Committee
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 15 of 19
View Gary Vidal Profile
CPC (SK)
I'm going to jump in and pick up on that again, because you led me right down another path that I wanted to ask about. You talk about the very young children who are being exploited and whatnot. Bill C-92 is a move for first nations communities to take over their own child and family services. I'm sure you're very aware of that.
Could you speak to the benefit of children being able to be in the care of their own communities and having a culturally appropriate upbringing, and the impact of that longer term as well? What benefit might that have from a longer-term prevention perspective?
Permettez-moi de revenir là‑dessus parce que vous m'avez amené sur un autre chemin au sujet duquel je voulais vous poser des questions. Vous dites que de très jeunes enfants sont exploités. Le projet de loi C‑92 vise à permettre aux communautés des Premières Nations de prendre en charge leurs propres services à l'enfance et à la famille. Je ne vous apprends rien, j'en suis certain.
Pouvez-vous nous dire quel avantage cela représente pour les enfants de pouvoir être pris en charge par leur propre communauté et de recevoir une éducation adaptée à leur culture et quelle en seront les répercussions à long terme? Quel avantage cette mesure apporte‑t‑elle en matière de prévention à long terme?
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Yes, and I'll be quite frank: It's slow. Certainly, the pandemic, where people have focused on their health and safety of the communities has resulted in a slowdown. This is a revolutionary piece of legislation that lifts up inherent rights of indigenous peoples. We have dozens and dozens of communities across Canada that have expressed interest. There was about $500 million or more in the fall economic statement that was dedicated to working on capacity, to putting those laws forward and entrenching them.
We want to make sure that we have proper coordination agreements in place with provinces that hold the bulk of that responsibility. There's a relationship aspect there with the provinces, including your home province, that we can't discount in all of this, but there are many more.... There are some that have lifted up their own legislation and have said, “We're not necessarily interested in Bill C-92, but this is how we're going to protect our children.” That has some validity as well.
We're very cautious in those estimates, but I would say for the benefit of this committee that there are dozens and dozens that have done good work along the way. There are some difficult challenges ahead in and around capacity, so I won't hide that from you, but it is a long road, and it is part and parcel of everything we've seen in the last week.
Oui, et je serai très franc: c'est lent. Il est certain que la pandémie a ralenti le processus; les gens se sont souciés d'abord de leur santé et de la sécurité de leurs communautés. Il s'agit d'une mesure législative révolutionnaire qui renforce les droits inhérents des peuples autochtones. Il y a des dizaines et des dizaines de communautés au Canada qui ont manifesté leur intérêt. Dans l'énoncé économique de l'automne, il y avait environ 500 millions de dollars réservés pour se donner la capacité, élaborer ces lois et les faire adopter.
Nous voulons nous assurer d'avoir les bons accords de coordination avec les provinces qui assument l'essentiel de cette responsabilité. Il y a cet aspect de la relation avec les provinces, y compris la vôtre, que nous ne pouvons pas écarter dans tout cela, mais il y a beaucoup d'autres... Certaines communautés ont brandi leur propre loi et ont dit: « Nous ne sommes pas nécessairement intéressées par le projet de loi C-92, mais voici comment nous allons protéger nos enfants. » C'est aussi valable comme démarche.
Nous sommes très prudents dans ces estimations, mais je dirais pour la gouverne du Comité qu'il y en a des dizaines et des dizaines qui sont en bonne voie. Il y a des problèmes difficiles à surmonter en ce qui concerne la capacité, je ne vous le cacherai pas, mais le chemin est long, et cela fait partie intégrante de tout ce que nous avons vu au cours de la dernière semaine.
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
I would qualify your earlier question. There are a great number that are under way currently. The legislation under Bill C-91 and Bill C-92, the immigration notes, currently the movement on the national recognition date, as well as UNDRIP, which your party opposed, are all key to transforming the relationship.
I think one of them is trust. Certainly you mentioned money, but you put forward a false dichotomy. Obviously, we want to see progress from the money, but we have to be relentless in our investments. This is about closing socio-economic gaps. The record shows that has moved. It's about closing the financial gap in education and in all the other investments in infrastructure and housing investments. These are all things that have happened and we want to continue on those.
Je nuancerais votre première question. Il y a beaucoup de recommandations sur lesquelles on travaille présentement. Les mesures prévues dans les projets de loi C-91 et C-92, les notes sur l'immigration, la date de reconnaissance nationale, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, à laquelle votre parti s'est opposé, ce sont tous des éléments essentiels pour transformer la relation.
Je pense que l'un d'eux est la confiance. Vous parlez d'argent, mais vous présentez une fausse dichotomie. Évidemment, nous voulons que l'argent fasse avancer les choses, mais nous devons investir sans relâche. Il s'agit de combler les écarts socioéconomiques et le bilan montre que les choses bougent. Il s'agit de combler l'écart financier en éducation et dans tous les autres secteurs comme l'infrastructure et le logement. Ce sont toutes des choses qui progressent et nous voulons qu'elles continuent de progresser.
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
This touches on a question that I, perhaps, can't answer in the time remaining, but closing those socio-economic gaps, talking about those issues that have driven the inequities and violations of human rights, is key. We don't want to get into a court process, but again, people who have suffered harm need to be compensated.
Transforming the system is a part of that, and as you note by implication, no single court case can transform the system when it comes to child and family care as Bill C-92 can and aspires to, as well as all the transformative pieces of legislation in and around languages and inherent right and that form of reparations that we need to do to transform Canada into what people believe it to be but that, frankly, with the news in the last two weeks, is not.
C'est une question à laquelle je ne peux peut-être pas répondre dans le temps qu'il me reste, mais il est essentiel de combler ces écarts socioéconomiques, d'aborder franchement les problèmes qui sont à l'origine des inégalités et des violations des droits de la personne. Nous ne voulons pas nous lancer dans un procès, mais il reste qu'il faut indemniser les gens qui ont subi un préjudice.
La transformation du système fait partie de cela et, comme vous le signalez implicitement, aucune affaire judiciaire ne peut à elle seule transformer le système de garde d'enfants et de soins familiaux comme nous aspirons à le faire avec le projet de loi C-92. Il en va de même de toutes les mesures législatives qui se rapportent aux langues autochtones, au droit inhérent et aux réparations que nous devons faire pour que le Canada devienne vraiment ce que les gens pensent qu'il est, ce qu'il n'est pas, bien franchement, avec ce que nous entendons depuis deux semaines.
View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
Thank you so much. Thank you for reminding us of the decades of work that have gone into this. This week at the UN permanent forum, for us to be able to thank Wilton Littlechild for all his work.... But there are so many other Canadians and indigenous representatives from Canada, like your family, Jaime. You've lived this your whole live. I don't think we could have a stronger advocate. Thank you for all you do.
Also, in talking about the kind of engagement, I just want to say that we want meaningful engagement, and that means that the excellent Bill C-262 that Romeo Saganash brought forward was evergreened—because the declaration is not—to include two-spirited peoples and to make sure that the definition of the diversity within indigenous communities is not only in the preamble but also in the body of the bill.
This is an exciting time and it helps that the reference to the UN declaration is now in eight of our bills in Canada, including Bill C-91 and Bill C-92. The intent and the commitments in the UN declaration are now part of Canadian law. This will serve to help people understand better what section 35 rights mean, and that indigenous rights and treaty rights are not debatable. They exist, and they will continue to flourish with the understanding of all Canadians.
Merci beaucoup. Merci de nous avoir rappelé qu'il a fallu des dizaines d'années de travail avant d'en arriver où nous en sommes. Cette semaine, à l'instance permanente des Nations unies, nous avons pu remercier Wilton Littlechild de tout son travail... Mais il y a aussi beaucoup d'autres Canadiens et représentants autochtones du Canada, comme votre famille, monsieur Battiste. Vous avez vécu cela toute votre vie. Je doute que nous puissions trouver meilleur partisan. Merci de tout ce que vous faites.
