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Lib. (QC)
I think the issue you raise is an immensely compelling and distressing one. It was highlighted most notably in the murdered and missing indigenous women's report. In fact, we can talk about different departmental responsibilities.
The preparedness for that falls under Minister Bennett's mandate. It doesn't prevent me from speaking to it. Clearly, we know from the report that being accompanied when travelling to access shelters is a key awareness in communities and of capital importance. Given the statistics you raised, and it is clear in the public mind that we need to address these issues on a community-wide basis. That includes clear issues with respect to policing, which is mentioned in my mandate letter and Minister Blair's mandate letter, and issues with respect to accompaniment in various medical situations when women are most vulnerable and when travelling. This is something we have addressed. There is also the need for an increased number of shelters on and off reserve, which we've proceeded to invest in and will continue to do so.
This is a multi-pronged approach because of the precarity of indigenous women in particular to the violence that accompanies and is characteristic of human trafficking. It is one of the issues that we have focused quite heavily on in our upcoming action plan, but also as a whole-of-government approach to address this entirely unacceptable situation.
Je crois que le point que vous soulevez est extrêmement éloquent et alarmant. Il a été souligné plus particulièrement dans le rapport de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. En fait, il s'agit là de ce que nous pourrions appeler des responsabilités ministérielles différentes.
La préparation relative à cette situation relève de la ministre Bennett, mais cela ne m'empêche pas d'en discuter. Comme l'indique le rapport, il est évident que les femmes qui se rendent dans un refuge doivent être accompagnées; c'est un aspect clé de la sensibilisation dans les communautés en plus d'être de la plus grande importance. Compte tenu des statistiques que vous avez citées et du consensus très clair à cet égard, nous devons trouver une solution au sein même des communautés. Il y a entre autres des problèmes évidents liés aux services policiers, qui figurent dans ma lettre de mandat et celle du ministre Blair, mais aussi liés à l'accompagnement dans diverses situations où les femmes doivent se déplacer pour obtenir des soins médicaux et sont on ne peut plus vulnérables. Nous avons agi sur ce point. Il est aussi nécessaire d'accroître le nombre de refuges tant dans les réserves qu'à l'extérieur de celles-ci, et nous avons investi en conséquence et continuerons de le faire.
Il s'agit d'une approche à volets multiples en raison de la situation précaire des femmes autochtones, surtout à la lumière de la violence qui caractérise la traite des personnes. C'est un des dossiers sur lesquels nous avons beaucoup insisté dans le plan d'action qui sera bientôt dévoilé, mais aussi dans le cadre d'une approche pangouvernementale qui permet de remédier à cette situation tout simplement inacceptable.
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Lib. (QC)
There is broad funding. I think people should await the action plan, but even before the action plan is announced this coming summer, there has been money invested in a number of these initiatives.
Le financement prévu est très large. Je crois qu'il faut attendre l'annonce du plan d'action, cet été, quoique des sommes soient déjà investies dans diverses initiatives.
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Lib. (QC)
MP Battiste, you raise a very important aspect of the mandate that isn't necessarily written in my mandate letter, which is making sure that non-indigenous Canadians are part of this and educating all of Canada as to the issues that have underpinned and marred the relationship and prevented it, in some ways, from moving forward. Education and communicating to non-indigenous Canadians that this is part of who we are and part of our identity is key.
I want to salute your initiative and your dedication to doing this, even before you were an MP. It is key to moving this forward. If we're only doing it among leadership, we're not exactly succeeding. We may be advancing, but we're not succeeding. It has to be among peoples. That's the main reminder that all of us need to take home.
In terms of funds, I think you'll note that in the 2021 main estimates, the amount for elementary and secondary education was $2 billion. Financially, as I mentioned in my introductory remarks, we've closed the gap in education. It's a very important social determinant of health, and key to closing the educational aspect of the socio-economic gap. With that, the success rates are amazing. There are amazing stories about indigenous children—who should never have been in that situation—in control of their educational system. You highlighted that.
There's a very tainted history, as everyone knows, with the educational system and residential schools for indigenous children. When controlled and administered in a culturally appropriate way that is sensitive to community needs, the outcomes are the same if not better. The experience with the Mi'kmaq is one example—hopefully, one of many.
These are key to who we are and key to whom we believe we are as a nation, but more importantly also as a community, making sure that we don't fail another generation of indigenous children.
I mentioned the financial support. I think it's for all to see in the main estimates. I won't go on further about that, but it's making sure that education is done in the language and is culturally appropriate. It isn't simply something you do on a Friday afternoon when everyone's tired. It's a core part of the education. It's key.
It's key to—what people use as a catchphrase but a very important one—“decolonizing”. It's about realizing what the history of Canada and indigenous peoples is. With that comes power. With that comes confidence and success, in the way that first nations dictate the pace. Obviously, uncertainty comes with that, but that's fine. It's a sign of who we are and how we move that relationship forward.
As well, educating—and you touched on that—non-indigenous Canadians is essential. It's why some of the truth and reconciliation reports touched on private actors like institutions—university institutions—in endorsing language courses. Everyone needs to realize that we're all on the same land, and no one's going anywhere, but if we want to advance the relationship, it has to be done with mutual respect, co-operation and friendship.
