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View Lindsay Mathyssen Profile
NDP (ON)
Yes, unfortunately, and it was mentioned, as well, that when those leaders come out and are racist, it gives permission almost. I've certainly heard that. My office has heard that, unfortunately. We are trying to report that as much as possible. I think it was stated by my leader that hate is like a fire. If you don't extinguish it quickly, it does spread far too quickly.
I want to expand on some of those pieces of legislation that we were talking about before and that you just mentioned. One of the things that we often hear about, too, is the Employment Equity Act. We know that women are still paid a great deal less, but it's even more so when you are a racialized woman. Could you talk about the strengthening of the federal Employment Equity Act and attaching equity measures to all federal investments and recovery programs that we're seeing coming out of COVID to ensure that racialized groups and other under-represented groups have that equality and access to employment, as well as to those resources?
Oui, malheureusement, et on a également mentionné que lorsque ces dirigeants font preuve de racisme, cela donne pratiquement la permission à d'autres d'agir de la même façon. J'ai certainement entendu cela. Mon bureau aussi. Nous essayons de signaler ces choses autant que possible. Je pense que mon leader a déclaré que la haine est comme un feu; si on ne l'éteint pas rapidement, elle se répand beaucoup trop rapidement.
J'aimerais également revenir sur certains textes de loi dont nous avons déjà parlé et que vous venez de mentionner. Nous entendons souvent parler, entre autres, de la Loi sur l'équité en matière d'emploi. Nous savons que les femmes sont toujours beaucoup moins bien payées, mais c'est encore plus vrai dans le cas des femmes racialisées. Pourriez-vous nous parler du renforcement de la Loi sur l'équité en matière d'emploi et de la mise en œuvre de mesures en matière d'équité dans le cadre de tous les investissements fédéraux et les programmes de relance qui découlent de la COVID‑19, afin de garantir que les groupes racialisés et les autres groupes sous-représentés profitent de cette égalité, de cet accès à l'emploi et de ces ressources?
Samya Hasan
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Samya Hasan
2021-06-17 12:32
Thank you for that question, MP Mathyssen.
That is very much connected to the anti-racism efforts that we really need to step up on. On employment equity, as you know, during the pandemic we've seen racialized communities being disproportionately impacted by COVID, partly as a result of their being overrepresented in front-line precarious labour. CASSA did a study over the last three years on South Asian immigrants in Toronto and their trying to secure decent employment. One thing we found was that despite having amazing credentials, having a great education either from here or from back home, they're still struggling to secure decent employment. I'm talking about even something that is above minimum wage, so it's very difficult.
You are right about the gendered aspect of employment equity. Women face even more barriers, especially women who have language barriers, women who are not as fluent in English or who are at home for a long time to take care of household responsibilities and then want to go back into the workforce. There are not a lot of training opportunities for women who have scheduling conflicts. There are a lot of barriers that racialized women face. I think that should be an important part of the employment equity legislation, and there's also working with the province on employment equity legislation.
We know that at the federal level it will only cover a certain portion of the Canadian public. It won't cover all of the population. Work with the provinces as well to push for employment equity legislation on that front.
Je vous remercie de votre question, madame Mathyssen.
Cette question est très liée aux efforts de lutte contre le racisme que nous devons absolument intensifier. En ce qui concerne l'équité en matière d'emploi, comme vous le savez, pendant la pandémie, nous avons constaté que les communautés racialisées étaient touchées de façon disproportionnée par la COVID‑19, en partie parce qu'elles sont surreprésentées dans les emplois précaires de première ligne. Au cours des trois dernières années, le CASSA a mené une étude sur les immigrants sud-asiatiques à Toronto et sur leurs efforts pour obtenir un emploi décent. Nous avons notamment observé que, même si ces gens possèdent d'excellents antécédents et ont reçu une éducation de qualité ici ou dans leur pays d'origine, ils ont du mal à trouver un emploi décent. Je parle simplement d'un emploi où l'on offre plus que le salaire minimum. C'est donc très difficile.
Vous avez raison de parler de l'aspect sexospécifique de l'équité en matière d'emploi. En effet, les femmes font face à encore plus d'obstacles, en particulier celles qui ont des barrières linguistiques, celles qui ne maîtrisent pas aussi bien l'anglais ou celles qui restent longtemps à la maison pour s'occuper des responsabilités familiales et qui souhaitent ensuite retourner sur le marché du travail. Peu de possibilités de formation sont offertes aux femmes qui ont des conflits d'horaires. Les femmes racialisées se heurtent à de nombreux obstacles. Je pense que cela devrait représenter une partie importante de la Loi sur l'équité en matière d'emploi. Il faut aussi aborder ce dossier avec les provinces.
En effet, nous savons qu'à l'échelon fédéral, cette loi ne visera qu'une certaine partie de la population canadienne. Elle ne visera pas l'ensemble de la population. Il faut donc travailler avec les provinces et exercer des pressions pour obtenir un projet de loi sur l'équité en matière d'emploi à cet échelon.
View Joël Lightbound Profile
Lib. (QC)
Thank you, Mr. Chair.
Thank you to our witnesses as well.
I represent the riding where, unfortunately, the Quebec City mosque attack occurred on January 29, 2017. The mosque is in the heart of my riding.
I can tell you one thing: Quebec City's Muslim community was experiencing fear long before January 29, 2017. Groups like La Meute were behind a number of incidents. For example, group members would hand out cards at halal markets and in front of mosques. They wouldn't give their names, but they would tell people they were keeping an eye on them, watching them. They put a pig's head at the front door of a mosque. They were responsible for all kinds of incidents that contributed to a climate of fear, something no one in the country should have to experience because of their faith.
I don't think it was a lack of good faith on the police force's part. I just think it was a lack of training and awareness. Police likely did not have the necessary level of trust or the resources to properly support a community that very clearly felt threatened in its day-to-day activities. Unfortunately, the community still feels that way at times. I think that's true right across the country.
I want both Mr. Fogel and Mr. Farooq to talk about best practices police can apply to build trust with communities. Do you have any examples of things we can do at the federal level? You talked a bit about that in your opening statements, but I'd like you to elaborate.
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je remercie également nos témoins.
Je représente une circonscription qui a malheureusement connu la tragédie à la mosquée de Québec, le 29 janvier 2017. Cette mosquée est au cœur de ma circonscription.
Cela dit, je peux vous dire une chose: la communauté musulmane de Québec connaissait la peur bien avant le 29 janvier 2017. Il y avait, par exemple, des incidents impliquant des groupes comme La Meute qui distribuaient des cartes dans les épiceries halal ou devant la mosquée. Ils ne donnaient pas leur nom, mais ils disaient qu'ils les avaient à l'œil, qu'ils les surveillaient. Ils déposaient une tête de cochon devant la mosquée. Ils provoquaient toutes sortes d'incidents qui contribuaient à vivre dans un climat de peur dans lequel personne au pays ne devrait vivre en raison de sa foi.
Je ne crois pas que ce soit par manque de bonne volonté de la part de la police locale, mais je pense que celle-ci a manqué de formation ou de sensibilisation. Elle n'avait probablement pas le lien de confiance nécessaire et les ressources pour bien épauler la communauté face à cette menace que celle-ci sentait très clairement sur le terrain. Malheureusement, elle continue de le sentir par moment, et je crois que ce sentiment est généralisé d'un bout à l'autre du pays.
J'aimerais vous entendre, tant monsieur Fogel que monsieur Farooq, sur les meilleures pratiques des forces policières pour tisser un lien de confiance avec les communautés. Avez-vous des exemples de ce que nous pourrions faire au niveau fédéral à cet égard? En fait, j'en ai entendu un peu dans vos témoignages, mais j'aimerais que vous en parliez davantage.
Mustafa Farooq
View Mustafa Farooq Profile
Mustafa Farooq
2021-06-16 17:33
Thank you.
This is an important question. I think there are a number of best practices that do need to be undertaken. Part of those best practices involve a lot of community listening and working with local communities in an authentic way. I mean if we look at the Quebec City police, for instance.... I remember, in 2019, the Quebec City police put forward the notion that hate incidents had significantly decreased. That wasn't true, and when we talked to folks, we were able to clarify quite quickly that they had calculated their statistics wrong in terms of the fact that hate crimes were much higher than what they said they were. When police agencies are working with local communities, when they're listening to local communities, when they're listening to those who are saying that we can't police our way out of this problem and that there needs to be a multifactorial approach while, of course, maintaining that there has to be a role for effective law enforcement, I think that's really when we start to come to solutions.
