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Lib. (QC)
The last time the Broadcasting Act was modernized, you may recall, was under a Conservative government. That government put in place the entire regulatory ecosystem that we have today for conventional broadcasting. What we are trying to do through Bill C-10 is to adapt the regulations to the Web giants, who are becoming more and more important in the current ecosystem.
You mentioned net neutrality. As you know...
La dernière fois que la Loi sur la radiodiffusion a été modernisée, rappelons-le, c'était dans le cadre d'un gouvernement conservateur. Celui-ci a mis en place tout l'écosystème réglementaire que nous avons aujourd'hui en matière de radiodiffusion conventionnelle. Ce que nous tentons de faire par l'entremise du projet de loi C-10, c'est d'adapter la réglementation aux géants du Web, qui prennent de plus en plus de place dans l'écosystème actuel.
Vous avez parlé de la neutralité d'Internet. Comme vous le savez...
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Lib. (QC)
But you did talk about net neutrality, in a long preamble...
Vous avez quand même parlé de la neutralité du Web, dans un long préambule...
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Lib. (QC)
Mr. Chair, I will certainly answer the question, but the member gave a long preamble on the issue of net neutrality, so...
Monsieur le président, je vais certainement répondre à la question, mais le député a fait un long préambule sur la question de la neutralité du Web, alors...
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Lib. (QC)
The first version of Bill C-10 that the committee received was at that time our best interpretation of what modernization of the Broadcasting Act should be. However, as soon as the bill was introduced, I was the first to say that it could be improved.
All political parties represented on the Standing Committee on Canadian Heritage, including the Conservative Party, as well as many stakeholders, spoke out to argue that proposed section 4.1 created too broad an exemption. As Mr. Waugh said, under this section, the act would not have applied to a platform like YouTube, which is the largest music distributor in Canada today. This exemption was therefore too broad. As a result of these interventions, we decided to delete the proposed section.
La première version du projet de loi C-10 que le Comité a reçue représentait à ce moment-là notre meilleure interprétation de ce que devait être la modernisation de la Loi sur la radiodiffusion. Cependant, dès que le projet de loi a été déposé, j'ai été le premier à dire qu'il pourrait être bonifié.
Tous les partis politiques représentés au Comité permanent du patrimoine canadien, dont le Parti conservateur, de même que de nombreux intervenants, se sont exprimés pour faire valoir que l'article 4.1 proposé créait une exemption trop large. Comme le disait M. Waugh, en vertu de cet article, la Loi ne se serait pas appliquée à une plateforme comme YouTube, qui est pourtant le plus grand diffuseur de musique au Canada à l'heure actuelle. Cette exemption était donc trop large. À la suite de ces interventions, nous avons décidé de supprimer cet article proposé.
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Lib. (QC)
I think there is a mistake in the premise of your question. Bill C-10 is not about content moderation. It is about giving us the tools to ensure that the web giants pay their fair share in cultural matters...
Je pense qu'il y a une erreur dans la prémisse de votre question. Le projet de loi C-10 ne porte pas sur la modération du contenu. Il a pour objectif de nous donner les outils nécessaires pour faire en sorte que les géants du Web paient leur juste part en matière culturelle...
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Lib. (QC)
I'm going to have to keep giving you the same answer, Mr. Rayes. The premise of your question is about content moderation. I would ask you to indicate...
Je vais devoir continuer de vous donner la même réponse, monsieur Rayes. La prémisse de votre question porte sur la modération du contenu. Je vous demanderais de m’indiquer...
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Lib. (QC)
Mr. Chair, I thank the member for his question.
Over the past few weeks, I've given several interviews about Bill C-10, and you'll probably have noticed that I've never mentioned the filibuster that your party is doing. Perhaps...
Monsieur le président, je remercie le député de sa question.
Au cours des dernières semaines, j'ai accordé plusieurs entrevues au sujet du projet de loi C-10, et vous aurez probablement constaté que je n'ai jamais parlé de l'obstruction que fait votre parti. Peut-être que...
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Lib. (QC)
As you know, the Minister of Canadian Heritage does not sit on the committee. Since the committee is sovereign, it can propose amendments to the bill. In fact, I have invited it to do so on several occasions.
We have had discussions, you and I, and you have had discussions with other members of the committee as well. You ask me if we could go back. First of all, to do what you were originally proposing would have required, as I understand it, unanimous agreement of the committee members. Some felt that would have been a very slim possibility.
Comme vous le savez, le ministre du Patrimoine canadien ne siège pas au Comité. Puisque le Comité est souverain, il peut proposer des amendements au projet de loi. D'ailleurs, je l'ai invité à le faire à plusieurs reprises.
Nous avons eu des discussions, vous et moi, et vous en avez également eu avec d'autres membres du Comité. Vous me demandez si nous pourrions revenir en arrière. D'abord, pour faire ce que vous proposiez au départ, il aurait fallu, si j'ai bien compris, que les membres du Comité s'entendent à l'unanimité. Certains ont estimé que cette possibilité aurait été très mince.
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Lib. (QC)
This is a question based on a series of assumptions, and any answer from me would be highly hypothetical.
As we have seen over the past few weeks, there are clearly Canadians who believe that the Internet should not be subject to any form of regulation, whether it be on the cultural issue, hate speech, or media compensation. Some of these critics began their action at the same time the Yale report came out. I recall that the former leader of the official opposition had said that he would not even read the Yale report and would throw it in the trash.
Honestly, beyond all the debate surrounding proposed section 4.1, I think there is one political party that has decided to highlight this issue as if the entire bill C-10 revolves around a single section, which it obviously does not...
C'est une question qui repose sur une série d'hypothèses, et toute réponse de ma part serait hautement hypothétique.
Comme nous l'avons vu au cours des dernières semaines, il y a manifestement des Canadiens et des Canadiennes qui estiment qu'Internet ne devrait être soumis à aucune forme de réglementation, qu'il s'agisse de la question culturelle, des discours haineux ou de la rémunération des médias. Certains de ces critiques ont commencé leur action au moment même où le rapport Yale est paru. Je rappelle que l'ancien chef de l'opposition officielle avait dit qu'il ne lirait même pas le rapport Yale et qu'il le jetterait à la poubelle.
Bien honnêtement, au-delà de tous les débats entourant l'article 4.1 proposé, je pense qu'il y a un parti politique qui a décidé de monter cette question en épingle, comme si tout le projet de loi C-10 tournait autour d'un seul article, ce qui n'est évidemment pas le cas...
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Lib. (QC)
I think that element is in one of the sections of the bill that was passed by the committee. That discussion has already taken place and is over.
Je pense que cet élément est présent dans un des articles du projet de loi qui ont été adoptés par le Comité. Cette discussion a déjà eu lieu et elle est terminée.
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Lib. (QC)
I won't go through it, but you've probably heard that there is a long list of organizations in Quebec and in English Canada, a list many pages long, that have all come out in the last few weeks in support of Bill C-10, ranging from musicians to independent producers to writers and so on. I have spoken over the course of the last year to thousands of people in the culture sector, and they agree with what we're trying to do with Bill C-10.