Monsieur Battiste, vous soulevez là un aspect très important du mandat de mon ministère qui ne figure pas nécessairement dans ma lettre de mandat, c'est-à-dire assurer la participation des Canadiens non autochtones et sensibiliser toute la population canadienne aux enjeux qui sous-tendent et troublent nos relations avec les Autochtones, mais aussi qui, d'une certaine façon, les empêchent de progresser. Il est primordial de transmettre aux Canadiens non autochtones, par l'intermédiaire de programmes d'éducation et de communication, que cela fait partie intégrante de qui nous sommes, de notre identité.
Je tiens à souligner votre sens de l'initiative et votre dévouement, dont vous faisiez déjà preuve avant votre arrivée au Parlement, car il est essentiel de faire avancer le dossier. Si nos efforts n'incluent que les leaders, ce n'est pas vraiment une réussite. Nous faisons peut-être des progrès, mais la réussite nous échappe. Il faut que cela se produise au sein de la population. Voilà essentiellement ce que nous devons tous garder en mémoire.
En ce qui a trait au financement, je crois que vous verrez dans le Budget principal des dépenses de 2021 que 2 milliards de dollars sont consacrés à l'enseignement primaire et secondaire. Ainsi, comme je l'ai dit dans mon allocution, nous avons éliminé l'écart en matière d'éducation. C'est un déterminant social de la santé très important et un aspect clé de l'élimination de l'écart socioéconomique. Et les taux de réussite sont fabuleux. Il y a d'incroyables histoires à propos d'enfants autochtones, qui n'auraient jamais dû se retrouver dans une telle situation; aujourd'hui, ils assurent la gestion de leur système d'éducation. Vous avez souligné cela.
Comme tout le monde le sait, l'histoire de l'éducation des enfants autochtones n'est guère reluisante en raison du système d'éducation et des pensionnats. Quand elle est gérée de façon culturellement adaptée et sensible aux besoins communautaires, les résultats obtenus sont les mêmes, voire supérieurs. Pensons à l'exemple des Mi'kmaq, qui est, espérons-le, un parmi tant d'autres.
Ces éléments définissent la nation, mais surtout la communauté nationale, que nous sommes ou croyons être; c'est grâce à eux que nous veillerons à ne pas laisser tomber une autre génération d'enfants autochtones.
J'ai parlé du soutien financier. Tout le monde peut le constater dans le Budget principal des dépenses, donc je n'en dirai pas plus là-dessus. Nous nous assurons ainsi que l'enseignement se fait en langue autochtone et de manière culturellement adaptée. Ce n'est pas une activité du vendredi après-midi, organisée quand tout le monde est fatigué. C'est au cœur de l'enseignement. C'est essentiel.
C'est essentiel à la « décolonisation », un mot employé à toutes les sauces, mais très important. Il faut comprendre l'histoire du Canada et celle des peuples autochtones. Ainsi, on habilite les gens. Ainsi, on leur donne confiance et les aide à réussir, mais au rythme établi par les Premières Nations. Évidemment, il y a une part d'incertitude, mais c'est normal. Elle témoigne de qui nous sommes et de la façon dont nous faisons progresser nos relations.
De plus, comme vous l'avez mentionné, il est essentiel de sensibiliser les Canadiens non autochtones. C'est pourquoi la Commission de vérité et réconciliation invitait dans son rapport des intervenants privés comme les établissements universitaires à agir en soutenant la prestation de cours de langues autochtones. Nous devons comprendre que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, que nous sommes tous là pour de bon, et que si nous voulons faire progresser nos relations, cela doit se faire dans le respect mutuel, la collaboration et l'amitié.
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Lib. (QC)
I acknowledge how hard you're working to get me out of a job.
Some hon. members: Oh, oh!
Hon. Marc Miller: I admire the game, not necessarily the results, but you'll appreciate that I'm doing the same thing.
I think we have to compare apples with apples here. It's key, because it leads into the statement you made.
A number of the FTEs reflect the transfer from the first nations and Inuit health branch from Health Canada as part of the disaggregation, not only of Crown-Indigenous Relations but Indigenous Services Canada, and making sure that first nations health is treated in a culturally appropriate way. So it came under my ministry. We need to reflect that, as well.
As to the other numbers, I guess what we would say is that the penetration rate of the funds into the communities is very, very high. I would like to turn to them, but I will turn to my officials to give you a little more clarity on that.
Je vous concède que vous travaillez très dur pour faire disparaître mon rôle.
Des députés: Ah, ah!
L'hon. Marc Miller: J'admire vos intentions, mais pas nécessairement les résultats. Vous admettrez cependant que mon objectif est le même.
Je crois qu'il est primordial ici de comparer des pommes avec des pommes, car cela mène à l'affirmation que vous avez faite.
Une partie de ces ETP correspond au transfert de la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits de Santé Canada dans le cadre de la dissolution du ministère pour former les ministères Relations Couronne-Autochtones et Services aux Autochtones, et ainsi veiller à ce que la santé des Premières Nations soit traitée de façon culturellement adaptée. Donc, cette direction relève maintenant de mon ministère. Il faut en tenir compte également.
Pour ce qui est des autres chiffres, j'imagine que nous pouvons dire que le taux de pénétration des fonds dans les communautés est très très élevé. J'aimerais leur donner directement la parole, mais je vais plutôt laisser des membres de mon ministère vous donner plus de détails à cet effet.
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Lib. (QC)
I'd ask Valerie to answer that.
Je vais demander à Mme Gideon de répondre.
