Committee
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 101 - 200 of 372
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you for your comments, Mr. Rayes.
I'd like to address several points.
First, as Mr. Ripley told you earlier, we did not get the $830 million figure out of a Cracker Jack box. That number was arrived at through a series of 16 simulations based on different assumptions. That's what allowed us to arrive at a forecast of the amount to be invested. It could be a little more or a little less. The exact amounts will be defined in the regulations that will be implemented by the CRTC. That's the first thing.
In addition...
Je vous remercie de votre intervention, monsieur Rayes.
Il y a plusieurs choses.
D'abord, comme M. Ripley vous l'a dit tout à l'heure, nous n'avons pas pris le chiffre de 830 millions de dollars dans une boîte de Cracker Jack. Ce chiffre a été obtenu à la suite d'une série de 16 simulations basées sur différentes hypothèses. C'est ce qui nous a permis d'arriver à une prévision du montant investi. Cela pourrait être un peu plus ou un peu moins. C'est dans le cadre de la réglementation qui sera mise en œuvre par le CRTC que seront définis les montants exacts. C'est la première des choses.
Par ailleurs...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
...it is not true to...
... il est faux de...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
You were the one who mentioned it in your comments.
C'est vous qui en avez parlé dans votre intervention.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I was just getting to that, the French question.
Just before, I wanted to clarify that you made a second false claim when you mentioned that this bill would not apply to social networks. Earlier, you heard Mr. Ripley explain very clearly how, in cases where social networks act as broadcasters, the act will be able to apply to businesses that operate digital platforms. So, it's not true to say as you did that the bill does not apply to social networks.
The third point I wanted to make concerns the French fact. How have we managed to protect the French fact over the decades? The CRTC has made various decisions requiring that broadcasters invest in French-language content, and it is because of these decisions that the most watched French-language programs today, whether on television or on the big screen, in Quebec or elsewhere in Canada, are produced here. We want these investments in French-language content to continue. In addition to conventional broadcasters, digital platforms will now be subject to spending obligations, including on French-language content.
J'y arrivais, justement, à la question du français.
Juste avant, je tenais à préciser que vous avez fait une deuxième fausse affirmation en mentionnant que ce projet de loi ne s'appliquerait pas aux réseaux sociaux. Tout à l'heure, vous avez entendu M. Ripley vous expliquer très clairement comment, dans les cas où les réseaux sociaux agissent comme des diffuseurs, la Loi pourra s'appliquer aux entreprises qui gèrent des plateformes numériques. Alors, il est faux d'affirmer comme vous l'avez fait que le projet de loi ne s'applique pas aux réseaux sociaux.
Le troisième point que je tenais à souligner concerne le fait français. Comment avons-nous réussi à protéger le fait français au cours des décennies? Le CRTC a pris différentes décisions visant à obliger les diffuseurs à investir dans du contenu francophone, et c'est grâce à ces décisions que les émissions en français les plus écoutées aujourd'hui, que ce soit à la télévision ou au grand écran, au Québec ou ailleurs au Canada, sont produites ici. Nous voulons que ces investissements dans le contenu francophone continuent. En plus des diffuseurs conventionnels, les plateformes numériques seront maintenant soumises à des obligations en matière de dépenses, notamment dans du contenu francophone.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
There are a number of elements in what you just said. I'll start with your last point: how culture and tourism and hospitality go hand in hand. It is true for our larger urban centres, but it's certainly true for many of our regions across the country. People will go to a festival. They will stay in local hotels or bed and breakfasts. They will go to restaurants. They will do some sightseeing. This is really an ecosystem.
When we talk about the anticipated $830 million in new revenue invested in Canadian culture, I think it is important to remember that if we don't do that.... It's not $830 million more that we will have. Because of the declining revenues for conventional traditional broadcasters, we are heading in a direction where there would be more than $1 billion less in available funding for arts and culture in Canada.
What we are trying to do is hugely important for the preservation of that ecosystem, as you said, for regions. It used to be that film or TV shootings would happen in downtown Montreal or downtown Toronto, but now it's really happening all across the country. There are things being produced in Newfoundland, and you have productions in the Prairies. Obviously, Vancouver also has become a really big hub.
What we are doing with this is trying to ensure a vibrant arts and culture sector in Canada for all parts of the country.
Vos propos comportent un certain nombre d'éléments. Je commencerai par aborder votre dernier point, c'est-à-dire la façon dont la culture, le tourisme et l'accueil vont de pair. C'est le cas dans nos grands centres urbains, mais c'est certainement aussi le cas dans bon nombre des régions du Canada. Les gens se rendront à un festival. Ils séjourneront dans des hôtels ou des gîtes touristiques locaux. Ils iront au restaurant. Ils feront du tourisme. Il s'agit vraiment d'un écosystème.
En ce qui concerne les 830 millions de dollars de nouveaux revenus prévus qui seront investis dans la culture canadienne, je pense qu'il est important de se rappeler que si nous ne prenons pas cette mesure... Nous n'aurons pas 830 millions de dollars de plus. En raison de la réduction des revenus des radiodiffuseurs traditionnels, nous nous dirigeons vers une situation où le financement disponible pour les arts et la culture au Canada diminuera de plus d'un milliard de dollars.
Ce que nous essayons de faire est extrêmement important pour la préservation de cet écosystème, comme vous l'avez dit, au profit des régions. Autrefois, les tournages de films ou d'émissions de télévision avaient lieu au centre-ville de Montréal ou de Toronto, mais aujourd'hui, ils se déroulent partout au pays. Il y a des productions à Terre-Neuve, ainsi que dans les Prairies. Évidemment, Vancouver est aussi devenue une très grande plaque tournante.
Nous prenons des mesures pour tenter de nous assurer que toutes les régions du Canada bénéficient d'un secteur artistique et culturel dynamique.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
As Jean-Stéphen and Owen explained earlier on, we are keeping most of the infrastructure of the actual broadcasting legislation and regulation.
What we're doing with C-10, and I think why the bill has been saluted by so many, is we're keeping what's working and we're adding this whole other layer of elements where Canadian regulations will be able to be applied to online giants, like Spotify, Netflix, Amazon Prime and Apple Music.
To correct something Mr. Rayes said earlier, he said that we've been waiting for five years. Actually, we haven't. My predecessor commissioned a group of people who went across the country and received almost 2,000 position papers from different organizations. That concluded in the Yale report, which was tabled in early 2020. We then took that and started working on the bill, which was introduced a year later in the middle of the greatest pandemic we've seen in 100 years.
I don't think we've actually been losing a lot of time on this. We have acted very promptly to make this happen.
Comme MM. Piché et Ripley l'ont expliqué précédemment, nous conservons l'essentiel de la structure de la loi et de la réglementation actuelles sur la radiodiffusion.
Ce que nous faisons dans le projet de loi C-10, et je pense que c'est la raison pour laquelle le projet de loi a été salué par tant de personnes, c'est que nous conservons ce qui fonctionne, et nous ajoutons un autre ensemble d'éléments qui nous permettront d'appliquer la réglementation canadienne à des géants en ligne, comme Spotify, Netflix, Amazon Prime et Apple Music.
