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Lib. (QC)
Thank you, Mr. Chair.
It is a pleasure to be with you today, Mr. Chair.
China’s increasing authoritarianism and coercive diplomacy are challenges for democracies around the world. All countries are reassessing and realigning their engagement with China, and Canada is no exception.
We are all trying to decide how we can reconcile our trade objectives, our security objectives and our human rights objectives. Given the circumstances, our approach to China is constantly evolving. It is firmly guided by our principles, values and interests, while acknowledging the complexity of our relationship.
China is rapidly becoming a global influence with which all countries must learn to coexist. That means that we must recognize situations in which it is necessary to cooperate with China, for example on global problems like climate change. However, it also means that we are competing with China when it comes to trade and to promoting our values.
It also implies challenging China when human rights are violated or Canadian citizens and interests are jeopardized.
We must continue to work with our partners around the world to protect the rules-based international order and defend human rights and freedoms. Those are fundamental Canadian values that underpin our foreign policy.
Let me be clear. A path to any kind of long-term relationship with China implies the safe return of Michael Kovrig and Michael Spavor to Canada. Mr. Kovrig and Mr. Spavor have been unlawfully detained for more than 900 days. Bringing them home is and must remain our top priority in our dealings with China, period. Both men received regular visits two weeks ago from consular officials, who remarked on their impressive strength and resilience. We continue to call for their release while pressing China to allow consular access to other Canadian citizens held in that country, namely Mr. Huseyin Celil, so that we can confirm his well-being. We also seek clemency for Robert Schellenberg and for all Canadians facing the death penalty.
Alongside international partners, we continue to call out China for its bad behaviour. We have called on China to put an end to the systematic campaign of repression against Uighurs and other Muslim ethnic minorities in light of mounting evidence of forced labour, political re-education, torture and forced sterilization. We announced sanctions against four officials and one entity for their involvement.
We are also working with allies at the G7 Quad and Five Eyes to condemn China's growing militarization in the East China Sea and the South China Sea, where China claims vast areas, which fuels regional tensions.
China's economic might has emboldened its ambitions and interests beyond the Asia-Pacific region, where it has enjoyed enormous clout for centuries, to span the entire globe, including here in Canada. Growing competition with China and the pervasive use of digital technology forces us to work with other governments, businesses and universities to protect intellectual property and digital infrastructure and even to shield our democratic institutions from foreign interference and election meddling.
Hostile activities by state actors pose strategic long-term threats to Canada. They can undermine our nation's economic, industrial, military and technological advantages. Researchers and innovators, for example, are vulnerable to espionage and hacking.
Last September, the Minister of Innovation, Science and Industry launched the new portal called Safeguarding Your Research, which provides tools and advice to Canadians on how best to protect their intellectual property.
In March, the ministers of Public Safety and Innovation, Science and Industry announced the development of specific risk guidelines to integrate national security considerations into the evaluation and funding of research partnerships.
We are also working with other G7 countries to counter foreign interference, notably through the Canadian initiative called “rapid response mechanism”, which strengthens coordination across the G7 in identifying, preventing and responding to threats to G7 democracies through disinformation.
Unfortunately, we are currently seeing a resurgence in anti-Asian hate, since the beginning of the pandemic, in Canada and around the world.
Canadians of Chinese and Asian heritage are our neighbours, our colleagues, our friends and our family members. They should never feel that they are in danger or threatened because of their origin.
Merci, monsieur le président.
Monsieur le président, c'est un plaisir pour moi d'être parmi vous aujourd'hui.
L'autoritarisme croissant et la diplomatie coercitive de la Chine constituent des défis pour les démocraties du monde entier. Tous les pays réexaminent et réorientent leur engagement avec la Chine, et le Canada ne fait pas exception.
Nous cherchons tous à déterminer comment nous pouvons réconcilier nos objectifs commerciaux, nos objectifs en matière de sécurité et nos objectifs en matière de droits de la personne. Dans ce contexte, notre approche à l'égard de la Chine est en constante évolution. Elle est fermement guidée par nos principes, nos valeurs et nos intérêts, tout en reflétant la complexité de notre relation.
La Chine devient rapidement une influence mondiale avec laquelle tous les pays doivent apprendre à coexister. Cela signifie qu'il faut reconnaître les situations où il est nécessaire de coopérer avec la Chine, par exemple, lorsqu'il s'agit de problèmes mondiaux, comme le changement climatique. Cependant, cela signifie également que nous sommes en concurrence avec la Chine d'un point de vue commercial et en ce qui touche la promotion de nos valeurs.
Cela sous-entend également de contester la Chine lorsque des droits de la personne sont bafoués ou que des citoyens et des intérêts canadiens sont mis en péril.
Nous devons continuer à travailler avec nos partenaires du monde entier pour protéger l'ordre international fondé sur des règles et défendre les droits et libertés de la personne. Ce sont là des valeurs canadiennes fondamentales au coeur de notre politique étrangère.
Je serai clair. Toute forme de relation à long terme avec la Chine dépend du retour en toute sécurité de Michael Kovrig et de Michael Spavor au Canada. M. Kovrig et M. Spavor sont détenus illégalement depuis plus de 900 jours. Leur retour à la maison est et doit rester notre priorité absolue dans nos relations avec la Chine, point final. Il y a deux semaines, les deux hommes ont reçu la visite périodique habituelle d'agents consulaires, qui soulignent leur force et leur résilience impressionnantes. Nous continuons à réclamer leur libération tout en pressant la Chine de nous accorder l'accès consulaire aux autres citoyens canadiens détenus sur son territoire, dont M. Huseyin Celil, afin que nous puissions confirmer son bien-être. Nous demandons également la clémence pour Robert Schellenberg et pour tous les Canadiens condamnés à la peine de mort.
De concert avec nos partenaires internationaux, nous continuons de dénoncer les mauvais comportements de la Chine. Nous avons demandé à la Chine de mettre fin à sa campagne de répression systématique contre les Ouïghours et les autres minorités ethniques musulmanes, à la lumière des preuves écrasantes de travail forcé, de rééducation politique, de torture et de stérilisation forcée. Nous avons annoncé des sanctions contre quatre représentants de l'État et une entité pour leur implication dans cette répression.
Nous travaillons également avec nos alliés du G7 et du Groupe des cinq pour condamner la militarisation croissante de la Chine en mer de Chine orientale et en mer de Chine méridionale, où la Chine revendique de vastes zones, ce qui alimente les tensions dans la région.
La puissance économique de la Chine a renforcé ses ambitions et ses intérêts au‑delà de la région Asie-Pacifique, où elle jouit d'une influence énorme depuis des siècles; ses visées s'étendent désormais à la planète entière, y compris au Canada. La concurrence croissante avec la Chine et l'omniprésence de la technologie numérique nous obligent à travailler avec d'autres gouvernements, avec les entreprises et les universités pour protéger la propriété intellectuelle et l'infrastructure numérique, et même pour protéger nos institutions démocratiques contre l'ingérence étrangère et l'ingérence dans les élections.
Les activités hostiles d'acteurs étatiques constituent des menaces stratégiques à long terme pour le Canada. Elles peuvent compromettre nos avantages économiques, industriels, militaires et technologiques. Les chercheurs et les innovateurs, entre autres, sont vulnérables à l'espionnage et au piratage.
En septembre dernier, le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie a lancé le nouveau portail intitulé Protégez votre recherche, qui fournit des outils et des conseils aux Canadiens sur la meilleure façon de protéger leur propriété intellectuelle.
En mars, les ministres de la Sécurité publique et de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie ont annoncé l'élaboration de lignes directrices spéciales sur les risques afin d'intégrer les considérations de sécurité nationale à l'évaluation et au financement des partenariats de recherche.
Nous travaillons également avec les autres pays du G7 à contrer l'ingérence étrangère, notamment au moyen de l'initiative canadienne intitulée « Mécanisme d'intervention rapide », qui renforce la coordination au sein du G7 pour repérer, prévenir et contrer les menaces que la désinformation fait peser sur les démocraties du G7.
Malheureusement, nous observons présentement une recrudescence de la haine antiasiatique depuis le début de la pandémie au Canada et partout dans le monde.
Des Canadiens d’origine chinoise et asiatique sont nos voisins, nos collègues, nos amis et des membres de notre famille. Ils ne devraient jamais se sentir en danger ou menacés à cause de leur origine.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Thank you, Mr. Chair, and I want to thank our witnesses for their courageous advocacy and important testimony.
Ms. Lhamo spoke about the serious problem of the conflation of anti-CCP sentiment with anti-Asian racism and the way in which the government of China seeks to co-opt progressive discourse to cover for its own deeply racist and colonial policies.
Last week in question period, in response to legitimate questions raised about national security issues, we saw this kind of conflation between anti-CCP statements and anti-Asian racism advanced by the Prime Minister himself. We know that this false conflation is itself a serious threat to Asian Canadians. The idea that Asian Canadians are somehow an extension of the CCP is a deeply racist idea, and it also feeds into the Government of China's narrative, which seeks to threaten Asian Canadians to do its bidding.