Again, earlier in my speech I quoted polling results that were released recently showing that 78% of Canadians—
Vous avez probablement entendu parler d'une liste qui compte un grand nombre de pages, que je n'éplucherai pas, portant les noms d'organisations du Québec et du Canada anglais qui se sont toutes manifestées, ces dernières semaines, pour appuyer le projet de loi C-10, les noms de musiciens, d'écrivains, et ainsi de suite, en passant par des producteurs indépendants. Depuis un an, j'ai parlé à des milliers de personnes du secteur culturel, qui sont d'accord sur ce que nous essayons de faire grâce au projet de loi.
Encore une fois, au début de ma déclaration, j'ai cité les résultats de sondages publiés récemment qui montrent que 78 % des Canadiens…
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Lib. (QC)
No, that's not my plan, but there were many elements in your question, and I am trying to adequately answer all of them. One element you spoke about in your question concerned the cultural sector, so I answered that.
On the second part of your question, there is no situation in which a user has to respect any type of CRTC regulation. There is no situation in which a user, even with millions in revenues and dues, has to deal in any shape or form with the CRTC.
Let me remind you that the sole regulation the CRTC can impose on a social media platform is the discoverability of Canadian creators. The Internet is infinite—
Non, ce n'est pas mon plan, mais votre question est multiple et j'essaie de bien répondre à toutes. L'une d'elles portait sur le secteur culturel. C'est donc à elle que je répondais.
Dans la deuxième partie de votre question, rien ne dit qu'un utilisateur doit respecter n'importe quel règlement du CRTC. Vous n'évoquez aucune situation dans laquelle, même s'il empoche des millions de dollars de revenus et de droits, il doit négocier avec le CRTC, sous quelque forme que ce soit.
Permettez-moi de vous rappeler que le seul règlement que le CRTC peut imposer à une plateforme de médias sociaux, c'est celui de la découvrabilité des créateurs Canadiens. L'Internet est infini…
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Lib. (QC)
Bill C-10 is not about content moderation. The CRTC, in its last 50 years of existence, has never done content moderation, and Bill C-10 doesn't give the CRTC the ability to do content moderation.
Le projet de loi C-10 ne concerne pas la modération de contenu. Le CRTC, au cours des 50 dernières années de son existence, n'a jamais fait de modération de contenu, et le projet de loi C-10 ne donne pas au CRTC le pouvoir de faire de la modération de contenu.
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Lib. (QC)
I think we have a charter statement that is pretty clear about Bill C-10's respecting section 2 of the charter. We've also heard from deputy minister Drouin, who has been very clear on that as well.
Je pense que nous avons un énoncé relatif à la Charte qui indique clairement que le projet de loi C-10 respecte l'article 2 de la Charte. Nous avons également entendu la sous-ministre, Mme Drouin, qui a également été très claire à ce sujet.
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Lib. (QC)
I would beg to differ with the premise of your question.
Many experts have come out in Quebec and in English Canada saying that Bill C-10 was not an infringement on freedom of speech or an attack on the charter. In fact, we now have a statement by the independent civil servants of the Department of Justice saying exactly that.
Je ne suis pas d'accord avec la prémisse de votre question.
De nombreux experts ont déclaré, au Québec et au Canada anglais, que le projet de loi C-10 n'était pas une atteinte à la liberté d'expression ou une attaque contre la Charte. En fait, nous avons maintenant une déclaration des fonctionnaires indépendants du ministère de la Justice dans laquelle ils affirment exactement cela.
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Lib. (QC)
I recognize that there are people who believe there should be no regulation whatsoever when it comes to the Internet; that there should be no regulation on cultural issues, on issues such as hate speech or on fair remuneration of media, and part of the Canadian population agrees with them as well. I recognize that.
My government and I disagree with that point of view. We believe there should be regulation on all of these elements, and so do many other countries. I have had conversations with counterparts in Germany, in France, in the U.K., in Finland, in Ukraine—
I'm sorry, Mr. Chair.
Je reconnais qu'il y a des gens qui croient qu'Internet ne devrait faire l'objet d'aucune réglementation, et que la même chose s'applique aux questions culturelles, aux discours haineux ou à la rémunération équitable des médias — et une partie de la population canadienne est d'accord avec eux. Je le reconnais.
Mon gouvernement et moi-même ne sommes pas d'accord avec ce point de vue. Nous croyons que tous ces éléments devraient être soumis à une réglementation, et de nombreux autres pays sont du même avis. J'ai eu des conversations avec des homologues en Allemagne, en France, au Royaume-Uni, en Finlande, en Ukraine…
Je suis désolé, monsieur le président.
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Lib. (QC)
As you rightly pointed out, there is an organization whose mandate it is to do this.
Comme vous l'avez souligné à juste titre, il existe un organisme qui a pour mandat de déterminer cela.
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Lib. (QC)
It's not up to the Minister of Canadian Heritage or any other politician to make that determination.
Il ne revient pas au ministre du Patrimoine canadien ou à tout autre politicien de déterminer cela.
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Lib. (QC)
I love that film, but again, it's not up to the Canadian Minister of Heritage or any other politician to make those determinations.
J'adore ce film, mais encore une fois, il ne revient pas au ministre du Patrimoine canadien ou à tout autre politicien de déterminer cela.
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Lib. (QC)
You keep asking the same questions. Unfortunately, the answer will be the same.
Vous continuez à poser les mêmes questions. Malheureusement, vous recevrez la même réponse.
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Lib. (QC)
It's important to remember that the committee is sovereign, and if the committee identifies a potential problem, and we're a minority government, the—
Il est important de se rappeler que le Comité est souverain, et si le Comité cerne un problème potentiel, et nous sommes un gouvernement minoritaire, le…
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Lib. (QC)
—committee can introduce elements to correct the bill.
… Comité peut présenter des éléments pour corriger le projet de loi.
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Lib. (QC)
You might have heard, like I did a few minutes ago, Justice Deputy Minister Drouin answer that question very clearly, specifying that the powers given to the CRTC are very narrow and targeted and don't have to do with content moderation.
Vous avez peut-être entendu, comme moi, il y a quelques minutes, la sous-ministre de la Justice, Mme Drouin, répondre très clairement à cette question, en précisant que les pouvoirs donnés au CRTC sont très étroits et ciblés et qu'ils n'ont rien à voir avec la modération de contenu.
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Lib. (QC)
The concept of discoverability is about—
La notion de la découvrabilité concerne…
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Lib. (QC)
Mr. Chair, may I be allowed to answer the question?
Monsieur le président, puis-je répondre à la question?