Aussi, pour ce qui est du type d'engagement, je veux simplement dire que notre but, c'est d'avoir un engagement concret, et cela veut dire que l'excellent projet de loi C-262 que M. Romeo Saganash a déposé est continuellement mis à jour — étant donné que la déclaration ne l'est pas —, pour comprendre les personnes bispirituelles et pour veiller à ce que la définition de diversité dans les collectivités autochtones ne figure pas seulement dans le préambule du projet de loi, mais aussi dans son texte.
C'est un grand moment, et c'est une bonne chose que huit des projets de loi du Canada, y compris les projets de loi C-91 et C-92, fassent référence à la déclaration des Nations unies. L'intention de la déclaration des Nations unies, et les engagements qu'elle comprend, font maintenant partie du droit canadien. Cela aidera les gens à mieux comprendre le sens des droits énoncés à l'article 35 et à comprendre que les droits ancestraux et les droits issus de traités ne sont pas négociables. Ils existent, ils continueront de s'épanouir et tous les Canadiens les comprendront.
Laurie Sargent
View Laurie Sargent Profile
Laurie Sargent
2021-04-20 12:29
I will be pleased to provide an initial response and then see if my colleague Ross Pattee from Crown-Indigenous Relations might wish to add, because it really has been a whole-of-government effort to implement and reflect the principles of the UN declaration across the federal system.
Minister Bennett mentioned that there are already many laws that reflect the declaration itself in their language, their preambles or their purpose clauses. We have Bill C-92, the act respecting first nations, Inuit and Métis children, youth and families; the Indigenous Languages Act passed in the previous session; and the preamble to Bill C-69, the impact assessment legislation. There are many examples in legislation itself.
Then, of course, the declaration has been informing a lot of the work that Crown-Indigenous Relations is doing in a number of different areas, including in the recognition of rights tables and the negotiations there.
With the chair's permission, I could ask if Ross might also wish to add anything.
Je serai heureuse de fournir une réponse initiale, puis je verrai si mon collègue Ross Pattee des Relations Couronne-Autochtones souhaite ajouter quelque chose, parce que l'effort pour mettre en œuvre et refléter les principes de la Déclaration des Nations unies dans l'ensemble du système fédéral a vraiment été pangouvernemental.
La ministre Bennett a dit que de nombreuses lois reflètent déjà la déclaration elle-même dans leur libellé, leur préambule ou la disposition sur leur objet. Nous avons le projet de loi C-92, la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis; la Loi sur les langues autochtones adoptée durant la session précédente; et le préambule du projet de loi C-69, la Loi sur l'évaluation d'impact. Il se trouve de nombreux exemples dans la législation elle-même.
Puis, bien sûr, la déclaration a guidé beaucoup des travaux que Relations Couronne-Autochtones mènent dans un certain nombre de domaines différents, y compris aux tables de reconnaissance des droits et dans le cadre des négociations.
Avec la permission du président, je pourrais demander si Ross veut ajouter quelque chose.
David Chartrand
View David Chartrand Profile
David Chartrand
2021-04-15 11:51
Thank you, Mr. Chair.
Thank you for allowing us to come to this very important committee. I want to start off by saying good morning to everyone and thank you to the members of the committee for inviting me to speak today. My apologies for a late submission that is coming your way in French translation. We don't have a lot of funding in this particular area, so we always seem to be late. I want to express my apologies to our friends in Quebec. We will never forget them for standing up for Louis Riel. We do apologize to them for not having the French translation on time.
I am pleased to speak on behalf of the Métis nation in support of Bill C-15 and the implementation of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples in Canada. The Métis nation is a distinct indigenous nation based in western Canada. We are a rights-holding nation under section 35 of the Constitution, and we are a partner in Canada's Confederation.
For the past year, the Métis nation has worked collaboratively with Inuit Tapiriit Kanatami, the Assembly of First Nations, and the Government of Canada to develop legislation using former Bill C-262 as the floor. Bill C-15 is the result of this process. The human rights contained in the UN declaration are the minimum standards for our survival, dignity and well-being, and Bill C-15 sets out an effective process to implement these rights in Canadian law.
In 2008, former MP Tina Keeper introduced a private member's bill to implement the UN declaration in Canada. In 2016, Romeo Saganash did the same under Bill C-262. We are here today because, unfortunately, these bills did not receive royal assent. On the positive side, we have the foundation that these previous bills have provided, and we have the momentum to make change right now. We must not allow this opportunity to slip through our fingers. We have waited for too long to see the rights of indigenous peoples fully recognized.
We believe that passing this bill into law is critical to a future that respects our rights as a nation. We urge members to expedite the process to ensure that Bill C-15 is passed in this session of Parliament. We urge members to reject proposals for amendments that would impede this objective, including the amendments put forth by the Assembly of First Nations and the British Columbia Assembly of First Nations. I will speak to this more in a few minutes.
In November 2020, we held nationwide engagement sessions, at which we heard from a broad range of Métis nation citizens from across our homeland. I think each of you has a copy of this. You can read it. Hopefully you've read it. If not, please read it. We heard from Métis nation women, elders, youth, persons with disabilities, gender-diverse persons and two-spirit persons. We heard from our leaders within Les Femmes Michif Otipemisiwak-Women of the Métis Nation, which is part of the governing structure of the Métis nation.
In our engagement processes, the citizens of the Métis nation voiced their strong support for the implementation of the UN declaration, and expressed hope that this bill will become law and positively impact their lives and futures. During these sessions, our citizens emphasized a number of areas in which their rights matter in their daily lives. These included education, language, housing, health, child and family services, jobs and economic opportunities. They also feel strongly about their right to self-determination and jurisdiction over lands, territories and resources. We are strong protectors of our land. We also understand the role that responsible resource development plays in the economic security and well-being of our communities and the prosperity of Canada as a whole.
The Métis nation is uniquely positioned to strike a balance between the environmental and economic factors of our homeland and resources. The recognition of our rights supports this. Our Métis nation governments must have a central role in implementation, and we will work in partnership with the Crown and with industry when it comes to our land.
The common theme in all of this is our inherent right to self-determination. This is our cardinal right. Much of the discussion around this bill and the declaration has centred around free, prior and informed consent. This is a natural and necessary part of our right to self-determination. I will speak more on this later.
Our lives are rich and deep, and our self-determination is exhibited in many different areas. As you can see from the priorities of our citizens and from reading the declaration itself, our self-determination fortifies our citizens, communities and nation in a holistic manner.
Bill C-92, passed in June, 2019, is a good example. It was developed in partnership with indigenous peoples and makes good progress toward implementing the UN declaration in the area of child and family services. It does this by affirming our right to self-determination and affirming our jurisdiction over our nation's children. We continue to support this approach to implementation.
It's also important to the Métis nation that implementation of the UN declaration, through Bill C-15, is done in a meaningful, transparent and accountable manner. The inclusion of the reporting requirements and an oversight mechanism to provide recourse for rights violations are key additions that strengthen this bill.
Likewise, the success of the action plan is crucial for meaningful implementation. The declaration affirms the right to self-determination and supports the role of indigenous governments in representing their nations. The action plan must reflect this. It must be developed in true partnership between the Government of Canada and indigenous governments. It must not be unduly limited in scope. It must be properly resourced so that indigenous peoples in Canada have the means to truly implement their rights.
I'd like to turn now to the issue of certainty. As with Bill C-262, claims that this bill will result in uncertainty and threaten economic opportunities has been a major point of contention. Let me be clear. Economic growth is very important to the Métis nation and to Canada. Free, prior and informed consent is not a veto. Implementing the UN declaration will result in more certainty, not less.
We must recognize that we have been living in this uncertainty for years. This has resulted in using the court system to try to find certainty. We fought for our land rights in court for 32 years in the Manitoba Metis Federation case. We'll always stand up for our homeland and our self-determination, but Bill C-15 offers us a better way forward than fighting battles in courts. This is why I call the UN declaration a blueprint for clarity.
The market always tries to find greater certainty. This point has been raised several times before this committee, but look at how the market has responded to the uncertainty we have been living in. Industry has moved towards forming more respectful relationships with indigenous peoples, and some companies such as the Mining Association of Canada have even looked to incorporate policies on free, prior and informed consent under processes. This is how they have found greater certainty. The idea that moving further towards this approach through Bill C-15 would result in less certainty is nonsense.
