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View Diane Lebouthillier Profile
Lib. (QC)
Thank you very much.
Hello to all my colleagues.
Mr. Chair, I would like to take this opportunity, before beginning my presentation, to wish you a happy birthday.
Thank you for this invitation to provide details on the Canada Revenue Agency's strategies to combat tax evasion and aggressive tax avoidance.
Let me begin by saying that the Government of Canada and the CRA are firmly committed to combatting tax evasion and aggressive tax avoidance on all fronts. And we are all committed to making things much more difficult for those who choose not to meet their tax obligations.
In fact, since 2016, the Government of Canada has made investments that have helped provide the CRA with better data, better methodology and, ultimately, better results.
In particular, these investments have enabled the agency to develop a strategy that promotes global data sharing. Let's face it, tax evasion and aggressive tax avoidance are complex global problems.
The CRA is working with international partners through various multilateral organizations, including the Organization for Economic Co‑operation and Development, or OECD, and its forum on tax administration, the FTA. I was pleased to see that Mr. Bob Hamilton, commissioner of the CRA, was appointed chair of the FTA in August 2020.
As a result of its modern and collaborative strategy, Canada is member to 93 tax treaties and 24 international tax information exchange agreements. In fact, Canada is one of more than 70 countries that exchange information through the country‑by‑country reporting system.
In addition, Canada participates in the electronic funds transfer reporting program, which is related to international electronic funds transfers over $10,000. And with the implementation of the common reporting standard in 2016, Canada, alongside nearly 100 other jurisdictions, benefits from financial institution data that identifies financial accounts held by non-resident clients for tax purposes.
With these improved resources and tools, the CRA is now able to focus on large multinationals, high net worth networks, the underground economy, cryptocurrency and real estate transactions.
The CRA is now seeing these signs of success because of the investments made by the Government of Canada.
In recent years, the CRA has assessed the equivalent of more than $12 billion each year through audits, more than 60% of which were related to tax avoidance by large multinationals and aggressive tax planning by high net worth individuals.
And I must note that these investments have generated approximately $5 billion in additional federal tax revenue, as of March 2021.
Additionally, the CRA's criminal investigations program has enhanced its ability to investigate the most serious tax crimes. It is important to note that the agency investigates complex cases in collaboration with its partners in the Department of Finance and the Department of Justice to close what may be perceived as legal loopholes. And I must remind you that the CRA has shifted its focus to more hard-hitting investigations, which result in more jail time and higher fines.
However, we must never forget that tax evasion often involves very complex domestic and international money transfer structures, which require the CRA to complete lengthy and time-consuming intelligence gathering processes.
I also want to note that we are increasingly seeing high net worth taxpayers using the court system when they are audited in order to avoid providing documents and information to the agency. And I want to emphasize that the volume of complex litigation is up significantly from previous years, with approximately 3,000 active cases considered high level in complexity.
As a result, first announced in the 2020 fall economic statement and confirmed in budget 2021, the Government of Canada has committed to invest $606 million over five years, beginning in 2021‑22, to continue this complex work.
These investments will close the compliance gap for high net worth individuals, strengthen technical support for high-risk audits, improve the CRA's ability to identify tax evasion involving trusts, improve the CRA's ability to stop fraudulent or unjustified GST/HST refunds, and, finally, improve the criminal investigations program.
In addition to the financial investments from budget 2021 legislative changes will also be put in place to strengthen the rules on transfer pricing, oral testimony, base erosion and profit shifting, and mandatory disclosure rules.
Before I conclude, I would like to wish the chair of this committee, Mr. Wayne Easter, a very happy retirement.
I want to thank you personally for your outstanding work on behalf of Canadians. We will miss you.
Mr. Chair, I am proud to say that the Government of Canada and the CRA have shown determination and innovation in creating effective and proactive approaches to identifying those who avoid paying their fair share of taxes or who are taking steps to do so.
Thank you.
Merci beaucoup.
Bonjour à tous mes collègues.
Monsieur le président, je veux profiter de l'occasion, avant de commencer mon allocution, pour vous souhaiter un joyeux anniversaire.
Je vous remercie tous de m'avoir invitée aujourd'hui, afin de vous fournir des précisions sur les stratégies de lutte contre l'évasion fiscale et l'évitement fiscal abusif de l'Agence du revenu du Canada.
Rappelons premièrement que le gouvernement du Canada et l'Agence sont fermement déterminés à lutter contre l'évasion fiscale et l'évitement fiscal abusif sur tous les fronts. De plus, nous sommes tous déterminés à rendre la tâche beaucoup plus difficile pour ceux qui choisissent de ne pas respecter leurs obligations fiscales.
C'est grâce aux investissements du gouvernement du Canada depuis 2016 que l'Agence bénéficie dorénavant de meilleures données, de meilleures approches et, au bout du compte, de meilleurs résultats.
Ces investissements ont notamment permis à l'Agence de se doter d'une stratégie qui favorise l'échange de données à l'échelle mondiale, car, disons-le, l'évasion fiscale et l'évitement fiscal abusif sont des problèmes mondiaux d'une rare complexité.
Or, l'Agence collabore dorénavant avec des partenaires internationaux par l'entremise de diverses organisations multilatérales, dont l'Organisation de coopération et de développement économiques, ou OCDE, et son Forum sur l'administration fiscale. Je salue d'ailleurs la nomination de Bob Hamilton, commissaire de l'Agence, à titre de président de ce forum, en août 2020.
