Thank you, Mr. Chair.
Good afternoon, Mr. Chair and members of the committee.
Thank you for the invitation to appear before you today to discuss Canada's economic and fiscal outlook. I am also pleased to highlight some key issues arising from budget 2021, tabled on April 19.
I am joined today by Chris Matier and Trevor Shaw, who will help respond to your questions.
We released our pre-budget outlook on March 31. Our outlook showed a significant improvement in the economy owing to the earlier-than-expected arrival and administration of effective vaccines, higher commodity prices and a stronger U.S. recovery.
While the more recent surge in new COVID-19 infections presents a near-term risk, the resilience and adaptability that the Canadian economy exhibited during the second wave—combined with increased vaccination—should limit the economic impact of the third wave. Nevertheless, we will continue to closely monitor developments.
Our outlook, of course, did not include the new measures that were announced in last week's budget. Nor did it include the up to $100 billion in stimulus spending earmarked in the government's fall economic statement.
Our outlook showed the level of nominal GDP and budgetary revenue returning to their pre-pandemic paths over the medium term. On a status quo basis, we projected the budget deficit to hit 16.5% of GDP, or $363 billion, in 2020-21 and then decline to 0.7% of GDP over the medium term. The federal debt-to-GDP ratio was projected to peak at 49.8% of GDP before gradually declining over the medium term to 45.8% of GDP.
As noted in our report, uncertainty surrounding the outlook remains high. That said, setting aside the government's earmarked stimulus and budget 2021 measures, we judged that risks to our economic and fiscal projections were roughly balanced.
I will now turn to budget 2021.
Key issues in budget 2021, from our perspective, are, first, the fiscal guardrails. In our December report we judged that the $70 billion to $100 billion earmarked in stimulus spending could be miscalibrated if the focus was solely on returning selected labour market indicators to pre-pandemic benchmarks.
Given the improved labour market outlook, our pre-budget report reiterated this assessment. Based on our projection of the guardrail indicators, the government identified in its fall statement, almost all of the ground lost in the labour market due to the pandemic will be made up by the end of 2021-22. To be clear, we're not referring to temporary COVID-19 measures, but rather, as the fall statement indicated, to targeted stimulus to jump-start the economy. Moreover, measurers could be fully justified based on policy objectives other than providing economic stimulus.
In budget 2021 the revision to the private sector economic outlook and fiscal developments provides $109 billion in terms of new fiscal room over six years; that is, before any new measures were introduced, the budget deficit would be over $100 billion lower on a cumulative basis than forecasted in the fall statement.
This new fiscal room is used to finance over three-quarters of the $143 billion in measures detailed in budget 2021. While the budget refers to all these measures as “investments”, $37 billion is tied to COVID-19 spending. Up to $69 billion over the next three fiscal years could be construed as stimulus spending.
Budget 2021 also estimates the economic impact of $126 billion in recovery plan measures over the next three fiscal years. These estimates, however, likely overstate the impact of stimulus spending on the economic outlook presented in budget 2021.
The impact of $25 billion in measures from the fall statement should already be reflected in the March 2021 private sector survey. The recovery plan also includes $32 billion in additional COVID-19 supports, which are not, per se, stimulus measures. Moreover, some of the remaining measures were anticipated by economists and would also be included in their forecasts as the government had clearly signalled its intention to spend $70 billion to $100 billion in the fall statement.
We will be providing our own estimate of the economic impacts of the $69 billion in budget 2021 stimulus spending in a future report.
Finally, concerning the fiscal anchor, budget 2021 sets out a fiscal anchor, which is reducing federal debt as a share of the economy over the medium term and unwinding COVID-19-related deficits.
Over the medium-term horizon, the government projects the federal debt ratio to decline marginally to 49.2% of GDP from a peak of 51.2%, and remain well above its pre-pandemic level of 32.1% of GDP. Long-term projections presented in the budget also show the federal debt ratio remaining above its pre-pandemic level through 2055.
This suggests that the government has decided to effectively stabilize the federal debt ratio at a higher level, potentially exhausting its fiscal room over the medium and long term. This means that any substantial new permanent spending would either lead to an increasing debt-to-GDP ratio, or have to be financed through higher revenues or spending reductions in other areas.
With that, we'll be pleased to respond to your questions.
Je vous remercie, monsieur le président.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du Comité, bonjour.
Je vous remercie de m'avoir invité à m'entretenir avec vous des perspectives économiques et financières au Canada. Je suis également heureux de souligner certains points importants qui découlent du budget de 2021, déposé le 19 avril dernier.
Je suis accompagné aujourd'hui de messieurs Chris Matier et Trevor Shaw, qui m'aideront à répondre à vos questions.
Nous avons publié les perspectives prébudgétaires le 31 mars. Celles-ci mettent en évidence une amélioration considérable de l'économie, qui s'explique par la disponibilité de vaccins efficaces plus tôt que prévu, la hausse du cours des produits de base et une relance vigoureuse aux États-Unis.
S'il est vrai que la montée récente des nouveaux cas d'infection liés à la COVID-19 constitue un risque à court terme, la résilience et la capacité d'adaptation dont l'économie canadienne a fait preuve pendant la deuxième vague, conjuguées à l'élargissement de la vaccination, devraient limiter les répercussions économiques de la troisième vague. Nous continuerons néanmoins de suivre la situation de très près.