I'd like to hear from both of the witnesses as to what their response was to the Prime Minister's comments last week, and what we can do, as politicians, to clearly establish the difference between criticizing the CCP and anti-Asian racism.
Merci, monsieur le président. Je remercie les témoins de leurs témoignages importants et de leur plaidoyer courageux.
Mme Lhamo a parlé du grave problème de la confusion entre l'aversion pour le PCC et le racisme anti-asiatique et de la façon dont le gouvernement de la Chine cherche à endosser des discours progressistes pour faire oublier ses propres politiques profondément racistes et colonialistes.
Lors de la période de questions, la semaine dernière, en réponse à des questions légitimes sur la sécurité nationale, nous avons été témoins de ce genre de confusion entre des affirmations contre le PCC et le racisme anti-asiatique dans les propos du premier ministre lui-même. Nous savons que ce faux amalgame constitue en soi une menace contre les Canadiens d'origine asiatique. L'idée selon laquelle les Canadiens d'origine asiatique seraient comme une extension du PCC est profondément raciste et alimente le discours du gouvernement chinois, qui cherche à menacer les Canadiens d'origine asiatique pour qu'ils se plient à ses volontés.
J'aimerais entendre ce que les deux témoins ont à répondre aux commentaires formulés par le premier ministre la semaine dernière et savoir ce que nous pouvons faire, en notre qualité de politiciens, pour établir une différence claire entre les critiques contre le PCC et le racisme anti-asiatique.
Rukiye Turdush
View Rukiye Turdush Profile
Rukiye Turdush
2021-05-31 18:42
I would like to answer this question.
I think our Prime Minister is really confused. I don't think that the CCP and anti-Asian racism have to be considered or seen as together, because the CCP, the Communist Party, is ruling the Chinese people and in many places in the Chinese community in Canada and elsewhere. Chinese people and the CCP are totally different. Most of them are brainwashed. They are manipulated.
If we are against the CCP, that does not mean we're against the Chinese people. It's nothing to do with racism or anti-Asian...or anything. I really didn't get why he said that.
J'aimerais répondre à cette question.
Je crois que notre premier ministre est vraiment confus. Je crois qu'il faut éviter d'amalgamer le PCC et le racisme anti-asiatique, parce que le PCC, le Parti communiste chinois, garde une emprise sur les Chinois à bien des endroits au sein de la communauté chinoise, au Canada comme ailleurs. Le peuple chinois et le PCC sont deux choses totalement distinctes. La plupart des Chinois sont endoctrinés. Ils sont manipulés.
Cependant, si l'on est contre le PCC, on n'est pas pour autant contre le peuple chinois. Cela n'a rien à voir avec le racisme ou un sentiment anti-asiatique, vraiment pas. Je n'ai vraiment pas compris pourquoi il a fait une telle affirmation.
Chemi Lhamo
View Chemi Lhamo Profile
Chemi Lhamo
2021-05-31 18:43
Thank you, MP Genuis, for that question.
If you want to tackle anti-Asian racism, the first way to address that is by listening to the Asian voices in your country—your constituents. To folks who claim to be standing up against anti-Asian hatred or racism, please listen to your constituents; listen to the Asian voices.
As an Asian woman, let me tell you, there is a bigger target on my back, and conflating the idea of anti-CCP with anti-Asian is much more or further disrespect to Asian folks. I say this because Asia is much larger than just China. There are 40 other different countries. That is not only just a disservice to other Asian Canadians; it is also a disservice to Chinese Canadians.
There is a serious issue. There has been a huge rise in anti-Asian sentiment. There has been an over 700% rise I think in the Vancouver area. How are we addressing that? Are we going to be getting stuck in the politics of what is anti-Asian or anti-CCP, or are we going to start addressing the actual issues that are being faced by Canadians? It's as simple as that.
Je vous remercie de cette question, monsieur Genuis.
Si vous voulez vous attaquer au racisme anti-asiatique, la première chose à faire serait d'écouter la voix des Asiatiques qui vivent dans votre pays, la voix de vos électeurs. C'est ce que j'ai à dire aux gens qui prétendent s'élever contre la haine ou le racisme anti-asiatique: veuillez écouter vos électeurs, veuillez écouter les voix asiatiques.
En tant que femme asiatique, je peux vous dire que je me sens particulièrement visée et que pour moi, cette confusion entre l'aversion pour le PCC et le racisme anti-asiatique constitue un énorme manque de respect envers les personnes d'origine asiatique. Je rappelle que l'Asie s'étend bien au-delà de la Chine. Elle comprend 40 autres pays. Non seulement cela nuit-il aux autres Canadiens d'origine asiatique, mais cela nuit aux Canadiens d'origine chinoise.
C'est un grave problème. Le sentiment anti-asiatique a explosé. Il a augmenté de plus de 700 % dans la région de Vancouver, je crois. Comment pouvons-nous remédier à la situation? Allons-nous nous enliser dans la rhétorique politique sur ce qui constitue un sentiment anti-asiatique ou de l'aversion pour le PCC ou allons-nous enfin commencer à nous attaquer aux réels problèmes auxquels sont confrontés tant de Canadiens? Ce n'est pas plus compliqué.
View Shannon Stubbs Profile
CPC (AB)
View Shannon Stubbs Profile
2021-05-31 20:26
Thanks, Chair. I appreciate it.
Thank you to both of the witnesses for being here. It's overwhelming, isn't it? One hardly even knows where to start with questions.
Cherie, I'm struck by your repeated point, and, Kyle, by yours too, that this state infiltration by China's communist regime is not new and has been going on since the 1990s—the intimidation and and threatening of people in China and around the world. It must feel like authorities and governments don't grasp the seriousness of this when, as individuals, you're sent between the variety of law enforcement agencies and different offices and offered a tip line. You see events like in the U.S. where they've made arrests under Operation Fox Hunt, and our government says that it needs to do more, but it's hard to identify if those things are happening.
Cherie, can I ask you a question about the discussion of all of this? Like others have said here, I think this is really new to a lot of Canadians—and shamefully, maybe for all of us—but I think it's really our obligation as members of Parliament to be asking hard questions about this and getting to solutions like you have proposed.
Do you have any comments about what could be the conflation of legitimate questions about the safety and security of individuals and national security threats posed by the communist regime with anti-Asian racism? Do you have any views on what that does to the conversation or to efforts to try to get at the facts and to solutions?
Je vous remercie, monsieur le président. Je vous en suis reconnaissante.
Je remercie les deux témoins d'être avec nous. C'est accablant, n'est-ce pas? Je ne sais même pas par où commencer.
Madame Wong, je suis étonnée de ce que vous avez dit à maintes reprises, et vous aussi, monsieur Matthews, à savoir que l'infiltration étatique du régime communiste chinois n'est pas récente et date des années 1990 — je parle de l'intimidation et de la menace des gens en Chine et dans le monde. Vous devez avoir l'impression que les autorités et les gouvernements ne saisissent pas la gravité de la situation lorsque les différents organismes d'application de la loi et bureaux se renvoient la balle, puis qu'on vous propose une ligne d'information. Vous voyez ce qui se passe aux États-Unis, où des arrestations sont faites dans le cadre de l'opération « Chasse au renard ». Notre gouvernement dit qu'il doit en faire plus, mais il est difficile de savoir s'il tient sa parole.
Madame Wong, puis-je vous poser une question sur les discussions à ce chapitre? Comme d'autres l'ont dit, je pense que bon nombre de Canadiens n'étaient vraiment pas au courant — peut-être même nous tous, hélas. En tant que députés, nous avons vraiment l'obligation de poser des questions difficiles à ce sujet et de trouver des solutions comme celles que vous avez proposées.
Avez-vous des commentaires sur le croisement entre les questions légitimes à propos de la sécurité des personnes et des menaces à la sécurité nationale que posent le régime communiste et le racisme envers les Asiatiques? Avez-vous une idée de l'effet que cela peut avoir sur la conversation ou sur les efforts visant à établir les faits et à trouver des solutions?
Cherie Wong
View Cherie Wong Profile
Cherie Wong
2021-05-31 20:27
As someone who is Asian, who is a dissident of the CCP and who is a Canadian, I have often been asked to choose sides and told that I can only do one and not the other.
I think, first and foremost, that we need to draw a difference between the Chinese communities, the ethnic Chinese communities, versus Hong Kongers, Tibetans, Uighurs and so on. They have often been conflated as one, and it's really harmful.
Put a difference between these communities and the CCP. In fact, the Chinese people are victims of the CCP regime. We are living such a horror because of the CCP, so holding the CCP accountable needs to be a separate discussion from conflating it as an anti-Asian racism issue.
This geopolitical tension has definitely triggered a rise in anti-Asian racism, and this why we have to be very careful in the terminologies that we use and the intentions, but also know that intention is not everything. Sometimes the action itself will be enough to hurt the community, and that's why always [Technical difficulty—Editor] centre the communities' needs, centre the dissident communities' needs in all of your policy decision-making, because we're the ones who have been bearing the brunt of these kinds of attacks, harassment and influence.