Grâce à cette stratégie moderne et collaborative, le Canada possède maintenant 93 conventions fiscales et 24 accords internationaux d'échange de renseignements fiscaux. Le Canada est l'un des quelque 70 pays qui échangent des informations à partir de la Déclaration pays par pays.
De plus, le Canada participe au programme de Déclaration des télévirements internationaux liée aux transferts électroniques internationaux de fonds de plus de 10 000 $. Avec la mise en œuvre de la Norme commune de déclaration, en 2016, le Canada et près de 100 autres États ont pu bénéficier des données des institutions financières qui signalent les comptes financiers détenus par des clients non résidants à des fins fiscales.
Mieux équipée en matière de ressources et d'outils, l'Agence est maintenant en mesure de se concentrer sur les grandes multinationales, les réseaux à valeur nette élevée, l'économie clandestine, la cryptomonnaie et les transactions immobilières.
On revient toujours au fait que c'est grâce aux investissements consentis par le gouvernement canadien que l'Agence récolte aujourd'hui les fruits de son travail.
Au cours des dernières années, l'Agence a établi l'équivalent de plus de 12 milliards de dollars de cotisations chaque année grâce à des vérifications, dont plus de 60 % sont liées à l'évitement fiscal réalisé par de grandes multinationales et à la planification fiscale abusive réalisée par des particuliers fortunés.
De plus, ces investissements ont généré, à ce jour, environ 5 milliards de dollars de recettes fiscales fédérales supplémentaires en date de mars 2021.
Par ailleurs, le Programme des enquêtes criminelles de l'ARC a renforcé sa capacité d'enquêter sur les cas les plus graves en matière de crimes fiscaux. Soulignons que l'Agence enquête sur des cas complexes en collaboration avec ses partenaires du ministère des Finances, du ministère de la Justice, et aussi de la Sécurité publique, par l'entremise de la GRC, pour éliminer ce qui pourrait être perçu comme des échappatoires dans les lois. Mentionnons que l'Agence a déplacé son attention vers des enquêtes plus percutantes, qui occasionnent plus de peines de prison et des amendes plus élevées.
Toutefois, n'oublions jamais que l'évasion fiscale implique souvent des structures nationales et internationales de transferts de fonds fort complexes, qui entraînent des processus de collecte de renseignements longs et laborieux pour l'Agence.
Par ailleurs, il faut reconnaître que certains contribuables fortunés, qui font l'objet de vérifications, utilisent de plus en plus le système judiciaire pour éviter de fournir des documents et des renseignements à l'Agence. Il faut aussi dire que le volume des litiges complexes est en nette augmentation par rapport aux années précédentes, avec environ 3 000 affaires actives dont la complexité est considérée de niveau élevé.
Ainsi, dans le cadre de l'Énoncé économique de l'automne 2020, et confirmé par le budget de 2021, le gouvernement du Canada s'est engagé à investir 606 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2021‑2022, pour poursuivre ce travail des plus complexes.
Ces investissements permettront de combler l'écart en matière d'observation des particuliers fortunés, de renforcer le soutien technique pour les vérifications à risque élevé, d'améliorer la capacité de l'Agence à repérer l'évasion fiscale impliquant des fiducies, d'améliorer la capacité de l'Agence à mettre fin aux remboursements frauduleux ou injustifiés de la TPS/TVH et, finalement, d'améliorer le Programme des enquêtes criminelles.
Grâce aux investissements du budget de 2021, des changements législatifs seront également mis en place afin de renforcer les règles relatives aux prix de transfert, aux témoignages oraux, à l'érosion de la base d'imposition et au transfert de bénéfices, ainsi qu'aux règles de divulgation obligatoire.
Avant de terminer, j'aimerais souhaiter une très belle retraite au président de ce comité, M. Wayne Easter.
Je vous remercie personnellement, monsieur Easter, de votre travail exceptionnel au service des Canadiens. Vous nous manquerez.
Monsieur le président, je suis fière de dire que le gouvernement canadien et l'Agence ont fait preuve de détermination et d'innovation en créant des approches efficaces et proactives pour identifier les personnes qui évitent de payer leur juste part d'impôt, et que tous prennent les moyens pour y parvenir.
Merci.
Ted Gallivan
View Ted Gallivan Profile
Ted Gallivan
2021-06-10 15:34
Thank you, Mr. Chair.
Through the government's investments, which have been announced in federal budgets since 2016, the CRA has been able to equip itself with tools and resources that allow collaboration and exchange of data at a global scale and provide much more transparency for Canadians.
Because of these investments by the Government, the CRA has benefited from better data, better partnerships, and ultimately, better results in its fight against tax evasion.
Canada is one of more than 70 countries that exchange information via country-by-country reporting. Since 2015 Canada has participated in the sharing of data related to international electronic funds transfers of over $10,000. Additionally, with the implementation of the common reporting standard in 2016, Canada and nearly 100 other jurisdictions have been able to benefit from data from financial institutions that identify financial accounts held by customers who are non-residents for tax purposes.