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Lib. (QC)
Again, the concept of discoverability is ensuring that, as part of these platforms, Canadian content becomes more visible for Canadians, or actually any audience, to watch. There won't be any requirement, obviously, for users, just like is the case right now with YouTube—
Encore une fois, la notion de découvrabilité consiste à s'assurer que, dans le cadre de ces plateformes, le contenu canadien devienne plus visible pour les Canadiens, ou en fait pour n'importe quel public. Les utilisateurs ne seront manifestement soumis à aucune exigence, tout comme c'est le cas actuellement avec YouTube…
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Lib. (QC)
That is not an—
La réponse n'est pas…
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Lib. (QC)
That is not a yes.
When you go on YouTube, three-quarters of what is viewed on—
Ce n'est pas un oui.
Quand vous allez sur YouTube, les trois quarts du contenu visionné sur…
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Lib. (QC)
I would be happy to provide the committee with the list of all Canadian experts and organizations that have been consulted for the preparation of the Bill C-10.
I'll also remind the members and the committee that, prior to Bill C-10 being tabled, there was an almost two-year consultation leading up to the Yale report that was done, and close to 2,000 papers were presented.
Je serais heureux de fournir au Comité la liste de tous les experts et organismes canadiens qui ont été consultés pour la préparation du projet de loi C-10.
J'aimerais également rappeler aux députés et au Comité qu'avant le dépôt du projet de loi C-10, on a mené une consultation de près de deux ans qui a débouché sur le rapport Yale et dans le cadre de laquelle près de 2 000 documents ont été présentés.
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Lib. (QC)
I don't think there was a question in that, Mr. Chair.
Je ne pense pas qu'il y avait une question dans cette intervention, monsieur le président.
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Lib. (QC)
I think achieving this goal is about three things, and not necessarily in this order. Certainly, it's who we nominate to take part in many of our institutions—the Canada Council for the Arts, our national museums and various other organizations. As minister, I've had the pleasure and privilege of nominating Jesse Wente, an indigenous person, an accomplished artist and producer, as chair of the Canada Council for the Arts. It's the first time ever, in the history of Canada, that we have an indigenous person at the head of the council. Gaëtane Verna, who's originally from Haiti, is also now on the board of the council. Isha Khan is the first Muslim woman to head a national Canadian museum.
We have to ensure that those organizations are a good reflection of what Canada is in its diversity. I think it's about ensuring that our programs are adapted to the needs of those communities. Again, in the audiovisual sector, we now have a fully funded indigenous screen office as per budget 2021. We are working on a Black screen office as well. I have been meeting with many of those witnesses who appeared in front of the committee to work with them to see how we can do this.
Third, it's about putting our money where our mouth is, ensuring that groups, that racialized Canadians and indigenous Canadians, have access to the resources they need to tell their stories, to express their arts, and to be visible, here and abroad.
Je pense que trois choses sont nécessaires pour atteindre cet objectif — et pas nécessairement dans l'ordre dans lequel je vais les énoncer. Cela dépend certainement des personnes que nous nommons au sein de plusieurs de nos institutions, par exemple le Conseil des arts du Canada, nos musées nationaux et divers autres organismes. À titre de ministre, j'ai eu le plaisir et le privilège de nommer Jesse Wente, un Autochtone, un artiste et un producteur accompli, à la présidence du Conseil des arts du Canada. C'est la première fois dans l'histoire du Canada que nous avons une personne autochtone à la tête de ce conseil. Gaëtane Verna, qui est originaire d'Haïti, fait également partie du conseil d'administration du Conseil des arts du Canada. Isha Khan est la première femme musulmane à diriger un musée national canadien.
Nous devons donc veiller à ce que ces organismes reflètent adéquatement la diversité présente au Canada. Je pense qu'il s'agit de veiller à adapter nos programmes aux besoins de ces communautés. Encore une fois, dans le secteur de l'audiovisuel, nous avons maintenant un Bureau de l'écran autochtone entièrement subventionné, comme le prévoit le Budget de 2021. Nous travaillons également à la création d'un Bureau de l’écran des Noirs. J'ai rencontré un grand nombre de témoins qui ont comparu devant le Comité, afin de travailler avec eux pour déterminer comment nous pouvons y arriver.
Troisièmement, il s'agit de joindre le geste à la parole, en veillant à ce que ces groupes, les Canadiens racialisés et les Canadiens autochtones, aient accès aux ressources dont ils ont besoin pour raconter leurs histoires, diffuser leurs expressions artistiques et accroître leur visibilité, ici et à l'étranger.
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Lib. (QC)
Yes. I think we still have a long way to go. There's still a lot of work to do, but Bill C-10 will enable us, as I said in my remarks initially, and will mean that around $830 million in additional money is added for the cultural sector and certainly for BIPOC communities and under-represented groups in our arts and culture sector.
Oui, mais je pense que nous avons encore un long chemin à parcourir. Il reste donc beaucoup de travail à faire, mais le projet de loi C-10 nous fournira les outils nécessaires, comme je l'ai dit dans ma déclaration préliminaire, car environ 830 millions de dollars seront ajoutés aux fonds destinés au secteur culturel et certainement aux personnes autochtones, noires et de couleur et les groupes sous-représentés dans notre secteur des arts et de la culture.
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Lib. (QC)
Thank you for your question.
It requires a multipart answer.
First, as repeatedly stated, Bill C-10 will not apply to individuals. You are right to say that new subsection 2(3) of the act refers to undertakings, not individuals, because the act will apply to undertakings, not individuals.
You no doubt heard the deputy minister, Ms. Drouin, very clearly say that the Department of Justice issued a statement indicating that Bill C-10, as amended, respects the charter, on one hand. On the other hand, as she just explained, the CRTC also has an obligation to respect the charter in exercising its authority. Mechanisms are in place to ensure that happens.
Merci de la question.
Il y a plusieurs éléments de réponse à votre question.
D'abord, comme il a été précisé à plusieurs reprises, le projet de loi C-10 ne s'appliquera pas aux individus. Vous avez donc raison de dire que le nouveau libellé du paragraphe 2(3) de la Loi fait référence aux entreprises et non aux individus, parce que la Loi va s'appliquer aux entreprises et non aux individus.
Vous avez sans doute entendu la sous-ministre Mme Drouin dire très clairement que le ministère de la Justice a publié un énoncé selon lequel le projet de loi C-10 tel qu'il a été amendé respecte la Charte, d'une part. D'autre part, comme elle vient de l'expliquer, le CRTC a aussi l'obligation de respecter la Charte dans l'exercice de ses pouvoirs. Des mécanismes sont en place pour s'assurer que c'est le cas.
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Lib. (QC)
I'd like to say one more thing.
The Minister of Canadian Heritage is not on the committee. In addition, we are a minority government. The committee can decide to propose amendments to Bill C-10. It is true that the bill has already undergone a hundred or so amendments, which, by the way, is not unusual for a bill. As lawmakers, I think we can always do better; a bill can always be improved.
J'aimerais ajouter un dernier élément de réponse.