I would hold up the productive relationship the Métis nation has formed with industry groups, such as the Canadian Association of Petroleum Producers, the Mining Association of Canada and Enbridge, as further evidence that Bill C-15 will create greater certainty. These relationships have translated into projects that have provided tangible benefits for the Métis nation and for Canada, such as projects that the Manitoba Metis Federation has undertaken with Enbridge.
Free, prior and informed consent is key to our ability to participate meaningfully in the decisions that impact our lives, our land and our rights. This is necessary if our right to self-determination is to be upheld. We will be involved from the very beginning as partners in natural resource projects on other developments. We will look together for the best way forward in a way that builds consent.
This is not a veto. I repeat that again: This is not a veto. It does not undermine or override due process. There is no due process if we are excluded. Free, prior and informed consent ensures due process by ensuring our participation.
Merci, monsieur le président.
Merci de nous avoir donné l'occasion de comparaître devant le Comité dans ce dossier de grande importance. Je veux tout d'abord saluer tout le monde et remercier les membres du Comité de m'avoir invité à prendre la parole aujourd'hui. Je vous prie d'excuser le retard de la traduction française de notre mémoire. Nous n'avons pas beaucoup de ressources financières à y consacrer et nous semblons donc toujours être en retard. Je tiens à présenter mes excuses à nos amis du Québec. Nous n'oublierons jamais qu'ils se sont portés à la défense de Louis Riel. Nous nous excusons auprès d'eux de n'avoir pu produire la traduction française en temps voulu.
Je suis heureux de prendre la parole au nom de la nation métisse pour appuyer le projet de loi C-15 et la mise en œuvre au Canada de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. La nation métisse est une nation autochtone distincte établie dans l'Ouest du Canada. Nous sommes une nation titulaire de droits en vertu de l'article 35 de la Constitution et nous sommes partenaires de la Confédération canadienne.
Au cours de la dernière année, la nation métisse a travaillé en collaboration avec l'Inuit Tapiriit Kanatami, l'Assemblée des Premières Nations et le gouvernement du Canada pour élaborer un texte législatif ayant pour assises l'ancien projet de loi C-262. Le projet de loi C-15 est le fruit de cette collaboration. Les droits de la personne énoncés dans la Déclaration des Nations unies sont les normes minimales pour notre survie, notre dignité et notre bien-être, et le projet de loi C-15 établit un processus efficace pour consacrer ces droits dans le régime juridique canadien.
En 2008, la députée Tina Keeper a présenté un projet de loi d'initiative parlementaire sur la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies au Canada. En 2016, Romeo Saganash en a fait de même avec le projet de loi C-262. Nous sommes ici aujourd'hui parce que, malheureusement, ces projets de loi n'ont pas reçu la sanction royale. Cependant, tout n'a pas été perdu puisque nous tirons bénéfice des bases posées par les projets de loi antérieurs et que nous avons maintenant l'élan voulu pour faire avancer les choses. Nous ne devons pas laisser cette occasion nous échapper. Nous attendons depuis trop longtemps que les droits des peuples autochtones soient pleinement reconnus.
Nous croyons que l'adoption de ce projet de loi est essentielle pour garantir, à l'avenir, le respect de nos droits en tant que nation. Nous exhortons les membres du Comité à accélérer le processus pour assurer l'adoption du projet de loi C-15 durant la présente session du Parlement. Nous les exhortons à rejeter les propositions d'amendement qui en empêcheraient l'adoption rapide, dont les amendements proposés par l'Assemblée des Premières Nations et la British Columbia Assembly of First Nations. J'y reviendrai dans quelques minutes.
En novembre 2020, nous avons tenu des séances de mobilisation à l'échelle de la nation métisse auxquelles ont participé un large éventail de nos citoyens de partout sur notre territoire. Je pense que vous avez tous une copie du document récapitulatif. Vous pouvez le consulter. J'espère que vous l'avez lu; sinon, je vous invite à le lire. Nous avons entendu des femmes, des aînés, des jeunes, des personnes handicapées, des personnes de diverses identités de genre et des personnes bispirituelles de la nation métisse, de même que des dirigeantes parmi Les Femmes Michif Otipemisiwak — Women of the Métis Nation, organisme faisant partie de la structure de gouvernance de la nation métisse.
À la faveur de ce processus, les citoyens de la nation métisse ont exprimé leur appui à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies, ainsi que leur espoir de voir adopter le projet de loi et de bénéficier de ses effets sur leur vie et leur avenir. Au cours de ces séances, nos citoyens ont dégagé plusieurs domaines où leurs droits importent dans leur vie quotidienne, à savoir l'éducation, la langue, le logement, la santé, les services à l'enfance et à la famille, l'emploi et le développement économique. De plus, ils ont insisté avec force sur leur droit à l'autodétermination et leur compétence sur leurs terres et les ressources naturelles qui s'y trouvent. Nous sommes les meilleurs protecteurs de nos terres. Nous comprenons également l'importance que peut avoir l'exploitation des ressources naturelles pour la sécurité économique et le bien-être de nos collectivités et la prospérité du Canada dans son ensemble.
La nation métisse est particulièrement bien placée pour mettre en équilibre les facteurs économiques et environnementaux sur son territoire national et relativement à ses ressources. La reconnaissance de nos droits va dans ce sens. Les gouvernements métis doivent jouer un rôle central dans la mise en valeur des ressources, et nous travaillerons en partenariat avec la Couronne et l'industrie lorsqu'elle se fera sur nos terres.
Le fil conducteur de tout cela, c'est notre droit inhérent à l'autodétermination. Voilà notre droit primordial. Une grande partie du débat entourant ce projet de loi et la Déclaration des Nations unies a porté sur le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause. Il s'agit d'un élément naturel et nécessaire de notre droit à l'autodétermination. Je reviendrai là-dessus plus tard.
Nos vies sont riches et profondes, et notre autodétermination se manifeste dans de nombreux domaines. Comme vous pouvez le constater d'après les priorités retenues par nos citoyens et à la lecture de la déclaration elle-même, l'autodétermination est un moyen holistique de soutenir nos citoyens, nos collectivités et notre nation.
Le projet de loi C-92, adopté en juin 2019, en est un bon exemple. Il a été élaboré en collaboration avec les peuples autochtones et a fait progresser sensiblement la mise en œuvre des articles de la Déclaration des Nations unies portant sur les services à l'enfance et à la famille. Il a affirmé notre droit à l'autodétermination et notre compétence relativement aux enfants de notre nation. Nous continuons d'appuyer cette approche de mise en œuvre.
Il est également important pour la nation métisse que la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies, par le truchement du projet de loi C-15, se fasse de façon authentique, transparente et responsable. Les exigences de production de rapports et le mécanisme de surveillance offrant des recours en cas de violation des droits sont des ajouts clés qui renforcent le projet de loi.
De même, le succès du plan d'action est crucial pour une mise en œuvre authentique. La déclaration affirme le droit à l'autodétermination et le rôle des gouvernements autochtones dans la représentation de leur nation. Le plan d'action doit en tenir compte. Il doit être élaboré en véritable partenariat entre le gouvernement du Canada et les gouvernements autochtones. Sa portée ne doit pas être indûment limitée. Il doit bénéficier de ressources suffisantes pour que les peuples autochtones du Canada aient les moyens d'exercer véritablement leurs droits.
J'aimerais maintenant aborder la question de la certitude. Comme ce fut le cas avec le projet de loi C-262, la possibilité que le projet de loi engendre de l'incertitude et compromette les perspectives économiques a suscité un débat de taille. Permettez-moi de m'exprimer clairement sur ce sujet. La croissance économique est très importante pour la nation métisse et pour le Canada. Le consentement préalable, libre et éclairé ne constitue pas un droit de veto. La mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies apportera une plus grande certitude, non une moindre certitude.
