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Lib. (QC)
Members will note that a Liberal member has posed a question that he knows I can't answer with the proper expertise. I think during this pandemic, those of us who are called upon to act quickly have all become armchair epidemiologists and have been diving into some of the numbers.
What we do see when we look at comparables in the U.S. is that indigenous communities there are being hit 3.5 to 5 times more, if you look at Alaska, than the already soaring rates that exist in the U.S. If you look at the numbers from the first wave, they're much lower in comparison to those among non-indigenous Canadians. It's not really something we look at so we can pat ourselves on the back. Particularly when we look at how severely the second wave is hitting, we're still under the national non-indigenous averages, but what we are seeing is really, really dangerous. The trends are alarming in a number of ways.
We know about the leadership and work that's been done in indigenous communities, most notably on reserves, to shut down and take these things seriously. Indigenous people have faced historic epidemics over time. Tuberculosis is not only present but still fresh in their minds in the communities that have been hit in the recent past. The Inuit still have rates that are 300 times the national average, and they're 60 times higher in first nations communities. There's also pulmonary disease, with very much the same symptoms and the same comorbidities. Overcrowding in housing has been a source of that. These things aren't going away because of the pandemic, and the risk still remains.
The alarming numbers that I see are now in urban areas in Manitoba, where you see higher rates of hospitalizations and higher rates of people in intensive care who are indigenous. That is very alarming to me. It challenges the borders of our effective capacity of execution in our jurisdiction in Indigenous Services Canada, which is to help the urban populations that are hit harder.
Now, there are things that have been done well. Communities have stepped up. We've supported them with funds. We know about COVID as it's developing, but we're not out of the woods yet. There is no magic to keeping COVID out of the community. When people let their guards down, mostly at emotional events like funerals and weddings or at large social gatherings, COVID will hit and hit hard, and it will affect indigenous populations in a disproportionate fashion.
Les députés remarqueront qu'un député libéral a posé une question à laquelle il sait que je ne peux pas répondre puisque je n'en ai pas les compétences. En ces temps de pandémie, tous ceux et celles qui sont appelés à agir rapidement sont tous devenus épidémiologistes amateurs, et j'essaie moi-même de comprendre les chiffres.
Si l'on regarde les comparables, aux États-Unis, on voit que les communautés autochtones sont frappées de 3,5 à 5 fois plus fort en Alaska qu'ailleurs aux États-Unis, où les taux grimpent déjà en flèche. Pendant la première vague, en revanche, les chiffres étaient beaucoup plus bas dans la population autochtone canadienne que dans la population non autochtone. Il n'y a pas de quoi nous reposer sur nos lauriers pour autant. Si l'on tient compte de l'ampleur de la deuxième vague, nous sommes toujours en deçà des moyennes nationales de la population non autochtone, mais ce que nous observons est très, très dangereux. Les tendances sont inquiétantes à bien des égards.
Nous savons que les communautés autochtones font preuve de beaucoup de leadership et qu'elles déploient beaucoup d'efforts, surtout dans les réserves, pour confiner la population; elles prennent la menace très au sérieux. Les Autochtones ont vécu de grandes épidémies dans l'histoire. La tuberculose est non seulement encore présente, mais elle est toujours bien fraîche dans la mémoire des membres des communautés qu'elle a frappées dans un passé récent. Le taux de contamination des Inuits est toujours 300 fois plus élevé que la moyenne nationale et 60 fois plus élevé que les taux qui s'observent chez les Premières Nations. C'est également une maladie pulmonaire, dont les symptômes ressemblent beaucoup à ceux de la COVID et qui a les mêmes comorbidités. L'une des causes en est le surpeuplement des logements. Ces réalités ne disparaissent pas avec la pandémie, et le risque demeure bien présent.
Les chiffres les plus alarmants que je vois actuellement sont ceux des régions urbaines du Manitoba, où les Autochtones affichent des taux d'hospitalisation et d'admission aux soins intensifs plus élevés que les autres. Je trouve cela très inquiétant. Cela nous pousse à la limite de notre capacité d'intervention, à Services autochtones Canada, puisque nous avons la responsabilité d'aider les populations urbaines les plus durement touchées.
Il y a toutefois des bons coups à souligner. Les communautés se sont retroussé les manches. Nous leur avons fourni du financement. Nous apprenons à connaître la COVID au fur et à mesure, mais nous ne sommes pas encore sortis du bois. Il n'y a pas de formule magique pour garder la COVID loin d'une communauté. Dès que les gens baisseront la garde, principalement lors d'événements émotifs comme des funérailles, des mariages et de grands rassemblements sociaux, la COVID frappera et elle frappera fort. Elle touchera les populations autochtones de façon démesurée.
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Lib. (QC)
We work with NAN, and Grand Chief Fiddler in particular. We know the challenges that NAN communities face. The one that will probably be raised is the water advisories. If we look at the wellness indexes that we track across Indigenous Services Canada through the wellness survey, we know that those communities face a number of disproportionate inequalities. Not every community is the same, but this is the card we've had to deal with going into this.
I also note the hidden pandemic with respect to mental health. NAN has some really incredible initiatives that deal with that, but if you look at the mortalities that have occurred in the NAN area, more have occurred from suicide than from to COVID.
Therefore, there are challenges that remain, but they start and end with co-operation through, first and foremost, local leadership, but also through regional organizations, and in this case, as you've named, NAN.
Nous travaillons avec la NNA, et le grand chef Fiddler en particulier. Nous connaissons les défis auxquels ces communautés sont confrontées. Nous entendrons probablement parler des avis concernant la qualité de l'eau potable. Si l'on regarde un peu les indices de bien-être que surveille Services aux Autochtones Canada grâce au sondage sur le mieux-être, nous savons que ces communautés souffrent d'inégalités disproportionnées. Ce n'est pas exactement pareil dans toutes les communautés, mais c'est la réalité à laquelle nous étions déjà confrontés en amont de cette crise.
Je souligne également la pandémie cachée de troubles de la santé mentale. Il y a des initiatives vraiment formidables dans la NNA pour y faire face, mais si l'on regarde les causes de mortalité dans la région où vivent les membres de cette nation, il y a plus de décès attribuables au suicide qu'à la COVID.
Par conséquent, bien des difficultés demeurent, mais tout commence et se termine par la coopération, tout doit surtout partir des dirigeants locaux, mais aussi des organisations régionales et dans ce cas-ci, comme vous l'avez dit, de la nation elle-même.
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Lib. (QC)
Thank you, Ms. Bérubé.
Another layer of the challenge I was describing concerns urban indigenous communities. We provided funding to the Gespeg nation to address many of its needs. Whether a community is covered by an agreement or not, whether a community is located in an urban area or not, our goal is the same. All indigenous communities deserve appropriate high-quality health care, something they have been denied for far too long—well before the pandemic. We are endeavouring to do what is needed to keep COVID-19 out of communities.
Merci, madame Bérubé.
C'est une autre partie du casse-tête dont j'ai parlé, notamment en ce qui concerne les communautés autochtones « urbaines ». Nous avons fourni des ressources financières à la nation de Gespeg pour répondre à un grand nombre de ses besoins. Qu'il s'agisse des communautés conventionnées, non conventionnées ou urbaines, notre but demeure le même. Toutes les communautés autochtones doivent bénéficier de soins de santé adéquats et de première classe, soins qui leur ont été niés pendant fort longtemps, bien avant la pandémie. Nous essayons de faire ce qu'il faut pour que la COVID-19 n'entre pas dans ces communautés.
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Lib. (QC)
You are referring implicitly to the 2019 throne speech and the 5% target. It was in either the throne speech or Minister Anand's mandate letter. I am actually meeting with Ms. Anand and Minister Duclos in the next few days to see what the federal government can do to make sure indigenous businesses receive their fair share of federal procurement spending—5%. That isn't happening now. It's very uneven. The target applies to not just Indigenous Services Canada, but also all departments.
Vous faites allusion de façon implicite à ce qui était mentionné dans le discours du Trône de 2019, à savoir un objectif de 5 %. Si ce n'était pas dans le discours du Trône, c'était dans la lettre de mandat de la ministre Anand. Je dois justement rencontrer Mme Anand et le ministre Duclos dans les jours à venir pour voir comment le gouvernement fédéral peut s'assurer que les entreprises autochtones reçoivent leur juste part de 5 % des contrats d'approvisionnement fédéraux. Ce n'est pas le cas présentement; c'est très inégal. Cela ne concerne pas uniquement le ministère des Services aux Autochtones, mais tous les ministres du Cabinet.
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Lib. (QC)
We are maintaining our commitment. Today I spoke with Natan Obed about the specific needs of Inuit, including those in Nunavik. We are putting together a funding package tomorrow for Nunavut, which is experiencing a major increase in cases, as we've seen on the news. In my opening statement, I mentioned that it had 70 confirmed positive cases, and I fear that the number is going to rise.
We are committed to working closely with the Quebec government to provide appropriate medical resources and funding to Nunavik or the Nunavut government.
Nous continuons notre engagement. Aujourd'hui, j'ai parlé avec Natan Obed des besoins particuliers des Inuits, ce qui inclut ceux du Nunavik. Nous préparons une réponse en ressources financières demain pour nous occuper du Nunavut, où il y a une forte éclosion de cas, comme on l'a entendu aux nouvelles. Dans mon discours, j'ai fait mention de 70 cas positifs confirmés, et je crains que ce nombre n'aille en augmentant.
Nous nous engageons à entretenir une relation étroite avec le gouvernement du Québec en vue de fournir les ressources médicales ou financières appropriées au Nunavik ou au gouvernement du territoire du Nunavut.
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Lib. (QC)
I have very good co-operation with the supporters and the communities that have signed territorial arrangements. We can always improve our relationship to streamline feedback and resource deployment. I hope it's not too bold of me to say that we have a very good relationship.
J'ai une très bonne collaboration avec les tenants avec les communautés qui ont conclu des arrangements territoriaux. Nous pouvons toujours améliorer notre relation pour simplifier la rétroaction et le déploiement de ressources. J'espère que je ne m'avance pas trop en disant que notre relation est très bonne.
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Lib. (QC)
That's a very pertinent question for the entire country. Regional air transportation is an essential service. We have allocated a number of funding envelopes for that purpose. You brought up Nunavik. Discussions with the Quebec government are necessary to ensure the continuity of air transportation in the Inuit territories affected. Discussions with the Government of Newfoundland and Labrador are also necessary.
Since the crisis began, we have been working to keep air service going and supply communities with essential goods, especially medical equipment. We want to make sure small air carriers that are struggling financially can survive. There are numbers to back this up, but I don't have them with me.
C'est une question fort pertinente qui concerne l'entièreté du Canada. Le transport aérien en région est un service essentiel. Nous avons déployé plusieurs enveloppes budgétaires à cette fin. Vous avez évoqué le Nunavik. Il faut discuter avec le gouvernement du Québec pour s'assurer qu'il y a du transport aérien continu dans les territoires inuits touchés. Il faut aussi discuter avec le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador.
Depuis le début de la crise, nous nous assurons qu'il y a du transport aérien continu pour approvisionner les communautés en biens essentiels, particulièrement en matériel médical. Nous voulons assurer la pérennité des petits transporteurs aériens qui sont dans une situation financière précaire. J'ai les chiffres à l'appui, mais je ne les ai pas devant moi.
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Lib. (QC)
Thank you, MP Blaney.
First, I'd like to take this opportunity to congratulate you on your appointment, as well as the recent briefing with my team on Bill C-92, which I know is near and dear to everyone's heart on this committee.
This is an exceedingly difficult topic, and particularly because of what we've seen in the last month or so with respect to indigenous people. While it was a shock to non-indigenous people in Canada, it was not shocking, but a repeating pattern of a lived experience to indigenous people, who are treated badly and poorly and are subject to systemic racism across the health care system.
This is something that, as you well remember, was announced in the Speech from the Throne. COVID, again, like many things, has just exacerbated the reality.