Le ministre du Patrimoine canadien n'est pas membre du Comité. De surcroît, nous sommes un gouvernement minoritaire. Le Comité peut décider, en collaboration avec d'autres membres de ce comité, de proposer des amendements au projet de loi C-10. Il est vrai qu'il a déjà fait l'objet d'une centaine d'amendements, ce qui, soit dit en passant, n'est pas exceptionnel pour un projet de loi. Je pense qu'en tant que législateur, nous pouvons toujours faire mieux; un projet de loi peut toujours être amélioré.
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Lib. (QC)
I would like to address the first element of the question, which is about freedom of speech. As you've seen, and as you've heard today, we have a charter statement that was written by the independent civil service—
J'aimerais parler du premier volet de la question, soit la liberté d'expression. Comme vous l'avez constaté, et comme vous l'avez entendu aujourd'hui, un énoncé concernant la Charte a été rédigé par des fonctionnaires indépendants...
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Lib. (QC)
Could I be allowed just to finish my answer on the charter statement? You have a charter statement in front of you. You've heard Deputy Minister Drouin explain very clearly that Bill C-10 respects the Charter of Rights and Freedoms,. Not only that, but there are mechanisms in place for the CRTC to ensure that it does that. It has discretionary powers, but these powers are not absolute. They have to be exercised in light of the Charter of Rights and Freedoms.
Pourrais-je seulement terminer ce que je voulais dire au sujet de l'énoncé concernant la Charte? Il est devant vous. La sous-ministre, Mme Drouin, a très bien expliqué que le projet de loi C-10 est conforme à la Charte des droits et libertés. Qui plus est, il y a des mécanismes en place pour que le CRTC s'en assure. Il a des pouvoirs discrétionnaires, mais ces pouvoirs ne sont pas absolus. Ils doivent être exercés en fonction de la Charte des droits et libertés.
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Lib. (QC)
My government is not interested in having an election. I think we've seen that some parties have been fundraising around the controversy they created around Bill C-10. We haven't been doing that. We've been hard at work trying to do everything we can to help the arts and culture sector.
I would remind you that the budget that was just presented by Deputy Prime Minister Freeland is a historic budget when it comes to the arts and culture sector in this country. We have never seen such an important budget to help our artists, our musicians, our creators. It is a historic budget. I think we've seen that we are there for our artists, and Bill C-10 is another clear example of that.
Mon gouvernement ne souhaite pas la tenue d'élections. Je pense que nous avons vu certains partis se servir de la controverse qu'ils ont créée au sujet du projet de loi C-10 pour recueillir des fonds. Nous ne faisons pas cela. Nous ne ménageons aucun effort et nous essayons de faire tout ce que nous pouvons pour aider le secteur des arts et de la culture.
Je vous rappelle que le budget que la vice-première ministre Freeland a présenté est un budget qui a un caractère historique lorsqu'il s'agit du secteur des arts et de la culture dans ce pays. Nous n'avons jamais vu un budget si important venir en aide à nos artistes, à nos musiciens et à nos créateurs. C'est un budget sans précédent. Je pense que nous avons constaté que nous sommes là pour nos artistes, et le projet de loi C-10 en est un autre exemple.
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Lib. (QC)
Thank you very much, Mr. Chair.
Good afternoon, everyone.
I am joining you from Montreal, on the traditional territory of the Mohawk and the other Haudenosaunee peoples.
Mr. Chair, members of the Committee, it’s a pleasure for me to appear before you today regarding the study of Bill C-10, An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts.
I would also like to acknowledge that today is International Women's Day.
I’d like to thank the members of the committee for the preliminary work you have been doing for some time now.
I’m delighted that this bill has finally passed second reading in the House of Commons. The delays that some Conservative members have caused were a concern for me, but we got there, and we can continue to move forward. Let us please remember that this is not a partisan bill. It is a bill that focuses on culture; it is a bill for Canadians, and it deserves to move forward.
I hope that all the members here and their caucuses recognize the urgency of modernizing the Broadcasting Act so that it can better serve the interests of Canadians in the digital world.
Today it's impossible to overlook the legislative imbalance that favours digital platforms to the detriment of Canadian broadcasters and creative industries. This reform responds to a pressing need. It is crucial to ensuring the vitality of Canadian businesses now and for decades to come. This is why our government will continue to work constructively and collaboratively so that Canadians can benefit from the most effective legislative tool possible, as soon as possible.
From the outset, the cultural and creative sectors have provided input into the modernization of the current legislation. They've expressed their support for this reform and this favourable movement is trending across the country, particularly in Quebec.
Moreover, since the tabling of the bill, this important discussion has continued in the public space and before your committee. It has given rise to several proposed amendments that we will examine with all the attention they deserve. We are, of course, open to improvements that would maximize the benefits of the amended Act for Canadians.
I know that you have received substantial input from several key contributors, and I look forward to seeing the results of the committee’s work in this regard.
I am well aware that the study of the bill must be carried out with care, for two reasons. First of all, because it introduces methods that are completely new in Canada for implementing a regulatory framework adapted to our current reality. Second, because this is an important issue. Many players in the creative and cultural industries are calling for this update to the Broadcasting Act and are counting on this new tool to continue to develop their work on digital platforms.
Let us remember that the current broadcasting system has served Canadians well for decades. It has fostered the emergence of strong national creative and cultural industries. It has supported the delivery of original content that reflects our identity and our values. Bill C-10 aims to preserve that legacy. However, it also aims to include many new players and new activities. It must therefore take an approach designed to include online broadcasters and ensure their equitable contribution.
With this bill, we want to make the diversity of Canadian voices resonate more clearly: francophone and anglophone voices, the voices of minority communities, Indigenous voices; and the voices of all communities across the country, including ethnocultural communities, racialized communities, and others that are too often underrepresented on the screen and elsewhere.
I want to make it clear that this bill is not intended to change the regulatory structure in broadcasting. Rather, it is intended to update the objectives of the legislation and the tools of the CRTC. It therefore preserves the autonomy conferred on the CRTC to implement the appropriate regulations and achieve the objectives of the Act. This autonomy is all the more important as the broadcasting system begins to incorporate new players with different business models, and as the system continues to evolve.
This bill does not address the regulation of online hate nor the equitable compensation of journalists by the web giants, as these are not strictly broadcasting issues; however, I intend to introduce two more bills on these issues in the near future. In due course, I will be pleased to appear before your committee regarding these other bills, always in the spirit of constructive co-operation.
I will be pleased to provide you with the Order in Council that we intend to issue following the passage of the bill. Please note, however, that this Order in Council was drafted prior to the introduction of the bill. It may therefore be redrafted as a result of amendments to Bill C-10 between now and Royal Assent.
As well, in the interest of transparency and as required by law, the Order will undergo a period of public consultation to invite feedback from Canadians.
I invite you to use the Order in Council as background material for your study, but to focus your efforts on the bill itself. Because that is the legislation that will be with us for several decades and will ensure the sustainability of the broadcasting sector. Over the years, governments will come and go, and will issue various Orders in Council to the CRTC as they respond to changing circumstances.
