Thank you very much. It's nice to be here with all of you.
The Canadian Union of Public Employees is Canada's largest union, with over 700,000 members. Our members work in a broad cross-section of the economy such as health care, education, municipalities, libraries, universities, social services, public utilities, emergency services, transportation and airlines.
With regard to this budget, we want to reiterate that investment in the care economy, including health care, child care and social services, will have social and economic returns far higher than the current cost of borrowing. A vibrant, accessible care sector ensures that everyone can participate in the workforce, which will be essential throughout the economic recovery. Government investment in care improves labour market outcomes for women and overall productivity, allowing governments to recoup the upfront costs at the end, so we're very glad to see the investment in child care that was proposed with the provinces.
To make sure this reaches its full potential, we need to see a strong workforce development plan alongside the proposed child care spending to make sure that we have enough trained workers and to ensure that the lower costs of child care we want to see for parents is not being subsidized by pushing the wages of workers even lower than they already are.
In terms of employment insurance, CUPE has long asked for some of the reforms to employment insurance that we see temporarily implemented here such as the lower-paying Canadian entrance requirement and the extra five weeks in high unemployment locations.
We were disappointed to see that the promised extension of EI sickness benefits to 26 weeks has been delayed until the summer of 2022, because that leaves a substantial number of long-haul COVID patients without the economic supports they'll need. They will have exhausted all other benefits, and implementing the EI sickness benefits right now would have been a way to kind of bridge that gap for a lot of people.
We are happy that there is substantial money for training; however, nearly all of it is being targeted for employer-led and employer-developed training. There is no direct support for workers themselves and no support for worker-selected training. The need for training supports and flexibility on training will only grow more urgent as Canada's economy transitions to create more green jobs.
On the minimum wage, CUPE is happy to see the federal government establish a federal minimum wage of $15 per hour. We recommend that the federal minimum wage be adjusted upward annually faster than CPI for the first five years, recognizing that the costs of essentials such as food, water and shelter are increasing faster than the overall rate of inflation, and the $15 rate is what was proposed several years ago and has already been eaten away by several years of inflation.
In terms of tax fairness, this budget was a big disappointment. Tax cuts since 2000 have reduced federal revenues by over $50 billion annually, and the major beneficiaries of these tax cuts have been large corporations and the wealthiest Canadians. These cuts have left a huge hole in federal budgets and have had a ripple effect across provincial budgets as the federal government stepped back from funding essential public services.
The federal government could have increased revenues by over $50 billion without increasing tax rates on middle- and low-income Canadians with fair tax measures like restoring the federal corporate tax rate to 21%; eliminating wasteful and regressive tax loopholes; changing how we tax capital gains deductions, the benefit of which goes to the top 10% of income earners; cracking down on tax avoidance in ways that we know will make a difference rather than just continuing consultations; and introducing a wealth tax on estates over $20 million. The federal government should also still consider introducing an excess profits tax that could raise up to $8 billion, even if it's only on 15% of excess profits for one year.
In terms of transparency and accountability for public supports, unions asked the federal government, when it was implementing supports such as the wage subsidy, to make sure the rules for this program were fair. What we've seen is that did not happen, so lots of very profitable companies have taken public money at the same time as they were paying out big bonuses to executives and dividends to shareholders, laying off or locking out workers and using the wage subsidy as a way to push workers to accept lower working conditions and wages.
There's substantial room for improvement in terms of the transparency of corporate support to ensure the effectiveness and fairness of public spending. CUPE has recommended several ways in which the government could strengthen these conditions and improve transparency and accountability. These include clauses that mandate labour protections for workers, including protection of benefits and health and safety protocols, and ensure protections for whistle-blowers. When there is a union in the workplace, include them in the negotiations for wage subsidies and other supports. For a year after a corporation receives public subsidies or loans, implement prohibitions on dividend capital distribution and share repurchases.
As well, make information about all of this, about how public money is being spent, clear and publicly available.
Thank you.
Merci beaucoup. Je suis ravie d'être des vôtres aujourd'hui.
Le Syndicat canadien de la fonction publique est le plus grand syndicat au Canada avec plus de 700 000 membres. Nous représentons des travailleurs d'un vaste éventail de secteurs de l'économie comme la santé, l'éducation, les municipalités, les bibliothèques, les universités, les services sociaux, les services publics, les services d'urgence, les transports et les compagnies aériennes.
Pour ce qui est du plus récent budget, nous souhaitons rappeler que tout investissement dans l'économie des soins, qui comprend la santé, la garde des enfants et les services sociaux, produira des résultats socioéconomiques qui outrepasseront nettement le coût actuel des emprunts. Un secteur des soins dynamique et accessible fera en sorte que chacun pourra participer à la population active, ce qui sera essentiel aux fins de la reprise économique à venir. Les investissements gouvernementaux dans ce secteur améliorent les résultats des femmes sur le marché du travail et la productivité globale, ce qui permet aux gouvernements de récupérer les sommes dépensées au départ. Nous nous réjouissons donc vivement des investissements dans la garde d'enfants qui ont été proposés en partenariat avec les provinces.
Pour optimiser cette mesure, il faut que les investissements proposés s'accompagnent d'un solide plan de formation de la main-d'œuvre de telle sorte que nous puissions compter sur suffisamment de travailleurs qualifiés et que la diminution des coûts de la garde des enfants pour les parents ne soit pas subventionnée par des pressions à la baisse sur la rémunération déjà insuffisante des travailleurs.