Thanks to budgetary investments since 2016, the CRA has observed excellent signs of success. In fact, the agency has identified over $12 billion in gross audit assessments every year, over 60% of which is related to tax avoidance by large multinational corporations and aggressive tax planning by wealthy individuals. While the CRA had committed to finding an additional $5 billion over five years, we actually achieved that goal a year early, despite the pandemic. In addition, our proven results demonstrate that we're taking the right tax cases to the Tax Court of Canada, the Federal Court of Appeal and the Supreme Court of Canada.
Of course, there is still work to be done, but we have a proven track record to show that we are making it increasingly difficult for non‑compliant individuals to continue their activities.
As part of the fall economic statement 2020, and confirmed in budget 2021, the government committed to investing an additional $606 million over five years, starting this fiscal year. Notably, we are working to close the high-net-worth compliance gap, bolster technical support on high-risk audits and enhance the criminal investigations program. These investments will allow the CRA to fund new initiatives and extend existing programs targeting international tax evasion and aggressive tax avoidance.
The Government of Canada's continual investment in fighting tax evasion and aggressive tax avoidance promotes an international exchange of information that is both modern and collaborative, and ultimately ensures that all Canadians pay their fair share.
Merci, monsieur le président.
Grâce aux investissements du gouvernement annoncés dans les budgets fédéraux depuis 2016, l'Agence a pu se doter d'outils et de ressources qui permettent la collaboration et l'échange de données à l'échelle mondiale, offrant du même coup beaucoup plus de transparence pour les Canadiens.
Grâce à ces investissements du gouvernement, l'Agence a bénéficié de meilleures données, de meilleurs partenariats et, ultimement, de meilleurs résultats dans sa lutte contre l'évasion fiscale.
Le Canada est l'un des quelque 70 pays qui échangent des informations à partir de la déclaration pays par pays. Depuis 2015, le Canada a participé au partage de données liées aux transferts électroniques de fonds internationaux de plus de 10 000 $. De plus, avec la mise en oeuvre de la norme commune de déclaration en 2016, le Canada et près de 100 autres administrations ont pu bénéficier des données des institutions financières qui identifient les comptes financiers détenus par des clients non-résidents à des fins fiscales.
Grâce à des investissements budgétaires depuis 2016, l'Agence a observé d'excellents signes de succès. En effet, l'Agence a effectué plus de 12 milliards de dollars en cotisations brutes de vérification chaque année, dont plus de 60 % sont liées à l'évitement fiscal des grandes sociétés multinationales et à la planification fiscale agressive par des particuliers fortunés. Alors que l'Agence s'était engagée à récupérer 5 milliards de dollars sur cinq ans, nous avons en fait atteint cet objectif un an à l'avance, malgré la pandémie. De plus, des résultats prouvés démontrent que nous portons les bonnes affaires fiscales devant la Cour canadienne de l'impôt, la Cour d'appel fédérale et la Cour suprême du Canada.
Bien sûr, il reste encore beaucoup de travail à faire, mais des mesures éprouvées que nous avons prises par le passé montrent que nous rendons de plus en plus difficile la poursuite de leurs activités pour les personnes qui ne se conforment pas aux règles.
Dans le cadre de l'Énoncé économique de l'automne 2020, et confirmé par le budget de 2021, le gouvernement s'est engagé à investir 606 millions de dollars sur cinq ans, à compter de cette année. Notamment, nous nous efforçons de combler l'écart de conformité pour les avoirs nets élevés, de renforcer le soutien technique pour les audits à haut risque et d'améliorer le Programme d'enquêtes criminelles. Ces investissements permettront à l'Agence de financer de nouvelles initiatives et d'étendre les programmes existants ciblant l'évasion fiscale internationale et l'évitement fiscal abusif.
L'investissement continu du gouvernement du Canada dans la lutte contre l'évasion fiscale et l'évitement fiscal abusif favorise un échange international d'information à la fois moderne et collaboratif et garantit, en fin de compte, que tous les Canadiens paient leur juste part.
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
Thank you, Mr. Chair.
I have some questions for the Department of Finance.
My regards to you, Mr. McGowan, and to your colleagues as well.
Clearly, it's important to avoid double taxation in a company when there's real economic activity. This is usually written into the tax treaty between Canada and another country.
Why, in the case of almost all tax havens, has this agreement been extended to include tax information exchange agreements?
Je vous remercie, monsieur le président.
J'aimerais poser des questions aux représentants du ministère des Finances.
Je vous salue, monsieur McGowan, et je salue aussi vos collègues.
Évidemment, il est important d'éviter la double imposition au sein de l'administration d'une entreprise lorsqu'il y a une véritable activité économique. Normalement, c'est inscrit dans le traité fiscal qui lie le Canada à un autre pays.
Pourquoi, dans le cas de presque tous les paradis fiscaux, a-t-on étendu cette entente de façon à y inclure les accords d'échange de renseignements fiscaux?
Stephanie Smith
View Stephanie Smith Profile
Stephanie Smith
2021-06-10 16:22
I think you're referring to the domestic law provision that allows exempt surplus to be repatriated free of tax if it comes from a jurisdiction with which Canada has a tax treaty, or a tax information exchange agreement.
The underlying tax policy reason for that provision is to ensure that Canadian corporations can compete competitively and pay the same level of taxes in the jurisdictions in which they are operating. There are rules around the foreign affiliates system to ensure that only active business income can be repatriated tax-free. Any income that is passive investment income is taxed on an accrual basis.
