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Jason Nickerson
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Jason Nickerson
2021-05-28 14:08
Hello. Thank you for having us here today.
We're going to speak about two issues that are part of the committee's study from the perspective of our organization, which provides medical assistance to people affected by crises in more than 70 countries around the world.
First, Canada should support the TRIPS waiver. The waiver is not a complete solution to scaling up and diversifying COVID-19 vaccine manufacturing to address the supply shortages, but supporting the waiver quickly clears space and removes legal barriers to then focus on the many other barriers. We emphasize that any waiver must encompass not only vaccines, but other tools like therapeutic drugs and diagnostics and medical devices such as ventilators, as well as the components and equipment needed to make vaccines.
Canada's position during discussions around the TRIPS waiver has been one of indecision—never formally rejecting it, while repeatedly raising alternatives that have failed in the past.
One such alternative raised is the TRIPS article 31 bis mechanism, which is operationalized by Canada's access to medicines regime, or CAMR. It is our position that Canada should follow through on its own claims of CAMR's effectiveness by taking the necessary first step of adding COVID-19 vaccines and drugs to schedule 1 of the Patent Act. While Doctors Without Borders does not believe that TRIPS article 31 bis or CAMR are effective tools at the best of times, let alone sufficient in this pandemic, Canada's failure to even list these items in schedule 1 means that Canada is the single greatest roadblock to utilizing the very tools it has promoted at the WTO.
The second issue we would like to discuss is domestic production. MSF supports increased domestic production, but it must be done correctly. If Canada's approach to scaling up biomanufacturing in this country is to provide financial support to pharmaceutical companies to build factories here, this funding must come with guarantees of affordable access to the final products, both for Canada and for the rest of the world. This is just common sense. If the public is paying to develop and manufacture medicines, we should all be able to access them at fair prices. To this end, Canada must also be transparent about the terms of all such deals.
Another key question is what to do between pandemics with the public manufacturing capacity that Canada is building. New quality-assured manufacturing capacity that has been initiated for the purposes of producing COVID-19 vaccines should not be shut down or sold off to private interests after the pandemic fades. Rather, Canada should use this capacity to address other important global health issues. Producing a range of products keeps facilities operating and Canada's skills sharp. After all, it's not clear what the next pandemic will be, and the world needs a diversity of manufacturing capacities.
Canada has world-class researchers. Where it falls short is in end-to-end development to get innovations out of labs and to patients. Products that are vital for global health but have limited commercial appeal have no real pathway to approval.
Take the Canadian-invented Ebola vaccine, discovered by scientists at the National Microbiology Laboratory in Winnipeg. After discovering it, Canada signed a deal to license it to an American company. This ultimately led to the vaccine languishing on a shelf for years. This meant that this effective vaccine was not ready in time for the 2014 West African Ebola outbreak. To be blunt, this cost lives.
Canada has other promising experimental vaccines, such as the ones for Lassa fever and Marburg virus, which have faced similar challenges. End-to-end production from lab bench to patient bedside ought to be part of our biomanufacturing strategy.
Our overarching message here is that there are many important diseases that are essentially market failures: They are not profitable enough to attract investment from private pharmaceutical companies, yet they represent significant public health threats. Ebola, Lassa fever, Marburg and, prior to this pandemic, coronaviruses are all examples.
There are also many important drugs and vaccines that already exist and are regularly in shortage or hard to obtain. Diphtheria antitoxin, the product Connaught Labs was founded to produce, is now almost impossible to procure worldwide. We know this first-hand because when we were responding to simultaneous diphtheria outbreaks in Yemen, Bangladesh and Venezuela in 2017, we quickly realized how few options existed. The same is true for many antibiotics and other low-profit medicines.
A robust biomanufacturing strategy that is guided by public health needs—and not the pursuit of profits—is what needs to guide Canada's biomanufacturing strategy, which ought to be linked to a research and development strategy—
Bonjour. Merci de nous accueillir.
Nous allons aborder deux questions liées à l'étude de votre comité du point de vue de notre organisation, qui offre une aide médicale à des personnes touchées par des crises dans plus de 70 pays partout dans le monde.
Premièrement, le Canada devrait appuyer la dérogation aux ADPIC. La dérogation n'est pas une solution complète pour accroître et diversifier la fabrication dans le but de mettre fin au manque de vaccins contre la COVID-19, mais le soutien de cette mesure donne une marge de manœuvre et élimine des obstacles juridiques, ce qui permet de se concentrer sur les nombreux autres obstacles. Nous soulignons que toute dérogation doit comprendre non seulement les vaccins, mais aussi les autres outils nécessaires, comme les médicaments thérapeutiques et les outils de diagnostic ainsi que des appareils médicaux comme les respirateurs de même que tous les éléments et l'équipement qui sont nécessaires à la fabrication de vaccins.
Le Canada s'est montré indécis pendant les discussions sur la dérogation aux ADPIC. En effet, il ne l'a jamais officiellement rejetée et a sans cesse proposé des solutions de rechange qui ont échoué dans le passé.
Parmi ces solutions se trouve le mécanisme de l'article 31bis de l'Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce ou l'Accord sur les ADPIC, qui est appliqué au moyen du Régime canadien d'accès aux médicaments, le RCAM. Nous pensons que le Canada doit donner suite à ses propres affirmations au sujet de l'efficacité du RCAM en prenant la première mesure nécessaire qui consiste à ajouter les vaccins et les médicaments contre la COVID-19 à l'annexe 1 de la Loi sur les brevets. Docteurs Sans Frontières ne croit pas que l'article 31bis de l'Accord sur les ADPIC et le RCAM sont des outils efficaces dans les meilleures conditions, et encore moins pendant une pandémie, mais l'incapacité du Canada a même inscrire ces produits à l'annexe 1 de la Loi sur les brevets constitue le principal obstacle à l'utilisation des outils dont il a fait la promotion à l'Organisation mondiale du commerce.
Le deuxième problème dont nous aimerions discuter se rapporte à la production intérieure. Médecins Sans Frontières soutient l'accroissement de la production intérieure, mais il faut le faire correctement. Si l'approche du Canada pour intensifier la biofabrication au pays est d'accorder un soutien financier aux sociétés pharmaceutiques pour construire des usines ici, ce financement doit être assorti de garanties en matière d'accès abordable aux produits finis, tant pour le Canada que le reste du monde. C'est tout simplement logique. Si la population paye pour la mise au point et la fabrication de médicaments, nous devrions tous y avoir accès à un prix équitable. À cette fin, le Canada doit aussi faire preuve de transparence par rapport aux modalités de ce genre d'ententes.
Il est également essentiel de se demander ce qu'il faut faire entre les pandémies de la capacité publique de fabrication que le Canada met sur pied. La nouvelle capacité de fabrication à qualité assurée qui est exploitée pour produire des vaccins contre la COVID-19 ne devrait pas disparaître ou être vendue à des intérêts privés après la pandémie. Le Canada devrait plutôt s'en servir pour s'attaquer à d'autres graves problèmes mondiaux de santé. La production d'un éventail de produits permet de garder les installations ouvertes et de maintenir à jour les compétences du Canada. Après tout, on ne sait pas à quoi ressemblera la prochaine pandémie, et le monde a besoin d'une grande diversité dans sa capacité de production.
Le Canada a des chercheurs de calibre mondial. Ce qui lui manque, c'est une capacité de mise au point de bout en bout pour sortir les idées novatrices des laboratoires et les mettre à la disposition des patients. Il n'existe pas vraiment de moyens de faire approuver les produits qui sont essentiels à la santé dans le monde, mais qui ont un attrait commercial limité.
Prenons le vaccin contre l'Ebola inventé au Canada, qui des scientifiques ont mis au point au Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg. Après sa découverte, le Canada a signé un contrat de licence avec une entreprise américaine. Le vaccin a finalement traîné sur une tablette pendant des années. Ce vaccin efficace n'était donc pas prêt lors de l'éclosion d'Ebola en Afrique occidentale en 2014, ce qui, pour tout dire, a coûté des vies.