Par ailleurs, ce n'est pas d'hier que notre syndicat réclame certaines des réformes à l'assurance-emploi qui sont mises en œuvre sur une base temporaire dans ce budget comme l'abaissement de la norme d'admissibilité partout au Canada et les cinq semaines supplémentaires de prestations dans les régions où le taux de chômage est élevé.
Nous avons été déçus de constater que la prolongation promise de la durée des prestations de maladie de l'assurance-emploi jusqu'à 26 semaines a été reportée à l'été 2022, car cela laisse un nombre considérable de patients aux prises avec la COVID longue durée sans le soutien financier dont ils ont besoin. Ils auront épuisé d'ici là toutes leurs autres prestations. Le prolongement immédiat des prestations de maladie de l'assurance-emploi aurait pu leur permettre de combler le manque à gagner en attendant des jours meilleurs.
Nous sommes heureux que des sommes considérables soient prévues pour la formation, mais nous regrettons que près de la moitié de ces fonds soit réservée à des activités de formation conçues et offertes par l'employeur. Il n'y a aucun soutien direct pour les travailleurs et aucune aide au titre de la formation qu'ils pourraient choisir eux-mêmes. Le besoin d'un soutien en formation et d'une plus grande flexibilité en la matière va devenir de plus en plus criant au fil de la transition de l'économie canadienne vers des emplois verts en plus grand nombre.
Notre syndicat est également ravi de voir le gouvernement porter le salaire minimum fédéral à hauteur de 15 $ l'heure. Nous recommandons toutefois que ce salaire minimum soit haussé annuellement à un rythme plus rapide que l'augmentation de l'indice des prix à la consommation pendant les cinq prochaines années étant donné que le prix des biens essentiels comme la nourriture, l'eau et le logement grimpe plus rapidement que le taux global d'inflation, et en reconnaissance du fait que ce taux de 15 $ avait été proposé il y a plusieurs années déjà et n'est plus aussi pertinent vu l'inflation qui a sévi pendant toute cette période.
Ce budget est pour nous une grande déception du point de vue de l'équité fiscale. Les réductions d'impôt offertes depuis 2000 ont diminué les recettes fédérales de plus de 50 milliards de dollars par année, mais les principaux bénéficiaires de cette baisse ont été les grandes entreprises et les Canadiens les mieux nantis. Ces réductions ont laissé un trou béant dans les budgets fédéraux et ont eu un effet d'entraînement sur les budgets des provinces alors que le gouvernement fédéral a cessé de financer des services publics essentiels.
Le gouvernement fédéral aurait pu augmenter ses recettes fiscales de plus de 50 milliards de dollars sans hausser le taux d'imposition des Canadiens à revenu faible et moyen s'il avait opté pour des mesures fiscales prônant l'équité comme le rétablissement du taux d'imposition fédéral applicable aux sociétés à hauteur de 21 %; l'élimination d'échappatoires fiscales coûteuses et rétrogrades; la modification du traitement fiscal de l'exonération des gains en capital qui profite aux 10 % des contribuables dont les revenus sont les plus élevés; la lutte contre l'évitement fiscal avec des moyens que nous savons efficaces, plutôt qu'avec de simples consultations qui s'éternisent; et l'instauration d'un impôt sur la fortune applicable aux successions dont la valeur dépasse 20 millions de dollars. Le gouvernement fédéral devrait aussi envisager la création d'un impôt sur les bénéfices excessifs qui pourrait rapporter jusqu'à 8 milliards de dollars, même si on l'appliquait seulement à 15 % des profits excédentaires pour une année donnée.
Parlons maintenant de la transparence dans le déploiement des mesures de soutien public et de la reddition de comptes à cet égard. Lorsque des mesures de soutien comme la subvention salariale ont été mises en œuvre, les syndicats ont demandé au gouvernement fédéral de veiller à ce que les règles du programme soient équitables. Nous avons dû constater que rien n'a été fait en ce sens si bien qu'un grand nombre d'entreprises très prospères ont pu encaisser ces fonds publics tout en versant de généreuses primes à leurs cadres et des dividendes à leurs actionnaires. Pendant ce temps, ces mêmes entreprises mettaient à pied ou en lockout leurs travailleurs ou se servaient de la subvention salariale pour obliger leurs employés à accepter des conditions de travail et des salaires moins intéressants.
Il y aurait bien des choses à améliorer en matière de transparence dans le soutien aux entreprises pour s'assurer que les fonds publics sont utilisés de façon efficace et équitable. Le Syndicat canadien de la fonction publique a recommandé au gouvernement différentes façons de resserrer les conditions à respecter dans ce contexte afin d'offrir une plus grande transparence et une meilleure reddition de comptes. Il s'agit notamment de mécanismes visant à exiger le respect des conditions de travail et à assurer la protection des avantages sociaux et des protocoles de santé et sécurité de même que la protection des dénonciateurs. Lorsqu'un milieu de travail est syndiqué, il faut que les instances syndicales puissent participer aux négociations concernant les subventions salariales et les autres mesures de soutien. Il conviendrait d'interdire pendant l'année suivant la réception d'une subvention ou d'un prêt public par une entreprise tout versement au titre des dividendes ou des capitaux propres ainsi que tout rachat d'actions.
Il faut en outre rendre accessibles à tous des informations claires concernant la manière dont ces fonds publics sont dépensés.
Je vous remercie.