Merci.
La question est importante. Je pense qu'il y a certaines pratiques exemplaires à adopter. Certaines consistent à se mettre à l'écoute de la collectivité et à travailler avec elle de façon authentique. Prenons la police de Québec, par exemple... Je me rappelle qu'en 2019, la police de Québec avait avancé l'idée que le nombre d'incidents haineux était en nette diminution. Ce n'était pas vrai. En parlant aux responsables, nous avons vite découvert qu'ils avaient mal calculé leurs statistiques et que les crimes haineux étaient beaucoup plus nombreux qu'ils le disaient. Lorsque les services de police travaillent avec les collectivités locales, qu'ils écoutent les collectivités locales, ceux qui disent que nous ne pouvons pas régler ce problème de la police et qu'il faut une approche multifactorielle, tout en maintenant, bien sûr, qu'il doit y avoir un rôle pour l'application efficace de la loi, je pense que c'est vraiment là que nous commençons à trouver des solutions.
Shimon Koffler Fogel
View Shimon Koffler Fogel Profile
Shimon Koffler Fogel
2021-06-16 17:34
I'm hesitant, but I'm going to be a little provocative over here.
Mustafa, if I get it wrong, then please tell me.
Here's part of the challenge. Different communities have different relationships and histories with law enforcement. When you ask how law enforcement, police services can play a more constructive or more effective role, the answer is going to be different based on the experience of a particular community. For Muslim Canadians who may have felt racially profiled, or for indigenous peoples, or for women who have felt that police have been generally dismissive, there's a first step that has to take place before everybody can be aligned in the same place to move forward. I think it's a really complicated question that speaks to the need for this to be assessed and managed at the granular level, which is why municipalities are so important to the solution.
J'hésite, mais je vais être un peu provocateur de mon côté.
Monsieur Farooq, si je me trompe, dites-le‑moi, je vous prie.
Voici une partie du défi. Différentes collectivités ont des relations et des antécédents différents avec les forces de l'ordre. Lorsque vous demandez comment les forces de l'ordre, les services de police, peuvent jouer un rôle plus constructif ou plus efficace, la réponse dépend de l'expérience d'une collectivité particulière. Pour les Canadiens musulmans qui ont pu se sentir victimes de profilage racial, ou pour les Autochtones, ou pour les femmes qui ont eu l'impression que la police a été généralement indifférente, il y a une première étape à franchir avant que tout le monde puisse se regrouper au même endroit pour se mettre à avancer. Je crois qu'il s'agit d'une question très complexe, qui fait ressortir la nécessité d'une évaluation et d'une gestion au niveau granulaire, et c'est pourquoi les municipalités sont si importantes dans la solution.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you, Mr. Chair.
Mr. Chair, members of the committee, good morning.
I would first like to acknowledge that I am joining you from Montreal, on the traditional territory of the Mohawk and other Haudenosaunee peoples.
Thank you for inviting me to speak to you today. With me, as you said, are Joëlle Montminy, senior assistant deputy minister, cultural affairs, and Pierre-Marc Perreault, acting director, digital citizen initiative.
Like you and many other Canadians, I am concerned by the disturbing rise and spread of hateful, violent and exploitive content online and on social media.
As a legislator and father of four children, I find some of the content of these platforms to be profoundly inhuman.
I am also deeply troubled by the consequences and the echoes of that content in the real world.
The overall benefits of the digital economy and social media are without question. In fact, I published a book, shortly before I took up politics, wherein I talked about the benefits of the digital economy, of artificial intelligence in particular, but also about some unintended negative consequences.
In Canada, more than 9 out of 10 adults use at least one online platform, and since the beginning of the pandemic, online platforms have played an even more important role in our lives.
We use social media platforms like Facebook, Twitter, Instagram and YouTube to stay connected to our families, friends and colleagues. We use them to work, to conduct business, to reach new markets and audiences, to make our voices and opinions heard, and to engage in necessary and vital democratic debate. However, we have also seen how social media can have negative and very harmful impacts.
On a daily basis, there are Internet users who share damaging content, either to spread hate speech, the sexual exploitation of children, terrorist propaganda, or words meant to incite violence.
This content has led and contributed to violent outbursts such as the attack on the Islamic Cultural Centre in Quebec City in 2017, and similar attacks in Christchurch, New Zealand, in 2019.
Canadians and people all over the world have watched these events and others unfold on the news with shock and fear. We all understand the connections between these events and hateful, harmful online discourse. We worry about our own safety and security online. We worry about what our children and our loved ones will be exposed to.
According to a recent poll by the Canadian Race Relations Foundation, an overwhelming 93% of Canadians believe that online hate and racism are a problem, and at least 60% believe that the government has an obligation to prevent the spread of hateful and racist content online.
In addition, the poll revealed that racialized groups in Canada are more than three times more likely to experience racism online than non-racialized Canadians.
Since the beginning of the COVID‑19 pandemic, we have seen a rise in anti-Asian hate speech on the Internet and a steady increase in anti-Semitic rhetoric, further fuelled by recent events.
A June 2020 study by the Institute for Strategic Dialogue found that Canadians use more than 6,600 online services, pages and accounts hosted on various social media platforms to convey ideologies tinged with white supremacism, misogyny or extremism. This type of content wreaks havoc and destroys lives. It is intimidating and undermines constructive exchange. In doing so, it prevents us from having a true democratic debate and undermines free speech.
The facts speak for themselves. We must act, and we must act now. We believe that every person has the right to express themselves and participate in Internet exchanges to the fullest extent possible, without fear and without intimidation or concern for their safety. We believe that the Internet should be an inclusive place where we can safely express ourselves.
Our government is therefore committed to taking concrete steps to address harmful content online, particularly if the content advocates child sexual exploitation, terrorism, violence, hate speech, and non-consensual sharing of intimate images.
In fact, this is one of the priorities outlined in the mandate letter given to me by Prime Minister Justin Trudeau. So we have begun the process to develop legislation that will address the concerns of Canadians.
Over the past few months my office and I have engaged with over 140 stakeholders from both civil society organizations and the digital technology sector regarding this issue. This has included seven round-table discussions. We also spoke with indigenous groups, racialized Canadians, elected provincial officials, municipal officials and our international partners to assess our options and begin to develop a proposed approach.
In addition, given the global nature of the problem, I have hosted a virtual meeting with my counterparts from Australia, Finland, France and Germany—who were part of the multi-stakeholder working group on diversity of content online—to discuss the importance of a healthy digital ecosystem and how to work collectively.
I am also working closely with my colleagues the ministers of Justice, Public Safety, Women and Gender Equality,Diversity and Inclusion and Youthas well asInnovation, Science and Industry to find the best possible solution.
Our collaborative work aims to ensure that Canada's approach is focused on protecting Canadians and continued respect for their rights, including freedom of opinion and expression under the Charter of Rights and Freedoms. The goal is to develop a proposal that establishes an appropriate balance between protecting speech and preventing harm.
Let me be clear. Our objective is not to reduce freedom of expression but to increase it for all users, and to ensure that no voices are being suppressed because of harmful content.
We want to build a society where radicalization, hatred, and violence have no place, where everyone is free to express themselves, where exchanges are not divisive, but an opportunity to connect, understand, and help each other. We are continuing our work and hope to act as quickly and effectively as possible. I sincerely hope that I can count on the committee's support and move forward to build a more transparent, accountable and equitable digital world.
I thank you for your attention and will be happy to answer any questions you may have.
Je vous remercie, monsieur le président.
Monsieur le président, membres du Comité, bonjour.
J'aimerais d'abord souligner que je me joins à vous depuis Montréal, sur le territoire traditionnel des Mohawks et des autres peuples des Haudenosaunee.
Je vous remercie de m'avoir invité à prendre la parole devant vous aujourd'hui. Je suis accompagné, comme vous l'avez dit, de Mme Joëlle Montminy, sous-ministre adjointe principale, Affaires culturelles, et de M. Pierre-Marc Perreault, directeur par intérim, Initiative de citoyenneté numérique.
Tout comme vous et bien d’autres Canadiennes et Canadiens, je suis préoccupé par l'augmentation et la prolifération troublantes du contenu haineux, violent et malveillant qui circule sur Internet et dans les médias sociaux.
Le législateur et père de quatre enfants que je suis trouve que le contenu de ces plateformes est parfois profondément inhumain.
Je suis aussi profondément troublé par les conséquences et les répercussions de ce contenu dans le monde réel.