Finally, I would like to clarify the following situation. When I appeared on November 5, 2020, the member for Richmond—Arthabaska asked me what calculations the department had used to determine that the additional investments in Canadian content through digital television broadcasts would amount to $830 million. On December 11, 2020, the department provided the clerk of the Standing Committee on Canadian Heritage with the answers to the questions asked at the meetings of October 30 and November 5, 2020, including the one dealing with the calculation of the $830 million. At my last appearance before the committee—
Merci beaucoup, monsieur le président.
J'aimerais vous saluer, tous et toutes.
Je me joins à vous de Montréal, sur le territoire traditionnel des Mohawks et des autres peuples haudenosaunee.
Monsieur le président, membres du Comité, c'est un plaisir pour moi de prendre la parole devant vous aujourd'hui dans le cadre de l'étude du projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois.
J'aimerais aussi souligner qu'aujourd'hui est la Journée internationale de la femme.
J'aimerais remercier les membres du Comité pour les travaux préliminaires qu'ils ont entamés il y a déjà quelque temps.
Je suis ravi que ce texte ait enfin été adopté à l'étape de la deuxième lecture à la Chambre des communes. Les retards engendrés par certains députés conservateurs ont soulevé mon inquiétude, mais nous y sommes parvenus, et nous pouvons continuer d'aller de l'avant. Rappelons-le: ceci n'est pas un projet de loi partisan. C'est un projet de loi axé sur le secteur de la culture, destiné aux Canadiens et aux Canadiennes, et il mérite d'aller de l'avant.
J'espère que tous les députés ici présents et leur caucus reconnaissent l'urgence de moderniser la Loi sur la radiodiffusion afin qu'elle serve mieux les intérêts de la population canadienne dans le monde numérique.
Personne ne peut ignorer aujourd'hui le déséquilibre législatif qui avantage les plateformes numériques au détriment des diffuseurs et des industries créatives canadiennes. Cette réforme répond à un besoin criant. Elle est vitale pour assurer le dynamisme des entreprises de chez nous, dès maintenant et pour les décennies à venir. C'est pourquoi notre gouvernement va continuer à travailler de façon constructive et concertée afin que les Canadiennes et Canadiens puissent bénéficier de l'outil législatif le plus efficace possible dans les meilleurs délais.
Les secteurs culturels et créatifs ont nourri depuis le début la réflexion sur la modernisation de la loi actuelle. Ils ont donné leur appui à cette réforme et ce mouvement favorable se confirme d'un bout à l'autre du pays, notamment au Québec.
D'ailleurs, depuis le dépôt du projet de loi, cette réflexion importante se poursuit dans l'espace public et devant votre comité. Elle a donné lieu à plusieurs propositions d'amendement, que nous allons examiner avec toute l'attention qu'elles méritent. Nous sommes évidemment ouverts aux améliorations qui maximiseraient les avantages d'une loi modifiée pour les Canadiens et les Canadiennes.
Je sais que vous avez recueilli les contributions importantes de plusieurs témoins clés, et j'ai hâte de voir les résultats du travail du Comité à cet égard.
Je suis bien conscient que l'examen du projet de loi doit être mené avec soin, et ce, pour deux raisons. D'une part, il déploie des moyens totalement inédits au Canada pour mettre en place un cadre réglementaire adapté à la réalité d'aujourd'hui. D'autre part, il s'agit d'un enjeu de taille. De nombreux joueurs des industries créatives et culturelles réclament cette mise à jour de la Loi sur la radiodiffusion et comptent sur ce nouvel outil pour continuer à se développer sur les plateformes numériques.
Il faut rappeler que le système de radiodiffusion actuel a bien servi les Canadiens durant des décennies. Il a favorisé l'éclosion d'industries créatives et culturelles nationales fortes. Il a permis la diffusion d'un contenu original qui nous ressemble et qui porte la marque de nos valeurs. Le projet de loi C-10 vise à préserver cet héritage. Cependant, il vise aussi à inclure plusieurs nouveaux joueurs et de nouvelles activités. Il doit donc avoir une approche adéquate pour intégrer les radiodiffuseurs en ligne et assurer leur contribution équitable.
Par ce projet de loi, nous voulons mieux faire résonner la diversité des voix canadiennes: les voix des femmes; les voix des francophones et des anglophones; les voix des communautés en situation minoritaire; les voix des Autochtones; ainsi que les voix de toutes les communautés au pays qui sont trop peu souvent représentées à l'écran ou ailleurs, y compris les communautés ethnoculturelles et les communautés racisées.
Je tiens à préciser que le projet de loi ne vise pas à changer la structure réglementaire en radiodiffusion. Il vise plutôt à mettre à jour les objectifs de la Loi et les outils du CRTC. Il préserve donc l'indépendance donnée au CRTC pour mettre en place la réglementation appropriée et atteindre les objectifs de la Loi. Cette indépendance est d'autant plus importante que le système de radiodiffusion incorporera de nouveaux joueurs ayant des modèles d'affaires différents et que ce système continuera à évoluer.
Le projet de loi ne traite ni de la réglementation sur la haine en ligne ni de la rémunération équitable des journalistes par les géants du Web, puisque ce ne sont pas strictement des enjeux de radiodiffusion. Toutefois, je compte déposer deux autres projets de loi sur ces questions dans un avenir rapproché. Le temps venu, je serai heureux de comparaître devant votre comité au sujet de ces autres projets de loi. Toujours dans un esprit de collaboration constructive.
Je me ferai un plaisir de communiquer le décret que nous avons l'intention de publier à la suite de l'adoption du projet de loi. Veuillez noter, cependant, que ce décret a été rédigé avant le dépôt du projet de loi. Il sera donc certainement modifié de façon mineure à la suite des amendements apportés au projet de loi C-10 d'ici la sanction royale.
De plus, par souci de transparence, et comme prévu par la loi, le décret sera assujetti à une période de consultations publiques afin d'obtenir les observations des Canadiens et des Canadiennes à son sujet.
Je vous invite à utiliser le décret comme contexte pour vos études et à concentrer vos efforts sur le projet de loi proprement dit, car c'est la Loi qui nous accompagnera durant plusieurs décennies et qui assurera la pérennité du secteur de la radiodiffusion. Au fil des ans, les gouvernements se succéderont et prendront divers décrets au CRTC pour s'adapter aux réalités du moment.
Finalement, j'aimerais éclaircir la situation suivante. Lors de ma comparution du 5 novembre 2020, le député de Richmond—Arthabaska m'a demandé comment le ministère avait fait le calcul pour déterminer que les investissements supplémentaires dans le contenu canadien diffusé numériquement à la télévision d'ici 2023 seraient de 830 millions de dollars. Le 11 décembre 2020, le ministère a fourni au greffier du Comité permanent du patrimoine canadien les réponses aux questions qui avaient été posées lors des réunions du 30 octobre et du 5 novembre 2020, y compris celle portant sur le calcul du montant de 830 millions de dollars. Lors de ma dernière comparution devant le Comité...
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Lib. (QC)
Yes. Thirty seconds, Mr. Chair.
I feel that this is important.