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Lib. (QC)
To the extent that the services and administration haven't been involved—like in FNHA or in territories—we have had an excellent response rate from provinces. We have joint protocols in many measures to augment and coordinate among each other. You don't want authorities tripping over each other. With responsible leadership, I think everyone is cognizant of the fact that we have to rely on science and to check our operational controls and our capacity to surge.
I won't speculate as to unwillingness. I think everyone is on the same page and knows the emergency and urgency of this pandemic and at the very least how to slow it. There is good to very good communication among governments to ensure that communities in need get the services they need when they need them. Should they not, we are prepared to step in aggressively.
Dans la mesure où il n'est pas question de services ou d'administration, comme pour la Régie de la santé des Premières Nations ou les territoires, nous avons obtenu un excellent taux de réponse des provinces. Nous disposons de protocoles conjoints pour nombre de mesures afin d'augmenter et de coordonner les interventions entre nous. Nous voulons prévenir toute interférence entre les autorités responsables. Pour ce qui est d'avoir un leadership responsable, j'estime que tout le monde sait que nous devons nous en remettre à la science et confirmer nos contrôles opérationnels et notre capacité à intensifier notre intervention.
Je ne vais pas spéculer sur le manque de volonté. Je crois que tout le monde est sur la même longueur d'onde, est conscient de l'urgence d'agir et, à tout le moins, s'entend sur la façon de ralentir la progression de la pandémie. Les communications intergouvernementales qui visent à assurer la prestation des services nécessaires en temps opportun aux communautés dans le besoin sont bonnes ou très bonnes. Si cela devait changer, nous sommes prêts à intervenir de façon musclée.
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Lib. (QC)
We have a wide variety of measures we can put in place when these issues arise. The very strict standards around water are such that issues arise more frequently. Correspondingly, we respond quickly. If you look at what happened in Fort Severn, we're working quite quickly to thaw the pipe that froze.
These things do arise, and we're ready to act quite quickly.
As to the inventory, if we have a second, I'll let my staff respond to the inventory.
Nous disposons d'un large éventail de mesures qui peuvent être déployées dans ce genre de situation. Les normes très strictes en matière d'eau sont telles que des problèmes surviennent plus fréquemment. Et donc, nous réagissons rapidement. Si vous prenez l'exemple de Fort Severn, vous constaterez que nous travaillons tout de même avec empressement au dégel de la conduite.
Ce genre de situation se produit, et nous sommes prêts à agir rapidement.
Pour ce qui est de l'inventaire, si nous avons un instant, je laisserais mes collaborateurs répondre à cette question.
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Lib. (QC)
Thank you, Chair.
I want to start by acknowledging that we are gathered here today on the traditional and unceded territory of the Algonquin peoples.
I know that this directly impacted many of you in the room today, as it impacted the communities you represent, and the lives of your constituents.
The conversations that happened in Smithers with Minister Bennett are a positive and vital step, but there's no doubt that there's more work to do, work that many of you in this room know well as members of this important parliamentary committee. There's a lot of work to be done in addressing the underlying concerns of the Wet'suwet'en and the resulting solidarity actions that took place across the country.
However, I'm glad that together we can demonstrate a peaceful, achievable resolution. I believe the easy way is not always the right way. Sometimes using force is a sign of weakness. Over the past few weeks, we've seen the result of ignorance, fear and lack of understanding in vitriolic messages and comments online, through stories of individuals being targeted in public and private, and we saw that not far from here in Ottawa. An indigenous youth group had to move their planned weekly gathering due to the receipt of a death threat.
I think this shows that we have a long way to go when it comes to learning the dark parts of the history of this unreconciled country and its peoples, and truly making an effort to learn from one another and listen.
I've said this before and I'll continue to say it: When we don't have an open and honest dialogue, we simply can't move forward together.
Consistent, open and respectful dialogue is paramount to achieve peace, cooperation and prosperity in this country for all peoples.
It's in this spirit of peace and co-operation that I gathered with members of the Kanyen’kehá:ka along the rail tracks in Tyendinaga, as members will know. We pursued an open dialogue and made concerted efforts to move towards a peaceful resolution. Modest but important progress was made through this dialogue.
However, there was an immense amount of suspicion towards my presence—fear it was a ruse and that the police would move in. It's not every day that people are surrounded by police, and the reactions are normal. Parts of the conversation with the leadership of the community, elders and community members, including women and children, were very difficult, very painful and very personal. Upsetting stories were shared about this country's troubling treatment of indigenous peoples.
These are very serious issues which demand our attention, and have demanded it for hundreds of years, and there's no place in this discussion for rhetoric and vitriol.
The question I have found myself asking in the last few weeks is this: are we going to do things the way we have always done them, which has brought us to this point in our relationship, or do we take a new approach that engages in a true government-to-government relationship?
My greatest challenge in the past month in particular, but in the relationship in general, is trust. It prevents the best and most well-thought-out initiatives from moving forward. It is clear that our work must earn that trust over time.
In looking towards building a better future where we earn that trust, I believe it's important to acknowledge the past. For almost 500 years, indigenous peoples have faced discrimination in every aspect of their lives. The Crown, in part, has prevented a true equal partnership from developing with indigenous peoples, imposing instead a relationship based on colonial, paternalistic ways of thinking and doing. This approach has resulted in a legacy of devastation, pain and suffering, and it's not acceptable.
Many of us know where this has gotten us: a broken child and family system where indigenous children up to the age of 14 make up over 50% of kids in foster care even though they represent 7.7% of all Canadian children; shocking rates of suicide among indigenous youth, causing untold pain and hurt that will plague families and communities for generations to come; untenable housing situations where water that is unsafe to drink or even bathe in comes out of the taps; and communities that don't have reliable access to roads, health centres, or even schools.