Je ne remets nullement en question les avantages de l'économie numérique et des médias sociaux. J'ai d’ailleurs publié un livre, un peu avant d’arriver en politique, qui parlait effectivement des bienfaits des technologies de l'économie numérique, notamment de l'intelligence artificielle, mais aussi de certains effets pervers.
Au Canada, plus de 9 adultes sur 10 sont abonnés à au moins une plateforme en ligne, et depuis le début de la pandémie, les plateformes en ligne occupent une place encore plus importante dans nos vies.
Nous utilisons les plateformes de médias sociaux, comme Facebook, Twitter, Instagram et YouTube, pour rester en contact avec nos familles, nos amis et nos collègues. Elles nous sont utiles pour travailler, faire des affaires, percer des marchés, étendre notre auditoire, exprimer nos opinions, nous faire entendre et participer à des débats démocratiques essentiels et cruciaux. Mais nous avons aussi constaté à quel point les médias sociaux peuvent avoir des effets négatifs et très néfastes.
Chaque jour, des internautes partagent du contenu préjudiciable, que ce soit sous la forme de discours haineux, d'exploitation sexuelle d’enfants, de propagande terroriste ou encore de propos incitant à la violence.
Les contenus préjudiciables ont contribué à un déferlement d'actes violents, comme l'attaque contre le Centre culturel islamique à Québec, en 2017, et des attaques similaires à Christchurch, en Nouvelle‑Zélande, en 2019.
C'est avec stupeur et consternation que la population du Canada et le reste du monde ont pris connaissance de ces tristes événements, et de bien d'autres. Nous sommes tous conscients du lien qui existe entre ces attaques et les discours haineux et dangereux véhiculés en ligne. Nous nous inquiétons pour notre sécurité sur Internet. Nous nous inquiétons à l'idée de ce que nos enfants et nos proches pourraient subir sur Internet.
Selon un récent sondage réalisé par la Fondation canadienne des relations raciales, 93 % des Canadiens et Canadiennes estiment que les discours haineux et le racisme en ligne constituent un problème, et au moins 60 % sont d'avis que le gouvernement a l'obligation de freiner la prolifération des contenus haineux et racistes en ligne.
De plus, le sondage a révélé que les groupes racisés au Canada sont trois fois plus susceptibles d'être confrontés à du racisme en ligne que les groupes non racisés.
Depuis le début de la pandémie de COVID‑19, nous observons sur Internet la montée du discours haineux antiasiatique et l'augmentation constante des propos antisémites, encore nourrie par les événements récents.
Dans une étude menée en juin 2020 par l'Institute for Strategic Dialogue, on apprend que les Canadiens et les Canadiennes utilisent plus de 6 600 services en ligne, pages et comptes hébergés sur différentes plateformes de médias sociaux pour véhiculer des idéologies teintées de suprémacisme blanc, de misogynie ou d'extrémisme. Ce type de contenu fait des ravages et détruit des vies. Il est intimidant et nuit aux échanges constructifs. Ce faisant, il nous empêche d'avoir un véritable débat démocratique et porte atteinte à la liberté d'expression.
Les faits parlent d'eux-mêmes. Nous devons agir, et nous devons agir maintenant. Nous sommes convaincus que chaque personne a le droit de s'exprimer et de participer aux échanges sur Internet dans toute la mesure du possible, sans avoir peur et sans être intimidée ni inquiétée pour sa sécurité. Nous croyons qu'Internet doit être un lieu inclusif où nous pouvons nous exprimer en toute sécurité.
Notre gouvernement est donc déterminé à prendre des mesures concrètes pour lutter contre le contenu préjudiciable en ligne, notamment si le contenu prône l'exploitation sexuelle d'enfants, le terrorisme, la violence, les discours haineux et le partage non consensuel d'images intimes.
C’est d'ailleurs l'une des priorités énoncées dans la lettre de mandat que m'a confiée le premier ministre, M. Justin Trudeau. Nous avons donc enclenché le processus afin d'élaborer un projet de loi qui répondra aux préoccupations de la population canadienne.
Au cours des derniers mois, mon cabinet et moi avons consulté plus de 140 intervenants d'organismes de la société civile et du secteur de la technologie numérique concernant cet enjeu. Il y a eu, notamment, plusieurs tables rondes. Nous avons discuté avec des groupes autochtones, des Canadiennes et des Canadiens racisés, des élus provinciaux et nos partenaires internationaux pour évaluer les diverses options et proposer une approche à privilégier.
De plus, puisqu'il s'agit d'un enjeu d'envergure mondiale, j'ai tenu une réunion virtuelle avec mes homologues de l'Australie, de la Finlande, de la France et de l'Allemagne, qui font partie du groupe de travail multipartite sur la diversité du contenu en ligne, afin d'échanger sur l'importance d'instaurer un écosystème numérique sain et de possibles collaborations en ce sens.
De concert avec mes collègues les ministres de la Justice, de la Sécurité publique, des Femmes et de l’Égalité des genres, de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse ainsi que de l’Innovation, des Sciences et de l'Industrie nous nous employons à trouver la meilleure solution possible.
Ensemble, nous cherchons, pour le Canada, une approche qui assurera la protection de la population tout en préservant les droits de la personne, notamment la liberté d'opinion et d'expression, conformément à la Charte canadienne des droits et libertés. Notre objectif consiste à proposer un juste équilibre entre la protection de la liberté d'expression et l'élimination du contenu préjudiciable.
Je tiens à préciser que nous ne cherchons pas à limiter la liberté d'expression, nous visons plutôt à donner la parole à tous les utilisateurs de sorte qu'aucun point de vue ne soit mis de côté en raison de la présence de contenu préjudiciable.
Nous voulons bâtir une société où la radicalisation, la haine et la violence n'ont pas leur place, où tout le monde est libre de s'exprimer, où les échanges ne sont pas une source de division, mais l'occasion d'établir des liens, de mieux se comprendre et de s'entraider. Nous poursuivons nos travaux et espérons agir le plus rapidement et efficacement possible. J'espère sincèrement pouvoir compter sur le soutien du Comité et aller de l'avant pour bâtir un monde numérique plus transparent, responsable et équitable.
Je vous remercie de votre attention et je répondrai volontiers à vos questions.
Debra Shime
View Debra Shime Profile
Debra Shime
2021-06-03 16:41
Good afternoon. Let me start by recognizing and thanking the committee and the government for the critical and important work you are doing to support people across Canada and to support the essential community services that are helping our families and communities.
United Way Centraide is Canada's largest funder of vital community services. We focus on eliminating poverty and ensuring vulnerable Canadians have the support they need to build sustainable livelihoods.
Each year United Way invests over $500 million to support over 3,500 organizations in over 5,000 communities across all provinces and territories. Of that, over $23 million is invested in specific seniors programs that help 330,000 people annually. In addition, we know that thousands of other seniors attend many other types of programs addressing such things as food security, disability services and general community well-being. With the support of our donors and corporate partners, we mobilized during the pandemic an additional $47 million, which aggregates both our initial investment in community and the government's investment.
In June 2020, with the support of the federal government through the new horizons for seniors program, we rapidly expanded funding to over 870 organizations that supported isolated seniors. These programs offered a total of 1.3 million services to over 700,000 vulnerable seniors during the pandemic. They were offered by a network of community agencies in every province and territory. These programs were enabled to reconfigure existing services to meet public health guidelines, expand existing services and support previously underserved areas. Over the course of the last year, we also funded over 5,200 community service programs through the emergency community services fund, of which 2,000 were services specifically for seniors.
To ensure that every person had access to services, with support from the federal government, we rapidly expanded our 211 navigation service to all regions of Canada so that every Canadian could get help finding the services in their community. The 211 service saw a staggering 39% increase in contacts over prior years. Many of those callers were and continue to be seniors or those seeking support for their [Technical difficulty—Editor] particularly vulnerable group. The extended shutdown of public activities affected the many community programs and services that those already vulnerable seniors relied on to combat isolation, build social networks, access culturally appropriate food, receive mental health support and stay active.
United Ways worked with municipalities, public health entities, foundations and front-line agencies to coordinate pandemic community responses. We collectively mobilized quickly around community response tables to problem solve such things as how to maintain Meals on Wheels deliveries, transition in-person contact to phone check-ins, assist seniors with prescription and grocery delivery and pivot seniors to online gatherings to maintain vital social connections.
Based on the context of each community, Centraides identified and responded to the needs of those who face barriers. Some of the barriers that we identified are living on a low income, being a member of a minority group or being over the age of 80. Those were identified as considerations of overall vulnerability. The most frequently funded programs were food and grocery support; outreach to prevent and address isolation, and hygiene and cleaning supports.