In terms of putting forward health care legislation, we have to do this in proper consultation with indigenous communities. I have asked my team, conscious of the fact that we are operating in COVID times and have to observe physical distancing for people's health and well-being, to take the time to do the proper consultation with indigenous partners and treaty areas. A number of them have different perspectives on health needs and health engagement.
A number of the recommendations, as you'll recall, do exist in a number of reports. The one that comes to mind, obviously, is the Viens report. These issues are intermingled with jurisdictional challenges. The federal government has its role to play, which is unquestionable, but this is something we will need to do not only in partnership with indigenous people, first and foremost, but also in partnership with the provinces.
Merci, madame Blaney.
Premièrement, j'aimerais saisir l'occasion pour vous féliciter de votre nomination, de même que pour les échanges que vous avez eus récemment avec mon équipe sur le projet de loi C-92, que tous les membres de ce comité ont à cœur, je le sais.
C'est un sujet extrêmement difficile, particulièrement à la lumière des événements du dernier mois, environ, quant au traitement des Autochtones. Si cela a été un choc pour les non-Autochtones, au Canada, ce n'était pas une surprise pour les personnes autochtones, mais plutôt l'expression d'un schéma récurrent dans l'expérience vécue. Les Autochtones sont souvent maltraités et victimes de racisme systémique dans le système de santé.
Vous vous souvenez sans doute que cette mesure avait été annoncée dans le discours du Trône. La COVID n'est venue qu'amplifier ce phénomène, comme tant d'autres.
Pour ce qui est du dépôt d'un projet de loi sur les soins de santé, nous devons d'abord effectuer les consultations de mise auprès des communautés autochtones. J'ai demandé à mon équipe de prendre le temps de mener les consultations voulues auprès de nos partenaires autochtones et dans les régions visées par les traités, mais je suis conscient que nous sommes en pleine pandémie de COVID et qu'il faut respecter la distanciation sociale pour protéger la santé et le bien-être de la population. Beaucoup de personnes ont des perspectives différentes sur les besoins et l'engagement nécessaires en matière de santé.
Vous savez sûrement que bien des recommandations ont été faites dans divers rapports. Évidemment, le premier qui me vient à l'esprit est le rapport Viens. Ces enjeux sont étroitement liés aux sphères de compétence. Le gouvernement fédéral a son rôle à jouer, cela ne fait aucun doute, mais nous devrons travailler en partenariat non seulement avec les peuples autochtones, d'abord et avant tout, mais avec les provinces aussi.
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Lib. (QC)
Ms. Blaney, I'll respond to your conclusion, from before you asked your question, on the timing of the legislation. While it is perhaps the prerogative of the federal government to decide when to introduce this type of legislation, it really will be indigenous communities, after our consultations, that will guide that timeline. I think this is always important to remember, and I know you know that.
On the question with respect to broadband, this is a portfolio that falls under the responsibility of Minister Monsef. I would note that in the announcement by the Prime Minister, $100 million is reserved for indigenous communities—
Si vous permettez, je vais d’abord réagir à votre conclusion quant à l’absence d’échéancier véritable pour le projet de loi. Bien qu’il revienne peut-être au gouvernement fédéral de décider du moment où l’on présentera une mesure législative de ce type, c’est un choix qui sera en fait guidé par les consultations que nous avons menées auprès des communautés autochtones. Je pense qu’il est toujours important de le rappeler, même si je sais que vous êtes au courant.
Pour ce qui est de l’Internet à large bande, c’est un portefeuille qui relève de la ministre Monsef. Je noterais toutefois que, dans le cadre des mesures annoncées par le premier ministre, 100 millions de dollars sont réservés pour les communautés autochtones...
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Lib. (QC)
I am agreeing with you when I say we have to work with indigenous communities to identify their broadband needs and prioritize them when they are identified as priorities.
Je conviens avec vous qu’il faut travailler avec les communautés autochtones pour déterminer leurs besoins en matière de large bande et faire le nécessaire lorsque ces besoins sont jugés prioritaires.
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Lib. (QC)
I'm absolutely glad to look into this. These issues are raised constantly and are, as I mentioned earlier with respect to health care legislation, exacerbated by COVID. Students in particular have been asked to study at home, and this isn't necessarily a function of remoteness, although that does pose a challenge.
Je serai ravi de voir ce que nous pouvons faire à ce sujet. Ces enjeux reviennent sans cesse sur le tapis, d’autant plus qu’ils sont exacerbés par la pandémie, comme je le mentionnais précédemment en parlant des mesures législatives en matière de santé. Il y a notamment le cas des étudiants qui doivent suivre leurs cours à la maison, une réalité qui n’a pas nécessairement à voir avec l’éloignement, bien que celui-ci soit également problématique dans ce contexte.
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Lib. (QC)
You'd have to clarify your question, MP Viersen. My comment about the RCMP letting down indigenous communities wasn't about New Brunswick.
Il faudrait d’abord que vous clarifiiez votre question, monsieur Viersen. Quand j’ai dit que la GRC avait laissé tomber les communautés autochtones, je ne parlais pas du Nouveau-Brunswick.
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Lib. (QC)
Yes, it was about communities in Nova Scotia, and particularly the assault on Chief Sack and, two days later, the burning of a fish plant.
I think what everyone saw, and what indigenous communities have seen time and time again, is police services failing to serve them. You can look at the statistics, and I would direct everyone to the report by former justice Bastarache that came out today. I think it was quite clear insofar as it relates to indigenous peoples.
Oui, c’était au sujet de certaines communautés en Nouvelle-Écosse, et plus particulièrement des voies de fait contre le chef Sack et de l’incendie d’une usine de transformation du poisson deux jours plus tard.
Je pense que tout le monde a alors pu constater à quel point les corps policiers ne sont pas à la hauteur quand vient le temps de servir les communautés autochtones, une situation que celles-ci ne connaissent que trop bien. Il suffit de consulter les statistiques, et je vous invite tous à ce sujet à prendre connaissance du rapport de l’ex-juge Bastarache qui a été rendu public aujourd’hui même. Je pense qu’il ne pourrait être plus clair quant au sort réservé aux Autochtones.
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Lib. (QC)
Again, my comments were made in relation to indigenous peoples feeling let down by—
Je rappelle que je disais que les Autochtones avaient l’impression d’avoir été abandonnés à leur sort par...
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Lib. (QC)
The answer is yes. Obviously I will not disclose cabinet confidences, but I will point the member to the Speech from the Throne, which I am sure he has read, and the four or five points dealing with policing therein.
La réponse est oui. Il va de soi que je ne vais pas divulguer les secrets du Cabinet, mais je renvoie le député au discours du Trône, qu’il a assurément déjà lu, et à ses quatre ou cinq passages traitant des services policiers.
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Lib. (QC)
Actually, I appreciate that question, because Indigenous Services Canada does have that relationship with indigenous communities, and we obviously hear, from community members and leadership, about the need for policing as an essential service on numerous occasions, including today with partners from Treaty 7 wanting to be engaged in the consultation in and around police reform, and not only with respect to policing as an essential service.
I think when we say “essential service” for policing in indigenous communities, we should all reflect on the fact that we take our own policing services in non-indigenous communities for granted, as they are not taken for granted in indigenous communities. It is a reflection of where we are as a country—but the answer, MP Viersen, is absolutely yes.
We can also examine, with indigenous communities and Minister Blair and his team, alternatives to policing, particularly when it comes to mental health interventions. I think a lot of the stuff we saw at the beginning of the year are areas where it might not be appropriate to have—
Je suis content que vous posiez la question, car Services aux Autochtones Canada entretient des liens étroits avec les communautés autochtones, ce qui permet bien sûr à leurs membres et leurs dirigeants de nous rappeler sans cesse que les services policiers doivent être considérés comme essentiels. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé aujourd’hui avec nos partenaires du Traité no 7 qui veulent pouvoir participer aux consultations non seulement sur le rôle essentiel joué par les services de police, mais aussi sur la réforme globale de ces services.
Lorsqu’il est question des services essentiels assurés par la police dans les communautés autochtones, il ne faut pas oublier que ces services ne sont pas tenus pour acquis dans ces communautés, contrairement à ce qui se passe dans les collectivités non autochtones. Cela témoigne bien de la situation actuelle au Canada à ce chapitre, mais reste quand même, monsieur Viersen, que je peux répondre par l’affirmative à votre question.
Nous pouvons également envisager, de concert avec les communautés autochtones, le ministre Blair et son équipe, des solutions complémentaires aux services policiers, notamment pour ce qui est des interventions en santé mentale. Selon moi, pour bon nombre des situations que nous avons pu observer au début de l’année, il n’était pas nécessairement approprié de...
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Lib. (QC)
Thank you so much for the question.
As schools were shut down at the very beginning of the pandemic, particularly given the vulnerabilities that I've highlighted earlier on, people were very worried about their children not only getting COVID but also being vectors of spread within the communities. The portrait of indigenous education across Canada is obviously not limited to the on-reserve reality of schools, although it is one reality, and we continue to build schools on reserves where they're requested and needed.
To that end, a month ago the Prime Minister announced, as part of the school support packages, $112 million dedicated to helping kids go back to school as part of a safe return now. It should be an inescapable reality that there are enhanced needs with respect to communities that have taken the difficult decision to keep their kids at home. Not everyone can be plugged in to an iPad or a computer device to do online learning, so some of the supports we've given—for example, under Jordan's principle—have been precisely to give supports to indigenous students in communities that are keeping them at home.
There is also the reality that this has stressed the mental health of children. A lot of the funding support for the stress we see—funding on which the estimates touch—deals with that reality. It is bleak at times, but we're obviously there to help. Wherever communities see that need, we do our best to step in.
MP Blaney raised the issue of connectivity, and it isn't just the reality of remote communities necessarily. It is the reality, for example, in Six Nations, which is between Toronto and Brantford. It is a challenge across communities to deliver the quality service and quality education to which indigenous children are entitled. It is not one we've overcome completely yet, but we're working toward it.
We also have invested, as of October 30, about $200 million in additional funding to provide education-related supports to indigenous peoples in the community. When it comes to the older students, if you recall, I believe in May the Prime Minister announced education supports to all Canadians, and about $60 million or $75 million was dedicated specifically to indigenous students. That's an important aspect of it. This is coupled with the supports for post-secondary institutions, which had been suffering up to now, that we announced a few weeks back.
Merci beaucoup pour la question.
Compte tenu tout particulièrement des facteurs de vulnérabilité que j'exposais tout à l'heure, les gens craignaient beaucoup, lorsque les écoles ont été fermées au tout début de la pandémie, de voir leurs enfants non seulement contracter le virus, mais aussi devenir des vecteurs de propagation au sein de la communauté. L'éducation des membres des Premières Nations au Canada ne se fait bien sûr pas uniquement dans les écoles situées dans les réserves, mais il s'agit tout de même de l'une des composantes de cette réalité, et nous n'allons pas manquer de construire encore des écoles dans les réserves lorsqu'il y a une demande et un besoin à combler.
C'est dans ce contexte que le premier ministre annonçait il y a un mois dans le cadre d'un train de mesures pour le milieu scolaire un investissement de 112 millions de dollars visant à assurer le retour des enfants à l'école en toute sécurité. Il y a forcément des besoins accrus au sein des communautés qui ont pris la difficile décision de garder leurs enfants à la maison. Ce n'est pas tout le monde qui a accès à une tablette ou à un ordinateur pour poursuivre son apprentissage en ligne, si bien qu'il a fallu offrir certains mécanismes de soutien — notamment en vertu du principe de Jordan — pour les élèves des communautés autochtones qui ont choisi de ne pas les renvoyer à l'école.
Il faut aussi considérer les effets néfastes sur la santé mentale des enfants. Une grande partie du soutien financier en la matière — dont il est question dans le Budget supplémentaire des dépenses — vise à mieux composer avec cette réalité. Le portrait est parfois plutôt désolant, mais nous sommes bien sûr toujours là pour apporter notre aide. Pour toutes les communautés qui constatent un tel besoin, nous voyons à faire le nécessaire au meilleur de nos capacités.