Il va sans dire que nos perspectives ne tenaient compte ni des mesures annoncées dans le budget de la semaine dernière ni des dépenses de l'ordre de 100 milliards de dollars prévues dans l'Énoncé économique de l'automne du gouvernement pour stimuler la relance.
Selon nos perspectives, le niveau du PIB nominal et les recettes budgétaires devraient revenir à leur trajectoire d'avant la pandémie à moyen terme. En maintenant le statu quo, nous avons prévu que le déficit budgétaire pour 2020-2021 atteindrait 16,5 % du PIB, ou 363 milliards de dollars, puis retomberait à 0,7 % du PIB à moyen terme. Nous avons estimé que le fardeau de la dette fédérale par rapport au PIB culminerait à 49,8 % du PIB, avant de revenir progressivement à 45,8 % du PIB à moyen terme.
Comme il est indiqué dans notre rapport, l'incertitude entourant ces perspectives demeure élevée. Cela étant dit, en mettant de côté les mesures de relance prévues par le gouvernement et celles présentées dans le budget de 2021, nous avons jugé que les risques pour nos projections économiques et financières étaient relativement équilibrés, à la hausse comme à la baisse.
Je vais maintenant parler du budget de 2021.
Selon notre point de vue, les garde-fous budgétaires représentent le premier point principal du budget de 2021. Dans notre rapport du mois de décembre, nous avons jugé que les dépenses de relance prévues de 70 à 100 milliards de dollars pourraient être mal ajustées si elles avaient pour seul objectif de ramener certains indicateurs relatifs au marché du travail aux niveaux antérieurs à la pandémie.
Étant donné l'amélioration des perspectives du marché du travail, nous avons réitéré cette évaluation dans notre rapport prébudgétaire. D'après nos prévisions concernant les indicateurs relatifs aux garde-fous budgétaires que le gouvernement a mentionnés dans son Énoncé économique de l'automne, la presque totalité du terrain perdu sur le marché du travail à cause de la pandémie aura été regagnée d'ici la fin de l'exercice 2021-2022. En clair, nous ne parlons pas de mesures temporaires liées à la COVID-19, mais plutôt, comme il est mentionné dans l'Énoncé économique de l'automne, de mesures de relance ciblées pour stimuler l'économie. En outre, des mesures pourraient être justifiées par des objectifs stratégiques autres que le fait de relancer l'économie.
Dans le budget de 2021, la révision des perspectives économiques et de la situation budgétaire du secteur privé donne une nouvelle marge de manoeuvre budgétaire de l'ordre de 109 milliards de dollars sur six ans. En d'autres termes, avant la mise en oeuvre de toute nouvelle mesure, le déficit budgétaire serait, sur une base cumulative, réduit de plus de 100 milliards de dollars par rapport aux prévisions de l'Énoncé économique de l'automne.
Cette nouvelle marge de manoeuvre financière permet de financer les trois quarts des 143 milliards de dollars prévus pour les mesures annoncées dans le budget de 2021, qui qualifie d'ailleurs ces mesures d'« investissements ». Cependant, parmi ces mesures, 37 milliards de dollars sont liés à des dépenses relatives à la COVID-19. Jusqu'à 69 milliards de dollars au cours des trois prochains exercices pourraient être interprétés comme des dépenses de stimulation.
Le budget de 2021 prévoit aussi les retombées économiques des mesures du plan de relance de l’ordre de 126 milliards de dollars au cours des trois prochains exercices financiers. Ces estimations ont probablement toutefois surévalué l’effet des dépenses de stimulation sur les perspectives économiques présentées dans le budget de 2021.
L'incidence des mesures de 25 milliards de dollars annoncées dans l’Énoncé économique de l’automne devrait déjà être reflétée dans le sondage de mars 2021 auprès du secteur privé. Le plan de relance comprend aussi 32 milliards de dollars des mesures supplémentaires en réponse à la COVID-19, qui ne sont pas, en soi, des mesures de relance. De plus, certaines des autres mesures avaient été anticipées par les économistes et doivent déjà figurer dans leurs prévisions, puisque le gouvernement avait clairement manifesté son intention de dépenser de 70 à 100 milliards de dollars dans l'Énoncé économique de l'automne.
Nous présenterons dans un futur rapport nos propres estimations sur les retombées économiques des dépenses de stimulation de 69 milliards de dollars annoncées dans le budget de 2021.
Enfin, le budget de 2021 fixe une cible budgétaire qui consiste à réduire la dette fédérale en proportion de l’économie à moyen terme et à combler les déficits liés à la COVID-19.
À moyen terme, le gouvernement prévoit que le ratio de la dette fédérale diminuera légèrement pour atteindre 49,2 % du PIB du sommet de 51,2 % et qu’il demeurera bien supérieur au niveau de 31,2 % antérieur à la pandémie. Les projections à long terme présentées dans le budget montrent aussi que le ratio de la dette fédérale demeurera supérieur au niveau d’avant la pandémie jusqu’en 2055.
Cela indique que le gouvernement a décidé de stabiliser le ratio de la dette fédérale à un niveau plus élevé, ce qui pourrait épuiser la marge de manœuvre financière à moyen et à long terme. Cela signifie que toute nouvelle dépense permanente substantielle entraînerait une augmentation du ratio de la dette au PIB, ou devrait être financée par des revenus plus élevés ou des réductions de dépenses dans d’autres domaines.
Cela dit, nous serons ravis de répondre à vos questions.