Thank you, Mr. Chair.
Thank you to the members of the House of Commons Standing Committee on Finance for inviting me.
My name is Liette Lamonde, and I am the president and chief executive officer of Bonjour Startup Montréal, a not-for-profit organization whose mission is to better position Montreal's start-up ecosystem for success. We work to accelerate the creation, growth and influence of Montreal's start-ups by mobilizing a wide variety of partners. The ecosystem is made up of accelerators, incubators, investors, universities, large companies and, of course, governments.
Our organization was created in late 2018 by the OSMO and Montréal inc. foundations, with the financial support of the Quebec government, the City of Montreal and the private sector. In the fall, we received support from the Economic Development Agency of Canada for the Regions of Quebec for the first time.
Since our organization was created, we have launched many projects and initiatives to help fill the gaps in our start-up ecosystem, gaps attributable to its relative newness. Montreal's ecosystem is barely 10 years old. Compare that with Silicon Valley, which has been around for more than 40 years.
In that first decade, Montreal built a critical mass of start-ups, more than 1,300.
Montreal's young ecosystem is now entering the globalization phase, where Quebec start-ups move into the next phase of growth and break into international markets. A crucial step, this is when start-ups finally achieve significant economic and social success.
When an ecosystem is able to produce more companies in the league of Lightspeed and Shopify, it builds prosperity and experience.
The race to create thriving start-up ecosystems is not limited to Canada. It is a global race. Every big city is getting in on the investment, in the knowledge that start-ups are incredible drivers of innovation. If Montreal does not establish itself as a true competitor, not only will it stagnate, but it will also lose ground—literally.
April's federal budget provides continued support for small businesses, in the form of much-needed emergency programs to help them cope with the pandemic. The budget also includes significant investments in innovation. We are delighted to see that the government is leveraging innovation to support the economic recovery.
The budget contains measures to support the financing chain for start-ups such as the renewed venture capital catalyst initiative. Among the measures to support start-up innovation is the National Research Council's industrial research assistance program. The budget includes targeted supports for women entrepreneurs and Black entrepreneurs, which some start-ups will be able to take advantage of. Measures that support flagship sectors of Montreal's economy—clean technology, life sciences, aerospace and artificial intelligence—also appear in the budget.
As the voice of Montreal's start-up ecosystem, we applaud the amendments to the Canada Small Business Financing Act, such as extending the loan repayment period to 15 years and expanding loan class eligibility to other types of assets such as patents and trademarks. We believe these changes will help start-ups remain competitive in the context of a sustainable economic recovery.
Nevertheless, I would be remiss if I did not express one of our concerns: the federal government's underfunding of the start-up ecosystem in Quebec, specifically in Montreal. The start-up ecosystem in Montreal is falling behind other ecosystems in Canada. We placed 36th in Startup Genome's global ecosystem rankings, whereas Toronto-Waterloo placed 18th and Vancouver came in at number 25.
With their ever-growing potential, Quebec start-ups are drawing the attention of accelerator programs in Ontario, which are better funded and have their sights set on the cream of the crop in Canada. That means Montreal start-ups are at risk of being uprooted, threatening the very foundations of the area's ecosystem, particularly in the sectors I mentioned, as well as in disruptive technologies.
However, the real competition is not domestic, but international. That is why forward-looking measures are needed immediately to ensure Montreal's start-up ecosystem can continue to compete with comparable ecosystems around the world, ensuring the whole country benefits when Quebec start-ups grow.
This highlights the need for a scale-up platform in Quebec. Ontario has one, and it received $52 million from FedDev Ontario in 2019. Vancouver is looking for $39 million to build a similar platform, not to mention that a new economic development agency for British Columbia was recently created. Neither Montreal nor anywhere else in Quebec has a scale-up program, despite the clear need for one. With appropriate funding, we could fill that void. Funding should be evenly distributed across Canada's start-up ecosystems.
Montreal's start-up ecosystem is hitting its stride, as confirmed last week, when we learned that tech companies in the area had received a total of $1.15 billion in funding in 2020, almost as much as companies in Toronto.
However, there is still much ground to gain. As an ally of Quebec business and entrepreneurship, the federal government, through the Economic Development Agency of Canada for the Regions of Quebec, should support the ecosystem's efforts so that Quebec start-ups can contribute fully to the economy, both in Quebec and in Canada.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Je remercie tous les membres du Comité permanent des finances de la Chambre des communes de cette invitation.
Je suis Liette Lamonde, présidente-directrice générale de Bonjour Startup Montréal. Nous sommes un organisme à but non lucratif dont la mission est de rendre plus performant l'écosystème montréalais d'entreprises en démarrage, pour accélérer la création, la croissance et le rayonnement des jeunes entreprises à Montréal. Ce travail mobilise beaucoup de partenaires, étant donné que notre écosystème est composé d'accélérateurs, d'incubateurs, d'investisseurs, d'universités, de grandes entreprises et des gouvernements, bien entendu.
Notre organisme a été créé à la fin de 2018 par la Fondation OSMO et la Fondation Montréal inc. Nous sommes soutenus par le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et des entreprises privées. Nous avons aussi reçu un premier coup de pouce de Développement économique Canada pour les régions du Québec, à l'automne.