En tant que Canadienne d'origine asiatique qui s'oppose au PCC, on m'a souvent demandé de choisir mon camp sous prétexte que je ne pouvais aller que dans une direction, et pas dans l'autre.
Je pense avant tout que nous devons établir une distinction entre les communautés chinoises, les communautés ethniques chinoises, et les Hongkongais, les Tibétains, les Ouïghours et les autres groupes. Ils ont souvent été confondus, ce qui est vraiment préjudiciable.
Il faut distinguer ces communautés du PCC. En réalité, le peuple chinois est victime du régime du PCC. Nous vivons une telle horreur à cause du parti. Il faut donc tenir le PCC responsable sans faire d'amalgame avec le racisme à l'encontre des Asiatiques.
Cette tension géopolitique a assurément exacerbé le racisme envers les Asiatiques. C'est pourquoi une grande prudence est de mise ayant trait à la terminologie et aux intentions. Sachez aussi qu'une intention n'est pas assez. Parfois, l'action suffira à causer du tort à la communauté, et c'est pourquoi il faut toujours [Difficultés techniques] placer les besoins des communautés et ceux des communautés dissidentes au coeur de toutes vos décisions politiques, parce que c'est nous qui supportons le poids de ces attaques, du harcèlement et de l'influence.
View Marci Ien Profile
Lib. (ON)
View Marci Ien Profile
2021-03-29 12:11
Thank you so much, Mr. Chair. You're doing an excellent job today.
Thank you to our witnesses for being here.
Mr. Chan, I want to start with you and focus on hate speech, if I might, for a bit. We have seen what has happened with anti-Asian hate. A lot of it was born on social media and ramped up because of that. It has been reported that per capita there is more anti-Asian hate and there are more incidents thereof in Canada, in fact, than in the United States.
I'm just wondering, with regard to Facebook and how you run things, whether anything has changed. Have you ramped up efforts to curb that kind of hate?
Merci beaucoup, monsieur le président. Vous faites de l'excellent travail aujourd'hui.
Je remercie nos témoins de leur participation.
Monsieur Chan, j'aimerais commencer par vous et me concentrer un peu sur les discours haineux, si vous le permettez. Nous avons vu ce qui se passe avec les manifestations de haine anti-asiatique. Une grande partie de cette haine a pris naissance sur les médias sociaux et s'est intensifiée à cause de cela. On rapporte que, en proportion au nombre d'habitants, il y a plus de haine anti-asiatique et plus d'incidents de ce genre au Canada qu'aux États-Unis.
Je me demande simplement, en ce qui concerne Facebook et votre approche de gestion, si quelque chose a changé. Avez-vous intensifié vos efforts pour freiner ce genre de discours haineux?
Kevin Chan
View Kevin Chan Profile
Kevin Chan
2021-03-29 12:12
Our approach is uniform across the system, which is that derogatory language or discriminatory language targeted at specific groups, whether they be Asian or otherwise, is a violation of our community standards. We would enforce the same way across the system.
From my own personal experience working at Facebook, I can't say we have seen an uptick on enforcement. Certainly nothing has been escalated to my desk or to my screen, but I obviously read with concern the same things you're reading in the news about the challenge that Asian-Canadians are facing.
Notre approche est uniforme dans l'ensemble du système, à savoir que les propos désobligeants ou discriminatoires visant des groupes particuliers, asiatiques ou autres, constituent une violation des normes de notre communauté. Nous appliquerions les mêmes règles dans tout le système.
D'après mon expérience personnelle de travail chez Facebook, je ne peux pas dire que nous ayons constaté une intensification des mesures d'application. En tout cas, rien n'a été transmis à mon bureau ou à mon écran, mais je lis évidemment avec inquiétude les mêmes choses que vous lisez dans les journaux au sujet des problèmes que rencontrent les Canadiens d'origine asiatique.
View Han Dong Profile
Lib. (ON)
Yes I do, Chair, and thank you very much. I move that:
In light of recent reports showing that since March 2020 more than 1,100 attacks against Canadians of Asian descent have been reported; that over 500 of those attacks occurred in the first two months of this year alone; that children, youth and seniors are most likely to be affected by incidents of physical assault; and that this coincides with a global rise of anti-Asian racism, including the killing of six Asian-American women in Georgia; that pursuant to Standing Order 108(2) the committee undertake a study of no more than three meetings to review the rise of anti-Asian racism in Canada; that the committee report its findings, and that, pursuant to Standing Order 109, the committee request that the government table a comprehensive response.
In respect of the time of our members and witnesses, I'm happy to defer the debate until after the presentations of the witnesses.
Oui, monsieur le président, et merci beaucoup. Je propose ceci:
Compte tenu de rapports récents selon lesquels, depuis mars 2020, plus de 1 100 attaques contre des Canadiens d'origine asiatique auraient été signalées; plus de 500 d'entre elles auraient été perpétrées au cours des deux premiers mois de l'année seulement; les voies de fait sont plus susceptibles de toucher les enfants, les jeunes et les aînés; elles coïncident avec la montée mondiale du racisme envers les Asiatiques, notamment l'assassinat de six Américaines d'origine asiatique en Géorgie; que, conformément à l'article 108(2) du Règlement, le Comité entreprenne une étude ne comportant pas plus de trois réunions et visant à examiner la recrudescence du racisme envers les Asiatiques au Canada; que le Comité fasse rapport de ses conclusions; et que, conformément à l'article 109 du Règlement, il demande au gouvernement de déposer une réponse détaillée.
En ce qui concerne le temps de nos membres et des témoins, je me ferai un plaisir de reporter le début jusqu'à après la présentation des témoins.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
I move:
That, pursuant to Standing Order 108(2), the committee undertake a study on the roots of anti- Asian racism and strategies to prevent and deter anti-Asian racism, including support and resources for victims and communities; that the committee hold at least three meetings to hear from witnesses; that the committee present its findings and recommendations to the House no later than 180 calendar days from the adoption of this motion; and that, pursuant to Standing Order 109, the government table a comprehensive response.
Je propose:
Que, conformément à l'article 108(2) du Règlement, le Comité entreprenne une étude des causes du racisme envers les personnes asiatiques et des stratégies pour lutter contre le racisme à leur endroit, notamment de l'aide et des ressources pour les victimes et les communautés touchées, que le Comité tienne au moins trois réunions pour entendre des témoins, qu'il fasse rapport de ses conclusions et recommandations à la Chambre dans les 180 jours civils suivant l'adoption de la présente motion et que, conformément à l'article 109 du Règlement, le gouvernement dépose une réponse globale à ce rapport.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Here is what I'm going to do. I'm going to jump ahead a bit and perhaps overstep my boundaries a little. The motions are quite substantial, and we have two motions that are very similar, with one modification, one change.
Here's what I propose. The one key difference in these two motions, which I just went through again, is that the end of Ms. McPherson's motion requires—and I'm going to read this directly—“that the committee present its findings and recommendations to the House no later than 180 calendar days from the adoption of this motion”. In the other material, they are quite similar.
Voici ce que je vais faire. Je vais prendre un peu d'avance et dépasser peut-être un peu les limites de mes pouvoirs. Les motions sont assez substantielles, et nous avons reçu deux motions très semblables, qui comportent seulement une modification, un changement.
Voici ce que je propose. La principale différence entre ces deux motions, que je viens de relire, c'est que la fin de la motion de Mme McPherson exige — et je vais la lire directement — que le Comité « fasse rapport de ses conclusions et recommandations à la Chambre dans les 180 jours civils suivant l’adoption de la présente motion ». Pour le reste, les motions se ressemblent pas mal.
View Han Dong Profile
Lib. (ON)
Thank you, Chair.
Given the fact that my motion was the first one moved today and I believe the notice was given prior to Ms. McPherson's motion notice, I believe that my motion should receive the first chance for debate and for the members to consider. Having said that, I recognize that there is great similarity in the two motions, and I'd be happy to accept friendly amendments that would satisfy Ms. McPherson's intent in her motion.
I also want to point out that although my motion didn't specifically say a certain number of days before responding, Standing Order 109 requires the government to respond within 120 days, which is shorter.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Étant donné que ma motion a été la première à être présentée aujourd'hui et que je crois que son avis a été donné avant celui de la motion de Mme McPherson, je pense que ma motion devrait être la première à faire l'objet d'un débat et à être examinée par les députés. Cela dit, je reconnais qu'il y a une grande similitude entre les deux motions, et c'est avec plaisir que j'accepterais des amendements favorables qui répondraient au but que Mme McPherson visait en présentant sa motion.
Je tiens également à souligner que, même si ma motion ne mentionne pas précisément un délai d'un certain nombre de jours avant l'obtention d'une réponse, l'article 109 du Règlement exige que le gouvernement réponde dans les 120 jours qui suivent, ce qui est plus court.