When we formed government 4 years ago, we made many significant promises including on some of these areas I just touched upon.
We have delivered on much of that but the most important lesson we learned was that everything has to be done in true partnership. That Canada will succeed when we follow the voices of those whom we have ignored and disrespected for far too long, and those who lead communities across this country.
We know that there is no quick fix for the decades of systemic discrimination that indigenous peoples in Canada have faced. But our government is committed to putting in the time, energy and resources to right past wrongs and build a better way forward for future generations.
We do our best to undertake this work in a way that departs from much of our shared history—a history in which the inherent rights, leadership and cultural vitality have not been respected as they should have been.
Our approach is founded on partnership and co-development and is anchored in listening to indigenous leaders, elders, youth and community members and working to support their attainment of their goals based on their priorities.
Since 2016, we've invested $21 billion in the priorities of indigenous partners, priorities that have been set by indigenous partners, and together we've made some progress, but we still have a long way to close the unacceptable socio-economic gap that exists between indigenous and non-indigenous peoples.
For hundreds of years, indigenous peoples have been calling on the Canadian government to recognize and affirm their jurisdiction over their own affairs, to have control and agency over their land, housing, education, governance system and child and family services. Self-determination improves the well-being and prosperity of indigenous communities, and that's something all Canadians should strive to support.
There is no question that self-determination is a better way forward.
Self-governing indigenous peoples have a proven track record of greater socio-economic success. More children are completing high school, fewer people are unemployed, and health outcomes are much better. Indigenous-led initiatives are more successful, as we have seen time and time again.
There is a critical need to support nation and community-led success in every indigenous community in Canada, not just in education, but also in health care, water and resource management, child and family services, in short, in all sectors.
This is why our government continues to work on shifting policies to recognize the inherent right of self-government for first nations, Inuit and Métis. That means moving to novel models of indigenous government and supporting indigenous communities to assert their rights.
We are working to support first nations to opt out of sections of the Indian Act in areas such as land, environment, resource management and elections. As an example, we're working with indigenous institutions in first nations to develop the tools they need to drive local economic development, empower their communities and promote prosperity.
Since 2019, nine first nations have begun operating under their community-ratified land codes through the framework agreement on first nations land management and the First Nations Land Management Act. In addition, 18 first nations have joined the 264 other first nations asserting jurisdiction in the area of fiscal governance by opting into the First Nations Fiscal Management Act.
Self-determination is key to unlocking economic potential, creating opportunities for growth and closing socio-economic gaps. We know that with advancing self-determination, the potential for success is enormous—success of indigenous peoples and, frankly, all of Canada.
To get there, we need to understand that recognizing and affirming rights is a first step in finding a way forward. We need to support indigenous partners to identify our challenges and then we need to rise to those challenges. Finally, we need to recognize that the most important actions we can take are to listen to the hard truths, embrace change and welcome creative ideas. A transformation like that will take determination, persistence, patience and truth telling.
The work ahead of us will be difficult. As I mentioned, this path will require a lot from us. We will have to work in true partnership and listen, even when the truth will be hard to hear. We will have to continue to communicate, even when we disagree. We will need to continue to collaborate and look for creative ways to move forward, as well as new paths to healing and true understanding.
We've all seen what happens when we fail to maintain dialogue. This leads to mistrust and confusion, which can cause conflict and hinder our common journey. I want to be clear: it is up to the rights holders to determine who speaks for them about their indigenous rights and title. We will continue to work toward continuing these conversations. Despite all these challenges, I know that the hard work ahead of us is well worth the effort.
Together, we can build a better Canada, and that's what we're going to do. It will be a country in which healthy, prosperous and self-reliant indigenous nations will be key partners. We have the opportunity to learn from our shared history, to share our pain and even our joy, and to do the work that will result in a country where everyone can succeed.
I look forward to working with my colleagues on all sides to realize this essential work and enormous potential. It requires the participation of all Canadians.
I look forward to answering any questions you may have.
Meegwetch.
Merci, monsieur le président.
J'aimerais d'abord commencer en précisant que nous sommes réunis ici aujourd'hui sur le territoire traditionnel et non cédé du peuple algonquin.
Je sais bien que les incidents et les événements des dernières semaines ont eu une incidence directe sur bon nombre d'entre vous, car cela a touché les collectivités que vous représentez et la vie de vos électeurs.
Les conversations qui ont eu lieu à Smithers avec la ministre Bennett sont une étape positive et vitale, mais il ne fait aucun doute qu'il y a encore du travail à faire — un travail connu de beaucoup d'entre vous ici en votre qualité de membres de cet important comité parlementaire. Il reste en effet beaucoup à faire pour répondre aux préoccupations sous-jacentes du peuple Wet'suwet'en et aux gestes de solidarité qui en résultent dans l'ensemble du pays.
Cependant, je suis heureux que nous puissions montrer ensemble qu'une résolution pacifique est réalisable. Je suis d'avis que la voie de la facilité n'est pas toujours la bonne solution; le recours à la force est parfois un signe de faiblesse. Au cours des dernières semaines, nous avons été témoins de l'ignorance, de la peur et de l'incompréhension qui émanaient des messages et des commentaires virulents diffusés en ligne, alors que l'on s'en prenait à des individus en public comme en privé. Nous en avons d'ailleurs eu un exemple tout près d'ici à Ottawa où un groupe de jeunes Autochtones a dû déplacer son rassemblement hebdomadaire après avoir reçu une menace de mort.