J'aimerais corriger quelque chose que M. Rayes a dit plus tôt, à savoir que nous attendons la prise de ces mesures depuis cinq ans. En fait, ce n'est pas le cas. Mon prédécesseur a mandaté un groupe de personnes qui a parcouru le pays et qui a reçu près de 2 000 exposés de position de la part de différentes organisations. Cela a abouti au rapport Yale, qui a été déposé au début de 2020. Nous avons ensuite utilisé ce rapport pour commencer à travailler sur le projet de loi, qui a été présenté un an plus tard, au milieu de la plus grande pandémie que nous ayons connue en 100 ans.
Je ne pense pas que nous ayons réellement perdu beaucoup de temps à cet égard. Nous avons agi très rapidement pour que cette mise à jour ait lieu.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Yes. It's clearly not what we're doing.
There's no censorship in Canadian broadcasting right now. There are different types of stations, different types of TV and radio stations that will have different angles on the political spectrum. This is totally normal in a democracy. What we're trying to do is apply that regulatory framework to online broadcasters.
In the case of YouTube, for example, we're not particularly interested in what people...you know, when my great-uncle posts pictures of his cats, that's not what we're interested in as a legislator.
When YouTube or Facebook act as a broadcaster, then the legislation would apply to them and the CRTC would define how that would happen. But really, we're not interested in user-generated content. We are interested in what broadcasters are doing.
Oui. Manifestement, ce n'est pas ce que nous faisons.
À l'heure actuelle, la radiodiffusion canadienne ne fait l'objet d'aucune censure. Il y a différents types de postes de télévision et de radio qui abordent la politique sous différents angles. C'est tout à fait normal au sein d'une démocratie. Ce que nous essayons de faire, c'est d'appliquer ce cadre réglementaire aux diffuseurs en ligne.
Dans le cas de YouTube, par exemple, nous ne nous intéressons pas particulièrement à ce que les gens... vous savez, quand mon grand-oncle affiche des photos de ses chats, cela ne nous intéresse pas en tant que législateurs.
Par contre, si YouTube ou Facebook fait fonction de radiodiffuseur, la loi s'appliquera alors à cette entreprise, et le CRTC définira comment les choses se passent. Mais en réalité, nous ne nous préoccupons pas du contenu généré par les utilisateurs. Nous nous préoccupons de ce que font les radiodiffuseurs.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you for the question, Mr. Champoux.
Do you find many provisions in the current act that have helped French carve out the place it has today on the small and big screen? The answer to that question is no. It is thanks to the regulations and the various decisions of the CRTC that we have succeeded in building an internationally renowned French-language industry in Canada. Today, our directors are sought after and highly coveted all over the world, especially in the United States. Yet there is little in the current act that defines the French fact or protects it.
Could amendments be made to the bill so that there is greater recognition of French? As I said before, if there is something that needs to be added to the bill, I am very much open to that possibility. However, it should be understood that the mechanics will be handled by regulation.
Je vous remercie de la question, monsieur Champoux.
Trouvez-vous beaucoup d'éléments dans la Loi actuelle qui ont permis au français d'aller chercher la place qu'il occupe aujourd'hui au petit et au grand écran? La réponse à cette question est non. C'est grâce à la réglementation et aux différentes décisions du CRTC que nous avons réussi à bâtir au Canada une industrie francophone de renommée internationale. Aujourd'hui, nos réalisateurs sont prisés et très convoités un peu partout sur la planète, notamment aux États-Unis. Or, il n'y a pas grand-chose dans la Loi actuelle qui définit le fait français ou qui le protège.
Pourrait-on apporter des amendements au projet de loi pour qu'il y ait une plus grande reconnaissance du français? Comme je l'ai déjà dit, s'il faut ajouter quelque chose au projet de loi, je suis tout à fait ouvert à cette possibilité. Cependant, il faut comprendre que c'est la réglementation qui s'occupera de la mécanique.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I think you misunderstand the role of a regulator. Personally, I have never intervened with the CRTC, but I have intervened with many Quebec and federal energy regulators.
A regulator does not make its decisions according to the number of companies that lobby it for deregulation or for better regulation. That is not how a regulator works, not the Régie de l'énergie du Québec, not the Canada Energy Regulator, not the CRTC. Rather, it considers all of the positions submitted to it, in light of the law that governs its work.
In addition, through Bill C-10, the government is giving itself greater ability to give direction to the CRTC.
In light of all this, this is how the CRTC and all regulatory agencies make decisions.
Je pense que c'est mal comprendre le rôle d'un organisme de réglementation. Personnellement, je ne suis jamais intervenu auprès du CRTC, mais je suis intervenu auprès de nombreux organismes de réglementation du Québec et du fédéral dans le domaine énergétique.
Un organisme de réglementation ne prend pas ses décisions proportionnellement au nombre d'entreprises qui exercent des pressions sur lui en faveur d'une déréglementation ou en faveur d'une meilleure réglementation. Ce n'est pas ainsi qu'un organisme de réglementation fonctionne, ni la Régie de l'énergie du Québec, ni la Régie de l'énergie du Canada, ni le CRTC. Il considère plutôt l'ensemble des positions qui lui sont présentées, compte tenu de la loi qui encadre son travail.
De plus, grâce au projet de loi C-10, le gouvernement se donne une plus grande possibilité de donner des directives au CRTC.
À la lumière de tout cela, c'est comme cela que le CRTC et l'ensemble des organismes de réglementation rendent des décisions.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I don't share your opinion on this, but one opinion is as good as another.
Je ne partage pas votre opinion là-dessus, mais une opinion en vaut une autre.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
There is indeed a big difference between the two. Ms. Messier and you are absolutely right.
I have said it before and I will say it again: if amendments need to be made to the bill to clarify a number of things, I will be very much in favour of that.
Il y a effectivement une grande différence entre les deux. Mme Messier et vous avez tout à fait raison.
Je l'ai dit et je le répète: s'il faut apporter des amendements au projet de loi pour clarifier un certain nombre de choses, j'y serai tout à fait favorable.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
No, not at all. In fact, Mr. Ripley answered that question very well earlier, in the first hour of the meeting, when he said that it was not a law, but a directive. The CRTC has no authority over this issue. It's a government decision.
Could another government decide to change things? A government is always sovereign and free to make its own decisions. In any event, the CRTC cannot do that, and the act does not change that. The directive that is in place stays in place.
Non, pas du tout. D'ailleurs, M. Ripley a très bien répondu à cette question tout à l'heure, dans la première heure de la réunion, en disant que ce n'était pas une loi, mais une directive. Le CRTC n'a aucun pouvoir sur cette question. C'est une décision gouvernementale.
Est-ce qu'un autre gouvernement pourrait décider de changer les choses? Un gouvernement est toujours souverain et libre de prendre ses propres décisions. Quoi qu'il en soit, le CRTC ne peut pas faire cela, et la Loi ne change rien à cela. La directive qui est en place demeure en place.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you, Mr. Champoux.
Merci, monsieur Champoux.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I was under the impression that we were going to talk about Bill C-10 today, so most of the information I have with me is on issues relating to Bill C-10.
You may recall that our government made a record-level investment into the CBC in the previous mandate, after years of cutbacks under the Harper government.
I do not have that information offhand; I'm sure we could provide it to you.
J'avais l'impression que nous allions parler du projet de loi C-10 aujourd'hui, donc la plupart des informations que j'ai apportées traitent des questions relatives au projet de loi C-10.