I'd like to leave you today with five key takeaways.
First, the last year has shown the level of innovation and agility that is possible within the community services sector. We do not want to lose that spirit of innovation and collaboration as we emerge from the pandemic.
Second, it is important to focus on the role that caretakers play as part of the continuum of care. It is an essential part of our response going forward that caretakers have the supports they need to keep seniors safe, secure and healthy at home.
Third, partnerships and collaborations have been the foundation of the innovation and response that we have seen over this past year. We can and should encourage collaboration and coordination between organizations, rather than foster competition. Seniors and their caregivers will be better off for it.
Fourth, we would be remiss to not mention the disproportionate impact of COVID on communities of colour—Black, indigenous and South Asian specifically. Our efforts must double to address systemic racism and the barriers and inequities they create.
Finally, one of the lessons for funders is the need for flexibility. Local leadership knows what they need, and with the right supports they will find the right solutions. We expect that services are going to start costing more and that agencies will not be able to deliver the same level of services over the coming months. These organizations have stepped up during this crisis and they are under great stress. We need to help them maintain their operations.
The United Way Centraide network remains committed to supporting seniors as Canada emerges from the third wave and as we turn our attention towards building back better. If we want a strong and equitable recovery that supports healthy aging, we need to support the community-based and community-led organizations that support seniors where they live.
This is particularly true for seniors from the most marginalized communities, including Black and indigenous communities, and those living in vulnerable circumstances.
I am happy to speak further to any of these issues, as requested.
Thank you very much for your time and attention today.
Bon après-midi. J'aimerais d'abord remercier le Comité et le gouvernement et reconnaître leur travail essentiel et important pour soutenir les gens partout au Canada et pour appuyer les services communautaires essentiels qui aident nos familles et nos communautés.
Centraide United Way est le plus important bailleur de fonds de services communautaires essentiels au Canada. Notre action est centrée sur l'élimination de la pauvreté et nous veillons à ce que les Canadiens vulnérables aient le soutien dont ils ont besoin pour atteindre un mode de subsistance durable.
Chaque année, Centraide investit plus de 500 millions de dollars en appui à plus de 3 500 organismes dans plus de 5 000 collectivités dans l'ensemble des provinces et territoires, dont plus de 23 millions de dollars pour des programmes pour aînés qui aident 330 000 personnes chaque année. En outre, nous savons que des milliers d'autres personnes âgées participent à de nombreux autres programmes ciblés sur divers enjeux, notamment la sécurité alimentaire, les services aux personnes handicapées et le bien-être général de la collectivité. Durant la pandémie, grâce au soutien de nos donateurs et de nos entreprises partenaires, nous avons mobilisé 47 millions de dollars supplémentaires, ce qui regroupe notre investissement initial dans la collectivité et l'investissement du gouvernement.
En juin 2020, grâce au soutien du gouvernement fédéral offert par l'intermédiaire du programme Nouveaux Horizons pour les aînés, nous avons rapidement élargi le financement à plus de 870 organismes qui venaient en aide aux aînés isolés. Ces programmes ont permis d'offrir, par l'intermédiaire d'un réseau d'organismes communautaires dans chaque province et territoire, 1,3 million de services à plus de 700 000 aînés vulnérables pendant la pandémie. Ces programmes ont été mis en place afin de transformer les services existants pour satisfaire aux directives de santé publique, étendre les services existants et appuyer des régions auparavant mal desservies. Au cours de la dernière année, nous avons aussi financé plus de 5 200 programmes de services communautaires par le biais du Fonds d'urgence pour l'appui communautaire, dont 2 000 programmes de services destinés spécifiquement aux aînés.
Pour que tous les Canadiens aient accès aux services et puissent obtenir de l'aide pour trouver les services dans leur communauté, nous avons rapidement étendu, avec l'aide du gouvernement fédéral, notre ligne d'aide 211 à toutes les régions du Canada. Le service 211 a connu une augmentation stupéfiante de 39 % d'appels par rapport aux années précédentes. Parmi les appelants, on comptait et on compte toujours beaucoup de personnes âgées ou de personnes cherchant de l'aide pour leur [Difficultés techniques] un groupe particulièrement vulnérable. L'arrêt prolongé des activités publiques a touché les nombreux programmes et services communautaires sur lesquels les aînés, déjà vulnérables, comptaient pour combattre l'isolement, se créer un réseau social, accéder à des aliments adaptés à la culture, recevoir de l'aide en santé mentale et rester actifs.
Centraide a travaillé avec les municipalités, les organismes de santé publique, les fondations et les organismes de première ligne pour coordonner les interventions communautaires durant la pandémie. Nous nous sommes rapidement mobilisés pour créer des groupes d'intervention communautaires pour trouver des solutions, notamment pour assurer le maintien des services de repas à domicile, faciliter la transition des contacts en personne aux vérifications par téléphone, aider les aînés pour la livraison des ordonnances et de l'épicerie et apprendre aux gens à organiser des rencontres en ligne pour maintenir des liens sociaux essentiels.
Centraide a cerné, en fonction du contexte propre à chaque collectivité, les besoins des personnes qui étaient confrontées à des obstacles considérés comme des facteurs de vulnérabilité globale — notamment un faible revenu, l'appartenance à un groupe minoritaire et le fait d'être âgé de plus de 80 ans — et a trouvé des solutions. Parmi les principaux programmes financés, soulignons les programmes d'aide alimentaire, les activités visant à prévenir et éliminer l'isolement, les programmes d'hygiène personnelle et d'entretien ménager.
En terminant, j'aimerais attirer votre attention aujourd'hui sur cinq points essentiels.
Premièrement, la dernière année a démontré la capacité d'innovation et d'adaptabilité du secteur des services communautaires. Nous ne voulons pas perdre cet esprit d'innovation et de collaboration au sortir de la pandémie.
Deuxièmement, il est important de se concentrer sur le rôle des aidants dans le continuum de soins. Il est essentiel, dans le cadre de notre intervention, d'offrir aux aidants le soutien dont ils ont besoin pour que les aînés puissent rester en sécurité et en santé à la maison.
Troisièmement, les partenariats et les collaborations ont été au cœur de l'innovation et des interventions que nous avons vues au cours de la dernière année. Nous pouvons et nous devons encourager la collaboration et la coordination entre les organismes au lieu de favoriser la concurrence. Les aînés et leurs aidants ne s'en porteront que mieux.
Quatrièmement, nous aurions tort de ne pas mentionner l'incidence disproportionnée de la COVID‑19 sur les communautés de couleur — les communautés noire, autochtone et sud-asiatique en particulier. Nous devons redoubler d'ardeur pour lutter contre le racisme systémique et éliminer les obstacles et les inégalités qui en découlent.
Enfin, la nécessité de faire preuve de souplesse est une leçon à retenir pour les bailleurs de fonds. Les dirigeants locaux connaissent les besoins à l'échelle locale. Avec le soutien adéquat, ils trouveront les bonnes solutions. Nous nous attendons à une hausse des coûts des services, ce qui empêchera les organismes de fournir le même niveau de service dans les prochains mois. Ces organismes se sont mobilisés pendant cette crise et subissent d'énormes pressions. Nous devons les aider à maintenir leurs activités.
Le réseau Centraide United Way demeure résolu à aider les aînés alors que le Canada émerge de la troisième vague et cherche à rebâtir en mieux. Si nous voulons une reprise vigoureuse et équitable qui favorise le vieillissement en santé, nous devons appuyer les organismes communautaires dirigés par la communauté qui aident les aînés dans leur milieu de vie.
C'est particulièrement vrai pour les aînés des communautés les plus marginalisées, notamment les communautés noire et autochtone, et les aînés en situation vulnérable.
Je serai ravie de discuter davantage de n'importe laquelle de ces questions, au besoin.
Je vous remercie beaucoup de votre temps et de votre attention aujourd'hui.
Theresa Tam
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Theresa Tam
2021-05-21 11:09
Thank you, Chair and members of the Standing Committee on Health, for inviting me to speak to you today.
The Government of Canada has taken a whole-of-government approach in its response to the COVID-19 pandemic.
Every day we are achieving important milestones in Canada's vaccine rollout. In just five weeks, we have doubled the number of COVID-19 vaccine doses given across Canada, from 10 million doses administered by mid-April to almost 20 million doses administered to date. As of May 15, 55% of eligible adults have received at least one dose of COVID-19 vaccine.
