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Lib. (ON)
Kwe kwe, Unnusakkut, Tansi, hello.
I am speaking to you today from the traditional territory of the Mississaugas of the Credit First Nation. I also wish to honour the waters they paddled and their moccasins which walked these lands.
I am joining you along with my colleague, the Minister of Northern Affairs, and we are supported by our deputy minister, Daniel Watson, and his team.
While I am appearing today on my department’s 2021-2022 supplementary estimates (A), it is also at a difficult time for indigenous communities, and all Canadians.
We are all deeply heartbroken at the discovery of the unmarked remains of children at the former Kamloops residential school. This has shocked and disturbed the nation. For indigenous people across the country, these findings are deeply painful and traumatizing, but for them not as surprising, as this was forecast. These have been the stories and the “knowings” for a very long time. For six years the Truth and Reconciliation Commission heard these hard truths, along with many others, during their national and regional reconciliation gatherings. These revelations have reopened many wounds and renewed a necessary conversation on the role of residential schools, those responsible, and how as a country we can move forward together.
We are working with the Tk’emlúps te Secwépemc First Nation and our partners, such as the B.C. First Nations Health Authority, to provide the resources and the supports needed, as determined by the community. I have spoken with Kúkpi7 Casimir, most recently on Monday night, and her leadership and strength have been exemplary. We have offered support for healing, mental health supports, security and whatever she needs to support her community now, as well as support for research, archaeological expertise and commemoration going forward.
In memory of all of the children who went missing, and in support of their grieving families and communities, we provided $33.8 million through budget 2019 to implement TRC calls to action 72 to 76.
To support implementing calls to action 72 and 73, we have funded the National Centre for Truth and Reconciliation to develop and maintain the national residential school student death register and establish an online registry of residential school cemeteries.
In keeping with the principles laid out in call to action 76, after the passage of budget 2019 we engaged with communities to ensure that any program to deliver the funds to support calls to action 74 and 75 was designed in a way to meet their needs, be flexible enough to support community-led approaches and respect community protocols.
Based on what we heard, we are currently providing funding, on an urgent basis, to support indigenous-led, community-based, survivor-centric and culturally sensitive investigations of these burial sites. We are actively reaching out to indigenous communities to work with them on how they can access the $27 million of funding being delivered to support them in finding their lost children. Communities know what they need. Our government will be there to support their way forward.
In discussing the supplementary estimates (A), we know that the money is there to heal past wrongs, support self-determination and advance reconciliation with first nations, Inuit and Métis people. They reflect a net increase of $997 million, which includes the $136.4 million in new funding and $868.2 million in re-profiled funding. The re-profiled funding in these estimates will preserve funding for the ongoing implementation of the Federal Indian Day Schools Settlement Agreement and the sixties scoop settlement. As of May 31, 2021, of more than 113,000 claims received under the Federal Indian Day Schools Settlement Agreement, over 75,000 survivors have received payment of individual compensation. While COVID-19 has delayed the implementation of the Sixties Scoop Settlement Agreement, approximately 15,000 interim payments of $21,000 have been paid. These supplementary estimates will preserve the funding to complete the individual compensation, which should be determined later in the fiscal year.
These supplementary estimates also include funding to support Inuit housing, Tŝilhqot’in community priorities through their pathway agreement, implementation of the Nunavik Inuit Land Claims Agreement and many other important measures to support reconciliation.
We have provided you with a comprehensive deck on the supplementary estimates (A). I look forward to providing further details through your questions.
Meegwetch. Nakurmiik. Marsi. Thank you.
Kwe kwe, Unnusakkut, Tansi, bonjour.
Je m'adresse à vous aujourd'hui depuis le territoire traditionnel de la Première Nation des Mississaugas de Credit. D'ailleurs, j'aimerais honorer les eaux où ils ont pagayé et les mocassins qu'ils ont chaussés pour parcourir ces terres.
Je suis accompagnée de mon collègue le ministre des Affaires du Nord, et nous sommes appuyés par notre sous-ministre, Daniel Quan‑Watson, ainsi que par son équipe.
Même si je comparais aujourd'hui au sujet du Budget supplémentaire des dépenses (A) 2021‑2022 de mon ministère, je dois dire que c'est une période difficile pour les communautés autochtones et tous les Canadiens.
Nous sommes profondément attristés par la découverte des restes anonymes d’enfants à l’ancien pensionnat de Kamloops. Cela a choqué et troublé la nation et, pour les peuples autochtones de tout le pays, ces constatations sont profondément douloureuses et traumatisantes, mais malheureusement peu surprenantes. Pendant six ans, la Commission de vérité et réconciliation a entendu ces dures vérités, comme bien d’autres, lors des réunions de réconciliation nationales et régionales. Ces révélations ont rouvert de nombreuses blessures et relancé une conversation nécessaire sur le rôle des pensionnats, des responsables et de la façon dont, ensemble, nous pouvons aller de l’avant en tant que pays.
Nous travaillons avec la Première Nation Tk’emlúps te Secwe pemc et avec nos partenaires, comme la BC First Nations Health Authority, pour fournir les ressources et le soutien nécessaires, tel qu’établi par la collectivité. J’ai parlé à Kupki7 Casimer lundi soir dernier. Son leadership et sa force ont été exemplaires. Nous avons offert notre appui en matière de guérison et de santé mentale, de sécurité et tout ce dont elle a besoin pour soutenir sa communauté en ce moment, sans oublier la recherche, l’expertise archéologique et les commémorations à venir.
En mémoire de tous les enfants disparus et en appui aux familles et aux collectivités endeuillées, nous avons fourni 33,8 millions de dollars dans le cadre du budget de 2019 pour mettre en œuvre les appels à l’action 72 à 76 de la CVR.
Pour appuyer la mise en œuvre des appels à l’action 72 et 73, nous avons financé le Centre national pour la vérité et réconciliation afin qu’il élabore et tienne à jour le Registre national des élèves décédés dans les pensionnats, et établisse un registre en ligne des cimetières des pensionnats.
Conformément aux principes énoncés dans l’appel à l’action 76, après l’adoption du budget de 2019, nous avons mobilisé les collectivités pour nous assurer que tout programme visant à fournir les fonds à l’appui des appels à l’action 4 et 75 était conçu pour répondre à leurs besoins, et suffisamment souple pour appuyer les approches communautaires et respecter les protocoles communautaires.
Selon ce que nous avons entendu, nous fournissons actuellement du financement de toute urgence pour appuyer des enquêtes empreintes de sensibilité quant aux particularités culturelles et menées par des autochtones, axées sur les communautés, de même que les survivants de ces lieux de sépulture. Nous tendons activement la main aux communautés autochtones pour qu’elles travaillent avec nous sur la façon dont elles peuvent accéder au financement de 27 millions de dollars, offert pour les aider à retrouver leurs enfants perdus. Les communautés savent ce dont elles ont besoin. Nous serons là pour les appuyer alors qu’elles vont de l’avant.
Nous savons que le Budget supplémentaire des dépenses (A) prévoit des fonds pour contribuer à réparer les torts du passé, à appuyer l’autodétermination et à faire progresser la réconciliation avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Celui-ci reflète une augmentation nette de 997 millions de dollars, y compris 136,4 millions de dollars en nouveau financement et 868,2 millions de dollars en financement reporté. Les fonds reportés dans ce budget des dépenses préserveront le financement pour la mise en œuvre continue de la Convention de règlement relative aux externats indiens fédéraux, et du règlement relatif à la rafle des années 1960. En date du 31 mai 2021, sur plus de 113 000 réclamations reçues dans le cadre du Règlement concernant les pensionnats indiens du gouvernement fédéral, plus de 75 000 survivants ont reçu des paiements d’indemnisation individuelle. Bien que la COVID-19 ait retardé la mise en œuvre de la Convention de règlement relative à la rafle des années 1960, environ 15 000 paiements provisoires de 21 000 $ ont été versés. Le Budget supplémentaire des dépenses préservera le financement nécessaire à l’indemnisation individuelle, qui devrait être déterminé plus tard au cours du présent exercice.
Le Budget supplémentaire des dépenses comprend également des fonds pour appuyer le logement des Inuits, les priorités des collectivités Tsilhqot’in dans le cadre de leur entente sur la voie à suivre, la mise en œuvre de l’Accord sur les revendications territoriales des Inuits du Nunavik et de nombreuses autres mesures importantes pour appuyer la réconciliation.
Nous vous avons fourni un dossier complet sur le Budget supplémentaire des dépenses (A), et je me ferai un plaisir de vous fournir plus de détails en répondant à vos questions.
Meegwetch. Nakurmiik. Marsi. Merci.
View Dan Vandal Profile
Lib. (MB)
Thank you, Mr. Chair.
Tansi. Boozhoo. Good morning and hello.
First I want to acknowledge that I'm speaking to you from my office here in Saint Boniface—Saint Vital, in the city of Winnipeg, the homeland of the Métis nation and Treaty 1 territory.
This committee meeting comes at a time when our nation is grieving. The remains of the 215 children buried at the Kamloops Indian residential school sent shockwaves through our country. It has reignited a very important conversation and brought it back to the national consciousness.
I want to be very clear, reconciliation and the lives and well-being of indigenous peoples never stray from my mind. This is my focus and motivation as a minister and member of Parliament.
I am a proud citizen of the Métis Nation. I am honoured to live in and represent the constituency of Saint Boniface–Saint Vital. Louis Riel, who was born in Saint-Boniface and was laid to rest there, was never granted the same privilege that I am being granted. Louis Riel was democratically elected as a member of Parliament for the constituency of Provencher, not on one or two occasions but on three occasions, yet he was never allowed to rightfully take his seat in the House.
The opportunities that I have been granted are some that my ancestors would never have believed possible. I work every day with this knowledge; it drives and motivates my work.
As Minister of Northern Affairs, I strive to listen to northerners to ensure that their needs and priorities drive my department's work. A year and a half ago, when I was appointed minister, I stated that decisions for the north would no longer be made in Ottawa boardrooms. My team and I remain committed to that vision. We work for the north and with the north. That's why the Arctic and northern policy framework is so important to our combined work together.
The investments my department is seeking through supplementary estimates (A) are driven by this approach, focusing on the responses to COVID-19, as well as housing and infrastructure needs. The pandemic has highlighted what people have known for far too long, which is that indigenous peoples and northern communities have been underserved. Further, we have recently been reminded of the consequences of colonialism for indigenous peoples and communities.
We know that in Canada's north, food prices can be significantly higher than in the rest of Canada. Additional factors, such as geographic isolation, make northerners particularly at risk for food insecurity. This vulnerability has only been made worse by the COVID-19 pandemic. In April 2020, our government provided an additional $25 million to Nutrition North Canada to increase subsidy rates on nutritious food and essential hygiene items. Our government also introduced the harvesters support grant, which was co-developed with Inuit partners to help with costs related to hunting and harvesting, and to create greater access to traditional country foods. Building on this, and to address the ongoing concerns, the estimates in front of you provide $20 million in funding to maintain Nutrition North Canada measures introduced in April 2020.
These supplementary estimates also provide $50 million in 2021-22 for the Governments of Northwest Territories and Nunavut. There is $25 million each to respond to their short-term critical housing needs. I view these as down payments on the housing situation in the north. The need is clear and we are committed to closing the unacceptable gap that exists in the north. These amounts are intended to address immediate and pressing housing needs this year.