Vous vous rappelez peut-être que le gouvernement a investi un montant record dans la CBC au cours de son mandat précédent, après des années de restrictions budgétaires sous le gouvernement Harper.
Je n'ai pas cette information en main, mais je suis sûr que nous pourrions vous la fournir.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I've been clear from the beginning. Bill C-10 won't fix everything when it comes to looking at broadcasting generally defined. It doesn't address issues related to the CBC.
We are a minority government. We took those elements of the Yale report that we felt were the most crucial to implement. As I've said before, there are a number of other recommendations coming out of the Yale report that we would like to move forward with. We just can't do everything at once. If I presented the House and this committee with a bill that encompassed everything under the sun, I sincerely doubt we would ever be able to get the bill through.
I do think we can get Bill C-10 adopted. It won't solve everything, but it will solve an important part of the equation. My government believes in the Canadian broadcaster. We have made significant investments in the Canadian broadcaster, and I want to ensure a healthy future for our Canadian broadcaster.
J'ai été clair à ce sujet depuis le début. Le projet de loi C-10 ne réglera pas tous les problèmes liés à la radiodiffusion en général. Il ne règle pas les problèmes liés à la CBC.
Nous faisons partie d'un gouvernement minoritaire. Nous nous sommes donc attaqués à la mise en œuvre des éléments du rapport Yale qui nous semblaient les plus cruciaux. Comme je l'ai déjà dit, il y a un certain nombre d'autres recommandations issues du rapport Yale que nous aimerions mettre en œuvre. Nous ne pouvons tout simplement pas tout faire en même temps. Si je présentais à la Chambre et à ce comité un projet de loi qui s'occupait de tous les enjeux possibles, je doute sincèrement que nous parvenions à le faire adopter.
Je pense que nous pouvons réussir à faire adopter le projet de loi C-10. Il ne résoudra pas tout, mais il résoudra une partie importante de l'équation. Le gouvernement a foi en le radiodiffuseur canadien. Nous avons fait des investissements importants dans ce radiodiffuseur, et je veux lui assurer un avenir prospère.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I'm going to give you the same answer that Jean-Stéphen gave you earlier. We don't have these numbers offhand. We would be happy to provide them.
If you will allow me, what I would add is that there's a trend in this country, which started before our government, with the previous government, of putting more and more money in terms of publicity into online platforms. This is something we have started to change. You won't see it before next year. We have started to change the investment we make in publicity away from online platforms.
I agree. We've done too much investment in online platforms, and we need to change this.
Je vais vous donner la même réponse que M. Piché vous a donnée tout à l'heure. Nous n'avons pas ces chiffres sous la main, mais nous serions heureux de vous les fournir.
Si vous me le permettez, je voudrais ajouter qu'il y a une tendance au Canada, qui a commencé avant notre arrivée au pouvoir —  donc une tendance amorcée par le gouvernement précédent —, à investir de plus en plus d'argent dans des publicités diffusées par des plateformes en ligne. C'est une tendance que nous avons commencé à modifier. Vous n'observerez pas ce changement avant l'année prochaine, mais nous avons commencé à modifier nos investissements dans des publicités en nous éloignant des plateformes en ligne.
Je suis d'accord. Nous avons trop investi dans les plateformes en ligne, et nous devons changer cela.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
We've already started working on that.
As I said, this year's numbers, once they become available and they've been compiled, will show that we've started changing that trend, but the issue is not resolved. I'm the first one to admit that.
Nous avons déjà commencé à nous atteler à cette tâche.
Comme je l'ai dit, une fois que les chiffres de cette année auront été compilés et publiés, ils montreront que nous avons commencé à changer cette tendance, mais le problème n'est pas résolu. Je suis le premier à l'admettre.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
As Mr. Ripley explained earlier, we're not sacrificing the ownership of Canadian broadcasters. We're not. That's simply not the case.
What we're doing, through those modifications in the proposed bill, is ensuring that Canadian laws and regulations can apply to online platforms, which they can't right now. If we don't create a space in the bill to do that, how can we apply our laws and regulations to them? If we don't do that, then this whole discussion about that additional $830 million for Canadian culture will never be able to manifest itself.
Comme M. Ripley l'a expliqué plus tôt, nous ne sacrifions pas la propriété des diffuseurs canadiens. Nous ne le faisons pas. Ce n'est tout simplement pas le cas.
Ce que nous faisons, par le biais des modifications qui figurent dans le projet de loi proposé, c'est veiller à ce que les lois et les règlements canadiens puissent s'appliquer aux plateformes en ligne, ce qui n'est pas le cas en ce moment. Si nous ne prévoyons pas un espace pour le faire dans le projet de loi, comment pourrons-nous appliquer nos lois et nos règlements à ces plateformes? Si nous ne le faisons pas, alors toute cette discussion à propos des 830 millions de dollars supplémentaires consacrés la culture canadienne ne pourra jamais se concrétiser.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
It may have only been two ads—and we would have to verify that—but under the Harper government, it would have been zero ads, so I guess two is better than zero. That's the first thing I would say.
The second thing I would say is that we have provided close to $800 million of funding since budget 2019 to help Canadian media through this crisis.
The third thing I would say, which I said in my remarks initially, is that we are working on a bill. Broadcasting is not the same as media, but I'm on record many times as saying that I'm in favour of fair compensation for Canadian media by web giants like Facebook and Google. I therefore respectfully disagree with Mr. Chan's comments publicly or to this committee. At Canada's initiative, we have started an international coalition of countries working together to do just that, with Australia, Germany, France, Finland and, soon enough, many others. I don't think we've been passive on this. We've been very proactive.
Il n'y a peut-être eu que deux publicités — il faudrait que nous vérifiions —, mais sous le gouvernement Harper, il n'y en aurait eu aucune, alors je suppose que deux valent mieux que zéro. C'est la première chose que je dirais.
La deuxième, c'est que nous avons octroyé près de 800 millions de dollars aux médias canadiens depuis le budget de 2019, afin de les aider à passer à travers la crise.
La troisième chose que je dirais — et que j'ai dite dans mon discours préliminaire —, c'est que nous travaillons à un projet de loi. La radiodiffusion et les médias ne sont pas dans le même panier, mais j'ai dit à maintes reprises que j'étais pour une compensation juste de la part des géants du Web comme Facebook et Google à l'intention des médias. Je n'approuve donc pas les commentaires faits par M. Chan en public ou devant le Comité à ce sujet. À l'instigation du Canada, nous avons mis sur pied une coalition internationale de pays qui travaillent ensemble à cette fin, avec l'Australie, l'Allemagne, la France, la Finlande et beaucoup d'autres très bientôt. Je ne crois pas que nous soyons passifs. Nous avons été très proactifs.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Where to start? CBC does not have a monopoly. There are plenty of other broadcasters across the country, both on radio and on television. I think what CBC is doing in terms of moving some content online is what a number of broadcasters are doing.
We could be talking about Bell Media. We could be talking about Quebecor. This is because more and more users.... I know for a fact that my kids don't listen to the radio as I do and certainly don't read newspapers—paper copies—like I do. That's not how they get their information. I think what the CBC is doing is a reflection of what pretty much everybody in the market is doing.