Merci.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
The only thing I would say in terms of Mr. Dong's comments is that he interjected himself in this committee before the committee meeting was started. I know you have already said that you didn't notice that, and I'm sure we could go back and take a look, but I think everybody in this room does know that.
Also, I would just put forward that there do not need to be any friendly amendments in my motion that I put forward, so we could just accept it, and I think we have the support of this committee to do so.
That would be all I would put forward for my intervention at this time.
La seule chose que je dirais à propos des commentaires de M. Dong, c'est qu'il s'est interposé avant que la séance du Comité ne commence. Je sais que vous avez déjà dit que vous ne l'aviez pas remarqué, et je suis sûre que nous pourrions revenir en arrière et examiner ce qui s'est passé, mais je pense que tout le monde dans cette salle le sait.
De plus, je voudrais simplement faire remarquer qu'il n'est pas nécessaire d'apporter des amendements favorables à la motion que j'ai présentée, de sorte que nous pourrions simplement l'accepter. En outre, je pense que nous bénéficions du soutien nécessaire pour le faire au sein du Comité.
Voilà tout ce que je proposerais pour le moment dans le cadre de mon intervention.
View Martin Shields Profile
CPC (AB)
View Martin Shields Profile
2021-03-26 15:16
I would move Ms. McPherson's motion.
Je propose la motion de Mme McPherson.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
The motion on the floor is that we resume consideration of Ms. McPherson's motion.
La motion dont nous sommes saisis nous demande de recommencer à étudier la motion de Mme McPherson.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
I've prolonged it enough already, Mr. Dong. I have to go to this vote right now.
(Motion negatived: nays 6; yeas 5)
The Chair: Now we have two motions, notwithstanding Ms. McPherson's motion, that we want to deal with.
Mr. Dong, you have the floor. Go ahead.
J'ai déjà prolongé suffisamment la discussion, monsieur Dong. Je dois procéder à ce vote tout de suite.
(La motion est rejetée par 6 voix contre 5.)
Le président: Il y a maintenant deux motions que nous souhaitons étudier, abstraction faite de la motion de Mme McPherson.
Monsieur Dong, vous avez la parole. Veuillez intervenir.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
I also think it's very important. The NDP has been doing an awful lot of work on this; my colleague Jenny Kwan has done an awful lot of work on this, and it is very important to our party.
It's more important to me to get this motion passed. While I strongly believe my motion is much stronger for a number of reasons, I'm happy to amend the motion we are debating to ensure that it is at least three meetings and that the minimum of 180 calendar days is added.
Je considère aussi que c'est très important. Le NPD a accordé énormément de travail à cette motion. Ma collègue Jenny Kwan a énormément travaillé à cette motion, qui est très importante pour notre parti.
Pour moi, le plus important est de réussir à adopter cette motion. Même si je suis convaincue que ma motion est bien plus solide pour un certain nombre de raisons, je suis disposée à modifier la motion dont nous débattons pour qu'elle prévoie au moins trois réunions et ajoute un minimum de 180 jours civils.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
To be clear, you are moving an amendment. Essentially, that takes the sentence in your motion that talks about 180 days, and you want to insert it into the motion we're currently debating, which was moved by Mr. Dong.
En clair, vous proposez un amendement, qui insère essentiellement le passage de votre motion qui parle de 180 jours dans la motion proposée par M. Dong dont nous débattons actuellement.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
Also Mr. Housefather, yes, and that it be at least three meetings, please. It's very important that we have adequate time for this.
Mr. Han Dong: Can I clarify with you?
Elle est proposée par M. Housefather également. Oui. Il faut tenir au moins trois réunions, car il est très important que nous accordions suffisamment de temps à ce dossier.
M. Han Dong: Puis-je éclaircir les choses avec vous?
Paul Cardegna
View Paul Cardegna Profile
Paul Cardegna
2021-03-26 15:28
Thank you very much.
Just for my benefit and Aimée's, to ensure that we understand the amendment being moved, my understanding is that the motion moved by Mr. Dong will be amended by replacing the words “of no more than” with “at least”, which is to say rather than “of no more than three meetings”, it will now read “at least three meetings”, and then to add the following into the motion: “that the committee present its findings and recommendations to the House no later than 180 calendar days from the adoption of this motion”.
Do I have that text correct?
Thank you.
Je vous remercie beaucoup.
Mme Belmore et moi-même voudrions nous assurer de comprendre l'amendement proposé. Je crois comprendre que la motion de M. Dong sera modifiée pour remplacer les mots « pas plus de » par « au moins » pour qu'elle indique « au moins trois réunions » au lieu de « pas plus de trois réunions », et pour y ajouter « qu’il fasse rapport de ses conclusions et recommandations à la Chambre dans les 180 jours civils suivant l’adoption de la présente motion ».
Est-ce le bon libellé?
Je vous remercie.
Paul Cardegna
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Paul Cardegna
2021-03-26 15:31
Thank you, Mr. Chair.
Mr. Dong is absolutely right that Standing Order 109 allows 120 calendar days for the government to present a comprehensive response to a committee report. Ms. McPherson, however, has made an amendment to add into the motion that the committee present its findings and recommendations to the House no later than 180 calendar days from the adoption of the motion. That is to say, the committee is imposing upon itself a deadline of 180 calendar days to present its report.
Once the committee's report is presented to the House, then Standing Order 109 will begin and the 120 calendar days will begin to take effect.
Je vous remercie, monsieur le président.
M. Dong a absolument raison d'affirmer que l'article 109 accorde au gouvernement 120 jours civils pour déposer une réponse globale à un rapport de comité. Mme McPherson a toutefois proposé un amendement à la motion pour que le Comité fasse rapport de ses conclusions et recommandations à la Chambre dans les 180 jours civils suivant l’adoption de la présente motion. Ainsi, le Comité s'impose à lui-même un délai de 180 jours pour présenter son rapport.
Une fois ce rapport déposé à la Chambre, l'article 109 du Règlement et le délai de 120 jours civils s'appliqueront.
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Lib. (NL)
Okay.
Seeing no more debate, we're going to do a recorded vote on the amendment that was put forward by Ms. McPherson.
(Amendment agreed to: yeas 11; nays 0)
The Chair: We now go to the main motion, as amended.
We have Mr. Rayes first.
D'accord.
Comme le débat semble clos, nous procéderons à un vote par appel nominal pour nous prononcer sur l'amendement proposé par Mme McPherson.
(L'amendement est adopté par 11 voix contre 0.)
Le président: Revenons maintenant à la motion principale modifiée.
C'est M. Rayes qui interviendra en premier.
View Scott Simms Profile
Lib. (NL)
Seeing no more debate, we're going to go to a vote.
(Motion as amended agreed to: yeas 11; nays 0 [See Minutes of Proceedings])
The Chair: Now we're going to Ms. Dabrusin.
Comme plus personne ne souhaite intervenir, nous procéderons au vote.
(La motion modifiée est adoptée par 11 voix contre 0. [Voir le Procès-verbal])
Le président: Nous accordons maintenant la parole à Mme Dabrusin.
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Lib. (ON)
Thank you very much, Mr. Chair and members of the committee. Thank you for your kind invitation to join you here today.
I want to begin by thanking this committee for the excellent work it has been doing since it was created a year ago. We have, of course, been following very closely the work of this committee, and it has been, I think, very helpful in shedding light on the vast multitude of issues involving our relationship with China.
As the chair indicated, I am ably joined today by senior officials from within my department, and also by Ms. Shelly Bruce from the Communications Security Establishment, who I hope will be able to answer any particular questions you may have about the operations of their agencies.
As you know, Canada is home to a very large Chinese Canadian community in every part of the country, and certainly in my city. Chinese people represent a very significant and very important part of the Canadian fabric. We also recognize, of course, that China is a significant actor on global issues of importance to Canada and that it offers some economic opportunities for Canadian businesses.
I want to be very clear that none of my remarks today are intended to be directed towards Chinese Canadian citizens. In fact, I'd like to highlight the number of disturbing and very concerning reports that we've heard from across the country regarding the rise in racist and discriminatory actions directed towards people of Asian origin for no reason other than their ethnicity. This, I think every member of this committee and our government will agree, is abhorrent and wrong. It is unacceptable and it must be denounced in the strongest possible terms.
It is also important that we be very careful with the words we use in this discussion. We are talking about Canada's relationship with the government of China. When it fails to uphold its international obligations, we need, certainly, to be forceful in our response but to be clear that we are talking about the government of China.
No one, Mr. Chair, has forgotten that the Chinese government continues to arbitrarily detain Canadians Michael Kovrig and Michael Spavor. Earlier this week, in his meeting with the Prime Minister, U.S. President Joe Biden expressed his government's support for the two Michaels and committed to working together with us for their release.
We know as well that foreign interference in Canada has become a sad reality for many people. In December, in a letter that I addressed to all MPs here and in the House, which was subsequently tabled in the House of Commons, I took what I think was an important step by publicly outlining the threats related to foreign interference and the critical work of the security and intelligence community in Canada.