Le Canada a d'autres vaccins expérimentaux prometteurs, comme celui contre la fièvre de Lassa et un autre contre le virus de Marburg, dont la distribution se heurte à des difficultés similaires. La production de bout en bout, du laboratoire au patient, doit faire partie de notre stratégie de biofabrication.
En général, ce que nous disons, c'est que de nombreuses maladies graves correspondent essentiellement à des échecs commerciaux: elles ne sont pas assez rentables pour attirer les investissements de sociétés pharmaceutiques privées, même si elles constituent d'importantes menaces pour la santé publique. L'Ebola, la fièvre de Lassa, le virus de Marburg et, avant cette pandémie, les coronavirus en sont tous des exemples.
Il y a aussi un grand nombre de médicaments et de vaccins importants qui existent déjà, mais qui, régulièrement, font l'objet de ruptures de stock ou sont difficiles à obtenir. L'antitoxine diphtérique, le produit pour lequel les laboratoires Connaught ont été fondés en vue d'en assurer la production, est presque impossible à obtenir dans le monde entier. Nous le savons d'expérience, car nous avons rapidement compris qu'il y avait très peu d'options lors de notre réponse à des éclosions au Yémen, au Bangladesh et au Venezuela en 2017. C'est la même chose pour un grand nombre d'antibiotiques et d'autres médicaments peu rentables.
Ce sont les impératifs de la santé publique — et pas la recherche de profits — qui doivent orienter la stratégie de biofabrication du Canada, laquelle doit être liée à une stratégie de recherche et développement...
Natasha Hope Morano
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Natasha Hope Morano
2021-05-25 16:27
Thank you, Mr. Chair.
My name is Natasha Morano, and I am an entrepreneur. I am honoured to be here today representing Startup Canada as the corporate and government affairs director.
Since 2012, Startup Canada’s programs have been a gateway to every stage of the business cycle, from ideation to inception to growth.
Startup Canada enables connections, education, promotion and advocacy. We are accessible to 3.5 million entrepreneurs across the country with 30 active communities from coast to coast to coast. To tell the story of every entrepreneur in five minutes is of course an impossibility. The differences amongst them are countless. What ties them together is that each takes the reins of their own financial destiny. Many may have started through passion. Many more have been thrust into entrepreneurship through necessity, and many, unfortunately, have been left behind.
Entrepreneurs are the pistons of the engine that creates jobs, growth, and resilience. They are an essential piece of our country’s economic recovery, and they rely on trusted authorities, experts and qualified enablers of simplification.
The infusion of funds that budget 2021 offers will provide equitable access to support. It is an enormous step in reinvigorating an inclusive economy. Startup Canada is looking forward to the road ahead and the role that we can play in paving it. It is our goal to help ensure that there is no redundancy in the rollout of these programs and that the support offered in budget 2021 gets into the hands of the entrepreneurs who so desperately need it in a quick and efficient manner.
Entrepreneurs are the critical pistons in our nation’s economy and in our recovery efforts through this pandemic, and they need a reliable ignition system. They need access to trusted organizations that know their pain points and develop programs in response to their needs. The Government of Canada should look to partner with like-minded organizations that are equally charged by powering up entrepreneurs and that understand their needs.
The government’s investment of over $100 million to support inclusive entrepreneurial growth is designed to provide new funding for national organizations to lift up diverse entrepreneurs and small businesses across the country through financing, mentorship and advisory services. This design is an absolute mirror of Startup Canada's own mandate, so it is welcomed.
The pandemic has displaced many Canadians and numerous industries. The Canadian Federation of Independent Business estimates that 239,000 businesses are at risk of closing because of the pandemic. This situation must be curbed. COVID-19 has claimed a disproportionate number of jobs held by women. Women account for 37% of self-employed Canadians. Budget 2021 proposes to provide up to $146.9 million to strengthen the women entrepreneurship strategy. This is a good first step in supporting women entrepreneurs, but there needs to be more.
There is an urgency among entrepreneurs to digitize quickly, to move from storefront to e-commerce, from neighbourhood-based to cross-country, and from operating locally to exporting products and services abroad. The government's commitment to help entrepreneurs magnify the scope of their markets and increase the supply of well-paying jobs is welcomed.
Startup Canada is pleased to see that the government recognizes the importance of investing in programs that support businesses and entrepreneurs to be globally competitive. However, businesses start at different rates with different ultimate goals. There needs to be more early-stage support for entrepreneurs who are not globally minded but who have become entrepreneurs out of necessity and are not the “unicorns” of tomorrow. They require simple, easy-to-use tools and advisory support as they try to make a living for their family.
Startup Canada looks to simplify the process for the Government of Canada to roll out programs while also ensuring that entrepreneurs have limited barriers to program entry. We need to make the journey of being an entrepreneur much easier. We need to consolidate and shepherd entrepreneurs through all of the available support that exists across the Canadian ecosystem from incubators to accelerators to public and private sector support and beyond.
Entrepreneurs, more than ever, do not have the time to research what is available to them, particularly as these supports are revised or changed daily. Let’s save them the time so that they can work on their businesses and support the Canadian economy as a whole.
Everything budget 2021 sets out to do as pertains to support for entrepreneurs is what we do on a daily basis. There is no better time to invest in Canada’s entrepreneurial ecosystem. While there are numerous opportunities for entrepreneurs in budget 2021, there remains a gap in support for early-stage entrepreneurs who have that entrepreneurial spirit running through their veins. There is no safety net to capture them if they fall. These are the entrepreneurs who remain left behind and who require support. They are asking for the foundational support to ensure they are equipped with sound advice and the advisory assistance they need to start their businesses on solid ground and consequently create jobs.
Mr. Chair, Startup Canada is grateful for the opportunity to work with the government to throttle the economy fuelled by budget 2021.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Je suis Natasha Morano, une entrepreneuse. Je suis honorée de représenter Startup Canada aujourd'hui en tant que directrice des Affaires ministérielles et gouvernementales.
Depuis 2012, les programmes de Startup Canada servent de passerelle vers chaque étape du cycle d'une entreprise: sa conceptualisation, sa création et sa croissance.
Startup Canada favorise l'établissement de contacts, l'éducation, la publicité et les activités de promotion. Plus de 3,5 millions d'entrepreneurs ont accès à nos services au Canada, avec 30 communautés actives d'un océan à l'autre. Bien sûr, raconter l'histoire de chaque entrepreneur en seulement cinq minutes est impossible. Les différences entre eux sont innombrables. Leur seul dénominateur commun: chacun prend en main son destin financier. Plusieurs se sont inspirés de leur passion. De nombreux autres se sont tournés vers l'entrepreneuriat par nécessité. Et, malheureusement, plusieurs ont été laissés pour compte.
Les entrepreneurs sont les pistons du moteur qui crée des emplois, stimule la croissance et suscite la résilience. Ils sont un facteur indispensable de la reprise économique de notre pays et ils comptent sur des organismes autorisés, des experts et des facilitateurs de la simplification qualifiés.
L'allocation de fonds proposée dans le budget de 2021 permettra un accès équitable au soutien. Il s'agit d'une étape importante vers la relance d'une économie inclusive. Startup Canada regarde vers l'avenir avec enthousiasme et envisage avec confiance son rôle pour faciliter la progression de ses membres. Notre objectif est de prévenir la redondance dans les programmes et de nous assurer que le soutien proposé dans le budget de 2021 est offert aux entrepreneurs qui en ont désespérément besoin, de manière rapide et efficace.
Si les entrepreneurs sont les pistons essentiels de la reprise économique de notre pays après la pandémie, il leur faut donc un système d'allumage fiable. Ils doivent avoir accès à des organisations de confiance qui connaissent leurs difficultés et élaborent des programmes en fonction de leurs besoins. Le gouvernement du Canada devrait s'associer à des organisations aux vues similaires qui sont également chargées d'aider les entrepreneurs à démarrer et de répondre à leurs besoins.
