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Eric Choi
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Eric Choi
2021-05-27 11:26
Thank you very much, Madam Chair, and members of the committee for the opportunity to appear this morning.
Let me start by saying a little bit about GHGSat. We're a small SME that was established in 2011 as a private sector solution to climate change. We are headquartered in Montreal, with offices in Ottawa and Calgary, and we now have international offices in Houston and London, England.
Our vision of GHGSat is to use satellites to become the global reference for the remote sensing of greenhouse gas emissions from any source in the world, thereby enabling stakeholders in the energy, resource, power generation, agricultural, waste management and sustainability sectors to make informed environmental decisions.
While there are obviously other satellites up there in space that also measure greenhouse gases, satellites from NASA and from the European Space Agency, for example, it's kind of a neat and remarkable fact that GHGSat, a Canadian SME, is currently the only private sector or government entity in the world that has satellites capable of high-resolution greenhouse gas measurement down to a resolution of only 25 metres. Our satellites—these Canadian satellites—are the only ones that can measure greenhouse gas emissions from sources as small as individual gas wells. This is a critical capability for attribution.
Space technology is going to play an increasingly important role in Canada’s transition to greener and more sustainable practices and to building back better. Out of the 50 essential climate variables identified by the World Meteorological Organization as needed to monitor climate change, 26 of these variables can only be effectively observed from space. Environmental satellites are therefore directly aligned with the goals of Canada’s 2030 agenda for sustainable development, specifically for taking urgent action to combat climate change and its impacts—which is goal number 13—and promoting inclusive and sustainable industrialization and fostering innovation, per goal 9.
When we talk about fields of technology, be it space technology or green technology, there are two ways in which the Government of Canada can play a role in nurturing innovation and expanding sustainable trade opportunities. The first is by investing in early-stage research and development. The second is by being an early adopter of new innovations, thereby lowering the risk and allowing the private sector to bring their new products and services to the international market.
Canada is a world leader in supporting early-stage R and D in both industry and academia. As an example of that, the innovative technology behind our methane monitoring satellites was developed with the support of Sustainable Development Technology Canada, the Canadian Space Agency and the industrial research assistance program of the National Research Council.
To ensure that Canada builds back better during the post-COVID economic recovery, an area of improvement for the Government of Canada would be to support industry beyond the initial R and D phase. One of the most effective measures that could be undertaken in this regard is to be an early adopter of new innovations and, furthermore, to be an ongoing anchor customer for green and sustainable technologies. This would strengthen Canadian competitiveness and expand trade opportunities, because one of the first things that a prospective customer asks internationally is whether a new product or service has been adopted by the domestic market.
There are examples of anchor tendency in the field of environmental satellites that we are familiar with, such as the NASA commercial small satellite data acquisition program in the U.S. or the third party missions programme of the European Space Agency.
This is going to be a pivotal year for Canada as we look forward to COP26 in November. One of the high-profile projects expected to come out of this UN climate conference is the International Methane Emissions Observatory—or IMEO—which is the project of the UN Environment Programme that is seeking contributions precisely of satellite data to identify methane super-emitters and thereby provide actionable data for diplomatic follow-up.
In recent months, we at GHGSat have been engaged with the relevant Government of Canada departments to discuss the potential of providing Canadian satellite methane data to the IMEO as a very highly visible demonstration of our country's commitment to fighting climate change.
To conclude, and to reiterate what some of the earlier speakers have said, the success of our post-pandemic recovery and the industrial transition to greener and more sustainable practices go hand in hand with both the government and the private sector as partners in this endeavour to build back better.
This concludes my prepared remarks, and I look forward to taking your questions.
Merci beaucoup, madame la présidente, et merci aux membres du Comité de m'avoir invité ce matin.
Permettez-moi de commencer par parler un peu de GHGSat. Nous sommes une petite PME qui a été créée en 2011 pour apporter une solution du secteur privé aux changements climatiques. Notre siège social est à Montréal, et nous avons aussi des bureaux à Ottawa et à Calgary, en plus de bureaux internationaux à Houston et à Londres, en Angleterre.
Notre vision à GHGSat consiste à utiliser les satellites pour devenir la référence mondiale en réduction des émissions de gaz à effet de serre de n'importe quelle source dans le monde, afin de permettre ainsi aux intervenants du secteur de l'énergie, des ressources, de la production d'électricité, de l'agriculture, de la gestion des déchets et de la durabilité de prendre des décisions éclairées en la matière.
Bien qu'il y ait évidemment d'autres satellites dans l'espace qui mesurent aussi les gaz à effet de serre, comme les satellites de la NASA et ceux de l'Agence spatiale européenne, il est intéressant et remarquable d'observer que GHGSat, une PME canadienne, est actuellement la seule entité privée ou publique au monde qui possède des satellites capables de mesurer les gaz à effet de serre à haute résolution jusqu'à seulement 25 mètres. Nos satellites — des satellites canadiens — sont théoriquement capables de mesurer les émissions de gaz à effet de serre provenant de sources aussi petites que des puits de gaz individuels. Il s'agit d'une capacité d'attribution essentielle.
La technologie spatiale jouera un rôle de plus en plus important dans la transition du Canada vers des pratiques plus écologiques et plus durables et vers une meilleure reconstruction. Sur les 50 variables climatiques essentielles désignées par l'Organisation météorologique mondiale comme nécessaires pour surveiller les changements climatiques, 26 ne peuvent être efficacement observées que depuis l'espace. Les satellites environnementaux sont donc directement arrimés aux objectifs du Programme de développement durable à l'horizon 2030 du Canada, en particulier en vue de prendre des mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions — soit l'objectif 13 — et pour favoriser l'industrialisation inclusive et durable ainsi que l'innovation, conformément à l'objectif 9.
En matière de technologies, qu'il s'agisse de technologies spatiales ou de technologies vertes, il y a deux façons dont le gouvernement du Canada peut jouer un rôle dans la stimulation de l'innovation et l'expansion des débouchés commerciaux durables. La première consiste à investir dans la recherche et le développement en début de croissance. La deuxième consiste à adopter rapidement de nouvelles innovations, ce qui réduit le risque et permet au secteur privé d'offrir ses nouveaux produits et services sur le marché international.
Le Canada est un chef de file mondial en matière d'appui à la R-D en début de croissance dans l'industrie et le milieu universitaire. À titre d'exemple, la technologie novatrice derrière nos satellites de surveillance du méthane a été mise au point avec l'appui de Technologies du développement durable Canada, de l'Agence spatiale canadienne et du Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada.
Pour assurer une meilleure reprise économique du Canada après la pandémie, le gouvernement du Canada pourrait apporter des améliorations en appuyant l'industrie au-delà de la phase initiale de R-D. L'une des mesures les plus efficaces qui pourraient être prises à cet égard constituerait à adopter rapidement de nouvelles innovations et à être un client clé des technologies vertes et durables. Cela renforcerait la compétitivité du Canada et accroîtrait les débouchés commerciaux, car l'une des premières choses qu'un client éventuel demande à l'échelle internationale, c'est de savoir si un nouveau produit ou service a été adopté sur le marché intérieur.
Il y a des exemples de tendance d'ancrage dans le domaine des satellites environnementaux que nous connaissons bien, comme le programme commercial d'acquisition de données de petits satellites de la NASA aux États-Unis ou le programme de missions de tierces parties de l'Agence spatiale européenne.
Ce sera une année charnière pour le Canada alors que nous attendons la COP26 en novembre. L'un des projets de premier plan qui devrait ressortir de cette conférence des Nations unies sur le climat est l'observatoire international des émissions de méthane, ou IMEO, qui est le projet du Programme des Nations unies pour l'environnement et qui est la source de données satellitaires permettant d'identifier les super-émetteurs de méthane et ainsi fournir des données exploitables pour un suivi diplomatique.
Au cours des derniers mois chez GHGSat, nous avons discuté avec les ministères pertinents du gouvernement du Canada de la possibilité de fournir des données satellitaires sur le méthane à l'IMEO comme preuve très concrète de l'engagement de notre pays à lutter contre les changements climatiques.
Pour conclure, et pour réitérer ce que certains des intervenants précédents ont dit, le succès de notre reprise après la pandémie et de la transition de notre industrie vers des pratiques plus vertes et plus durables reposera sur notre partenariat avec le gouvernement et le secteur privé dans cet effort de reconstruction.
Voilà qui met fin à mon exposé. Je suis maintenant prêt à répondre à vos questions.