This follows steps the Prime Minister took in permitting unclassified, publicly released versions of the NSICOP report to, for the very first time, specifically name countries that are particularly active in Canada, such as the government of China. As an independent review body with a broad mandate, this committee plays a very significant role in national security. Its members include both senators and members of Parliament, all of whom hold top-secret security clearances, which enables them to receive classified briefings and materials related to the conduct of the committee's work.
We will continue, Mr. Chair, to raise awareness so that Canadians, businesses and academics have the information and the tools they need to support themselves while our agencies collect information to support investigations. This is because foreign interference activities of any kind undermine our values and democratic institutions. They threaten our sovereignty, our economic prosperity, and the safety and interests of Canadians. They are unacceptable and they will not be tolerated.
We are actively and carefully monitoring the situation, including identifying new ways in which foreign interference may threaten our country. A number of organizations in my portfolio—CSIS, the RCMP and Public Safety Canada in particular—are involved in work to address foreign interference in all of the forms in which it manifests itself in Canada and around the world. Both CSIS and the RCMP apply the full measure of their mandates in investigating potential risks to Canadian interests, responding to threats, and keeping Canadians safe from harm and intimidation.
CSIS and the RCMP also have reporting mechanisms in place for anyone who would like to report a threat to national security, including foreign interference.
I want to assure the members of this committee and all Canadians that our national security and intelligence agencies and our law enforcement agencies remain ever vigilant in ensuring the interests of Canadians. We are prepared to act, and we are acting against threats to Canadian interests in this country from hostile activities of state actors. We will continue to work closely with our partners domestically and internationally, including the Five Eyes and other allies, on foreign interference.
While foreign interference is top of mind for my portfolio, it is by no means the only issue on the plate.
It's no secret that China is one of the main source countries of fentanyl, as well as the precursor chemicals used to make this highly potent and deadly synthetic opioid. Illegal fentanyl and fentanyl-like drugs are being mixed in with and contaminating other drugs. This continues to be a major driving factor in the overdose crisis that has tragically cut so many lives short in Canada.
CBSA uses intelligence as well as a variety of detection tools, techniques and the latest in scientific technology to prevent cross-border smuggling of illicit drugs, including toxic substances like fentanyl. Over the past four years, the CBSA has made 335 seizures, totalling over 42.2 kg. In 129 of the seizures, China was listed as the source country of those drugs.
For its part, the RCMP has established an organized crime joint operation centre with CBSA and Canada Post to track, identify and take appropriate enforcement action against the importation of these illicit opioids. In 2017, we passed legislation to permit our officers, with reasonable grounds, to search international mail weighing under 30 kg. The RCMP are also working with international enforcement partners to investigate and to disrupt the illegal importation of precursor chemicals and illicit drugs to Canada. With respect to China, the RCMP, the CBSA and their counterparts have all agreed to collaborate to target fentanyl trafficking.
Let me now, if I may, briefly turn to another issue of interest to this committee. I know that 5G technology has come up in your hearings and that the Government of Canada is certainly under no illusions about the security challenges of that decision—
Merci beaucoup, monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du Comité. Je vous remercie de m'avoir cordialement invité parmi vous aujourd'hui.
Je tiens d'abord à remercier le Comité de l'excellent travail qu'il mène depuis sa création, il y a de cela un an. Nous avons, bien entendu, suivi étroitement les délibérations du Comité, qui ont été très utiles pour jeter la lumière sur les innombrables enjeux liés à notre relation avec la Chine.
Comme le président l'a mentionné, je suis accompagné aujourd'hui des hauts fonctionnaires compétents de mon ministère, ainsi que de Mme Shelly Bruce, du Centre de la sécurité des télécommunications. Ils pourront, je l'espère, répondre à toutes vos questions sur les activités de leurs organismes respectifs.
Comme vous le savez, le Canada abrite une importante communauté sino-canadienne, qui est présente dans tous les coins du pays, notamment dans ma ville. Les Canadiens d'origine chinoise forment une trame très importante du tissu social canadien. Nous reconnaissons tous, bien sûr, que la Chine est un joueur important pour le Canada sur le plan des enjeux mondiaux, sans compter qu'elle offre des possibilités économiques aux entreprises canadiennes.
Je tiens à souligner qu'aucune de mes remarques ne vise les Canadiens d'origine chinoise. D'ailleurs, j'aimerais signaler que nous avons assisté, partout au pays, à une augmentation alarmante de comportements racistes et discriminatoires ne visant les personnes d'origine asiatique pour aucun autre motif que leur ethnicité. Cela est odieux et répréhensible; je crois que tous les membres du Comité et le gouvernement partagent cet avis. C'est inacceptable, et il faut dénoncer de tels actes le plus vigoureusement possible.
Il est également important que nous fassions très attention aux mots que nous utilisons dans cette discussion. Nous sommes ici pour parler des relations du Canada avec le gouvernement chinois. Lorsque celui-ci faillit à ses obligations internationales, nous devons certainement riposter de façon ferme, mais il ne faut pas oublier que nous parlons du gouvernement chinois.
Personne, monsieur le président, n'a oublié que le gouvernement chinois continue de détenir arbitrairement les Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor. En fait, plus tôt cette semaine, lors de sa rencontre avec le premier ministre, le président des États-Unis, Joe Biden, a exprimé le soutien de son gouvernement pour les deux Michael et s'est engagé à entreprendre des efforts pour leur libération.
Nous savons que l'ingérence étrangère au Canada est une triste réalité pour beaucoup de gens. En décembre, dans une lettre à l'intention de tous les députés ici présents et à la Chambre — lettre qui a ensuite été déposée à la Chambre des communes —, j'ai franchi une étape importante en décrivant publiquement les menaces liées à l'ingérence étrangère, ainsi que le travail essentiel effectué par les collectivités de la sécurité et du renseignement au Canada.
Cela fait suite aux mesures que le premier ministre a prises pour permettre au Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement, ou CPSNR, de désigner, pour la première fois, dans les versions non classifiées et publiques de son rapport, des pays particulièrement actifs au Canada, y compris le gouvernement de la Chine. À titre d'organisme d'examen indépendant, doté d'un mandat de portée générale, le CPSNR joue un rôle important pour la sécurité nationale. Il compte parmi ses membres des sénateurs et des députés qui possèdent tous des autorisations de sécurité de niveau « Très secret », ce qui leur permet de recevoir des séances d'information et des documents classifiés concernant les travaux de leur comité.
Monsieur le président, nous continuerons de sensibiliser les Canadiens, les entreprises et les universitaires afin qu'ils disposent des informations et des outils nécessaires pour se protéger, alors que nos organismes recueillent des renseignements à l'appui des enquêtes. Cette sensibilisation a lieu d'être, car les activités d'ingérence étrangère, peu importe leur nature, viennent miner nos valeurs et nos institutions démocratiques, en plus de menacer notre souveraineté, notre prospérité économique, ainsi que la sécurité et les intérêts des Canadiens. Ces activités sont inacceptables et ne seront pas tolérées.
Nous surveillons activement et attentivement la situation, en cernant notamment les nouvelles méthodes d'ingérence étrangère qui pourraient être utilisées pour menacer notre pays. Plusieurs organismes appartenant à mon portefeuille — en particulier le Service canadien du renseignement de sécurité, la Gendarmerie royale du Canada et Sécurité publique Canada — participent à ce travail et veillent à combattre l'ingérence étrangère sous toutes ses formes. Le SCRS et la GRC emploient l'ensemble des mesures dont ils disposent en vertu de leur mandat pour non seulement enquêter sur les risques pour les intérêts canadiens, mais aussi pour contrer les menaces et garder les Canadiens à l'abri des dangers et de l'intimidation.
Le SCRS et la GRC ont aussi des mécanismes de signalement en place pour toute personne qui souhaiterait signaler une menace à la sécurité nationale, notamment en matière d'ingérence étrangère.
Je peux assurer aux membres du Comité et à tous les Canadiens que nos organismes de sécurité, de renseignement et d'application de la loi resteront vigilants pour protéger les intérêts des Canadiens. Nous sommes prêts à agir, et nous agissons, contre les menaces qui pèsent sur les intérêts canadiens à l'intérieur de nos frontières et qui sont causées par les activités hostiles d'acteurs étatiques. Nous continuerons de travailler en étroite collaboration avec nos partenaires nationaux et internationaux, y compris le Groupe des cinq et nos autres alliés, afin de contrer l'ingérence étrangère.
Cela dit, si l'ingérence étrangère constitue un enjeu prioritaire de mon portefeuille, il est loin d'être le seul qui nous préoccupe.
Il est bien connu que la Chine est l'une des principales sources de fentanyl et de produits chimiques précurseurs utilisés pour fabriquer ce puissant opioïde synthétique, qui peut être mortel. Le fentanyl illicite et d'autres substances semblables sont mélangés à d'autres drogues, ce qui les contamine. Tout cela continue de contribuer de façon importante à la crise de surdoses qui a tragiquement écourté la vie de nombreuses personnes au Canada.