L'investissement de plus de 100 millions de dollars du gouvernement pour soutenir la croissance inclusive de l'entrepreneuriat offrira un nouveau financement aux organisations nationales afin qu'elles soutiennent les entrepreneurs diversifiés et les petites entreprises à travers le Canada avec des fonds, du mentorat et des services consultatifs. Ce modèle reflète parfaitement le mandat de Startup Canada, il est donc bienvenu.
La pandémie a écarté de nombreux Canadiens et de nombreuses industries. La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante estime que 239 000 entreprises sont à risque de fermer à cause de la pandémie; il faut enrayer cette situation. Un nombre disproportionné d'emplois occupés par des femmes a disparu à cause de la COVID-19. Les femmes représentent 37 % des travailleurs indépendants canadiens. Le budget de 2021 propose d'attribuer jusqu'à 146,9 millions de dollars pour consolider la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat. C'est un bon début pour soutenir les entrepreneuses, mais il faut faire plus.
Il est urgent de favoriser la numérisation des activités des entrepreneurs. Ils doivent passer de la vitrine au commerce électronique, du voisinage à l'international, et de l'exploitation locale à l'exportation de produits et services à l'étranger. L'engagement du gouvernement d'étendre la portée des marchés des entrepreneurs et d'augmenter le nombre d'emplois bien rémunérés est accueilli chaleureusement.
Startup Canada se réjouit de constater que le gouvernement reconnaît l'importance d'investir dans des programmes qui encouragent les entreprises et les entrepreneurs à devenir concurrentiels à l'échelle mondiale. Cependant, les entreprises se développent à des rythmes différents et visent différents objectifs ultimes. Plus de soutien est nécessaire au démarrage pour les entrepreneurs qui ne visent pas la mondialisation, mais qui sont devenus entrepreneurs par nécessité et ne sont pas les licornes de demain. Il leur faut des outils simples et faciles à utiliser et un soutien en matière de consultation alors qu'ils cherchent à subvenir aux besoins de leur famille.
Startup Canada cherche à simplifier le processus d'accès aux programmes du gouvernement du Canada, tout en veillant à aplanir autant que possible les obstacles à l'inscription à ces programmes. Nous devons faciliter le parcours d'un entrepreneur. Nous devons renforcer les capacités des entrepreneurs et les guider à travers toutes les mesures de soutien disponibles dans l'écosystème canadien, dont les incubateurs, les accélérateurs, le soutien des secteurs public et privé, et plus encore.
Les entrepreneurs, maintenant plus que jamais, manquent de temps pour effectuer des recherches dans toutes les mesures qui sont à leur disposition, d'autant plus que ces mesures de soutien sont révisées ou modifiées quotidiennement. Faisons notre part pour leur faire gagner du temps afin de leur permettre de travailler à l'amélioration de leurs entreprises et de soutenir l'économie canadienne dans son ensemble.
L'ensemble de ce qui est prévu dans le budget de 2021 en matière de soutien aux entrepreneurs correspond à ce que nous faisons au quotidien. C'est le moment idéal pour investir dans l'écosystème entrepreneurial du Canada. Bien que le budget de 2021 offre de nombreuses possibilités aux entrepreneurs, il subsiste toujours un manque de soutien lors du démarrage et pour les entrepreneurs qui ont l'entrepreneuriat dans le sang. Ils travaillent sans filet de sécurité. Ce sont ces entrepreneurs qui ont été délaissés et qui ont besoin de soutien. Ils demandent un soutien de base afin de bénéficier de conseils judicieux et de l'assistance nécessaire pour démarrer leur entreprise sur des bases solides et, ultérieurement, créer des emplois.
Monsieur le président, Startup Canada est reconnaissant de l'occasion de travailler avec le gouvernement pour relancer l'économie grâce au budget de 2021.
Je vous remercie.
View Michael McLeod Profile
Lib. (NT)
I'll just put the question out to whoever wants to answer it.
The NWT has a very well-established and well-renowned tourism sector that makes up a significant portion of our economy. We've probably had tighter restrictions in the north to limit travel to and from our territories, from outside of the country but also from other regions of Canada.
With the budget's announcement of $1 billion in support for the tourism and events sector, including $500 million to the regional development agencies for tourism businesses and $100 million more for Destination Canada, do either of you anticipate that this funding will help your membership through the remainder of the pandemic and help prepare for the eventual reopening of our regions to tourists?
Je vais simplement poser la question à celui qui veut y répondre.
Les T.N.-O. ont un secteur touristique très bien établi et très réputé qui représente une part importante de notre économie. Nous avons probablement eu des restrictions plus strictes dans le Nord pour limiter les voyages à destination et en provenance de nos territoires, de l'extérieur du pays, mais aussi d'autres régions du Canada.
Avec l'annonce dans le budget d'un milliard de dollars pour le secteur du tourisme et des événements, dont 500 millions de dollars pour les agences de développement régional pour les entreprises touristiques et 100 millions de dollars de plus pour Destination Canada, est-ce que l'un ou l'autre d'entre vous prévoit que ce financement aidera vos membres à traverser le reste de la pandémie et à se préparer à la réouverture éventuelle de nos régions aux touristes?
Éric Paquet
View Éric Paquet Profile
Éric Paquet
2021-05-25 17:41
The billion dollars set out in the budget to help the tourism sector cannot be overlooked, with $500 million being administered by the regional development agencies. We still don't know how the funding will be allocated; the details are expected to come out a bit later. The money will support tourism initiatives in every region of the country, and that's a good thing. It will be allocated on a by project project basis.
However, as I said earlier, tourism businesses are on their knees. For more than a year now, they have been running on a fraction of their normal revenues. Right now, business owners just want to stay afloat until their revenues return to normal. That is where their heads are at right now, which is why we are asking the government to extend the wage subsidy and the rent subsidy. The rent subsidy, which helps businesses cover fixed costs, has been a real lifeline. Both support programs have kept the tourism sector and tourism businesses alive.
The feedback we are getting from businesses is this: being able to pivot and develop new products and services is great, but right now, all they want is to have access to those programs so they can make it through the crisis. Once they are on the other side, they can work on offering new products and services.
Mr. Ryan, is there anything you would like to add?
On ne peut pas passer sous le silence ce qui a été annoncé dans le budget, soit 1 milliard de dollars, dont 500 millions vont passer par les agences régionales, par DEC. Nous ne savons pas encore comment vont se décliner ces sommes, nous aurons cette information un peu plus tard. Ces sommes d'argent serviront au développement de différents projets dans toutes les régions du Canada, ce qui est en soi une bonne nouvelle, et seront accordées projet par projet.
Cependant, comme je le disais plus tôt, les entreprises sont sur les genoux. Cela fait déjà plus d’un an qu’elles fonctionnent avec une fraction de leurs revenus habituels. En ce moment, elles voudraient pouvoir survivre jusqu’à ce que leurs revenus reviennent à la normale. Voilà quel est leur état d’esprit actuel. C’est pourquoi nous demandons une prolongation de la Subvention salariale d'urgence du Canada et de la Subvention d’urgence du Canada pour le loyer, qui couvre une partie des frais fixes, ce qui est une réelle bouée de sauvetage. Ce sont les deux programmes qui ont permis à l’industrie touristique et à ses entreprises de survivre.
On reçoit ce commentaire de la part de certaines entreprises: c’est beau, vouloir se réinventer et développer de nouvelles choses, mais en ce moment, on veut réussir à traverser la crise et pouvoir bénéficier des programmes. Une fois que l’on aura traversé la crise, on pourra développer de nouvelles choses.
Monsieur Ryan, voulez-vous ajouter quelque chose?