What we're trying to do with Bill C-10 is to ensure that Canadian broadcasters, Canadian producers of culture and artists get their fair share out of this transformation.
Par où commencer? CBC/Radio-Canada n'a pas le monopole. Il y a de nombreux autres diffuseurs au pays, tant à la radio qu'à la télévision. Je crois qu'en déplaçant du contenu en ligne, la société fait ce que bon nombre d'autres diffuseurs font.
Nous pourrions parler de Bell Média ou de Québecor. C'est parce que de plus en plus d'utilisateurs... Je sais que mes enfants n'écoutent pas la radio comme moi, et ne lisent pas non plus les journaux en version papier comme je le fais. Ce n'est pas leur façon d'obtenir de l'information. Je crois que CBC/Radio-Canada fait ce que la plupart des joueurs du marché font.
Avec le projet de loi C-10, nous tentons de veiller à ce que les producteurs de culture et les artistes canadiens puissent profiter pleinement de cette transformation.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you, Mr. Housefather, for your intervention and your questions.
We don't get to revise a bill like the broadcasting bill every other day of the week—it's been 30 years. If we're doing it now let's try to make it the best possible bill that it can be and resolve as many issues as possible. So of course I would be happy to contemplate changes that would improve it even more.
Je vous remercie pour votre intervention et pour vos questions, monsieur Housefather.
Nous n'avons pas souvent l'occasion de réviser un projet de loi comme celui sur la radiodiffusion... Nous le faisons après 30 ans, alors il faut que ce soit le meilleur projet de loi possible et qu'il permette de régler le plus grand nombre de problèmes possible. Ainsi, je serai donc heureux d'étudier tous les changements proposés qui pourraient nous aider à l'améliorer davantage.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Obviously, intellectual property is a very important aspect of Canadian production, not just in Canada. It's an important aspect of cultural productions all around the world and it's certainly top of mind.
We've had numerous conversations. I've met with independent producers a number of times over the course of the last year and a half. I've heard their concerns, I've heard their ideas, and we are looking at how best, through the modification of the Broadcasting Act, we can help foster intellectual property so it serves Canadian artists and Canadian companies as best as possible. That's what we're working toward.
Bien sûr, la propriété intellectuelle est un élément très important de la production canadienne, et pas seulement au Canada. Il s'agit d'un volet important des productions culturelles de partout dans le monde, et d'une question prioritaire.
Nous avons eu de nombreuses conversations à ce sujet. J'ai rencontré des producteurs indépendants à plusieurs reprises au cours de la dernière année et demie. J'ai entendu leurs préoccupations et leurs idées, et nous songeons à la meilleure façon de protéger la propriété intellectuelle par la modification de la Loi sur la radiodiffusion, pour aider le plus possible les artistes et les sociétés du Canada. C'est notre objectif.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Yes, that's a really important point. I've said it earlier, we are a minority government. The reality of minority government in the British parliamentary system is that they don't tend to last very long. I think we do have a shot at being able to adopt this bill and it's not me saying it. A number of organizations you've met have said that this was a groundbreaking bill. Someone called it historic.
Let's work together and get this adopted as soon as possible. I'm not saying we have to cut corners or shortchange anything, but let's work together to try to get this done. If we do that, I think we'll all be able to go home and say we've helped Canadian artists; we've helped Canadian culture come into the next century.
Oui, c’est un point très important. Comme je l’ai dit plus tôt, nous formons un gouvernement minoritaire. Dans le système parlementaire britannique, les gouvernements minoritaires ne restent pas au pouvoir très longtemps. Je crois qu’il est possible d’adopter le projet de loi, et ce n’est pas seulement moi qui le dis. Plusieurs organisations que vous avez rencontrées ont dit qu’il s’agissait d’un projet de loi novateur. Certains l’ont qualifié d’historique.
Nous pouvons travailler ensemble et adopter le projet de loi le plus rapidement possible. Je ne dis pas qu’il faut tourner les coins ronds, mais nous devons collaborer pour atteindre notre objectif. Ainsi, je crois que nous pourrons affirmer que nous avons aidé les artistes canadiens, et que nous avons aidé la culture canadienne à entrer dans le prochain siècle.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
The phenomenon you mention is obviously related to the advent of platforms and the very significant upheaval we have seen in the broadcasting world in Canada and elsewhere in the world. That is why this bill is important; it will regulate what is done online. Obviously, it will regulate the online activities of the Web giants, but it will also regulate the online activities of Canadian businesses.
Le phénomène auquel vous faites allusion est évidemment le corollaire de l'arrivée des plateformes et des chamboulements très importants que nous avons connus dans le monde de la radiodiffusion au Canada et ailleurs dans le monde. Voilà pourquoi ce projet de loi est important: il encadrera ce qui se fait en ligne. Évidemment, il régira les activités en ligne des géants du Web, mais également celles des entreprises canadiennes.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
We must be careful; the legislator cannot act on behalf of the regulator, just as the regulator cannot take the place of the legislator. In our ecosystem, we all have functions and roles to play. One of the innovations in Bill C-10 is to increase the ability of the government to give direction to the CRTC. It is possible to do so now, but it is not easy. With this amendment, we are giving ourselves more flexibility.
Imagine what would happen if the legislator, in this case the committee that meets for a few hours a week, tried to hold public hearings to define regulatory elements. It would never happen. France, Britain and Australia have a regulatory body that enforces their broadcasting legislation. I don't know of any country that operates differently. I don't think we invented the model. If anything, we may have been among the first to use it, a long time ago.
Il faut faire attention: le législateur ne peut pas se substituer à l'organisme de réglementation, de la même façon que l'organisme de réglementation ne peut prendre la place du législateur. Dans notre écosystème, nous avons tous et toutes des fonctions et des rôles à jouer. L'une des innovations dans le projet de loi C-10 est d'accroître la capacité du gouvernement à donner des directives au CRTC. C'est possible de le faire, présentement, mais ce n'est pas facile. Grâce à cette modification, nous nous donnons une plus grande marge de manœuvre.
Imaginez ce qui se passerait si le législateur, en l'occurrence le Comité qui se rencontre quelques heures par semaine, essayait de tenir des audiences publiques pour définir des éléments de réglementation. On n'y arriverait jamais. La France, la Grande-Bretagne et l'Australie confient l'application de leur loi en matière de radiodiffusion à un organisme de réglementation. Je ne connais pas de pays qui fonctionnent différemment. Je ne pense pas que nous ayons inventé le modèle. À la rigueur, nous avons peut-être été parmi les premiers à l'utiliser, il y a longtemps.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Facebook and Google are not exempt from—I think Mr. Ripley, Mr. Piché and I have answered that question—the law or the regulation. When they act as broadcasters, then the regulation will apply to them.
As I said earlier in a response to a question asked by Mr. Waugh, as a legislator, I'm not particularly interested when my step-uncle posts pictures of his cats on YouTube or Facebook. This is why we've excluded user-generated content from the regulation. When they act as broadcasters, then the regulation will apply to them.
Facebook et Google ne sont pas exemptés de la Loi ou des règlements. Je crois que M. Ripley, M. Piché et moi-même avons déjà répondu à la question. Lorsque ces sociétés agissent en tant que diffuseurs, la réglementation s’applique à elles.