Selon moi, c'est la preuve que nous avons beaucoup de chemin à faire lorsqu'il s'agit d'en apprendre davantage sur les aspects sombres de l'histoire d'un pays non réconcilié avec ses habitants, et de faire de réels efforts pour écouter et apprendre les uns des autres.
Je l'ai déjà dit, et je le répète: sans dialogue ouvert et honnête, nous ne pouvons tout simplement pas aller de l'avant ensemble.
Un dialogue ouvert, respectueux et permanent est essentiel pour parvenir à la paix, à la coopération et à la prospérité pour tous les peuples de ce pays.
C'est dans cet esprit de paix et de coopération que j'ai rencontré des membres de Kanyen’kehá:ka le long des voies ferrées de Tyendinaga, comme vous le savez sans doute. Nous avons tenu un dialogue ouvert et déployé des efforts concertés pour progresser vers une résolution pacifique. Des progrès modestes mais importants ont été réalisés à la suite de ce dialogue.
Toutefois, ma présence a suscité énormément de soupçons; on craignait qu'il s'agisse en fait d'une ruse et que la police allait intervenir. Ce n'est pas tous les jours que les gens sont entourés par la police, et ces réactions sont normales. Une partie de la conversation avec les dirigeants, les aînés et les membres de la collectivité, y compris les femmes et les enfants, a été très difficile, très douloureuse et très personnelle. Des histoires bouleversantes ont été échangées concernant le traitement déconcertant que l'on réserve aux peuples autochtones dans ce pays.
Ce sont des questions très graves qui nécessitent notre attention, et ce, depuis des centaines d'années, et il n'y a pas de place dans cette discussion pour la rhétorique et le vitriol.
La question que je me suis posée au cours des dernières semaines est la suivante: allons-nous continuer de faire les choses comme nous les avons toujours faites, ce qui nous a amenés à ce stade de notre relation, ou allons-nous adopter une nouvelle approche, celle qui privilégie une véritable relation de gouvernement à gouvernement et de nation à nation?
Mon plus grand défi au cours des derniers mois en particulier, mais aussi dans la relation en général, a trait à la confiance. C'est aussi un défi pour Mme Bennett. C'est ce qui empêche les meilleures initiatives, celles qui sont les plus réfléchies, d'aller de l'avant. Il est clair que notre travail doit permettre de gagner cette confiance au fil du temps.
Afin de bâtir un avenir meilleur où nous gagnerons cette confiance, je crois qu'il est important de reconnaître le passé. Depuis près de 500 ans, les peuples autochtones sont victimes de discrimination dans tous les aspects de leur vie. La Couronne a empêché l'établissement d'un partenariat véritable et équitable avec les peuples autochtones, imposant plutôt une relation fondée sur des modes de pensée et des façons de faire coloniaux et paternalistes. Cette approche a laissé un sillage de dévastation, de douleur et de souffrance. C'est inacceptable.
Bon nombre d'entre nous savons où cela nous a mené: un système d'aide à l'enfance déficient dans le cadre duquel les enfants autochtones de moins de 14 ans représentent 52,2 % de ceux qui sont placés en famille d'accueil, même s'ils ne comptent que pour 7,7 % de l'ensemble des enfants canadiens; des taux de suicide consternants chez les jeunes Autochtones, une source de douleurs et de souffrances indicibles qui affligeront les familles et les collectivités pour des générations à venir; des conditions de logement inacceptables avec de l'eau qui non seulement n'est pas potable, mais n'est pas non plus assez propre pour s'y baigner; et des collectivités privées d'un accès fiable aux routes, aux centres de santé et même aux écoles.
Lorsque nous avons formé le gouvernement il y a quatre ans, nous avons fait de nombreuses promesses importantes, notamment à l'égard de certains des domaines que je viens de décrire.
Nous avons tenu une grande partie de nos promesses, mais ce que nous avons surtout appris, c'est que tout doit être fait grâce à un réel partenariat et que le Canada réussira si nous écoutons les voix de ceux que nous avons ignorés et méprisés depuis trop longtemps et de ceux qui dirigent les collectivités dans l'ensemble du pays.
Nous savons qu'il n'y a pas de solution miracle pour réparer les torts causés pendant des décennies en matière de discrimination systémique auxquels les peuples autochtones du Canada ont dû faire face, mais notre gouvernement est déterminé à consacrer le temps, l'énergie et les ressources nécessaires pour corriger les torts du passé et bâtir un meilleur avenir pour les générations futures.
Nous faisons de notre mieux pour entreprendre ce travail d'une manière différente de celle qui a été utilisée pendant une grande partie de notre histoire commune, une histoire où les droits inhérents, le leadership et la vitalité culturelle n'ont pas été respectés comme ils auraient dû l'être.
Notre approche est fondée sur le partenariat et la concertation. Il s'agit d'écouter les dirigeants autochtones, les aînés, les jeunes et tous les membres de la communauté et de travailler à atteindre leurs objectifs en fonction de leurs priorités.
Depuis 2016, nous avons investi 21 milliards de dollars dans les dossiers prioritaires ciblés par nos partenaires autochtones. Ensemble, nous avons réalisé des progrès, mais nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour combler les écarts socioéconomiques inacceptables qui existent encore entre Autochtones et non-Autochtones.