As outlined in Canada's COVID-19 immunization plan, the goal throughout our campaign has been to enable as many Canadians as possible to be immunized as quickly as possible against COVID-19 while ensuring that high-risk populations are prioritized. In doing so, we will reduce serious illness and death while minimizing societal disruption.
To meet these goals, we have conscientiously relied on the accumulating scientific data, the emerging evidence and the guidance of public health experts to inform our decisions, strategies and recommendations. The Public Health Agency of Canada's vaccine rollout task force has been guided by committees of immunization experts such as the National Advisory Committee on Immunization and through close collaboration with provincial and territorial partners.
Grounding our approach in public health science and equity resulted in the identification of priority populations and the extended dose strategy currently in place. These strategies have been instrumental in meeting our public health goals and maximizing protection both for at-risk groups and the population overall.
Although the national daily number of COVID-19 cases remains high as we continue to feel the effects of a variant-driven third wave, there is reason to be optimistic, as public health measures are demonstrating an impact and vaccination coverage broadens. Over the past seven days, there has been a more than 25% decrease in daily cases, and compared to last week, the number of patients in hospitals has dropped by 10%. Nationally, deaths have decreased by 15% compared to last week.
The success of vaccinating priority populations first, specifically people 70 years of age and older and those living in congregate settings, is borne out by the observation that this age group has the lowest case rate nationally, and its hospitalization rate is also decreasing.
While nationally all age groups are seeing a decline in case rates, people aged 20 to 39 years old now represent the highest rate of infection. As additional age groups become eligible to book vaccines in different jurisdictions across the country, this highlights the importance of everyone stepping up to get their shot as soon as it becomes available to them.
We are committed to removing barriers to vaccination and building vaccine confidence. The success of the vaccination campaign relies on as many people as possible taking part. We are broadcasting this message loud and clear through the nationwide “Ripple Effect” communications campaign launched this week, which uses multiple multiple mass media formats to encourage vaccine uptake. I, myself, am reaching out to key priority groups such as personal support workers and key influencers such as faith leaders and YouTube personalities popular amongst younger adults.
The good news is that a strong majority of adults in Canada have indicated an intention to become vaccinated. However, despite this encouraging finding, we know that we must sustain our pace of vaccination even as coverage rates climb. As case rates come down and there is pressure to relax health measures, there remains a risk that those who face barriers to accessing vaccines will be left behind.
In this regard, community-based efforts to encourage vaccination will be crucial in the coming months. We know from experience that those approaches are effective. For instance, we have seen positive results in vaccine uptake using approaches that engage indigenous leaders and supporting, for instance, urban vaccine clinics operated by indigenous organizations, and we have seen success in reaching racialized and marginalized communities with information about vaccines by engaging individuals in their own languages and on platforms they already use.
Through dedicated funding, we are doing more to support the efforts of those with the expertise and capacity to promote vaccine confidence in their communities, especially in those communities experiencing health and social inequities or that have been disproportionately impacted by the COVID-19 pandemic.
The immunization partnership fund has provided $3 million per year since 2016, supporting 22 projects to increase vaccine uptake. In 2020 an additional $30.25 million was confirmed to fund more than 100 projects focused on capacity for health care providers and community-based programs, specifically social media campaigns, targeted resources and frontline interventions.
The vaccine community innovation challenge, funded with $1.5 million, supports projects in diverse communities to help spread the word about vaccines, increasing vaccine confidence through creative, community-driven and culturally appropriate means.
There is reason to be hopeful as we begin to feel the impacts of widening vaccine coverage across Canada, but we're not yet in the clear. Long-range modelling suggests that new cases will continue to decrease if current measures are sustained. We have an important window of opportunity to bring COVID-19 under control in Canada very soon, but it requires two key actions. The first is getting vaccinated as soon as it is possible to do so. The second is continuing to follow public health measures until it is truly safe for them to be relaxed. These two elements will provide the vaccination campaign the environment it needs to yield the highest possible results to protect Canadians and support the reopening that we all so eagerly await.
Thank you.
Merci, monsieur le président et membres du Comité de la santé, de m'avoir invitée à prendre la parole aujourd'hui.
Le gouvernement du Canada a adopté une approche pangouvernementale pour lutter contre la pandémie de COVID-19.
Chaque jour, nous franchissons des étapes importantes dans le déploiement des vaccins au Canada. En seulement cinq semaines, nous avons doublé le nombre de doses de vaccin contre la COVID-19 administrées au Canada, passant de 10 millions de doses administrées à la mi-avril à plus de 20 millions de doses administrées à ce jour. Et, en date du 15 mai, 55 % des adultes admissibles avaient reçu une première dose d'un vaccin contre la COVID-19.
Comme indiqué dans le Plan canadien d'immunisation contre la COVID-19, l'objectif de notre campagne a été de permettre au plus grand nombre de Canadiens possible de se faire vacciner le plus rapidement possible contre la COVID-19, tout en veillant à ce que les populations à haut risque soient priorisées. Ce faisant, nous réduirons les maladies graves et les décès tout en minimisant les perturbations sociétales.
Pour atteindre ces objectifs, nous nous sommes consciencieusement appuyés sur les données scientifiques accumulées, sur les nouvelles données et sur les conseils d'experts en santé publique pour éclairer nos décisions, nos stratégies et nos recommandations. Les décisions du Groupe de travail sur le déploiement des vaccins de l'Agence de la santé publique du Canada sont guidées par des comités d'experts en immunisation, comme le Comité consultatif national de l'immunisation, et par une étroite collaboration avec les partenaires provinciaux et territoriaux.
Fonder notre approche sur la science en santé publique et l'équité nous a permis de définir les populations prioritaires et d'établir la stratégie d'une deuxième dose donnée plus tard que prévu qui est actuellement en place. Ces stratégies ont joué un rôle essentiel dans l'atteinte de nos objectifs en santé publique en plus d'optimiser la protection des groupes à risque et de la population en général.
Même si le nombre quotidien de cas de COVID-19 au pays reste élevé alors que nous continuons à ressentir les effets d'une troisième vague liée aux variants, il y a lieu d'être optimiste, car les mesures de santé publique ont un impact et la couverture vaccinale s'étend. Au cours des sept derniers jours, il y a eu une diminution de plus de 25 % des cas quotidiens, et par rapport à la semaine dernière le nombre de patients hospitalisés a baissé de 10 %. À l'échelle nationale, les décès ont diminué de 15 % par rapport à la semaine dernière.
La vaccination des populations prioritaires en premier, en particulier les personnes de 70 ans et plus et celles vivant dans des lieux d'habitation collective, a porté ses fruits, comme le confirme le fait que ce groupe d'âge a le taux de cas le plus bas au pays et que son taux d'hospitalisation est également en baisse.
Alors qu'au niveau national, tous les groupes d'âge connaissent une baisse des taux de cas, les personnes de 20 à 39 ans ont désormais le taux d'infection le plus élevé. À mesure que d'autres groupes d'âge deviennent admissibles à la vaccination dans différentes administrations au pays, cela souligne l'importance pour chacun de se faire vacciner dès qu'il est possible de le faire.
Nous sommes déterminés à éliminer les obstacles à la vaccination et à accroître la confiance à l'égard des vaccins. Le succès de la campagne de vaccination repose sur la participation du plus grand nombre de personnes possible. Ce message est diffusé haut et fort par le biais de la campagne nationale de communication lancée cette semaine qui utilise le concept de l'effet d'entraînement et fait appel à de multiples médias de masse pour encourager la vaccination. Je m'adresse moi-même à des groupes prioritaires clés, tels que des travailleurs de soutien personnel, et des influenceurs clés tels que des chefs religieux et des personnalités de YouTube populaires parmi les jeunes adultes.
La bonne nouvelle, c'est que la grande majorité des adultes au Canada ont indiqué leur intention de se faire vacciner. Cependant, malgré cette constatation encourageante, nous devons maintenir le rythme de la vaccination à mesure qu'augmente la couverture vaccinale. Alors que le nombre de cas diminue et qu'il y a pression pour assouplir les mesures sanitaires, il y a toujours un risque que les personnes qui se heurtent à des obstacles pour accéder aux vaccins soient laissées pour compte.
À cet égard, les efforts communautaires visant à encourager la vaccination seront cruciaux dans les mois à venir. Nous savons par expérience que ces approches fonctionnent. En voici des exemples: nous avons constaté des résultats positifs dans les taux de vaccination grâce à des approches qui font appel aux dirigeants autochtones et qui soutiennent, par exemple, des cliniques de vaccination urbaines gérées par des organisations autochtones et nous avons aussi constaté qu'il est possible de renseigner les personnes des communautés racialisées et marginalisées sur les vaccins en communiquant dans leur langue et sur des plateformes qu'elles utilisent déjà.