Comme je l’ai dit plus tôt en réponse à une question de M. Waugh, en tant qu’organisme de réglementation, les publications de chats sur YouTube ou Facebook par des particuliers ne nous intéressent pas. C’est pourquoi nous avons exclu le contenu généré par les utilisateurs de la réglementation. Lorsque ces sociétés agissent en tant que diffuseurs, alors elles doivent respecter la réglementation.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
As I said, Bill C-10 does not exclude Facebook and YouTube. This is a false assumption that you're making. They're simply not....
Comme je l’ai dit, le projet de loi C-10 n’exclut pas Facebook et YouTube. C’est une hypothèse erronée. Ils ne sont tout simplement pas...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Well, that's an upcoming bill.
I mean, this is not—
C’est un projet de loi à venir.
Je veux dire, ce n’est pas...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
—a bill about everything under the sun. I'm sorry, we just couldn't do that.
... un projet de loi à propos de tout et de rien. Je suis désolé, mais c’était impossible.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you very much. My apologies for the lateness of my arrival. It seems that events are conspiring against my participation in this committee meeting. We had a fire alarm where I am right now, so we had to exit the building.
That being said, we actually explored the possibility of my joining by phone outside. That was technologically complicated, it seems.
I am joining you from Montreal, on the traditional territory of the Mohawk and Haudenosaunee peoples.
I want to start by acknowledging that, four years ago today, a gunman took the lives of six people at the Quebec City mosque and seriously injured 19 others. They were Muslim fathers, husbands, loved ones and friends. Their sudden and tragic deaths were heartbreaking not just for their families, but also for Muslim communities around the world and all Canadians.
Mr. Chair, I am very happy to be appearing before you again today.
With me is the deputy minister of Canadian Heritage, Hélène Laurendeau; as well as Jean-Stéphen Piché, senior assistant deputy minister.
The pandemic continues to weigh heavily on Canada's heritage, arts, culture and sport communities. We are all committed to helping them get through the crisis and supporting them in their recovery.
I want to thank the committee for pursuing it's important work despite the difficult circumstances. Your study on the challenges faced by the arts, culture, heritage and sport sectors caused by COVID-19 will be a valuable asset in these efforts. Canadian Heritage was pleased to participate.
I would also like to acknowledge the excellent work you have done on Bill C-5, which seeks to establish the National Day of Truth and Reconciliation as a statutory holiday.
When we met for the main and supplementary budget estimates review, I had just tabled Bill C-10, an act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other acts. It will be referred to your committee shortly, and we will welcome your input on this legislation as well.
As I indicated before the holidays, I look forward to better understanding your perspectives and how the bill could be improved.
Like many Canadians, our government is concerned about the current imbalance that favours the web giants at the expense of Canadian businesses. The economic and social stakes resulting from this situation are too important for us to stand idly by.
That is why the Speech from the Throne mentioned that things must change to ensure more equitable sharing of revenues with our Canadian creators and media.
Mr. Chair, our government is committed to regulating digital platforms and putting them to work for Canadians. One of the objectives of Bill C-10 is to require those platforms to invest in our creators, our music and our stories, which could lead to more than $800 million of additional money being invested here in Canada every year.
This bill has been positively received by the community and stakeholders. I must share the credit for this success with the employees of Canadian Heritage, as it would not have been possible without their supporting work. I would like to salute their expertise and professionalism. As you know, it is up to elected officials to lead the development of public policy, and our government has been very clear on how we want to tackle social media platforms and web giants. The Canadian Heritage team is providing excellent evidence-based support in this regard.
Our government will also complement these efforts by levelling the playing field on the tax front, as we proposed in the 2020 fall economic statement. Digital businesses will now be required to collect and remit the GST. We will also ensure that digital corporations pay their fair share of taxes in respect of their activities in Canada.
I must also note that we are currently studying a made-in-Canada formula to ensure fair remuneration of news publishers by online platforms, similar to what you might have seen move ahead in certain other countries.
We have seen during the pandemic that digital platforms are more than ever at the heart of communications between Canadians, and are keeping us connected. Unfortunately, some Internet users are also exploiting these platforms maliciously to spread hate, racism and child pornography. There is currently illegal content being uploaded and shared online, to the detriment of Canadians and our society. This is simply unacceptable.
My apologies, Mr. Chair, but I'm having some technical problems.
Merci beaucoup. Je m'excuse de mon retard. Les événements semblent conspirés pour m'empêcher de participer à cette séance du Comité. L'alarme incendie a été déclenchée dans l'édifice où je me trouve, et nous avons dû quitter les lieux.
Nous avons pensé à la possibilité que je participe par téléphone à l'extérieur. Il semblait toutefois que c'était compliqué d'un point de vue technologique.
Je me trouve actuellement à Montréal, sur le territoire traditionnel des peuples mohawk et haudenosaunee.
J'aimerais commencer en soulignant qu'il y a quatre ans aujourd'hui, un tireur a pris la vie de six personnes à la grande mosquée de Québec, et il en a blessé gravement 19 autres. Ces gens étaient des pères, des époux, des proches et des collègues musulmans. Leur mort a été un brusque déchirement pour leurs proches, les communautés musulmanes partout dans le monde ainsi que les Canadiens et les Canadiennes.
Monsieur le président, je suis heureux de prendre à nouveau la parole devant vous.
Je suis accompagné de la sous-ministre du Patrimoine canadien, Mme Hélène Laurendeau, et de M. Jean-Stéphen Piché, sous-ministre adjoint principal.
La pandémie continue à peser lourd sur les milieux du patrimoine, des arts, de la culture et du sport au pays. Nous avons tous à cœur de les aider à traverser la crise et de les accompagner dans la relance.
Je tiens à remercier les membres du Comité, qui poursuivent leurs travaux importants malgré des circonstances difficiles. Votre étude sur les défis que pose la COVID-19 pour les secteurs de l'art, de la culture, du patrimoine et du sport sera un atout précieux dans le déploiement de ces efforts. Le ministère du Patrimoine canadien est heureux de témoigner.
Je tiens également à souligner l'excellent travail que vous accomplissez sur le projet de loi C-5, qui vise à instituer la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation comme jour férié.
Lorsque nous nous sommes réunis dans le cadre de l'examen du budget principal et du budget supplémentaire des dépenses, je venais tout juste de déposer le projet de loi C-10, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois. Il sera renvoyé à votre comité sous peu, et nous espérons pouvoir bénéficier de votre apport sur ce texte de loi également.
Comme je l'ai signalé avant les Fêtes, j'ai hâte de mieux comprendre vos perspectives et de voir comment le projet de loi pourra être amélioré.
Comme beaucoup de Canadiens, notre gouvernement s’inquiète du déséquilibre actuel qui avantage les géants du Web au détriment des entreprises canadiennes. Les enjeux économiques et sociaux causés par cette situation sont trop importants pour que nous restions les bras croisés.
C’est pourquoi le discours du Trône mentionne que les choses doivent changer afin d’assurer un partage plus équitable de leurs revenus avec nos créateurs et médias.
Monsieur le président, notre gouvernement a la ferme intention de réglementer les plateformes numériques pour les mettre à contribution. Un des objectifs du projet de loi C-10 est justement de les obliger à investir dans nos créateurs, notre musique et nos histoires, ce qui pourrait mener à des investissements supplémentaires de plus de 800 millions de dollars ici même, au Canada.