Depuis des siècles, les peuples autochtones demandent au gouvernement du Canada de reconnaître et d'affirmer leurs compétences légales à l'égard de leurs propres affaires. Ils veulent pouvoir exercer le contrôle sur leurs terres, leur logement, leur éducation, leurs systèmes de gouvernance et leurs services à l'enfance et à la famille, et avoir la capacité d'agir dans ces domaines. L'autodétermination favorise le mieux-être et la prospérité des communautés autochtones. C'est là un objectif que tous les Canadiens devraient s'efforcer d'appuyer.
Il est incontestable que l'autodétermination est une meilleure voie à suivre.
Les peuples autochtones autonomes réussissent mieux sur le plan socioéconomique, c'est prouvé. Un plus grand nombre d'enfants terminent leurs études secondaires, moins de personnes sont sans emploi et les résultats en matière de santé sont bien meilleurs. Les initiatives dirigées par les Autochtones sont plus fructueuses, nous l'avons constaté à maintes reprises.
Il est absolument nécessaire d'appuyer la réussite dirigée par la nation et la communauté dans chaque collectivité autochtone au Canada, et pas seulement dans le domaine de l'éducation, mais aussi dans ceux des soins de santé, de la gestion de l'eau et des ressources, des services à l'enfance et à la famille, bref, dans tous les secteurs.
C'est la raison pour laquelle notre gouvernement poursuit ses efforts pour changer l'orientation de ses politiques vers la reconnaissance du droit inhérent à l'autonomie gouvernementale des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Il faudra pour ce faire adopter des modèles de gouvernance autochtones et aider les collectivités autochtones à faire valoir leurs droits.
Nous aidons les Premières Nations à se soustraire aux dispositions de la Loi sur les Indiens dans des domaines comme les terres, l'environnement, la gestion des ressources et les élections. Par exemple, nous collaborons avec les institutions autochtones et les Premières Nations pour mettre au point les outils dont elles ont besoin pour stimuler le développement économique local, habiliter leurs collectivités et promouvoir la prospérité.
Depuis 2019, neuf Premières Nations ont commencé à fonctionner en vertu de leurs codes fonciers ratifiés en application de l'Accord-cadre sur la gestion des terres des Premières Nations et de la Loi sur la gestion des terres des Premières Nations. De plus, 18 Premières Nations se sont jointes aux 264 autres qui affirment avoir compétence dans le domaine de la gouvernance financière en se plaçant sous le régime de la Loi sur la gestion financière des Premières Nations.
L'autodétermination est essentielle pour libérer le potentiel économique, créer des possibilités de croissance et combler les écarts socioéconomiques. Nous savons qu'en faisant progresser l'autodétermination, le potentiel de réussite est énorme aussi bien pour les peuples autochtones que pour l'ensemble du Canada.
Pour y arriver, il nous faut comprendre que la reconnaissance et l'affirmation des droits constituent une première étape dans la recherche d'une voie à suivre. Nous devons aussi aider nos partenaires autochtones à cerner nos défis, puis nous devons les relever. Il nous faut enfin reconnaître que les mesures les plus importantes que nous pouvons prendre consistent à prêter une oreille attentive à ceux qui nous exposent les dures réalités, à accepter le changement et à accueillir favorablement les idées créatives. Une telle transformation exigera toutefois détermination, persévérance, patience et divulgation de la vérité.
Le travail qui nous attend sera difficile. Comme je l'ai mentionné, cette voie exigera beaucoup de notre part. Nous devrons travailler dans un véritable partenariat et écouter, même quand la vérité sera difficile à entendre. Nous devrons continuer de communiquer, même lorsque nous serons en désaccord. Il nous faudra continuer de collaborer et de chercher des façons créatives d'aller de l'avant, ainsi que de nouvelles voies vers la guérison et la véritable compréhension.
Nous avons tous vu ce qui se passe lorsque nous ne réussissons pas à maintenir le dialogue. Cette voie engendre de la méfiance et de la confusion, qui peuvent être la cause de conflits et entraver notre cheminement commun. Je veux être clair: il incombe aux détenteurs de droits de déterminer qui parle en leur nom de leurs droits et titres autochtones. Nous continuerons de consacrer des efforts à la poursuite de ces conversations. Malgré tous ces défis, je sais que le travail acharné qui nous attend en vaut bien la peine.
Ensemble, nous pouvons bâtir un Canada meilleur, et c'est ce que nous allons faire. Ce sera un pays dans lequel les nations autochtones saines, prospères et autonomes seront des partenaires clés. Nous avons l'occasion d'apprendre de notre histoire commune, de partager notre douleur et même notre joie, et de faire un travail qui donnera naissance à un pays où tous peuvent réussir.
J'ai hâte de travailler avec mes collègues de tous les côtés pour réaliser ce travail essentiel et ce potentiel énorme. Cela requiert la participation de tous les Canadiens et de toutes les Canadiennes.
Il me tarde de répondre à vos questions.
Meegwetch.
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Lib. (QC)
I think you are familiar, Jaime, with some of the hereditary structures that exist in Mi'kmaq communities and some of the challenges that have been faced there with respect to elected band councils and, in fact, with some of the progress that has been made. It is absolutely uneven throughout the country
I think, as Carolyn summarized, some progress has been made out west in starting to create the basis for engagement with hereditary leadership. In the country, the Indian Act-imposed band council system is viewed in many indigenous communities as colonialist and paternalistic. It has removed, and the Government of Canada has consciously contributed to remove, structures that existed well before the existence of Canada that are highly democratic in nature and have a very rich history.