View Annie Koutrakis Profile
Lib. (QC)
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2021-05-20 16:49
I know that in your testimony you were kind of hoping to see $30 billion for the strategic innovation fund. We're starting with $7 billion.
If I misquoted you, I apologize.
Je sais que vous avez dit, dans votre témoignage, que vous espériez que le montant du Fonds stratégique pour l'innovation soit de 30 milliards de dollars. Nous commençons par 7 milliards de dollars.
Vous m'excuserez si je vous ai mal cité.
Bob Masterson
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Bob Masterson
2021-05-20 16:50
Yes, that's not correct, but please continue.
Non, c'est bien ça. Vous pouvez continuer.
View Annie Koutrakis Profile
Lib. (QC)
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2021-05-20 16:50
Okay. This budget includes a significant commitment of $7 billion to the SIF, which has been an effective program in helping businesses grow and innovate.
How do you see the chemical and plastics industry making use of the $5 billion in funding for decarbonization of industry through the net-zero accelerator?
D'accord. Le budget comprend un investissement important de 7 milliards de dollars pour le FSI, un programme efficace qui a aidé les entreprises à croître et à innover.
Selon vous, comment l'industrie des produits chimiques et des matières plastiques va-t-elle tirer parti de ce financement de 5 milliards de dollars pour la décarbonisation de l'industrie, par l'entremise de l'accélérateur net zéro?
Bob Masterson
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Bob Masterson
2021-05-20 16:50
It does provide some opportunities, and certainly we have had three major investments in Canada that have participated in the strategic innovation fund to date, totalling, I believe, a proposed $9 billion. One of those investments was put on hold due to COVID. We'll see if it comes back. Therefore, the industry has experience with that.
The $30 billion number that I mentioned is how much investment, total investment, we should have seen come into our sector. Again, we don't expect the government to fund all the capital investments for our sector, but we expect it to create the conditions where that will come.
What I was providing was a historical example. We should have seen $30 billion. We've only seen $7 billion. It tells you that we're falling behind, so there's an urgent need for measures again.
The money in SIF, especially the net-zero accelerator, is very welcome. We have companies that will definitely take advantage of that—my point being, though, it's a minority of the facilities in Canada. We have to create a business environment where we can recapitalize. Getting to net-zero, we have to recapitalize not only our sector, but the mining sector and every other sector in the economy, and that means attracting domestic and foreign investment.
It's a big job, and SIF expenditures alone will not achieve that, as important as they are and as welcome as they are.
Cela crée effectivement des occasions pour nous, et il est vrai que nous avons eu trois grands investissements au Canada dans le cadre du Fonds stratégique d'innovation jusqu'ici, pour un total proposé de 9 milliards de dollars, je crois, mais l'un de ces investissements a été suspendu à cause de la COVID. Nous verrons si l'investisseur va revenir. Donc, l'industrie a déjà une certaine expérience.
Le total de 30 milliards de dollars que j'ai mentionné représente l'investissement — l'investissement total — qui devrait être fait dans notre secteur. Encore une fois, nous ne nous attendons pas à ce que le gouvernement finance tous les investissements en capitaux de notre secteur, mais nous nous attendons à ce qu'il mette en place des conditions propices aux investissements.
J'ai donné un exemple historique. Il aurait dû y avoir 30 milliards de dollars au lieu de seulement sept. Cela montre que nous accusons de plus en plus de retard, et c'est pourquoi il est donc urgent que d'autres mesures soient prises.
L'argent du FSI, surtout de l'accélérateur net zéro, a été accueilli très favorablement. Nous avons des entreprises qui vont évidemment en tirer parti, mais ce que je veux dire, c'est que cela ne représente qu'une minorité des installations du Canada. Nous devons créer un contexte commercial favorable à la recapitalisation. Pour atteindre la carboneutralité, nous devons recapitaliser non seulement notre secteur, mais aussi le secteur minier et tous les autres secteurs de l'économie, et cela suppose d'attirer des investissements autant canadiens qu'étrangers.
C'est un travail d'envergure, et les dépenses du FSI ne suffiront pas, même si elles sont importantes et qu'elles ont été bien accueillies.
Jim Balsillie
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Jim Balsillie
2021-05-20 12:40
Thank you, Mr. Chair.
I'm Jim Balsillie, presenting on behalf of the Council of Canadian Innovators. I'll make two observations about the structure of the modern economy in relation to the budget and conclude with one recommendation.
The accelerated pace of innovation and the digital transformation over the past 30 years has created a new kind of economy in which the basis of wealth and power is derived from the ownership of valuable IP and control of data. Concurrently, the new technologies of this era, centred on the nexus of automated decision-making and machine learning, are reshaping our social and political spaces. Intangible assets comprise 91% of the S&P 500's $28-trillion total value.
This shift is unprecedented in its degree and rapidity, particularly with the emergence of high-profit firms with monopoly positions based on IP rights and control of data assets. Wage growth is now concentrated on the small workforces of firms rich in IP and data, which drives inequality. These firms have a low propensity to invest because they generally don't produce tangible goods. Rather, the marginal production costs of their intangible goods is near zero. Additionally, the nature of the taxation system on the profits of intangible assets allows firms to deploy effective tax-minimization strategies, resulting in tax base erosion for Canada.
Countries around the world, starting with the U.S. in the 1980s, have retooled and recalibrated their prosperity strategies to fit with the shift from the traditional economy to the economy of intangible assets. Canada's prevailing policy orthodoxy, still visible in this most recent budget, is to stick with the traditional production economy strategies for growth, even though such an approach continues to result in weak productivity, lower rankings in innovation indices and, most acutely in the last decade, a decline in our GDP per capita compared with the U.S. As the chart in my appendix shows, Canada's deficit on IP payments and receipts is widening at an alarming rate. This deficit would be much larger if the value of net flows of data was included.
In the contemporary economy, the objective is to generate and control IP and data stock assets for their economic and non-economic benefits amidst rivalrous international economies. Canada's prosperity strategies are not only inadequate but often also counterproductive. The first is creating foreign direct investment agencies and programs that have no contemporary analytical framework, unlike our peer countries globally. The second is a 15-year spree of signing free trade agreements despite economists writing, as early as 2003, that international trade treaties have shifted to dealing with strengthening protections for IP owners rather than traditional tariff reductions. The third is making enormous investments in scientific research without adequate IP policies and strategies. Fourth is the underfunded and outdated mandates for critical regulators in the modern-day economy, such as foreign investment, privacy and competition.
The federal budget reflects an outdated approach to a contemporary economy. It also fails to recognize the real limitations of our institutions. It is irresponsible to pack 270 measures into a 700-page document and expect that they will be implemented. It's futile to invest enormous public funds without updated frameworks and clear strategies that would yield desired outcomes for Canada. While the risk remains high for turning a dollar of taxpayer investment into 10¢, there is also the risk of continued counterproductive measures where taxpayer funds generate negative returns for Canada.
Finally, the redistribution of a fixed economic pie or the prudent fiscal anchors many are advocating for are insufficient without a strategy to generate new wealth. Canada urgently needs growth strategies attuned to contemporary realities and budgets to reflect them.
I offer one recommendation that can foundationally help improve Canada's budget planning and implementation—namely, rebuild the Economic Council of Canada to create in-house capacity for the analysis of the contemporary economy. The nature of today's global economy requires an unprecedented amount of horizontal integration, analytical depth and rapid response to deal with the accelerated pace of innovation and the powerful feedbacks and spillovers that emerge in our networked society. A properly built economic council would lead in the very necessary revival of our policy community and help the government rebuild critical capacity that favours national interest, including post-COVID economic recovery.
In closing, I reiterate that misunderstanding our changed economic realities comes with real consequences to our prosperity, security and ultimately our sovereignty. Helicoptering money does not work like it used to, because the volume of credit needed to produce one unit of GDP growth tripled between 2007 and 2015. Simply chasing jobs with an assumption of relatively homogeneous firms is a race-to-the-bottom strategy that will worsen inequality.
Canada has the potential to build back better, but it begins with knowing what we need to build and how we need to build it.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Je m'appelle Jim Balsillie et je représente le Conseil canadien des innovateurs. En rapport avec le budget, j'ai deux observations à vous soumettre concernant la structure de l'économie moderne avant de conclure avec une recommandation.
Le rythme accéléré de l'innovation et de la transformation numérique que nous avons connu au cours des 30 dernières années a créé une nouvelle forme d'économie au sein de laquelle la richesse et le pouvoir émanent désormais du contrôle des données et des précieux éléments de propriété intellectuelle. Parallèlement à cela, de nouvelles technologies s'articulant autour de l'automatisation des processus de prise de décisions et d'apprentissage sont en train de refaçonner notre espace social et politique. C'est ainsi que les actifs incorporels en sont venus à compter pour 91 % de la valeur totale de 28 billions de dollars des entreprises du S&P 500.