We recognize that more investment is required. From budget 2021, northerners will also benefit from the $2.5 billion in new funding through the national housing strategy, delivered by CMHC across Canada, and the $4.3 billion in new funding in distinctions-based indigenous infrastructure, which can include housing.
Mr. Chair, as I stated before, reconciliation is always at the forefront of my mind as minister. I'm working toward a renewed relationship between Canada and indigenous peoples, including through the Inuit-Crown partnership committee, that respects constitutionally guaranteed rights and is based on collaboration and co-operation.
I want to thank you again for this opportunity to meet with you virtually today.
I welcome your questions.
Thank you. Meegwetch.
Merci, monsieur le président.
Tansi. Boozhoo. Bonjour.
Je tiens d’abord à souligner que je m’adresse à vous aujourd’hui depuis mon bureau de Winnipeg, une ville qui est la patrie de la nation métisse, où vivent maintenant de nombreux Inuits et qui se situe sur le territoire visé par le Traité no 1.
Alors que les membres de ce comité se réunissent, notre pays est en deuil. La découverte des traces de 215 enfants à l'ancien pensionnat indien de Kamloops a profondément bouleversé le pays. Cette découverte a relancé une question très importante, et ce, à l'échelle nationale.
Permettez-moi d'être très clair. La réconciliation avec les peuples autochtones, la vie et le bien-être des personnes autochtones ne quittent jamais mes pensées. C'est ma motivation et ma vocation en tant que ministre et en tant que député.
Je suis un fier citoyen de la nation métisse. C'est un grand honneur pour moi de vivre à Saint‑Boniface—Saint‑Vital et de représenter mes concitoyens. Louis Riel, qui est né et enterré à Saint‑Boniface, n'a jamais eu cette chance. Il fut démocratiquement élu député de Provencher, pas une ni deux, mais trois fois. Pourtant, on ne lui a jamais permis de siéger à la Chambre des communes.
Les occasions que j’ai aujourd’hui auraient été inimaginables pour mes ancêtres. Tous les jours, je fais ce que je fais en étant conscient de cette réalité, et cela motive mon travail.
En tant que ministre des Affaires du Nord, je m’efforce d’écouter les gens du Nord et de veiller à ce que leurs besoins et leurs priorités guident le travail de mon ministère. Il y a un an et demi, lorsque j’ai été nommé ministre, j’ai déclaré que les décisions pour le Nord ne seraient plus prises dans les salles de conférence à Ottawa; mon équipe et moi demeurons engagés envers cette vision. Rien pour le Nord sans le Nord, c’est pourquoi le Cadre stratégique pour l’Arctique et le Nord est si important pour notre travail commun.
Les investissements que mon ministère cherche à obtenir dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses (A) découlent de cette approche, qui met l’accent sur les réponses à la COVID-19 ainsi que sur les besoins en matière de logement et d’infrastructures. La pandémie a mis en lumière ce que nous savons depuis trop longtemps: les Autochtones et les communautés du Nord sont mal desservis. De plus, on nous a récemment rappelé les conséquences du colonialisme pour les peuples et les communautés autochtones.
Nous savons que les prix des aliments dans le Nord du Canada peuvent être beaucoup plus élevés que dans le reste du Canada. D’autres facteurs, comme l’isolement géographique, font que les habitants du Nord sont particulièrement à risque d’insécurité alimentaire, des vulnérabilités qui ont été exacerbées par la pandémie de COVID-19. En avril 2020, notre gouvernement a fourni 25 millions de dollars supplémentaires à Nutrition Nord Canada pour augmenter les taux de subvention sur les aliments nutritifs et les articles d’hygiène essentiels. Notre gouvernement a également mis en place la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs, élaborée conjointement avec des partenaires inuits pour aider à assumer les coûts liés à la chasse et à la récolte, ce qui permet un meilleur accès aux aliments traditionnels. À partir de là, et pour répondre aux préoccupations actuelles, le Budget supplémentaire des dépenses prévoit un financement de 20 millions de dollars pour maintenir les mesures de Nutrition Nord Canada introduites en avril 2020.
Ce Budget supplémentaire des dépenses prévoit également 50 millions de dollars en 2021-2022 pour les gouvernements des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, soit 25 millions de dollars chacun, afin de répondre à leurs besoins critiques à court terme en matière de logement. Le besoin est clair, et nous sommes déterminés à combler l’écart inacceptable qui existe dans le Nord. Ces montants visent à répondre aux besoins immédiats et pressants en matière de logement cette année.
Ces montants visent à répondre aux besoins immédiats et pressants en matière de logement cette année. Nous reconnaissons qu’il faut investir davantage. Dans le budget de 2021, les résidents du Nord profiteront également des 2,5 milliards de dollars en nouveaux fonds de la Stratégie nationale sur le logement offerts par la SCHL dans l’ensemble du Canada et des 4,3 milliards de dollars en infrastructures communautaires autochtones fondées sur les distinctions.
Monsieur le président, comme je l’ai mentionné plus tôt, la réconciliation est toujours au cœur de mes préoccupations. Je travaille en faveur d’un renouvellement de la relation entre le Canada et les peuples autochtones, notamment au sein du partenariat Couronne-Inuit, fondé sur le respect des droits constitutionnels des Autochtones, sur la coopération et sur la collaboration.
Je tiens à vous remercier encore une fois de m’avoir donné l’occasion de vous rencontrer virtuellement aujourd’hui.
Je serai heureux de répondre à vos questions.
Merci. Meegwetch
View Jamie Schmale Profile
CPC (ON)
Minister, as you know, the Tk'emlúps first nation is paying for security and commemorations and other costs associated with the discovery of those graves. They've asked for short-term funding from the government, as I'm sure you know, to assist them with that. Is that something the government is investigating? If yes, has money been provided? If no, is there a timeline on when they might see that?
Madame la ministre, comme vous le savez, la Première Nation Tk’emlúps paie pour la sécurité, les commémorations et d’autres coûts associés à la découverte de ces tombes. Elle a demandé du financement à court terme au gouvernement, comme vous le savez sans doute, afin de l'aider à cet égard. Le gouvernement mène-t-il une enquête à ce sujet? Si oui, des fonds ont-ils été fournis? Dans la négative, y a-t-il un délai pour le faire?
View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
Sure.
Minister Miller and his department are providing whatever Tk'emlúps needs by way of security and mental health supports, and we will work with Kúkpi7 Casimir on anything around gatherings or the kind of commemoration they are planning.
Bien sûr.
Le ministre Miller et son ministère fournissent tout ce dont les Tk’emlúps ont besoin en matière de sécurité et de santé mentale, et nous travaillerons avec Kúkpi7 Casimir sur tout ce qui entoure les rassemblements ou les commémorations qu’ils planifient.
View Mumilaaq Qaqqaq Profile
NDP (NU)
View Mumilaaq Qaqqaq Profile
2021-06-10 11:45
Let's also be extremely clear that finding the remains of these children was not an initiative set out by the federal government. It was an initiative funded by the provincial government. How much longer would we have been waiting if that didn't happen? This didn't happen because the federal institution cares. This happened because a provincial government cares. This was brought to light because of a provincial government, not because of the federal government.
Why is it suddenly such an urgent matter to distribute this money? Why was this not a priority of your department? It took the B.C. government's funding to uncover the mass grave in Kamloops. Do you think it is the federal government's responsibility to fund these searches?
Il est manifeste au plus haut point que la découverte de ces restes d'enfants ne résultait pas d'une initiative du gouvernement fédéral. Il s'agissait d'une initiative financée par le gouvernement provincial. Combien de temps aurions-nous attendu sans ce concours? Cela ne s'est pas produit parce que l'institution fédérale s'en souciait, mais bien parce que le gouvernement provincial s'en est soucié. C'est à cause du gouvernement provincial, non du gouvernement fédéral, que la lumière a été faite.
Pourquoi est-il soudainement si urgent de dépenser cet argent? Pourquoi n'était-ce pas une priorité de votre ministère? Il a fallu le financement du gouvernement de la Colombie-Britannique pour découvrir la fosse commune de Kamloops. Pensez-vous que c'est la responsabilité du gouvernement fédéral de financer ces recherches?
View Carolyn Bennett Profile
Lib. (ON)
It most certainly is the federal government's responsibility to fund these searches, and that is why in budget 2019 we put that money aside for that purpose.
I think in the case of Tk'emlúps, they've been working on this for 20 years. They were able to secure, from the federal government, money from Heritage Canada in the pathways to healing, and we will move forward with all other communities to take responsibility, for us to support communities in their way forward.
Certainement que c'est la responsabilité du gouvernement fédéral de financer ces recherches, et c'est pourquoi nous avons prévu de l'argent dans le budget de 2019 à cette fin.
Je pense que dans le cas des Tk'emlúps, on y travaille depuis 20 ans. Ils ont réussi à obtenir du financement fédéral de Patrimoine canadien dans le cadre du programme des chemins de la guérison. Assumant notre responsabilité, nous travaillerons avec toutes les autres collectivités pour les soutenir dans leur cheminement.
View Marc Miller Profile
Lib. (QC)
Kwe kwe. Unnusakkut. Tansi. Hello.
Hello.
Before I begin, I want to acknowledge that in Ottawa, I'm on the traditional territory of the Algonquin Anishinabe people.
First and foremost, I do want to say a few words for the communities, families and friends impacted by the tragic news of the children whose remains were recently found at the former Kamloops residential school located on the traditional territory of the Tk'emlúps te Secwe̓pemc people.
I'd like to thank the members for their continued advocacy and echoing indigenous voices here in Parliament.
While this discovery has shocked and disturbed the nation, for indigenous peoples across the country, these findings are deeply painful, traumatizing and triggering, although they are not surprising, particularly for the indigenous peoples who have known this truth for far too long.
Our thoughts remain with the families and communities impacted not only by this discovery but by the residential school system. It is essential that we respect and continue to respect the privacy, space and mourning period of those communities that are collecting their thoughts and putting together their protocols as to how to honour these children.
We recognize that there is a continuing need for psychological wellness services associated with childhood and intergenerational trauma. We will continue to work with our partners and the communities, first and foremost to ensure adequate access to appropriate services.
The survivors and the families affected by the indigenous residential schools system have access, among other things, to the national Indian residential schools crisis line if they need it. The Indian residential schools resolution health support program also offers access to elders, to traditional healers and to other appropriate forms of cultural and emotional support, as well as to professional mental health counselling.
In addition, all indigenous peoples can access the hope for wellness help line, online or by phone, to get help. During the COVID-19 pandemic, we are offering additional support so that indigenous communities can adapt and broaden mental health services.
We also recently announced $597.6 million over three years for a mental health and wellness strategy based, of course, on the distinct characteristics of the First Nations, the Inuit and the Métis Nation. The strategy includes continuing support for former residential schools students and their families. It will be based on existing competencies and will help to fill gaps and respond to the existing, emerging and future needs of indigenous communities.
I'm here today to answer your questions on the supplementary estimates (A) for 2021-22 and to provide you with an update on continuing efforts to confront the evolving COVID-19 pandemic. I will also answer any other questions that the committee chooses.
For this year, the total authority will be $18.9 billion, which reflects a net increase of $5.4 billion. This includes support for initiatives such as funding for COVID-19 responses, including, notably, $760.7 million for the indigenous community support fund that has been so welcomed, $64 million for the continuation of public health responses in indigenous communities and $332.8 million for indigenous communities affected by disruptions to their revenue due to COVID-19, which we announced, made official and launched yesterday.