Je pense que vous faites référence à la disposition du droit national qui permet de rapatrier en franchise d'impôt un surplus exonéré provenant de tout pays avec lequel le Canada a conclu une convention fiscale ou un accord d'échange de renseignements fiscaux.
La raison de politique fiscale sous-jacente à cette disposition est d'assurer la compétitivité des sociétés canadiennes et d'uniformiser leur taux d'imposition avec les pays où elles ont des activités. Le régime relatif aux sociétés étrangères affiliées est assorti de règles visant à garantir que seuls les revenus d'entreprise active peuvent être rapatriés en franchise d'impôt. Tout revenu de placement passif est imposé selon la comptabilité d'exercice.
View Michael Cooper Profile
CPC (AB)
Thank you, Madam Co-Chair.
I will direct my questions to the Department of Health officials.
The question I have relates to the federal monitoring regulations within the context of sharing monitoring data with law enforcement in instances where the Criminal Code safeguards are not followed. More specifically, it's my understanding that right now there are two streams of monitoring data. In about a half of the provinces and territories, MAID practitioners are expected to report to the federal government through a designated provincial or territorial body, in which those governments would have access to such data. However, in the other half of the provinces and territories, MAID practitioners report directly to the federal government.
Can you speak to that issue of sharing federally collected monitoring data with local enforcement agencies?
Je vous remercie, madame la présidente.
Je vais m'adresser aux fonctionnaires du ministère de la Santé.
Ma question concerne la réglementation sur la surveillance fédérale touchant la communication des données aux organismes d'application de la loi dans les cas où les mesures de sauvegarde prévues dans le Code criminel ne sont pas respectées. Plus précisément, d'après ce que j'ai compris, il y a actuellement deux façons de communiquer les données de surveillance. Dans environ la moitié des provinces et des territoires, les prestataires de l'aide médicale à mourir doivent faire rapport au gouvernement fédéral par l'intermédiaire d'un organisme provincial ou territorial désigné; ces gouvernements peuvent alors accéder aux données par le truchement de ces organismes. Cependant, dans l'autre moitié des provinces et des territoires, les prestataires de l'aide médicale à mourir transmettent les données directement au gouvernement fédéral.
Pouvez-vous nous parler de la communication des données de surveillance recueillies par le gouvernement fédéral aux organismes locaux d'application de la loi?
Abby Hoffman
View Abby Hoffman Profile
Abby Hoffman
2021-06-07 20:25
Sure, and I'll keep this fairly brief.
First of all, I'll say that the federal government is not in the business of enforcing the Criminal Code. This does fall to provinces, and it falls to a combination of public authorities and self-regulating professions.
I will say, though, that the jurisdictions where the reporting is through a provincial so-called designated recipient—in other words, we receive the reports in bulk from those provinces—represent the overwhelming majority of the population and MAID cases in the country.
That's only to say that, with the adequacy of the reports from a Criminal Code-MAID legal framework perspective, it's not difficult at all for provinces to examine that data and make their own assessments about compliance with the Criminal Code.
Certainement. Je vais vous donner une réponse relativement brève.
Tout d'abord, je précise qu'il n'appartient pas au gouvernement fédéral d'appliquer le Code criminel. Cette responsabilité relève des provinces, plus précisément d'un ensemble d'autorités publiques et de professions autoréglementées.
Ce que je peux vous dire, toutefois, c'est que les provinces et les territoires où la communication se fait par l'intermédiaire d'un organisme désigné — autrement dit, les provinces qui nous envoient tous les rapports en même temps — représentent la vaste majorité de la population canadienne et des cas d'aide médicale à mourir.
Tout cela pour dire que, de la perspective du Code criminel et du cadre juridique de l'aide médicale à mourir, les rapports sont adéquats, et il n'est pas du tout difficile pour les provinces d'examiner les données et d'évaluer elles-mêmes la conformité avec le Code criminel.
View Michael Cooper Profile
CPC (AB)
How can Canadians be confident that the criteria and safeguards are respected in each province and territory on a consistent basis?
Comment les Canadiens peuvent-ils être sûrs que les critères et les mesures de sauvegarde sont systématiquement respectés dans chaque province et territoire?
Abby Hoffman
View Abby Hoffman Profile
Abby Hoffman
2021-06-07 20:26
I mentioned this before. When we report, we're reporting on what the providers are saying about each and every eligibility criteria and each and every safeguard that's spelled out in the legal framework.
If you're asking if we have monitors out there or if provinces, for that matter, have on-the-ground monitors who are validating that data, the answer to that question is no. This is very similar to how things work in the health care system generally. People who feel aggrieved or wronged can complain. There are medical oversight bodies in Ontario. The coroner's office investigates and so on—
J'ai déjà abordé ce sujet. Nos rapports rendent compte des observations des prestataires sur chaque critère d'admissibilité et chaque mesure de protection définis dans le cadre juridique.
Si vous voulez savoir si nous avons des observateurs ou si les provinces elles-mêmes ont des observateurs sur le terrain qui vérifient les données, la réponse est non. Le régime fonctionne de façon très semblable au reste du système de soins de santé. Les personnes qui se sentent lésées peuvent porter plainte. L'Ontario a des organismes de surveillance de la prestation des soins de santé. Le bureau du coroner mène des enquêtes et...
View Kyle Seeback Profile
CPC (ON)
I saw the sign, so I have less than a minute now.