C'est une transformation d'une ampleur et d'une vitesse sans précédent qui se caractérise par l'émergence d'entreprises très lucratives exerçant un monopole fondé sur les droits attachés à la propriété intellectuelle et le contrôle des données. La croissance des salaires est maintenant concentrée au sein d'un petit noyau d'entreprises riches en propriété intellectuelle et en données, ce qui est un facteur d'iniquité. Ces entreprises ont une faible propension à investir du fait qu'elles ne produisent généralement pas de biens tangibles. Les coûts marginaux de production de leurs biens incorporels sont au contraire presque nuls. En outre, les modalités fiscales applicables aux bénéfices tirés des actifs incorporels permettent à ces entreprises de déployer des stratégies efficaces pour payer le moins d'impôt possible, ce qui entraîne une érosion de l'assiette fiscale du Canada.
Différents pays du monde, à commencer par les États-Unis dans les années 1980, ont modernisé et recalibré leurs stratégies pour la prospérité afin de s'adapter à la transition de l'économie traditionnelle vers une économie basée sur les actifs incorporels. L'orthodoxie tactique qui prévaut au Canada, et qui transpire encore du plus récent budget, fait en sorte que l'on continue de s'en remettre à des stratégies de croissance de l'économie de production traditionnelle, même si une telle approche occasionne sans cesse une productivité déficiente, un recul par rapport aux indicateurs d'innovation et, de façon plus marquée encore au cours de la dernière décennie, une baisse de notre PIB par habitant comparativement à celui des États-Unis. Comme vous pouvez le voir dans le graphique annexé au document que je vous ai transmis, le déficit du Canada quant aux paiements et aux rentrées de fonds liés à la propriété intellectuelle augmente à un rythme alarmant. Qui plus est, ce déficit serait beaucoup plus prononcé encore si la valeur des flux nets de données était prise en compte.
Au sein de l'économie contemporaine, l'objectif est de générer et de contrôler des actifs de propriété intellectuelle et de données pour bénéficier des avantages économiques et non économiques qu'ils nous procurent par rapport aux pays avec lesquels nous sommes en concurrence. Non seulement les stratégies mises en œuvre par le Canada pour la prospérité sont-elles inadéquates, mais elles vont souvent à l'encontre du résultat recherché. La première de ces stratégies consiste à créer des agences et des programmes favorisant l'investissement direct étranger sans les étayer au moyen d'un cadre analytique actualisé, comme cela se fait ailleurs dans le monde. La deuxième stratégie a donné lieu à une chasse effrénée aux accords de libre-échange sur une période de 15 ans malgré le fait que les économistes écrivaient déjà en 2003 que les ententes commerciales internationales allaient dorénavant viser à renforcer les mesures de protection pour ceux qui détiennent la propriété intellectuelle, plutôt qu'à réduire les tarifs douaniers comme c'est le cas depuis toujours. Notre troisième stratégie nous a vus consentir des investissements colossaux dans la recherche scientifique en l'absence de politiques et de stratégies adéquates régissant la propriété intellectuelle. En quatrième lieu, il faut noter les mandats sous-financés et obsolètes confiés à des instances réglementaires essentielles au sein d'une économie moderne, comme celles responsables des investissements étrangers, de la protection des renseignements personnels et de la concurrence.
Le budget fédéral est le reflet d'une approche désuète de l'économie contemporaine. Il ne tient pas compte en outre des limites bien concrètes de nos institutions. Il est tout à fait irresponsable de regrouper 270 mesures dans un document de 700 pages et de penser qu'elles pourront être mises en œuvre. Il est futile d'investir des sommes aussi gigantesques à même les deniers publics sans pouvoir compter sur des cadres actualisés et des stratégies claires permettant de produire les résultats souhaités pour le Canada. Bien qu'il demeure tout à fait envisageable que le dollar investi à même les fonds publics finisse par se transformer en 10 ¢, il y a aussi le fait que le maintien de mesures contre-productives risque de faire sombrer le Canada dans un schéma de rendements négatifs en matière d'investissements publics.
Il faut dire enfin que la redistribution d'une assiette économique fixe et les points d'ancrage financiers prudents que plusieurs préconisent ne suffiront pas sans une stratégie visant à générer de nouvelles richesses. Le Canada a un urgent besoin de stratégies de croissance adaptées aux réalités modernes et de budgets qui vont dans le même sens.
J'ai à vous soumettre une recommandation qui pourrait véritablement contribuer à améliorer la planification et la mise en œuvre des budgets au Canada. Le gouvernement devrait remettre en place le Conseil économique du Canada pour se donner à l'interne une capacité d'analyse de l'économie contemporaine. La nature de l'économie mondiale actuelle exige plus que jamais auparavant une grande force d'intégration horizontale, d'analyse approfondie et d'intervention rapide étant donné le rythme accéléré de l'innovation et l'ampleur des réactions et des débordements qui caractérisent notre société réseautée. Un Conseil économique bien structuré permettra une revitalisation essentielle de nos instances stratégiques tout en aidant le gouvernement à se redonner une capacité cruciale pour l'intérêt national, notamment dans le contexte de la reprise économique à l'issue de la pandémie.
En conclusion, je rappelle qu'une mauvaise compréhension des nouvelles réalités économiques a des conséquences tout ce qu'il y a de plus tangibles sur notre prospérité, notre sécurité et, par le fait même, notre souveraineté. La simple distribution d'argent ne fonctionne pas aussi bien qu'auparavant du fait que le volume de crédits nécessaire pour faire croître le PIB d'une seule unité a triplé entre 2007 et 2015. De plus, on ne peut pas simplement courir après les emplois en présumant que toutes les entreprises sont relativement semblables; c'est une stratégie de nivellement vers le bas qui va rendre les inégalités encore plus flagrantes.
Le Canada est tout à fait capable de rebâtir en mieux, mais il faut d'abord qu'il sache ce qu'il doit rebâtir et comment il doit s'y prendre.
Je vous remercie.
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Lib. (NS)
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2021-05-20 13:39
On a similar vein to the question I put to Ms. Tiessen on how we set ourselves up for success, there are a couple of envelopes included in the budget around the strategic innovation fund, including about $5 billion for the net-zero accelerator fund.
You're speaking to a group of parliamentarians here. In your mind, what would you have us do when this meeting ends, if we're going to help inform the next step to make sure that the money that's being budgeted for is actually deployed in the most effective way?
Dans le même ordre d'idées que la question que j'ai posée à Mme Tiessen sur la façon dont nous pouvons nous préparer à réussir, il y a quelques enveloppes incluses dans le budget autour du Fonds pour l'innovation stratégique, dont environ 5 milliards de dollars pour le fonds Accélérateur net zéro.
Vous vous adressez ici à un groupe de parlementaires. Dans votre esprit, qu'est-ce que vous nous demanderiez de faire à l'issue de cette réunion, aux fins de la prochaine étape, pour nous assurer que l'argent prévu dans le budget est effectivement employé de la manière la plus efficace?
Jim Balsillie
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Jim Balsillie
2021-05-20 13:40
We have a problem in that we view firms as homogeneous while they're strikingly heterogeneous in the evolution of the last 20 years, and we view jobs as relatively homogeneous when in fact they have entirely different characteristics for the benefit of the individuals and the country. My number one recommendation is that we do not have the capacity to analyze and create programs and implement and monitor programs to get the outcomes we're looking for in the quality of jobs, the quality of firms, the quality of productivity and the quality of security, which is in this 91% of the economy called intangibles. We talk the game, but we have to understand that Canada adopted an orthodoxy of extreme neo-liberalism 30 years ago.
The economist who wrote for the Macdonald commission, said that if you're going to liberalize labour, capital and markets, that's fine, but you have to pair it with an industrial innovation strategy or we'll go to a low-productivity, low-growth equilibrium. That was Richard Harris. He was the economist for it, and they ignored.... It was a two-book treatise and they only took one of the books. The first thing we have to do is to have capacity, or we're just going to keep, which is the definition of insanity, doing the same thing over and over again and expecting a different outcome.