At my last appearance before the committee, on January 29, the member for Richmond—Arthabaska said that the committee had not yet received that information. I am sure that he does not want to mislead the members of the committee, or the Canadians listening in, by wrongly stating that he had received nothing. I invite him to look at his email inbox, because he did in fact receive the information, which was distributed to all members of the committee.
With that, I thank you. I will stay with you to answer your questions.
Oui. Je n'en ai plus que pour 30 secondes, monsieur le président.
Je pense que c'est important.
Lors de ma dernière comparution devant le Comité, le 29 janvier dernier, le député de Richmond—Arthabaska a dit que le Comité n'avait toujours pas reçu cette information. Je suis certain qu'il ne veut pas induire en erreur les membres de ce comité, pas plus que les Canadiens et les Canadiennes qui sont à l'écoute, en affirmant de manière erronée qu'il n'a rien reçu. Je l'invite à parcourir sa boîte de courriel, car il a effectivement reçu l'information, qui a été distribuée à tous les membres du Comité.
Sur ce, je vous remercie. Je vais rester avec vous pour répondre à vos questions.
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Lib. (QC)
Thank you for your comments, Mr. Rayes.
I'd like to address several points.
First, as Mr. Ripley told you earlier, we did not get the $830 million figure out of a Cracker Jack box. That number was arrived at through a series of 16 simulations based on different assumptions. That's what allowed us to arrive at a forecast of the amount to be invested. It could be a little more or a little less. The exact amounts will be defined in the regulations that will be implemented by the CRTC. That's the first thing.
In addition...
Je vous remercie de votre intervention, monsieur Rayes.
Il y a plusieurs choses.
D'abord, comme M. Ripley vous l'a dit tout à l'heure, nous n'avons pas pris le chiffre de 830 millions de dollars dans une boîte de Cracker Jack. Ce chiffre a été obtenu à la suite d'une série de 16 simulations basées sur différentes hypothèses. C'est ce qui nous a permis d'arriver à une prévision du montant investi. Cela pourrait être un peu plus ou un peu moins. C'est dans le cadre de la réglementation qui sera mise en œuvre par le CRTC que seront définis les montants exacts. C'est la première des choses.
Par ailleurs...
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Lib. (QC)
...it is not true to...
... il est faux de...
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Lib. (QC)
You were the one who mentioned it in your comments.
C'est vous qui en avez parlé dans votre intervention.
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Lib. (QC)
I was just getting to that, the French question.
Just before, I wanted to clarify that you made a second false claim when you mentioned that this bill would not apply to social networks. Earlier, you heard Mr. Ripley explain very clearly how, in cases where social networks act as broadcasters, the act will be able to apply to businesses that operate digital platforms. So, it's not true to say as you did that the bill does not apply to social networks.
The third point I wanted to make concerns the French fact. How have we managed to protect the French fact over the decades? The CRTC has made various decisions requiring that broadcasters invest in French-language content, and it is because of these decisions that the most watched French-language programs today, whether on television or on the big screen, in Quebec or elsewhere in Canada, are produced here. We want these investments in French-language content to continue. In addition to conventional broadcasters, digital platforms will now be subject to spending obligations, including on French-language content.
J'y arrivais, justement, à la question du français.
Juste avant, je tenais à préciser que vous avez fait une deuxième fausse affirmation en mentionnant que ce projet de loi ne s'appliquerait pas aux réseaux sociaux. Tout à l'heure, vous avez entendu M. Ripley vous expliquer très clairement comment, dans les cas où les réseaux sociaux agissent comme des diffuseurs, la Loi pourra s'appliquer aux entreprises qui gèrent des plateformes numériques. Alors, il est faux d'affirmer comme vous l'avez fait que le projet de loi ne s'applique pas aux réseaux sociaux.
Le troisième point que je tenais à souligner concerne le fait français. Comment avons-nous réussi à protéger le fait français au cours des décennies? Le CRTC a pris différentes décisions visant à obliger les diffuseurs à investir dans du contenu francophone, et c'est grâce à ces décisions que les émissions en français les plus écoutées aujourd'hui, que ce soit à la télévision ou au grand écran, au Québec ou ailleurs au Canada, sont produites ici. Nous voulons que ces investissements dans le contenu francophone continuent. En plus des diffuseurs conventionnels, les plateformes numériques seront maintenant soumises à des obligations en matière de dépenses, notamment dans du contenu francophone.
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Lib. (QC)
There are a number of elements in what you just said. I'll start with your last point: how culture and tourism and hospitality go hand in hand. It is true for our larger urban centres, but it's certainly true for many of our regions across the country. People will go to a festival. They will stay in local hotels or bed and breakfasts. They will go to restaurants. They will do some sightseeing. This is really an ecosystem.
When we talk about the anticipated $830 million in new revenue invested in Canadian culture, I think it is important to remember that if we don't do that.... It's not $830 million more that we will have. Because of the declining revenues for conventional traditional broadcasters, we are heading in a direction where there would be more than $1 billion less in available funding for arts and culture in Canada.
What we are trying to do is hugely important for the preservation of that ecosystem, as you said, for regions. It used to be that film or TV shootings would happen in downtown Montreal or downtown Toronto, but now it's really happening all across the country. There are things being produced in Newfoundland, and you have productions in the Prairies. Obviously, Vancouver also has become a really big hub.
What we are doing with this is trying to ensure a vibrant arts and culture sector in Canada for all parts of the country.
Vos propos comportent un certain nombre d'éléments. Je commencerai par aborder votre dernier point, c'est-à-dire la façon dont la culture, le tourisme et l'accueil vont de pair. C'est le cas dans nos grands centres urbains, mais c'est certainement aussi le cas dans bon nombre des régions du Canada. Les gens se rendront à un festival. Ils séjourneront dans des hôtels ou des gîtes touristiques locaux. Ils iront au restaurant. Ils feront du tourisme. Il s'agit vraiment d'un écosystème.
En ce qui concerne les 830 millions de dollars de nouveaux revenus prévus qui seront investis dans la culture canadienne, je pense qu'il est important de se rappeler que si nous ne prenons pas cette mesure... Nous n'aurons pas 830 millions de dollars de plus. En raison de la réduction des revenus des radiodiffuseurs traditionnels, nous nous dirigeons vers une situation où le financement disponible pour les arts et la culture au Canada diminuera de plus d'un milliard de dollars.
Ce que nous essayons de faire est extrêmement important pour la préservation de cet écosystème, comme vous l'avez dit, au profit des régions. Autrefois, les tournages de films ou d'émissions de télévision avaient lieu au centre-ville de Montréal ou de Toronto, mais aujourd'hui, ils se déroulent partout au pays. Il y a des productions à Terre-Neuve, ainsi que dans les Prairies. Évidemment, Vancouver est aussi devenue une très grande plaque tournante.
Nous prenons des mesures pour tenter de nous assurer que toutes les régions du Canada bénéficient d'un secteur artistique et culturel dynamique.