Nous devons reconnaître que nous vivons dans cette incertitude depuis des années, d'où le recours incessant aux tribunaux pour tâcher de s'en sortir. Nous nous sommes battus pour nos droits territoriaux devant les tribunaux pendant 32 ans dans l'affaire de la Fédération métisse du Manitoba. Nous ne manquerons jamais de défendre par ce moyen notre territoire national et notre autodétermination, mais le projet de loi C-15 nous offre une meilleure solution que la voie judiciaire. C'est pourquoi j'appelle la Déclaration des Nations unies un modèle de clarté.
Les agents sur le marché cherchent toujours une plus grande certitude. Ce point a été soulevé à plusieurs reprises devant le Comité, mais regardez comment le marché a réagi à l'incertitude dans laquelle nous vivons. L'industrie a pris des mesures pour établir des relations plus respectueuses avec les peuples autochtones et certaines entreprises, comme celles regroupées au sein de l'Association minière du Canada, ont même cherché à intégrer des politiques sur le consentement préalable, libre et éclairé dans leurs processus. C'est ainsi qu'elles ont trouvé une plus grande certitude. Il est insensé de penser que le projet de loi C-15 réduirait la certitude du fait de cette approche.
Je soutiendrais que les relations productives que la nation métisse a établies avec des groupes de l'industrie, comme l'Association canadienne des producteurs pétroliers, l'Association minière du Canada et Enbridge, est une preuve supplémentaire que le projet de loi C-15 engendrera une plus grande certitude. Ces relations se sont traduites par des projets, comme ceux que la Fédération métisse du Manitoba a entrepris avec Enbridge, qui ont procuré des avantages tangibles à la nation métisse et au Canada.
Le consentement préalable, libre et éclairé est essentiel à notre capacité de participer réellement aux décisions qui ont une incidence sur nos vies, nos terres et nos droits. Il est nécessaire pour assurer le respect de notre droit à l'autodétermination. Ainsi, nous accepterons de participer dès le départ à d'autres projets de mise en valeur des ressources naturelles. Nous chercherons ensemble la meilleure façon d'aller de l'avant de manière à obtenir le consentement.
Il ne s'agit pas d'un veto. Je le répète, ce n'est pas un droit de veto. Il ne porte pas atteinte au processus d'approbation. Il n'y a pas de processus d'approbation valable si nous en sommes exclus. L'exigence d'un consentement préalable, libre et éclairé, en assurant notre participation, garantit la validité du processus d'approbation.
Ghislain Picard
View Ghislain Picard Profile
Ghislain Picard
2021-03-23 12:46
I'll do it in the two official languages, starting with French.
Thank you all very much.
[Witness spoke in an indigenous language]
[French]
The Assembly of First Nations Quebec-Labrador, or AFNQL, wishes to thank the standing committee for the opportunity to present its brief, as part of the study of Bill C-15, An Act respecting the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. The AFNQL is a forum for the chiefs of 43 first nations communities in Quebec and Labrador. At the heart of its mission and objectives are the affirmation of and respect for first nations laws, the recognition of first nations governments, the coordination of first nations' positions and the representation of their positions and interests before various forums.
Please note that the AFNQL is tabling a brief that will detail its views on Bill C-15. With all due respect, I want to make it clear that the brief reflects the positions of a majority of first nations in our region. You have heard or will hear the position of the Cree nation. That nation's way of thinking deserves our respect, even though our brief will confirm that we do not necessarily share the same views.
By tabling its brief, the AFNQL is requesting that amendments be made to clarify and strengthen certain parts of Bill C-15, a bill of the utmost importance. To this end, the AFNQL chiefs unanimously adopted a motion that “amendments to Bill C-15 are a minimum condition in order for the AFNQL to even consider supporting the bill.”
In fact, the implementation of the rights and principles from the Declaration for the Survival and Welfare of Indigenous Peoples Located in Canada requires that Bill C-15 take a greater step to move beyond the status quo.
To be clear, the chiefs support the principle of a bill that proposes the implementation of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. However, they cannot support Bill C-15 in its current form. The bill must go much further. The political context in Quebec, which conditions the relationship between first nations and the provincial government, deserves particular attention. We have to deal with a provincial government that refuses any discussion on the implementation of the declaration in Quebec, despite a resolution from its national assembly, which commits it to negotiate the terms of its implementation.
Next, the constitutional validity of the Act respecting First Nations, Inuit and Métis children, youth and families, Bill C-92, passed in 2019, is being challenged by the Quebec government in the Court of Appeal. With the federal government considering the introduction of additional federal legislation, including in the areas of first nations health and policing, it is essential that the legislative context be conducive to ensuring that all future federal legislation is consistent with the rights and principles of the declaration.
The implementation of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples in Canada must be done in true partnership, nation-to-nation, that is, with indigenous peoples, and must generate concrete results for the members of our communities. The Prime Minister's commitments to reconciliation are clear, but they are somewhat less clear about results. It is important to note that reconciliation in the Canadian political framework involves a clear commitment from the provinces as an essential condition for any progress in relations with first nations.
In closing, this measure cannot be treated as a form of relinquishment by first nations governments of their areas of jurisdiction, over which first nations will continue to fully exercise their right to self-determination.
Indeed, our region has carried out a vigorous examination of the bill, and we conclude that essential amendments are required so that it meets the minimum standard of legal and political acceptability. Several provisions of the bill must be amended to move beyond the status quo, including achieving certainty that the provisions of the UN declaration will be applied to interpret section 35 of the Constitution Act, 1982, and to enable the effective implementation of UNDRIP in Canadian law.
The following amendments of Bill C-15 have been identified for the bill to meet the minimum standard.
One, during a discussion with the AFNQL on March 12, Mr. Lametti indicated that his understanding was that UNDRIP should serve to interpret section 35. The statement has also been made by Minister Bennett and the AFN. Unfortunately, section 2.2 of the bill fails to clearly state this and meet this standard.
Therefore, section 2.2 should be amended to expressly state that the laws of Canada, including section 35, must be interpreted in accordance with the rights and principles derived from UNDRIP; and that the law does not operate to abrogate or limit the aboriginal treaty rights of indigenous peoples recognized in the current section 35.
Two, the wording in this same section concerning non-derogation should therefore be removed from this provision.
Three, we are also concerned about overreliance on an expansive preamble that fails to reflect the substantive provisions of the bill. In numerous preamble provisions, the body of the bill most importantly, our region has identified that the bill must include a substantive provision in the body of the bill devoted to the remediation of the doctrine portion of discovery in Canadian law.
Four, finally the bill must include a provision requiring that all courts consider the rights and principles of UNDRIP when ruling on matters, issues or subjects directly or indirectly affecting aboriginal and treaty rights of indigenous peoples.
These amendments are what is minimally required for this bill to obtain support from the Assembly of First Nations Quebec-Labrador, and our written brief also proposes additional amendments that should be considered.
The FNQL deplores the fact that the emergency regarding the adoption of the bill to implement the declaration has lasted far too long, and that we are now being asked to support this bill under duress. A bill of such great importance cannot be subject to instrumentalization with urgency as its sole argument.
The FNQL fully supports the principles of UNDRIP, however, the FNQL opposes Bill C-15 in its current form and has clearly indicated which amendments could be made to make it more acceptable. This is not necessarily a missed opportunity, and Canada can still do what it takes.
Thank you very much.
[Witness spoke in an indigenous language]
Thank you very much.
Je vais prononcer mes remarques dans les deux langues officielles.
Merci beaucoup à tous et à toutes.
[Le témoin s'exprime en langue autochtone.]
[Français]
L'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, ou APNQL, souhaite remercier le Comité permanent de l'occasion qui lui est donnée de présenter son mémoire, dans le cadre de l'étude du projet de loi C-15, Loi concernant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. L'APNQL est un lieu de concertation pour les chefs de 43 communautés de Premières Nations au Québec et au Labrador. Au cœur de sa mission et de ses objectifs, notons l'affirmation et le respect des lois des Premières Nations, la reconnaissance des gouvernements des Premières Nations, la coordination des prises de position des Premières Nations et la représentation de leurs positions et de leurs intérêts devant différentes tribunes.