The net increase for the supplementary estimates (A) also includes $1.2 billion for out-of-court settlements to advance Canada's overall commitment to reconciliation by paving the way to a more respectful and constructive relationship with indigenous peoples.
It also includes $1.1 billion for child and family services to support a proactive agreement on a non-compliance motion before the CHRT. The funding is crucial. Since the CHRT issued its first order for Canada to cease its discriminatory practices in 2016, we have been working with first nations leaders and partners to implement the tribunal's orders, and we are in compliance. The $1.1 billion will go to communities that are engaged in activities that prevent the apprehension of kids and contribute to the transformation of the system that has been so broken.
Let me be clear once again. We share the same goal: First nations children historically harmed by the child welfare system will receive fair, just and equitable compensation. The government is not questioning or challenging the notion that compensation should be awarded to first nations children who were harmed by the historical discrimination and underfunding of the child welfare system. The question is not whether we compensate; it is a question of doing so in a way that is fair, equitable and inclusive of those directly impacted.
To this end, we have already consented to certification of the consolidated class action filed in the Federal Court by the Assembly of First Nations and Councillor Xavier Moushoom regarding the same children who were harmed by the system, as contemplated by the CHRT. Furthermore, we are currently in mediation with the partners, but as is set out in the mediation agreement, those discussions will remain confidential out of respect.
We remain committed to providing first nations children access to the necessary supports and services in partnership with indigenous peoples. To that effect, it's important to note that 820,000 claims under Jordan's principle have been processed since 2016, which represents close to $2 billion in funding.
Most notably, in January 2020, An Act respecting First Nations, Inuit and Métis children, youth and families came into force. It is key to this conversation in transforming the relationship, responding to the calls to action and setting a new way forward. Indigenous governments and communities have always had the inherent right to decide things that people like me take for granted; that is, what is best for their children, their families and their communities. The act provides a path for them to fully exercise and lift up that jurisdiction.
As a result of this work led by indigenous communities, two indigenous laws have now come into force under the federal law, the Wabaseemoong Independent Nations law in Ontario and the Cowessess First Nation Miyo Pimatisowin Act in Saskatchewan. In each of these communities, children will have greater opportunity to grow up and thrive immersed in their culture and surrounded by loved ones.
I will now move on to an update on COVID-19.
Throughout the pandemic, and still today, Indigenous Services Canada has been aware of the particular vulnerability of indigenous communities to the virus.
From the outset, we knew that immediate, decisive measures were necessary to protect the communities as best we could. Our absolute priority was the safety, health and well-being of the First Nations, the Inuit and the Métis.
However, without the dedication and determination of all of the leaders of those communities, none of that would have been possible. I want to thank them for their continuous work over the last year, in particular in encouraging the members of their communities to get vaccinated.
With respect to vaccine roll-out, as of June 7, 687 indigenous communities had campaigns underway. In total, that corresponds to 540,581 doses administered, including first and second doses.
This means that 41% of eligible people aged 12 and over in the communities or living in the territories have received two doses of the vaccine. This is crucial in the communities where the population is predominantly young.
In addition, 80% of people have received a first dose, and if we consider those aged 12 and over, we are talking about 72%. So this is tremendous progress.
With respect to the number of cases, as of June 9, in First Nations communities, we are aware of 761 active cases, which is, fortunately, a decline from the previous week. That brings us now to just about 30,568 confirmed cases of COVID-19. Of those, 29,459 people have recovered, and, tragically, 348 others have died.
I see that perhaps that you're flagging me, Bob, or do I have a couple of minutes?
Kwe Kwe. Unnusakkut. Tansi. Bonjour.
Bonjour.
D'abord, je tiens à reconnaître qu'à Ottawa, je me trouve sur le territoire ancestral du peuple algonquin anishinabe.
En premier lieu, j'aimerais adresser quelques mots aux communautés, aux familles et aux proches touchés par la tragique nouvelle de la découverte de dépouilles d'enfants à l'ancien pensionnat de Kamloops, situé sur le territoire ancestral du peuple Tk'emlúps te Secwe?pemc.
Je remercie les membres du Comité de défendre les intérêts des Autochtones et de se faire l'écho de leurs voix ici au Parlement.
Bien que cette découverte ait choqué et troublé le pays tout entier, pour les peuples autochtones d'un océan à l'autre, elle est extrêmement douloureuse, traumatisante et provocante, bien qu'elle ne soit pas surprenante, en particulier pour ceux qui connaissent la vérité depuis trop longtemps.
Nos pensées accompagnent les familles et les communautés touchées non seulement par cette découverte, mais aussi par le régime des pensionnats. Il est essentiel que nous continuions de respecter la vie privée, l'espace et le deuil de ces communautés qui se recueillent et mettent en place les protocoles par lesquels elles veulent honorer ces enfants.
Nous reconnaissons qu'il y aura un besoin continu de services pour le bien-être psychologique liés aux traumatismes de l'enfance et intergénérationnels. Nous continuerons de travailler avec nos partenaires et les communautés, d'abord et avant tout pour assurer un accès adéquat aux services appropriés.
Les survivants et les familles touchés par le système des pensionnats autochtones peuvent accéder notamment à la ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens en cas de besoin. Le Programme de soutien en santé: résolution des questions des pensionnats indiens offre également l'accès à des aînés, à des guérisseurs traditionnels et à d'autres formes appropriées de soutien culturel et émotionnel, ainsi qu'à des conseils professionnels en santé mentale.
De plus, tous les peuples autochtones peuvent accéder, en ligne ou au téléphone, à la Ligne d'écoute d'espoir pour obtenir de l'aide. Dans le contexte de la pandémie de COVID‑19, nous offrons un soutien supplémentaire afin que les communautés autochtones puissent adapter et étendre les services en santé mentale.
Nous avons également annoncé récemment 597,6 millions de dollars sur trois ans pour une stratégie en matière de santé mentale et de bien-être fondée, bien sûr, sur ce qui distingue les Premières Nations, les Inuits et la nation métisse. La stratégie comprend un soutien continu pour les anciens élèves des pensionnats et leurs familles. Elle s'appuiera sur les compétences existantes, aidera à combler les lacunes et répondra aux besoins actuels, émergents et futurs des communautés autochtones.
Je suis ici aujourd'hui pour répondre à vos questions sur le Budget supplémentaire des dépenses (A) de 2021-2022 et pour faire le point sur la poursuite de la lutte contre la pandémie de COVID-19. Je répondrai aussi à toutes les autres questions que le Comité voudra bien me poser.
Pour cette année, le total des autorisations est de 18,9 milliards de dollars, soit une augmentation nette de 5,4 milliards. Cela comprend l'aide au financement d'initiatives comme les interventions liées à la COVID-19, notamment 760,7 millions de dollars pour le Fonds de soutien aux collectivités autochtones, qui a été si bien accueilli, 64 millions pour la poursuite des interventions en santé publique dans les communautés autochtones et 332,8 millions pour les communautés touchées par des perturbations de leurs revenus en raison de la COVID-19, une initiative que nous avons annoncée et lancée officiellement hier.
L'augmentation nette du Budget supplémentaire des dépenses (A) comprend aussi 1,2 milliard de dollars pour les règlements extrajudiciaires, afin de promouvoir l'engagement global du Canada en faveur de la réconciliation en ouvrant la voie à une relation plus respectueuse et constructive avec les peuples autochtones
Elle prévoit aussi 1,1 milliard de dollars pour les services à l'enfance et à la famille afin de favoriser une entente proactive sur une requête en non-conformité devant le Tribunal canadien des droits de la personne. Ce financement est essentiel. Depuis que le tribunal a ordonné la première fois en 2016 que le Canada mette fin à ses pratiques discriminatoires, nous travaillons avec des dirigeants et des partenaires des Premières Nations pour nous conformer à ses ordonnances, ce qui est chose faite. Cette somme de 1,1 milliard de dollars sera versée à des communautés engagées dans des activités qui préviennent la prise en charge de leurs enfants et qui contribuent à transformer un système qui en a grandement besoin.
Je le dis clairement: nous avons le même objectif, à savoir que les enfants des Premières Nations qui ont souffert par le passé du système de protection de l'enfance recevront une indemnisation juste et équitable. Le gouvernement ne remet pas en question l'idée d'indemniser ces jeunes victimes de discrimination et du sous-financement du système d'aide à l'enfance. Il ne s'agit pas de savoir si nous allons les indemniser; il s'agit de le faire d'une manière juste, équitable et inclusive pour les personnes directement touchées.
Nous avons déjà consenti à la certification du recours collectif déposé devant la Cour fédérale par l'Assemblée des Premières Nations et le conseiller Xavier Moushoom à l'égard des mêmes enfants qui ont été lésés par le système, comme le voulait le tribunal des droits de la personne. Nous sommes aussi actuellement en médiation avec les partenaires, mais comme le veut l'entente à ce sujet, le respect exige que les discussions restent confidentielles.
Nous demeurons déterminés à ce que les enfants des Premières Nations aient accès à l'aide et aux services nécessaires en partenariat avec les peuples autochtones. Il convient de signaler ici que 820 000 demandes présentées en application du principe de Jordan ont été traitées depuis 2016, ce qui représente près de 2 milliards de dollars de financement.
Plus particulièrement, en janvier 2020, la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis est entrée en vigueur. Elle s'avère essentielle pour transformer la relation, répondre aux appels à l'action et tracer une nouvelle voie à suivre. Les gouvernements et les communautés autochtones ont toujours eu le droit inhérent de prendre des décisions que des gens comme moi tiennent pour acquises, à savoir ce qui vaut mieux pour leurs enfants, leurs familles et leurs communautés. La loi leur procure un moyen de faire valoir et d'exercer pleinement ce droit.
Grâce à ce travail mené par les communautés, deux lois autochtones sont maintenant appliquées en vertu de la loi fédérale: la loi des Nations indépendantes Wabaseemoong, en Ontario, et la Cowessess First Nation Miyo Pimatisowin Act, en Saskatchewan. Dans chacune de ces communautés, les enfants auront plus de chances de grandir et de s'épanouir imprégnés de leur culture et entourés de leurs proches.
Passons maintenant à une mise à jour concernant la COVID‑19.
Tout au long de la pandémie, et encore aujourd'hui, Services aux Autochtones Canada a été conscient de la vulnérabilité particulière des communautés autochtones face au virus.
Dès le début, nous savions que des mesures immédiates et décisives étaient nécessaires pour protéger les communautés du mieux que nous le pouvions. Notre priorité absolue était la sécurité, la santé et le bien-être des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Cependant, sans le dévouement et la détermination de tous les dirigeants de ces communautés, rien de cela n'aurait été possible. Je tiens à les remercier de leur travail continu au cours de la dernière année, notamment, en encourageant les membres de leurs communautés à se faire vacciner.
En ce qui concerne la progression de la vaccination, en date du 7 juin, 687 communautés autochtones avaient des campagnes en cours. Au total, cela correspond à 540 581 doses administrées, ce qui inclut les premières et deuxièmes doses.
Ainsi, plus de 41 % des personnes admissibles de 12 ans et plus dans les communautés, ou vivant dans les territoires, ont reçu les deux doses du vaccin. C'est crucial dans les communautés où la jeunesse prédomine.
Par ailleurs, 80 % des personnes ont reçu une première dose et, si l'on considère les 12 ans et plus, on parle de 72 %. C'est donc un très grand progrès.