As a country and as a nation that wants to move forward with what we call reconciliation, we cannot ignore those voices, conscious of the fact that at times the government, as I mentioned earlier, has been deliberate in dismantling those structures. In some cases we have had very little engagement, if any. I, myself, have been involved in opening dialogues with the Haudenosaunee Confederacy. They are modest. They tend to be not in the public sphere. But there is a lot of work to be done. There is an immense amount of complexity in that relationship because we're talking about many nations that cross the U.S. border as well. It is something that has created within certain communities, in fact, the crisis of legitimacy. This isn't to say that elected band councils are not fierce defenders of their communities. They are. It just has created a reality where there is sometimes a perceived sense of illegitimacy that has contributed to frustrate not only the relationship but the ability to work in partnership. It is something that we are realizing, probably more slowly than we should, but we are realizing it and we need to address fundamental issues that Carolyn had to face over a four-day period with respect to lands and title that had been recognized in the Delgamuukw decision. Simply saying to yourself that you're only going to engage with this particular band council because it suits your needs is highly utilitarian in thinking and not the right way to approach things.
There are some communities that are entirely comfortable with an elected system, and there are some communities that wish to do a different job and move forward. That's why we have all those instruments that I named in my opening remarks. For some communities, that doesn't work and we have to realize that and get creative and see how we come together. This will all contribute to stability, good governance and respect for the relationship, which is perhaps the element of respect and truth that is missing. But I think it is the right way to advance the nation. It can be complicated. It can be messy. But we can't sit here and say we're going to go dictate the terms on which we engage, whether it's rights recognition frameworks or otherwise. We have to realize that in some communities and some nations there is a treaty-based relationship that communities are demanding to be respected and in others there's a much older and some others a much newer relationship.
There is an immense amount of nuance, and I think you hit the nail on the head in asking that question, Jaime, because it goes to the complex nature of that relationship and the steps we need to take to move forward.
Monsieur Battiste, je crois que vous connaissez bien les structures héréditaires qui existent dans les communautés micmaques et certains des défis qui se posent concernant les conseils de bande élus et, en fait, certains des progrès accomplis. La situation est tout à fait inégale au pays.
Comme Mme Bennett l'a bien résumé, je pense que des progrès ont été accomplis dans l'Ouest pour créer les bases d'un dialogue avec les chefs héréditaires. Au pays, bon nombre de collectivités autochtones considèrent le système des conseils de bande imposé par la Loi sur les Indiens comme un système colonialiste et paternaliste. Ce système a éliminé des structures très démocratiques par nature qui ont une très riche histoire et qui existaient bien avant le Canada, et le gouvernement du Canada a consciemment contribué à leur élimination.
Puisque nous formons un pays qui souhaite concrétiser ce que nous appelons la réconciliation, nous ne pouvons pas faire fi de ces voix, en sachant qu'à certains moments, le gouvernement a délibérément démantelé ces structures, comme je l'ai déjà dit. Dans certains cas, il y a eu très peu de dialogue, voire aucun. J'ai moi-même participé à l'ouverture de dialogues avec les membres de la Confédération haudenosaunee. Ils sont modestes. Ils ne sont généralement pas dans la sphère publique. Or, il y a beaucoup de travail à faire. La relation est très complexe, car nous parlons de bon nombre de nations qui traversent la frontière américaine également. C'est quelque chose qui a créé au sein de certaines collectivités, en fait, la crise de légitimité. Cela ne veut pas dire que les conseils de bande élus ne sont pas d'ardents défenseurs de leurs collectivités. Ils le sont. C'est simplement que cela a créé une réalité où il y a parfois une impression d'illégitimité qui a contribué à porter un coup non seulement à la relation, mais à la capacité de travailler en partenariat. C'est une chose dont nous prenons conscience, probablement moins vite que nous le devrions, mais nous en prenons conscience, et il nous faut régler les questions fondamentales auxquelles Mme Bennett a été confrontée en une période de quatre jours pour ce qui est des territoires et des titres qui avaient été reconnus dans la décision Delgamuukw. Se dire simplement qu'on ne nouera le dialogue qu'avec ce conseil de bande parce que cela fait son affaire est une façon très utilitariste de penser et ne constitue pas la bonne approche à adopter.
Certaines collectivités sont tout à fait satisfaites d'un système de conseils élus, et d'autres souhaitent travailler différemment et aller de l'avant. Voilà pourquoi nous avons tous les outils dont j'ai parlé dans ma déclaration préliminaire. Pour certaines collectivités, cela ne fonctionne pas et nous devons le comprendre et faire preuve de créativité et voir comment nous unir. Tout cela favorisera la stabilité, une bonne gouvernance et un respect à l'égard de la relation, ce qui est peut-être l'élément de respect et de vérité qu'il manque. Or, je crois que c'est la bonne façon de faire avancer la nation. Les choses peuvent être compliquées, mais nous ne pouvons pas dire que nous allons dicter les conditions, qu'il s'agisse des cadres de reconnaissance des droits ou autre. Nous devons comprendre que dans certaines collectivités et dans certaines nations, il y a une relation fondée sur un traité et qu'elles demandent qu'elle soit respectée, et que dans d'autres collectivités, il s'agit d'une relation beaucoup plus ancienne, et dans d'autres encore, d'une relation beaucoup plus récente.