As we look to craft a report on this, is there any data you can share or table with the committee or any lessons you've gleaned from these other pilots that we can look at as part of our report?
J'ai vu le signal, il me reste donc moins d'une minute.
Pour nous aider à rédiger notre rapport sur le sujet, avez-vous des données à fournir au Comité, ou encore des leçons que vous avez tirées de ces autres programmes pilotes afin que nous puissions en tenir compte dans notre rapport?
Catrina Tapley
View Catrina Tapley Profile
Catrina Tapley
2021-06-02 17:47
We will table the Atlantic immigration evaluation with the committee. As well, I think we have some important statistics on the current immigration landscape, how many people are staying in cities, how many people are in communities themselves, just as good background information. The AIP evaluation would, I would think, certainly be helpful.
Nous allons faire parvenir au Comité l'évaluation du Programme pilote d'immigration au Canada atlantique. Nous pouvons également vous fournir, comme information de base, des statistiques intéressantes sur la situation actuelle de l'immigration, combien de personnes vivent dans les villes et combien dans les communautés rurales. Je pense que l'évaluation du programme mis en place au Canada Atlantique pourrait vous être utile.
Hassan Yussuff
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Hassan Yussuff
2021-06-01 11:12
Thank you, Chair.
First let me thank the committee for the opportunity to present to you today.
I represent the Canadian Labour Congress, Canada's largest central labour body in the country, and it speaks on national issues on behalf of three million working men and women from coast to coast. The CLC, of course, supports Bill C-253, and I want to thank the members who voted to advance this bill.
For years, the CLC has advocated changing the bankruptcy laws in our country. Workers and pensioners should be first in line, not last, when it comes to paying creditors. Workers pay for their defined benefits, pensions and other post-retirement employment benefits by deferring part of their compensation. Employers have a legal obligation to pay these promised pensions in retirement. It is totally unacceptable that earned benefits are taken away from pensioners, through no fault of their own, at a time in their lives when they are least able to adjust. Pensioners cannot simply go back to work when their pensions are cut. They need the post-retirement drug coverage and benefits that they have earned through working for a lifetime.
This tragedy has gone on too long. It has occurred too often. It cannot go on any longer. It is time to fix this problem.
The insolvency process is rigged against working people. The recent Laurentian University example shows how small unions are isolated and besieged by CCAA proceedings. Workers are threatened with devastating job losses unless they agree to make deep concessions to wages, pensions and benefits.
The CLC believes that public institutions should be excluded altogether from the CCAA and the BIA. The federal insolvency laws are meant for commercial corporate reorganizations. They were never meant to provide cover for provincial governments that refuse to live up to their fiscal obligations and expect workers and pensioners to pay the costs. The CLC would prefer that the claims of workers and pensioners be moved to the front of the line, as Bill C-253 seeks to do.
If there is no consensus to do so, the CLC believes that all parties should consider granting pensioners' and employees' claims the status of “preferred claim”. This would place them immediately behind the secure creditors in priority of claims, but ahead of unsecured creditors. We believe that treating employees' claims as preferred claims will materially improve outcomes for workers and pensioners.
However, getting the data to establish this is not easy. Currently the data is controlled by the big accounting firms—especially Ernst & Young, KPMG, Deloitte and PricewaterhouseCoopers —that act as monitors in CCAA proceedings and trustees in bankruptcies. There is a clear public policy purpose for making this data available for researchers. We are seeking aggregate anonymized data for large business insolvencies in which pension deficits are involved. We are not seeking commercially sensitive data. In our view, the superintendent of bankruptcy should be required to obtain this data from monitors and make it available to researchers.
We also recommend that the federal government conduct a feasibility study to establish a national mandatory pension insurance scheme for Canada. This study should form the basis of discussions with the provinces to establish a national scheme to rescue stranded pensions.
Finally, the government must stop company executives from enriching themselves and shareholders when there is a serious pension deficit.
The 2017 Sears Canada CCAA filing and liquidation was an outrage. Beginning in 2010, Sears paid $1.5 billion to shareholders in dividends and share buybacks. By doing so, Sears paid five and a half times more to its shareholders than it would have cost to entirely erase the deficit in its DB pension plan. Sears' decision in 2013 to pay a $500-million dividend when the pension deficit stood at $313 million would alone have been enough to eliminate the deficit. Instead, Sears Canada pensioners outside of Ontario were forced to accept cuts in benefits. This is a profound injustice. It should never be permitted to happen again.
Thank you very much. I look forward to any questions that committee members may have.
I wish all the best to you.
Merci, monsieur le président.
Permettez-moi premièrement de remercier le Comité de l'occasion de témoigner devant vous aujourd'hui.
Je représente le Congrès du travail du Canada, ou CTC, la plus grande centrale syndicale du pays, qui s'exprime sur les questions nationales au nom de trois millions de travailleurs et travailleuses d'un océan à l'autre du pays. Le CTC appuie, bien sûr, le projet de loi C‑253, et je tiens à remercier les membres qui ont voté en faveur de ce projet de loi.