Grâce à un financement réservé, nous soutenons davantage les efforts des personnes qui ont l'expertise et la capacité pour promouvoir la confiance envers les vaccins au sein de leur communauté, en particulier dans celles qui connaissent des inégalités sociales et sanitaires ou qui ont été touchées de manière disproportionnée par la pandémie de COVID-19.
Le Fonds de partenariat pour l'immunisation a fourni 3 millions de dollars par année depuis 2016; il appuie 22 projets visant à accroître les taux de vaccination. En 2020, un montant supplémentaire de 30,25 millions de dollars a été confirmé pour financer plus de 100 projets axés sur la capacité des fournisseurs de soins de santé et des programmes communautaires, plus précisément des campagnes dans les médias sociaux, des ressources ciblées et des interventions de première ligne.
Le Défi de l'innovation communautaire des vaccins, financé à hauteur de 1,5 million de dollars, soutient des projets au sein de communautés diversifiées visant à faire connaître les vaccins contre la COVID-19 et à inspirer confiance à l'égard des vaccins de façon originale et adaptée aux communautés et aux cultures.
Il y a lieu d'être optimiste alors que nous commençons à ressentir les effets de l'élargissement de la couverture vaccinale au Canada, mais nous ne sommes pas encore sortis du bois. Selon la modélisation à long terme, le nombre de nouveaux cas continuera de diminuer si les mesures actuelles sont maintenues. La conjoncture est idéale pour maîtriser la COVID-19 au Canada très bientôt, mais cela nécessite deux mesures clés: premièrement, se faire vacciner dès qu'il est possible de le faire, et deuxièmement, continuer à respecter les mesures de santé publique jusqu'à ce qu'il soit vraiment sécuritaire de les assouplir. Ces deux éléments fourniront à la campagne de vaccination l'environnement nécessaire pour produire les meilleurs résultats possibles afin de protéger les Canadiens et de favoriser la réouverture que nous attendons tous avec impatience.
Merci.
Traci Anderson
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Traci Anderson
2021-04-27 11:55
Yes, for new immigrants, indigenous communities and women in those communities, I think it's very challenging. Again, I think back to the lack of opportunities and being defined in those traditional roles.
Aside from our platform around child care and Internet, I feel that there need to be better opportunities for those women, such as jobs, connections to culture and just opportunities to connect into communities. I think of a project that we're doing locally here where we're providing recreational activities for youth, children and their moms who identify as immigrants in Canada.
I don't know, Shealah, if you would want to touch on that.
Oui, pour les nouveaux immigrants, les communautés autochtones et les femmes de ces communautés, je pense que c'est très difficile. Encore une fois, je pense au manque de possibilités et au fait d'être défini par ces rôles traditionnels.
En plus de notre programme concernant les services de garde d'enfants et Internet, je pense qu'il faut offrir de meilleures perspectives à ces femmes, comme des emplois, des liens culturels et des possibilités de s'intégrer dans les collectivités. Je pense à un projet que nous menons localement, où nous proposons des activités récréatives aux jeunes, aux enfants et à leurs mères qui s'identifient comme des immigrants au Canada.
Je ne sais pas, madame Hart, si vous voulez aborder ce sujet.
Shealah Hart
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Shealah Hart
2021-04-27 11:56
Sure, Traci.
I believe, of course, that we look at someone's identity and we start looking at the intersections, and that of course things like race and language present barriers for families. Whether they're indigenous folks or immigrants or they belong to a racialized population, we see even more struggles for those people than we do for the people who don't have those identities.
I think that in rural communities sometimes those people are further marginalized than they would be in urban centres. I think there's sometimes more wariness about new people coming into the community. Sometimes it's difficult to fit in or to be accepted when people seem so different from you. I think we definitely see more struggles when it comes to those populations, and we need to work hard to ensure that people who belong to those groups have the same opportunities that others in our rural communities have available to them.
As well, I think we need to pay special attention when we're considering the opportunities we're creating in our rural communities to make sure that they are fitting with the needs of unique families with unique circumstances and backgrounds, not only in recognizing their uniqueness as a wonderful thing, but in looking at those families and those individuals and saying, “Hey, we're going to help you, and what can you do to help us?” How can they both benefit so that they have a great learning exchange there, with everyone benefiting, growing and taking something incredible away from the opportunities that their partnerships are able to create?
Bien sûr, madame Anderson.
Je crois, bien entendu, que lorsque nous prenons en compte l'identité d'une personne, nous commençons à examiner les questions d'intersectionnalité et constatons, évidemment, que des éléments comme la race et la langue constituent des obstacles pour les familles. Qu'il s'agisse d'Autochtones, d'immigrants ou de personnes appartenant à une population racialisée, nous observons qu'elles éprouvent encore plus de difficultés que les personnes qui n'appartiennent pas à ces groupes.
Je pense que dans les collectivités rurales, ces personnes sont parfois plus marginalisées qu'elles ne le seraient dans les centres urbains. Je pense qu'il y a parfois plus de méfiance envers les nouvelles personnes qui arrivent dans la collectivité. Il est parfois difficile de s'intégrer ou d'être accepté lorsque vous avez affaire à des gens qui semblent très différents devous. Je pense qu'il est certain que ces populations connaissent plus de difficultés, et nous devons travailler fort pour nous assurer que les personnes qui appartiennent à ces groupes ont les mêmes possibilités que les autres dans nos collectivités rurales.
De même, je pense que nous devons accorder une attention particulière aux possibilités que nous créons dans nos collectivités rurales pour nous assurer qu'elles répondent aux besoins de familles uniques aux circonstances et aux antécédents uniques. Nous devons non seulement reconnaître que leur caractère unique est une chose extraordinaire, mais leur dire que nous allons les aider et leur demander ce qu'elles peuvent faire pour nous aider nous. Comment les deux parties peuvent-elles bénéficier d'enseignements mutuels, chacun profitant, grandissant et retirant quelque chose d'incroyable des possibilités que leurs partenariats sont en mesure de créer?
View Sonia Sidhu Profile
Lib. (ON)
Thank you, Madam Chair.
Thank you to all the witnesses for being here.
I know that Punjabi Community Health Services is providing important services to Bramptonians. Thank you for that.
I would like to direct my question to Ms. Dhillon.
Ms. Dhillon, we live in the same community. We see the impact of the pandemic every day in Brampton. We have heard in this committee how racialized communities have been disproportionately impacted by the pandemic. How can we ensure that they have access to health services and are supported as we recover economically?
Je vous remercie, madame la présidente.
Je remercie tous les témoins d'être ici.
Je sais que les Punjabi Community Health Services offrent des services importants à la population de Brampton, ce dont je vous remercie.
Je voudrais poser ma question à Mme Dhillon.
Madame Dhillon, nous vivons dans la même communauté et observons quotidiennement les répercussions qu'a la pandémie dans Brampton. Notre comité s'est fait dire à quel point les communautés racialisées ont été touchées de manière disproportionnée par la pandémie. Comment pouvons-nous veiller à ce que ces communautés aient accès aux services de santé et soient soutenues lors de la reprise économique?
Puneet Dhillon
View Puneet Dhillon Profile
Puneet Dhillon
2021-04-27 12:46
Thank you, Ms. Sidhu. This is a very important and much-needed question at this time. I'll try to answer it to the best of my capacities.
First, what I see as the solution to the problem that we Torontonians are all facing is that one barrier to accessing the services could be a lack of awareness about the resources that are present.
Another important barrier is lack of knowledge of the language, because most South Asian women who are homebound and are working at home and do not have access to any of those language instruction classes have very big barriers. Being a South Asian woman myself, I have also met many others who do not even know how to navigate with a GPS, how to connect to these resources, or even how to make a phone call, so language has become a huge barrier.
A third barrier, which has come since COVID-19, is mobility, because when we come here as immigrants, the major problem is that there is always a barrier to mobility, both from a financial point of view and physically. Sometimes South Asian women, especially Punjabi women, who want to go from here to there have to depend on their male counterparts in the family. They have to wait for them to come home from work and then for them to take them somewhere. This is one of the problems. I think awareness and education about all the resources available are the key. More connection between the community service organizations and the communities and a more diverse touch to these types of services will help us remove at least some of these barriers. This is my belief.