L'Agence des services frontaliers du Canada, ou ASFC, s'appuie sur les renseignements et une variété d'outils de détection, de techniques et de technologies scientifiques pour prévenir la contrebande transfrontalière de drogues illicites, ce qui comprend des substances toxiques comme le fentanyl. Au cours des quatre dernières années, l'ASFC a procédé à 335 saisies, pour une quantité totale de 42,2 kilogrammes. Dans 129 de ces saisies, la Chine était le pays d'achat désigné.
Pour sa part, la GRC a établi, en collaboration avec l'ASFC et Postes Canada, le Centre des opérations conjointes sur le crime organisé afin de détecter et de retracer l'importation d'opioïdes illicites et de prendre les mesures d'application de la loi qui s'imposent. En 2017, nous avons adopté une loi qui permet à nos agents, lorsqu'ils ont des motifs raisonnables, de fouiller le courrier international pesant moins de 30 kilogrammes. La GRC collabore également avec les partenaires internationaux d'application de la loi afin d'enquêter sur l'importation illégale de fentanyl et de produits chimiques précurseurs au Canada et d'y mettre fin. En ce qui concerne la Chine, la GRC, l'ASFC et leurs homologues ont tous convenu de collaborer afin de cibler le trafic de fentanyl.
Permettez-moi maintenant de me pencher sur un autre enjeu d'intérêt pour le Comité. Je sais que la technologie 5G a été mentionnée lors de vos audiences et que le gouvernement du Canada ne se fait aucune illusion quant aux problèmes de sécurité que pose cette décision...
View Peter Fragiskatos Profile
Lib. (ON)
Thank you for that, Minister.
I think I only have about a minute left. I wanted to thank you for your opening statements with respect to the importance of ensuring the personal safety and security of Canadians of Chinese descent. We have seen, since the onset of the pandemic, a very significant increase in hate incidents targeting Canadians of Asian heritage, and specifically Chinese heritage. Minister, anything the government can continue to do to ensure their security is most appreciated.
We've unfortunately had some incidents unfold here in London, and I know that other communities have been affected too. As an MP from London, with a thriving Chinese community, one that has made an enormous contribution to our city, I hope the government continues to persist in efforts to ensure the security of Canadians of Chinese descent.
Thanks.
Merci pour ces renseignements, monsieur le ministre.
Je crois qu'il ne me reste qu'une minute environ. Je voulais vous remercier d'avoir parlé de l'importance d'assurer la sécurité personnelle des Canadiens d'origine chinoise dans votre déclaration préliminaire. Depuis le début de la pandémie, nous constatons une très forte augmentation des incidents violents visant des Canadiens d'origine asiatique, et plus particulièrement d'origine chinoise. Monsieur le ministre, tout ce que le gouvernement peut faire pour veiller à leur sécurité est très apprécié.
Il y a malheureusement eu des incidents, ici, à London, et je sais que d'autres collectivités ont aussi été touchées. En tant que député de London, où il y a une communauté chinoise dynamique, communauté qui a énormément contribué à notre ville, j'espère que le gouvernement poursuivra ses efforts pour assurer la sécurité des Canadiens d'origine chinoise.
Merci.
View Bill Blair Profile
Lib. (ON)
Thank you very much.
Hate and intolerance have no place in our society. I'm from Toronto. We have a very large and vibrant Chinese community there as well. I was recently speaking to one of our Chinese citizens, who said that she called her sister on the weekend and urged her not to go out, because she was fearful.
No Canadian should ever be fearful of hatred or intolerance in this country. We all need to stand up against it, call it out and be very careful in our own language as well—
Merci beaucoup.
La violence et l'intolérance n'ont pas leur place dans notre société. Je viens de Toronto. Nous avons nous aussi une très grande communauté chinoise, fort dynamique. J'ai parlé récemment à une femme de cette communauté qui m'a dit avoir téléphoné à sa sœur au cours de la fin de semaine pour l'exhorter à ne pas sortir, car elle avait peur.
Aucun Canadien ne devrait avoir ces craintes. Nous devons tous nous dresser contre la violence et l'intolérance, les dénoncer et, aussi, faire très attention à la façon dont nous nous exprimons...
Akwasi Owusu-Bempah
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Akwasi Owusu-Bempah
2020-07-23 15:21
I am Professor Akwasi Owusu-Bempah, with the University of Toronto, as we have established.
I'd like to thank the committee, as well, for the opportunity to speak before you today, and Dr. Schiffer for his comments.
In addition to my own research on issues of race and policing, I've worked in operational police policy and, indirectly and directly, with police agencies on matters relating to race, racism and questions of equity. I have interviewed and surveyed members of the general public on their perceptions of and experiences with racism in policing, and conducted similar interviews and research with populations most subject to police attention. I have also spent a considerable amount of time conducting research with and working with racialized officers on the issues they face in the policing world. My comments today reflect not only my academic research but also these professional and practical experiences.
I think it's important in the context of the discussion we're having today to talk about some definitional issues. We're talking about systemic racism here. I think it's wise to think about differences among structural, systemic and institutional racism, each of which is relevant in the Canadian context.
From my perspective, when I'm thinking about issues of systemic racism in policing, I think more about structural racism, which describes a system in which policies, institutional practices, cultural representations and other norms work in varied and often reinforcing ways to perpetuate racial inequality. The key part here is that structural racism acknowledges the role that our history and culture have played in creating a social system that privileges whiteness over non-whiteness. Rather than looking at individual institutional practices, structural racism understands racism as being embedded in the fabric of our social, economic and political systems.
Institutional racism refers to institutional policies and practices that, intentionally or not, produce outcomes that constantly favour or disadvantage certain groups over others.
We see structural racism play out in policing when we consider why certain racial groups come into contact with the police more frequently than others, just by virtue of who they are and where they live. Racism in various sectors of our society influences the nature of police work, of course. Most members of our society would expect a heightened police presence in areas where crime is higher. If black and indigenous people suffer racial discrimination in the employment and education sectors, thus increasing levels of poverty and the likelihood that they live in disadvantaged neighbourhoods with higher levels of crime and violence, it follows that these people will have greater exposure to the police, and by extension, police stop and search practices, arrest, use of force, etc.
We see structural racism, for example, play out when we look at arrests for minor drug offences. Evidence from Canada and other jurisdictions suggests that members of different racial groups use drugs at relatively similar rates, yet we see stark racial differences in drug possession arrests. While some of these differences can likely be attributed to officer behaviour and institutional policies and practices, the heightened police presence in the lives of black and indigenous people also plays an important role. So much remedy here lies outside the realm of policing.
It's my belief that the government should follow the call of the Canadian Association of Chiefs of Police to first decriminalize, and then later legalize and regulate other substances. This would take away the need for the police to address these minor issues.
From my perspective, an example of institutional racism in policing would include the privileging of enforcement-oriented forms of policing over community policing efforts in performance reviews and consideration for promotion. If officers are evaluated on the number of arrests they make, rather than on the extent to which they build strong ties with communities, then officers will be inclined to make arrests, warranted or not, rather than engaging in other activities that may serve to engender public safety. Efforts to increase arrests are likely to involve going after low-hanging fruit, often minor infractions in higher-crime neighbourhoods. Again, racial differences in housing patterns and the greater presence of certain racial groups among those experiencing poverty, combined with the presence of racial stereotypes in our society, will converge to produce racially disparate outcomes.
Now of course there is overlap between structural-systemic racism and institutional racism, and I have no doubt that in the two or three minutes I have been speaking, I've confused some of you. I'm happy to follow up later.
I think it's important to acknowledge that a significant proportion of Canadians believe that racism is a feature of Canadian policing. My colleague Scot Wortley and I have just finished the third in a series of studies examining racial differences in perceptions of the police in the greater Toronto area. We find that between 60% and 80% of black, white and Asian people in the greater Toronto area feel there is discrimination in policing. I know that similar studies have been conducted across the country with similar, although perhaps not quite as extreme, results.
My own work demonstrates that these negative perceptions stem from both personal and vicarious experiences. My own work demonstrates that black people, more than white people, felt they had been mistreated by the police during their last encounter, that the police were disrespectful and that their interactions lacked what we would call procedural justice.
We have evidence on differences in terms of treatment after the stops as well. Research conducted recently by my colleague Kanika Samuels-Wortley from Carleton University shows differences in police discretion, and in particular, the extent to which young racialized people are offered diversion programs. We note that diversion is offered to white youth to a greater extent than it is to black and to indigenous youth.
I won't go into police use of force in great depth, because that has been covered, but we know, similar to the indigenous situation, that, for example in Toronto, black people are not only much more likely to be the recipients of police use of force, but they're also subject to greater force. For example, in shootings, there are many more shots fired by the police than when the individual is white and the threshold for using that force is lower.
I would suggest, or I'd argue, that we need a national database that captures police use of force incidents. We do not know the full extent to which the police are using force at the moment, because this data is not systematically collected by our policing agencies, and thus not made available to the government, to policy-makers and to researchers like me.