Jean-Michel Ryan
View Jean-Michel Ryan Profile
Jean-Michel Ryan
2021-05-25 17:43
At the risk of repeating what's already been said, I would stress that businesses really need to get through the end of the crisis if they are going to bounce back.
The Destination Canada funding and other investments in the budget are certainly important, but the focus is on helping businesses prepare for the recovery. The sector has to be able to rebound, however, and private businesses, in particular, need the resources to do so, as do other organizations.
To reinvest in tourism products, services and infrastructure, businesses need a minimum amount of capital so they can access future programs. If they are not in a position to make that investment, they can't access the support programs or participate in the recovery.
That is what tourism businesses are dealing with right now.
Au risque de répéter ce qui a déjà été dit, il faut effectivement traverser cette dernière portion de la crise pour pouvoir rebondir par la suite.
Les sommes consenties, notamment à Destination Canada, sont effectivement importantes, mais on parle de se préparer à rebondir. Il faut donc qu'on en soit capable et que les entreprises privées, notamment, en aient les moyens, tout comme d’autres organisations également.
Si l’on veut réinvestir dans notre produit et dans nos infrastructures, il faut également des mises de fonds minimales pour accéder aux futurs programmes. Si l’on n’est pas même en état de faire des mises de fonds, on ne peut pas accéder aux programmes. On ne pourra donc pas participer à la relance.
Voilà l’essence de ce que vivent les entreprises en ce moment.
View Pam Damoff Profile
Lib. (ON)
Also, on the capacity-building piece, you'll never get to the equity benchmark if the organizations don't have the capacity to apply. I often hear, “We didn't get enough applications.” Then I talk to organizations, and they say, “Have you looked at the application form? We're trying to do good work in the community. We don't have the time or the knowledge to be able to fill that out.”
Thank you for that.
I have about 45 seconds left, so just quickly, for Startup Canada, I know the women entrepreneurship strategy has been very successful in my riding. How important is it within that type of funding for start-ups is it to have, just as I was talking about, these equity benchmarks for women-led businesses, Black-led businesses and indigenous-led businesses?
De plus, en ce qui concerne le renforcement des capacités, vous n'atteindrez jamais le point de référence en matière d'équité si les organismes n'ont pas la capacité de présenter une demande. J'entends souvent dire: « Nous n'avons pas reçu assez de demandes ». Je parle alors aux organisations, et elles me disent: « Avez-vous regardé le formulaire de demande? Nous essayons de faire du bon travail dans la communauté. Nous n'avons ni le temps ni les connaissances nécessaires pour le remplir ».
Merci pour cela.
Il me reste environ 45 secondes, alors rapidement, pour Startup Canada, je sais que la stratégie d'entrepreneuriat féminin a été très réussie dans ma circonscription. Dans le cadre de ce type de financement pour les entreprises en démarrage, quelle est l'importance d'avoir, comme je le disais, des critères d'équité pour les entreprises dirigées par des femmes, des Noirs et des Autochtones?
Natasha Hope Morano
View Natasha Hope Morano Profile
Natasha Hope Morano
2021-05-25 17:56
Absolutely, it is incredibly important, and we need to see that long term. That's the big piece.
Similarly with the procurement diversification, I'm really happy to see that there is additional support for under-represented groups. As we're going to look to our great rebuild, we look to the role that entrepreneurs play in creating and stimulating a very sound, strong Canadian economy. We need to be as inclusive as possible and make sure that all voices, all entrepreneur voices, are included in the high-level policies that are going to be implemented.
Absolument, c'est incroyablement important, et nous devons voir cela à long terme. C'est le gros morceau.
De même, en ce qui concerne la diversification de l'approvisionnement, je suis vraiment heureuse de voir qu'il y a un soutien supplémentaire pour les groupes sous-représentés. Tandis que nous abordons notre grande reconstruction, nous nous penchons sur le rôle que jouent les entrepreneurs dans la création et la stimulation d'une économie canadienne très saine et solide. Nous devons être aussi inclusifs que possible et nous assurer que toutes les voix, toutes les voix des entrepreneurs, sont incluses dans les politiques de haut niveau qui vont être mises en oeuvre.
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
Thank you, Mr. Chair.
Mr. Casey, thank you for describing the ecosystem in your field so well.
The field has a lot of small businesses, some of them start-ups. Is there anything the government can do to take them to another level, so that when they make a discovery or have an innovative idea, they don't sell it to a big player?
Would it be worthwhile to allow them to continue to grow and become stronger?
Je vous remercie, monsieur le président.
Monsieur Casey, je vous remercie d'avoir bien décrit le fonctionnement de l'écosystème de votre milieu.
On trouve beaucoup de petites entreprises, dont certaines en démarrage, dans ce milieu. Est-ce que le gouvernement peut faire quelque chose pour leur permettre d'atteindre un autre niveau, pour éviter que, dès qu'elles font une découverte ou qu'elles ont une idée innovante, elles la vendent à un grand joueur ?
Serait-il pertinent de leur permettre de continuer à croître et de se solidifier?
Andrew Casey
View Andrew Casey Profile
Andrew Casey
2021-05-21 12:06
It is definitely a key objective that we have to strive for.
We have to create anchor companies. We've been very good as a country at creating a lot of early-stage companies, and as you indicated in your question, many of them are sold off. They go to the large multinational companies.
Part of that is an absolute business strategy that is a reality. You have a small product, one single drug. You recognize that you want to sell it to the world. You need the infrastructure that the large companies provide. You're never going to become a big pharma company overnight, so you will pursue that path.
For others that have platform-like technologies or manufacturing capacity, like Medicago, AbCellera or Repare, they are more likely to be able to stay here in Canada and grow. If we want to get to that, we have to figure out where the gaps are. Some of that is investment capital. It's the talent piece, but there are also some other tax incentives. There are things like patent boxes, which are being used in other jurisdictions, that allow companies to earn money from their innovation but not be taxed at a high rate until they become a commercially profitable company.
Incentives such as that, tax measures such as that, would be really important to keeping some of those companies here.
C'est certainement un objectif clé à viser.
Nous devons créer des entreprises plus solides. Notre pays a très bien réussi à faire démarrer une multitude de petites entreprises qui, comme vous l'avez dit, finissent le plus souvent par se vendre aux grandes multinationales.
C'est une stratégie commerciale pour ainsi dire inévitable. Une entreprise a un petit produit, un seul médicament qu'elle tient à vendre à l'échelle mondiale. Or, sachant qu'elle ne deviendra jamais une grande société pharmaceutique du jour au lendemain, et qu'elle ne peut pas se passer de l'infrastructure fournie par les grands joueurs, c'est vers eux qu'elle va se diriger.
Les entreprises qui ont des technologies de type plateforme ou une capacité de fabrication, comme Medicago, AbCellera ou Repare, sont plus susceptibles de rester au Canada et de prendre de l'expansion. Si nous voulons qu'il en soit ainsi, nous devons commencer par cerner les lacunes. Le problème réside en partie dans le manque de capitaux d'investissement. Il y a aussi la question des talents, sans parler des incitatifs fiscaux. Il y a des éléments comme le régime de la « patent box » ou boîte à brevets en usage dans d'autres pays, qui permet aux entreprises de tirer des revenus de leur innovation sans avoir à payer des impôts élevés avant d'avoir atteint la rentabilité sur le plan commercial.
Il est essentiel de songer à des incitatifs et mesures fiscales de la sorte si l'on veut garder certaines de ces entreprises au pays.
View Ed Fast Profile
CPC (BC)
View Ed Fast Profile
2021-05-21 12:22
Thank you, Mr. Chair.
I want to ask a question of Mr. Casey.
You've come across as a bit of a cheerleader for the government on its innovation policy, but you also mentioned RIM and we just happen to have had Jim Balsillie here yesterday, who had quite a different perspective on the state of how we approach innovation in Canada. He was talking about innovation writ large, and you're focused on biotech.