Nous avons un problème dans la mesure où nous considérons les entreprises comme étant homogènes alors qu'elles sont étonnamment hétérogènes dans leur évolution au cours des 20 dernières années. Nous considérons également les emplois comme étant relativement homogènes alors qu'en fait, ils ont des caractéristiques entièrement différentes qui bénéficient aux particuliers et au pays. Ma recommandation numéro un est que nous n'avons pas la capacité d'analyser, de créer des programmes, de les mettre en œuvre et d'en assurer le suivi pour obtenir les résultats que nous recherchons en matière de qualité des emplois, des entreprises, de la productivité et de la sécurité, des éléments qualifiés d'intangibles dans cette part de 91 % de l'économie. Nous parlons beaucoup, mais nous devons comprendre que le Canada a adopté une approche orthodoxe de néolibéralisme extrême il y a 30 ans.
L'économiste qui a écrit pour la Commission Macdonald a dit que la libéralisation du travail, du capital et des marchés était une bonne chose, mais qu'elle devait s'accompagner d'une stratégie d'innovation industrielle, sans quoi nous nous retrouverions dans un équilibre de faible productivité et de faible croissance. C'était Richard Harris. Il en était l'économiste, et ils ont ignoré... C'était un traité en deux volumes, et ils n'ont tenu compte que d'un seul des deux. La première chose que nous devons faire est d'avoir la capacité, sans quoi nous allons continuer — ce qui est la définition de la bêtise — à faire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent.
Shannon Joseph
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Shannon Joseph
2021-05-19 16:11
Thank you very much.
My name is Shannon Joseph, and I am the vice-president of government relations and indigenous affairs for the Canadian Association of Petroleum Producers or CAPP.
CAPP represents the upstream oil and natural gas industry in Canada. We would like to thank the committee for the opportunity to appear and to be part of its study of Bill C-12.
This legislation and Canada’s work to fulfill its climate change commitments are important to all industries and all Canadians. CAPP and our member companies are strong supporters of and investors in environmental performance and innovation. We want to work with the federal government to achieve its climate change goals. That said, we would highlight for the committee that the pathway to net zero that Bill C-12 sets out is also intended to create economic opportunities for Canada.
We took note of the Prime Minister's comment, particularly on the occasion of the April 22, 2021, climate summit, that our climate change response can be “our greatest economic opportunity.” As members can appreciate, you manage what you measure, hence the inclusion in the bill of milestone climate change targets towards 2050 performance measurement requirements. If the path to net zero is to create growth, investment and jobs, then as well as environmental performance, we need economic targets, and economic performance metrics must be built into this legislation as well.
Beyond this, pathways to net zero are going to look different in the diverse regions of our country as we pursue this agenda. This fact must also be integrated into the bill in the ways that the strategies are developed and evaluated. This should done in close collaboration with provincial and territorial governments and their climate change strategies and policies. Canada is an exporting country, and oil and natural gas are our number one export.
We contribute more than $1.1 billion annually to Canada’s economy. We employ over half a million women and men in well-paying, skilled jobs coast to coast, including 63,000 jobs in Ontario and 18,000 in Quebec. Our national supply chain outside of Alberta includes over 2,700 different firms with annual purchases of over $4 billion. In addition, we purchase over $2.4 billion annually from indigenous-owned businesses representing about 11% of our procurement in the oil sands. We are one of the largest employers of indigenous Canadians and are committed to our important role in reconciliation.
I highlight these points because this industry is an important part of Canada’s economic and social fabric and we have played and want to continue to play a role both in both supporting Canadian prosperity and helping Canada and the world achieve their environmental objectives.
An important way we will play that role is through innovation. One of your other speakers talked about technologies being available, but many still need to be developed. According to a 2018 study by Global Advantage Consulting Group conducted for the Clean Resource Innovation Network, or CRIN, about 75% of all clean technology investment in Canada comes from the natural gas and oil industry.
Not only will our leadership in innovation help to reduce emissions here at home but through technology sharing and export, Canada can help reduce global emissions around the world. An example of this is carbon capture utilization and storage. The Weyburn-Midale project in Saskatchewan is one of the world's largest and longest running. We hope to see more of these projects.
Our emerging liquefied natural gas industry in British Columbia also has a role to play in reducing global emissions and in generating internationally traded mitigation outcomes or carbon credits for Canada under the Paris Agreement.
China alone is adding one new large coal-fired power plant to its grid every two weeks. Coal-fired generation is also continuing to grow in India and southeast Asia, all with a focus on improving living standards for their citizens. If these facilities ran on Canadian natural gas, they would generate significantly lower air pollutants and significantly lower GHG emissions, as Ontario experienced when we switched power sources.
We cannot afford, either environmentally or economically, to take a narrow view of what climate change mitigation can look like in Canada. Bill C-12 should articulate the role that economic sectors and other stakeholders will play in the development of plans and in achieving targets. It should ensure that expertise in the technologies and opportunities available to different sectors and regions are brought to bear on Canada’s advisory panel and overall decision process.
We recommend a greater role for the Governor in Council, and in particular the Minister of Finance, in the development of targets, plans and supportive policies under the act, especially given their potential effects on the whole of Canada’s economy and society. We don't think it is appropriate for all of that to rest with one minister.
By working together, industry and government can accelerate innovation and develop technologies that reduce emissions while delivering responsibly produced energy to meet global energy demand. We hope our recommendations to the committee can support Canada in this process.
Thank you.
Merci beaucoup.
Je suis Shannon Joseph, vice-présidente aux Relations gouvernementales et affaires autochtones de l'Association canadienne des producteurs pétroliers, c'est-à-dire l'ACPP.
L'ACPP représente l'industrie du pétrole et du gaz naturel en amont. Nous tenons à remercier le Comité de l'occasion qui nous est donnée de participer à l'étude du projet de loi C-12.
Ce projet de loi et le travail que fait le Canada pour concrétiser ses engagements en matière de changements climatiques sont importants pour toutes les industries et tous les Canadiens. L'ACPP et nos sociétés membres appuient solidement, par leurs investissements, la performance et l'innovation en matière environnementale. Nous voulons aider le gouvernement fédéral à atteindre ses objectifs de changement climatique. Cela dit, nous tenons à souligner au Comité que la voie vers la carboneutralité que propose le projet de loi C-12 vise aussi à créer des possibilités économiques pour le Canada.
Nous avons noté le commentaire qu'a fait le premier ministre, à l'occasion du Sommet des dirigeants sur le climat du 22 avril 2021, selon lequel notre réponse aux changements climatiques peut être « notre plus grande opportunité économique ». Comme les membres du Comité le comprendront, on gère ce que l'on mesure, d'où l'inclusion dans le projet de loi de cibles clés en matière de changements climatiques pour répondre aux exigences de la mesure de la performance de 2050. Si la carboneutralité passe par la création de croissance, d'investissements et d'emplois, de même, en plus de la performance environnementale, il nous faut des cibles économiques, ainsi que des mesures quantitatives de performance économique intégrées dans le projet de loi.
Après cela, les voies d'accès à la carboneutralité seront différentes dans les diverses régions du pays, pendant l'application du programme. Le projet de loi doit aussi en tenir compte dans les façons dont sont développées et évaluées les stratégies. Cela doit se faire en étroite collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux et tenir compte de leurs stratégies et politiques en matière de changements climatiques. Le Canada est un pays exportateur, et le pétrole et le gaz naturel sont notre première exportation.
Notre contribution à l'économie du Canada dépasse le 1,1 milliard de dollars par année. Nous avons plus d'un demi-million de femmes et d'hommes dans des emplois spécialisés et bien rémunérés, d'un littoral à l'autre, dont 63 000 en Ontario et 18 000 au Québec. Notre chaîne d'approvisionnement nationale à l'extérieur de l'Alberta comprend plus de 2 700 entreprises dont les achats annuels dépassent les 4 milliards de dollars. De plus, nos achats à des entreprises autochtones dépassent les 2,4 milliards de dollars par année, qui représentent 11 % de nos approvisionnements dans les sables bitumineux. Nous sommes parmi les plus importants employeurs d'Autochtones au Canada et sommes engagés à jouer un rôle important dans la réconciliation.
Je souligne ces points parce que notre industrie occupe une grande place dans le tissu économique et social du Canada et que nous avons joué et voulons continuer de jouer un rôle dans la prospérité du Canada et dans l'atteinte des objectifs environnementaux du pays.
L'innovation est un moyen important de jouer ce rôle. Un autre témoin vous a parlé des technologies disponibles. Il en reste encore beaucoup à développer. Selon une étude réalisée en 2018 par le Global Advantage Consulting Group pour le Réseau d'innovation pour les ressources propres, environ 75 % de tous les investissements en technologies propres au Canada proviennent de l'industrie du gaz naturel et du pétrole.