Les gens du milieu et autres intervenants ont accueilli positivement ce projet de loi. Je me dois de partager le mérite de cette réussite avec les employés de Patrimoine canadien, parce qu’elle n’aurait pas été possible sans leur travail de soutien. J’aimerais saluer ici leur expertise et leur professionnalisme. Comme vous le savez, il appartient aux élus de diriger le développement des politiques publiques, et notre gouvernement a donné une orientation claire quant à la façon dont nous voulons influer sur les plateformes de médias sociaux et les géants du Web. Et, à cet égard, les gens de Patrimoine canadien fournissent un excellent soutien fondé sur des données probantes.
Par ailleurs, notre gouvernement va compléter ces efforts en équilibrant les règles du jeu sur le plan fiscal. C'est ce que nous proposons dans l'Énoncé économique de l'automne de 2020. Les sociétés numériques devront désormais percevoir et verser la TPS. Nous allons également nous assurer qu'elles paient leur juste part d'impôt relativement à leurs activités au Canada.
Je tiens à préciser que nous examinons actuellement une formule conçue au Canada afin que les éditeurs de nouvelles soient rémunérés équitablement par les plateformes numériques, à l'exemple de ce que vous avez pu observer dans certains pays.
Nous avons vu pendant la pandémie que les plateformes numériques sont plus que jamais au coeur des communications entre les Canadiens et qu'elles nous gardent connectés et informés. Malheureusement, des internautes les utilisent à des fins malveillantes pour propager des propos haineux, le racisme et la pornographie juvénile. En ce moment même, du contenu illégal est téléversé et partagé sur Internet au détriment des Canadiens et de notre société. Cela est tout simplement inacceptable.
Excusez-moi, monsieur le président, j'ai des problèmes techniques.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I'm going to stop here. I'm sure I'll be able to tell whatever I need to tell as I answer questions from my colleagues from the House.
Thank you very much, Mr. Chair.
Je vais m'arrêter ici. Je vais assurément pouvoir vous dire ce que j'ai à vous dire en répondant aux questions de mes collègues de la Chambre.
Merci beaucoup, monsieur le président.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Yes, absolutely. Thank you for your question.
Perhaps I should turn to Mr. Piché or Ms. Laurendeau, but I believe we can get you the information on the calculation or formula behind the $800-million-plus figure. Either a public servant or someone from the department could appear before the committee, or we could provide the information in writing. I should also point out that it's a projection, not an exact figure.
We can certainly provide the information to the committee. You're right that it's entirely appropriate to share the information with the committee members.
Oui, absolument. Je vous remercie de votre question.
Je pourrais peut-être me tourner vers M. Piché ou Mme Laurendeau, mais je pense que nous pouvons vous transmettre, par un témoignage d'un membre de la fonction publique ou du ministère, ou encore par un document écrit, la méthode de calcul ou la formule qui a mené à un chiffre d'un peu plus de 800 millions de dollars. Il faut aussi comprendre que ce sont des projections et non un chiffre exact.
Nous pouvons certainement fournir cette information au Comité. Vous avez raison, il est tout à fait légitime de communiquer cette information aux membres du Comité.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Ms. Laurendeau, Mr. Piché, could one of you round out my answer to Mr. Rayes?
Madame Laurendeau, monsieur Piché, est-ce que l'un de vous peut préciser la réponse que j'ai fournie à M. Rayes?
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Mr. Rayes, I think Mr. Piché can provide you with more information.
Monsieur Rayes, je pense que M. Piché pourrait vous donner plus de précisions.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you for your question.
This morning, I read an excellent piece on Radio-Canada's site about how the shooter had become radicalized on social media before doing what he did on January 29. A few months ago now, we undertook a joint initiative with several departments and ministers. The Department of Canadian Heritage is working with the Department of Justice, the Department of Public Safety and Emergency Preparedness, and the Department of Innovation. We are preparing to bring forward a bill that will set out a regulatory framework to control hate speech, child pornography, incitement to violence, incitement to terrorism and the non-consensual disclosure of images.
Not many countries have tackled the problem, but a few have. Meetings and discussions have been held with representatives of those countries, at both the working level and the political level. The idea is to see how we could adapt existing models to Canada's reality and needs. Just last week, I was talking to Australia's eSafety Commissioner in an effort to really understand how the country went about implementing its system and what to watch out for.
Like anyone who endeavours to introduce these types of controls, we are concerned about protecting freedom of expression. In the real world, however, we established rules over the years to control freedom of expression, through both laws and court rulings. We are working to determine how we can replicate the framework that already exists in the real world and apply it to the virtual world.
Je vous remercie beaucoup de votre question.
Ce matin, il y avait un excellent reportage sur le site de Radio-Canada au sujet de la façon dont cet individu s'est radicalisé sur les médias sociaux avant de poser ce geste le 29 janvier. Depuis déjà plusieurs mois, nous avons entrepris une initiative conjointe avec plusieurs ministères et ministres. Le ministère du Patrimoine canadien a ainsi collaboré avec le ministère de la Justice, le ministère de la Sécurité publique et le ministère de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique. Nous travaillons donc à présenter un nouveau projet de loi qui va définir un cadre réglementaire entourant la question du discours haineux, mais également celles de la pornographie juvénile, de l'incitation à la violence, de l'incitation au terrorisme et de la diffusion non consensuelle d'images.
Peu de pays dans le monde se sont attaqués à ce problème, mais il y en a quelques-uns. Nous avons eu, à la fois au sein de la fonction publique, mais aussi sur le plan politique, des rencontres et des discussions avec les représentants de ces pays pour voir comment nous pourrions adapter les modèles existants à la réalité canadienne. Pas plus tard que la semaine dernière, j'étais en conversation avec ce qu'on appelle en Australie le eSafety Commissioner, ou commissariat à la sécurité électronique, pour bien comprendre comment ce pays a mis en place son système et quels sont les éléments auxquels il faut faire attention.
Quand nous voulons faire cela, comme tout le monde, nous sommes préoccupés par la question de la protection de la liberté d'expression. Cependant, la liberté d'expression, comme dans le monde physique, nous l'avons balisée au fil des années par nos lois et des jugements de nos tribunaux. Nous essayons donc de voir comment nous pourrions reproduire le cadre qui existe dans le monde physique afin de l'appliquer au monde virtuel.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
The purpose of the bill is to establish a new regulatory framework in Canada, one social media platforms will have to abide by.
A regulator will be created to enforce the new regulations and monitor the efforts made by platforms to combat hate speech in relation to the five categories I mentioned earlier. The broadcasting legislation, Bill C-10, will provide more clarity, including the various tools at the regulator's disposal to impose fines for non-compliance.
You're right. It is an issue of concern to a growing number of Canadians. As you probably know, the results of an Abacus-led survey commissioned by the Canadian Race Relations Foundation came out earlier this week. The findings show that the vast majority of Canadians have witnessed or directly experienced violence on social media. Women and racialized groups are much more likely to be targeted than other segments of the population. A very large percentage of Canadians want the government to do something.
There is no doubt. We are going to do something. We are introducing a bill soon, and we would be pleased to return to discuss the legislation in support of the committee's work.
Notre projet de loi vise à définir un nouveau cadre réglementaire au Canada, et les plateformes devront s'y conformer.