Veuillez noter que l'APNQL dépose un mémoire qui exposera en détail son point de vue sur le projet de loi C-15. En tout respect, je tiens à préciser que le mémoire reflète les positions d'une majorité de Premières Nations de notre région. Vous avez entendu ou entendrez la position de la nation crie. La façon de penser de cette nation mérite notre respect, même si notre mémoire confirmera que nous ne partageons pas nécessairement les mêmes points de vue.
En déposant son mémoire, l'APNQL demande que des amendements soient apportés afin de clarifier et de renforcer certaines parties du projet de loi C-15, un projet de loi de la plus haute importance. À cet effet, les chefs de l’APNQL ont adopté unanimement une motion voulant que « des amendements au projet de loi C-15 constituent une condition minimale afin que l’APNQL puisse même envisager l’appui au projet de loi ».
En effet, la mise en œuvre des droits et des principes issus de la Déclaration pour la survie et le bien-être des peuples autochtones situés au Canada exige que le projet de loi C-15 fasse un plus grand pas pour aller au-delà du statu quo.
Soyons clairs, les chefs soutiennent le principe d'un projet de loi qui propose la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Cependant, ils ne peuvent pas appuyer le projet de loi C-15 dans sa forme actuelle. Ce dernier doit aller beaucoup plus loin. Le contexte politique au Québec, qui conditionne les relations entre les Premières Nations et le gouvernement provincial, mérite une attention particulière. Nous devons composer avec un gouvernement provincial qui refuse toute discussion sur la mise en œuvre de la Déclaration au Québec, en dépit d'une résolution de son Assemblée nationale, qui l'engage à négocier les modalités de sa mise en œuvre.
Ensuite, la validité constitutionnelle de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, la le projet de loi C-92, adoptée en 2019, est contestée par le gouvernement du Québec en Cour d'appel. Avec un gouvernement fédéral qui envisage le dépôt d'autres projets de loi fédéraux, notamment dans les domaines de la santé et des services policiers des Premières Nations, il est essentiel que le contexte législatif soit propice à ce que tous les futurs projets de loi fédéraux soient compatibles avec les droits et principes issus de la Déclaration.
La mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones au Canada doit se faire en véritable partenariat, de nation à nation, c'est-à-dire avec les peuples autochtones, et doit générer des résultats concrets pour les membres de nos communautés. Les engagements du premier ministre en vue de la réconciliation sont clairs, mais ils le sont un peu moins quant aux résultats. Il importe de souligner que la réconciliation dans le cadre politique canadien implique un engagement clair de la part des provinces, condition essentielle de tout progrès dans les relations avec les Premières Nations.
En terminant, cette démarche ne peut être traitée comme une forme de renonciation, par les gouvernements des Premières Nations, à leurs champs de compétence pour lesquels les Premières Nations continueront d'exercer pleinement leur droit à l'autodétermination.
En effet, notre région a procédé à un examen approfondi du projet de loi, et nous concluons qu'il faut y apporter des amendements essentiels pour qu'il réponde aux normes minimales d'acceptabilité juridique et politique. Un certain nombre de dispositions du projet de loi doivent être modifiées pour aller au-delà du statu quo, notamment pour obtenir la certitude que les dispositions de la Déclaration des Nations unies seront appliquées pour interpréter l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et pour permettre la mise en œuvre efficace de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones dans le droit canadien.
Voici les amendements à apporter au projet de loi C-15 pour qu'il respecte la norme minimale.
Premièrement, lors d'une discussion avec l'APNQL le 12 mars, M. Lametti a affirmé que, selon lui, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones devrait servir à interpréter l'article 35. Cette déclaration a également été faite par la ministre Bennett et l'Assemblée des Premières Nations. Malheureusement, l'article 2.2 du projet de loi ne l'énonce pas clairement et ne respecte pas cette norme.
Par conséquent, l'article 2.2 devrait être modifié pour énoncer expressément que les lois du Canada, y compris l'article 35 de la Constitution, doivent être interprétées conformément aux droits et principes découlant de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Il devrait aussi préciser que la loi n'a pas pour effet d'abroger ou de limiter les droits ancestraux issus de traités des peuples autochtones reconnus dans l'article 35 actuel.
Deuxièmement, le libellé de ce même article concernant la non-dérogation devrait donc être supprimé de cette disposition.
Troisièmement, nous sommes également préoccupés par le recours excessif à un préambule étendu qui ne reflète pas les dispositions de fond du projet de loi. Dans de nombreuses dispositions du préambule et surtout dans le corps du projet de loi, notre région a déterminé que la mesure législative doit inclure — dans le corps du texte — une disposition de fond consacrée à la remédiation de la partie de la doctrine de la découverte dans le droit canadien.
Enfin, le projet de loi doit inclure une disposition exigeant que tous les tribunaux tiennent compte des droits et des principes de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones lorsqu'ils statuent sur des questions, des problèmes ou des sujets qui touchent directement ou indirectement les droits ancestraux et issus de traités des peuples autochtones.
Ces amendements sont un minimum pour que ce projet de loi obtienne l'appui de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, et notre mémoire propose également des amendements supplémentaires qui devraient être pris en compte.
La FNQL déplore que l'urgence concernant l'adoption du projet de loi de mise en œuvre de la Déclaration n'ait que trop duré et que l'on nous demande maintenant d'appuyer ce projet de loi sous la contrainte. Un projet de loi d'une aussi grande importance ne peut faire l'objet d'une instrumentalisation avec l'urgence comme seul argument.
La FNQL soutient pleinement les principes de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Cependant, la FNQL s'oppose au projet de loi C-15 dans sa forme actuelle et a clairement indiqué quels amendements pourraient y être apportés pour le rendre plus acceptable. Il ne s'agit pas nécessairement d'une occasion manquée. Le Canada peut encore faire ce qu'il faut.
Merci beaucoup.
[Le témoin s'exprime en langue autochtone.]
Merci beaucoup.
Ghislain Picard
View Ghislain Picard Profile
Ghislain Picard
2021-03-23 13:06
I would be of the opinion that we certainly have the right to review our position, reassess our position, in light of the current political context. Since BillC-262, what have we experienced? This is where I go back to the position of provinces. We all know that at least six jurisdictions have expressed concern, going back to last fall, and before that, as the federal government was getting ready to introduce Bill C-15 in December.
At the time, what we also had in that evolving political context, if you will, was the Province of Quebec challenging a bill that was co-developed with first nations, which is Bill C-92. It's the same for Bill C-91. This is where we expressed, in my view, very legitimate concerns in terms of making sure that Bill C-15.... And, again, I want to restate the fact the UN declaration poses no concerns when it comes to our first nations. It's how we—
Je dirais que nous avons assurément le droit de revoir notre position, de la réévaluer, à la lumière du contexte politique actuel. Depuis le projet de loi C-262, que s'est-il passé? Cela me ramène à la position des provinces. Nous savons tous qu'au moins six provinces ont exprimé des réserves, si on remonte à l'automne dernier, et même avant, lorsque le gouvernement fédéral se préparait à déposer le projet de loi C-15 en décembre.
Ce qui se produisait aussi à ce moment dans ce contexte politique changeant, si on veut, c'est la contestation par le Québec d'un projet de loi préparé en collaboration avec les Premières Nations, soit le projet de loi C-92. Il en va de même du projet de loi C-91. C'est dans ce contexte que nous exprimons des préoccupations, fort légitimes à mon avis, visant à nous assurer que le projet de loi C-15... Je tiens à répéter encore une fois que nos Premières Nations n'ont aucune réserve au sujet de la Déclaration des Nations Unies. Ce qu'on veut...
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Thank you, Chair.
Kwe kwe. Ullukkut. Tansi. Hello.
Before I begin, I would like to acknowledge that I am here, in Ottawa, on the traditional territory of the Algonquin people.
I welcome this opportunity to provide you with an update on our continuing effort to confront the evolving COVID-19 pandemic and to answer your questions on supplementary estimates (C) and the main estimates.
COVID-19 has presented many challenges for all of us, and in particular at-risk or underserved communities. Throughout this time, Indigenous Services Canada has supported first nations, Inuit and Métis to ensure they have the resources they need to keep their communities safe and respond to COVID-19.
I would like to thank the committee for its report, titled “COVID-19 and Indigenous Peoples: From Crisis towards Meaningful Change”, which it presented to the House of Commons at the start of the month.