Je vous remercie, madame Sidhu, de poser une question très importante et bien nécessaire ces temps-ci. Je tenterai d'y répondre de mon mieux.
Pour ce qui est d'abord de la solution que j'entrevois pour le problème que les Torontois rencontrent tous, sachez qu'un manque de connaissance au sujet des ressources offertes pourrait nuire à l'accès aux services.
La méconnaissance de la langue constitue un autre obstacle, car la plupart des femmes sud-asiatiques qui restent à la maison et qui travaillent à domicile n'ont pas accès à des cours de langue, ce qui constitue un obstacle de taille. Étant moi-même Sud-Asiatique, je rencontre beaucoup d'autres femmes sud-asiatiques qui ne savent même pas comment utiliser un GPS, se connecter aux ressources ou même faire un appel téléphonique. La langue est donc devenue un énorme obstacle.
Un troisième obstacle s'est ajouté depuis le début de la pandémie de COVID-19, soit celui de la mobilité, car quand on arrive ici à titre d'immigrant, il y a toujours un problème de mobilité tant du point de vue financier que du point de vue physique. Les femmes sud-asiatiques, particulièrement celles d'origine pendjabi, qui veulent de déplacer dépendent parfois des membres masculins de leur famille. Elles doivent attendre qu'ils reviennent du travail pour les amener quelque part. Il y a ici un problème, dont la clé réside, selon moi, dans la sensibilisation et l'éducation sur les ressources offertes. L'amélioration des liens entre les organismes de services communautaires et les communautés et une offre plus diversifiée de services nous aideront à éliminer au moins une partie de ces obstacles, à mon avis.
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
Thank you very much, Madam Chair.
I thank the witnesses for being with us today to talk about the realities of women in our country, and specifically the experience of immigrant women and the different realities they face depending on whether they are settling in a rural or urban setting.
First, I would like to hear more about invisible work. As we know, invisible work is already disproportionately taken on by women. All three of you have addressed this issue in your own way.
Ms. Chouakri, can you tell us in what ways this reality manifests itself more for immigrant and racialized women?
Merci beaucoup, madame la présidente.
Je remercie les témoins d'être parmi nous aujourd'hui pour nous parler des réalités que vivent les femmes de chez nous, et plus particulièrement de l'expérience des femmes immigrantes et des réalités différentes qu'elles vivent selon que leur intégration se fait en milieu rural ou en milieu urbain.
Tout d'abord, j'aimerais entendre parler davantage du travail invisible. Comme on le sait, le travail invisible est déjà pris en charge disproportionnellement par les femmes. Vous avez toutes les trois abordé cette question à votre manière.
Madame Chouakri, pouvez-vous nous dire de quelle façon cette réalité se manifeste davantage pour les femmes immigrées et racisées?
Yasmina Chouakri
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Yasmina Chouakri
2021-04-27 12:54
As I said, they share the same problems as all women in terms of invisible work, that is, all of the domestic tasks, and child care or care for a dependent relative; however, all of the barriers they face increase this invisible work and the mental burden that comes with it. This is especially true for newcomers, women who have been in the country for less than five years. For them, there is also the obligation to understand the functioning of the host society, the labour market, the francization system or the education system, for example, if they want to return to school. They have to deal with all of this, while they have lost the traditional support network they had in their country of origin. Often the traditional networks are based on an extended family model or a larger family structure, where raising children is not the responsibility of one couple, but of the whole family. They have lost all that and have not had time to rebuild a new support network. They don't necessarily know the networks that are in place, either.
At the Réseau d'action pour l'égalité des femmes immigrées et racisées du Québec, the organization I work for, we conducted an investigation about the impact of the pandemic on immigrant women.
In the first instance, several immigrant women reported that they found it extremely difficult and burdensome to cope with the family overload of caring for children and schooling at home, especially during the total lockdown. These women were in great need of respite and support from the school system, child care, homework help, and so on. They were not necessarily prepared to live with the consequences of the COVID-19 pandemic.
I would like to highlight another of the most important findings that came out of our survey. This was briefly discussed earlier. In fact, many immigrant women who are not fluent in the host country's language told the stakeholders we interviewed that they do not have access to information about resources available in their language. Thus, the only information they can get is from a family member, which does not guarantee access to the right information. Many of these women therefore made a joint request. Since these women often have not yet had the opportunity to learn the language of the host country, they would like to have access to information in languages other than French and English about the range of resources that are available to them, whether it is government assistance or resources that are available to them if they are ever abused, for example.
Comme je l'ai dit, elles partagent les mêmes problèmes que l'ensemble des femmes en matière de travail invisible, c'est-à-dire l'ensemble des tâches domestiques et des soins à fournir aux enfants ou à un proche à charge, cependant tous les obstacles auxquels elles font face augmentent ce travail invisible et la charge mentale qui l'accompagne. Cela est particulièrement le cas pour les nouvelles arrivantes, soit les femmes qui sont au pays depuis moins de cinq ans. Pour elles s'ajoute l'obligation de comprendre le fonctionnement de la société d'accueil, du marché du travail, du système de francisation ou du système d'éducation, par exemple, si elles veulent retourner aux études. Elles doivent faire face à tout cela, alors qu'elles ont perdu le réseau d'entraide traditionnel qu'elles avaient dans leur pays d'origine. Souvent, les réseaux traditionnels s'appuient sur un modèle de famille élargie ou de structure familiale plus importante, où l'éducation des enfants n'est pas le propre d'un couple, mais une responsabilité assumée par toute la famille. Elles ont perdu tout cela et elles n'ont pas eu le temps de reconstruire un nouveau réseau d'entraide. Elles ne connaissent pas forcément les réseaux en place, non plus.
Au Réseau d'action pour l'égalité des femmes immigrées et racisées du Québec, l'organisme pour lequel je travaille, nous avons mené une enquête au sujet des répercussions de la pandémie sur les femmes immigrantes.
Dans un premier temps, plusieurs femmes immigrantes ont dit avoir trouvé extrêmement difficile et lourd d'assumer la surcharge familiale découlant des soins aux enfants et de la scolarité à la maison, surtout pendant le confinement total. Ces femmes avaient un important besoin de répit et d'accompagnement quant au système scolaire, aux soins aux enfants et à l'aide aux devoirs, entre autres. Elles n'étaient pas forcément préparées à vivre les conséquences de la pandémie de COVID-19.
J'aimerais souligner un autre élément parmi les plus importants qui sont ressortis de notre enquête. La question a été brièvement abordée plus tôt. En fait, beaucoup de femmes immigrantes qui ne maîtrisent pas la langue du pays d'accueil ont dit aux intervenantes interviewées ne pas avoir accès à l'information sur les ressources offertes dans leur langue. Ainsi, la seule information qu'elles peuvent obtenir leur provient d'un membre de la famille, ce qui ne garantit pas l'accès à la bonne information. Bon nombre de ces femmes ont donc formulé une demande commune. Puisqu'il est fréquent que ces femmes n'aient pas encore eu l'occasion d'apprendre la langue du pays d'accueil, elles aimeraient qu'il y ait moyen d'obtenir dans des langues autres que le français et l'anglais de l'information sur l'ensemble des ressources qu'il existe, qu'il s'agisse des mesures d'aide offertes par le gouvernement ou des ressources à leur disposition si jamais elles sont victimes de violence, à titre d'exemple.
View Lenore Zann Profile
Lib. (NS)
Thank you, everybody, for being here, and thank you for your comments in the House at second reading. They were very interesting.
I'd also like to thank Dr. Waldron for being here today, because she really has been the inspiration for me for presenting this bill, Bill C-230, the National Strategy to Redress Environmental Racism Act
Colleagues, like systemic racism, environmental racism is something that, sadly, has been part of the fabric of Canada for too many years. Environmental racism refers to the fact that communities of colour are disproportionately burdened with health hazards due to policies and practices that have been forced upon them and forced them to live in proximity to sources of toxic waste, such as dumps, toxic waste sites, sewage works, mines, landfills, power stations, chemical plants, major roads and emitters of airborne particulate matter. As a result, these communities suffer greatly and they suffer greater rates of health problems attendant on hazardous pollutants.
Although the term “environmental racism” seems new to some, it was actually coined in 1982 by African American civil rights leader Benjamin Chavez, who described it as “racial discrimination in environmental policy-making, the enforcement of regulations and laws, the deliberate targeting of communities of colour for toxic waste facilities, the official sanctioning of the life-threatening presence of poisons and pollutants in our communities, and the history of excluding people of colour from leadership of the ecology movements.”
