Thank you, committee. Good afternoon, or good morning in Saskatchewan.
I'm Christopher Sheppard, the president of the National Association of Friendship Centres. I want to recognize that I'm joining you today from Treaty 6 and the homeland of the Métis. I am so thankful for the welcome I've received while being a visitor in their territories.
As is customary, I'm here with Jocelyn Formsma, who is our executive director, We'll field questions jointly and try to answer as many of them as we can.
I want to thank you for the invitation once again to appear before you today on the timely topic of support for indigenous communities, businesses and individuals during COVID-19.
From our previous testimony to this committee, you are already aware that the NAFC represents more than a hundred local friendship centres and PTs—provincial and territorial associations—in every province and territory in Canada, except Prince Edward Island.
Friendship centres are urban indigenous community hubs that are owned and operated by indigenous people and provide a wide range of programs and services for every age and demographic of people. We offer services in justice, health, violence prevention, housing, homelessness, economic development, entrepreneurship, employment and training, children and youth programming, education, languages, culture, sports and recreation. Collectively, we are one of the largest and most comprehensive service delivery networks in Canada, and not just among indigenous organizations.
When the pandemic was declared, friendship centres rolled up their sleeves and got to work. Having to pivot quickly, we moved to collect items—food, supplies, protective equipment—and began delivering kits to community members. We had friendship centre staff cooking food in their own homes to package and deliver and had staff and volunteers going out to pick traditional medicines to include in deliveries.
Delivery of these items also allowed friendship centres to check in on community members to see how they were dealing with the pandemic. In one instance, a friendship centre discovered that a family had a broken stove. The friendship centre arranged for a new one to be delivered to the family so that they could cook their own food.
Friendship centres rented handwashing stations and portable toilets to ensure that people had access to sanitation, especially those who were unsheltered. Friendship centre outreach workers have been ensuring that unsheltered or homeless members of the community know what indigenous specific supports are available.
Friendship centres have spearheaded or joined COVID-19 joint task forces and worked with numerous other community organizations to ensure a joint response in collaboration.
We have secured and delivered more than 400 tablets and distributed them across the country. These tablets went to children and young people for school, families for work, seniors to reduce isolation and foster connections, and to friendship centre staff to transition to providing online support. We are so proud of the way our members network has stepped up and stepped forward in these times.
Our work has not come without challenges. As urban indigenous organizations, we experienced what continues to be an ongoing jurisdictional wrangling that has been noticed since the beginning. Neither the federal nor the provincial governments stepped up early to provide supports specific to urban indigenous organizations, with each inquiring of us what contributions the other level of government was making.
Once friendship centres did receive funding, there were misunderstandings about what the funding was for. While friendship centres applied for and received funds to provide community-wide supports, we received many calls for individual or family financial support.
Despite these challenges, friendship centres' responses have been quite incredible. While we do not expect the level of service to decline any time soon—in fact, we expect it to increase over the next four to six weeks, as the holidays are close—we are also looking to the future.
Current funding is set to end on March 31, 2021, and we are gravely concerned that the community supports that people are now relying on will not be able to continue into the new fiscal year. We forecast that the current levels of support, eventual vaccine distribution and then the “building back better” phase will require heavy engagement with urban indigenous people, organizations and communities.
Indigenous people are a priority population in this pandemic, and we need to ensure that urban indigenous people are not left behind.
The NAFC has offered and continues to offer its perspectives, expertise and knowledge of urban indigenous communities and community members to the federal government to help inform them and to guide effective remedies both now and as we continue on this journey. We look forward to being part of the ongoing conversation and continued investment in this work.
Thank you so much.
Merci, mesdames et messieurs. Bon après-midi, ou bonjour en Saskatchewan.
Je m’appelle Christopher Sheppard et je suis président de l’Association nationale des centres d’amitié. Je tiens à souligner que je me joins à vous aujourd’hui depuis le Traité no 6 et la patrie des Métis. Je suis très reconnaissant de l’accueil que j’ai reçu en tant que visiteur dans leurs territoires.
Comme d’habitude, je suis accompagné de Jocelyn Formsma, notre directrice générale. C'est ensemble que nous allons essayer de répondre au plus grand nombre de questions possible.
Je tiens à vous remercier encore une fois de nous avoir invités à comparaître devant vous aujourd’hui sur le sujet du soutien aux communautés, aux entreprises et aux particuliers autochtones pendant la pandémie de la COVID-19.
Compte tenu de nos témoignages antérieurs devant le Comité, vous savez déjà que l’ANCA représente plus d’une centaine de centres d’amitié locaux et d’associations provinciales et territoriales dans chaque province et territoire du Canada, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard.