Since the beginning of the pandemic, the government has invested approximately $4 billion in COVID-19 funding for indigenous communities and organizations. And more recently, we have worked with key partners to support self-determination and community-led action for the administration of vaccines to indigenous peoples, in culturally safe settings. Strengths-based, culture-informed strategies have worked, reinforcing our commitment to reconciliation.
This pandemic has heightened entrenched health and social inequities that exist in Canada. It's why our pandemic preparedness response and recovery actions need to prioritize health equity to protect the people of Canada from the threat of COVID-19 and future pandemics.
As we support vaccine administration [Technical difficulty—Editor] vaccine rollout for indigenous adults living in cities and towns across Canada, it's a race to get the last person vaccinated, not the first. With vaccine production ramping up at Pfizer and the recent approval of the AstraZeneca and Johnson & Johnson vaccines, we can confidently [Technical difficulty—Editor] opportunity before fall 2021.
As of March 18, 2021—for the committee—200,560 doses have been administered in first nations and Inuit communities in the provinces and to residents in the territories. Vaccinations are under way in 586 indigenous and territorial communities.
Over the past two months members of the Canadian Rangers have worked in more than 25 communities across the Nishnawbe Aski Nation in northern Ontario, in particular, helping provincial authorities with tasks related to immunization. This is in addition to the 46 first nation communities that the CAF has supported in recent months to manage COVID-19 outbreaks and facilitate vaccine distribution.
As announced last week by the Prime Minister, my department and the Canadian Armed Forces will soon begin supporting an unparalleled accelerated vaccination program in a number of isolated first nation communities, as well as a select number of larger indigenous communities, starting in Manitoba.
We're currently working closely with Public Safety and the Canadian Armed Forces to expand on an accelerated vaccine rollout in first nations communities in the northern part of Manitoba. Over the next few days we'll be working in partnership with indigenous leadership to assess community needs and ensure the appropriate CAF resources are sent to communities requiring assistance. This deployment may include up to 23 different communities, and more details will be shared as we proceed with planning in the coming days.
Now let me turn to the estimates items. With supplementary estimates (C), the total authorities for 2020-21 will be $17.8 billion. These supplementary estimates reflect a net increase of $1.5 billion. Of this, $1.1 billion is related to various COVID-19 response measures previously announced. This includes $530 million to support surge health infrastructure, primary care nursing surge capacity and urgent public health responses in indigenous communities; $380 million in additional funding for the indigenous community support fund; $63.9 million for supportive care in indigenous communities; and $58 million to indigenous community businesses.
As a clarifying note, several COVID-19 initiatives were previously authorized under the Public Health Events of National Concern Payments Act. Following the repeal of the act, ISC is requesting the unspent amount as voted appropriations through the supplementary estimates (C) to continue these initiatives.
These estimates also include, among other things, additional funding to improve access to safe, clean drinking water in first nations communities and to support the implementation of An Act respecting First Nations, Inuit and Métis children, youth and families, as well as to reimburse first nations and emergency management response and recovery activities.
For 2021-22, the department's main estimates are $13.5 billion. This reflects a net increase of about $693.9 million, or 5%, compared with last year's main estimates. Our two biggest increases are a net increase of $508.6 million in 2021-22 to improve access to safe, clean drinking water in first nation communities, and an increase of $122.6 million in 2021-22 for supportive care in indigenous communities.
Before concluding and proceeding with questions, I would like to address two additional points. First is the current situation in Pikangikum First Nation. These reports of harassment towards members of the community are extremely concerning and require a thorough investigation by the police. Our top priority is ensuring the health and safety of the community members and the staff who support that community.
Due to safety and security concerns, the ISC primary care practitioners were evacuated yesterday evening. The choice to relocate the health care staff, after some time, was not a decision that was taken lightly and was only done after careful consideration and planning to ensure necessary resources are in place to serve community members in the event medical assistance is required. I want to assure everyone that we are working in partnership with the community to find a long-term solution that meets the health and security needs of both community members and health care workers.
Secondly, as this is World Water Day, I would like to take a brief moment to highlight that last week the chief and council in Wet'suwet'en First Nation confirmed that they had lifted their long-term drinking water advisory, which had been in place since 2012.
With this, our government, working in partnership with first nations, has now lifted 102 long-term drinking water advisories since 2015. During the same time, 177 short-term advisories have also been lifted, ensuring clean drinking water to first nations. Projects are also under way in 38 communities to resolve the remaining 58 long-term drinking water advisories.
This commitment to clean drinking water is not just about ending long-term drinking water advisories. It's about building sustainable systems that ensure first nations communities have access to safe drinking water now and in the future. We know that further action is required as drinking water issues remain. We continue to support first nations in meeting this commitment.
With that, I look forward to your questions.
Meegwetch. Qujannamiik. Marci. Thank you.
Merci, monsieur le président.
Kwe kwe. Ullukkut. Tansi. Bonjour.
Avant de commencer, je tiens à souligner que je suis ici, à Ottawa, sur le territoire traditionnel du peuple algonquin.
Je vous remercie de me donner l'occasion de faire le point sur les efforts que nous réalisons en permanence pour faire face à la pandémie de COVID-19, en constante évolution, et de répondre à vos questions sur le budget supplémentaire des dépenses (C) et le budget principal des dépenses.
La COVID-19 a présenté de nombreux défis pour nous tous, et en particulier pour les communautés à risque ou mal desservies. Tout au long de cette période, Services aux Autochtones Canada a soutenu les Premières Nations, les Inuits et les Métis afin de s'assurer qu'ils disposaient des ressources nécessaires pour garantir la sécurité de leurs communautés et pour réagir à la COVID-19.
Je voudrais remercier le Comité de son rapport intitulé « La COVID-19 et les peuples autochtones: de la crise à un véritable changement », qu'il a présenté à la Chambre au début du mois.
Depuis le début de la pandémie, le gouvernement a investi environ 4 milliards de dollars dans des mesures pour les communautés et les organisations autochtones en réponse à la COVID-19. Plus récemment, nous avons travaillé avec des partenaires clés pour soutenir l'autodétermination et l'action communautaire en vue de l'administration de vaccins aux Autochtones dans des contextes culturellement sûrs. Les approches sensibles à la culture ont porté leurs fruits, ce qui a renforcé notre engagement en faveur de la réconciliation.
La pandémie a accentué les inégalités sociales et de santé bien ancrées au Canada. C'est pourquoi nos mesures de préparation, d'intervention et de rétablissement en cas de pandémie doivent donner la priorité à l'équité en matière de santé afin de protéger la population du Canada contre la menace de la COVID-19 et des pandémies futures.
Parallèlement aux efforts que nous accomplissons Difficultés techniques déploiement des vaccins destinés aux adultes autochtones qui vivent dans les villes de partout au Canada. Il ne s'agit pas d'une course visant uniquement à vacciner une première personne, mais à vacciner tout le monde. Avec l'accélération de la production de vaccins chez Pfizer et l'approbation récente des vaccins d'AstraZeneca et de Johnson & Johnson, nous pouvons affirmer avec confiance Difficultés techniques possibilité d'ici l'automne 2021.
En date du 18 mars 2021, 200 560 doses ont été administrées dans les communautés des Premières Nations et des Inuits dans les provinces et aux résidants des territoires. Des vaccinations sont en cours dans 586 communautés autochtones et territoriales.
Au cours des deux derniers mois, des membres des Rangers canadiens ont travaillé dans plus de 25 communautés de la nation Nishnawbe Aski, dans le nord de l'Ontario, pour aider les autorités provinciales dans leurs tâches liées à la vaccination. Cela s'ajoute aux 46 communautés des Premières Nations qui ont reçu l'appui des Forces armées canadiennes ces derniers mois pour gérer les éclosions de COVID-19 et faciliter la distribution des vaccins.
Comme le premier ministre l'a annoncé la semaine dernière, mon ministère et les Forces armées canadiennes commenceront bientôt à soutenir un programme de vaccination accéléré sans précédent dans un certain nombre de communautés isolées des Premières Nations, ainsi que dans un nombre choisi de communautés autochtones plus importantes, en commençant par le Manitoba.