Non seulement notre leadership en matière d'innovation contribuera à réduire les émissions chez nous, mais, grâce au partage et à l'exportation de sa technologie, le Canada pourra aider à les réduire partout dans le monde. Le captage, l'utilisation et le stockage du carbone l'illustrent bien. Le projet Weyburn-Midale en Saskatchewan est l'un des plus importants et des plus anciens au monde. Nous espérons voir davantage de ces projets.
Notre nouvelle industrie du gaz naturel liquéfié en Colombie-Britannique a aussi joué un rôle dans la réduction des émissions mondiales et dans la production de résultats d'atténuation ou de crédits de carbone échangeables à l'échelle internationale dans le cadre de l'Accord de Paris pour le Canada.
À elle seule, la Chine ajoute une grande centrale au charbon à son réseau électrique toutes les deux semaines. La production d'électricité à partir de charbon continue également de croître en Inde et en Asie du Sud-Est, tout en mettant l'accent sur l'amélioration du niveau de vie des citoyens. Si elles fonctionnaient au gaz naturel canadien, ces installations produiraient nettement moins de polluants atmosphériques et d'émissions de gaz à effet de serre, comme l'Ontario l'a constaté lorsqu'elle a remplacé ses sources d'énergie.
Nous ne pouvons pas nous permettre, ni sur le plan environnemental ni sur le plan économique, d'adopter une vision étroite de ce à quoi pourra ressembler l'atténuation des changements climatiques au Canada. Le projet de loi C-12 devrait préciser le rôle que les secteurs économiques et les autres intervenants joueront dans l'élaboration des plans et l'atteinte des cibles. Il devrait faire en sorte que l'expertise des technologies et les occasions qui s'offrent aux différents secteurs et régions soient mises à contribution dans le processus décisionnel de l'organisme consultatif et décisionnel global du Canada.
Nous recommandons d'élargir le rôle du gouverneur en conseil et en particulier du ministre des Finances dans l'élaboration de cibles, de plans et de politiques de soutien en vertu de la loi, compte tenu surtout de leurs effets éventuels sur l'ensemble de l'économie et de la société canadiennes. Nous ne jugeons pas opportun de confier tout cela à un même ministre.
En travaillant ensemble, l'industrie et le gouvernement pourront accélérer l'innovation et mettre au point les technologies qu'il faudra pour réduire les émissions tout en fournissant de l'énergie produite de façon responsable pour répondre à la demande mondiale. Nous espérons que nos recommandations à votre comité pourront aider le Canada dans ce processus.
Merci.
Jeanette Jackson
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Jeanette Jackson
2021-05-14 13:07
That's glorious. Thank you for having me.
I wish to acknowledge that the lands on which our office is located are part of the traditional unceded territory of the Musqueam, Squamish, Tsleil-Waututh and Tsawwassen nations.
Foresight is Canada's clean-tech ecosystem accelerator. We bring together partners to identify, commercialize and adopt the clean technologies needed to support a global transition to a green economy. The innovation community is the heart of everything we do, supported by our partners in industry, academia, government and, of course, the investment community. Our whole mandate is to position Canada as a global leader in clean-tech innovation through programming and relevant initiatives.
I'd like to start with a few statements and applaud the efforts to position Canada as this global leader. To expand clean-tech innovation and adoption, we need to better connect Canadian clean-tech companies to global markets and investors, and government agencies play a key role in a few areas.
The first is around policy and partnerships. The Canadian government has an opportunity to provide thought leadership. An example is through our progressive carbon tax. Through thought leadership, we create confidence in the markets for international buyers and investors to come to Canada because of those types of policy initiatives.
We also want to look at trade agreements. CETA and other progressive trade agreements will also allow us to have better relationships with these regions and ensure that clean-tech ventures understand the best practices to enter those markets and do business.
I'd also like to highlight some of the national strategy opportunities. We've seen lots of great conversations between Canadian and European governments, as an example, on how hydrogen, CCUS and the bioeconomy can play a significant role in both of our economies through collaboration, understanding the needs of each of our respective regions and honing in on what innovation opportunities we can export.
We also need to look at adoption. If we're truly going to scale clean-tech ventures in Canada, we do need a strong domestic procurement incentive program. Really, it's those demonstrations that allow us to home-grow our solutions in Canada and showcase those solutions internationally.
We've also been working on some other adoption opportunities through our SDG connect program in partnership with the trade commissioner service. This strategic matchmaking gives an opportunity for international buyers to showcase to Canadian innovators what their needs are and, again, create opportunities for Canadians to innovate on a global scale and to export.
The next bucket is on capital. We've seen lots of different international mechanisms that really create strong capital environments for early-stage and later-stage investments. It's also important to have strategic investor matchmaking sessions profiling Canadian ventures in all of the respective regions where their technologies could apply.
The next bucket is around innovation. While we are starting to see many clean-tech companies scale, it's important that we have a really strong, robust funnel of earlier-stage ventures as well. I think we need, as a collective, to dig in and ensure that the number of high-quality early-stage ventures are problem-driven and understand the opportunities both domestically and globally. Of course, programs from FedDev and provincial government agencies can really help drive these types of initiatives.
Finally, in terms of scale, we need to see more investment in scaling ventures. I know there have been lots of announcements recently on support to do that, but if we can continue to feed that scale-up mentality and that growth mentality to the ventures and provide the support they need, they'll be much better positioned for exponential export growth. While clean tech 101 was challenging for investors, what we've really seen over the last year is that over $1.7 trillion in capital inflows to ESG and sustainability-related funds have come to fruition, and a record $23.7 billion of venture capital investment was deployed to 1,255 climate technologies.
A combined policy and capital push is a generational opportunity for Canada. We have great technology developers and terrific universities, but our markets and local investors are insufficient to fully capitalize our ventures to compete on a global scale. In fact, a study by SDTC and Cycle Capital shows that Canadian clean-tech ventures are generally able to raise only about half the equity and debt capital as a comparable clean-tech company in the U.S. and other European regions. We need to get Canada's private capital and industry off the sidelines and massively engaged with our clean-tech entrepreneurs if we want to compete in the decades ahead.
To showcase some success stories, we are succeeding in some areas on the international stage. Occidental has a partnership with Carbon Engineering in Texas. Svante has a great partnership with Chevron in California. MineSense has projects in South America, and Enerkem has waste-to-chemicals plants in Spain and China.
We're starting to see momentum, but how do we turn these four stories into a hundred stories? That's what we're really trying to dig into.
As a bit of feedback, SDTC is a great opportunity and mechanism to showcase the demonstration of technologies. It would be interesting to look at having a first project deployment off site as well, as part of that funding model.
EDC is also great in supporting the export development opportunities. It would be nice to see some more flexibility in financing options. EDC is not empowered to take technology risks and below-market returns.
Global Affairs has also been a great strategic partner for us in our ventures. We work very closely with the trade commissioner service. Things like industry matchmaking events or SDG connect events are a great opportunity to profile Canadian ventures and position Canada as that global leader.
ECCC has also been very supportive across Canada in supporting CETA workshops. These types of programs help educate all the different stakeholders in the community to understand what we need to do in order to do good business and follow all the trade expectations that have been set at the federal level.
Finally, IRAP's pilot program, both domestically and internationally, is another great tool.
In terms of closing remarks, we really are doing everything we can to help SMEs scale at home to help sell abroad, but we need more resources and tools to do that as an accelerator community. We need to scale the supply of export-ready companies and more proactively source overseas companies seeking Canadian innovation.
We propose a ready-to-export training program—an expanded SDG connect program—that scales our pipeline of export-ready companies. We have some opportunities to present the proposals in that regard.
There is also a critical need for further development of relationships between Canada and the global network of clean-tech accelerators in partner countries. This includes the U.S., the EU, Asia and Latin America. These accelerators are beachheads and validation points for our companies to access these global markets and investors. While we have done some of the work in this area off the side of our desks, we'd love to lean in on this with the federal government as well.
Finally, there are some interesting best practices that we can lean in on. Yesterday an article came out regarding the CAN Health model, which can be applied to clean tech. We would love to work with all of you and your various partners and collaborators to see how that model can help clean tech in Canada scale and really position us as export-ready for global markets.
Thank you for having me. I look forward to Q and A.
Excellent. Je vous remercie de m'accueillir.
Je tiens à souligner que les terres sur lesquelles se trouve notre bureau font partie du territoire traditionnel non cédé des nations Musqueam, Squamish, Tsleil-Waututh et Tsawwassen.