Il y aura l'établissement d'une nouvelle autorité chargée de la réglementation, qui aura la tâche de mettre en application la nouvelle réglementation et de surveiller le travail des plateformes sur la question du discours haineux, et ce, en fonction des cinq catégories que je mentionnais tout à l'heure. Le projet de loi C-10 sur la radiodiffusion présentera cela de façon plus précise, de même que les différentes avenues auxquelles cette autorité pourra avoir recours pour infliger des amendes en cas de non-respect des règlements.
Vous avez raison. C'est un enjeu qui préoccupe de plus en plus de Canadiens et de Canadiennes. Vous aurez probablement vu, plus tôt cette semaine, la publication d'un sondage mené par la firme Abacus pour le compte de la Fondation canadienne des relations raciales. Ce sondage montre que la très grande majorité des Canadiens et des Canadiennes ont été témoins ou victimes de violence sur les réseaux sociaux, les femmes et les populations racialisées ayant été visées beaucoup plus que les autres catégories de la population. Une très forte proportion des Canadiens et des Canadiennes demande au gouvernement d'intervenir.
C'est très clair, nous allons intervenir. Nous allons déposer bientôt un projet de loi, et nous serons heureux de venir en discuter avec vous dans le cadre des travaux de ce comité.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you for your question.
Our approach to the web giants consists of three pieces, if I can put it that way. We've already introduced the first piece, Bill C-10, which concerns the cultural component. Shortly, in the spring, we'll introduce a second bill, which will deal with online hate speech, and then a third bill, which will deal with the media issue.
You asked us what's holding us back. As you know, as legislators, we can't copy and paste a model that works in one country and import it to Canada. Every country has its own laws, regulations, institutions and practices, whether cultural or legal. Models really need to be adapted to reflect these differences. For example, we have a free-trade agreement with the United States, but not every country in the world does. It's important to realize that there are countries that, in the space of just one year, have decided to regulate the web giants with respect to culture, online hate and media. I know of only one that hasn't, and that's Canada.
Other countries are doing different things. For instance, just before the holidays, Britain passed its online hate speech law. Canada isn't the first, but it is certainly among the first in the world to address these issues, and to do so on these three fronts at the same time.
Je vous remercie de votre question.
Notre approche relative aux géants du Web consiste en trois morceaux, si je peux m'exprimer ainsi. Nous avons déjà déposé le premier morceau, soit le projet de loi C-10, qui concerne le volet culturel. Sous peu, au printemps, nous présenterons un deuxième projet de loi, qui portera sur les discours haineux en ligne, puis un troisième projet de loi, qui touchera la question des médias.
Vous nous demandez ce qui nous retient. Comme vous le savez, en tant que législateurs, nous ne pouvons pas copier-coller un modèle qui fonctionne dans un pays et l'importer au Canada. Chaque pays a ses lois, ses règlements, ses institutions et ses pratiques, qu'elles soient culturelles ou juridiques. Il faut vraiment adapter les modèles, compte tenu de ces différences. Par exemple, nous avons une entente de libre-échange avec les États-Unis, mais n'est pas le cas de tous les pays dans le monde. Il faut savoir que des pays qui, en l'espace d'à peine un an, ont décidé de réglementer les géants du Web relativement à la culture, à la haine en ligne et aux médias, il y en a peu. Je n'en connais qu'un seul qui l'a fait, et c'est le Canada.
D'autres pays sont en train de faire différentes choses. Par exemple, la Grande-Bretagne a adopté, juste avant les Fêtes, sa loi portant sur les discours haineux en ligne. Le Canada n'est pas le premier, mais il est certainement parmi les premiers au monde à s'attaquer à ces questions, et à le faire sur ces trois fronts en même temps.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I don't agree with you, it isn't a void. We recognize that there's a problem, and have done so for a long time. That's why we've given hundreds of millions of dollars to the media. We started doing that before the pandemic, and we continue to do so. We've even increased that support to media in times of pandemic. It's true that for some media, it's difficult, but for others it's different. You may have seen, as I did, the results of La Presse published recently. For some, it's going pretty well, despite everything. This won't prevent us from acting as quickly as possible.
As you know, in a parliamentary system in a democratic society, you can't pass laws that have been drafted hastily. It takes a few months. A few months ago, I announced that we were working on this and that we'd be introducing a bill this spring. It's going to be done in virtually record time.
Is there one model that we like more than another? France and Australia have taken two very different approaches to tackling the same problem. France has focused instead on copyright by creating the notion of neighbouring rights. Australia, on the other hand, relied instead on market forces and recognized that there was an imbalance in the market. It created a forum for economic arbitration, so to speak.
These are two very different models. We are working with our colleagues at Canadian Heritage to determine which model would be the most relevant and would yield the best possible results, given our laws, regulations and institutions.
Je ne suis pas d'accord avec vous, ce n'est pas le néant. Nous reconnaissons qu'il y a un problème, et ce, depuis longtemps. C'est d'ailleurs pourquoi nous avons accordé des centaines de millions de dollars au secteur des médias. Nous avions commencé à le faire avant la pandémie, et nous continuons à le faire. Nous avons même augmenté cette aide aux médias en période de pandémie. Il est vrai que, pour certains médias, c'est difficile, mais pour d'autres, c'est différent. Vous avez peut-être vu comme moi les résultats de La Presse publiés récemment. Pour certains, cela va plutôt bien, malgré tout. Cela ne nous empêchera pas néanmoins d'agir le plus rapidement possible.
Comme vous le savez, dans un système parlementaire d'une société démocratique, on ne peut pas adopter des lois qui ont été rédigées sur un coin de table. Cela prend quelques mois. Il y a quelques mois, j'ai annoncé que nous travaillions là-dessus et que nous allions déposer un projet de loi ce printemps. Ce sera pratiquement fait en un temps record.
Y a-t-il un modèle qui nous plaît plus qu'un autre? La France et l'Australie ont adopté deux approches très différentes pour s'attaquer au même problème. La France s'est plutôt concentrée sur le droit d'auteur en créant la notion de droit voisin. L'Australie, pour sa part, s'est plutôt appuyée sur les forces du marché et a reconnu qu'il y avait un déséquilibre dans le marché. Elle a créé un forum d'arbitrage économique, en quelque sorte.
Ce sont deux modèles très différents. Avec nos collègues de Patrimoine canadien, nous cherchons à déterminer quel modèle serait le plus pertinent et donnerait les meilleurs résultats possible, compte tenu de nos lois, de nos règlements et de nos institutions.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
It should be this spring. We want to introduce this bill during the current parliamentary session.
Cela devrait être fait au printemps. Nous voulons déposer ce projet de loi pendant la session parlementaire actuelle.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
As I said in my introductory remarks, I've been minister for a little over a year, but my experience with the Canadian civil service preceded my arrival in politics. As many of you know, I was an environmental lobbyist for many years.
We have one of the best civil services that this world has to offer. It's one of the most professional, talented and dedicated. I knew that before coming into politics. I didn't know the ministry of heritage so much. I knew others, but my previous experience and my actual experience just confirmed what I knew from the outside. That's the first thing I'd like to say.
In terms of a specific job offer that would have been sent to the ministry, I don't have that in front of me. Perhaps Hélène or Jean-Stéphen might be able to provide a bit more clarity on that.