Mme Blaney a parlé des problèmes de connectivité, lesquels ne se limitent pas nécessairement aux communautés éloignées. C'est le cas par exemple de la réserve Six Nations entre Toronto et Brantford. Il est difficile dans toutes ces communautés d'offrir aux enfants autochtones les services et l'éducation de qualité auxquels ils ont droit. C'est une situation problématique que nous n'avons pas encore entièrement réglée, mais nous y travaillons.
Nous avons de plus annoncé le 30 octobre dernier un nouveau financement de plus de 200 millions de dollars pour offrir des mesures de soutien en matière d'éducation aux communautés autochtones. Pour ce qui est des étudiants plus âgés, vous vous souviendrez que le premier ministre a annoncé au mois de mai, si je ne m'abuse, un soutien financier pour tous les Canadiens aux études, dont quelque 60 millions de dollars ou 75 millions de dollars consacrés expressément aux étudiants autochtones. C'est donc un appui bien senti, d'autant plus qu'il s'ajoute aux mesures annoncées il y a quelques semaines pour les établissements postsecondaires, lesquels ont été durement touchés jusqu'à maintenant.
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Lib. (QC)
As a result of the rulings, with respect to which we continue to implement the support for children, $200 million has been dedicated to supporting children and families. This is an ongoing challenge as we reform our approaches internally at Indigenous Services Canada to ensure substantive equality between indigenous and non-indigenous youth. We continue to implement those orders. We continue to work with the partners that continue to introduce claims, whether within the CHRT or through class actions, to ensure that we come to a resolution that properly compensates indigenous children.
With respect to the sums in question, they reflect an additional amount that was added to the larger amount of supports for indigenous children to ensure that we get to that goal, which is what all Canadians want to see.
Pour donner suite à cette décision, nous continuons de mettre en oeuvre des mesures de soutien pour les enfants, y compris cette enveloppe de 200 millions de dollars consacrée aux services à l'enfance et à la famille. Nous devons modifier les façons de faire de notre ministère à l'interne en veillant sans cesse à offrir un traitement en tout point équivalent aux enfants autochtones et non autochtones. Nous continuons à faire le nécessaire pour donner suite aux conclusions du Tribunal. Nous collaborons avec nos partenaires qui présentent des demandes, soit devant le Tribunal canadien des droits de la personne ou au moyen de recours collectifs, afin d'en arriver à des solutions permettant d'indemniser adéquatement les enfants autochtones.
Pour ce qui est des sommes prévues, elles viennent s'ajouter à d'autres investissements de plus grande ampleur pour le soutien aux enfants autochtones dans la quête de cet objectif qui est cher au coeur de tous les Canadiens.
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Lib. (QC)
Since the pandemic began, indigenous businesses have been worse off. They have had trouble with financing, so we invested more than $400 million to support local business. We also invested millions of dollars to support indigenous tourism.
Clearly, the role these businesses play in the communities can be a bit different. That is especially the case with the band council-run businesses, which often replace investments in the community. Their purpose is not necessarily to turn a profit. The challenges are numerous and multi-faceted, and we are prepared to do more because we do not know when the pandemic will end.
I can't thank you enough for that question. Although the communities do have access to the support measures that were announced for all of Canada, they have specificities that call for a direct response.
Depuis le début de la pandémie, nous constatons que les entreprises autochtones sont dans une situation plus précaire.Nous avons observé des difficultés quant à la capitalisation de ces entreprises. Nous avons donc investi plus de 400 millions de dollars pour soutenir les entreprises locales. Nous avons aussi investi plusieurs millions de dollars pour appuyer le tourisme autochtone.
Il est clair que le rôle de ces entreprises dans les communautés est parfois un peu différent. C'est surtout le cas des entreprises gérées par les conseils de bande, qui remplacent souvent des investissements dans les communautés. Leur but n'est pas nécessairement de tirer profit de cela. Nous faisons donc face à des défis multiples, qui comportent plusieurs facettes, et nous sommes prêts à en faire plus, puisque nous ne savons pas quand va prendre fin la pandémie.
Je vous remercie infiniment de cette question. Les communautés ont effectivement accès aux mesures de soutien qui ont été annoncées pour l'ensemble du Canada, mais il y a des particularités qu'il faut aborder de façon directe.
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Lib. (QC)
We took a number of steps, including investing $16 million to support 640 indigenous tourism businesses. That investment was aimed specifically at helping them through this period.
Plusieurs mesures de soutien ont été prises, notamment une somme de 16 millions de dollars qui a été octroyée à 640 entreprises autochtones à vocation touristique. Le but de cet octroi était précisément de leur apporter de l'aide pendant cette période.
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Lib. (QC)
MP Blaney, I think you're absolutely right. A number of the instruments we deployed were very general and, absolutely, a number of mistakes were made in eligibility criteria on a number of fronts. We saw a number of these unduly prejudice the indigenous communities. Our teams worked really hard to work with the Minister of Finance at the time to plug those holes, and indeed it did take time.
We're all being asked to do things that fall outside of our authority, essentially to replace private actors in the economy and give those supports. Some of these did in fact need to be tailored. Some of the financial instruments have been distributed, and I think we've had about 1,100 loans go out.
Clearly the timeline was a challenge we faced, and as we fine-tune our response, I don't think—
Je crois que vous avez tout à fait raison. Différentes mesures d'application générale ont été prises, et il est vrai que des erreurs ont été commises quant aux critères d'admissibilité pour un certain nombre d'entre elles. Dans certains cas, ce sont effectivement des communautés autochtones qui en ont souffert. Nos équipes ont redoublé d'ardeur avec le ministère des Finances afin de corriger ces lacunes, et je ne peux pas nier qu'il a fallu un certain temps pour y parvenir.
On nous demande à tous d'accomplir des choses qui ne sont pas de notre ressort pour remplacer en fait certains acteurs privés au sein de l'économie et déployer ces mesures de soutien. Certaines de ces mesures devaient être adaptées à des situations particulières. Une partie de l'aide financière a été distribuée, et je crois que quelque 1 100 prêts ont été consentis.
Il est bien évident qu'il nous fallait agir en respectant un certain échéancier, et maintenant que nous apportons les ajustements requis, je ne crois pas...
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Lib. (QC)
Okay. I was going to conclude with something, but—
D'accord. J'allais conclure, mais...
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Lib. (QC)
That's fine.
Il n'y a pas de quoi.
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Lib. (QC)
This is an excellent question and one we're working on currently.
We've all seen the news stories about the positive results for two vaccines in particular, and the wide suite of access Canada has to other vaccines, but they have to be distributed in a way that reflects not only the needs of those in health care services and the prioritization to be established with respect to who gets them and when, but also what is perhaps one of the largest logistical challenges in vaccinations worldwide that we've ever faced. That's the reality. We're talking about ensuring that these vaccines are transported to all areas and then deployed in an equitable fashion that recognizes the inequality that we've all talked about at this committee. Certainly our team is working night and day to ensure that our approach ensures not only that the vaccines get into communities but also that they are deployed in an effective and culturally sensitive way.
We have have learned experience from the H1N1 vaccine and some of the challenges that were faced there. They were surmounted, and in fact I think testimony has shown that indigenous communities received a higher rate of vaccinations finally. There were some challenges in the beginning, and we don't want face those again, but we're very aware of them. We're working not only with local leadership but also with health authorities to ensure that there is proper deployment of those vaccines in the way that I've described.
C'est une excellente question qui nous occupe d'ailleurs actuellement.
Nous avons tous lu ces articles traitant des résultats positifs obtenus avec deux vaccins en particulier. On peut aussi se réjouir du large éventail d'autres vaccins auxquels le Canada s'est assuré l'accès. Il faudra toutefois s'employer à distribuer ces vaccins d'une manière tenant compte non seulement des besoins des bénéficiaires au sein de notre système de santé, soit en établissant un ordre de priorité quant à savoir qui sera vacciné et à quel moment, mais aussi des réalités associées à ce qui sera peut-être le plus grand défi logistique jamais vu en matière de vaccination à l'échelle planétaire. C'est ce qui nous attend. Il faudra assurer le transport de ces vaccins dans toutes les régions et leur déploiement de manière équitable dans le contexte de cette situation d'inégalité dont nous avons maintes fois discuté sur cette tribune. Il va de soi que notre équipe travaille jour et nuit pour veiller à ce que notre approche permette non seulement de rendre le vaccin accessible à toutes les communautés, mais aussi de tenir une campagne de vaccination efficace tenant compte des différentes particularités culturelles.
Nous avons tiré des enseignements de la campagne de vaccination contre le H1N1 et des difficultés que nous avons alors éprouvées. Nous sommes parvenus à les surmonter tant et si bien qu'il a été démontré en fin de compte que le taux de vaccination a été plus élevé au sein des communautés autochtones. Nous avons affronté au départ quelques obstacles qui ne nous poseront plus problème, car nous savons désormais à quoi nous en tenir. Nous collaborons non seulement avec les dirigeants locaux, mais aussi avec les autorités de la santé pour assurer un déploiement adéquat de ces vaccins de la manière que j'ai décrite.
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Lib. (QC)
I'll leave the last few words to Valerie.
Je vais laisser Mme Gideon vous répondre à ce sujet.
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Lib. (QC)
Absolutely. It's key not only for respecting the reality and the lived experience of indigenous people in the medical system but also in the effective deployment of the vaccine. These are issues that we've been working on internally and with leadership in the last little while. They remain to be perfected.
You spoke about hope, and I think people should be very hopeful, given the results that we've seen. However, we also have to maintain vigilance in ensuring that the public health guidelines are followed properly. That's something we need to continue to do.
This all has to be delivered, administered and worked on in partnership with first nations and indigenous communities, and we will do it. This includes many ways of doing it. I would be glad to come back to committee at a later time to discuss that in more detail.
Absolument. Ce genre d’approche est essentiel, non seulement pour respecter la réalité et le vécu des peuples autochtones dans le système de santé, mais également pour déployer de façon efficace le vaccin. Nous travaillons sur les approches à l’interne avec notre équipe de direction depuis quelque temps. Nous sommes en train de les peaufiner.
Vous avez parlé d’espoir, et je crois que les gens devraient avoir beaucoup d’espoir, vu les résultats. Cependant, nous devons demeurer vigilants afin que les consignes de la santé publique soient respectées. La vigilance doit être maintenue.
Nous allons devoir créer, offrir et gérer le programme dans le cadre d’un partenariat avec les Premières Nations et les communautés autochtones, et nous le ferons. Notre approche comportera de nombreux volets. Je serai ravi de revenir plus tard pour vous donner plus de détails.
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Lib. (QC)
Good evening. Ulaakut.
I'm speaking to you this evening from the traditional territory of the Algonquin people here in Ottawa.
Mr. Chair and members of the committee, I'm pleased to join you today, at least virtually, alongside my colleagues Minister Bennett and Minister Vandal. I also want to note the presence of Christiane Fox, deputy minister; Valerie Gideon, associate deputy minister; and Dr. Tom Wong, chief medical officer of public health, first nations and Inuit health branch.
Members, as of October 26, we are aware of 362 active cases of COVID-19 in first nations communities. Since the beginning of this pandemic, we've recorded 1,254 confirmed cases in first nations communities, with 877 recoveries and, tragically, 15 deaths. This number of active cases represents the highest number of active cases to date. In addition, I can report 28 confirmed positive cases of COVID-19 among Inuit in Nunavik, Quebec, and all have recovered.
In recent days and weeks, there has been an alarming rise in the number of active COVID-19 cases across the country, including in indigenous communities. We took a number of measures to support indigenous communities at the onset of this pandemic, and as we face the second wave of this pandemic, we are taking stock of what we've learned and applying those lessons rapidly.
We know that when local indigenous leadership is given the necessary resources, they are best placed to successfully respond to a crisis with immediate, innovative and proactive measures to ensure the safety of their members. The low case numbers experienced by first nations communities in the first wave was evidence of this. What is clear now, however, is that the second wave has impacted indigenous communities much harder than the first.