En ce qui concerne le nombre de cas, en date du 9 juin, dans les communautés des Premières Nations, nous sommes au courant de 761 cas actifs, ce qui est, heureusement, une diminution par rapport à la semaine dernière. Cela nous amène à tout juste 30 568 cas confirmés de COVID‑19. Parmi ceux-ci, 29 459 personnes sont rétablies et, tragiquement, 348 autres sont décédées.
Je vois que vous me signalez peut-être quelque chose, monsieur le président, ou est-ce que j'ai encore quelques minutes?
Daniel Quan-Watson
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Daniel Quan-Watson
2021-06-03 11:04
Kwe kwe, ullukkut, tansi, hello, good morning.
Mr. Chair, I'd like to acknowledge that I am speaking to you today from Treaty 6 territory in Edmonton, the traditional territory for many indigenous peoples, in particular the Cree, Saulteaux, Niitsitapi, Blackfoot, Métis and Nakota Sioux.
I'm supported by my senior officials from the department, as well as by my colleague, associate deputy minister of Indigenous Services Canada, Valerie Gideon. We will be available to answer questions on many mental health and other health supports.
I would like to begin by paying tribute to survivors of residential schools, their families and their communities, and by acknowledging the ongoing impact of intergenerational trauma.
Today, our hearts are with the Tk'emlúps te Secwepemc people, survivors, families and indigenous communities across Turtle Island as they grieve the loss of these innocent children.
Tragically, the gravesite in Kamloops isn't an isolated case. The Truth and Reconciliation Commission documented more than 4,100 deaths of residential school students across the country. There are other known cases of unmarked graves across the country, and many more—thousands, even—will be located. This is the grim reality of residential schools.
As we reflect on this loss, we must acknowledge that this isn't a purely historical event. There are parents who are still living and who lost children, maybe even amongst those found in Kamloops.
There are surviving brothers, sisters, nieces, nephews and other family members who will be wondering if their loved ones are among those who have been located. We are resolved to follow the wishes of communities and offer support, as needed, to those affected, and to memorialize those innocent souls.
The recent events in Kamloops remind us about the importance of acknowledging the legacy of residential schools and their tragic impact on first nations, Inuit and Métis peoples. It is difficult to imagine the pain suffered by so many indigenous children and their families and communities. It is said that one of the children found at the Kamloops residential school may have been as young as three years old—a life that was stolen and likely buried without a proper ceremony. It's disturbing, and it should never have happened, but it did.
Many students who went to residential school never returned. They were lost to their families. They died at rates far higher than those experienced by the general school-aged population. Their parents were often not informed of their sickness and death. They were buried, away from their families, in long-neglected graves.
Although it is painful, we need to continue to search for answers. Canadians have a responsibility to know the history and legacy of residential schools, and to honour residential school survivors, their families and communities.
Archaeological and historical research was conducted about potential gravesites and cemeteries at former residential school sites across Canada in advance of the Truth and Reconciliation Commission hearings. All available federal-related records were turned over to the TRC. The National Centre for Truth and Reconciliation now houses the reports on the deaths of students. As technology evolves, it is likely that other burial sites will be uncovered.
Identifying burial locations of children who died while attending residential schools is fundamental to providing closure for families. Significant progress is being made with the Truth and Reconciliation Commission's 94 calls to action. Approximately 80% of the calls to action under the sole or shared responsibility of the federal government are completed or well under way.
We know that we can do better. Indeed, we must. Collectively, we must chart a new path toward a Canada that honours, respects and is fully inclusive for first nations, Inuit and Métis peoples. Renewed relationships are fundamental to the growth and prosperity of our country.
Meegwetch, qujannamiik, marci, thank you.
Kwe kwe, ullukkut, tansi, hello, bonjour.
Monsieur le président, je tiens à souligner que je m'adresse à vous depuis le territoire visé par le Traité no 6 à Edmonton, territoire traditionnel de nombreux peuples autochtones, notamment les Cris, les Saulteaux, les Niitsitapi, les Pieds-Noirs, les Métis et les Sioux Nakota.
Je suis accompagné par de hauts fonctionnaires de mon ministère, ainsi que la sous-ministre déléguée des Services aux Autochtones du Canada, Valerie Gideon. Nous répondrons aux questions sur la santé mentale et les soutiens à la santé.
J’aimerais commencer par rendre hommage aux survivants des pensionnats, à leurs familles et à leurs collectivités, et reconnaître les répercussions continues des traumatismes intergénérationnels.
Aujourd’hui, nous sommes de tout cœur avec les Tk'emlups te Secwepemc, les survivants, les familles et les communautés autochtones de l’île de la Tortue qui pleurent la perte de ces enfants innocents.
Malheureusement, le cimetière de Kamloops n’est pas un cas isolé. La Commission de vérité et réconciliation a répertorié plus de 4 100 décès d’élèves des pensionnats dans l’ensemble du pays. Il y a d’autres cas connus de tombes non marquées au pays, et beaucoup d’autres, des milliers même, seront repérées. C’est la triste réalité des pensionnats.
En réfléchissant à cette perte, nous devons reconnaître qu’il ne s’agit pas d’un événement purement historique. Il y a des parents qui vivent encore et qui ont perdu des enfants, peut-être même parmi ceux qu’on trouve à Kamloops.
Il y a des frères, des sœurs, des nièces, des neveux et d'autres membres de la famille qui survivent et qui se demandent si leurs proches font partie de ceux qui ont été retrouvés. Nous sommes résolus à suivre la volonté des collectivités et à offrir notre soutien, au besoin, aux personnes touchées, afin de commémorer ces âmes innocentes.
Les récents événements survenus à Kamloops nous rappellent l'importance de reconnaître les séquelles des pensionnats et leurs répercussions tragiques sur les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Il est difficile d'imaginer la douleur qu'éprouvent tant d'enfants autochtones, leurs familles et leurs communautés. On dit que l'un des enfants trouvés au pensionnat de Kamloops n'avait peut-être que trois ans. Une vie qui a été volée et probablement enterrée sans cérémonie appropriée. C'est troublant et cela n'aurait jamais dû se produire. Mais cela s'est produit.
De nombreux élèves qui sont allés au pensionnat ne sont jamais revenus. Ils ont été perdus à tout jamais pour leurs familles. Leur taux de mortalité était beaucoup plus élevé que celui de la population d'âge scolaire en général. Leurs parents n'étaient souvent pas informés de leur maladie et de leur mort. Ils étaient enterrés loin de leurs familles dans des tombes longtemps négligées.
Même si c'est douloureux, nous devons continuer à chercher des réponses. Les Canadiens ont la responsabilité de connaître l'histoire et les séquelles des pensionnats, et d'honorer les survivants des pensionnats, leurs familles et leurs communautés.
Avant les audiences de la Commission de vérité et réconciliation, des recherches archéologiques et historiques ont été menées sur des lieux de sépulture et des cimetières potentiels d'anciens pensionnats partout au Canada. Tous les documents fédéraux connexes disponibles ont été remis au Centre national pour la vérité et la réconciliation, qui héberge maintenant les rapports sur le décès d'élèves. À mesure que la technologie évoluera, il est probable que d'autres lieux de sépulture seront découverts.
Il est essentiel de déterminer les lieux de sépulture des enfants qui sont morts dans les pensionnats pour permettre aux familles de tourner la page. Des progrès importants sont réalisés grâce aux 94 appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. Environ 80 % des appels à l'action relevant de la responsabilité exclusive ou partagée du gouvernement fédéral sont terminés ou sont bien avancés.
Nous savons que nous pouvons faire mieux; en fait, nous devons faire mieux. Collectivement, nous devons tracer une nouvelle voie vers un Canada qui honore, respecte et inclut entièrement les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Des relations renouvelées sont essentielles à la croissance et à la prospérité de notre pays.
Meegwetch, qujannamiik, marci, thank you, merci.
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CPC (BC)
I'm talking about for Kamloops, specifically. Have you done anything in terms of their plots?
I know that Chief Casimir indicated that she hadn't seen any support come through on any of these calls to action. Maybe there is some national work going on, but after six years you would think the biggest residential school in the country would have had some direct conversations and direct engagement and some direct work. It's been six years, so, again, specific to this community, have dollars flowed? Have conversations been had? Have meetings been had?
Have you listened to their direction? I understand that it was a provincial grant that got them to where they were, so they had to struggle to get a provincial grant. It wasn't federal dollars.
Je parle de la situation à Kamloops plus précisément. Avez-vous pris des mesures concernant leurs emplacements?
Je sais que la cheffe Casimir a indiqué n'avoir constaté aucun soutien faisant suite à ces appels à l'action. Il y a peut-être des gestes qui sont posés à l'échelle nationale, mais, après six ans, on s'attendrait à ce qu'il y ait eu certains échanges directs, et à ce que l'on ait amorcé le travail pour ce qui est du plus grand pensionnat au pays. Je vous demande donc encore une fois si des sommes ont été dépensées pour cette communauté? Y a‑t‑il eu des conversations? Est‑ce que des rencontres ont été tenues?
Avez-vous écouté ce que les dirigeants de cette communauté avaient à dire? J'ai appris que c'est une subvention provinciale qui leur a permis de progresser jusque-là. La communauté a dû se débrouiller pour obtenir des fonds de la province, car elle n'a rien reçu du fédéral.
Daniel Quan-Watson
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Daniel Quan-Watson
2021-06-03 11:14
I'm pleased to be able to report that it was in fact a federal grant. It came from Canadian Heritage. It was part of the celebration and commemoration fund. It was approximately $40,000. The grant is available online. You can find the details of it there. It was in fact the federal government, and it's the result of a direct engagement between a federal department and the band on that very specific site. It was, in fact, federal monies.
That program was established as part of the overall response of the government to the TRC recommendations, and it was done specifically to ensure that this particular site in Kamloops, at that school, was found. The work that has been done was in fact the result of those conversations with the federal department and based on federal investments.
Je suis heureux de pouvoir vous dire qu'il s'agissait en fait d'une subvention fédérale. Elle a été versée par Patrimoine canadien. C'était dans le cadre du Programme des célébrations et commémorations. Le montant était d'environ 40 000 $. Vous pouvez trouver en ligne tous les détails concernant cette subvention. C'était donc bel et bien un versement de fonds fédéraux résultant d'une entente directe entre un ministère fédéral et la bande concernée dans ce cas particulier.
Ce programme est l'un des éléments de la réponse globale du gouvernement aux recommandations de la Commission de vérité et réconciliation. Le but était précisément de découvrir ce site au pensionnat de Kamloops. Le travail effectué là‑bas est donc le fruit de ces échanges avec le ministère fédéral et a été rendu possible par des investissements fédéraux.
Murray Sinclair
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Hon. Murray Sinclair
2021-06-03 12:17
All right.
I apologize for connecting late. The technology and connection information I was given was not as full as it could have been, and therefore I spent the last 25 minutes with your tech people, trying to get into this forum with you. I also apologize to my colleagues Commissioner Littlechild and Commissioner Wilson for missing anything they may have already said. It would have been good for us to have heard each other speak.
When I was invited to participate in this event, I debated with myself for a while, the better part of a day and a half or so, as to whether or not I wanted to participate in this, mainly because I hate the possibility that something as significant as this, as personal as this and as triggering as this is could become a political football or could become an issue that gets embraced in the political action that's going on in Ottawa. I was pleased to see and hear that the Prime Minister and the leader of the official opposition have joined together to indicate that they will develop a plan about how to move forward on this. I also want to commend each one of them for having reached out to me to indicate that they wish to talk about what that could entail. I've advised my colleagues of that.