However, he did mention the dramatic shift that has happened from a tangibles economy to the intangibles economy, which you just touched upon, and I was waiting for you to touch upon that. I'm going to ask you to expand on that a bit and also to comment specifically on the absence of patent box legislation in Canada. By the way, I've also met with AbCellera representatives. They highlighted the fact that they're being encouraged to move out of Canada because we don't foster an environment in Canada that would keep our start-ups in Canada. Our commercialization is appalling.
Therefore, could you comment broadly on how we address the issue of a new economy and how we specifically implement policies that are going to keep our start-ups in Canada?
Merci, monsieur le président.
J’aimerais poser une question à M. Casey.
Vous donnez l'impression d'être le partisan numéro un du gouvernement en ce qui concerne sa politique d’innovation, mais vous avez aussi mentionné Research in Motion, RIM, et il se trouve que nous avons accueilli hier Jim Balsillie, qui avait un point de vue assez différent sur la façon dont nous abordons l’innovation au Canada. Il parlait de l’innovation en général, alors que vous, vous vous limitez à la biotechnologie.
Il a mentionné le virage spectaculaire qui s’est opéré entre l’économie tangible et l’économie intangible, dont vous venez de parler, et j’attendais que vous abordiez la question. Je vais vous demander de nous en dire un peu plus à ce sujet et de nous parler de l’absence d’une loi sur les brevets au Canada. Soit dit en passant, j’ai également rencontré des représentants d’AbCellera. Ils ont souligné qu’ils se sentent enclins à quitter le Canada parce que nous ne favorisons pas le genre de climat qui permettrait aux entreprises en démarrage de rester au pays. La note que nous méritons côté commercialisation est épouvantable.
Par conséquent, pourriez-vous formuler des commentaires généraux sur la façon d'aborder la question de la nouvelle économie et sur la façon de mettre en œuvre des politiques qui permettront aux entreprises en démarrage de rester au Canada?
Andrew Casey
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Andrew Casey
2021-05-21 12:24
That has to be at least a significant objective, because we put in all those investment dollars and we use tax credits and all, which are basically funded by the taxpayers. You create this fantastic collection of companies, and then if you allow them all to go, we miss out on the real commercial benefits of having those companies grow and become large commercial companies.
My reference to RIM really was more about what it did for the local community in southwestern Ontario, in that once it was up and at its peak, it just created more entrepreneurs, more investment and became a self-fulfilling prophecy.
Just on the patent box, to talk about that at bit, that's an ability to take your IP and earn some dollars off it while you're not yet commercial and to have those dollars taxed at a lower level. This is not something crazy. It has been done in other jurisdictions quite effectively, such as the U.K., which has a life sciences strategy. I think that's probably where I would go with this—to ask how we connect all of this.
We do everything in silos. We do pricing and reimbursement in a silo. We do investment in a silo. We do R and D in a silo. We have universities and talent, but is it all connected? The health and biosciences economic strategy table did a really good job of laying out all the assets we have and has identified a need for a cohesive way to bring it all together so that it is all connected and is truly an ecosystem. Like any ecosystem, such as a coral reef, every piece of it has to be healthy, alive and vibrant if the whole coral reef is going to be healthy. That's what we need right now.
We have all these great investments. We have the infrastructure. We have the talent. We have all the companies. Now we need to connect it all with a coordinated life sciences strategy, not only at the federal level but one that ties into all that's being done at the provincial level as well. There are provinces that are equally pursuing the investment area, the tax area and the talent area, so how do we bring it all together?
That would be my advice. If we're going to do this, if we're going to create companies that are anchor companies in Canada, let's do it through a strategy.
Il faut que ce soit au moins un objectif important, parce que nous investissons tout cet argent et nous utilisons des crédits d’impôt et autres, le tout étant essentiellement financé par le contribuable. Vous créez une collection fantastique d’entreprises, et si vous les laissez toutes partir, nous ratons les véritables avantages commerciaux de voir ces entreprises croître et devenir de grandes sociétés.
J’ai surtout parlé de ce que RIM a fait pour la collectivité locale du Sud-Ouest de l’Ontario, montrant comment une fois qu’elle avait atteint son apogée, les entrepreneurs et investissements n'ont fait que se multiplier et la prophétie s'est réalisée d'elle-même.
En ce qui concerne le régime de la « boîte à brevets », pour en parler un peu, c’est la capacité de prendre sa propriété intellectuelle et d’en tirer des revenus en la faisant faire taxer à un niveau inférieur en attendant sa commercialisation. Ce n’est pas une idée farfelue. Cela s’est fait très efficacement dans d’autres pays, comme le Royaume-Uni, qui a une stratégie en matière de sciences de la vie. Je pense que c’est probablement là où je veux en venir — demander comment relier tout cela.
Nous faisons tout en vase clos. Nous établissons les prix et les remboursements en vase clos. Nous investissons en vase clos. Nous faisons de la recherche et développement en vase clos. Nous avons des universités et du talent, mais est-ce que tout est relié? La Table de stratégies économiques en matière de santé et de sciences biologiques a fait un excellent travail pour ce qui est d’énumérer tous les atouts dont nous disposons et a déterminé qu’il fallait trouver une façon cohérente de tout relier pour qu’il s’agisse vraiment d’un écosystème. Comme tout écosystème, comme un récif de corail, chaque élément doit être sain, vivant et dynamique si l’ensemble du récif doit être sain. C’est ce dont nous avons besoin maintenant.
Nous avons d'excellents investissements. Nous avons l’infrastructure. Nous avons le talent. Nous avons toutes les entreprises qu'il faut. Nous devons maintenant relier tout cela à une stratégie coordonnée pour les sciences de la vie, non seulement à l'échelle fédérale, mais aussi à l'échelle provinciale. Il y a des provinces qui s’intéressent également aux domaines de l’investissement, des mesures fiscales et des talents, alors comment pouvons-nous faire le trait d'union entre tout cela?
C’est mon conseil. Si nous voulons y arriver, si nous voulons créer des entreprises solides et bien ancrées au Canada, il faut s'y prendre au moyen d’une stratégie.
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Lib. (ON)
Thank you so much, and thank you to the three presenters for the excellent presentations.
Ms. MacNaughton, I'm going to use you as an example to anyone in my riding who feels that they can't get anything done at the federal level. I will be using your name shamelessly, and I hope you don't mind.
Most of my questions are going to be addressed to Mr. Casey. I think most of my colleagues don't know, but I actually worked in biotech for a number of years when I came out of MBA school. I worked for a tiny company named GlycoDesign. I helped it go public. It ended up being sold to Inflazyme. Therefore, I'm very familiar with the issues within the industry, first-hand.
You were right in terms of indicating that we have tons of amazing ideas. We have enough money for the start-ups. Many of our ideas are actually sold to larger companies.
One of the key issues that existed then and I still think exists right now is building that capacity to actually help grow a company to the next level. One part is the investment, but the other part, in addition to having the talent—and I do think we do attract our fair share of talent and we could do more—is building that capacity to be able to run that larger organization.
What can we do to help build that capacity?
Merci beaucoup, et merci aux trois témoins pour leurs excellents exposés.
Madame MacNaughton, je vais vous citer comme exemple pour quiconque dans ma circonscription aurait l’impression qu’on ne peut rien faire au niveau fédéral. Je vais utiliser votre nom sans ambages, et j’espère que cela ne vous dérangera pas.
Mes questions s’adresseront essentiellement à M. Casey. Je pense que la plupart de mes collègues ne le savent pas, mais j’ai travaillé en biotechnologie pendant des années au terme de mes études de maîtrise en administration des affaires. J’ai travaillé pour une petite entreprise appelée GlycoDesign. J’ai contribué à ce qu’elle soit cotée en bourse. Elle a fini par se vendre à Inflazyme. Je connais donc très bien les problèmes du secteur.