Depuis des années, le CTC préconise la modification des lois sur la faillite dans notre pays. Les travailleurs et travailleuses et les retraités devraient être en tête de liste et non pas les derniers, lorsqu'il s'agit de payer les créanciers. Les travailleurs et travailleuses paient leurs prestations déterminées, leurs pensions et autres avantages sociaux après la retraite en reportant une partie de leur rémunération. Les employeurs ont l'obligation légale de payer ces pensions promises au moment de la retraite. Il est totalement inacceptable que les prestations acquises soient retirées aux retraités, sans qu'ils en soient responsables, à un moment de leur vie où ils sont le moins en mesure de s'adapter. Les retraités ne peuvent pas simplement retourner au travail lorsque leur pension est réduite. Ils ont besoin de l'assurance-médicaments et des avantages sociaux après la retraite qu'ils ont gagnés en travaillant toute leur vie.
Cette tragédie dure depuis trop longtemps. Elle s'est produite trop souvent. Elle ne peut plus durer. Il est temps de régler ce problème.
Le processus d'insolvabilité désavantage les travailleurs. L'exemple récent de l'Université Laurentienne montre comment les petits syndicats sont isolés et submergés par les procédures de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Les travailleurs sont menacés de pertes d'emploi dévastatrices à moins qu'ils acceptent de faire d'énormes concessions sur les salaires, les pensions et les avantages sociaux.
Le CTC estime que les institutions publiques devraient être totalement exclues de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, la LACC, et la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, la LFI. Les lois fédérales sur l'insolvabilité sont destinées à la réorganisation des entreprises commerciales. Elles n'ont jamais été conçues pour couvrir les gouvernements provinciaux qui refusent de respecter leurs obligations fiscales et qui s'attendent à ce que les travailleurs et les retraités en paient le prix. Le CTC préférerait que les revendications des travailleurs et des retraités soient placées au haut de la liste, ce que le projet de loi C-253 vise à faire.
S'il n'y a pas de consensus pour le faire, le CTC estime que toutes les parties devraient envisager d'accorder aux réclamations des retraités et des employés le statut de « créanciers privilégiés ». Cela les placerait immédiatement après les créanciers garantis pour ce qui est de la priorité des créances, mais avant les créanciers non garantis. Nous croyons que le fait de traiter les réclamations des employés comme étant des créances privilégiées améliorera sensiblement les résultats pour les travailleurs et les pensionnés.
Cependant, il n'est pas facile d'obtenir les données qui permettent de l'établir. À l'heure actuelle, les données sont gérées par les grands cabinets comptables — en particulier Ernst & Young, KPMG, Deloitte et PricewaterhouseCoopers — qui agissent en tant que contrôleurs dans les procédures en vertu de la LACC et syndics de faillite. Il y a un objectif clair de politique publique pour mettre ces données à la disposition des chercheurs. Nous recherchons des données agrégées et anonymes sur les faillites de grandes entreprises dans lesquelles des déficits des fonds de pension sont en cause. Nous ne cherchons pas à obtenir des données délicates sur le plan commercial. À notre avis, le surintendant des faillites devrait être tenu d'obtenir ces données auprès des contrôleurs et de les mettre à la disposition des chercheurs.
Nous recommandons également que le gouvernement fédéral mène une étude de faisabilité en vue d'établir un régime national d'assurance-pension pour le Canada. Cette étude devrait servir de base aux discussions avec les provinces en vue d'établir un régime national de sauvetage des pensions en souffrance.
Enfin, le gouvernement doit empêcher les dirigeants d'entreprise de s'enrichir et d'enrichir les actionnaires lorsqu'il y a un énorme déficit du régime de pensions.
Le dépôt d'une demande de protection en vertu de la LACC et la liquidation des actions de Sears Canada en 2017 ont été un scandale. À partir de 2010, Sears a versé 1,5 milliard de dollars aux actionnaires en dividendes et en rachats d'actions. Ce faisant, Sears a versé à ses actionnaires cinq fois et demie la somme que ce qu'il en aurait coûté pour éliminer entièrement le déficit de son régime de retraite à prestations déterminées. La décision de Sears en 2013 de verser un dividende de 500 millions de dollars alors que le déficit du régime de retraite s'élevait à 313 millions de dollars aurait suffi à elle seule à éliminer le déficit. Au lieu de cela, les retraités de Sears Canada à l'extérieur de l'Ontario ont été contraints d'accepter des réductions de prestations. Il s'agit d'une profonde injustice. On ne devrait jamais permettre que cela se reproduise.
Merci beaucoup. J'attends avec impatience les questions que les membres du Comité pourraient avoir.
Je vous adresse mes meilleurs voeux.
View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
Okay, fair enough; I think that's good. It's not really answering the question, so I'm just going to move on.
In the same report, the Native Women's Association also talked about identifying and assisting indigenous victims and survivors of human trafficking and exploitation and how that effort has been greatly hindered by a lack of disaggregated and cross-jurisdictional data.
We hear this again and again. In every report that we do, data continues to be the big challenge. I'm wondering if there's been any work done on that and if the importance of indigenous ownership of the data collected in relation to the indigenous experience has been recognized. I also wonder how the fact of cross-jurisdictional data can be addressed. This continues to be an issue.
I only have one minute left, so I would really appreciate it if whoever can answer that best would please step up. We don't have a lot of time.
D'accord, très bien. Je pense que c'est suffisant. Cela ne répond pas vraiment à la question, alors je vais poursuivre.
Dans le même rapport, l'Association des femmes autochtones du Canada mentionne aussi qu'il faut procéder à l'identification des victimes et des survivantes de la traite des personnes et de l'exploitation pour leur venir en aide et que le manque de données ventilées et interorganisationnelles nuit grandement aux efforts en ce sens.