Il y a beaucoup de nuances, et je crois que vous avez tout à fait raison de poser la question, monsieur Battiste, car elle renvoie à la nature complexe de la relation et aux mesures que nous devons prendre pour avancer.
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Lib. (QC)
We are going to share our speaking time.
As you know, Ms. Bérubé, the Royal Commission on Aboriginal Peoples was a product of the Oka crisis. There were a lot of lessons to be learned as a result of this huge inquiry by the commission, lessons that were not necessarily followed, for example, with regard to land purchases. I am not telling you that this is a simplistic analysis, because it is a very profound reflection. Many of the recommendations were not followed. There have been times when the government's commitment has fallen short, admittedly, and that has happened in every respect.
The splitting of the former department into our two current departments is precisely because of the recommendations of the Royal Commission on Aboriginal Peoples, a split that did not take place at that time, but more than 20 years later. That is the same lesson we learned from the Delgamuukw decision. In the wake of the Okanagan crisis, we realized, as Quebeckers and Canadians, that there is a real tension, which has a legitimate basis that dates back long before the very creation of Canada, with respect to the participation of the armed forces. It is a scar that remains open within these communities.
We often talk about the economic repercussions that persist on the economies of Quebec and Canada, and it must be emphasized. On the other hand, the greatest impacts, proportionately, have been felt in Kahnawake and Kanesatake, an underdevelopment that has persisted and continues to this day.
We have seen the prejudice and bias that followed resurface, whether in the media or in comments posted on Facebook. These were the same comments that were made after the Oka crisis. There was the death of the corporal appointed following the intervention of the Sûreté du Québec, or SQ. There was also the death of a man who was leaving Kahnawake when a rock was thrown against his window. He had a heart attack and he died from it.
These are things we need to think about as a society. I dare to believe that there have been changes as a result of the Ipperwash crisis. In Ontario, there has been a reform of police practices and indigenous engagement within the police force, which is a response to that cultural sensitivity and the demands that have been around for a very long time. Is there more work to be done? I would say very humbly yes.
Nous allons nous partager notre temps de parole.
Comme vous le savez, madame Bérubé, la Commission royale sur les peuples autochtones était le produit de la crise d'Oka. Il y avait beaucoup de leçons à tirer à la suite de cette énorme enquête de la Commission, leçons qui n'ont pas forcément été suivies, en ce qui a trait, par exemple, à l'achat de terres. Je ne vous dis pas que c'est une analyse simpliste, parce que c'est une réflexion très profonde. Bon nombre de recommandations n'ont pas été suivies. Il y a eu des périodes où l'engagement du gouvernement laissait à désirer, il faut l'admettre, et cela s'est produit à tous les égards.
La scission de l'ancien ministère qui a donné lieu à nos deux ministères actuels découle justement des recommandations de la Commission royale sur les peuples autochtones, scission qui n'a pas eu lieu à ce moment-là, mais plus de 20 ans après. C'est la même leçon que nous avons tirée de l'arrêt Delgamuukw. À la suite de la crise dOka, nous nous sommes rendu compte, en tant que Québécois et Canadiens, de la réelle tension qui existe, laquelle a un fondement légitime qui date de bien avant la création même du Canada, au regard de la participation des forces armées. C'est une cicatrice qui reste ouverte au sein de ces communautés.
On parle souvent des répercussions économiques qui persistent sur l'économie du Québec et sur celle du Canada, et il faut le souligner. En revanche, Les plus grandes répercussions, de façon proportionnelle, se sont fait sentir au sein de Kahnawake et de Kanesatake, un sous-développement qui a persisté et qui persiste jusqu'à ce jour.
Le préjudice et les préjugés qui ont suivi par la suite, nous les avons vus ressurgir, que ce soit dans les médias ou dans les commentaires affichés sur Facebook. Il s'agissait des mêmes commentaires que ceux qui avaient cours après la crise d'Oka. Il y a eu la mort du caporal nommé à la suite de l'intervention de la Sécurité du Québec, ou SQ. Il y a aussi eu la mort d'un homme qui sortait de Kahnawake, au moment où une roche était lancée contre sa fenêtre. Il a fait une crise cardiaque et il en est mort.
Ce sont des choses sur lesquelles il faut réfléchir en tant que société. J'ose croire qu'il y a eu des changements à la suite de la crise d'Ipperwash. En Ontario, on a vu au sein de la police une réforme des façons de faire et de l'engagement autochtone, un engagement qui fait suite à cette sensibilité culturelle et aux revendications qui existent depuis fort longtemps. Reste-t-il du travail à faire? Je dirais très humblement oui.
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Lib. (QC)
First, thank you for the question.
This is highly emotional—
Tout d'abord, je vous remercie de la question.
C'est une question très émotive...
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Lib. (QC)
—because we're speaking about first nations—
..., car nous parlons d'enfants...
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Lib. (QC)
—children, and this government is resolutely convinced—
—... des Premières Nations, et notre gouvernement est convaincu...
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Lib. (QC)
What we're facing as a government is a challenge on many levels. The Prime Minister, in his mandate letter to me, has been quite clear that we will compensate first nation children for what they have suffered—
Notre gouvernement fait face à des défis à bien des égards. Dans la lettre de mandat qu'il m'a donnée, le premier ministre a très clairement indiqué que les enfants des Premières Nations seront indemnisés pour ce qu'ils ont subi...
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Lib. (QC)
—to the extent that monetary compensation can do so.
... dans la mesure où une compensation monétaire peut le faire.
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