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Lib. (QC)
As Jean-Stéphen and Owen explained earlier on, we are keeping most of the infrastructure of the actual broadcasting legislation and regulation.
What we're doing with C-10, and I think why the bill has been saluted by so many, is we're keeping what's working and we're adding this whole other layer of elements where Canadian regulations will be able to be applied to online giants, like Spotify, Netflix, Amazon Prime and Apple Music.
To correct something Mr. Rayes said earlier, he said that we've been waiting for five years. Actually, we haven't. My predecessor commissioned a group of people who went across the country and received almost 2,000 position papers from different organizations. That concluded in the Yale report, which was tabled in early 2020. We then took that and started working on the bill, which was introduced a year later in the middle of the greatest pandemic we've seen in 100 years.
I don't think we've actually been losing a lot of time on this. We have acted very promptly to make this happen.
Comme MM. Piché et Ripley l'ont expliqué précédemment, nous conservons l'essentiel de la structure de la loi et de la réglementation actuelles sur la radiodiffusion.
Ce que nous faisons dans le projet de loi C-10, et je pense que c'est la raison pour laquelle le projet de loi a été salué par tant de personnes, c'est que nous conservons ce qui fonctionne, et nous ajoutons un autre ensemble d'éléments qui nous permettront d'appliquer la réglementation canadienne à des géants en ligne, comme Spotify, Netflix, Amazon Prime et Apple Music.
J'aimerais corriger quelque chose que M. Rayes a dit plus tôt, à savoir que nous attendons la prise de ces mesures depuis cinq ans. En fait, ce n'est pas le cas. Mon prédécesseur a mandaté un groupe de personnes qui a parcouru le pays et qui a reçu près de 2 000 exposés de position de la part de différentes organisations. Cela a abouti au rapport Yale, qui a été déposé au début de 2020. Nous avons ensuite utilisé ce rapport pour commencer à travailler sur le projet de loi, qui a été présenté un an plus tard, au milieu de la plus grande pandémie que nous ayons connue en 100 ans.
Je ne pense pas que nous ayons réellement perdu beaucoup de temps à cet égard. Nous avons agi très rapidement pour que cette mise à jour ait lieu.
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Lib. (QC)
Yes. It's clearly not what we're doing.
There's no censorship in Canadian broadcasting right now. There are different types of stations, different types of TV and radio stations that will have different angles on the political spectrum. This is totally normal in a democracy. What we're trying to do is apply that regulatory framework to online broadcasters.
In the case of YouTube, for example, we're not particularly interested in what people...you know, when my great-uncle posts pictures of his cats, that's not what we're interested in as a legislator.
When YouTube or Facebook act as a broadcaster, then the legislation would apply to them and the CRTC would define how that would happen. But really, we're not interested in user-generated content. We are interested in what broadcasters are doing.
Oui. Manifestement, ce n'est pas ce que nous faisons.
À l'heure actuelle, la radiodiffusion canadienne ne fait l'objet d'aucune censure. Il y a différents types de postes de télévision et de radio qui abordent la politique sous différents angles. C'est tout à fait normal au sein d'une démocratie. Ce que nous essayons de faire, c'est d'appliquer ce cadre réglementaire aux diffuseurs en ligne.
Dans le cas de YouTube, par exemple, nous ne nous intéressons pas particulièrement à ce que les gens... vous savez, quand mon grand-oncle affiche des photos de ses chats, cela ne nous intéresse pas en tant que législateurs.
Par contre, si YouTube ou Facebook fait fonction de radiodiffuseur, la loi s'appliquera alors à cette entreprise, et le CRTC définira comment les choses se passent. Mais en réalité, nous ne nous préoccupons pas du contenu généré par les utilisateurs. Nous nous préoccupons de ce que font les radiodiffuseurs.
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Lib. (QC)
Thank you for the question, Mr. Champoux.
Do you find many provisions in the current act that have helped French carve out the place it has today on the small and big screen? The answer to that question is no. It is thanks to the regulations and the various decisions of the CRTC that we have succeeded in building an internationally renowned French-language industry in Canada. Today, our directors are sought after and highly coveted all over the world, especially in the United States. Yet there is little in the current act that defines the French fact or protects it.
Could amendments be made to the bill so that there is greater recognition of French? As I said before, if there is something that needs to be added to the bill, I am very much open to that possibility. However, it should be understood that the mechanics will be handled by regulation.
Je vous remercie de la question, monsieur Champoux.
Trouvez-vous beaucoup d'éléments dans la Loi actuelle qui ont permis au français d'aller chercher la place qu'il occupe aujourd'hui au petit et au grand écran? La réponse à cette question est non. C'est grâce à la réglementation et aux différentes décisions du CRTC que nous avons réussi à bâtir au Canada une industrie francophone de renommée internationale. Aujourd'hui, nos réalisateurs sont prisés et très convoités un peu partout sur la planète, notamment aux États-Unis. Or, il n'y a pas grand-chose dans la Loi actuelle qui définit le fait français ou qui le protège.
Pourrait-on apporter des amendements au projet de loi pour qu'il y ait une plus grande reconnaissance du français? Comme je l'ai déjà dit, s'il faut ajouter quelque chose au projet de loi, je suis tout à fait ouvert à cette possibilité. Cependant, il faut comprendre que c'est la réglementation qui s'occupera de la mécanique.
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Lib. (QC)
I think you misunderstand the role of a regulator. Personally, I have never intervened with the CRTC, but I have intervened with many Quebec and federal energy regulators.
A regulator does not make its decisions according to the number of companies that lobby it for deregulation or for better regulation. That is not how a regulator works, not the Régie de l'énergie du Québec, not the Canada Energy Regulator, not the CRTC. Rather, it considers all of the positions submitted to it, in light of the law that governs its work.
In addition, through Bill C-10, the government is giving itself greater ability to give direction to the CRTC.
In light of all this, this is how the CRTC and all regulatory agencies make decisions.
Je pense que c'est mal comprendre le rôle d'un organisme de réglementation. Personnellement, je ne suis jamais intervenu auprès du CRTC, mais je suis intervenu auprès de nombreux organismes de réglementation du Québec et du fédéral dans le domaine énergétique.
Un organisme de réglementation ne prend pas ses décisions proportionnellement au nombre d'entreprises qui exercent des pressions sur lui en faveur d'une déréglementation ou en faveur d'une meilleure réglementation. Ce n'est pas ainsi qu'un organisme de réglementation fonctionne, ni la Régie de l'énergie du Québec, ni la Régie de l'énergie du Canada, ni le CRTC. Il considère plutôt l'ensemble des positions qui lui sont présentées, compte tenu de la loi qui encadre son travail.
De plus, grâce au projet de loi C-10, le gouvernement se donne une plus grande possibilité de donner des directives au CRTC.
À la lumière de tout cela, c'est comme cela que le CRTC et l'ensemble des organismes de réglementation rendent des décisions.
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Lib. (QC)
I don't share your opinion on this, but one opinion is as good as another.
Je ne partage pas votre opinion là-dessus, mais une opinion en vaut une autre.