As in the first wave, we've put together and put into place...and ensured that the health and safety of indigenous peoples is my and the Government of Canada's utmost priority.
As the pandemic continues and continues to evolve, we are making sure to prioritize sustainable access to mental health services and continue to support indigenous communities. As such, we have invested new funding of $82.5 million, in addition to the $425 million in existing funding annually for community-based services that address the mental wellness needs of indigenous peoples.
These services comply with public health measures available, and, because of the pandemic, with many telehealth or virtual options, such as the Hope for Wellness Help Line.
We continue to work in partnership with indigenous organizations and communities to support the adaptation of mental health resources and services managed by indigenous communities, and will continue to do so throughout the pandemic and beyond it.
To support the unique challenges faced by indigenous businesses and economies, on June 11, we announced $117 million, plus a $16 million stimulus development fund to support the indigenous tourism industry. This funding builds on the $306.8 million previously announced to help indigenous small and medium-sized businesses.
The Government of Canada is also helping elementary and high school students by providing $112 million to support a safe return to first nations schools on reserve, in addition to the $2 billion being provided to the provinces and territories. And we are working to ensure the security and well-being of indigenous women and children by supporting and expanding a network of family violence prevention shelters for first nations communities across the country, and in the territories.
We continue to promote public health and safety measures and have, in collaboration with provincial and territorial governments, been actively evaluating and acquiring approved point-of-care tests to meet the needs of indigenous communities, especially those in rural, remote and isolated areas.
As of October 19, 70 GeneXpert instruments had been deployed to enable access to rapid point-of-care testing by indigenous communities across the country.
I'd like to take a moment to thank the health professionals, in particular Indigenous Services Canada nurses, who are supporting indigenous communities across the country by providing quality and culturally appropriate care, testing, contact tracing, prevention and treatment during this pandemic.
I would be remiss if I did not mention an emergency in Neskantaga that has been front and centre in the last few days. The recent shutdown of Neskantaga's water distribution system is indeed alarming. My officials are working directly with the leadership of Neskantaga First Nation, alongside partners such as Nishnawbe Aski Nation and Matawa First Nations Management, to mitigate the situation and ensure that the community has the support they need until water can be fully restored. Yesterday, Indigenous Services Canada's lead engineer accompanied the Matawa technical team to inspect the community's water infrastructure and continue water sampling.
Funding will be provided for immediate repairs as necessary, and efforts have been redoubled to address the issues with the distribution system and to support the community's new water system to completion. This funding is in addition to the recent $4 million of funding increase towards the project that aims to lift the long-term boil water advisory in that community, bringing the total investment to over $16.4 million. The construction of the community's water treatment plant is in its final stages, and we are optimistic that it will be up and running soon. We will continue to work with the community leadership to find immediate and long-term solutions to this health emergency.
With that, I look forward to taking your questions.
Meegwetch. Nakurmiik. Marsi cho.
Bonjour. Ulaakut.
Je vous parle ce soir depuis le territoire traditionnel du peuple algonquin ici à Ottawa.
Monsieur le président, membres du Comité, c'est avec plaisir que je comparais aujourd'hui, du moins virtuellement, en compagnie de mes collègues, la ministre Bennett et le ministre Vandal. Je tiens également à souligner la présence de Christiane Fox, sous-ministre; Valerie Gideon, sous-ministre déléguée; et du Dr Tom Wong, médecin en chef de la Santé publique, Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits.
En date du 26 octobre, nous avons la confirmation de 362 cas actifs de COVID-19 dans les communautés des Premières Nations. Depuis le début de la pandémie, nous avons enregistré 1 254 cas confirmés, dont 877 personnes rétablies et, malheureusement, 15 décès. Ce nombre de cas actifs constitue le plus élevé à ce jour. De plus, nous avons 28 cas positifs confirmés de COVID-19 chez les Inuits du Nunavik au Québec. Toutes les personnes infectées sont rétablies.
Au cours des derniers jours et semaines, nous avons connu une hausse alarmante du nombre de cas actifs de COVID-19 partout au pays, y compris dans les communautés autochtones. Nous avons pris un certain nombre de mesures pour soutenir les communautés autochtones au début de cette pandémie et, face à la deuxième vague, nous faisons le bilan de ce que nous avons appris et appliquons ces leçons rapidement.
Nous savons que lorsque les dirigeants autochtones locaux reçoivent les ressources nécessaires, ils sont les mieux placés pour répondre avec succès à une crise en prenant des mesures immédiates, innovantes et proactives pour assurer la sécurité de leurs membres. Le faible nombre de cas recensés dans les communautés des Premières Nations au cours de la première vague en est la preuve. Cela étant dit, il est maintenant évident que la deuxième vague frappe plus fort les communautés autochtones que la première.
Tout comme lors de la première vague, nous avons préparé et mis en place... la santé et la sécurité des peuples autochtones demeurent pour moi et pour le gouvernement la grande priorité.
Alors que la pandémie se poursuit et qu'elle continue à évoluer, nous nous assurons de donner la priorité à un accès durable aux services de santé mentale et nous continuons à soutenir les communautés autochtones, l'impact sur la santé mentale étant la face cachée de cette pandémie. Pour ce faire, nous avons investi de nouveaux fonds de l'ordre de 82,5 millions de dollars, en plus du financement annuel déjà existant de 425 millions de dollars pour les services communautaires qui répondent spécifiquement aux besoins des peuples autochtones en matière de bien-être mental.
Ces services respectent les mesures de santé publique et, en raison de la pandémie, offrent de nombreuses options de télésanté ou de services virtuels, notamment la Ligne d'écoute d'espoir, qui est disponible en plusieurs langues autochtones.
Nous continuons à travailler en partenariat avec les organisations et les communautés autochtones pour soutenir l'adaptation des ressources et des services de santé mentale gérés par les communautés autochtones. Nous continuerons à le faire tout au long de la pandémie et bien au-delà de celle-ci.
Afin de répondre aux défis uniques auxquels doivent faire face les entreprises autochtones, nous avons annoncé le 11 juin dernier l'attribution d'un fonds de 117 millions de dollars en plus d'un autre de 16 millions de dollars pour soutenir l'industrie touristique autochtone. Ce financement s'ajoute aux 306,8 millions de dollars déjà annoncés pour aider les petites et moyennes entreprises autochtones.
Nous soutenons aussi les élèves du primaire et du secondaire en fournissant 112 millions de dollars pour favoriser un retour en toute sécurité dans les écoles des Premières Nations situées dans les réserves. Ce montant s'ajoute aux 2 milliards de dollars versés aux provinces et aux territoires. De plus, nous nous efforçons d'assurer la sécurité ainsi que le bien-être des femmes et des enfants autochtones en soutenant et en élargissant un réseau de maisons d'hébergement pour la prévention de la violence familiale dans les collectivités des Premières Nations partout au pays et dans les territoires.
Nous continuons à promouvoir les mesures de santé et de sécurité publiques. En collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, nous avons aussi activement évalué et acquis des tests aux points de service pour répondre aux besoins des communautés autochtones, en particulier celles des régions rurales éloignées et isolées.
Le 19 octobre, 70 instruments GeneXpert ont été déployés pour permettre aux communautés autochtones de tout le pays d'avoir accès à des tests rapides aux points de service.
J’aimerais prendre un instant pour remercier les professionnels de la santé, en particulier les infirmières de Services aux Autochtones Canada, qui travaillent dans les communautés autochtones et leur fournissent des soins et des traitements de qualité et culturellement adaptés, effectuent les tests et la recherche des contacts et s'occupent de la prévention pendant cette pandémie.
Je m'en voudrais de ne pas parler de la situation urgente à Neskantaga qui a été au centre de nos préoccupations au cours des derniers jours. La récente fermeture du système de distribution d'eau de Neskantaga est, en effet, alarmante. Mes adjoints travaillent directement avec les dirigeants de la Première Nation Neskantaga, aux côtés de partenaires comme la nation Nishnawbe Aski et la Direction des Premières Nations de Matawa, afin d'améliorer la situation et de veiller à ce que la communauté dispose du soutien nécessaire jusqu'à ce que le système de distribution d'eau puisse être entièrement rétabli. Hier, l'ingénieur en chef de Services aux Autochtones Canada a accompagné l'équipe technique de Matawa pour l’inspection des infrastructures hydrauliques de la communauté, et poursuivre l'échantillonnage de l'eau.
Un financement sera accordé pour des réparations immédiates si nécessaire. Nous avons, d'autre part, redoublé d’efforts afin de résoudre les problèmes du système de distribution et d’appuyer la finalisation de la nouvelle usine de traitement d'eau de la communauté. Le montant s'ajoute à la récente augmentation de 4 millions de dollars de financement pour ce projet, qui vise à lever l'avis d'ébullition de l'eau en place depuis longtemps dans cette communauté. L'investissement total se chiffre donc à plus de 16,4 millions de dollars. La construction de la nouvelle usine de traitement d’eau en est à ses dernières étapes, et nous avons bon espoir qu’elle sera fonctionnelle d’ici peu. Nous allons continuer de travailler avec les dirigeants de la communauté afin de trouver des solutions immédiates et à long terme à cette crise sanitaire.
Sur ce, c'est avec plaisir que je répondrai à vos questions.
Meegwetch. Nakurmiik. Marsi cho.
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Lib. (QC)
Thank you, MP Vidal, for that critical question, which indeed is key for all Canadians and indigenous peoples living in Canada. It is no surprise to anyone—in particular the issue I mentioned in Neskantaga, which has been an entirely unacceptable situation for 25 years—that this is the result of massive undercapitalization of, specifically, indigenous communities, specifically with respect to resources that, in most communities in Canada, we all take for granted. Indeed, if those were removed from us, we would be crying bloody murder.
It is unacceptable that indigenous communities have been in this situation, yet that has been the case, and we must acknowledge it as a country. The shame lies in not doing anything about it.
From the very get-go, and as we traced the arc of the commitment that was made by the Prime Minister as early as the prior election, we realized quite early that the commitment needed to be doubled, in terms of the number of long-term water advisories that we were covering. This posed, obviously, a logistical problem. It's something in which we invested additional sums. We put billions of dollars into that commitment. My officials—and it's too bad I don't have the water team here—have been working relentlessly to address this in a systematic fashion.
Being the former mayor of Meadow Lake, you would appreciate the challenges with water, water infrastructure and wastewater. For every community these are complex issues. Some we have been able to resolve quickly. Indeed, over the course of our commitment, we've lifted 90 long-term water advisories and prevented a far greater number of short-term water advisories from becoming long-term water advisories. It's important to realize that.
Now, you take the unacceptable trajectory—
Monsieur Vidal, merci de poser cette question cruciale, et fondamentale en effet, pour les Canadiens et tous les peuples autochtones au Canada. Personne n'est surpris d'apprendre — en particulier pour ce qui est de la situation inacceptable à Neskantaga dont j'ai parlé et qui dure depuis 25 ans — que c'est le résultat d'une grave sous-capitalisation, précisément dans les collectivités autochtones, et précisément pour des services qui sont tenus pour acquis dans la plupart des collectivités au Canada. En effet, si on nous retirait ces services, nous crierions au meurtre.
Nous avons des collectivités autochtones qui se trouvent dans cette situation inacceptable, et nous devons le reconnaître. Ce qui est honteux, c'est de ne pas agir.
En prenant la mesure de l'engagement du premier ministre, nous nous sommes rendu compte très tôt, dès les élections précédentes, qu'il fallait doubler le nombre d'avis d'ébullition d'eau à long terme visé, ce qui posait, de toute évidence, un problème logistique. Nous avons investi des sommes additionnelles. Nous avons investi des milliards de dollars pour donner suite à cet engagement. Mes collaborateurs — et c'est dommage que l'équipe chargée des eaux ne soit pas ici — ont travaillé sans relâche pour régler ce problème de façon systémique.