On répète cela sans cesse. Dans tous les rapports que nous publions, les données demeurent le gros problème. Je me demande si des efforts ont été déployés pour y remédier, et si on a reconnu l'importance de la propriété autochtone des données recueillies au sujet des expériences vécues par les Autochtones. Je me demande aussi comment le problème lié aux données interorganisationnelles peut être réglé, un problème toujours présent aujourd'hui.
Il ne me reste qu'une minute, alors si c'était la personne la mieux placée pour répondre à la question qui prenait la parole, je vous en serais très reconnaissante. Il reste très peu de temps.
Nathalie Levman
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Nathalie Levman
2021-06-01 13:04
I'm wondering if you would like to hear from Statistics Canada on these issues. There is data out there and a lot of it has been spearheaded by indigenous groups, but I think this is really a question for Statistics Canada. I note that they're not here.
Je me demande si vous aimeriez entendre Statistique Canada à ce propos. Des données existent et beaucoup de ces données ont été recueillies sous l'égide de groupes autochtones, mais je pense qu'il s'agit d'une question qui relève de Statistique Canada, et je constate qu'il n'y a pas de ses représentants ici.
Hamid Benhmade
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Hamid Benhmade
2021-05-28 14:13
Ladies and gentlemen, my colleague Claude Vaillancourt and I would like to thank you for inviting us to appear before the committee on behalf of the Réseau québécois sur l'intégration continentale.
Currently, as you know, the debate on the waiver of intellectual property rights on anti-coronavirus vaccines reveals a divide between those who are for the waiver and those who are against the waiver.
As my colleagues reminded us earlier, the waiver has been officially endorsed by 58 governments and is supported by 100 countries. A small number of powers are opposed; they include Brazil, Canada, Japan, the United Kingdom and the European Union.
Ladies and gentlemen, whether we are for or against the waiver, one thing is certain: no one can deny that vaccine nationalism may well harm all the investments that have been made to contain the pandemic since it began. That a number of anti-coronavirus vaccines have been produced in less than a year is an unprecedented scientific accomplishment. However, that success, laudable though it is, is presently undermined by unequal, troubling and worrying access to the vaccines. That is why the Réseau québécois sur l'intégration continentale is calling for property rights on the anti-coronavirus vaccines to be suspended for two fundamental reasons. First, for reasons that are humanitarian, not economic, and second, for reasons that are purely economic.
First and foremost, it is time to put humanitarian issues before all other considerations. It is unjust that the least fortunate, basically those from developing countries, should remain at the mercy of pharmaceutical giants, when we know full well that most subsidies intended to support research into the coronavirus come from public funds.
Here we are once more, privatizing profits and socializing losses. The public is paying twice for the same vaccine. We pay first to finance the research and development and we pay again to acquire the doses we need.
Because developed countries have obtained more than half of all the contracts for vaccines, many developing countries will not have mass vaccination before 2025. A delay of that kind could set the scene for potentially dangerous variants in the future and cost many their lives.
Economically, the vaccine war is likely to cost more than the war against the pandemic. That is the conclusion of research published by the National Bureau of Economic Research in the United States. In fact, if countries of the North become vaccinated and countries of the South remain largely excluded from vaccination, the global economy will sustain losses of more than $9.2 trillion in 2021, almost half of which will be absorbed by advanced economies, including Canada.
Because of the recession that the pandemic is imposing on less-advanced economies, exporters and importers in the advanced economies, of which Canada is one, would be prey, first, to markets that are stagnating or even declining, and second, to global value chains that are more and more disrupted. This is why ensuring free and universal access to anti-coronavirus vaccines, and doing so today, is not only an altruistic and moral act, it is also an economic necessity.
In the light of these factors, which we invite Canada to consider, our network urges the Government of Canada to support the waiver of intellectual property rights on vaccines and to promote it in international discussions.
In the long term, lifting property rights on vaccines against COVID-19 must be followed by the dissemination of knowledge. Some countries in the South have shown that they have a great capacity for producing generic medications. But restrictions on importing them in the TRIPS and the extension of protection for brand-name medications in various free trade agreements, have made it difficult to disseminate essential data so that the medications can be produced and made available.
Ladies and gentlemen, whether the issue is saving lives or relaunching economies, free and universal vaccination is currently the only way we have to achieve it. The extraordinary circumstances of the pandemic call for extraordinary action.
Thank you for your attention.
Mesdames et messieurs, mon collègue Claude Vaillancourt et moi tenons à vous remercier de nous avoir invités à comparaître devant le Comité au nom du Réseau québécois sur l'intégration continentale.
Comme vous le savez, présentement, le débat sur la dérogation aux droits de propriété intellectuelle sur les vaccins anti-coronavirus laisse apparaître un clivage entre ceux qui sont pour la dérogation et ceux qui sont contre la dérogation.
Comme mes collègues l'ont rappelé tout à l'heure, la dérogation a été officiellement parrainée par 58 gouvernements et soutenue par 100 pays. Un nombre restreint de puissances s'est opposé à son adoption. Il s'agit notamment du Brésil, du Canada, du Japon, du Royaume-Uni et de l'Union européenne.