Nous travaillons actuellement en étroite collaboration avec le ministère de la Sécurité publique et les Forces armées canadiennes afin d'étendre le déploiement accéléré des vaccins dans les communautés des Premières Nations du Nord du Manitoba. Dans les prochains jours, nous travaillerons en partenariat avec les dirigeants autochtones pour évaluer les besoins des communautés et veiller à ce que les ressources appropriées des Forces armées canadiennes soient envoyées aux communautés qui ont besoin d'aide. Ce déploiement concernera jusqu'à 23 communautés différentes; nous vous communiquerons plus de détails au fur et à mesure de la planification.
Permettez-moi maintenant de passer à nos postes budgétaires. Avec le Budget supplémentaire des dépenses (C), le total des autorisations pour 2020-2021 sera de 17,8 milliards de dollars. Ce Budget supplémentaire des dépenses reflète également une augmentation nette de 1,5 milliard de dollars, dont 1,1 milliard de dollars pour diverses mesures de lutte contre la COVID-19 déjà annoncées qui seront mises en œuvre en 2021-2021. Cela comprend 530 millions de dollars pour renforcer l’infrastructure de santé de pointe, la capacité de pointe en soins infirmiers primaires et les interventions en santé publique dans les collectivités autochtones; un financement supplémentaire de 380 millions de dollars pour le Fonds de soutien aux communautés autochtones; 63,9 millions de dollars pour les soins de soutien dans les collectivités autochtones; 58 millions de dollars pour les entreprises des communautés autochtones.
À titre de précision, plusieurs initiatives liées à la COVID-19 étaient auparavant autorisées en vertu de la Loi sur les paiements relatifs aux événements de santé publique d'intérêt national. À la suite de l'abrogation de cette loi, Services aux Autochtones Canada demande le montant non dépensé en tant que crédits votés par l’entremise du Budget supplémentaire des dépenses (C) afin de poursuivre ces initiatives.
Ces budgets comprennent aussi, entre autres choses, un financement additionnel qui permettra d’améliorer l’accès à de l’eau potable propre et salubre dans les communautés des Premières Nations, d’appuyer la mise en œuvre de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis et de rembourser les coûts liés aux activités de gestion de mesures d’intervention et de rétablissement en cas d’urgence des Premières Nations.
Pour l’exercice 2021-2022, le Budget principal des dépenses du ministère est de 13,5 milliards de dollars. Il s’agit d’une augmentation nette d’environ 693,9 millions de dollars ou 5 % par rapport au budget de l’année dernière. Nos deux plus importantes augmentations sont une augmentation nette de 508,6 millions de dollars en 2021-2022 pour améliorer l’accès à de l’eau potable propre et salubre dans les communautés des Premières Nations, et une augmentation de 122,6 millions de dollars en 2021-2022 pour le financement des soins de soutien dans les communautés autochtones.
Avant de conclure et de passer aux questions, j'aimerais aborder deux autres points. Le premier concerne la situation actuelle de la Première Nation de Pikangikum. Ces rapports de harcèlement envers des membres de la communauté sont extrêmement préoccupants et nécessitent une enquête approfondie de la part de la police. Notre priorité absolue est d'assurer la santé et la sécurité des membres de la communauté et du personnel qui la soutient.
Les praticiens des soins primaires de Services aux Autochtones Canada ont été évacués hier soir pour des raisons de sécurité. La décision de relocaliser le personnel de soins de santé, après un certain temps, n'a pas été prise à la légère, mais après mûre réflexion. Une planification rigoureuse a été nécessaire pour veiller à la mise en place des ressources nécessaires pour servir les membres de la communauté au cas où une assistance médicale serait requise. Je tiens à vous assurer que nous travaillons en partenariat avec la communauté pour trouver une solution à long terme qui réponde aux besoins de santé et de sécurité des membres de la communauté et des travailleurs de la santé.
Deuxièmement, comme il s'agit de la Journée mondiale de l'eau, j'aimerais prendre un instant pour souligner que la semaine dernière, le chef et le conseil de la Première Nation Wet'suwet'en ont confirmé qu'ils avaient levé leur avis à long terme sur l'eau potable qui était en vigueur depuis 2012.
Notre gouvernement, qui travaille en partenariat avec les Premières Nations, a donc levé 102 avis à long terme sur la qualité de l'eau potable depuis 2015. En outre, 177 avis à court terme ont également été levés, ce qui permet aux Premières Nations d'avoir accès à de l'eau potable. Des projets sont en cours dans 38 communautés pour résoudre les 58 avis à long terme sur l'eau potable qui restent.
Cet engagement à l’égard de la qualité de l’eau potable ne se limite pas à lever les avis à long terme. Il vise à bâtir des systèmes durables qui permettront aux communautés des Premières Nations d’avoir accès à de l’eau potable salubre, maintenant et pour les années à venir. Nous savons que des mesures additionnelles devront être prises, car il reste encore des problèmes d’approvisionnement en eau potable, et nous continuons d’appuyer les Premières Nations pour la réalisation de cet engagement.
Je suis prêt à répondre à vos questions.
Meegwetch. Qujannamiik. Marci. Merci.
Jocelyn Formsma
View Jocelyn Formsma Profile
Jocelyn Formsma
2020-12-10 18:14
Thank you.
I think you just spoke right to my heart on that one. Both President Sheppard and I are alumni of our own national youth council for friendship centres, so we were mentored and developed through the friendship centre movement, and up until about 2016, we actually had a national youth program, which was the cultural connection for aboriginal youth. Prior to that were the urban multipurpose aboriginal youth centres, called the UMAYC for short.
These programs had a profound effect on indigenous young people across the country, and many of the colleagues that I met when we were young people in our early 20s are now leaders in national indigenous organizations, banks and companies, and they've started their own.... We're all over the place, and we're still in contact with each other.
Indigenous young people are the fastest-growing population in Canada. We know that. We know that more than half of the indigenous population across the country is under the age of 25. We have no national indigenous child care or children's framework or strategy, and we have no national youth strategy. To me, those are two major things.
In our budget submission, we've housed our request under the children, youth and family programming because we know how important it is to maintain cultural connections, to maintain family connections and to create new community connections for those urban indigenous children. Friendship centres do so much for young people in care, and even during the pandemic we've heard of friendship centres that were finding young people who were aging out of care, finding them safer homes that weren't overcrowded, and making sure that they had connections to employment and could come to the centre to apply for their CERB and receive support.
I would definitely agree, and we're also working on an anti-indigenous racism in health care initiative. We just started this past month. We don't know how things are going to roll out with urban indigenous young people as Bill C-92 is developing in jurisdictions or developing within first nations, Métis and Inuit governments, so we've been wanting to be involved in those conversations.
What I would say is that it's on our radar. Youth engagement, children and youth are huge areas of interest and passion for us, the friendship centres. Hence, we are asking for investments in children and youth programming as part of our budget ask.
Merci.
Je pense que vous avez touché directement mon cœur sur ce point. Le président Sheppard et moi-même sommes des anciens membres de notre propre conseil national de la jeunesse pour les centres d'amitié, nous avons donc été encadrés et formés par le mouvement des centres d'amitié, et jusque vers 2016, nous avions en fait un programme national pour les jeunes, qui était le lien culturel pour la jeunesse autochtone. Avant, il y avait les centres urbains polyvalents pour les jeunes Autochtones, les CUPJA pour faire court.
Ces programmes ont eu un effet profond sur les jeunes Autochtones dans tout le pays et de nombreux collègues que j'ai rencontrés lorsque nous étions jeunes au début de la vingtaine sont aujourd'hui des dirigeants d'organisations autochtones nationales, de banques et de compagnies, et ils ont lancé leur propre... Nous sommes partout, et nous sommes toujours en contact les uns avec les autres.
Les jeunes Autochtones représentent la population dont la croissance est la plus forte au Canada. Nous le savons. Nous savons que plus de la moitié de la population autochtone du pays a moins de 25 ans. Nous n'avons pas de cadre ou de stratégie pour les enfants autochtones à l'échelle nationale, ni de stratégie nationale pour la jeunesse. Pour moi, ce sont deux choses importantes.