The fact that it also gets played out so publicly in the media is both a good thing and a bad thing. I've spoken about this before. It's good for Canada to understand that we still have to come to terms with a lot of what occurred during the residential school era and that there are still a lot of uncovered truths out there that we need to look at. This is one of them that we identified in the course of the work of the Truth and Reconciliation Commission. At the same time, I recognize that this has been a huge trigger to the survivors.
I shut my phone off to all media requests—with the exception of one or two, mainly because the number of media requests was significant—and allowed the survivors to reach out to me. I have to say that I have spoken with probably about 200 survivors who have contacted me over the course of the last few days to express their reaction, their grief, their feelings of anger, their feelings of frustration, but also their huge emotion and their sense of the depth of what they're looking at for themselves and trying to come to terms with. The fact that there are very few and, in most places now, no healing resource programs available to them is a huge chapter that unfortunately has ended with the work of the Truth and Reconciliation Commission and the commitment by the Government of Canada to provide healing centres and programs for survivors. It's one that I spoke about in the public statement I issued this week.
I think we really need to take that to heart. I compared it to how different it was for Canada when it provided some gathering services and resources for veterans of the Second World War when they returned. We ensured that they had places where they could gather and talk with each other, because nothing heals survivors more than other survivors.
They're now in great pain as a result of this story, and they will be in even more pain, because as we go forward, I'm sure we're going to discover additional places where bodies are buried and unmarked gravesites are found. More information is going to come to light. I will begin with those thoughts.
One of the questions that people in private conversations keep asking me is, what has the government been doing about this to this point in time? I point to the calls to action that we issued—calls to action 71 through to 75, I think—in which we identified this as a major issue that needed to be done.
The volume we issued as part of the TRC's final report, volume 4, identified the work that we were able to do in the course of the TRC. Even with the limited amount of research that we did, we were able to safely say that we believe that there are several unknown burial sites that can be discovered and located with the use of proper geological researchers and experts. Scott Hamilton, who did that work for us, has indicated on the maps and the database he was able to develop where he thinks those sites currently are.
Nothing has been done by the government to follow that up, and we think that that's a sad commentary upon the commitment the government has—or the lack of commitment the government has—to try to close the story on what happened at residential schools, because despite the fact that it may not be important to some Canadians and maybe to government officials, it's of huge importance to residential school survivors and to the families of those who did not come back.
When we were doing the work of the TRC and listening to testimony, we heard from many survivors who told us some horrendous stories about deaths at the schools. We heard stories from survivors who talked about what they believed to be acts of murder and what they believed to be acts of negligence. We were not able to test that in terms of looking behind the evidence and searching out further information. We simply allowed the survivors to tell their stories, because we knew that the depth of feeling they had about that and what they were telling us was a huge burden that they needed to have lifted—and be allowed to have lifted from them—so we wanted them to have that opportunity.
In addition to that, we know that there is additional information out there in the records that have been lost to the process, because much of our information about what records might exist shows that school records were destroyed. Some were lost to floods or fires, but many were destroyed that would tell us that information.
We do know that the Bryce report disclosed, of course, that the death rates in schools in Saskatchewan were somewhere between 25% in some schools, in one school, and 49% in another school. That tells you that if this was the death rate in that era for those schools, and if anything even approaching that 25% continued to be the death rate in residential schools for any period of time, then that was a huge problem. The Government of Canada would not accept his report. It would not allow him to continue further studies and in fact turfed him from the public service as a result of his information and the fact that he insisted on continuing to talk about it.
There was a lot done to cover this up, and that's an aspect of this story that really needs to be investigated. The fact that there are still church records that have not been revealed—that have not been made available to the national centre or to us at the TRC—related to this is also a sad commentary on the lack of commitment by the Catholic church to allow us to investigate this further. We need to have that question looked at as well.
I understand that in British Columbia.... I got a call early this morning, in fact, saying that the RCMP have now declared that a major investigation is going to occur into the bodies that have been located in Kamloops, and they are now beginning to question those who have made this story available. Unfortunately, in the typical, heavy-handed and ham-handed police way, they are simply intimidating people, rather than helping them. We need to have a discussion with the police about how they're handling it, because they should not be pursuing those who are revealing the information. They should, in fact, be looking at and looking for those records. They should be looking at what we know as opposed to trying to pursue witnesses.
The young lady who did the research on the ground-penetrating radar, for example, is quite scared of the approach that the RCMP have taken with her, and I don't blame her. My advice to her—and others—has been to make sure she has legal counsel available to her so that she is not mistreated going forward.
We have a huge task still remaining ahead of us, and we identified that as a remaining task in work with the TRC. In order for us to deal with this properly, we need to ensure that there is an independent study done into that question of those burial sites, where they are and what the numbers are going to tell us. That investigation should not be conducted under the auspices of the federal government but should be overseen by a parliamentary committee that will ensure that it is done in a proper way, as opposed to having anyone within the justice department or the department of indigenous affairs controlling that process.
I would encourage you to think about that as we go forward, because I think there are still many questions that remain to be answered. I think it's not only survivors of the schools who need to know this. The survivors of those who worked in the schools also need to know what happened, because this is hurting them as well. Several of them have reached out to me about how much anguish they are feeling over knowing that their grandfather, grandmother, father or mother worked in the school and they didn't know, or never talked about it if they did know anything. They want to know what they can do to help them as well.
I'm sure you will have a lot of questions for us, so I'll leave it at that. I thank you for the opportunity to speak to you.
D'accord.
Je m'excuse de m'être connecté tardivement. Les instructions qu'on m'a données pour me connecter n'étaient pas aussi complètes qu'elles auraient pu l'être, et j'ai donc passé les 25 dernières minutes avec vos techniciens à essayer d'accéder à ce forum pour me joindre à vous. Je présente également mes excuses à mes collègues, les commissaires Littlechild et Wilson, pour avoir manqué quelque chose qu'ils auraient déjà dit. Il aurait été bon que nous puissions entendre les témoignages de chacun.
Lorsque j'ai été invité à participer à cet événement, je me suis demandé pendant un certain temps, soit environ une journée et demie, si je voulais y participer ou non, principalement parce que je ne souhaite pas que quelque chose d'aussi important, d'aussi personnel et d'aussi bouleversant que ce qui est arrivé puisse devenir un enjeu politique ou une question qui soit intégrée à l'action politique en cours à Ottawa. J'ai été heureux de voir et d'entendre que le premier ministre et le chef de l'opposition officielle se sont unis pour affirmer qu'ils allaient élaborer un plan sur la façon d'avancer dans ce dossier. Je tiens également à féliciter chacun d'entre eux d'avoir pris contact avec moi pour me dire qu'ils souhaitaient discuter de ce que cette démarche pourrait impliquer. J'en ai informé mes collègues.
La couverture médiatique dont cette question fait l'objet est à la fois une bonne et une mauvaise chose. J'en ai déjà parlé. Il est bon pour le Canada de comprendre que nous devons encore accepter une grande partie de ce qui s'est passé à l'époque des pensionnats indiens et qu'il y a encore beaucoup de vérités non révélées sur lesquelles nous devons nous pencher. C'est l'une des vérités que nous avons relevées au cours des travaux de la Commission de vérité et de réconciliation. En même temps, je reconnais que cette découverte a vraiment ébranlé les survivants.
J'ai coupé mon téléphone à toutes les demandes des médias — à l'exception de quelques-unes, principalement en raison du nombre élevé de demandes — et j'ai permis aux survivants de me joindre. Je dois dire que j'ai parlé à environ 200 survivants qui ont communiqué avec moi au cours des derniers jours pour exprimer leur réaction, leur chagrin, leurs sentiments de colère et de frustration, mais aussi leur immense émotion et leur ressenti face à l'ampleur de ce qu'ils contemplent et essaient d'accepter. Il y a très peu de programmes de ressources de guérison à la disposition des survivants, voire aucun à certains endroits. Malheureusement, l'engagement du gouvernement du Canada à leur fournir des centres et des programmes de guérison a pris fin avec le travail de la Commission de vérité et de réconciliation. J'en ai parlé dans la déclaration publique que j'ai publiée cette semaine.
Je pense que nous devons vraiment prendre cette question à cœur. J'ai comparé la situation à celle des anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale à qui le Canada a fourni des services de rassemblement et des ressources à leur retour. Nous avons veillé à ce qu'ils aient des endroits où se réunir et parler entre eux, car personne n'aide mieux les survivants à guérir que d'autres survivants.
Les survivants des pensionnats souffrent maintenant beaucoup à cause de cette histoire, et ils souffriront encore plus, car, au fil du temps, je suis sûr que nous découvrirons d'autres endroits où des corps sont enterrés et d'autres lieux de sépulture non marqués. D'autres informations vont être mises au jour. Je vais commencer par ces réflexions.
L'une des questions que les gens me posent en privé est la suivante: qu'a fait le gouvernement à ce sujet jusqu'à maintenant? J'attire l'attention sur les appels à l'action que nous avons lancés — les appels à l'action 71 à 75, je pense — dans lesquels nous avons souligné qu'il s'agissait d'un problème majeur qui devait être réglé.
Le volume que nous avons publié dans le cadre du rapport final de la commission, le volume 4, recense les travaux que nous avons pu mener dans le cadre de la commission. Même avec la quantité limitée de recherches que nous avons effectuées, nous avons pu dire avec certitude que nous sommes d'avis qu'il existe plusieurs lieux de sépulture inconnus qui peuvent être découverts et localisés avec l'aide de chercheurs et d'experts qualifiés en géologie. Scott Hamilton, qui a fait ce travail pour nous, a indiqué sur les cartes et dans la base de données qu'il a pu élaborer où il pense que ces sites se trouvent actuellement.
Le gouvernement n'a rien fait pour y donner suite, et nous pensons que c'est un constat navrant de l'engagement du gouvernement — ou de son manque d'engagement — à essayer de clore l'histoire des pensionnats. Même si cette question n'est pas importante pour certains Canadiens et peut-être pour les représentants du gouvernement, elle est d'une importance capitale pour les survivants des pensionnats et pour les familles de ceux qui n'en sont pas revenus.
Lors des travaux de la Commission de vérité et de réconciliation et de l'audition des témoignages, de nombreux survivants nous ont relaté des récits horribles sur les décès survenus dans les écoles. Nous avons entendu les témoignages de survivants qui ont parlé de ce qu'ils croyaient être des meurtres et des actes de négligence. Nous n'avons pas été en mesure de prouver ces allégations en examinant les éléments de preuve et en cherchant d'autres renseignements. Nous avons simplement permis aux survivants de raconter leur histoire, parce que nous savions que la profondeur de leurs sentiments à ce sujet et ce qu'ils nous racontaient était un énorme fardeau dont ils avaient besoin de se libérer — et dont on devait leur permettre de se libérer — et nous voulions qu'ils aient la possibilité de le faire.
En outre, nous savons que les dossiers qui ont été perdus au cours du processus contenaient des renseignements supplémentaires, car la plupart de nos renseignements sur les dossiers qui pourraient exister montrent que les dossiers scolaires ont été détruits. Certains de ces documents qui nous auraient permis d'obtenir ces informations ont été perdus dans des inondations ou des incendies, mais nombre d'entre eux ont été détruits.