It's important that we look at the experiences of racialized officers themselves. Many police services across the country have made great efforts to increase the diversity of their workforce, and I mean diversity in terms of what all their officers look like, but unfortunately, my own research tells me that racialized officers do not feel that they are taken into the police subculture and brought into the police brotherhood. I use the term “brotherhood” there purposely. They're overlooked for task and area assignments, and too often passed over for promotion.
A full examination of the extent to which individual, institutional, and systemic or structural racism impacts upon Canadian policing is not possible without access to racially desegregated police data. This data must extend beyond key indicators, such as stops and searches, and arrests, to include information about the outcome of police activity.
We need information about hit rates from stops, and the number of charges that are dropped by the Crown. We need information on the experiences of racialized officers. I commend the Canadian Association of Chiefs of Police and Statistics Canada for announcing that they will be collecting race-based policing data, but that must be comprehensive data. If it is just cursory data, the data collected will very easily be used to further stigmatize already stigmatized groups and could lead to the creation of further marginalizing policies.
Thank you.
Comme on l'a déjà dit, je suis le professeur Akwasi Owusu-Bempah, de l'Université de Toronto.
J'aimerais moi aussi remercier le Comité de cette occasion de pouvoir m'exprimer devant vous aujourd'hui. Je remercie aussi le Dr Schiffer de ses commentaires.
Outre mes propres recherches sur les questions de races et de maintien de l'ordre, j'ai travaillé dans le domaine des politiques en matière d'opérations policières et, directement et indirectement, avec des services de police sur des dossiers liés à la race, au racisme et à l'équité. J'ai interviewé et sondé des membres du public sur leurs perceptions et leurs expériences à l'égard du racisme et du maintien de l'ordre, et effectué des recherches et des entrevues semblables auprès des populations les plus sujettes à l'attention de la police. J'ai aussi consacré beaucoup de temps à des recherches auprès d'agents racialisés et j’ai travaillé avec eux au sujet des situations auxquelles ils sont confrontés dans le cadre de leur travail. Aujourd'hui, mes commentaires reflèteront non seulement mes recherches académiques, mais aussi ces expériences professionnelles et pratiques.
Je crois qu'il est important, dans le contexte de la discussion d'aujourd'hui, d'aborder certaines définitions. On parle de racisme systémique. Je crois qu'il serait sage de faire la distinction entre le racisme structurel, le racisme systémique et le racisme institutionnel. Les trois sont pertinents dans le contexte canadien.
En ce qui me concerne, lorsque je songe au racisme systémique dans le contexte du maintien de l'ordre, je pense davantage au racisme structurel, qui décrit un système où les politiques, les pratiques institutionnelles, les représentations culturelles et d'autres normes fonctionnent de façons diverses qui, parfois, se renforcent mutuellement afin de perpétuer des inégalités raciales. La clé, ici, c'est que le racisme structurel tient compte du rôle que notre histoire et notre culture ont joué dans la création d'un système social qui privilégie ce qui est blanc par rapport à ce qui ne l'est pas. Plutôt que de se concentrer sur des pratiques institutionnelles individuelles, le racisme structurel considère le racisme comme faisant partie intégrante de nos systèmes sociaux, économiques et politiques.
Le racisme institutionnel renvoie à politiques et des pratiques institutionnelles qui, volontairement ou non, produisent des résultats qui favorisent ou défavorisent systématiquement certains groupes par rapport à d'autres.
On constate que le racisme structurel joue un rôle dans le maintien de l'ordre quand on examine pourquoi certains groupes raciaux ont plus souvent des contacts avec la police que d'autres simplement à cause de qui ils sont et où ils vivent. Dans divers secteurs de notre société, le racisme influence bien entendu la nature du travail des policiers. La plupart des gens s'attendraient à une présence policière accrue dans les secteurs où le taux de criminalité est plus élevé. Si les Noirs et les Autochtones souffrent de discrimination raciale dans les domaines de l'emploi et de l'éducation, ce qui augmente les niveaux de pauvreté et la probabilité qu'ils vivent dans des quartiers défavorisés où les taux de criminalité et de violence sont plus élevés, il est logique de penser que ces personnes seront plus souvent confrontées à une présence policière et, par conséquent, qu'ils seront plus à risque de subir des contrôles et de fouilles, d'être arrêtés, brutalisés, etc.
On considère par exemple que le racisme structurel joue un rôle dans les arrestations pour infractions mineures liées à la drogue. Des données provenant du Canada et d'autres pays indiquent que les membres de différents groupes raciaux consomment de la drogue à des rythmes relativement semblables, mais on constate pourtant des différences marquées dans le nombre d'arrestations pour possession de drogue en fonction de la race. Même si on peut probablement attribuer ces différences au comportement des policiers et aux politiques et pratiques institutionnelles, la présence policière accrue dans la vie des Noirs et des Autochtones y est aussi pour beaucoup. On peut trouver tellement de solutions à l'extérieur du monde du maintien de l'ordre.
Je crois que le gouvernement devrait donner suite à la demande de l’Association canadienne des chefs de police de d'abord décriminaliser les autres substances, puis de les légaliser et les réglementer. Ainsi, la police n'aurait plus à s'occuper de ces problèmes mineurs.
Selon moi, un exemple de racisme institutionnel dans le maintien de l'ordre consiste à privilégier les approches orientées vers l'application de la loi au détriment des efforts d'interaction communautaire au moment des évaluations de rendement et de l'attribution des promotions. Si les policiers sont évalués en fonction du nombre d'arrestations qu'ils effectuent plutôt que sur l'importance des liens qu'ils tissent dans la communauté, ils auront davantage tendance à effectuer des arrestations, justifiées ou non, plutôt que de participer à d'autres activités qui pourraient favoriser la sécurité publique. L'accent mis sur le nombre d'arrestations aura probablement comme conséquence que les policiers adopteront la facilité, ce qui signifie souvent des arrestations pour des infractions mineures dans des quartiers où la criminalité est plus élevée. Ici encore, les différences raciales dans les types de logements et une plus grande présence de certains groupes raciaux parmi la population pauvre, sans parler des stéréotypes raciaux dans notre société se combineront pour créer des disparités raciales.
Bien entendu, il y a un chevauchement entre le racisme structurel-systémique et le racisme institutionnel. Nul doute que j'ai dû semer la confusion dans l'esprit de certains d'entre vous depuis que j'ai commencé à parler. Je serai heureux de répondre à vos questions plus tard.
Je crois qu'il est important de reconnaître qu'un nombre considérable de Canadiens croit que le racisme est endémique dans les services de police du pays. Mon collègue Scot Wortley et moi venons tout juste de terminer la troisième d'une série d'études portant sur les différentes perceptions de la police selon les races dans la région du Grand Toronto. Nous avons constaté qu'entre 60 % et 80 % des personnes de race noire, de race blanche et d'origine asiatique de cette région croient que la police fait preuve de discrimination. Je sais que d'autres études semblables ont été menées partout au pays et ont obtenu des résultats similaires, mais peut-être pas aussi extrêmes.
Mes propres travaux indiquent que ces perceptions négatives proviennent d'expériences personnelles et indirectes. Mes propres travaux démontrent que les personnes de race noire, plus que celles de race blanche, estiment qu'elles ont été maltraitées par la police lors de leur dernière rencontre avec celle-ci, que la police leur a manqué de respect et qu'elle n'agissait pas de manière juste en matière de procédure.
On sait aussi que le traitement des personnes après les interpellations présente des différences. Une recherche menée récemment par ma collègue Kanika Samuels-Wortley de l'Université Carleton révèle des écarts dans les décisions relevant du pouvoir discrétionnaire des policiers, plus précisément au sujet de la proportion de jeunes racialisés à qui on offre un programme de déjudiciarisation. Nous notons que ce type de programmes est offert davantage aux jeunes Blancs par rapport aux jeunes Noirs et Autochtones.
Je ne parlerai pas en détail de l'usage de la force par la police parce que le sujet a déjà été couvert. Je souligne toutefois que, par exemple à Toronto, les Noirs vivent une situation semblable à celle des Autochtones: ils sont non seulement beaucoup plus susceptibles d'être la cible de l'usage de la force par la police, mais ils subissent également une force accrue. Par exemple, dans les cas de fusillades, il y a beaucoup plus de tirs de la part de la police si l'individu n'est pas blanc, et le seuil d'utilisation de ce type de force est inférieur.
Je dirais, ou je ferais valoir, que nous avons besoin d'une base de données nationale pour recenser les cas d'usage de la force par la police. En ce moment, nous ne connaissons pas dans quelle mesure la police a recours à la force parce que ces données ne sont pas systématiquement recueillies par nos services de police. Par conséquent, le gouvernement, les décideurs et les chercheurs comme moi n'y ont pas accès.