Les centres d’amitié sont des carrefours communautaires autochtones en milieu urbain qui appartiennent à des Autochtones et qui sont exploités par eux. Ils offrent une vaste gamme de programmes et de services aux gens de tous les âges et de tous les groupes démographiques. Nous offrons des services dans les domaines de la justice, de la santé, de la prévention de la violence, du logement, de l’itinérance, du développement économique, de l’entrepreneuriat, de l’emploi et de la formation, des programmes pour les enfants et les jeunes, de l’éducation, des langues, de la culture, des sports et des loisirs. Ensemble, nous formons l’un des réseaux de prestation de services les plus vastes et les plus complets au Canada, et pas seulement parmi les organisations autochtones.
Lorsque la pandémie a été déclarée, les centres d’amitié ont retroussé leurs manches et se sont mis au travail. Nous avons dû faire un virage rapide pour réunir de la nourriture, des fournitures, de l’équipement de protection, et nous avons commencé à les distribuer aux membres de la communauté. Nous avions des employés de centres d’amitié qui cuisinaient chez eux les aliments qui étaient ensuite emballés et livrés, et nous avions des employés et des bénévoles qui allaient chercher des remèdes traditionnels pour les inclure dans les livraisons.
La livraison de ces articles a également permis aux centres d’amitié de vérifier comment les membres de la communauté faisaient face à la pandémie. Ainsi, un centre d’amitié a découvert que la cuisinière d’une famille ne fonctionnait plus. Le centre d’amitié a pris des dispositions pour qu’une nouvelle cuisinière soit livrée à la famille afin qu’elle puisse préparer ses propres repas.
Les centres d’amitié ont loué des postes de lavage des mains et des toilettes portatives pour veiller à ce que les gens aient accès à des installations sanitaires, surtout ceux qui n’avaient pas de logement. Les travailleurs des centres d’amitié ont veillé à ce que les membres de la communauté qui n’ont pas de logement ou qui sont sans abri sachent quels sont les soutiens propres aux Autochtones à leur disposition.
Les centres d’amitié ont été le fer de lance des groupes de travail mixtes sur la COVID-19 ou se sont joints à eux et ont travaillé avec de nombreux autres organismes communautaires pour assurer une intervention conjointe en collaboration.
Nous avons obtenu et livré plus de 400 tablettes et nous les avons distribuées partout au pays. Ces tablettes ont été remises aux enfants et aux jeunes pour leurs études, aux familles pour leur travail, aux personnes âgées pour réduire leur isolement et favoriser les liens, et au personnel des centres d’amitié pour la transition vers un soutien en ligne. Nous sommes très fiers de la façon dont notre réseau de membres s’est mobilisé à cette époque.
Notre travail n’est pas sans défis. En tant qu’organisations autochtones urbaines, nous avons connu ce qui continue d’être une querelle de compétences qui a été constatée depuis le début. Ni le gouvernement fédéral ni les gouvernements provinciaux ne se sont hâtés de fournir une aide particulière aux organisations autochtones en milieu urbain. Chacun d’eux nous demandait ce que l’autre ordre de gouvernement faisait pour nous.
Une fois que les centres d’amitié ont reçu du financement, il y a eu des malentendus sur l’objet de ce financement. Bien que les centres d’amitié aient demandé et obtenu des fonds pour offrir du soutien à l’échelle communautaire, nous avons reçu de nombreux appels nous demandant d'aider financièrement une personne ou une famille.
Malgré ces défis, les réponses des centres d’amitié ont été assez incroyables. Même si nous ne nous attendons pas à ce que le niveau de service diminue de sitôt — nous nous attendons plutôt à ce qu’il augmente au cours des quatre à six prochaines semaines, car les Fêtes approchent —, nous nous tournons aussi vers l’avenir.
Le financement actuel doit prendre fin le 31 mars 2021, et nous sommes très inquiets à l'idée que le soutien communautaire sur lequel les gens comptent maintenant ne puisse pas se poursuivre au cours du nouvel exercice. Nous prévoyons que les niveaux actuels de soutien, la distribution éventuelle des vaccins et ensuite la phase de « retour à la vie normale » nécessiteront une forte mobilisation des peuples, des organisations et des communautés autochtones en milieu urbain.
Les Autochtones constituent une population prioritaire dans cette pandémie, et nous devons nous assurer qu’ils ne seront pas laissés pour compte en milieu urbain.
L’ANCA a offert et continue d’offrir au gouvernement fédéral son point de vue, son expertise et ses connaissances des communautés autochtones urbaines et de leurs membres afin de l'informer et d’orienter des solutions efficaces, maintenant et dans le cadre de ce cheminement. Nous comptons bien continuer de participer à la conversation et de nous investir dans ce travail.
Merci beaucoup.