Nous savons que le rapport Bryce a révélé, bien sûr, que le taux de mortalité dans les écoles de la Saskatchewan se situait entre 25 % dans certaines écoles — dans une école — et 49 % dans une autre école. On peut en déduire que si c'était là le taux de mortalité de l'époque dans ces écoles, et si un taux approchant ne serait‑ce que 25 % continuait d'être le taux de mortalité dans les pensionnats sur une certaine période, alors il s'agissait d'un problème gigantesque. Le gouvernement du Canada n'a pas accepté son rapport. Il ne lui a pas permis de poursuivre ses études et l'a même exclu de la fonction publique en raison des renseignements qu'il a fournis et du fait qu'il insistait pour continuer à en parler.
On a fait beaucoup pour étouffer l'affaire, et c'est un aspect de cette histoire qui doit vraiment faire l'objet d'une enquête. Le fait qu'il existe encore des dossiers de l'Église qui n'ont pas été révélés — qui n'ont pas été mis à la disposition du centre national ou de la Commission de vérité et de réconciliation — témoigne du manque d'engagement de l'Église catholique à nous permettre de poursuivre notre enquête. Nous devons également examiner cette question.
Je comprends qu'en Colombie-Britannique... J'ai reçu un appel tôt ce matin, en fait, disant que la GRC a maintenant déclaré qu'une enquête majeure allait être menée sur les corps qui ont été retrouvés à Kamloops, et qu'elle commence maintenant à interroger ceux qui ont fait connaître cette histoire. Malheureusement, à la manière typique de la police, lourde et maladroite, elle ne fait qu'intimider les gens au lieu de les aider. Nous devons avoir une discussion avec la police sur la façon dont elle gère la situation, car elle ne devrait pas poursuivre ceux qui révèlent l'information. Elle devrait, en fait, examiner et chercher ces dossiers. Elle devrait examiner ce que nous savons au lieu d'essayer de poursuivre les témoins.
La jeune femme qui a fait des recherches au moyen du géoradar, par exemple, est très effrayée par l'approche que la GRC a adoptée à son égard, et je ne la blâme pas. Je lui ai conseillé, ainsi qu'à d'autres, de s'assurer qu'elle dispose d'un conseiller juridique afin de ne pas être maltraitée à l'avenir.
Il nous reste une tâche énorme à accomplir, et nous l'avons définie comme une tâche à terminer dans le cadre des travaux avec la Commission de vérité et de réconciliation. Pour que nous puissions traiter cette question correctement, nous devons nous assurer qu'une étude indépendante est effectuée sur la question de ces lieux de sépulture, leur emplacement et ce que les chiffres nous diront. Cette enquête ne devrait pas être menée sous les auspices du gouvernement fédéral, mais être supervisée par un comité parlementaire qui veillera à ce qu'elle soit menée de manière appropriée. Il est préférable de procéder ainsi plutôt que de charger quelqu'un du ministère de la Justice ou du ministère des Affaires autochtones de contrôler le processus.
Je vous encourage à y réfléchir au fur et à mesure que nous avançons, car je pense qu'il y a encore beaucoup de questions qui restent sans réponse. Je pense que les survivants des pensionnats ne sont pas les seuls à avoir besoin de le savoir. Ceux qui ont survécu aux personnes qui travaillaient dans les pensionnats ont également besoin de savoir ce qui s'est passé, parce que cette affaire les touche également. Nombre d'entre eux m'ont fait part de l'angoisse qu'ils ressentent en sachant qu'un de leurs proches — leur grand-père, leur grand-mère, leur père ou leur mère — travaillait dans l'école sans savoir ce qui se passait, ou sans en parler s'il savait quelque chose. Ils veulent savoir ce qu'ils peuvent faire pour les aider eux aussi.
Je suis sûr que vous aurez beaucoup de questions à nous poser, alors je vais m'arrêter là. Je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de m'adresser à vous.
Marie Wilson
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Marie Wilson
2021-06-03 12:31
Thank you very much, Chair.
Good morning, everyone. I want to acknowledge the committee and, if I may say, Chair Bratina, I also honour your expressions of remorse and what you shared with us about your wife in a very personal conversation. I think that speaks to our shared humanity as we come round this issue.
I want to acknowledge Deputy Minister Quan-Watson as well for [Technical difficulty—Editor] coming to you from Treaty 8 territory [Technical difficulty—Editor] peoples of the Dene Nation. I know Daniel lived here, but he also worked with us and paid attention to us throughout the work of our commission.
I also want to acknowledge my fellow commissioners. Good morning to you both. It's good to see you both. Thank you very much, Chief Littlechild, for your very personal sharings as well.
I acknowledge our NCTR relatives. I refer to them in that way because, in speaking of them, the existence of the National Centre for Truth and Reconciliation was something that our commission gave birth to. It was part of our mandate with the Truth and Reconciliation Commission, and they carry on the very important and reverent work of safekeeping all that we learned and all that was given to us by way of teachings and material effects during the commission's work.
I also want to acknowledge any survivors or intergenerational survivors who may be in the room, on this committee or joining us in other ways and whose voices and, I have to say, relentless advocacy and efforts have brought us to this time and place.
Finally, and most particularly, I want to acknowledge and honour all those across the country who are grieving and who are, at the same time, feeling expressions of feeling validated for all that they have told us and all that is beginning to be heard.
I was thinking, if only I could say happy anniversary, but we're not here to celebrate. Rather, we're here to hold up to the light those things that, in fact, we have known about for years but have until now denied, ignored, or given insufficient attention, resources, or the urgency needed for action to follow.
What was happening six years ago today—six years ago, exactly, yesterday? In fact, thousands of residential school survivors and others from throughout the land were gathered in Ottawa to witness, receive and celebrate the conclusions of the Truth and Reconciliation Commission of Canada. We three commissioners stood together to release the summary report of our findings, a full volume of survivors' voices—some of whom talked precisely about this issue—10 founding principles of reconciliation and 94 calls to action. We have today referenced only the calls to action numbering in the 70s, which are particularly about this, but there are others calls to action that are interrelated, such as number 82, which calls for a national monument, in part to have a commemorative place for the unknown child—those who we haven't yet found and may never find.
My part in those final speeches that day was, in fact, about the missing children. We talked about it a lot at that time, and that was six years ago.
A few months later, we released our multi-volume, full report, and our chair, Mr. Sinclair, has just referred you to volume 4, an entire volume devoted to missing children and unmarked burials.
Commissioner Littlechild has talked to you about the chairs we had in place, the empty chairs, usually two of them, one for all the little boys and one for all the little girls, so they would be ever present in front of mind in our thinking and in our work.
The conclusions in our reports did not come from thin air. They came from historic documents, from new research that was commissioned by us and from 7,000 recorded voices of former residential school student survivors, each one of them an expert on their own lived experiences, what happened to them, what happened to friends and family members, what they witnessed and those they never saw again.
Well, that was six years ago. What was happening nine years ago? In public hearings open to all who cared to pay attention, because all of our activities were public and most of them web-streamed, survivor women in Chisasibi, northern Quebec, entrusted me with this baby rattle, the shiishiikun. They conveyed a particular responsibility to me as the woman commissioner, sometimes referred to as the mother commissioner, to do all that we could to find and free the spirits of the missing children.
What was happening 11 years ago? At one of our very earliest TRC events, in Winnipeg, we sat in a circle, which included the then Conservative Minister of Aboriginal Affairs and a former chief, who implored us to find their missing relative, one who had never returned home from residential school.
What was happening 13 years ago? Leaders from each and every one of your political parties stood in the House of Commons to offer official apologies for your parties' and for respective governments' roles in imposing and perpetuating the residential school system. Very importantly, each one promised to work together to make things right in the spirit of reconciliation.
We are called together again today in what you have deemed an emergency session. I've been pondering this question: When does the known, when does the atrocious become an emergency? I'm very, very grateful for this expression of urgency but I am dismayed that it's being framed using the poor language that we have to work with, that it's being called “discovery of human remains”. This is not a discovery, which is why I have reminded you of this history. It is the validation of all that we have previously and repeatedly been told and have been saying. These are not statistics. We know the number, but these are not statistics. By the way, these are also not all of the children we know to have died at school. We already knew of 52 in our existing records. These are not statistics; these are little children, some of them possibly now forever unknown but all of them loved and none of them ever forgotten.
What can Canada do?
I've tried to wrap my head around what we might offer back as you go forward with your deliberations. Commissioner Sinclair touched on it already, and I think it's extremely important. First is a continued and sustained non-partisan response and prioritization of resources needed to do this work and all that is being addressed under that broad banner of reconciliation. We have repeatedly said that reconciliation is a non-partisan issue.
Next is accountability, so that we hold ourselves as a country to the international standards and expectations that we would in fact, and we have in the past, advocated for with respect to other countries, including in terms of the consideration of crime and crimes against humanity.
I would ask for honest language and that we not make ourselves comfortable with phrases such as “a sad chapter in our history”. Is it that or is it a human rights atrocity? Is it a social policy mistake or, in this story, was it a breeding ground for crime and abuse? With my appreciation for your committee, your focus and your commitment, for which I'm very grateful, I want you to push for this to be seen more and more as not just an issue for indigenous and northern affairs. It is an issue of human rights and of justice that is of critical importance to all Canadians and to our very principles of democracy.
It is for all of government, and I would say all of governments, as we say repeatedly in our calls to action, and the federal government with its particular ability and influence and powers to convene across all governments. Call to action number 75 in particular is very specific about that. Many of these residential schools and the burial sites are no longer on church-owned properties or even public properties. Many of them are now in private hands, and there's going to be a need for collaboration among private landowners, municipalities, indigenous leaders, provincial governments and territorial ones as well.
Then I would ask for transparency and comprehensive reporting, and, of course, that flows most easily when you have a comprehensive strategy that has been communicated and that we all know about. That way, we can know what progress is being made without having to depend on the government purporting to have done things without anyone else being well aware of them.
I am aware, in fact, of the initiatives that are under way within the indigenous affairs department on this file. Has it advanced enough? Has it advanced fast enough? Are people aware of its existence?
I think these are things we need to communicate thoroughly, frequently and in a comprehensive way, so we understand how these efforts tie in with the other efforts that are all intertwined in our calls to action. I really encourage you and all others not to limit yourselves to the calls to action that number in the 70s.
Act on the obvious. As an example, take number 82, which is outside that bundle in the 70s. It calls for a national monument to honour all students who went to residential schools, knowing that it also is intended to serve as the tomb of the unknown child, if you will, and accepting, as we must, that not all the children we will find will ever be identified. Will we ever know exactly where they came from and who they belonged to?
I would like to end by saying that I would like us to embrace—without making crass comparisons—the valuable lessons of COVID, where we have shown and proven to ourselves that we know how to give urgent response. We know how to do whatever it takes, whatever it costs, when it has to do with the right thing, when it has to do with us taking care of each other, and when it has to do with making sure we are living up to the standards we say we believe in as a country.
I want to end, if I may, where I began, by honouring all the generations of little ones who were taken from their homes and displaced from everything and everyone they knew, and by acknowledging the little children lying in Kamloops. This past week they have risen up and they have begun to be heard across the country. They have brought Canada to the forefront of international attention. It's our responsibility collectively, I think, to continue to listen to them and to make every effort to find the others throughout the land who are still missing.
I look forward to your questions and conversation. Thank you very much.
Marsi cho.
Merci beaucoup, monsieur le président.
Bonjour à tous. Je tiens à saluer les membres du Comité et, si je puis me permettre, monsieur le président, j'honore également l'expression de vos remords et ce que vous avez partagé avec nous au sujet de votre femme dans une conversation très personnelle. Je pense que cela témoigne de notre humanité commune alors que nous abordons cette question.
