Thank you, and thank you for the experience. This is very interesting.
I'm Connie Newman, executive director, as you're aware, of the Manitoba Association of Senior Centres' age-friendly Manitoba initiative. I work with a team of six older consultants as we connect with 60-plus member centres throughout the province and over 90 age-friendly communities throughout Manitoba.
Today I am a caregiver for three people whose homes are personal care homes—three different homes, three different residences. I'm fortunate; my three special friends—they're not family—all survived COVID. I have experience. I'm also one of many my age who are tech savvy, sort of.
I'm going to share with you a collection of thoughts, both my own and from others who I connect with on a regular basis.
Personal care homes are institutions. They are supposed to be homes. Why do they present as hospitals and/or institutions? Collectively, we must improve regulations, provincially as well as nationally. Regulations must be monitored. Funding transfers to the provinces must have standards attached.
For families with loved ones in personal care homes, challenges were heightened when in-person visits became impossible due to COVID-19 restrictions. There was, in some cases, almost total isolation from one another and periods with no visits. Visits were shorter, less frequent and with encumbered conversation connections.
Caregivers and volunteers pre-COVID provided much-needed support to their loved ones, family and friends. COVID hit, and that support was left to staff, who did not have the time to focus on the person as caregivers and volunteers did.
Now to community: 93% of older adults are living in the community, often known as aging in place. I became involved in the age-friendly concept early in my career. It takes an entire community to raise a child. I believe it takes an entire community to look after its own older adults.
In 2008 the World Health Organization told us to get ready for the change in population. It is 2021 today. We have more older adults than we have teenagers. There's a population shift. Many are living longer than ever, many of us healthy and trying to maintain our health. Many older adults do not have family in their communities. The community is a social connection. We all know that social participation is a determinant of one's own health, no matter what age. COVID hit, and we were not ready for the population shift. We sure were not ready for isolation.
I'm an age-friendly champion. In many daily connections, I am constantly involved with age-friendly domains: social participation, communication, housing, transportation, community health, building outdoor spaces and civic participation. When I think about them in a community in Canada, where there is an age-friendly focus, COVID was there. The community was working together for each other of all ages. When looking back at these domains, underlying COVID impacted seniors with transportation or a total lack of it. Programs for those aging in community—that's 93% of us—must be maintained, enhanced and encouraged.
In Manitoba we have support coordinators by community and district, who are tasked with connecting individually to older adults and assisting, where they can, in connecting them to services. During COVID they did their best in attempting to maintain some sort of connection. Zoom connections saved many where good Wi-Fi existed; 211 by phone became a lifesaver.
People with dementia and their caregivers are among the most valuable in our communities, and the COVID-19 pandemic has put those families at even greater risk.
Persons with dementia and caregivers were negatively impacted by the gap left by the suspension of formal programs. We have adult day programs that stopped running. Lower-income seniors living on their own or in congregate settings.... We need to ensure that their basic needs are being met—Maslow's hierarchy for those seniors.
On Internet access, who is responsible for ensuring equal access to the World Wide Web? Is it fair, if a person lives in a rural or remote area, that they do not have the same quality of access to information? Why is it that low-income housing in an urban setting does not have Wi-Fi access today? Devices are cheap. Training is a minimal cost. Wi-Fi for equal access must be an all-government focus.
We must continue to collaborate with the World Health Organization on the “Decade of Healthy Aging”. Since COVID hit, I have spent several mornings listening to those wise ones from all over the world. We must learn from each other. We know that COVID has impacted older women living in rural and remote areas, and the data today is impacted or under-reported. Many more are suffering mental health issues and more significant anxiety and depression from prolonged isolation. We're seeing now, today, a lot of hesitancy to get back and involved.
The opportunity for social connection and engagement is limited by going virtual. Many older adults have limited Wi-Fi access or may choose not to use it.
Je vous remercie, et je vous suis reconnaissante de me permettre de vivre cette expérience. C'est très intéressant.
Je m'appelle Connie Newman, et je suis la directrice exécutive, comme vous le savez, de l'Initiative du Manitoba, province amie des aînés, auprès de la Manitoba Association of Senior Centres. Je travaille avec une équipe de 6 conseillers qui établissent des liens avec plus de 60 centres membres dans la province et plus de 90 collectivités amies des aînés dans tout le Manitoba.
À l'heure actuelle, je prends soin de trois personnes qui vivent chacun dans un foyer de soins personnels — en tout, trois foyers différents. J'ai de la chance: mes trois bons amis — ils ne sont pas des membres de la famille — ont tous survécu à la COVID. J'ai donc de l'expérience. Je suis également l'une des nombreuses personnes de mon âge à bien se débrouiller avec la technologie, pour ainsi dire.
Je vous ferai part d'un ensemble de réflexions, les miennes et celles d'autres personnes avec qui je suis régulièrement en communication.
Les foyers de soins personnels sont des institutions. Pourtant, ils sont censés être des foyers. Pourquoi sont-ils présentés comme des hôpitaux ou des institutions? Collectivement, nous devons améliorer les règlements, tant à l'échelle provinciale qu'à l'échelle nationale. Il faut surveiller l'application des règlements. Les transferts de fonds aux provinces doivent être assortis de normes.