Vous avez raison de dire que nous avons des tonnes d’idées incroyables. Nous avons suffisamment d’argent pour les entreprises en démarrage. Bon nombre de nos idées sont en fait vendues à de grandes sociétés.
L’un des principaux problèmes qui existaient à l’époque et qui existent encore aujourd’hui, je crois, c’est le renforcement de la capacité pour aider une entreprise à passer à l’étape suivante. D’une part, il y a l’investissement, mais d’autre part, en plus de disposer des talents nécessaires — et s'il est vrai que nous attirons notre juste part de talents, je pense que nous pourrions encore mieux faire à ce chapitre —, il faut renforcer la capacité pour pouvoir gérer ces organisations plus vastes.
Que pouvons-nous faire pour renforcer cette capacité?
Andrew Casey
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Andrew Casey
2021-05-21 12:28
Again, as I said, the investment is always a big part of it. The dollars that need to flow to the sector are absolutely critical.
There are some roadblocks that some of the companies have also identified most recently. If you look at AbCellera and Repare in Montreal, and other companies, they've identified the access to wet lab space as actually pretty critical right now. There is an absence of wet labs in this country, and I think we have to grow more of that.
I do believe the budget contains some dollars that will be dedicated towards that. It still remains that, ultimately, there's going to be a talent issue at a certain point.
Most companies would like to stay here, and if we can overcome some of those roadblocks, I don't think there's a huge issue of losing them, other than making sure that we're keeping an eye on what other jurisdictions are doing to try to take those companies away.
Encore une fois, comme je l’ai dit, l’investissement est toujours un élément important. L’argent qui doit être versé au secteur est absolument essentiel.
Certaines entreprises ont aussi relevé récemment certains obstacles. Je songe notamment à AbCellera et Repare à Montréal, qui ont déterminé l'importance d'avoir accès à des laboratoires autres que virtuels à l’heure actuelle. C'est à peine s'il y en a au Canada, et je pense que nous devons en créer davantage.
Je crois que le budget prévoit des fonds à cette fin. Cela dit, il demeure que les talents finiront par faire défaut à un moment donné.
La plupart des entreprises aimeraient rester ici, et pour peu que nous puissions surmonter certains obstacles, je ne pense pas que le risque de les perdre soit vraiment énorme, à condition, bien entendu, de garder l'œil ouvert pour voir ce que font les autres pays pour essayer de nous les ravir.
AnaBela Taborda
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AnaBela Taborda
2021-05-20 14:54
Thank you. That's quite okay.
Good afternoon. My name is AnaBela Taborda. I am branch manager of IC Savings Credit Union and chair of the Little Portugal on Dundas BIA, or business improvement area, in Toronto, in Davenport riding. Thank you for inviting me to take part in this call.
Little Portugal on Dundas BIA represents a collection of approximately 325 small and independent businesses along Dundas Street West in Davenport. We are one of over 80 such organizations in Toronto whose entire focus is on the success and growth of our local economies.
Toronto's BIAs represent a diverse range of organizations with priorities that are defined by local business stakeholders. All funds raised by BIAs are reinvested back into their local communities. Over $1.4 billion have been paid in taxes by BIA members, and together we employ over 551,000 individuals. That’s a massive contribution, and a huge responsibility for individual business owners.
In my role as branch manager of IC Savings, a financial institution in Little Portugal, I witnessed the struggle of many small businesses during this pandemic and how the COVID-19 economic response plan and the initiatives put in place by the federal government provided financial help, without which it would have been virtually impossible for our small and independent businesses to survive. We had very few closures in our BIA, thanks to these programs and the ongoing work of our local MP, Julie Dzerowicz, in tirelessly advocating on our behalf and connecting with our membership to help guide them through the available options. Thank you.
Further, I also want to thank the federal government for increasing Canada’s COVID-19 vaccine supply, which is vital to the recovery of our citizens and small businesses.
We are encouraged by a number of proposed items within budget 2021's support for small business and we look forward to their implementation. We do have some concerns, however, as to the timing, duration and design for some of these initiatives. We are keenly aware that although the future is looking brighter, small business continues to suffer. Indeed, full recovery is still a long way off.
An example would be CEBA. Although it is stated that if a business repays their loans by December 31, 2022, up to a third of the value of their loans—meaning up to $20,000—will be forgiven, we know that even a deadline of December 31, 2022, may still be too soon for our individual business owners to manage.
Another example is the budget 2021 extension of the Canada emergency wage subsidy and the Canada emergency rent subsidy and lockdown support beyond June 2021 to September 25, 2021. We believe this should be extended further, because we must first take our small businesses to a livable state before we even consider setting upon any road to recovery.
Helping small and medium-sized businesses move into the digital age we applaud. The Little Portugal on Dundas BIA has been at the forefront of adoption of Toronto’s Digital Main Street program. We have benefited from having a digital service squad member fluent in Portuguese, since in some cases language was a barrier.
Language challenges aside, however, we cannot force people to adopt a digital program. The design of the Canada digital adoption program must be carefully engineered, understanding that many main street independent businesses are slow and unable to adopt for many legitimate reasons and that some will need support in their native language. The program must be adept at uncovering the barriers up front and addressing them directly before the digital training can take hold and be effective in practice. We know this is the case because of the number of current businesses we have worked with that needed additional hands-on assistance with all government relief programs, subsidies and initiatives, since only online access was available, and for obvious reasons.
But again, we do applaud this initiative.
In regard to new businesses, part of the recovery will be welcoming new businesses into our BIA. We need these new businesses to create new jobs and replace any that may have been lost. We need all levels of government to create ways and means of helping us attract new businesses and helping sustain them in their first years as the country emerges from the pandemic. Proof of revenue loss criteria for government subsidies or relief program applications, for example, must be revisited to be more sensitive to a start-up’s reality.
With regard to accessibility, approximately one in five Canadians, or about 6.2 million people aged 15 and over, report having a disability that limits them in their daily activities. That would include the ability to visit main street businesses.
The Accessible Canada Act was developed following the most inclusive and accessible consultations with the disability community in our country's history. More than 100 accessibility organizations and 6,000 Canadians took part in the consultations. What can be done and how can we prepare, as our population continues to age, to improve the accessibility of Canada’s main street businesses?
In closing, I’d like to say that as the government continues to develop COVID-19 recovery programs, we ask that our local MP representatives continue to actively engage us in the development of those programs. Our BIA boards and staff are highly skilled and adept at identifying potential challenges among our memberships and are only too happy to assist in any way we can.
Thank you.
Merci. Ce n'est pas grave.
Bonjour. Je m'appelle AnaBela Taborda et je suis gérante de division de l'IC Savings Credit Union et présidente de Little Portugal on Dundas BIA, ou secteur d'aménagement commercial, à Toronto, dans la circonscription de Davenport. Merci de m'avoir invitée à prendre part à cet appel.
Little Portugal on Dundas BIA représente un regroupement d'environ 325 petites entreprises et entreprises indépendantes situées sur la rue Dundas Ouest à Davenport. Nous sommes une parmi plus de 80 organisations de ce genre à Toronto qui se concentrent sur la réussite et la croissance de nos économies locales.
Les secteurs d'aménagement commercial de Toronto représentent un vaste éventail d'organisations ayant des priorités qui sont définies par des intervenants commerciaux locaux. Tous les fonds amassés par les secteurs d'aménagement commercial sont réinvestis dans leurs communautés locales. Plus de 1,4 milliard de dollars ont été versés en impôt par les membres des secteurs d'aménagement commercial, et ensemble, nous employons plus de 551 000 personnes. C'est une contribution de taille et une énorme responsabilité pour les propriétaires d'entreprise individuels.
