Thank you very much, Mr. Easter.
Good afternoon, Mr. Chair and members of the committee. I’m pleased to be here today to provide input on the budget implementation bill. My name is Jerry Dias, and I'm the national president of Unifor.
Just as an aside, it's always my pleasure to appear before many MPs I have had some stimulating debates and conversations with over the years. Once I give my presentation I'm going to have to get off the call. I'll be speaking to the Prime Minister very shortly on a variety of things, but also I have my national executive board meeting going on as we speak and I'm going to get to that once I'm finished with the Prime Minister.
Since the beginning of the pandemic, Unifor has advocated for governments at all levels to put policies in motion to build a fair, inclusive and resilient economic recovery. We call it our “build back better” plan. This year’s budget and the first budget implementation bill show the government is at least on the right track. There are a number of items in the bill that are a good start but need some improvement.
These are the items I will bring to your attention today. First, I want to address the minimum wage. Reinstating the federal minimum wage and increasing it to $15 an hour is a long overdue move. It will significantly impact more than 67,000 people working in the federally regulated sector, but $15 an hour is no longer adequate. The truth is that we’ve been calling for a $15 minimum wage for many years now. It may have been enough five years ago, but it's certainly not enough today.
Frankly, the government was talking about implementing this in 2019, and even then it would have been somewhat short. The minimum wage should be set at 60% of the median wage for full-time workers. This was the recommendation of the government’s own expert panel on modern federal labour standards. Following this policy would set the minimum wage at $16.73. Government should be adjusting the minimum wage annually by inflation or by the average annual wage increase, whichever is higher, and establishing a federal low-wage commission to monitor the impact of low wages on workers and the labour market.
Second, I want to address the employment insurance and recovery benefit extensions.
Extending the wage subsidy program is an important step in keeping workers employed during this tumultuous time. The ramp-down rates make sense in many circumstances, but for the hardest-hit sectors, such as air transportation, this change can make the difference between a worker keeping their job or not. We recommend increasing the top-up rate for companies with significant, persistent revenue decline, as they may not be eligible for the Canada recovery hiring program because they are not yet ready to hire new workers.
The executive compensation rule for publicly traded companies should be applied for all wage subsidy support received in 2021, and not just what is received after June 5.
The extension of the Canada recovery benefit and the temporary changes to employment insurance are important. Together, EI and the CRB have illustrated the incredibly important role income support plays in stabilizing workers' lives and the need to fix our currently broken EI system with permanent reforms. We recommend some additional items to strengthen the positive effects these programs can have, including reducing the qualifying hours from the current 420 to 360, and maintaining the minimum benefit rate at $500, while increasing the income replacement rate.
Third, the budget takes an important step in stabilizing employment at airports by reducing some of the negative effects of contract flipping. We support the change and encourage consultation on the regulations in order to ensure all workers are protected by it. In order to further reduce the negative effects of contract flipping, government should extend successor rights.
Fourth, implementing the digital tax on digital giants and extending HST to streaming services are important steps to creating a level playing field and ensuring that large, digital corporations are paying their fair share. We're very concerned that the laws put in place will result in the digital giants not paying their fair share. That outcome would be unacceptable.
Fifth, the modest changes to OAS acknowledge that the current retirement security system does not provide adequate income for retirees, but it is not enough. Government should be exploring innovation in providing defined benefit plans for workers instead of looking to modest changes for the worst off and annuities that mimic retirement security provided by a DB plan, but deliver less.
Finally, the nod to the importance of Canada-made, zero-emission vehicles through tax incentives is incredibly important and a worthwhile endeavour. I will take a moment to remind folks that we do not yet build ZEVs in Canada. We have to keep this in mind as we consider ways to encourage consumer adoption, but we don't need millions in public dollars subsidizing imports. If we want to build this industry in Canada, and I think we do, all policies, including the development of charging stations, must move in lockstep with our industrial development plans.
Thank you. Kaylie will look forward to taking your questions.
Once again, thank you all very much for your time today.
Merci beaucoup, monsieur Easter.
Bonjour, monsieur le président et mesdames et messieurs les membres du Comité. Je suis heureux d'être ici aujourd'hui pour vous faire part de mes observations sur le projet de loi d'exécution du budget. Je m'appelle Jerry Dias et je suis président national d'Unifor.
En aparté, je mentionne que c'est toujours pour moi un plaisir de comparaître devant des députés avec qui j'ai maintes fois eu la chance d'avoir des conversations stimulantes. Je devrai vous quitter dès que j'aurai terminé mon exposé. J'ai une rencontre prévue avec le premier ministre dans très peu de temps, sur diverses questions, mais il y a aussi en ce moment même une réunion de mon conseil exécutif national, donc je m'y joindrai dès que j'aurai terminé ma conversation avec le premier ministre.
Depuis le début de la pandémie, Unifor demande à tous les ordres de gouvernement de mettre en place des politiques pour une relance économique équitable, inclusive et résiliente. Nous appelons notre plan « Rebâtir en mieux ». Le budget de cette année et le premier projet de loi d'exécution du budget montrent que le gouvernement est à tout le moins sur la bonne voie. Il y a beaucoup d'éléments dans le projet de loi qui constituent un bon départ, mais il y a encore place à l'amélioration.