À titre d'ancien maire de Meadow Lake, vous êtes bien au fait des défis que présentent l'eau, l'infrastructure de traitement de l'eau et les eaux usées. Les problèmes sont complexes dans toutes les collectivités. Nous avons été en mesure d'en régler certains rapidement. Dans le cadre de notre engagement, nous avons levé 90 avis d'ébullition d'eau à long terme et empêché un nombre encore plus important d'avis à court terme de devenir des avis à long terme. Il est important de s'en rendre compte.
Si on prend cette trajectoire inacceptable...
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Lib. (QC)
Feel free. This is your time.
Allez-y. C'est votre temps.
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Lib. (QC)
Quite clearly on this, MP Vidal, some that were short and have become long are actually less problematic in terms of lifting. There are some with longer builds—the case at hand being Neskantaga—that have taken some time and are quite complex. I would put to you without generalizing, because it's very important not to generalize, that the ones that have been added to the number—and at some point we should take some time to walk through this, and perhaps the time allotted is not enough—are ones that we are cautiously optimistic will be lifted in relatively short order.
You talked about the website not being updated. Clearly there have been some challenges as communities have locked down—rightly so, to protect their people—and some infrastructure challenges in getting things built. We have been able to do so, and the long-term lifts are a testament to that, but there have been challenges.
We expect to be updating that web page shortly to reflect more detailed information as to where the challenges lie and where the numbers lie, as well, but COVID has placed a challenge on the ability of contractors to get into communities and do all the things we need in order for communities to lift long-term water advisories. Let me stress, it is community—
Sur ce point, monsieur Vidal, il est clair que certains avis à court terme qui sont passés à long terme sont en fait moins problématiques en termes de levée. D’autres, à plus long terme — comme le cas de Neskantaga — ont pris du temps et sont assez complexes. Je vous dirais, sans vouloir généraliser, parce qu’il est très important de ne pas le faire, que ceux qui ont été ajoutés au nombre — et à un moment donné, nous devrions prendre un certain temps pour les examiner, et peut-être que nous n’avons pas assez de temps en ce moment — sont ceux pour lesquels nous avons bon espoir qu’ils seront levés dans un délai relativement court.
Vous avez dit que le site Web n’était pas à jour. Il est clair que le confinement des communautés a apporté son lot de difficultés — confinement qu’elles ont fait à juste titre pour protéger leurs membres — et certains problèmes sur le plan de la construction des infrastructures. Nous avons pu le faire, et les levées à long terme en témoignent, mais ce ne fut pas facile.
Nous prévoyons de mettre à jour cette page Web prochainement afin de fournir des renseignements plus détaillés concernant les défis et les chiffres. Cependant, en raison de la COVID, il est difficile pour les entrepreneurs de faire ce qu'il faut dans les communautés pour que ces dernières lèvent les avis concernant la qualité de l’eau à long terme. Permettez-moi d’insister sur le fait que c’est la communauté...
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Lib. (QC)
No, no, please. I want to talk about this, but I do respect the fact that it's your time, Gary.
Non, non, je vous en prie. Je veux en parler, mais je respecte le fait que c’est votre temps de parole, monsieur Vidal.
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Lib. (QC)
We always work with communities on any solutions and we work in partnership with them for the needs in their communities. Some of these plants are state of the art and reflect the highest technology that is available. Obviously, that requires training and a long-term commitment.
I think what I was getting at the end of my point is that we need to be with indigenous communities for the long run, and that's what we will be. It goes way past any deadline in spring 2021, but for a much longer time to come. Communities as a matter of trust are asking us to do that, and we will be there for them, hence the statement in the Speech from the Throne from the Governor General.
Nous travaillons toujours avec les communautés pour trouver des solutions et nous collaborons avec elles à répondre aux besoins de leurs communautés. Certaines de ces installations sont à la fine pointe du progrès et reflètent la plus haute technologie disponible. Il est évident que leur exploitation requiert une formation et un engagement à long terme.
Je pense que ce à quoi je voulais en venir à la fin de mon argument c’est que nous devons travailler avec les communautés autochtones sur le long terme, et c’est ce que nous ferons. Cet engagement va bien au-delà d’une quelconque date limite au printemps 2021, il s’étendra sur une période beaucoup plus longue. Les communautés nous demandent de le faire pour des raisons de confiance, et nous serons là pour elles, d’où la déclaration de la gouverneure générale dans le discours du Trône.
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Lib. (QC)
I guess my point, to conclude, MP Battiste, is that communities have asked us—and it's a matter of trust building and confidence building that is always in question—to be with them in the long run, and the Speech from the Throne underlined not only the critical infrastructure deficit that COVID has laid bare in indigenous communities, but also the need to build that trust and to be with them in partnership in the long run, far past any deadline that the government has fixed.
You and I participated in a great announcement for the Atlantic water board—the name escapes me, and I apologize—
Ce que j’avais commencé à faire valoir, monsieur Battiste, c’est que les communautés nous ont demandé — et c’est une affaire de confiance qui est toujours remise en question — d’être avec elles à long terme, et le discours du Trône a souligné non seulement le déficit sur le plan des infrastructures essentielles que la COVID a mises au jour dans les communautés autochtones, mais aussi la nécessité d’établir cette confiance et de travailler avec elles en partenariat à long terme, bien au-delà de toute échéance fixée par le gouvernement.
Vous et moi avons participé à une grande annonce pour l’Atlantic Water Board — le nom m’échappe, et je m’en excuse...
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Lib. (QC)
—the First Nations Water Authority this summer, which is really groundbreaking in the way that the authority itself is transferred to a first nations-led authority to dictate on their terms what goes on with respect to water in the communities that participated. I think that is key to the way forward, and it is key to addressing a number of the issues that MP Vidal raised in terms of how these plants are built.
... la First Nations Water Authority cet été, ce qui est vraiment révolutionnaire dans la mesure où l’autorité elle-même est transférée à une autorité dirigée par les Premières Nations pour dicter selon leurs conditions les mesures à prendre concernant l’eau dans les communautés participantes. Je pense que c’est la voie à suivre, et que c’est essentiel pour résoudre un certain nombre de problèmes que M. Vidal a soulevés en ce qui concerne la manière dont ces usines sont construites.
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Lib. (QC)
That's an excellent question.
The reason I raised the alarm with respect to the number of active cases is that we have seen a resurgence in indigenous communities, and it's following in lockstep with the second wave that's happening all over Canada. What we have seen is a drop in vigilance. It's understandable, as economies open up and as we take a more surgical approach to how we deal with COVID. We've learned about how this virus acts and reacts, but we don't know everything yet.
What we do know is that when we trust indigenous communities, trust in their decision-making and accompany them every step of the way, the things they do.... The indigenous communities take pandemics very seriously. They've been through many of them, with fewer advantages than we all take for granted in non-indigenous communities. That has worked. There is basic “shutting down” of communities, taking the public health authority, lifting up the doctors and nurses in the community and letting them dictate public policy, which is so key—as we've done at the federal level—to making sure people comply. It's showing leadership.
Across the board, this has shown incredible results, including in nations with alarming spread at the onset, where communities have stepped up. Basic hygiene messages have been enforced and reinforced, as well as testing, tracking and isolating, even in conditions that would be unacceptable in non-indigenous communities, in situations of overcrowding, which we all know well as a committee, including in jurisdictional challenges like La Loche.
We do know, however, that we have seen alarming spread where people let their guard down, at emotional events like weddings, funerals and religious ceremonies. The key here is not to judge, to ensure we are getting all the information we can, to work in lockstep with communities and make sure that crucial aspect of tracking and isolating is done without judgment and effectively, so as to isolate, separate and eventually completely stamp out COVID. This works. It is proven to work, and indigenous communities have shown the way. That leadership is incredible and key in ensuring that this has been stamped out. It causes a lot of fear and apprehension.
Also, as I mentioned in the French portion of my remarks, the hidden face of this pandemic is the mental health crisis, the worst iterations of which are the opioid use and abuse, suicide and ideation. These are all big challenges we will face going forward, and indeed we won't know the effects for some time to come. It's why we will keep mobilizing targeted envelopes and trusting communities to do what they know best to protect their people.
C'est une excellente question.
La raison pour laquelle j'ai tiré la sonnette d'alarme concernant le nombre de cas actifs est que nous avons constaté une résurgence dans les communautés autochtones, qui suit de près la deuxième vague qui se produit dans tout le Canada. Nous avons constaté un relâchement de la vigilance. C'est compréhensible, à mesure que les économies s'ouvrent et que nous adoptons une approche plus chirurgicale dans notre manière de traiter la COVID. Nous avons appris comment ce virus agit et réagit, mais nous ne savons pas encore tout.
Ce que nous savons, c'est que lorsque nous faisons confiance aux communautés autochtones, que nous avons confiance en leurs décisions et que nous les accompagnons à chaque étape, les choses qu'elles font.... Les communautés autochtones prennent les pandémies très au sérieux. Elles en ont traversé un grand nombre, avec moins d'avantages que ceux que nous tenons tous pour acquis dans les communautés non autochtones. Leur approche a fonctionné. Elle consiste à « fermer » les communautés, à prendre en charge la santé publique, à faire appel aux médecins et aux infirmières de la communauté pour les laisser dicter la politique publique, ce qui est primordial — comme nous l'avons fait à l'échelon fédéral — pour s'assurer que les gens s'y conforment. Elle consiste à faire preuve de leadership.
Dans l'ensemble, ces mesures ont donné des résultats incroyables, y compris dans les nations où la propagation était alarmante au départ et où les communautés se sont mobilisées. Les messages d'hygiène de base ont été appliqués et renforcés, ainsi que les tests, le suivi et l'isolement, même dans des conditions qui seraient inacceptables dans les communautés non autochtones, dans des situations de surpopulation, que nous connaissons tous bien au Comité, y compris dans les endroits où il y a des problèmes liés aux compétences comme à La Loche.
Nous savons cependant que nous avons constaté une propagation alarmante là où les gens relâchent leur vigilance, lors d'événements émotionnels comme les mariages, les enterrements et les cérémonies religieuses. La clé ici est de ne pas juger, de s'assurer que nous obtenons tous les renseignements possibles, de travailler en étroite collaboration avec les communautés et de s'assurer que l'aspect crucial du suivi et de l'isolement est fait sans jugement et de manière efficace, afin d'isoler, de séparer et finalement d'éradiquer complètement la COVID. Cette méthode fonctionne. Il est prouvé qu'elle fonctionne, et les communautés autochtones ont montré la voie. Ce leadership est incroyable et essentiel pour garantir l'éradication de ce virus, qui suscite beaucoup de peur et d'appréhension.
De plus, comme je l'ai mentionné dans la partie française de mon intervention, la face cachée de cette pandémie est la crise de la santé mentale, dont les pires manifestations sont l'utilisation et l'abus d'opiacés, le suicide et les idées suicidaires. Ce sont tous de grands défis que nous devrons relever à l'avenir et dont nous ne connaîtrons pas les effets avant un certain temps, en fait. C'est pourquoi nous continuerons à mobiliser des enveloppes ciblées et à faire confiance aux communautés pour qu'elles fassent ce qu'elles savent le mieux faire pour protéger leur population.
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Lib. (QC)
It doesn't paint the complete portrait of indigenous education in Canada. Obviously, there's some interweaving with the provinces and territories. However, the announcement that the Prime Minister made was targeted specifically to institutions on reserve, with some exceptions.
Again, I want to make this point, that ISC stands ready to help kids in indigenous communities with their needs, as we trace the course of the pandemic. Feel free to reach out.
Il ne brosse pas un portrait complet de l’éducation autochtone au Canada. Il est évident qu’il y a un certain entrelacement avec les provinces et les territoires. Toutefois, l’annonce faite par le premier ministre visait expressément les établissements situés dans les réserves, à quelques exceptions près.
Une fois encore, je tiens à souligner que Services aux Autochtones Canada est prêt à répondre aux besoins des enfants des communautés autochtones, alors que nous suivons l’évolution de la pandémie. N’hésitez pas à faire appel à nous.
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Lib. (QC)
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Lib. (QC)
I would ask Ms. Valerie Gideon to answer the question, if possible.