Public awareness has grown about this issue in the last number of years and there is no doubt in my mind that the time has come for government to act both to acknowledge and address the issue. Surely we owe this to all Canadians.
I am sure that as lawmakers we all can agree it is a human right for all Canadians to have clean air and water in their communities. I know our government is working very hard to make sure that happens.
I did become aware of this issue only about seven years ago when I first met Dr. Ingrid Waldron when she explained what her research and data collecting was proving about the existence of environmental racism in Nova Scotia. If anyone still questions the reality of environmental racism, I really recommend Dr. Waldron's book, There's Something In The Water, or to watch the Netflix documentary based on the book.
The short summary of the bill requires that the Minister of Environment, in consultation with representatives of provincial and municipal governments of indigenous communities and other affected communities develop a national strategy to promote efforts across Canada to redress the harm caused by environmental racism. It also provides for reporting requirements in relation to the strategy and collecting data, including on the socio-economic circumstances and the physical and mental effects on communities across Canada that are affected by environmental racism.
We know that these effects are wide-ranging, from skin rashes and upset stomachs, to more serious illness, such as respiratory illness, cardiovascular disease, reproductive morbidity, including pre-term births and babies born with Down's syndrome, as well as various cancers that disproportionately affect women.
There is evidence that many chronic diseases in indigenous communities, for instance, are not primarily due to genetics or internal factors, but actually to external factors, that is, what's in the air, in the water, in our environment.
I am grateful to members who have already supported my bill thus far, including the member for Saanich—Gulf Islands, who seconded Bill C-230.
I would suggest that this is an example of what Canadians truly want to see in their government, especially in these dangerous times, parliamentarians working together to improve life for all Canadians.
Bill C-230 is a bill that would make Canada an international leader in addressing environmental, social and public health issues that impact indigenous, Black and other racialized and vulnerable communities from coast to coast to coast.
This issue has become even more urgent, I would say, in light of the growing public awareness of systemic racism and the epidemic of racism, misogyny, gender-based violence and femicide that the COVID-19 pandemic has stoked, since it has disproportionately impacted vulnerable communities.
Please do the right thing, colleagues, and support Bill C-230.
The strategy must include measures to: examine the link between race and socio-economic status and environmental risk; collect information and statistics relating to the location of environmental hazards; collect information and statistics relating to negative health outcomes in communities that have been affected; and assess the administration and enforcement of environmental laws in each province.
It must also include measures to address environmental racism, including: possible amendments to federal laws, policies and programs; the involvement of community groups in environmental policy-making; compensation for individuals or communities; ongoing funding for affected communities; and access of affected communities to clean air and water.
With that, colleagues, I will leave it there.
Dr. Waldron will continue.
Tout d'abord, merci à tous d'être ici, et merci de vos interventions à l'étape de la deuxième lecture à la Chambre. Le débat a été très intéressant.
J'aimerais aussi remercier Mme Waldron d'être parmi nous aujourd'hui. C'est elle qui m'a inspirée à présenter le projet de loi C-230 sur l'élaboration d'une stratégie nationale visant à remédier au racisme environnemental.
Chers collègues, tout comme le racisme systémique, le racisme environnemental fait malheureusement partie intégrante de la société canadienne depuis trop longtemps. Le racisme environnemental fait référence au fait que les communautés de couleur sont disproportionnellement exposées aux risques pour la santé découlant de politiques et de pratiques qui leur ont été imposées et qui les obligent à vivre à proximité de sources de déchets toxiques. On pense par exemple aux dépotoirs, aux sites de déchets toxiques, aux réseaux d'égouts, aux mines, aux sites d'enfouissement, aux centrales électriques, aux usines chimiques, aux grands axes routiers et aux émetteurs de particules en suspension dans l'air. Cette exposition fait en sorte que ces communautés souffrent énormément et présentent des taux plus élevés de problèmes de santé attribuables aux polluants dangereux.
Le terme « racisme environnemental » peut sembler nouveau pour certains, mais il a été créé en 1982 par Benjamin Chavez, un grand défenseur afro-américain des droits civils, pour désigner la discrimination raciale dans les politiques environnementales, l'application des lois et des règlements, le ciblage délibéré des communautés de couleur pour l'implantation d'installations de gestion des déchets toxiques, l'approbation officielle de la présence de poisons et de polluants mortels dans nos communautés, et l'exclusion historique des personnes de couleur dans les hautes sphères des mouvements écologiques.
Depuis quelques années, le public prend de plus en plus conscience de ces enjeux et le gouvernement n'a plus vraiment le choix d'agir pour reconnaître le problème et chercher des solutions. Nous le devons à l'ensemble de la population canadienne.
Je suis persuadée qu'en tant que législateurs, nous pouvons tous reconnaître le droit fondamental de tous les Canadiens d'avoir accès à de l'air pur et à de l'eau propre dans leurs communautés. Je sais que notre gouvernement travaille d'arrache-pied pour réaliser cet objectif.
J'ai pris conscience de ce problème il y a sept ans seulement, quand j'ai rencontré Mme Ingrid Waldron. Elle m'a alors expliqué que ses recherches et les données qu'elle avait recueillies avaient permis d'établir l'existence de racisme environnemental en Nouvelle-Écosse. Si quelqu'un doute encore de la réalité du racisme environnemental, je lui recommande fortement de lire le livre de Mme Waldron, There's Something in the Water, ou de regarder le documentaire inspiré du livre sur Netflix.
Selon le sommaire du projet de loi, le ministre de l'Environnement, en consultation avec des représentants des gouvernements provinciaux, des administrations municipales, des collectivités autochtones et d'autres collectivités touchées, doit élaborer une stratégie nationale visant à promouvoir les initiatives, dans l'ensemble du Canada, pour remédier aux préjudices causés par le racisme environnemental. Le projet de loi prévoit également des exigences en matière de rapport relativement à la stratégie et de collecte de données, notamment sur les conditions socioéconomiques et les effets sur la santé physique et mentale au sein des communautés du Canada touchées par le racisme environnemental.
Nous savons que les effets sont multiples, allant des éruptions cutanées aux troubles gastriques, et que dans certains cas ils entraînent des troubles plus graves comme les maladies respiratoires ou cardiovasculaires, la morbidité génésique, qui englobe les naissances prématurées et les bébés ayant une trisomie 21, ainsi que divers cancers qui touchent les femmes de manière disproportionnée.
Il a été prouvé que dans le cas de nombreuses maladies chroniques qui frappent notamment les communautés autochtones, les causes principales ne sont pas des facteurs génétiques ou internes, mais plutôt des facteurs externes, c'est-à-dire ce qui se trouve dans l'air, dans l'eau ou dans l'environnement.
Je suis très reconnaissante aux députés qui se sont prononcés en faveur de mon projet de loi, y compris la députée de Saanich—Gulf Islands, qui a appuyé le projet de loi C-230.
Je crois que c'est exactement ce que les Canadiens attendent de leur gouvernement, surtout en ces temps difficiles. Ils souhaitent que les parlementaires travaillent main dans la main pour améliorer la vie de tous les Canadiens.
L'adoption du projet de loi C-230 ferait du Canada un chef de file mondial dans la lutte contre les problèmes environnementaux, sociaux et de santé publique qui touchent les communautés autochtones, noires et d'autres communautés racialisées et vulnérables à l'échelle du pays.
L'urgence du problème se fait particulièrement sentir avec la sensibilisation croissante du public au racisme environnemental et la flambée des actes racistes et misogynes, de la violence fondée sur le sexe et des féminicides depuis le début de la pandémie de COVID-19. Les répercussions ont été disproportionnées pour les communautés vulnérables.
Chers collègues, je vous en prie, prenez la bonne décision et appuyez le projet de loi C-230.
La stratégie devra comprendre des mesures qui permettront d'étudier le lien entre la race, le statut socioéconomique et le risque environnemental; de recueillir de l'information et des statistiques sur l'emplacement des sources des dangers environnementaux, ainsi que sur les effets nocifs pour la santé des communautés touchées, et d'évaluer l'administration et l'application des lois environnementales dans chaque province.
Elle devra aussi inclure des mesures pour lutter contre le racisme environnemental, qui viseraient par exemple à revoir les lois, les politiques et les programmes fédéraux; à favoriser la participation de groupes communautaires à l'élaboration des politiques environnementales; à indemniser des particuliers ou des communautés, ou à assurer l'accès des communautés touchées à de l'air pur et à de l'eau propre.
Voilà. Je vais m'arrêter là.
Mme Waldron pourra vous en dire davantage.
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