qui a demandé une injonction des tribunaux et affirmé que, aussitôt qu'il l'aurait, il demanderait à la police de la faire appliquer.
Nous ne pouvons permettre aux gens de faire ce qu'ils veulent simplement parce qu'ils s'opposent à un projet, surtout que, dans ce cas-ci, ces gens ne soucient pas des Wet'suwet'en. Soyons francs. Il s'agit d'opposants au développement du secteur pétrolier et gazier qui se servent des chefs héréditaires des Wet'suwet'en pour arriver à leurs fins. Il ne faut pas récompenser ceux qui veulent mettre fin au développement des ressources énergétiques au Canada en annulant, en repoussant ou en suspendant des projets. Nous croyons à la primauté du droit. Nous croyons qu'il faut faire appliquer les injonctions des tribunaux.
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CPC (BC)
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2020-02-20 10:45 [p.1293]
Madam Speaker, if the member had actually been listening, I never said to send in the police. I am not telling the police how to do their jobs; I am telling them that their job is to respect the rulings of the courts.
If the court injunction is clear, then, to me, the government should be giving that direction that we expect it to be enforced. We leave it to individual police forces to determine how they will do that. However, it should be clear that on court decisions in this country, we cannot simply decide, from the heckling from the member for Kingston and the Islands, which court decisions we feel should be ignored and which should be enforced.
Madame la Présidente, si le député avait écouté attentivement, il aurait su que je n'ai jamais suggéré d'envoyer la police. Je ne dis pas aux forces de l'ordre comment faire leur travail. Je dis simplement que leur travail consiste à respecter les décisions des tribunaux.
S'il y a bel et bien une injonction, je pense que le gouvernement a un rôle à jouer pour veiller à ce qu'elle soit appliquée. Nous laissons aux services de police le soin de déterminer comment ils vont s'y prendre. Toutefois, en réponse au chahut du député de Kingston et les Îles, il faut comprendre qu'ici, au Canada, nous ne pouvons pas simplement décider quelles décisions des tribunaux nous ignorons et lesquelles nous faisons appliquer.
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