Foresight est l'accélérateur de l'écosystème des technologies propres du Canada. Nous réunissons des partenaires pour recenser, commercialiser et adopter les technologies propres nécessaires pour soutenir la transition mondiale vers une économie verte. La communauté de l'innovation est au cœur de tout ce que nous faisons, soutenue par nos partenaires de l'industrie, du milieu universitaire, du gouvernement et, bien sûr, de la communauté des investisseurs. Notre mandat global consiste à positionner le Canada comme un chef de file mondial en matière d'innovation dans le domaine des technologies propres, grâce à des programmes et des initiatives pertinentes.
J'aimerais commencer par quelques déclarations et par saluer les efforts déployés pour positionner le Canada comme chef de file mondial. Pour accroître l'innovation et l'adoption des technologies propres, nous devons mieux lier les entreprises canadiennes de technologies propres aux marchés et aux investisseurs mondiaux, et les organismes gouvernementaux jouent un rôle clé dans divers domaines à cet égard.
Le premier rôle concerne les politiques et les partenariats. Le gouvernement canadien a la possibilité d'exercer un leadership éclairé. Notre taxe sur le carbone progressiste en est un exemple. Grâce à ce leadership éclairé, nous créons la confiance sur les marchés pour que les acheteurs et les investisseurs internationaux viennent au Canada en raison de ce type d'initiatives politiques.
Nous voulons également examiner les accords commerciaux. L'AECG, l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne, et d'autres accords commerciaux progressistes nous permettront également d'entretenir de meilleures relations avec ces régions et de nous assurer que les entreprises de technologies propres comprennent les pratiques exemplaires à utiliser pour pénétrer ces marchés et faire des affaires.
J'aimerais également souligner certaines des possibilités que présente la stratégie nationale. Nous avons assisté à de nombreuses et excellentes conversations entre les gouvernements canadien et européens, par exemple, sur la façon dont l'hydrogène, le captage, l'utilisation et le stockage du carbone et la bioéconomie peuvent jouer un rôle important dans nos deux économies en collaborant, en comprenant les besoins de chacune de nos régions respectives et en nous concentrant sur les possibilités d'innovation que nous pouvons exporter.
Nous devons également nous pencher sur l'adoption. Si nous voulons vraiment développer les entreprises de technologies propres au Canada, nous avons besoin d'un solide programme d'incitation à l'approvisionnement national. En réalité, ce sont ces exemples qui nous permettent de faire croître nos solutions au Canada et de les présenter à l'étranger.
Nous avons également travaillé sur d'autres possibilités d'adoption par l'entremise de notre programme SDG Connect, en partenariat avec le service des délégués commerciaux. Ce jumelage stratégique donne l'occasion aux acheteurs internationaux de présenter leurs besoins aux innovateurs canadiens et, encore une fois, de créer des occasions pour les Canadiens d'innover à l'échelle mondiale et d'exporter.
Le prochain volet porte sur le capital. Nous avons vu beaucoup de mécanismes internationaux différents qui créent vraiment des environnements de capital solides pour les investissements initiaux et ultérieurs. Il est également important d'organiser des séances de jumelage stratégique d'investisseurs pour présenter les entreprises canadiennes dans toutes les régions respectives où leurs technologies pourraient s'appliquer.
Le deuxième volet concerne l'innovation. Nous commençons à voir de nombreuses entreprises de technologies propres se développer, mais il est important que nous disposions également d'un flux solide et robuste d'entreprises en phase de démarrage. Je pense que nous devons, en tant que société, creuser et veiller à ce que les entreprises de haute qualité en phase de démarrage soient axées sur les problèmes et bien au fait des occasions à saisir à l'échelle nationale et mondiale. Bien entendu, les programmes de FedDev et des organismes gouvernementaux provinciaux peuvent vraiment aider à stimuler ces types d'initiatives.
Enfin, en termes d'échelle, nous avons besoin de voir plus d'investissements dans les entreprises en phase d'expansion. Je sais qu'il y a eu beaucoup d'annonces de soutien récemment à cet égard, mais si nous pouvons continuer à alimenter cette mentalité de croissance chez les entreprises et leur fournir le soutien dont elles ont besoin, elles seront beaucoup mieux positionnées pour une croissance exponentielle des exportations. Il n'a pas été facile de comprendre les fondements des technologies propres pour les investisseurs, mais ce que nous avons vu au cours de l'année dernière, c'est que plus de 1,7 billion de dollars d'entrées de capitaux dans des fonds liés aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance et à la durabilité ont porté leurs fruits, et qu'un montant record de 23,7 milliards de dollars a été investi en capital-risque dans 1 255 technologies climatiques.
La combinaison d'une politique et d'une poussée de capitaux représente une rare occasion pour le Canada. Nous avons d'excellents créateurs de technologies et des universités formidables, mais nos marchés et nos investisseurs locaux ne suffisent pas à capitaliser pleinement nos entreprises pour qu'elles soient concurrentielles à l'échelle mondiale. En fait, une étude de TDDC, Technologies de développement durable Canada, et de Cycle Capital montre que les entreprises canadiennes de technologies propres ne peuvent généralement réunir qu'environ la moitié des capitaux propres et des capitaux d'emprunt de ceux d'une entreprise de technologies propres comparable aux États-Unis et dans d'autres régions européennes. Si nous voulons être concurrentiels dans les décennies à venir, nous devons faire en sorte que les investisseurs privés et l'industrie au Canada ne restent pas sur la touche et s'engagent massivement auprès de nos entrepreneurs en technologies propres.
Pour présenter quelques exemples de réussite, nous réussissons dans certains domaines sur la scène internationale. Occidental a un partenariat avec Carbon Engineering au Texas. Svante a un excellent partenariat avec Chevron en Californie. MineSense a des projets en Amérique du Sud, et Enerkem a des usines de transformation des déchets en produits chimiques en Espagne et en Chine.
Nous commençons à voir un élan, mais comment transformer ces quatre histoires en une centaine d'autres? C'est ce que nous essayons vraiment de découvrir.
En guise d'information, TDDC est une excellente occasion et un excellent mécanisme pour mettre en valeur la démonstration de technologies. Il serait intéressant d'envisager le déploiement d'un premier projet hors site, dans le cadre de ce modèle de financement.
DEC, Développement économique Canada, est également très utile pour soutenir les possibilités de développement des exportations. Il serait bon de voir une plus grande flexibilité dans les options de financement. DEC n'est pas habilité à accepter des risques technologiques et des rendements inférieurs à ceux du marché.
Affaires mondiales a également été un excellent partenaire stratégique pour nous dans nos projets. Nous travaillons en étroite collaboration avec le service des délégués commerciaux. Des activités comme le jumelage industriel ou SDG Connect sont une excellente occasion de faire connaître les entreprises canadiennes et de positionner le Canada comme un chef de file mondial.
ECCC, Environnement et Changement climatique Canada, a également apporté un grand soutien dans tout le Canada en finançant les ateliers sur l'AECG. Ces types de programmes aident à informer les différents intervenants de la communauté pour qu'ils comprennent ce que nous devons faire pour faire de bonnes affaires et effectuer un suivi de toutes les attentes commerciales établies au niveau fédéral.
Enfin, le programme pilote du PARI, le Programme d'aide à la recherche industrielle, tant au niveau national qu'international, est un autre outil formidable.
En guise de conclusion, je dirai que nous faisons vraiment tout ce que nous pouvons pour aider les PME à se développer au pays et à vendre à l'étranger, mais nous avons besoin de plus de ressources et d'outils pour y parvenir en tant que communauté d'accélérateurs. Nous devons augmenter le nombre d'entreprises prêtes à exporter et trouver de manière plus proactive des entreprises étrangères à la recherche d'innovations canadiennes.
Nous proposons un programme de formation prêt à l'exportation — un programme SDG Connect élargi — pour accroître notre réserve d'entreprises prêtes à exporter. Nous avons des occasions de présenter les propositions à cet égard.
Il est également essentiel de développer davantage les relations entre le Canada et le réseau mondial d'accélérateurs de technologies propres dans les pays partenaires. Cela comprend les États-Unis, l'Union européenne, l'Asie et l'Amérique latine. Ces accélérateurs sont des têtes de pont et des points de validation permettant à nos entreprises d'accéder à ces marchés et investisseurs mondiaux. Nous avons effectué une partie du travail dans ce domaine dans nos bureaux, mais nous aimerions beaucoup nous pencher sur cette question avec le gouvernement fédéral également.