Pour les familles ayant des êtres chers dans des foyers de soins personnels, les défis ont été amplifiés lorsque les visites en personne sont devenues impossibles en raison des restrictions liées à la COVID‑19. Dans certains cas, il y a eu un isolement presque total et des périodes sans visites. Les visites étaient plus courtes, moins fréquentes, et les possibilités de conversation étaient restreintes.
Avant la COVID, les aidants et les bénévoles apportaient un soutien indispensable à leurs proches, à leur famille et à leurs amis. Avec l'arrivée de la COVID, ce soutien a été confié au personnel, qui n'avait pas le temps de se concentrer sur la personne comme le faisaient les aidants et les bénévoles.
Parlons maintenant de la collectivité: 93 % des aînés vivent dans leur collectivité. C'est ce que l'on appelle souvent « vieillir chez soi ». J'ai commencé à m'intéresser à cette notion au début de ma carrière. Il faut tout un village pour élever un enfant. Je crois que c'est aussi le cas pour prendre soin des aînés.
En 2008, l'Organisation mondiale de la santé nous a dit de nous préparer à l'évolution démographique. Nous sommes aujourd'hui en 2021. Nous comptons plus d'aînés que d'adolescents. La population se transforme. Beaucoup de gens vivent plus longtemps que jamais; nous sommes nombreux à être en bonne santé et à essayer de le rester. Beaucoup d'aînés n'ont pas de famille dans leur collectivité. La collectivité est un lien social. Nous savons tous que la participation sociale est un facteur déterminant de la santé d'une personne, quel que soit son âge. Lorsque la COVID a frappé, nous n'étions pas prêts pour le changement démographique. Nous n'étions certainement pas prêts pour l'isolement.
Je suis une ardente défenseure des collectivités amies des aînés. Cela fait partie de mes interactions quotidiennes: participation sociale, communication, logement, transport, santé communautaire, aménagement d'espaces extérieurs et participation civique. Quand j'y pense, dans le contexte d'une collectivité canadienne amie des aînés, force est de constater que, depuis le début de la pandémie, la collectivité a travaillé ensemble pour les personnes de tous âges. Quand on examine ces domaines, la COVID a eu des répercussions sur les aînés, notamment sur le plan des transports ou du manque total de moyens de transport. Les programmes destinés aux personnes qui vieillissent dans leur collectivité — cela représente 93 % d'entre nous — doivent être maintenus, améliorés et encouragés.
Au Manitoba, on trouve, dans chaque collectivité et chaque district, des agents de liaison qui sont chargés d'établir des liens individualisés avec les aînés et de les aider, dans la mesure du possible, à trouver des services. Durant la pandémie de COVID, ils ont fait de leur mieux pour tenter de maintenir une certaine forme de communication. Les interactions par Zoom en ont sauvé plus dans les cas où il y avait une bonne connexion WiFi; la ligne téléphonique 211 est également devenue une bouée de sauvetage.
Les personnes atteintes de démence et leurs aidants comptent parmi les personnes les plus précieuses de nos collectivités, et la pandémie de COVID‑19 a exposé ces familles à des risques encore plus grands.
Les personnes atteintes de démence et leurs aidants ont subi les conséquences négatives du vide laissé par la suspension des programmes officiels. On a cessé d'offrir des programmes de jour pour adultes. Les aînés à faible revenu qui vivent seuls ou en communauté... Nous devons nous assurer que leurs besoins fondamentaux sont satisfaits — la pyramide de Maslow vaut également pour les aînés.
En ce qui concerne l'accès à Internet, à qui incombe la responsabilité de garantir l'égalité d'accès au Web? Est‑ce juste qu'une personne vivant dans une région rurale ou éloignée ne puisse pas bénéficier de la même qualité d'accès à l'information? Comment se fait‑il qu'aujourd'hui, les logements sociaux en milieu urbain ne disposent pas d'un accès WiFi? Pourtant, les appareils ne coûtent pas cher. Le coût de la formation est minime. Le WiFi pour l'égalité d'accès doit être une priorité pour tous les gouvernements.
Nous devons continuer à collaborer avec l'Organisation mondiale de la santé dans le cadre de la « Décennie pour le vieillissement en bonne santé ». Depuis le début de la pandémie, j'ai passé plusieurs matinées à écouter ces sages du monde entier. Nous devons apprendre les uns des autres. Nous savons que la COVID a été lourde de conséquences pour les femmes âgées vivant dans des régions rurales et éloignées, et les données actuelles sont biaisées ou sous-déclarées. Beaucoup d'autres souffrent de problèmes de santé mentale et éprouvent des niveaux accrus d'anxiété et de dépression à cause d'un isolement prolongé. Nous constatons aujourd'hui que les gens hésitent beaucoup à reprendre des activités.
Les possibilités d'interactions et d'engagement social sont limitées maintenant que nous sommes passés au mode virtuel. Beaucoup d'aînés ont un accès limité au WiFi ou choisissent de ne pas l'utiliser.