En ma qualité de gérante de division d'IC Savings, une institution financière située dans le quartier Little Portugal, j'ai été témoin des difficultés de nombreuses petites entreprises durant la pandémie et de la façon dont le Plan d'intervention économique lié à la COVID-19 et les initiatives mises en place par le gouvernement fédéral ont fourni une aide financière, sans laquelle il aurait été pratiquement impossible pour nos petites entreprises et entreprises indépendantes de survivre. Nous avons connu très peu de fermetures dans notre secteur d'aménagement commercial, grâce à ces programmes et au travail continu de notre députée locale, Julie Dzerowicz, qui a milité inlassablement en notre nom et a tissé des liens avec nos membres pour les orienter par rapport aux options offertes. Merci.
Par ailleurs, je tiens aussi à remercier le gouvernement fédéral d'avoir augmenté l'approvisionnement en vaccins contre la COVID-19 du Canada, qui est essentiel au rétablissement de nos citoyens et des petites entreprises.
Nous sommes encouragés par un certain nombre d'éléments proposés dans le cadre des mesures de soutien des petites entreprises dans le budget de 2021 et nous sommes impatients de voir leur mise en œuvre. Nous avons toutefois quelques préoccupations concernant le moment, la durée et la conception de certaines de ces initiatives. Nous sommes fort conscients du fait que, même si l'avenir s'annonce plus prometteur, les petites entreprises continuent de souffrir. En effet, la reprise complète est encore loin.
Je citerai en exemple le Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes ou CUEC. Même s'il est annoncé que, si une entreprise rembourse ses prêts au plus tard le 31 décembre 2022, jusqu'à un tiers de la valeur de ses prêts — ce qui veut dire jusqu'à 20 000 $ — sera radié, nous savons que même la date limite du 31 décembre 2022 pourrait être trop tôt pour permettre à nos propriétaires d'entreprise individuels de s'en sortir.
Un autre exemple est la prolongation de la Subvention salariale d'urgence du Canada et de la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer ainsi que du soutien en cas de confinement au-delà de juin 2021, jusqu'au 25 septembre 2021. Nous croyons que cela devrait être prolongé davantage, parce que nous devons déjà amener nos petites entreprises à une situation vivable avant de pouvoir même envisager toute voie de reprise.
Nous nous réjouissons à l'idée d'aider les petites et moyennes entreprises à passer à l'ère numérique. La Little Portugal on Dundas BIA a été à l'avant-plan de l'adoption du programme Rue principale numérique fait à Toronto. Le fait qu'un membre des équipes de services numériques parle couramment le portugais nous a servi, car, dans certains cas, la langue était un obstacle.
Mis à part les barrières linguistiques, toutefois, nous ne pouvons pas forcer les gens à adopter le programme numérique. Le Programme canadien d'adoption du numérique doit être soigneusement conçu, vu qu'un grand nombre d'entreprises indépendantes de la rue principale sont lentes et incapables de l'adopter pour de nombreuses raisons légitimes et que certaines d'entre elles auront besoin d'aide dans leur langue maternelle. Le Programme doit permettre de dévoiler les obstacles dès le départ et d'y réagir directement avant que la formation numérique puisse s'imposer et être efficace dans la pratique. Nous savons que c'est le cas, en raison du nombre d'entreprises actuel avec lesquelles nous avons travaillé qui ont besoin d'aide pratique supplémentaire avec l'ensemble des initiatives, des subventions et des programmes gouvernementaux d'aide, étant donné que seul l'accès en ligne était offert, et ce, pour des raisons évidentes.
Mais encore une fois, nous accueillons avec plaisir cette initiative.
En ce qui concerne les nouvelles entreprises, une partie de la reprise supposera d'accueillir de nouvelles entreprises dans notre secteur d'aménagement commercial. Nous avons besoin d'elles pour créer de nouveaux emplois et remplacer tous ceux qui peuvent avoir été perdus. Nous avons besoin que tous les ordres de gouvernement créent des façons et des moyens de nous aider à attirer de nouvelles entreprises et à assurer leur subsistance au cours de leurs premières années, tandis que le pays se remet de la pandémie. On doit revoir, par exemple, les critères relatifs à la façon de prouver une perte de revenu pour les demandes de programmes d'aide ou de subventions du gouvernement afin de tenir davantage compte de la réalité d'une entreprise en démarrage.
Pour ce qui est de l'accessibilité, environ un Canadien sur cinq, ou environ 6,2 millions de personnes âgées de 15 ans et plus, déclare avoir une incapacité qui limite ses activités quotidiennes. Cela comprendrait la capacité de pénétrer dans des petites entreprises indépendantes.
La Loi canadienne sur l'accessibilité a été élaborée à la suite des consultations les plus inclusives et accessibles de l'histoire du pays auprès de la communauté des personnes handicapées. Plus de 100 organisations et 6 000 Canadiens y ont participé. Que peut-on faire et comment pouvons-nous nous préparer, tandis que notre population continue de vieillir, pour améliorer l'accessibilité des petites entreprises indépendantes du Canada?
Pour terminer, j'aimerais dire que, à mesure que le gouvernement continue de concevoir des programmes de reprise après la COVID-19, nous demandons que nos députés locaux continuent de nous consulter activement dans le cadre de l'élaboration de ces programmes. Nos employés et nos conseils des secteurs d'aménagement commercial sont hautement qualifiés et aptes à cerner les difficultés possibles chez nos membres et se feront un plaisir d'aider par tous les moyens possible.
Merci.
Liette Lamonde
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Liette Lamonde
2021-05-20 16:08
Thank you, Mr. Chair.
Thank you to the members of the House of Commons Standing Committee on Finance for inviting me.
My name is Liette Lamonde, and I am the president and chief executive officer of Bonjour Startup Montréal, a not-for-profit organization whose mission is to better position Montreal's start-up ecosystem for success. We work to accelerate the creation, growth and influence of Montreal's start-ups by mobilizing a wide variety of partners. The ecosystem is made up of accelerators, incubators, investors, universities, large companies and, of course, governments.
Our organization was created in late 2018 by the OSMO and Montréal inc. foundations, with the financial support of the Quebec government, the City of Montreal and the private sector. In the fall, we received support from the Economic Development Agency of Canada for the Regions of Quebec for the first time.
Since our organization was created, we have launched many projects and initiatives to help fill the gaps in our start-up ecosystem, gaps attributable to its relative newness. Montreal's ecosystem is barely 10 years old. Compare that with Silicon Valley, which has been around for more than 40 years.
In that first decade, Montreal built a critical mass of start-ups, more than 1,300.
Montreal's young ecosystem is now entering the globalization phase, where Quebec start-ups move into the next phase of growth and break into international markets. A crucial step, this is when start-ups finally achieve significant economic and social success.
When an ecosystem is able to produce more companies in the league of Lightspeed and Shopify, it builds prosperity and experience.
The race to create thriving start-up ecosystems is not limited to Canada. It is a global race. Every big city is getting in on the investment, in the knowledge that start-ups are incredible drivers of innovation. If Montreal does not establish itself as a true competitor, not only will it stagnate, but it will also lose ground—literally.
April's federal budget provides continued support for small businesses, in the form of much-needed emergency programs to help them cope with the pandemic. The budget also includes significant investments in innovation. We are delighted to see that the government is leveraging innovation to support the economic recovery.
The budget contains measures to support the financing chain for start-ups such as the renewed venture capital catalyst initiative. Among the measures to support start-up innovation is the National Research Council's industrial research assistance program. The budget includes targeted supports for women entrepreneurs and Black entrepreneurs, which some start-ups will be able to take advantage of. Measures that support flagship sectors of Montreal's economy—clean technology, life sciences, aerospace and artificial intelligence—also appear in the budget.
As the voice of Montreal's start-up ecosystem, we applaud the amendments to the Canada Small Business Financing Act, such as extending the loan repayment period to 15 years and expanding loan class eligibility to other types of assets such as patents and trademarks. We believe these changes will help start-ups remain competitive in the context of a sustainable economic recovery.