Je demanderais à Mme Valerie Gideon de répondre à la question, si cela est possible.
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Lib. (QC)
I suspect the question is for me.
Je présume que la question s’adresse à moi.
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Lib. (QC)
Thank you, MP Blaney, for the question.
We know that those infrastructure gaps, particularly in respect of housing, are unacceptable and were part of the reason for and the driver of communities being in a lesser position for poorer health outcomes with respect to COVID. We know, particularly in Inuit communities, how close and unacceptable housing conditions are a vector of tuberculosis, for example. This is, as you mentioned, absolutely nothing new.
Clearly, as we looked at what was in front of us as we faced a historic pandemic, it was that fact. I note that you mentioned tents. I would insert a word of caution there because these are highly specialized movable structures that are intended to isolate. They are used in some cases for testing. They are adaptable for the winter up to -40°C. They have been a critical resource for some communities in terms of their COVID response, along with the repurposing that we've done of certain buildings in response to their pandemic plan needs.
Now, I do agree with you that these are unacceptable conditions that first nations, Inuit and, for that matter, Métis communities face. This has been laid bare by COVID once again. That is why the Governor General mentioned as much in the throne speech in 2020, which was focused on the inequities that were laid bare by the COVID pandemic.
We are in a response-to-COVID mode, so clearly the safety of people and communities and their priorities need to be met. I am fully aware of this. We have an undertaking in government to close that gap by 2030. The question that I think we all need to pose to ourselves is, should we be doing that much more quickly? I would answer that, for my own purposes, in the affirmative.
Merci pour votre question, madame Blaney.
Nous savons que ces lacunes en matière d’infrastructure, notamment en ce qui concerne le logement, sont inacceptables et qu’elles ont contribué à ce que les communautés obtiennent de moins bons résultats que les autres en matière de santé en ce qui concerne la COVID. Nous savons que les conditions de logement inacceptables où les gens sont entassés sont un vecteur de la tuberculose, par exemple, en particulier dans les communautés inuites. Comme vous l’avez mentionné, ce n’est absolument pas nouveau.
Il est clair que c’est ce qui s’est passé lorsque nous avons examiné ce qui nous attendait dans le contexte d'une pandémie historique. Je note que vous avez mentionné les tentes. Je voudrais ajouter une précision, car il s’agit de structures mobiles hautement spécialisées qui sont destinées à isoler. Elles sont utilisées dans certains cas pour procéder aux tests. Elles peuvent être adaptées à des températures allant jusqu’à -40 °C en hiver. Elles ont été une ressource essentielle pour aider certaines communautés à réagir à la COVID, tout comme certains bâtiments que nous avons réaménagés pour répondre aux besoins cernés dans leur plan de lutte contre la pandémie.
Je suis d’accord avec vous pour dire qu’il s’agit là de conditions inacceptables auxquelles sont confrontées les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis, en fait. La COVID les a, encore une fois, mises en évidence. C’est pourquoi la gouverneure générale l’a mentionné dans le discours du Trône de 2020, qui était axé sur les inégalités mises au jour par la pandémie de COVID.
Nous sommes en mode de réponse à la COVID, il est donc évident que la sécurité des personnes et des communautés et leurs priorités doivent être respectées. J’en suis pleinement conscient. Le gouvernement s’est engagé à combler cet écart d’ici 2030. La question que nous devons tous nous poser, je pense, est la suivante: devrions-nous le faire beaucoup plus rapidement? Pour ma part, je répondrais à cette question par l’affirmative.
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Lib. (QC)
Perhaps I can take the small moment afforded to me to speak to the excellent work done by the First Nations Health Authority, which really is an example for all of Canada. It exists only in B.C., but they've really done some amazing work to ensure that the resources we have at our disposal are deployed and mobilized, in conjunction with the Government of British Columbia, to ensure that communities stay safe but also to respect the cultural sensitivity and the lens that needs to be applied to this—and it actually saves lives.
The loss of any person, particularly an elder, is a tragedy, but the work that's been done in those communities has really been an example not only to other indigenous communities but to all communities in Canada. I think that if we looked at some of the measures taken and the seriousness with which those communities have responded, we might, I propose, have a better approach nationally. I actually am inspired by some of the work that's been done, and particularly by the leadership shown by the FNHA.
Minister Bennett.
Je peux prendre l'instant qui m’est accordé pour parler de l’excellent travail réalisé par l’Autorité sanitaire des Premières Nations, qui est vraiment un exemple pour tout le Canada. Elle n’existe qu’en Colombie-Britannique, mais elle a vraiment fait un travail extraordinaire pour veiller à ce que les ressources dont nous disposons soient déployées et mobilisées, en collaboration avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, afin d’assurer la sécurité des communautés, mais aussi de respecter la sensibilité culturelle et le point de vue qui doit être appliqué à cette question — et elle sauve réellement des vies.
La perte d’une personne, en particulier d’un ancien, est une tragédie, mais le travail qui a été accompli dans ces communautés a vraiment été un exemple non seulement pour les autres communautés autochtones, mais aussi pour toutes les communautés du Canada. Je pense que si nous examinions certaines des mesures prises et le sérieux avec lequel ces communautés ont réagi, nous pourrions, à mon avis, adopter une meilleure approche à l’échelle nationale. Je suis en fait inspiré par une partie du travail qui a été réalisé, et en particulier par le leadership dont a fait preuve l’Autorité sanitaire des Premières Nations.
Madame la ministre, je vous cède la parole.
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Lib. (QC)
I'd be happy to, but I would like to take much more time than a minute to do this question service. As I mentioned in the introduction, this is the hidden face of this pandemic, and it is something that existed well before. It is why our department has invested $425 million annually for community-based and community-led services to address the needs of first nations and Inuit, while recognizing as well that COVID has laid bare this hidden face of the pandemic.
If you look at B.C. and the overdoses, a disproportionate number of which have affected indigenous communities, we know that there is something that needs to be addressed. This is in partnership with provinces, obviously, particularly with those that are shying away from harm reduction models, which is extremely alarming. It is why, obviously, in August we announced another $82.5 million to address this over the next six months of the pandemic, and we will be there every step of the way if more support is needed. We will not be able to quantify the impact of this for a very long time, as you know, as it manifests itself over time.
I do appreciate this important question and your advocacy on this, Lenore.
Je serai ravi de le faire, mais j'aurais besoin de beaucoup plus de temps qu'une minute pour pouvoir bien répondre à cette question. Comme je l'ai mentionné dans mon introduction, c'est la face cachée de cette pandémie, et il s'agit d'un problème qui existait bien avant. C'est pourquoi notre ministère a investi 425 millions de dollars par an dans des services axés sur les communautés et dirigés par celles-ci afin de répondre aux besoins des Premières Nations et des Inuits, tout en reconnaissant que la COVID a fait ressortir cette face cachée de la pandémie.
Prenons le cas des surdoses en Colombie-Britannique, qui touchent de façon disproportionnée les communautés autochtones; nous savons qu'il faut régler le problème. Cela se fait en partenariat avec les provinces, bien entendu, en particulier avec celles qui hésitent à adopter des modèles de réduction des méfaits, ce qui est extrêmement alarmant. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons annoncé, en août, 82,5 millions de dollars supplémentaires pour remédier à cette situation au cours des six mois suivants de la pandémie, et nous serons présents à toutes les étapes s'il faut davantage de soutien. Comme vous le savez, nous ne pourrons pas quantifier les répercussions de la pandémie avant très longtemps, car elles se manifestent au fil du temps.
Je vous remercie, madame Zann, de cette question importante et de vos efforts dans ce dossier.
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Lib. (QC)
We stay in touch with community health networks, nursing stations and local leadership. The general issue you raise is that lack of connectivity is a barrier to the effective deployment of our resources. This is even more the case with respect to transportation sustainability, which you mentioned in your question to the Minister of Northern Affairs. These are huge challenges, but not insurmountable.
Certainly, more investment in infrastructure is needed. It is difficult to do major construction in times of pandemic, but this is one of the issues that constantly comes up, not only in remote areas, but also in communities near Toronto and Brantford, such as Six Nations, which do not have the same Internet access as a neighbouring community.
So it's a problem that's pretty much across the country. This very often means that it is a problem experienced by indigenous communities.
Nous demeurons en communication avec les réseaux de la santé dans les communautés, avec les postes d'infirmerie et avec le leadership local. Le problème général que vous soulevez est que le manque de connectivité constitue une entrave au déploiement efficace de nos ressources. C'est encore plus le cas en matière de pérennité du transport, élément que vous avez mentionné dans votre question au ministre des Affaires du Nord. Ce sont des défis énormes, mais pas insurmontables.
Il faut assurément investir davantage dans l'infrastructure. Il est difficile de faire d'importants travaux de construction en période de pandémie, mais c'est l'une des questions qui ressortent constamment, non seulement dans les régions éloignées, mais aussi dans les communautés situées près de Toronto et de Brantford, comme celle de Six Nations, qui n'ont pas le même accès à Internet qu'une communauté avoisinante.
C'est donc un problème qui se pose à peu près partout au pays. Cela signifie très souvent que c'est un problème vécu par les communautés autochtones.
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Lib. (QC)
We recognize that students learning at home must use electronic equipment. They certainly cannot do so without access to the Internet. It's a challenge even in the most modern homes, so imagine what it's like in the scenario you just mentioned.
With respect to Nunavik, we need to talk about the commitment we have in common with the Quebec government. It is a shared responsibility.
Nous reconnaissons que les étudiants qui étudient à la maison doivent utiliser de l'équipement électronique. Ils ne peuvent certainement pas le faire sans accès à Internet. C'est un défi même dans les maisons les plus modernes, alors imaginez ce qu'il en est dans le scénario que vous venez d'évoquer.
Concernant le Nunavik, il faut parler de l'engagement que nous avons en commun avec le gouvernement québécois. C'est une responsabilité partagée.
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Lib. (QC)
I would say that, when it comes to British Columbia, this work is done principally through FNHA, but as for the general question, we have been moving in real time in terms of our stockpile to a turnaround time of 24 hours. Now FNIHB and the resources that we have at our disposal serve essentially the health care and the essential service community inside indigenous communities. Our response time has improved to a 24-hour turnaround.
Clearly at the beginning, we saw some confusion across Canada with respect to how, when and where PPE was being used and deployed, and conversations as to need. Obviously, the clear message to us that we had to take action on was that we had to increase our communication with communities to see, first and foremost, what the protocol was for PPE. Very simple things become quite complex and intricate, particularly in a northern remote scenario, like donning and doffing, which has become a commonplace expression now. There was also proper use of PPE and how and when it's used in conjunction with testing.
I would leave the remaining portion of this question to Dr. Gideon.
Could you just add a bit, Val?
En ce qui concerne la Colombie-Britannique, je dirais que ce travail est principalement effectué par l'entremise de l'Autorité sanitaire des Premières Nations, mais pour ce qui est de la question générale des stocks, nous sommes passés à un délai d'exécution de 24 heures. Maintenant, la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits et les ressources dont nous disposons servent essentiellement à répondre aux besoins du milieu des soins de santé et des services essentiels dans les communautés autochtones. Notre délai d'intervention s'est amélioré, si bien que le tout se fait en 24 heures.
Manifestement, au début, il y avait une certaine confusion dans l'ensemble du Canada en ce qui concerne la manière, le moment et le lieu d'utilisation et de déploiement de l'équipement de protection individuelle, et nous avons tenu des discussions sur les besoins. De toute évidence, nous avons reçu un message clair selon lequel nous devions agir et accroître notre communication avec les communautés pour déterminer, d'abord et avant tout, le protocole lié à l'équipement de protection individuelle. Des choses très simples deviennent assez complexes et compliquées, en particulier dans le contexte des régions éloignées du Nord, comme les procédures d'enfilage et de retrait, une expression qui revient souvent de nos jours. Il fallait également déterminer l'utilisation appropriée de l'équipement de protection individuelle, en plus de préciser quand et comment l'utiliser pendant les tests.