Depuis la création de notre organisme, nous avons lancé plusieurs projets et initiatives qui viennent combler les lacunes dans notre écosystème d'entreprises en démarrage. Ces lacunes sont attribuables à la jeunesse de l'écosystème; il a à peine 10 ans. Par comparaison, la Silicon Valley a plus de 40 ans.
Pendant la première décennie, Montréal a atteint une masse critique d'entreprises en démarrage: nous en comptons plus de 1 300.
Notre jeune écosystème entre maintenant dans sa phase de mondialisation, où les jeunes entreprises québécoises passent au prochain stade de croissance et s'imposent sur les marchés internationaux. Cette étape est cruciale, parce que c'est le moment où l'on récolte enfin des retombées économiques et sociales considérables.
Quand un écosystème arrive à générer plus d'entreprises comme Lightspeed et Shopify, il crée de la richesse et gagne en expérience.
Cette course à la création d'écosystèmes performants d'entreprises en démarrage n'a pas lieu uniquement au Canada; elle est mondiale. Toutes les grandes villes investissent, parce qu'elles savent que les jeunes pousses sont un formidable vecteur d'innovation. Si Montréal ne se donne pas les moyens de faire partie de cette course, non seulement elle fera du surplace, mais elle reculera littéralement.
Le budget fédéral déposé en avril dernier, en plus de continuer à soutenir les petites entreprises au moyen des programmes d'urgence liés à la pandémie, lesquels sont nécessaires, prévoit d'importants investissements en innovation. Nous sommes très heureux de constater que le gouvernement mise sur l'innovation pour favoriser la relance économique.
Certaines mesures soutiennent la chaîne de financement des entreprises en démarrage, comme le renouvellement de l'Initiative de catalyse du capital de risque. D'autres mesures appuient leurs efforts d'innovation, comme le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada. Il y a aussi des mesures en place pour des clientèles précises, comme les femmes entrepreneures et les entrepreneurs des communautés noires, dont pourront bénéficier certaines jeunes entreprises. Il y a aussi des mesures dans des domaines comme les technologies propres, les sciences de la vie, l'aérospatiale et l'intelligence artificielle, des secteurs phares de Montréal.
En tant que voix de l'écosystème d'entreprises en démarrage de Montréal, nous recevons positivement les changements à la Loi sur le financement des petites entreprises du Canada, comme l'augmentation à 15 ans du délai de remboursement des prêts et l'élargissement des catégories de prêts pour inclure d'autres types d'actifs tels que les brevets et les marques de commerce. Nous pensons que ces changements vont aider les entreprises en démarrage à rester compétitives, pour une relance économique durable.
Cela dit, nous ne pouvons pas manquer l'occasion qui nous est offerte aujourd'hui de vous faire part de notre inquiétude relativement à un problème de sous-financement par le gouvernement fédéral de l'écosystème d'entreprises en démarrage du Québec, et plus précisément celui de Montréal. L'écosystème de Montréal accuse un retard par rapport à d'autres écosystèmes canadiens. Nous sommes au 36e rang du classement mondial de Startup Genome, tandis que la région de Toronto-Waterloo se situe au 18e rang et que Vancouver occupe le 25e rang.
Puisque les jeunes entreprises québécoises sont de plus en plus intéressantes, elles deviennent la cible de programmes d'accélération ontariens mieux financés, qui veulent attirer la crème des jeunes entreprises canadiennes. Il y a là un risque de délocalisation qui menace les fondements de l'écosystème montréalais d'entreprises en démarrage, notamment dans les secteurs d’activité que je vous ai mentionnés, mais aussi dans celui des technologies de rupture.
La concurrence ne se trouve pas au Canada, mais à l'extérieur du pays. Dans ce contexte, des actions rapides et structurantes sont nécessaires pour s'assurer que notre écosystème d'entreprises en démarrage peut continuer de rivaliser avec d'autres écosystèmes mondiaux comparables et que la croissance des jeunes entreprises québécoises profite à tout le pays.
Je pense notamment à la nécessité d'avoir une plateforme d'accroissement d'échelle au Québec. Il en existe d'ailleurs une en Ontario, et elle bénéficie d'un financement de 52 millions de dollars accordé par FedDev Ontario en 2019. Vancouver sera à la recherche de 39 millions de dollars pour bâtir une plateforme d'accroissement d'échelle similaire. De plus, une nouvelle agence de développement économique régional vient d'être créée pour la Colombie-Britannique. Or, il n'existe encore aucun programme d'accroissement d'échelle à Montréal, ni ailleurs au Québec, bien que le besoin soit présent. Nous pourrons y répondre si le financement est au rendez-vous. Nous ne voulons pas une asymétrie dans le financement des divers écosystèmes d'entreprises en démarrage au Canada.
Notre écosystème est en pleine lancée. La semaine dernière, nous avons eu la confirmation de sa vitalité, alors que nous apprenions que les entreprises technologiques montréalaises avaient reçu des investissements totalisant 1,15 milliard de dollars en 2020, soit presque autant que les entreprises de Toronto.
Toutefois, il y a encore du progrès à faire. À cet égard, le gouvernement fédéral, notamment par l'entremise de Développement économique Canada pour les régions du Québec, est un allié de l’entrepreneuriat au Québec. Nous pensons qu'il doit soutenir cette performance pour que les jeunes entreprises québécoises contribuent pleinement à l’économie du Québec et du Canada.
Merci à tous.