Enfin, il existe des pratiques exemplaires intéressantes sur lesquelles nous pouvons nous appuyer. Hier, un article a été publié concernant le modèle CAN Health, le réseau de santé CAN, qui peut être appliqué aux technologies propres. Nous aimerions travailler avec vous tous et vos divers partenaires et collaborateurs pour voir comment ce modèle peut aider les technologies propres au Canada à croître et à nous positionner comme prêts à exporter sur les marchés mondiaux.
Je vous remercie. Je suis prête à répondre à vos questions.
Geneviève Aubry
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Geneviève Aubry
2021-05-13 11:13
Thank you for having me here today.
I am speaking to you today as the director of Collectif Territoire, a non-profit organization based in Abitibi-Témiscamingue, whose mandate is to unite the geniuses of science, arts and industry to produce benefits for ecosystems and communities.
Since 2018, the collective has been working on a project that is gaining support in the community, the Osisko Lake project. This project aims to rehabilitate and improve Lake Osisko, located in downtown Rouyn-Noranda, in a creative and participatory approach that unites several sectors and the population.
Lake Osisko has been damaged by human and industrial activities over the past decades, and is suffering from a variety of problems, many of which are common to different lakes in the region and across the country. These include contaminated sediments, high phosphorus levels, invasive aquatic plants, emerging contaminants, and more. In order to preserve the biodiversity and vitality of this ecosystem, it is important to find creative and adapted solutions to promote its recovery. It is therefore through the search for solutions that we are setting up a true regional innovation laboratory.
The Osisko Lake project is a research and experimentation ground for engineers, scientists, artists and other inventors, who unite their expertise and talents in the pursuit of this noble and inspiring goal. The project already has more than 40 partners. They include industrial companies, artists, universities, college technology transfer centres, schools, public and parapublic environmental organizations, and more.
Numerous people are uniting around the project because it is a positive, constructive project with multiple and powerful benefits. It is a project in which the partners find benefits. It is also a project with a territorial impact. It was selected by the Future of Good organization as one of the 100 best recovery projects in Canada.
The Osisko Lake project is a technological showcase for industrial and mining companies, mainly, that are very active in our region. Their expertise is recognized worldwide. Through this project, these companies enhance and develop inspiring practices in environmental innovation, rehabilitation of degraded ecosystems and bioremediation, and so on. There are many of them collaborating on this project, and they are proud of it.
Added to this rich contribution is that of the Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, about which Mr. Rousson has just given us an eloquent presentation. Researchers from UQAT are participating in the project by contributing their expertise in biology, mining engineering, ethics and digital creation.
The college centre for technology transfer associated with the Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, the Centre technologique des résidus industriels, or CTRI, is also involved in the project, particularly in bioremediation.
The artists bring creativity, a perspective, beauty and questioning, which give the project its colour.
In addition to having a strong core of local and regional partners, the project has reached out, and it has sparked partnerships elsewhere in the province, the country and the world.
The Standing Committee on Industry, Science and Technology is interested in examining how the Government of Canada, in its stimulus package, can support industries in their transition to greener, more sustainable practices, and support local and regional development and innovation initiatives.
Faced with the magnitude of the environmental, economic and human challenges doubly highlighted by the health and climate crisis, this plan is an opportunity to implement territorial development models in tune with the needs, particular characteristics and strengths of communities.
To support industries in their transition, the Government of Canada must demonstrate its confidence in community-led territorial development and innovation initiatives. You will not be surprised to hear me say that one sure way to support these initiatives is to put in place a territorial innovation support fund. This type of fund is managed by and for regional communities, and it evaluates projects based on their ability to adequately respond, in an innovative way, to community needs.
The most successful projects are often those that emerge from the regions, and whose development is not hindered by the restrictive or exhaustive criteria of certain government programs.
A territorial innovation support fund is a fund based on the evaluation of the impact potential of projects according to the needs and distinctive features of the regions from which they emerge.
An innovation support fund is a fund administered independently, by a selection committee whose legitimacy is widely recognized by people in the area concerned.
It is a fund that provides support to understand and document the impact of projects and mobilize the knowledge gained. It is also a fund that promotes the transfer and scaling of the innovations, knowledge and skills developed, to benefit other communities and regions.
I have long dreamt of such a fund, and I hope that today's forum has allowed me to make you aware that, in Canada's green recovery efforts, it is essential to give the regions a free hand to choose for themselves the projects that have the greatest potential to impact and benefit communities.
Je vous remercie de me recevoir aujourd'hui.
Je m'adresse à vous, aujourd'hui, en tant que directrice du Collectif Territoire, un organisme à but non lucratif établi en Abitibi-Témiscamingue, qui s'est donné pour mandat d'unir les génies des sciences, des arts et de l'industrie pour produire des bénéfices pour les écosystèmes et les communautés.
Depuis 2018, le Collectif travaille sur un projet qui suscite l'adhésion dans la communauté, soir le projet lac Osisko. Ce projet vise à réhabiliter et à mettre en valeur le lac Osisko, situé au centre-ville de Rouyn-Noranda, dans une approche créative et participative, qui unit plusieurs secteurs et la population.
Le lac Osisko a été endommagé par les activités humaines et industrielles des dernières décennies, et il présente divers problèmes, dont plusieurs sont communs à différents lacs de la région et du pays. Il s'agit de sédiments contaminés, de taux de phosphore élevés, de plantes aquatiques envahissantes, de contaminants émergents, et j'en passe. Pour préserver la biodiversité et la vitalité de cet écosystème, il est important de trouver des solutions créatives et adaptées pour favoriser son rétablissement. C'est donc par la recherche de solutions que nous mettons en place un véritable laboratoire d'innovation territoriale.
Le projet lac Osisko est un terrain de recherche et d'expérimentation pour des ingénieurs, des scientifiques, des artistes et d'autres inventeurs, qui unissent leurs expertises et leurs talents dans la poursuite de ce but noble et inspirant. Le projet regroupe déjà plus de 40 partenaires. Il s'agit d'entreprises industrielles, d'artistes, d'universités, de centres collégiaux de transfert technologique, d'écoles, d'organismes environnementaux publics et parapublics, et j'en passe.
Nombreux sont ceux qui s'unissent autour du projet, parce que c'est un projet positif, constructif et dont les retombées sont multiples et puissantes. C'est un projet dans lequel les partenaires trouvent leur compte. C'est aussi un projet ayant un impact territorial. Il a été sélectionné par l'organisme Future of Good dans le palmarès des 100 meilleurs projets de relance au Canada.
Le projet lac Osisko est une vitrine technologique pour des entreprises industrielles et minières, principalement, qui sont très actives dans notre région. Leur expertise est reconnue mondialement. Par ce projet, ces entreprises valorisent et développent des pratiques inspirantes en matière d'innovation environnementale, de réhabilitation d'écosystèmes dégradés et de biorestauration, et ainsi de suite. Elles sont nombreuses à collaborer à ce projet, et elles en sont fières.
S'ajoute à cette riche contribution celle de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, au sujet de laquelle M. Rousson vient de nous faire une éloquente présentation. Des chercheurs de l'UQAT participent au projet en apportant leur savoir-faire en biologie, en génie minier, en éthique et en création numérique.
Le centre collégial de transfert de technologie associé au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, soit le Centre technologique des résidus industriels, ou CTRI, est aussi engagé dans le projet, notamment en matière de biorestauration.
Les artistes apportent une créativité, un regard, une beauté et des questionnements, qui donnent sa couleur au projet.
En plus de compter sur un noyau fort de partenaires locaux et régionaux, le projet rayonne, et il suscite des partenariats ailleurs dans la province, au pays et dans le monde.
Le Comité permanent de l'industrie, des sciences et de la technologie souhaite examiner comment le gouvernement du Canada, dans son plan de relance, peut appuyer les industries dans leur transition vers des pratiques plus vertes et plus durables, et soutenir les initiatives de développement et d'innovation territoriales.
Devant l'ampleur des défis environnementaux, économiques et humains mis doublement en lumière par la crise sanitaire et climatique, ce plan est l'occasion de mettre en place des modèles de développement des territoires en syntonie avec les besoins, les particularités et les forces des communautés.
Pour soutenir les industries dans leur transition, le gouvernement du Canada doit démontrer qu'il accorde sa confiance aux initiatives de développement et d'innovation territoriale portées par les communautés. Vous ne serez pas surpris de m'entendre dire qu'une manière sûre de soutenir ces initiatives, c'est de mettre en place un fonds de soutien à l'innovation territoriale. Ce type de fonds est géré par et pour les communautés territoriales, et il évalue les projets en fonction de la capacité de ceux-ci à répondre adéquatement, et de manière novatrice, aux besoins des communautés.