Je tiens également à saluer le sous-ministre Quan-Watson pour [difficultés techniques] être venu vous parler depuis le territoire visé par le Traité no 8 [difficultés techniques] des peuples de la Nation dénée. Je sais que M. Quan-Watson a vécu ici, mais il a également travaillé avec nous et nous a suivis tout au long des travaux de notre commission.
Je tiens également à saluer mes collègues commissaires. Bonjour à vous deux. C'est bon de vous voir tous les deux. Merci beaucoup, chef Littlechild, pour votre témoignage très personnel également.
Je salue nos proches du Centre national pour la vérité et la réconciliation. Je les désigne ainsi, car c'est grâce à la Commission de vérité et de réconciliation que ce centre a vu le jour. Sa création faisait partie du mandat de notre commission. Ils poursuivent le travail très important et respectueux de conserver tout ce que nous avons appris et tout ce qui nous a été donné sous forme d'enseignements et d'effets pendant les travaux de la commission.
Je tiens également à saluer les survivants ou les survivants intergénérationnels qui se trouvent dans la salle, qui font partie de ce comité ou qui se joignent à nous d'une autre manière et dont les voix et, je dois le dire, les efforts et le plaidoyer incessants nous ont amenés au point où nous en sommes aujourd'hui.
Enfin, je tiens tout particulièrement à saluer et à honorer tous ceux qui, à la grandeur du pays, sont en deuil et qui, parallèlement, sentent qu'on commence à tenir compte de tout ce qu'ils nous ont dit et qu'on commence à écouter.
Je me disais, si seulement je pouvais vous souhaiter un bon anniversaire, mais nous ne sommes pas ici pour célébrer. Nous sommes plutôt ici pour mettre en lumière les choses que nous connaissons depuis des années, mais que nous avons jusqu'à présent niées ou ignorées ou auxquelles nous n'avons pas accordé suffisamment d'attention, de ressources ou d'urgence pour que des mesures soient prises.
Que s'est‑il passé il y a six ans aujourd'hui — il y a six ans, exactement, hier? En fait, des milliers de survivants des pensionnats et d'autres personnes de partout au pays étaient réunis à Ottawa pour connaître, entendre et célébrer les conclusions de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada. Nous, les trois commissaires, nous sommes réunis pour rendre public le rapport sommaire de nos conclusions, volume complet de témoignages de survivants — dont certains ont précisément parlé de cette question —, qui contenait 10 principes fondamentaux de la réconciliation et lançait 94 appels à l'action. Aujourd'hui, nous n'avons fait allusion qu'aux appels à l'action dans les 70, qui portent particulièrement sur cette question, mais d'autres appels à l'action sont interreliés, comme le numéro 82, qui demande la création d'un monument national, en partie pour avoir un lieu commémoratif pour les enfants inconnus — ceux que nous n'avons pas encore trouvés et que nous ne trouverons peut-être jamais.
Le rôle que j'ai joué dans ces discours finaux ce jour‑là concernait, en fait, les enfants disparus. Nous en avons beaucoup parlé à l'époque, et c'était il y a six ans.
Quelques mois plus tard, nous avons publié notre rapport complet en plusieurs volumes, et notre président, M. Sinclair, vient de vous renvoyer au volume 4, qui est entièrement consacré aux enfants disparus et aux lieux de sépulture non marqués.
Le commissaire Littlechild vous a parlé des chaises vides que nous avions, généralement au nombre de deux, soit une pour tous les petits garçons et une pour toutes les petites filles, afin qu'ils soient toujours présents à l'esprit dans notre réflexion et notre travail.
Les conclusions de nos rapports ne sont pas tombées du ciel. Elles sont tirées de documents historiques, de nouvelles recherches que nous avons commandées et de 7 000 témoignages enregistrés d'anciens élèves survivants des pensionnats, qui étaient, chacun, les experts de leur propre vécu, de ce qui leur était arrivé, de ce qui était arrivé à leurs amis et aux membres de leur famille, de ce dont ils avaient été témoin et de ceux qu'ils n'avaient jamais revus.
C'était il y a six ans. Que s'est‑il passé il y a neuf ans? Lors d'audiences publiques ouvertes à tous ceux qui voulaient bien y prêter attention, car toutes nos activités étaient publiques et la plupart étaient diffusées sur le Web, des femmes survivantes de Chisasibi, dans le nord du Québec, m'ont confié ce hochet de bébé, le shiishiikun. Elles m'ont chargée d'une responsabilité particulière en tant que femme commissaire, parfois appelée mère commissaire, soit celle de faire tout ce qui était en notre pouvoir pour retrouver et libérer les esprits des enfants disparus.
Que s'est-il passé il y a 11 ans? Lors de l'un des tout premiers événements de la Commission de vérité et réconciliation, à Winnipeg, nous étions assis en rond, avec le ministre conservateur des Affaires autochtones de l'époque et un ancien chef, lequel nous implorait de retrouver un membre de sa famille, qui n'était jamais rentré du pensionnat.
Que s'est-il passé il y a 13 ans? Les chefs de chacun de vos partis politiques ont pris la parole à la Chambre des communes pour présenter des excuses officielles pour le rôle que leur parti et leurs gouvernements respectifs avaient joué dans l'imposition et la perpétuation du système des pensionnats. Autre fait très important, chacun d'entre eux a promis de travailler ensemble afin de rectifier les choses, dans un esprit de réconciliation.
Nous sommes de nouveau réunis aujourd'hui dans le cadre de ce que vous avez appelé une session d'urgence. J'ai réfléchi à la question suivante: quand le connu ou l'atroce devient-il une urgence? Je vous suis extrêmement reconnaissante de cette expression d'urgence, mais je suis consternée qu'elle soit formulée en utilisant le langage pauvre avec lequel nous devons travailler, qu'elle soit appelée « découverte de restes humains ». Il ne s'agit pas d'une découverte, et c'est la raison pour laquelle je vous ai rappelé ces faits historiques. C'est la validation de tout ce que l'on nous a dit et répété précédemment et à maintes reprises. Il ne s'agit pas de statistiques. Nous connaissons les chiffres, mais ce ne sont pas des statistiques. D'ailleurs, il ne s'agit pas non plus de tous les enfants dont nous étions conscients qu'ils étaient morts dans les pensionnats. Nous savions déjà qu'il y en avait 52 dans nos dossiers existants. Ce ne sont pas des statistiques; ce sont de petits enfants, dont certains resteront peut-être à jamais inconnus. Toutefois, ils ont tous été aimés, et aucun d'entre eux n'a jamais été oublié.
Que peut faire le Canada?
J'ai essayé de me faire une idée de ce que nous pourrions vous proposer à mesure que vos délibérations avancent. Le commissaire Sinclair en a déjà parlé, et je pense que c'est extrêmement important. Tout d'abord, il faut qu'il y ait une réponse non partisane continue et soutenue et une priorisation des ressources nécessaires pour effectuer ce travail et tout ce qui est abordé sous cette large bannière de la réconciliation. Nous n'avons cessé de répéter que la réconciliation est un enjeu exempt de partisanerie.
Ensuite, il faut qu'il y ait une responsabilisation, afin que nous, les Canadiens, nous conformions aux normes et aux attentes internationales que nous défendrions et que nous avons en fait défendues par le passé auprès d'autres pays, y compris en ce qui concerne la prise en compte des crimes, en général, et des crimes contre l'humanité, en particulier, qui ont été commis.
Je demanderais qu'un langage honnête soit utilisé et que nous ne nous réconfortions pas en employant des expressions comme « un triste chapitre de notre histoire ». S'agit-il de cela, ou s'agit-il d'une atrocité en matière de droits de la personne? S'agit-il d'une politique sociale erronée ou, dans le cas présent, d'un terrain propice à la criminalité et aux abus? Tout en appréciant votre comité, votre concentration et votre engagement, pour lesquels je vous suis très reconnaissante, je veux que vous exerciez des pressions afin que cette question soit de moins en moins considérée comme un problème uniquement lié aux affaires autochtones et du Nord. Il s'agit d'une question de droits de la personne et de justice qui revêt une importance cruciale pour tous les Canadiens et pour les principes mêmes de la démocratie.
C'est une question qui concerne l'ensemble du gouvernement, et je dirais même tous les gouvernements, comme nous le répétons sans cesse dans nos appels à l'action, et qui concerne le gouvernement fédéral, sa capacité, son influence et son pouvoir particulier de rassembler tous les gouvernements. L'appel à l'action numéro 75, en particulier, est très précis à ce sujet. Un grand nombre de ces pensionnats et de ces lieux de sépulture ne se trouvent plus sur des propriétés appartenant à l'Église ou même sur des propriétés publiques. Bon nombre d'entre eux appartiennent maintenant à des particuliers, et il faudra que les propriétaires privés, les municipalités, les dirigeants autochtones, ainsi que les gouvernements provinciaux et territoriaux, collaborent à cet égard.
Je demanderais ensuite de la transparence et des rapports complets, ce qui peut évidemment être réalisé plus facilement si vous disposez d'une stratégie globale qui a été communiquée et que nous connaissons tous. Ainsi, nous pourrions être informés des progrès réalisés sans avoir à dépendre du gouvernement qui pourrait prétendre avoir pris des mesures sans que personne d'autre ne le sache.
En fait, je suis au courant des initiatives que le ministère des Affaires autochtones a entreprises dans ce dossier. Ont-elles progressé suffisamment et assez vite?
Je pense que ce sont des nouvelles que nous devons communiquer de façon fréquente et complète, afin que nous comprenions comment ces efforts sont liés aux autres efforts qui sont mentionnés de manière indissociable dans nos appels à l'action. Je vous encourage vraiment, vous et tous les autres, à ne pas vous limiter aux appels à l'action dont les numéros sont dans les soixante-dix.
Prenez des mesures liées aux appels à l'action qui vont de soi. À titre d'exemple, prenons l'appel à l'action numéro 82, qui ne fait pas partie de l'ensemble des appels à l'action ayant des numéros dans les soixante-dix. Il demande que nous érigions un monument national en l'honneur de tous les élèves qui ont fréquenté les pensionnats, en tenant compte du fait qu'il est aussi censé servir de tombeau à l'enfant inconnu, si vous voulez, et en acceptant, comme nous le devons, le fait que certains des enfants que nous trouverons ne seront jamais identifiés. Saurons-nous jamais exactement d'où ils venaient et à qui ils étaient apparentés?
Je voudrais terminer en disant que j'aimerais que nous embrassions — sans faire de comparaisons grossières — les précieuses leçons tirées de la pandémie de la COVID-19, pendant laquelle nous avons démontré et nous nous sommes prouvé que nous savions comment intervenir rapidement. Nous savons comment prendre les mesures qui s'imposent, quoiqu'il en coûte, quand il s'agit de faire la bonne chose, quand il s'agit de prendre soin les uns des autres, et quand il s'agit de nous assurer que nous respectons les normes auxquelles nous disons croire, en tant que Canadiens.
Si vous le permettez, je voudrais terminer là où j'ai commencé, c'est‑à‑dire en rendant hommage à toutes les générations de petits enfants qui ont été arrachés à leur foyer et éloignés de tout qu'ils connaissaient et de tous ceux qu'ils connaissaient, et en reconnaissant les petits enfants qui reposent à Kamloops. La semaine dernière, ils se sont dressés et ont commencé à faire entendre leur voix dans tout le pays. Ils ont porté le Canada au premier plan de l'attention internationale. Je pense qu'il nous incombe collectivement de continuer à les écouter et à déployer tous les efforts possibles pour retrouver les autres personnes partout au pays qui sont toujours portées disparues.