Je vais laisser Mme Gideon compléter la réponse à cette question.
Pourriez-vous ajouter quelques observations, madame Gideon?
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Lib. (QC)
I believe there are more, but Val can answer that.
Je crois qu’il y en a d’autres, mais je vais laisser le soin à Mme Gideon de répondre à cela.
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Lib. (QC)
Just as an update to your prior question, MP McLeod, we actually have 77 GeneXpert machines that are deployed.
What I would say is that one of the lessons we learned from H1N1 is that we didn't want nursing staff or people going in and out on an emergency basis from communities. They themselves become vectors, particularly in situations where they're obviously in there to care and to help. This is why we have quite an elaborate protocol, whether it is isolating before they go in or other methods, to accommodate any specific scenarios. This has been a huge logistical challenge, which has included charters as well. We're conscious of this.
In terms of specific examples of nurses themselves becoming vectors, I suspect you mean that they were not themselves infected solely and then prevented...but were infected and then spread.... I would defer to Val or Dr. Wong to answer that, but, based on all the briefings I've received, it has been exceedingly rare.
D'abord, pour revenir à votre précédente question, madame McCleod, le nombre de machines GeneXpert qui ont été déployées est en fait de 77.
Ce que je dirais, c’est que l’une des leçons que nous avons tirées de la grippe H1N1, c'est que nous ne voulions pas que, dans ce contexte de crise, le personnel infirmier ou d'autres aidants entrent et sortent des communautés. Ils deviennent eux-mêmes des vecteurs, en particulier dans des situations où ils sont manifestement là pour soigner et aider. C’est pourquoi nous disposons d’un protocole assez élaboré — qu’il s’agisse d’isoler les personnes avant leur entrée ou d’autres méthodes — pour répondre à tout scénario particulier. Cela a été un énorme défi logistique, et il a en outre fallu recourir à des vols nolisés. Nous sommes conscients de cela.
En ce qui concerne les exemples particuliers de membres du personnel infirmier qui sont eux-mêmes devenus des vecteurs, je suppose que vous voulez dire qu’ils n’ont pas été infectés uniquement pour ensuite être empêchés... mais qu’ils ont été infectés et qu'ils ont ensuite propagé... Je m’en remettrais à Mme Gideon ou au Dr Wong pour répondre à cela, mais d’après tous les rapports que j’ai reçus, cela a été extrêmement rare.
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Lib. (QC)
I can't speak to your examples without seeing the specific facts, MP McLeod.
Je ne peux pas commenter les exemples que vous citez sans avoir vu de faits précis, madame McLeod.
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Lib. (QC)
Thank you so much for that important question, because it is a testament to the challenges we faced and the strict policy and legal authorities we all faced within our departments and how we've all had to think a bit outside the box in order to address where the vulnerabilities are expressing themselves, and that includes the 50% or more indigenous population that lives “off reserve”. More often, the typical iteration of that is large urban centres like Montreal, Toronto, Ottawa, Vancouver, Calgary and Edmonton, but it is also the reality in places like La Loche, where we saw one of the largest outbreaks. This is something that's near and dear to MP Vidal's heart, because I know of his engagement in ensuring that proper resources were deployed in those communities.
We have acknowledged that challenge, because those vulnerabilities exist, but when you're talking about intricate overlapping jurisdictions, obviously there's an execution challenge in the delivery of health care, which is primarily and exclusively, in those cases, the jurisdiction of the provincial or territorial governments. This has been a challenge within the strict authorities of the funds that we appropriated.
We knew from the very beginning that $15 million dedicated to “urban supports” was wildly insufficient, which is why we procured $75 million to distribute across a wide network of organizations and grassroots-based organizations that are really doing some of the key work in keeping people safe, whether that's food security, cultural supports, or keeping doors open. I think of the Native Women's Shelter of Montreal, which is doing incredible work in keeping people safe, alive and well surrounded during this pandemic. I look at some of the mobile supports in downtown Toronto, which I think Pam was instrumental in announcing and pushing for. This is the result of advocacy across parties. There isn't a single party that didn't approach me to say, you have to do more for indigenous communities that are in urban settings. It has yielded results in areas that I mentioned previously, in supporting harm reduction models in various forms, whether it's a wet shelter or other supports for people who are perhaps not getting a safe supply, or the food security I mentioned earlier.
These are all elements where we see what I call a “jurisdictional hole”, where the federal government has not been present, and provincial and territorial supports, for whatever reason, have not been there. COVID doesn't check the Constitution before it infects someone, and where we've seen it, it goes after those who are most vulnerable. The indigenous communities that came together, the Métis, Dene.... La Loche is an incredible example of a very alarming spread at the outset of COVID, where 200 people were infected in a community that has had its challenges, but they rallied together with an emergency response team. We supported it with financial supports, and they were able to stamp it out, and that's amazing work.
In part, it is the federal government's response to a very tricky jurisdictional question where we could not close our eyes to it, but also because of the advocacy of voices that go across party lines. I think we need to keep going together in lockstep on this issue, because we're not out of the woods on COVID specifically, and there are needs that are, we must acknowledge, unmet, and we are not meeting them currently, whether we look at ourselves or at the provincial governments.
Thank you, Adam, in particular, for your advocacy, because I know how you've interacted with our.... This isn't a throwaway thank you; this is a real thank you and I mean it, in every single thing you do, because I know you've been passionate about this.
Merci beaucoup de cette importante question, car elle concerne les défis que nous avons dû relever et les autorités politiques et administratives strictes auxquelles nos ministères ont dû faire face. Elle porte également sur la façon dont nous avons tous dû sortir des sentiers battus pour remédier aux vulnérabilités là où elles s'expriment, notamment en ce qui a trait aux 50 % ou plus de la population autochtone qui vivent « hors réserve ». La manifestation la plus commune de cela est la réalité des grands centres urbains comme Montréal, Toronto, Ottawa, Vancouver, Calgary et Edmonton, mais il y a aussi celle d'endroits comme La Loche, où s'est produite l'une des pires éclosions. C’est un sujet qui touche beaucoup le député Vidal, car je connais son engagement à veiller à ce que des ressources adéquates soient déployées dans ces communautés.
Nous avons reconnu ce problème, car ces vulnérabilités existent bel et bien, mais lorsque vous parlez de chevauchements complexes de compétences, il y a évidemment des problèmes quant à la prestation des soins de santé, prestation qui, dans ces cas, relève principalement et exclusivement des gouvernements provinciaux ou territoriaux. C’est un problème qui a eu une incidence sur les pouvoirs stricts associés aux fonds que nous avons accordés.
Nous savions dès le début que les 15 millions de dollars consacrés à l'aide en milieu urbain étaient largement insuffisants. Nous avons donc dégagé 75 millions de dollars qui devaient être distribués à l'échelle d'un vaste réseau d’organisations et d’organismes communautaires qui accomplissent un travail concret et essentiel pour assurer la sécurité des personnes — qu’il s’agisse de sécurité alimentaire ou de soutien sur le plan culturel — ou pour garder des portes ouvertes. Je pense au Foyer pour femmes autochtones de Montréal, qui accomplit un travail incroyable pour faire en sorte que les gens soient en sécurité, en vie et bien entourés pendant cette pandémie. Je pense à certains soutiens mobiles dans le centre-ville de Toronto, que Mme Damoff a contribué à annoncer et à promouvoir. C’est le résultat d’un travail de sensibilisation de la part de tous les partis. Tous les partis sans exception sont venus me voir pour me dire que nous devrions faire plus pour les communautés autochtones en milieu urbain. Cela a donné des résultats dans les domaines que j’ai mentionnés, y compris en matière de sécurité alimentaire. Cela a permis en outre de soutenir des modèles de réduction des méfaits sous diverses formes, qu’il s’agisse d’un abri pour les personnes qui ne sont pas sobres ou d’autres types de soutien pour ceux qui ne bénéficient peut-être pas d’un approvisionnement digne de confiance.
Ce sont tous des éléments où nous avons constaté ce que j’appelle un « vide administratif », c'est-à-dire un aspect où aucun des trois ordres de gouvernement — fédéral, provincial et territorial — n'était présent. La COVID ne vérifie pas la Constitution avant d’infecter quelqu’un, et là où nous l'avons vue, elle s’en est prise aux plus vulnérables. Les communautés autochtones qui se sont réunies, les Métis, les Dénés... La Loche a été le théâtre d'une propagation très alarmante au début de la pandémie. Deux cents personnes ont été infectées dans une collectivité qui a connu son lot de difficultés, mais la communauté a fait front commun avec une équipe d’intervention d’urgence. Nous avons appuyé cette charge en offrant du financement, et elle a pu endiguer la propagation. Il s'est fait là un travail formidable.
C’est en partie la réponse du gouvernement fédéral à une question administrative très délicate sur laquelle nous n’avons pas pu fermer les yeux, mais c'est aussi le résultat d'un engagement qui se manifeste au-delà des lignes de parti. Je pense que nous devons continuer à travailler ensemble sur cette question, parce que nous ne sommes pas au bout de nos peines, tout particulièrement en ce qui concerne la COVID. Il y a des besoins qui ne sont pas satisfaits à l'heure actuelle, reconnaissons-le, que ce soit dans une optique fédérale ou dans celle des administrations provinciales.
Je vous remercie, monsieur van Koeverden, en particulier, pour votre engagement, car je sais comment vous avez interagi avec notre... Ce n’est pas un remerciement de pacotille, c’est un merci tout à fait sincère pour tout ce que vous faites, parce que je sais que vous prenez cela vraiment à cœur.
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Lib. (QC)
As you rightly note, Gary....
First, thank you for the advocacy work. I've noted it in prior sessions, but I think it's worth repeating. Your team has been linking up with our department and advocating in very complex situations, particularly what's been going on in La Loche and the response at all levels of government to support...the spread of COVID in northern Saskatchewan.
At the heart of this.... The MMIWG calls to action are not for a federal response only, nor is Crown-Indigenous Relations and Northern Affairs responsible. It is entirely a whole-of-government, civil society, provincial and territorial response.
Part of the calls to action demand from Indigenous Services Canada, when we look in terms of how the civil service reacts to those calls to action within what Indigenous Services Canada does.... What you're getting at the very heart of that, and what the report highlighted as well, is socio-economic conditions, inequalities that unduly and disproportionately negatively affect women and create the conditions that you've highlighted and that we've heard in testimony.
One of those calls to action included what we have rolled out over the last week, the response in capital funding for shelters that support indigenous women who are fleeing violence. Indeed, during COVID, we've seen a significant increase in domestic violence and a corresponding need for those supports with regard to the friendship centres and the various service organizations that do an incredible job with very little resources. Our government moved quite quickly with $50 million, which was wholly inadequate, and then $75 million, which is in the process of being rolled out specifically to organizations that serve indigenous peoples, among those women and children who are fleeing violence.
Again, it's within the responsibility of Indigenous Services Canada as well as other levels of government, at the federal level and across the spectrum of government services and civil society services in Canada. It's one aspect of it, but it is a very important part to the MMIWG response. It can't simply be a piecemeal approach. It needs to be complete and comprehensive. Supports for women in those situations are key, and Indigenous Services Canada has to do its part.
Comme vous le faites à juste titre observer, monsieur Vidal...
D'abord, je vous remercie pour votre travail pour les centres. Je l'ai relevé dans des séances antérieures, mais il vaut la peine de le répéter. Votre équipe a pris contact avec notre ministère et a plaidé leur cause dans des situations très complexes, particulièrement les événements de La Loche et la réponse de tous les gouvernements pour... la propagation de la COVID dans le Nord de la Saskatchewan.
Au cœur de cela... Les appels à l'action du rapport sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ne s'adressent pas seulement au gouvernement fédéral et ne sont pas uniquement du ressort du ministère des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord. Ils intéressent l'ensemble du gouvernement, la société civile, les provinces et les territoires.