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Lib. (QC)
There is indeed a big difference between the two. Ms. Messier and you are absolutely right.
I have said it before and I will say it again: if amendments need to be made to the bill to clarify a number of things, I will be very much in favour of that.
Il y a effectivement une grande différence entre les deux. Mme Messier et vous avez tout à fait raison.
Je l'ai dit et je le répète: s'il faut apporter des amendements au projet de loi pour clarifier un certain nombre de choses, j'y serai tout à fait favorable.
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Lib. (QC)
No, not at all. In fact, Mr. Ripley answered that question very well earlier, in the first hour of the meeting, when he said that it was not a law, but a directive. The CRTC has no authority over this issue. It's a government decision.
Could another government decide to change things? A government is always sovereign and free to make its own decisions. In any event, the CRTC cannot do that, and the act does not change that. The directive that is in place stays in place.
Non, pas du tout. D'ailleurs, M. Ripley a très bien répondu à cette question tout à l'heure, dans la première heure de la réunion, en disant que ce n'était pas une loi, mais une directive. Le CRTC n'a aucun pouvoir sur cette question. C'est une décision gouvernementale.
Est-ce qu'un autre gouvernement pourrait décider de changer les choses? Un gouvernement est toujours souverain et libre de prendre ses propres décisions. Quoi qu'il en soit, le CRTC ne peut pas faire cela, et la Loi ne change rien à cela. La directive qui est en place demeure en place.
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Lib. (QC)
Thank you, Mr. Champoux.
Merci, monsieur Champoux.
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Lib. (QC)
I was under the impression that we were going to talk about Bill C-10 today, so most of the information I have with me is on issues relating to Bill C-10.
You may recall that our government made a record-level investment into the CBC in the previous mandate, after years of cutbacks under the Harper government.
I do not have that information offhand; I'm sure we could provide it to you.
J'avais l'impression que nous allions parler du projet de loi C-10 aujourd'hui, donc la plupart des informations que j'ai apportées traitent des questions relatives au projet de loi C-10.
Vous vous rappelez peut-être que le gouvernement a investi un montant record dans la CBC au cours de son mandat précédent, après des années de restrictions budgétaires sous le gouvernement Harper.
Je n'ai pas cette information en main, mais je suis sûr que nous pourrions vous la fournir.
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Lib. (QC)
I've been clear from the beginning. Bill C-10 won't fix everything when it comes to looking at broadcasting generally defined. It doesn't address issues related to the CBC.
We are a minority government. We took those elements of the Yale report that we felt were the most crucial to implement. As I've said before, there are a number of other recommendations coming out of the Yale report that we would like to move forward with. We just can't do everything at once. If I presented the House and this committee with a bill that encompassed everything under the sun, I sincerely doubt we would ever be able to get the bill through.
I do think we can get Bill C-10 adopted. It won't solve everything, but it will solve an important part of the equation. My government believes in the Canadian broadcaster. We have made significant investments in the Canadian broadcaster, and I want to ensure a healthy future for our Canadian broadcaster.
J'ai été clair à ce sujet depuis le début. Le projet de loi C-10 ne réglera pas tous les problèmes liés à la radiodiffusion en général. Il ne règle pas les problèmes liés à la CBC.
Nous faisons partie d'un gouvernement minoritaire. Nous nous sommes donc attaqués à la mise en œuvre des éléments du rapport Yale qui nous semblaient les plus cruciaux. Comme je l'ai déjà dit, il y a un certain nombre d'autres recommandations issues du rapport Yale que nous aimerions mettre en œuvre. Nous ne pouvons tout simplement pas tout faire en même temps. Si je présentais à la Chambre et à ce comité un projet de loi qui s'occupait de tous les enjeux possibles, je doute sincèrement que nous parvenions à le faire adopter.
Je pense que nous pouvons réussir à faire adopter le projet de loi C-10. Il ne résoudra pas tout, mais il résoudra une partie importante de l'équation. Le gouvernement a foi en le radiodiffuseur canadien. Nous avons fait des investissements importants dans ce radiodiffuseur, et je veux lui assurer un avenir prospère.
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Lib. (QC)
I'm going to give you the same answer that Jean-Stéphen gave you earlier. We don't have these numbers offhand. We would be happy to provide them.
If you will allow me, what I would add is that there's a trend in this country, which started before our government, with the previous government, of putting more and more money in terms of publicity into online platforms. This is something we have started to change. You won't see it before next year. We have started to change the investment we make in publicity away from online platforms.
I agree. We've done too much investment in online platforms, and we need to change this.
Je vais vous donner la même réponse que M. Piché vous a donnée tout à l'heure. Nous n'avons pas ces chiffres sous la main, mais nous serions heureux de vous les fournir.
Si vous me le permettez, je voudrais ajouter qu'il y a une tendance au Canada, qui a commencé avant notre arrivée au pouvoir —  donc une tendance amorcée par le gouvernement précédent —, à investir de plus en plus d'argent dans des publicités diffusées par des plateformes en ligne. C'est une tendance que nous avons commencé à modifier. Vous n'observerez pas ce changement avant l'année prochaine, mais nous avons commencé à modifier nos investissements dans des publicités en nous éloignant des plateformes en ligne.
Je suis d'accord. Nous avons trop investi dans les plateformes en ligne, et nous devons changer cela.
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Lib. (QC)
We've already started working on that.
As I said, this year's numbers, once they become available and they've been compiled, will show that we've started changing that trend, but the issue is not resolved. I'm the first one to admit that.
Nous avons déjà commencé à nous atteler à cette tâche.
Comme je l'ai dit, une fois que les chiffres de cette année auront été compilés et publiés, ils montreront que nous avons commencé à changer cette tendance, mais le problème n'est pas résolu. Je suis le premier à l'admettre.
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Lib. (QC)
As Mr. Ripley explained earlier, we're not sacrificing the ownership of Canadian broadcasters. We're not. That's simply not the case.
What we're doing, through those modifications in the proposed bill, is ensuring that Canadian laws and regulations can apply to online platforms, which they can't right now. If we don't create a space in the bill to do that, how can we apply our laws and regulations to them? If we don't do that, then this whole discussion about that additional $830 million for Canadian culture will never be able to manifest itself.
Comme M. Ripley l'a expliqué plus tôt, nous ne sacrifions pas la propriété des diffuseurs canadiens. Nous ne le faisons pas. Ce n'est tout simplement pas le cas.
Ce que nous faisons, par le biais des modifications qui figurent dans le projet de loi proposé, c'est veiller à ce que les lois et les règlements canadiens puissent s'appliquer aux plateformes en ligne, ce qui n'est pas le cas en ce moment. Si nous ne prévoyons pas un espace pour le faire dans le projet de loi, comment pourrons-nous appliquer nos lois et nos règlements à ces plateformes? Si nous ne le faisons pas, alors toute cette discussion à propos des 830 millions de dollars supplémentaires consacrés la culture canadienne ne pourra jamais se concrétiser.
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