J'attends avec impatience vos questions et la possibilité de dialoguer avec vous. Merci beaucoup.
Marsi cho.
Stephanie Scott
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Stephanie Scott
2021-06-03 12:44
I'll start. I just want to begin by acknowledging that I'm joining this meeting from the original lands of the Anishinabe, Cree, Oji-Cree, Dakota and Dene peoples, in the homeland of the Métis.
On behalf of the National Centre for Truth and Reconciliation, I want to say thank you, meegwetch, to the commissioners, whom I was able to walk beside for many years during the commission. I want to thank the honourable chair and the members of the committee for initiating this timely and absolutely necessary study.
My heart goes out to the families of the children who perished at the Kamloops residential school, and all the children who did not return home. This is a time of mourning. It is also an opportunity to finally do the work to locate the children who were taken away, never to return home.
It's our sincere hope that what the Tk’emlúps te Sekwépemc have accomplished in locating 215 children will be a moment where all Canadians embrace the truth and act with genuine commitment towards reconciliation. We hope that out of this tragedy, we will see a concerted national action to locate and honour all first nations, Métis and Inuit children who perished as a result of the residential school system. This is something that is urgently needed and long overdue.
As the former manager of statement gathering during the Truth and Reconciliation Commission, I heard survivors talk about witnessing the murder and death of children when they were at residential schools. Many parents were never notified of their child's passing, nor told where their children were. We continue to hear these accounts at the National Centre for Truth and Reconciliation. The fourth volume of the TRC's final report described cemeteries as being abandoned and unprotected.
The NCTR is the child of the TRC, and we continue to work closely with survivors to ensure our work is guided by their vision and reflects their truth. Five of the 94 calls to action call on governments and Canadian institutions to collaborate with and support our ongoing work.
Call to action 72 specifically calls on the federal government to allocate sufficient resources to the NCTR to allow us to maintain the national residential school student death register. Between the work of the TRC and the NCTR, we have confirmed 4,117 deaths of children in the residential schools. Due to gaps in the records, we have not been able to identify the names of some of these children.
The number of children believed to have gone missing is much higher. Record-keeping for these schools was nowhere near today's standards, nor were the records consistent. Review of the records already in the NCTR's collection is still ongoing, and we will find more children.
A significant key in piecing together the evidence remains with survivors and their families. Even today, survivors continue to come forward with accounts of deaths that they witnessed. Many are in unmarked graves. There are also accounts of bodies that were buried within walls, bodies buried in the hills or by riversides, and bodies that were never found after children died trying to escape from these schools. These sites are in fact crime scenes, and the discovery at Kamloops has triggered a new urgency for survivors and their families to share their truths while they still can.
We do not know what communities will decide concerning repatriating children to their homes. This must be the choice of families and communities. I do, however, want to underscore to the committee the urgency of documenting what survivors witnessed or what families have shared about missing loved ones. We are racing against time. We often hear from survivors that they have fewer tomorrows than they have yesterdays.
We know the Kamloops residential school is one school in over 140 across this country. We are only at the beginning of recognizing the extent of the horrific loss of precious lives. The work ahead is extensive.
I feel it is also important for the committee to recognize that, at this point, there is no ongoing federal commitment to maintain the NCTR's core funding, which is necessary for this vital work to continue.
Since we opened in 2015, we have developed a national student memorial register, created internships with other institutions to expand digital archives, and created greater accessibility of the truths within the records we hold. We also developed a commemoration and healing fund with the guidance of residential school survivors. In developing this fund, survivors prioritized accessibility, because communities deserve to pursue healing and remembrance in ways they feel are appropriate for themselves, without red tape and cumbersome bureaucratic barriers.
I will now ask Dr. Cynthia Wesley-Esquimaux, the chair of the NCTR's governing circle, to talk about what needs to be done going forward.
Meegwetch.
Je vais commencer. Je tiens d'abord à souligner que je me joins à cette réunion depuis les terres d'origine des peuples anishinabe, cri, oji-cri, dakota et déné, dans le berceau de la nation métisse.
Au nom du Centre national pour la vérité et réconciliation, je tiens à dire merci, meegwetch, aux commissaires, que j'ai pu côtoyer pendant de nombreuses années au cours du mandat de la commission. Je tiens aussi à remercier l'honorable président et les membres du Comité d'avoir entrepris cette étude opportune et absolument nécessaire.
Je suis de tout cœur avec les familles des enfants qui ont péri au pensionnat de Kamloops, et avec tous les enfants qui ne sont pas rentrés chez eux. Nous traversons une période de deuil en ce moment, mais nous avons aussi l'occasion de réaliser enfin le travail nécessaire pour retrouver les enfants qui ont été enlevés et qui ne sont jamais revenus chez eux.
Nous espérons sincèrement que ce que les Tk'emlúps te Sekwépemc ont accompli en localisant 215 enfants représentera un moment où tous les Canadiens accepteront la vérité et feront preuve d'un véritable engagement envers la réconciliation. Nous espérons que cette tragédie débouchera sur un effort national concerté visant à retrouver et à honorer tous les enfants métis, inuits et des Premières nations qui ont péri à cause du système des pensionnats. C'est une mesure qui s'impose de toute urgence et qui aurait dû être prise depuis longtemps.
En tant qu'ancienne responsable de la collecte des déclarations pendant l'enquête de la Commission de vérité et réconciliation, j'ai entendu des survivants parler du fait qu'ils ont été témoins du meurtre et du décès d'enfants pendant qu'ils vivaient dans des pensionnats. De nombreux parents n'ont jamais été informés du décès de leur enfant ni de l'endroit où il se trouvait. Nous continuons d'entendre ces récits au Centre national pour la vérité et réconciliation. Le quatrième volume du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation décrit les cimetières comme étant abandonnés et non protégés.
Le CNVR a été engendré par la Commission de vérité et réconciliation, et nous continuons de travailler en étroite collaboration avec les survivants afin de nous assurer que notre travail est guidé par leur vision et reflète leur vérité. Cinq des 94 appels à l'action demandent que les gouvernements et les institutions canadiennes travaillent en collaboration avec nous et appuient le travail que nous sommes en train d'accomplir.
L'appel à l'action 72 demande précisément au gouvernement fédéral de mettre suffisamment de ressources à la disposition du CNVR pour nous permettre de tenir à jour le registre national des décès des élèves de pensionnats. Grâce à la combinaison du travail de la Commission de vérité et réconciliation et celui du CNVR, nous avons confirmé 4 117 décès d'enfants dans les pensionnats. En raison de certaines lacunes dans les registres, nous n'avons pas été en mesure de trouver les noms de certains de ces enfants.
Les gens croient que le nombre d'enfants disparus est beaucoup plus élevé. La tenue des dossiers de ces écoles était loin d'être conforme aux normes actuelles, et les dossiers n'étaient pas cohérents. L'examen des dossiers déjà présents dans la collection du CNVR est toujours en cours, et nous trouverons d'autres enfants disparus.
Les survivants et leur famille jouent un rôle important dans la reconstitution des preuves. Aujourd'hui encore, des survivants continuent de se manifester et de raconter les décès dont ils ont été témoins. Bon nombre de ces enfants sont dans des lieux de sépulture non marqués. Il existe également des témoignages de corps emmurés, de corps enterrés dans des collines ou au bord de rivières, et de corps qui n'ont jamais été retrouvés après que des enfants sont morts en essayant de s'échapper de ces pensionnats. Ces sites sont en fait des scènes de crime, et la découverte à Kamloops a déclenché un besoin urgent que les survivants et leur famille nous fassent part de leur vérité pendant qu'ils le peuvent encore.
Nous ne savons pas ce que les communautés décideront de faire en ce qui concerne le rapatriement des enfants dans leur foyer. Ces décisions doivent être prises par les familles et les communautés. Je tiens cependant à souligner au Comité l'urgence de documenter ce dont les survivants ont été témoins ou ce que les familles ont communiqué au sujet de leurs proches disparus. Nous sommes engagés dans une course contre la montre. Les survivants nous disent souvent qu'ils ont moins de jours à vivre que de jours vécus.
Nous savons que le pensionnat de Kamloops n'est qu'une école parmi plus de 140 autres écoles qui existaient au Canada. Nous ne sommes qu'au début de la reconnaissance de l'étendue de cette horrible perte de vies précieuses. Le travail à accomplir est considérable.
Je pense qu'il est également important que le Comité reconnaisse qu'à l'heure actuelle, il n'y pas d'engagement fédéral permanent à l'égard du maintien du financement de base du CNVR, un financement qui est nécessaire pour poursuivre ce travail crucial.
Depuis notre ouverture en 2015, nous avons élaboré un registre commémoratif national des élèves, créé des stages en collaboration avec d'autres institutions afin d'élargir les archives numériques, et offert un meilleur accès aux vérités qui se trouvent dans les dossiers que nous détenons. Nous avons également établi un fonds de commémoration et de guérison en suivant les conseils des survivants des pensionnats. En établissant ce fonds, les survivants ont donné la priorité à l'accessibilité, parce que les communautés méritent de poursuivre leur guérison et leur commémoration de la manière qu'elles jugent appropriée pour elles-mêmes, sans devoir faire face à des formalités administratives et des obstacles bureaucratiques difficiles à surmonter.
Je vais maintenant demander à Mme Cynthia Wesley-Esquimaux, présidente du Cercle de gouvernance du CNVR, de parler de ce qu'il faut faire à l'avenir.
Meegwetch.
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CPC (BC)
Mr. Chair, in commemoration of Italian Heritage Month, I would like to pay tribute to the Colombo Lodge and Italian Cultural Centre in Kamloops, British Columbia.
The Colombo Lodge was founded in 1914 and is an integral part of our community. Recently they began Colombo Cares take-home dinners with proceeds distributed to different non-profit organizations throughout the region.
Last month they very generously gave away hundreds of dinners to Royal Inland Hospital staff and paramedics for their tireless work throughout the pandemic.
In their own words they say, “Colombo Lodge is very proud of the Italians that have made Kamloops their home. Community members of Italian ancestry—past and present—have helped and continue to help Kamloops prosper as a giving, welcoming and inclusive community.”
Personally, I want to thank all members for their friendship and generosity over the years. Our community is forever grateful for their kindness.
Monsieur le président, pour souligner le Mois du patrimoine italien, j'aimerais rendre hommage au Colombo Lodge et au centre culturel italien de Kamloops, en Colombie-Britannique.
Le Colombo Lodge a été fondé en 1914 et il fait partie intégrante de notre communauté. Récemment, les membres du Colombo Lodge ont lancé les repas à emporter Colombo Cares dont les recettes sont distribuées à différents organismes sans but lucratif de la région.
Le mois dernier, ils ont très généreusement offert des centaines de repas au personnel du Royal Inland Hospital et aux ambulanciers pour les remercier du travail inlassable qu'ils font depuis le début de la pandémie.
Les membres affirment que le Colombo Lodge est très fier des Italiens qui ont fait de Kamloops leur foyer. Selon eux, les membres de la communauté d'origine italienne d'hier et d'aujourd'hui ont aidé et continuent d'aider Kamloops à prospérer en tant que collectivité généreuse, accueillante et inclusive.
Je tiens personnellement à remercier tous les membres de l'amitié et de la générosité dont ils ont fait montre au fil des ans. Notre collectivité leur est à jamais reconnaissante pour leur gentillesse.
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