Une partie de ces appels exige, de la part de Services aux Autochtones Canada, quand nous observons la réaction de la fonction publique à ces appels, dans ce que fait ce ministère... Au cœur de la question et ce que le rapport a bien mis en évidence aussi sont les conditions socioéconomiques, les inégalités qui excessivement et de manière disproportionnée pèsent sur les femmes et instaurent les conditions que vous avez mises en relief et que les témoignages nous ont signalées.
L'un des appels à l'action visait une initiative que nous avons dévoilée la semaine dernière, la réponse sous forme de financement des immobilisations pour les refuges pour femmes autochtones qui fuient la violence. En effet, pendant la COVID, la violence familiale a augmenté et, en proportion, le besoin de ces moyens de soutien en ce qui concerne les centres d'amitié et les diverses organisations de prestation de services qui font du travail incroyable avec très peu de ressources. Notre gouvernement, très rapidement, a débloqué 50 millions de dollars, ce qui était complètement insuffisant, puis 75 millions, qu'on distribue précisément aux organisations qui accordent des services aux Autochtones, parmi ces femmes et ces enfants qui fuient la violence.
Encore une fois, ça relève de Services aux Autochtones Canada ainsi que d'autres gouvernements, du niveau fédéral et de toute la gamme des services de l'État et de la société civile au Canada. C'est l'un des aspects de la question, mais c'est un élément très important de la réponse au rapport sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Il faut agir de façon coordonnée, en profondeur, sans rien oublier. Les appuis donnés aux femmes qui se trouvent dans ce genre de situation sont capitaux et Services aux Autochtones Canada doit apporter sa contribution.
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Lib. (QC)
Yes. It's an excellent point that you raise, because in my discussions with Chief Mitsuing, as you noted, at the very beginning of my mandate, he was facing a crisis within his community, and it is not unique, but communities have unique needs, particularly in mental health. The solutions lie within communities.
I think one of the criticisms we heard from the chief was the challenge with having solutions that are sort of flown in, or even when it comes to tribal councils and the supports that they have, which are very good, the increased needs are financial and also homegrown. The ability to do that can only be done within infrastructure solutions that are always undercapitalized.
I think that's something we've got to take away and keep working on. We have, indeed, done great work in ensuring that the capital is there for services, buildings and infrastructure that can house that increasing pressure, in particular on mental health—
Oui. Votre question est excellente. Quand j'ai eu des discussions avec le chef Mitsuing au tout début de mon mandat, comme vous l'avez souligné, sa communauté faisait face à une crise. Ce n'était pas une situation unique, mais les besoins des communautés sont uniques, surtout dans le domaine de la santé mentale. Ce sont les communautés qui détiennent les solutions.
Une des critiques émises par le chef, c'est que lorsque les solutions viennent de l'extérieur ou même des conseils tribaux, qui ont accès à de très bonnes mesures de soutien, les besoins supplémentaires sont financiers et locaux. Les seules solutions possibles sont des solutions d'infrastructure, qui sont toujours sous-capitalisées.
À mon avis, nous devons continuer à réfléchir à cela et à y travailler. Nous avons réussi à faire en sorte que les services, les bâtiments et l'infrastructure disposent du capital nécessaire pour soutenir la pression accrue, surtout dans le domaine de la santé mentale...
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Lib. (QC)
I can't make a direct commitment, but I'm glad to keep working on it.
Je ne peux prendre d'engagement précis, mais je suis heureux de continuer à y travailler.
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Lib. (QC)
Yes, and thank you again for your interaction with our department and ensuring that the needs in your riding are met and heard.
We've been working from the get-go at an accelerated rate. Obviously getting ahead of this curve has been the reason indigenous communities have had such optimistic outcomes, because they've been able to predict and communicate, open that line of communication and make sure that procurement is being done in a timely fashion and distributed.
In the case of Mathias Colomb, there were some movable structures that we were looking at essentially as part of a central procurement to deal with surge capacity to have moveable structures that are in great demand for communities that need isolation capacity or more testing capacity, so the company in question proactively released a press release that frankly mis-characterized what was being sent into the community, and the community, rightly so, reacted. Our department apologized for the miscommunication, but it was an issue of communication in coordination with their pandemic plan.
Essentially what Mathias Colomb wanted, which we have funded to the tune of about $400,000, was repurposing of one of their community centres as part of their pandemic plan and not the movable structures that we were proactively sourcing with a view to distributing them into a variety of communities that have those challenges that have been highlighted to the committee. I think essentially that's the crux of it.
Oui, et je vous remercie encore une fois de collaborer avec notre ministère et de veiller à ce que les besoins des communautés de votre circonscription soient entendus et satisfaits.
Depuis le début, nous travaillons à un rythme accéléré. Évidemment, la raison pour laquelle la situation dans les communautés autochtones est si favorable, c'est qu'elles ont agi rapidement; elles ont été en mesure de faire des prévisions, d'établir la communication et d'assurer un approvisionnement et une distribution rapides.
En ce qui concerne la Première Nation Mathias Colomb, nous envisagions d'inclure des structures mobiles dans un contrat d'approvisionnement général lié à la capacité d'intensification. Les structures mobiles sont très recherchées dans les communautés qui ont besoin d'accroître leur capacité d'isolement ou de dépistage. Puis, l'entreprise concernée a pris l'initiative de publier un communiqué de presse dans lequel, franchement, elle a mal représenté les ressources envoyées à la communauté, et la communauté a réagi, avec raison. Notre ministère s'est excusé pour l'erreur, mais elle était liée à la coordination et au plan relatif à la pandémie de la communauté.
En gros, le projet inclus dans le plan de préparation à la pandémie de la Première Nation Mathias Colomb était la transformation d'un de ses centres communautaires, projet dans lequel nous avons versé environ 400 000 $. Elle ne demandait pas les structures mobiles que nous avons acquises de manière proactive en vue de les distribuer aux diverses communautés aux prises avec les défis qui ont été présentés au Comité. Je crois que cela résume la situation.
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Lib. (QC)
I believe so.
You know, the frustration that a number of communities feel existed prior to the pandemic, because we're dealing with socio-economic determinants that make that vulnerability more acute. We're asked to do things in Indigenous Services Canada that we don't have to do in non-indigenous communities, because those conditions don't exist, so that frustration is very real. Ensuring that we communicate and essentially deal the cards that we're dealt and proactively source units for isolation and medical purposes actively, knowing that there has not been an outbreak, is very important.
I think always that the line of communication, making sure local needs are addressed, is important [Technical difficulty—Editor]
Je crois que oui.
Vous savez, le sentiment de frustration ressenti par certaines communautés existait avant la pandémie. Nous avons affaire à des déterminants socioéconomiques qui accroissent la vulnérabilité. Services aux autochtones Canada est appelé à prendre des mesures qui n'ont pas à être prises dans les communautés non autochtones parce que les conditions n'y sont pas les mêmes. Le sentiment de frustration est donc bien réel. Nous devons absolument veiller à bien communiquer, à utiliser les ressources dont nous disposons et à acquérir des structures médicales et d'isolement de manière proactive, et ce, en sachant qu'il n'y a pas eu d'éclosion.
Je pense que c'est toujours important pour la communauté que nous établissions la communication et que nous répondions... [Difficultés techniques]
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Lib. (QC)
—to the community [Technical difficulty—Editor]
... à ses besoins... [Difficultés techniques]
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Lib. (QC)
Manitoba first nations have done an exceptional job. We have worked with the regional chief, with Grand Chief Arlen Dumas, to make sure that we are responding to needs—that has been the core of this—and to make sure that they communicate with our regional teams, knowing that we proactively source the surge capacity material and resources, and to be ready to react on a moment's notice. You know, we take nothing for granted. The resourcing and the work that has been done by first nations to have a first nations-led data approach are exemplary across Canada, and so a lot of the credit is, frankly, owed to local leadership. Obviously, there has been some luck—we can't discount that—but they have been proactive and aggressive. It hasn't occurred yet in Manitoba, but those communities across the country that have reacted the best have let, frankly, medical leadership take the front and allow people to communicate so that you have a health response to, really, a health problem.
Les Premières Nations du Manitoba ont fait un travail exceptionnel. Nous avons collaboré avec le chef régional, le grand chef Arlen Dumas, pour nous assurer que nous répondons aux besoins — c'est la priorité — et que les communautés communiquent avec nos équipes régionales, ainsi que pour faire en sorte d'acquérir de manière proactive l'équipement et les ressources nécessaires à la capacité d'intensification afin que nous soyons prêts à réagir en un instant. Vous savez, nous ne tenons rien pour acquis. Les ressources acquises et le travail fait par les Premières Nations pour mettre en place une approche fondée sur les données sont exemplaires à l'échelle du Canada. Par conséquent, franchement, le mérite revient surtout aux dirigeants locaux. Évidemment, il y a un élément de chance — nous ne pouvons pas le nier —, mais ils ont agi de manière proactive et énergique. Ce n'est pas arrivé encore au Manitoba, mais les communautés d'ailleurs au pays qui ont le mieux réagi sont celles qui ont laissé les dirigeants médicaux prendre les rênes et qui ont permis aux gens de communiquer, de façon à apporter une réponse axée sur la santé à un problème, essentiellement, de santé.
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Lib. (QC)
Ms. Michaud, I want to start by saying that I'm pleased to be speaking in French, especially since I'm currently in Montreal.
To some extent, what happened was the result of the nature of the beast, if I may say so. We had to deal with a very unpredictable and historic pandemic. We had to take action and be proactive in order to source very expensive products and structures. We needed to develop a plan to deal with the epidemic. The plan wasn't supposed to concern just one province, but the entire country.
Indigenous Services Canada assesses all potential outbreaks and vulnerabilities, such as the remoteness or overcrowding of a community. The important thing was to be proactive.
There's considerable demand for movable structures designed to address overcrowding in some communities, for example.
In the case of the Mathias Colomb Cree Nation, there was an agreement to send movable structures to the community. However, the community didn't want them. Instead, according to its pandemic plan, the community wanted to resupply and restructure its community centre. We did this with a $400,000 investment. There was a misunderstanding regarding the press release because the company issued the release hastily. The misunderstanding concerned when things would be done and the nature of what would be developed for the community.
Our department apologized to the community. We're continuing to proactively communicate with its members to ensure that the community can meet all its resupply needs.
When we act urgently, we may make mistakes. We must learn from them.
Madame Michaud, d'entrée de jeu, je dois dire que c'est avec plaisir que je m'exprime en français, surtout que je suis présentement à Montréal.
Ce qui est arrivé, c'est un peu en raison de la nature de la bête, si je peux m'exprimer ainsi. Nous avons dû composer avec une pandémie très imprévisible et de nature historique. Il fallait agir et être proactif afin de s'approvisionner en produits et en structures très dispendieuses. Il fallait élaborer un plan visant à affronter l'épidémie, et celui-ci ne devait pas concerner seulement une province, mais bien le Canada au complet.
Services aux Autochtones Canada évalue toutes les possibilités d'éclosion et toutes les vulnérabilités, qu'il s'agisse de l'éloignement ou du surpeuplement d'une communauté, par exemple. L'important, c'était d'agir de manière proactive.
Il y a beaucoup de demandes quant à l'approvisionnement en structures amovibles conçues pour répondre à la surpopulation de certaines communautés, par exemple.
Dans le cas de la nation crie de Mathias Colomb, une entente avait été conclue pour envoyer des structures amovibles à la communauté, mais cette dernière n'en voulait pas. Selon son plan relatif à la pandémie, elle voulait plutôt réapprovisionner et restructurer son centre communautaire. C'est ce que nous avons fait, par un investissement de 400 000 $. Il y a eu une mésentente relativement au communiqué de presse, car celui-ci a été diffusé par la compagnie de façon hâtive. La mésentente portait sur le moment où cela serait fait et sur la nature de ce qui serait aménagé pour la communauté.
Notre ministère a présenté ses excuses à la communauté. Nous continuons à communiquer de façon proactive avec ses membres pour nous assurer que la communauté a tout ce dont elle a besoin en matière de réapprovisionnement.
Lorsque l'on agit dans l'urgence, on peut faire des erreurs. Il faut en tirer des leçons.
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