Dans notre mémoire sur le budget, nous avons logé notre demande dans la catégorie des programmes pour les enfants, les jeunes et les familles, car nous savons à quel point il est important de maintenir les liens culturels et familiaux et de créer de nouveaux liens avec la communauté pour ces enfants autochtones en milieu urbain. Les centres d'amitié font beaucoup pour les jeunes pris en charge, et même pendant la pandémie, nous avons entendu parler de centres d'amitié qui trouvaient des jeunes qui n'étaient plus d'âge à être pris en charge, et ces centres d'amitié leur trouvaient des foyers plus sûrs et non surpeuplés, et s'assuraient de les mettre en rapport avec des possibilités d'emploi et leur permettaient de venir au centre pour demander leur PCU et recevoir du soutien.
Je serais tout à fait d'accord, et nous travaillons aussi sur une initiative de lutte contre le racisme dans les soins de santé. Nous venons de commencer le mois dernier. Nous ne savons pas comment les choses vont se déployer par rapport aux jeunes Autochtones en milieu urbain, car le projet de loi C-92 est en voie d'élaboration dans les provinces et les territoires ou au sein des gouvernements des Premières Nations, Métis et Inuits, alors nous aurions souhaité participer à ces conversations.
Je dirais que c'est sur notre écran radar. La mobilisation des jeunes, les enfants et les jeunes sont d'énormes domaines d'intérêt et de passion pour nous, les centres d'amitié. C'est pourquoi nous demandons des investissements dans les programmes pour les enfants et les jeunes dans notre demande budgétaire.
View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
Thank you, Chair, and thank you, Minister, and your team, for being here with us this evening.
Minister, yesterday, in response to the question I asked in question period about systemic racism in health care, the Prime Minister said that your government is working on indigenous health care legislation, and he believes this will assist with racism.
When we can look forward to seeing this legislation?
Merci, monsieur le président. Je remercie le ministre et les membres de son équipe d'être parmi nous ce soir.
Monsieur le ministre, pas plus tard qu'hier, en réponse à la question que j'ai posée pendant la période des questions sur le racisme systémique dans les soins de santé, le premier ministre a dit que votre gouvernement planche à la rédaction d'un projet de loi sur les soins de santé offerts aux Autochtones. Il a dit croire que ce projet de loi contribuerait à lutter contre le racisme.
Quand pouvons-nous espérer voir ce projet de loi?
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Thank you, MP Blaney.
First, I'd like to take this opportunity to congratulate you on your appointment, as well as the recent briefing with my team on Bill C-92, which I know is near and dear to everyone's heart on this committee.
This is an exceedingly difficult topic, and particularly because of what we've seen in the last month or so with respect to indigenous people. While it was a shock to non-indigenous people in Canada, it was not shocking, but a repeating pattern of a lived experience to indigenous people, who are treated badly and poorly and are subject to systemic racism across the health care system.
This is something that, as you well remember, was announced in the Speech from the Throne. COVID, again, like many things, has just exacerbated the reality.
In terms of putting forward health care legislation, we have to do this in proper consultation with indigenous communities. I have asked my team, conscious of the fact that we are operating in COVID times and have to observe physical distancing for people's health and well-being, to take the time to do the proper consultation with indigenous partners and treaty areas. A number of them have different perspectives on health needs and health engagement.
A number of the recommendations, as you'll recall, do exist in a number of reports. The one that comes to mind, obviously, is the Viens report. These issues are intermingled with jurisdictional challenges. The federal government has its role to play, which is unquestionable, but this is something we will need to do not only in partnership with indigenous people, first and foremost, but also in partnership with the provinces.
Merci, madame Blaney.
Premièrement, j'aimerais saisir l'occasion pour vous féliciter de votre nomination, de même que pour les échanges que vous avez eus récemment avec mon équipe sur le projet de loi C-92, que tous les membres de ce comité ont à cœur, je le sais.
C'est un sujet extrêmement difficile, particulièrement à la lumière des événements du dernier mois, environ, quant au traitement des Autochtones. Si cela a été un choc pour les non-Autochtones, au Canada, ce n'était pas une surprise pour les personnes autochtones, mais plutôt l'expression d'un schéma récurrent dans l'expérience vécue. Les Autochtones sont souvent maltraités et victimes de racisme systémique dans le système de santé.
Vous vous souvenez sans doute que cette mesure avait été annoncée dans le discours du Trône. La COVID n'est venue qu'amplifier ce phénomène, comme tant d'autres.
Pour ce qui est du dépôt d'un projet de loi sur les soins de santé, nous devons d'abord effectuer les consultations de mise auprès des communautés autochtones. J'ai demandé à mon équipe de prendre le temps de mener les consultations voulues auprès de nos partenaires autochtones et dans les régions visées par les traités, mais je suis conscient que nous sommes en pleine pandémie de COVID et qu'il faut respecter la distanciation sociale pour protéger la santé et le bien-être de la population. Beaucoup de personnes ont des perspectives différentes sur les besoins et l'engagement nécessaires en matière de santé.
Vous savez sûrement que bien des recommandations ont été faites dans divers rapports. Évidemment, le premier qui me vient à l'esprit est le rapport Viens. Ces enjeux sont étroitement liés aux sphères de compétence. Le gouvernement fédéral a son rôle à jouer, cela ne fait aucun doute, mais nous devrons travailler en partenariat non seulement avec les peuples autochtones, d'abord et avant tout, mais avec les provinces aussi.
View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
I really do believe that the tabling of the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.... The legislation that is on the floor, the bill that has passed through the House of Commons, Romeo Saganash's bill, unfortunately got held up in the Senate. I hope that we will be able to table that this fall. Minister Lametti is just finishing the engagements that are necessary to do that in the technical advisory committee, and we look forward to doing that.
As you know, the UN declaration was part of Bill C-91 on languages, part of Bill C-92 on child and family. We are already acknowledging how important that declaration is for us to be able to move forward, and to explain to people that the UN declaration is not scary; this is the way forward for certainty.
Je crois vraiment que le dépôt de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones... Le projet de loi en question, c'est-à-dire celui de Romeo Saganash, qui a été adopté par la Chambre des communes, a malheureusement été retenu au Sénat. J'espère que nous pourrons le déposer cet automne. Le ministre Lametti est en train de terminer les engagements nécessaires à cette fin au sein du comité consultatif technique, et nous avons hâte de nous pencher là-dessus.
Comme vous le savez, la déclaration des Nations unies faisait partie du projet de loi C-91 sur les langues et du projet de loi C-92 sur les enfants et les familles. Nous en reconnaissons déjà l'importance pour pouvoir aller de l'avant et faire comprendre aux gens que la déclaration des Nations unies n'a rien d'effrayant; c'est la voie à suivre pour avoir des certitudes.
Julian Falconer
View Julian Falconer Profile
Julian Falconer
2020-08-14 14:05
It's important that indigenous communities choose for themselves. Not everyone wants the Queen's act, and that's fair enough. There may be cultural identity protections in the legislation—I can tell you there are—but they need to be able to opt in.
I'm saying to create that option across the country. It's being done in child welfare. Bill C-92 is passed federally, even though there is provincial legislation. I'm just trying to say that this is an area where the federal government could step in and create federal standards legislatively.
Il est important que les communautés autochtones choisissent elles-mêmes. Ce n'est pas tout le monde qui souhaite être régi par la loi de Sa Majesté, et c'est très bien. La loi prévoit peut-être des mesures de protection de l'identité culturelle — je peux vous garantir qu'il y en a —, mais les communautés doivent pouvoir y adhérer.
Je vous suggère de créer cette option à la grandeur du pays, comme c'est le cas dans le domaine de la protection de l'enfance. Le gouvernement fédéral a adopté le projet de loi C-92, bien que ce soit une loi provinciale. J'essaie seulement de dire que c'est là un domaine dans lequel le gouvernement fédéral pourrait intervenir et légiférer des normes fédérales.
Results: 1 - 15 of 19 | Page: 1 of 2

1
2
>
>|
Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data