Ce sont ces éléments que je porterai à votre attention aujourd'hui. Premièrement, parlons du salaire minimum. Il y a déjà longtemps que le gouvernement aurait dû rétablir un salaire minimum fédéral et le porter à 15 $ de l'heure. Cette mesure aura une grande incidence sur plus de 67 000 personnes travaillant dans les secteurs sous réglementation fédérale, mais même un salaire de 15 $ de l'heure ne suffit plus. Le fait est que nous réclamons un salaire minimum de 15 $ depuis de nombreuses années déjà. C'était peut-être assez il y a cinq ans, mais ce ne l'est certainement plus aujourd'hui.
Franchement, le gouvernement parlait de le mettre en place en 2019, et même à cette époque, c'était peu. Le salaire minimum devrait équivaloir à 60 % du salaire médian des travailleurs à temps plein. C'est la recommandation formulée par le groupe d'experts du gouvernement lui-même sur les normes du travail fédérales modernes. Ainsi, le salaire minimum devrait être fixé à 16,73 $ l'heure. Le gouvernement devrait ensuite le rajuster chaque année en fonction de l'inflation ou de l'augmentation annuelle moyenne des salaires, selon la plus élevée des deux, et établir une commission fédérale des bas salaires pour surveiller l'impact des bas salaires sur les travailleurs et le marché du travail.
Deuxièmement, j'aimerais vous parler de l'assurance-emploi et du prolongement de la période des prestations de la relance économique.
Il sera important de prolonger la subvention salariale pour conserver les emplois des travailleurs en ces temps tumultueux. L'abaissement des prestations se justifie dans bien des cas, mais dans les secteurs les plus durement touchés, comme le transport aérien, ce changement peut faire la différence entre conserver son emploi ou le perdre. Nous recommandons d'augmenter les prestations complémentaires consenties aux entreprises dont les revenus sont toujours en fort déclin, puisqu'elles pourraient ne pas être admissibles au Programme d'embauche pour la relance économique du Canada, étant donné qu'elles ne sont pas encore prêtes à embaucher de nouveaux travailleurs.
La règle sur la rémunération des cadres des entreprises cotées en bourse devrait s'appliquer à toutes les subventions salariales reçues en 2021 et non seulement à celles reçues après le 5 juin.
Le prolongement de la Prestation canadienne de la relance économique et les changements temporaires apportés au régime d'assurance-emploi sont importants. Ensemble, l'assurance-emploi et la PCU illustrent le rôle fondamental du soutien du revenu pour stabiliser la vie des travailleurs et mettent en lumière le besoin de réformes permanentes pour corriger les lacunes manifestes du régime de l'AE. Nous recommandons également quelques mesures de plus pour renforcer les effets positifs de ces programmes, comme une réduction du nombre d'heures travaillées requises de 420 à 360 pour être admissible à des prestations et le maintien du seuil minimal de prestations de 500 $, parallèlement à une augmentation du taux de remplacement du revenu.
Troisièmement, ce budget contribuera beaucoup à stabiliser l'emploi dans les aéroports en atténuant les effets négatifs de la majoration des contrats. Nous appuyons cette modification et incitons le gouvernement à mener des consultations sur la réglementation pour qu'elle protège bel et bien tous les travailleurs. De même, pour réduire davantage encore l'effet négatif de la majoration des contrats, le gouvernement doit accorder des droits du successeur.
Quatrièmement, il faut imposer des taxes aux géants du numérique et faire appliquer la TPS aux services de diffusion en continu afin d'équilibrer les règles et de faire en sorte que les géants du numérique paient leur juste part. Nous avons très peur que les lois adoptées n'obligent pas les géants du numérique à payer leur juste part. Ce serait inacceptable.
Cinquièmement, les modestes modifications apportées au régime de Sécurité de la vieillesse témoignent du fait que le système actuel de revenu de retraite n'offre pas de revenus suffisants aux retraités, mais il faut en faire plus. Le gouvernement devra faire preuve d'innovation et offrir des plans de prestations déterminées aux travailleurs plutôt que d'apporter des changements modestes pour les plus démunis et de payer des rentes qui reproduisent la sécurité du revenu qu'offre un régime à prestations déterminées, mais en moins.
Enfin, il est extrêmement important de consentir des incitatifs fiscaux à la fabrication de véhicules à émission zéro au Canada, cela vaut vraiment la peine. Je dois vous rappeler que nous ne construisons pas encore de véhicules à émission zéro au Canada. Il faut le garder à l'esprit quand on envisage des mesures pour favoriser leur adoption par les consommateurs, mais nul besoin de dépenser des millions de dollars de fonds publics pour subventionner des importations. Si nous voulons bâtir cette industrie au Canada, et je crois que c'est le cas, toutes les politiques, y compris celle sur le déploiement de bornes de recharge, doivent aller de pair avec nos plans de développement industriel.
Merci. Mme Tiessen se fera un plaisir de répondre à vos questions.
Encore une fois, je vous remercie tous et toutes de votre attention aujourd'hui.