Les projets les plus porteurs sont souvent ceux qui émergent des territoires, et dont le développement n'est pas entravé par les critères restrictifs ou exhaustifs de certains programmes gouvernementaux.
Un fonds de soutien à l'innovation territoriale est un fonds basé sur l'évaluation du potentiel d'impact des projets en fonction des besoins et des particularités des territoires d'où ils émergent.
Un fonds de soutien pour l'innovation, c'est un fonds administré de manière indépendante, par un comité de sélection dont la légitimité est largement reconnue par les gens du territoire.
C'est un fonds qui accorde du soutien pour comprendre et documenter l'impact des projets et mobiliser la connaissance acquise. C'est aussi un fonds qui favorise le transfert et la mise à l'échelle des innovations, des connaissances et des compétences développées, pour en faire bénéficier d'autres communautés et d'autres territoires.
Un tel fonds, j'en rêve depuis longtemps, et j'espère que cette tribune, aujourd'hui, m'aura permis de vous faire prendre conscience du fait que, dans les efforts du Canada pour une relance verte, il est essentiel de donner aux territoires les coudées franches pour qu'elles choisissent elles-mêmes les projets qui ont le plus grand potentiel d'impact et de retombées positives pour les communautés.
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BQ (QC)
Thank you, Madam Chair.
I would simply like to say to the honourable member from Pontiac that his riding is enormous and includes the municipality of Grand-Remous, which is close to the UQAT centre in Mont-Laurier. Our ridings are neighbours.
Ms. Aubry, the city of Rouyn-Noranda will soon be celebrating the 100th anniversary of its foundation. The city is not as old as Montreal, which will be 400 years old soon, or La Pocatière, but it will nonetheless be marking its centenary and you will probably be involved in the celebrations.
What can you tell us about the role Collectif Territoire is playing in our economic and environmental recovery in terms of regional innovation and helping industry to transition? What role can Collectif Territoire play in this recovery?
Je vous remercie, madame la présidente.
J'aimerais tout simplement signaler au député de Pontiac que sa circonscription couvre un grand territoire, qui comprend notamment la municipalité de Grand-Remous, qui se trouve à proximité du centre de l'UQAT, à Mont-Laurier. Nos circonscriptions sont donc voisines.
Madame Aubry, la ville de Rouyn-Noranda aura bientôt 100 ans. Elle n'est pas aussi vieille que Montréal, qui fêtera bientôt ses 400 ans, ou que La Pocatière, mais elle célébrera tout de même un anniversaire dans lequel vous jouerez probablement un rôle.
Quels sont les tenants et les aboutissants du rôle que Collectif Territoire joue dans la relance économique et écologique à l'égard de l'innovation territoriale et de la transition industrielle? Quelle incidence Collectif Territoire peut-il avoir sur cette relance?
Geneviève Aubry
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Geneviève Aubry
2021-05-13 12:09
Collectif Territoire is a middleman in the world of innovation. A middleman plays a vital role when there is a systemic vision for innovation which calls upon the skills and expertise of various organizations. This role is all the more important when stakeholders are using the innovation ecosystem to bring key actors together and tear down silos and borders. This is the role we are playing.
We add value to the transfer of scientific knowledge to industry, as Mr. Rousson mentioned, because we bridge the gap between applied and pure research. We also work to foster scientific awareness among school-aged children by encouraging artists and cultural organizations to contribute to efforts aimed at gathering knowledge, teaching and communication.
All this contributes to a holistic vision and ensures that we are not only talking about radical innovation, but also reworking existing innovative projects that will lead us to a sustainable green recovery.
Collectif Territoire joue un rôle que le monde de l'innovation appelle un rôle d'intermédiaire. C'est un rôle très important dans ce milieu lorsqu'on adopte une vision systémique de l'innovation selon laquelle les talents, les compétences et l'expertise nécessaires pour innover sont répartis et non propres à une seule organisation. Ce rôle rend d'autant plus importants les acteurs qui mobilisent l'écosystème d'innovation de manière à mettre en relation les acteurs clés de cet écosystème, à briser les silos et à ouvrir les frontières. C'est vraiment le rôle que nous jouons.
Cela apporte une valeur ajoutée au transfert de la science à l'industrie, comme M. Rousson l'a mentionné, parce qu'elle assure des liens entre la recherche appliquée et la recherche fondamentale. Elle permet aussi de développer la culture scientifique des jeunes d'âge scolaire en favorisant la contribution des artistes et du monde culturel au travail de mobilisation des connaissances, de pédagogie et de communication.
Tout cela contribue donc vraiment à une vision holistique et fait en sorte qu'il n'est pas seulement question d'innovation radicale, mais aussi de recombinaison des initiatives d'innovation existantes qui permettront de réaliser une relance verte et durable.
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Lib. (ON)
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2021-05-13 12:47
Thank you, Madam Chair; and thank you to all of the witnesses for appearing before committee today.
Mr. Mills, I wonder if I could pick up where you left off. You were explaining to us the need to stimulate innovation and risk-taking, and things of that nature.
Given that you explained to us how it's important to incentivize risk-taking to spur innovation, I take it that you look at it from a comparative context. What jurisdiction or country would you say has done the best job on that particular front?
Merci, madame la présidente, et merci à tous les témoins d'être des nôtres aujourd'hui.
Monsieur Mills, je me demande si nous pourrions reprendre là où nous nous sommes arrêtés. Vous nous expliquiez la nécessité de stimuler l'innovation et la prise de risques, et autres choses du genre.
Puisque vous nous avez exposé à quel point il est important de fournir les incitatifs nécessaires à la prise de risques pour stimuler l'innovation, je présume que vous abordez la question sous un angle comparatif. Selon vous, quel pays ou autorité a fait le meilleur travail à cet effet?
Mark P. Mills
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Mark P. Mills
2021-05-13 12:48
Traditionally, it has been the United States and Canada. This has been the epicentre of new business development. New small business formation has been in North America, not in Europe. In fact, whatever measure you use to look at new companies, new formation of companies, North America has been, up until very recently, what we'll call the “friendliest jurisdiction” in which to be an innovator, an entrepreneur or a small business.
That has become more difficult, certainly in some areas, especially resource extraction. Most small, privately funded mines have left the United States a long time ago, and Canada has had the same trouble. However, it has been the best jurisdiction.
Germany, France and Italy have lagged. This is not a criticism of them as people; it's just the reality of the governance.
Let's go back to BlackBerry, the beginning of the smart phone revolution. It's traced to Canada, frankly, and then the United States, of course, because Apple did one better. I still like my BlackBerry, by the way. I don't use one anymore, for obvious reasons.
Those are good examples.
We hope and expect to have that kind of innovation in physical resource areas like mining and oil and gas. It's a tougher one because they're [Technical difficulty--Editor] industries. Innovation is harder because of the scales involved, but not impossible.
Ce sont habituellement les États-Unis et le Canada. Il s'agit de l'épicentre de la création d'entreprises. C'est en Amérique du Nord, et non en Europe, que les petites entreprises sont créées. En fait, peu importe le critère utilisé pour étudier les nouvelles entreprises, la création d'entreprises, l'Amérique du Nord était jusqu'à tout récemment ce que nous pourrions appeler l'autorité la plus sympathique aux innovateurs, aux entrepreneurs et aux petites entreprises.
Aujourd'hui, toutefois, cela devient plus ardu, en particulier dans certains secteurs, surtout celui de l'exploitation des ressources naturelles. La majorité des petites mines dont les capitaux proviennent du secteur privé ont quitté les États-Unis il y a longtemps déjà, et le Canada connaît les mêmes difficultés. Toutefois, il demeure le pays qui s'en tire le mieux.
L'Allemagne, la France et l'Italie traînent de la patte. Je ne critique personne ici, remarquez bien. J'expose simplement la réalité de la gouvernance.
Pensons à BlackBerry, aux débuts de la révolution du téléphone intelligent. Bien honnêtement, on en retrace les origines au Canada, avant qu'Apple, bien sûr, vienne damer le pion à BlackBerry et la recentre aux États-Unis. J'aime encore mon vieux BlackBerry, en passant. Mais, pour des raisons évidentes, ce n'est plus ce que j'utilise.
Voilà de bons exemples.
Nous espérons qu'il y aura ce type d'innovation dans les secteurs des ressources matérielles, comme l'exploitation minière, pétrolière et gazière. En fait, nous nous y attendons. C'est toutefois plus difficile parce qu'il s'agit d'industries [Difficultés techniques]. L'innovation est plus difficile parce que c'est à une bien plus grande échelle, mais ce n'est pas impossible.
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