Nevertheless, I would be remiss if I did not express one of our concerns: the federal government's underfunding of the start-up ecosystem in Quebec, specifically in Montreal. The start-up ecosystem in Montreal is falling behind other ecosystems in Canada. We placed 36th in Startup Genome's global ecosystem rankings, whereas Toronto-Waterloo placed 18th and Vancouver came in at number 25.
With their ever-growing potential, Quebec start-ups are drawing the attention of accelerator programs in Ontario, which are better funded and have their sights set on the cream of the crop in Canada. That means Montreal start-ups are at risk of being uprooted, threatening the very foundations of the area's ecosystem, particularly in the sectors I mentioned, as well as in disruptive technologies.
However, the real competition is not domestic, but international. That is why forward-looking measures are needed immediately to ensure Montreal's start-up ecosystem can continue to compete with comparable ecosystems around the world, ensuring the whole country benefits when Quebec start-ups grow.
This highlights the need for a scale-up platform in Quebec. Ontario has one, and it received $52 million from FedDev Ontario in 2019. Vancouver is looking for $39 million to build a similar platform, not to mention that a new economic development agency for British Columbia was recently created. Neither Montreal nor anywhere else in Quebec has a scale-up program, despite the clear need for one. With appropriate funding, we could fill that void. Funding should be evenly distributed across Canada's start-up ecosystems.
Montreal's start-up ecosystem is hitting its stride, as confirmed last week, when we learned that tech companies in the area had received a total of $1.15 billion in funding in 2020, almost as much as companies in Toronto.
However, there is still much ground to gain. As an ally of Quebec business and entrepreneurship, the federal government, through the Economic Development Agency of Canada for the Regions of Quebec, should support the ecosystem's efforts so that Quebec start-ups can contribute fully to the economy, both in Quebec and in Canada.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Je remercie tous les membres du Comité permanent des finances de la Chambre des communes de cette invitation.
Je suis Liette Lamonde, présidente-directrice générale de Bonjour Startup Montréal. Nous sommes un organisme à but non lucratif dont la mission est de rendre plus performant l'écosystème montréalais d'entreprises en démarrage, pour accélérer la création, la croissance et le rayonnement des jeunes entreprises à Montréal. Ce travail mobilise beaucoup de partenaires, étant donné que notre écosystème est composé d'accélérateurs, d'incubateurs, d'investisseurs, d'universités, de grandes entreprises et des gouvernements, bien entendu.
Notre organisme a été créé à la fin de 2018 par la Fondation OSMO et la Fondation Montréal inc. Nous sommes soutenus par le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et des entreprises privées. Nous avons aussi reçu un premier coup de pouce de Développement économique Canada pour les régions du Québec, à l'automne.
Depuis la création de notre organisme, nous avons lancé plusieurs projets et initiatives qui viennent combler les lacunes dans notre écosystème d'entreprises en démarrage. Ces lacunes sont attribuables à la jeunesse de l'écosystème; il a à peine 10 ans. Par comparaison, la Silicon Valley a plus de 40 ans.
Pendant la première décennie, Montréal a atteint une masse critique d'entreprises en démarrage: nous en comptons plus de 1 300.
Notre jeune écosystème entre maintenant dans sa phase de mondialisation, où les jeunes entreprises québécoises passent au prochain stade de croissance et s'imposent sur les marchés internationaux. Cette étape est cruciale, parce que c'est le moment où l'on récolte enfin des retombées économiques et sociales considérables.
Quand un écosystème arrive à générer plus d'entreprises comme Lightspeed et Shopify, il crée de la richesse et gagne en expérience.
Cette course à la création d'écosystèmes performants d'entreprises en démarrage n'a pas lieu uniquement au Canada; elle est mondiale. Toutes les grandes villes investissent, parce qu'elles savent que les jeunes pousses sont un formidable vecteur d'innovation. Si Montréal ne se donne pas les moyens de faire partie de cette course, non seulement elle fera du surplace, mais elle reculera littéralement.
Le budget fédéral déposé en avril dernier, en plus de continuer à soutenir les petites entreprises au moyen des programmes d'urgence liés à la pandémie, lesquels sont nécessaires, prévoit d'importants investissements en innovation. Nous sommes très heureux de constater que le gouvernement mise sur l'innovation pour favoriser la relance économique.
Certaines mesures soutiennent la chaîne de financement des entreprises en démarrage, comme le renouvellement de l'Initiative de catalyse du capital de risque. D'autres mesures appuient leurs efforts d'innovation, comme le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada. Il y a aussi des mesures en place pour des clientèles précises, comme les femmes entrepreneures et les entrepreneurs des communautés noires, dont pourront bénéficier certaines jeunes entreprises. Il y a aussi des mesures dans des domaines comme les technologies propres, les sciences de la vie, l'aérospatiale et l'intelligence artificielle, des secteurs phares de Montréal.
En tant que voix de l'écosystème d'entreprises en démarrage de Montréal, nous recevons positivement les changements à la Loi sur le financement des petites entreprises du Canada, comme l'augmentation à 15 ans du délai de remboursement des prêts et l'élargissement des catégories de prêts pour inclure d'autres types d'actifs tels que les brevets et les marques de commerce. Nous pensons que ces changements vont aider les entreprises en démarrage à rester compétitives, pour une relance économique durable.
Cela dit, nous ne pouvons pas manquer l'occasion qui nous est offerte aujourd'hui de vous faire part de notre inquiétude relativement à un problème de sous-financement par le gouvernement fédéral de l'écosystème d'entreprises en démarrage du Québec, et plus précisément celui de Montréal. L'écosystème de Montréal accuse un retard par rapport à d'autres écosystèmes canadiens. Nous sommes au 36e rang du classement mondial de Startup Genome, tandis que la région de Toronto-Waterloo se situe au 18e rang et que Vancouver occupe le 25e rang.
Puisque les jeunes entreprises québécoises sont de plus en plus intéressantes, elles deviennent la cible de programmes d'accélération ontariens mieux financés, qui veulent attirer la crème des jeunes entreprises canadiennes. Il y a là un risque de délocalisation qui menace les fondements de l'écosystème montréalais d'entreprises en démarrage, notamment dans les secteurs d’activité que je vous ai mentionnés, mais aussi dans celui des technologies de rupture.
La concurrence ne se trouve pas au Canada, mais à l'extérieur du pays. Dans ce contexte, des actions rapides et structurantes sont nécessaires pour s'assurer que notre écosystème d'entreprises en démarrage peut continuer de rivaliser avec d'autres écosystèmes mondiaux comparables et que la croissance des jeunes entreprises québécoises profite à tout le pays.
Je pense notamment à la nécessité d'avoir une plateforme d'accroissement d'échelle au Québec. Il en existe d'ailleurs une en Ontario, et elle bénéficie d'un financement de 52 millions de dollars accordé par FedDev Ontario en 2019. Vancouver sera à la recherche de 39 millions de dollars pour bâtir une plateforme d'accroissement d'échelle similaire. De plus, une nouvelle agence de développement économique régional vient d'être créée pour la Colombie-Britannique. Or, il n'existe encore aucun programme d'accroissement d'échelle à Montréal, ni ailleurs au Québec, bien que le besoin soit présent. Nous pourrons y répondre si le financement est au rendez-vous. Nous ne voulons pas une asymétrie dans le financement des divers écosystèmes d'entreprises en démarrage au Canada.
Notre écosystème est en pleine lancée. La semaine dernière, nous avons eu la confirmation de sa vitalité, alors que nous apprenions que les entreprises technologiques montréalaises avaient reçu des investissements totalisant 1,15 milliard de dollars en 2020, soit presque autant que les entreprises de Toronto.
Toutefois, il y a encore du progrès à faire. À cet égard, le gouvernement fédéral, notamment par l'entremise de Développement économique Canada pour les régions du Québec, est un allié de l’entrepreneuriat au Québec. Nous pensons qu'il doit soutenir cette performance pour que les jeunes entreprises québécoises contribuent pleinement à l’économie du Québec et du Canada.
Merci à tous.
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