Il est important de tenir compte de l'expérience des agents racialisés. Partout au pays, de nombreux services de police ont déployé de grands efforts pour accroître la diversité de leurs effectifs. Par diversité, j'entends les différences dans l'apparence des agents. Malheureusement, selon mes propres recherches, les agents racialisés n'ont pas l'impression d'être inclus dans la sous-culture policière ni de faire partie de la fraternité des policiers, et j'utilise le mot « fraternité » sciemment. On ne leur attribue pas certaines tâches et assignations à des secteurs, et ils sont souvent écartés lors d'une promotion.
Il est impossible de mener un examen complet des répercussions du racisme individuel, institutionnel et systémique ou structurel sur les services de police canadiens sans avoir accès à leurs données désagrégées selon la race. Ces données ne doivent pas se limiter à des indicateurs clés, comme les interpellations et les fouilles ou les arrestations. Elles doivent aussi inclure de l'information sur les résultats de l'activité policière.
Nous avons besoin de connaître les taux d'interception à la suite des interpellations et le nombre d'accusations qui sont abandonnées par la Couronne. Nous devons en savoir plus sur l'expérience des agents racialisés. Je félicite l'Association canadienne des chefs de police et Statistique Canada qui ont annoncé qu'ils allaient colliger des données sur les activités policières en fonction de la race. Il faut toutefois que les données soient exhaustives. Si elles sont fragmentaires, elles seront facilement récupérées pour stigmatiser encore plus des groupes et pourraient mener à la création de politiques qui accentueront la marginalisation.
Merci.
View Bob Saroya Profile
CPC (ON)
Thank you, Mr. Chair.
COVID-19 has sparked and spurred anti-Asian racism. These are not just racist comments online; Asian Canadians have been attacked.
What is the government doing to combat anti-Asian racism?
Merci, monsieur le président.
La COVID-19 a suscité ou encouragé le racisme anti-asiatique. Il ne s'agit pas seulement de commentaires racistes en ligne; des Canadiens d'origine asiatique ont été attaqués.
Que fait le gouvernement pour lutter contre le racisme anti-asiatique?
View Bardish Chagger Profile
Lib. (ON)
Mr. Chair, since our government took office in 2015, we have been making investments and working with communities. The difference between our government and the previous government is that we will actually consult with Canadians, including black Canadians, including Asian Canadians, to respond to the challenges, including with an anti-racism secretariat and an anti-racism strategy.
It will take all of us. I appreciate the member's question, so that we can also work together.
Monsieur le président, depuis que le gouvernement actuel est arrivé au pouvoir en 2015, nous avons fait des investissements à cet égard, et nous avons travaillé avec les communautés. La différence entre le gouvernement actuel et le gouvernement précédent, c'est que nous allons réellement consulter les Canadiens, y compris les Canadiens noirs et les Canadiens d'origine asiatique, afin de nous attaquer aux difficultés, notamment en établissant un secrétariat et une stratégie de lutte contre le racisme.
La participation de tous sera requise. Je remercie le député d'avoir posé cette question qui nous permettra aussi de travailler ensemble.
View Jean Yip Profile
Lib. (ON)
Mr. Chair, although Asian Heritage Month has just passed, we recognize the tremendous effort of all Asian Canadians on the front lines of this pandemic, as health care providers or as essential workers. I want to thank the many Asian organizations for donating to Scarborough—Agincourt's hospital, long-term care homes and food banks.
As a Canadian born and raised in Scarborough, I'm offended by the reports of violence and vandalism targeting Asian-Canadian communities across this country. In budget 2019 we invested $45 million to launch a new anti-racism strategy, which included the establishment of the anti-racism secretariat, because these efforts are unfortunately clearly still needed.
As events continue to unfold in the United States, it is important to recognize that we have work to do here as well. Whether it is anti-black or anti-Asian, racism and discrimination of any kind have no place in Canada—full stop. Now more than ever, we must stand united in diversity.
Monsieur le président, bien que le Mois du patrimoine asiatique vienne de se terminer, nous reconnaissons les efforts extraordinaires que déploient tous les Canadiens d’origine asiatique sur les lignes de front de cette pandémie, à titre de fournisseurs de soins de santé ou de travailleurs essentiels. Je tiens à remercier les nombreuses organisations asiatiques qui ont fait des dons à l’hôpital de Scarborough—Agincourt, aux centres de soins de longue durée et aux banques d’alimentation.
En tant que Canadienne née et élevée à Scarborough, je suis offusquée par les signalements d’actes de violence et de vandalisme à l’encontre des communautés canado-asiatiques à la grandeur du pays. Dans le budget de 2019, nous avons investi 45 millions de dollars pour lancer une nouvelle stratégie de lutte contre le racisme, qui prévoyait la mise sur pied d’un secrétariat de lutte contre le racisme, car ces efforts sont de toute évidence toujours nécessaires, malheureusement.
Au fil des manifestations aux États-Unis, il est important de reconnaître qu’il nous reste fort à faire ici aussi. Qu’ils soient à l’encontre des Noirs ou des Asiatiques, le racisme et la discrimination de toutes sortes n’ont pas leur place au Canada, point final. Plus que jamais, nous devons être solidaires dans la diversité.
View Nelly Shin Profile
CPC (BC)
Thank you, Mr. Chair.
Although we've come to the end of Asian Heritage Month, I'd like to acknowledge some unsung Chinese Canadian heroes who shed their blood as patriots for our nation. I commemorate the 6,500 Chinese Canadians of the 9,000 railway workers who helped build and unite Canada. I pay respect to the many Chinese Canadians who died while building the CP Railway on the most dangerous terrains in the B.C. segment. I honour the Chinese Canadians who served and died in World War II.
Sadly, Asian communities in Canada face racist incidents today. No one should be afraid of walking in their own neighbourhood. Adult children should not have to call their elderly parents to tell them to stay home because they might be attacked by racists. There's no justification for racial slurs, physical violence or vandalism against any individual or community.
I will continue to work together with other elected officials, the police and the RCMP to mitigate these issues toward justice and restoration.
Merci, monsieur le président.
Bien que le Mois du patrimoine asiatique soit terminé, je tiens à souligner la contribution de héros sino-canadiens méconnus qui ont versé leur sang pour notre patrie. Je rappelle le souvenir des 6 500 Sino-canadiens au nombre des 9 000 cheminots qui ont contribué à bâtir et à unir le Canada. Je rends hommage aux nombreux Canadiens d’origine chinoise qui sont morts pendant la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique sur les terrains les plus dangereux du tronçon de la Colombie-Britannique. Je rends hommage aux Canadiens d’origine chinoise qui ont servi et sont morts pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Malheureusement, les communautés asiatiques au Canada ont été la cible d’incidents racistes aujourd’hui. Personne ne devrait avoir peur de se promener dans son propre quartier. Des adultes ne devraient pas avoir à appeler leurs parents âgés pour leur dire de rester à la maison parce qu’ils pourraient se faire agresser par des racistes. Rien ne justifie les insultes racistes, la violence physique ou les actes de vandalisme à l’encontre d’une personne ou d’une communauté.
Je continuerai de collaborer avec d’autres élus, la police et la GRC à atténuer ces problèmes jusqu’à ce que justice et réparation soient faites.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Thank you.
Race-related crimes are on the rise against persons of Asian descent in Canada. I think we can all agree that there is no place for this in our society.
Having issues with the manner in which the government of another country conducts itself does not give licence for being racist. It has absolutely no bearing on how we expect people to treat one another. For thousands of Asian Canadians, this is their home too.
What is the government going to do to step up actions against hate crimes in this country and send a clear and public message that Canada will not tolerate other countries' failure to respect the rule of law?
Merci.
Les crimes de nature raciste sont en hausse contre des personnes d'origine asiatique au Canada. Je crois que nous sommes tous d'accord que cela n'a pas sa place dans notre société.
Le désaccord avec la conduite du gouvernement d'un autre pays ne donne pas le droit d'être raciste. Cela n'a absolument aucune incidence sur la façon dont nous nous attendons que les gens se traitent les uns les autres. Pour des milliers de Canadiens d'origine asiatique, le Canada est aussi leur patrie.
Que va faire le gouvernement pour intensifier la lutte contre les crimes haineux au pays et pour envoyer le message clair et public que le Canada ne tolérera pas que d'autres pays ne respectent pas la primauté du droit?
View Bardish Chagger Profile
Lib. (ON)
I thank the member for that really important question. This is something that we have been seeing. As the member has signalled, there has been an increase in racist and discriminatory acts.
There is no space for this within Canada. We will continue to condemn all forms of racism and discrimination. We have an anti-racism strategy and I hope to get another follow-up question so that I can expand on the work we're doing.
Je remercie la députée pour cette question vraiment importante. C'est un phénomène que nous observons. Comme la députée l'a souligné, le nombre d'actes racistes et discriminatoires a augmenté.
Cela n'a pas sa place au Canada. Nous continuerons à condamner toutes les formes de racisme et de discrimination. Nous avons une stratégie de lutte contre le racisme, et j'espère qu'on me posera une question complémentaire pour que je puisse m'étendre sur le travail que nous accomplissons.
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