Mesdames et messieurs, que nous soyons pour ou contre la dérogation, une chose est certaine: nul ne peut nier que le nationalisme vaccinal risque de nuire à tous les investissements qui ont été consentis pour endiguer la pandémie depuis le début. La production de plusieurs vaccins anti-coronavirus en moins d'une année est une réalisation scientifique sans précédent. Toutefois, un tel succès, aussi louable soit-il, est présentement miné par un accès aux vaccins inégal, inquiétant et préoccupant. C'est pour cette raison que le Réseau québécois sur l'intégration continentale appelle à suspendre les droits de propriété sur les vaccins anti-coronavirus et ce, pour deux raisons essentielles: d'une part, pour des raisons non économiques, mais plutôt humaines, et, d'autre part, pour des raisons purement économiques.
En premier lieu, il est temps de placer les questions humaines au-delà de toutes les autres considérations, car il est injuste que les plus démunis, essentiellement issus des pays en développement, demeurent à la merci des géants pharmaceutiques sachant que la plupart des subventions destinées à appuyer la recherche sur le coronavirus proviennent de deniers publics.
Capitaliser les profits et socialiser les dépenses, voilà où nous en sommes encore une fois. Les citoyens paient pour le même vaccin deux fois. Ils paient en amont pour financer la recherche-développement et en aval pour l'acquisition des doses nécessaires.
Si les pays développés ont obtenu plus de la moitié de tous les contrats de vaccins, de nombreux pays en développement ne parviendront pas à une vaccination généralisée avant 2025. Un tel retard serait propice à de futures mutations potentiellement dangereuses et coûterait la vie à plusieurs personnes.
Sur le plan économique, la guerre des vaccins serait plus coûteuse que la guerre contre la pandémie. Telle est la conclusion qui a été annoncée dans une recherche publiée par le Bureau national de recherche économique aux États-Unis. En effet, si les pays du nord demeurent vaccinés et que les pays du sud demeurent largement exclus de la vaccination, l'économie mondiale subira des pertes supérieures à 9,2 trillions de dollars en 2021, dont presque la moitié sera absorbée par les économies avancées, dont le Canada.
À cause de la récession qu'impose la pandémie aux économies non avancées, les exportateurs et les importateurs des économies avancées, dont le Canada, seraient, d'une part, aux prises avec des marchés en stagnation, voire en déclin, et d'autre part, avec des chaînes de valeur mondiales davantage perturbées. C'est pour cela que le fait d'assurer aujourd'hui un accès gratuit et universel aux vaccins anti-coronavirus est non seulement un acte altruiste et moral, mais également une nécessité économique.
À la lumière de ces considérations dont le Canada est invité à tenir compte, notre réseau exhorte le gouvernement canadien à appuyer la suspension des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins et à la promouvoir dans les discussions internationales.
À long terme, la levée des droits de propriété sur les vaccins contre la COVID-19 doit être suivie d'une transmission des savoir-faire. Certains pays du sud ont montré qu'ils avaient une grande capacité de production de médicaments génériques, mais des restrictions sur l'exportation de ces derniers dans les ADPIC et la prolongation de la protection des médicaments de marque dans différents accords de libre-échange ont rendu difficile la transmission de données essentielles pour la production des médicaments et pour leur accessibilité.
Mesdames et messieurs, que ce soit pour sauver des vies ou pour relancer les économies, la vaccination gratuite et universelle est présentement la seule solution pour y parvenir. Les circonstances extraordinaires de la pandémie appellent à des actions extraordinaires.
Je vous remercie de votre attention.
View Richard Cannings Profile
NDP (BC)
Thank you. I'll finish with what will be a quick question, hopefully, on data. I want to thank the analysts by jogging my memory in their notes for this meeting.
As you may remember, Mr. Chair, in the last Parliament, we did a study on energy data because it was noted that energy data was very difficult to access in Canada—most of it came from the National Energy Board, and a lot of it was not very timely. You couldn't walk it across provincial boundaries, so most analysts ended up using data from the U.S. Energy Information Administration.
I now know there's the new Canadian Centre for Energy Information, led by StatsCan and NRCan. I'm wondering if someone could give me an update on where that project is. Are people using it? Is the data coming in as we, from the committee, wanted it to do, so that it is comprehensive, easily accessible and, most of all, timely? We were getting two-year-old data most of the time.
Merci. Je vais terminer par une question rapide, je l'espère, sur les données. Je tiens à remercier les analystes de m'avoir rafraîchi la mémoire dans leurs notes pour cette réunion.
Comme vous vous en souvenez peut-être, monsieur le président, au cours de la dernière législature, nous avons mené une étude au sujet des données sur l'énergie parce qu'il avait été noté que les données sur l'énergie étaient très difficiles à obtenir au Canada — la plupart provenaient de l'Office national de l'énergie, et beaucoup d'entre elles n'étaient pas très à jour. Comme elles ne pouvaient pas s'étendre au-delà des frontières provinciales, la plupart des analystes finissaient par utiliser les données de l'Energy Information Administration des États-Unis.
Je sais que nous avons maintenant le nouveau Centre canadien d'information sur l'énergie, dirigé par Statistique Canada et RNCan. Je me demande si quelqu'un pourrait me donner une mise à jour sur l'état d'avancement de ce projet. Les gens l'utilisent-ils? Les données nous parviennent-elles comme le Comité le souhaitait, complètes, facilement accessibles et, surtout, à jour? La plupart du temps, nous recevions des données vieilles de deux ans.
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