Comme je l'ai mentionné dans ma déclaration liminaire, je suis ministre depuis un peu plus d'un an, mais j'étais déjà en relation avec la fonction publique canadienne avant mon arrivée. Comme vous êtes nombreux à le savoir, j'ai été lobbyiste de l'environnement pendant de nombreuses années.
Nous avons l'une des meilleures fonctions publiques dans le monde, et l'une des plus professionnelles, talentueuses et dévouées qui soient. Je le savais avant d'arriver en politique. Je ne connaissais pas très bien le ministère du Patrimoine, mais j'en connaissais d'autres, et mon expérience passée et mon expérience actuelle ont simplement confirmé ce que j'ai pu constater de l'extérieur. Voilà ce que je veux tout d'abord mentionner.
En ce qui concerne précisément l'offre d'emploi qui aurait été envoyée au ministère, je n'ai pas d'information en main. Mme Laurendeau ou M. Piché pourrait sans doute vous donner plus de précision à ce sujet.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I did ask the department to look into the matter. Obviously this is not political staff. Since it's someone from the ministry, I turn to the deputy minister for answers on that.
Hélène, you could provide the member with the response that you gave me on that.
J'ai demandé au ministère d'examiner la question. Il ne s'agit pas, manifestement, d'un membre du personnel politique. Comme il s'agit d'une personne au sein du ministère, je vais demander à la sous-ministre de répondre à la question.
Madame Laurendeau, vous pourriez donner à la députée la réponse que vous m'avez donnée à ce sujet.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
She just told you that it doesn't violate any code of ethics or best practices from the government, so I think that from that you can't say, well, it may not be advisable. Does that violate any code of ethics—
Elle vient de vous dire que cela ne contrevient pas aux codes d'éthique ou aux pratiques exemplaires du gouvernement, alors je ne pense pas qu'on puisse en déduire que ce n'est sans doute pas souhaitable. Est-ce que cela contrevient à un code d'éthique...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
—or code of conduct? The answer is no. How many times did it happen in the last year? Once, that particular instance.
I take issue with the fact that we would question the ethical value of our civil service in Canada based on something that's simply not there and that we would—
... ou de conduite? La réponse est non. À combien de reprises cela s'est-il produit l'an dernier? Une fois, dans ce cas particulier.
Je ne suis pas d'accord avec le fait de remettre en question l'éthique de nos fonctionnaires sur des faits qui n'en sont pas et que nous...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Of course, we in the department talk with Facebook on these issues, but we also speak with the National Council of Canadian Muslims, the Canadian Race Relations Foundation, la Fédération des femmes du Québec, the World Sikh Organization, the Chinese national council for social justice, Amnesty International and the Anti-Hate Network. When drawing up legislation, we try to gather as diverse as possible points of view and opinions on an issue so that we can better inform the legislation that we will do.
I am a strong believer in the benefits of technologies, but we also have to recognize that many technologies have a perverse impact. We've seen that throughout the years. I think our role as legislators is to maximize the benefits to society of these technologies while trying to minimize those perverse impacts. I am on record saying that when Facebook threatened Australia with cutting ties with the Australian public on Facebook because of what Australia was trying to do in terms of legislation, it was no less than bullying. In fact, we have an upcoming meeting with France, Australia and Germany to see how we can work together on issues relating to GAFA.
Yes, we meet with these companies, but we meet with a whole range of different intervenors on these issues. What we're working on with the department is what will be in the best interest of Canadians, regardless of what the social media platforms, Facebook or others, think about it.
Au ministère, nous discutons naturellement de ces questions avec Facebook, mais nous discutons aussi avec le Conseil national des musulmans canadiens, la Fédération canadienne des relations raciales, la Fédération des femmes du Québec, la World Sikh Organization, le Chinese National Council for Social Justice, Amnistie internationale et l'Anti-Hate Network. Lorsque nous préparons un projet de loi, nous nous efforçons de recueillir autant d'opinions et de points de vue différents que possible pour lui donner la meilleure assise possible.
Je crois fermement aux avantages des technologies, mais nous devons bien admettre que beaucoup d'entre elles ont des effets pervers. Nous avons pu le constater au fil des années. Je crois que notre rôle en tant que législateurs est de maximiser les avantages de ces technologies pour la société, en nous efforçant de minimiser ses effets pervers. J'ai dit publiquement que lorsque Facebook a menacé de couper les liens avec la population australienne sur Facebook en représailles à la tentative de l'Australie de légiférer, cela équivalait carrément à de l'intimidation. En fait, nous avons une rencontre de prévue avec la France, l'Australie et l'Allemagne pour trouver des façons de collaborer sur les enjeux touchant les GAFA.
Oui, nous avons des rencontres avec ces entreprises, mais nous en avons aussi avec toute une gamme d'intervenants dans ces dossiers. Le travail que nous faisons avec le ministère servira au mieux l'intérêt des Canadiens, peu importe ce qu'en pensent les plateformes de réseaux sociaux, qu'il s'agisse de Facebook ou d'une autre.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I can tell you there is no coziness, plain and simple.
Je peux vous dire très clairement qu'il n'y a pas de relation privilégiée.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I agree. I said it earlier: I think Canada has a world-renowned public service, and it's integral that we not attack them to try to score political points. We saw on January 6 where that can lead, just south of the border.
It's interesting that many of us would condemn the fact that social platforms were instrumental over the past few years in the escalation that led to what we saw on January 6. We would condemn those media platforms for sowing doubt in the population in regard to public institutions among our neighbours to the south.
I hope no one is under the false impression that we're somehow shielded from that result in Canada and that what we saw there couldn't happen here.
I think everybody in this country has a responsibility, a duty, and especially elected officials, to ensure that we protect our institutions. The last thing we should try to do is to somehow diminish them in the hope that we could score points. There are other ways we can score political points. Of course we're political adversaries—I understand that—but certainly not at the expense of our institutions.
Je suis d'accord. Je l'ai dit tout à l'heure: Je pense que le Canada dispose d'une fonction publique de renommée mondiale, et il est essentiel que nous ne l'attaquions pas pour essayer de marquer des points politiques. Nous avons vu le 6 janvier dernier, juste au sud de la frontière, où cela peut mener.
Il est intéressant que beaucoup d'entre nous condamnent le fait que les plateformes sociales ont joué un rôle important au cours des dernières années dans l'escalade qui a conduit aux événements du 6 janvier. Nous condamnons ces plateformes médiatiques pour avoir semé le doute dans la population à l'égard des institutions publiques chez nos voisins du sud.
J'espère que personne n'a la fausse impression que nous sommes en quelque sorte à l'abri de ce résultat au Canada et que ce que nous avons vu là-bas ne pourrait pas se produire ici.
Je pense que tout le monde dans ce pays a la responsabilité, le devoir, surtout les élus, de veiller à ce que nous protégions nos institutions. La dernière chose que nous devrions essayer de faire, c'est de les diminuer d'une manière ou d'une autre dans l'espoir de marquer des points. Il y a d'autres moyens de marquer des points sur le plan politique. Bien sûr, nous sommes des adversaires politiques — je le comprends — mais certainement pas au détriment de nos institutions.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Obviously we are as legislators, under the advice of our civil service.
Bill C-10 is a very good example. I will be the first to admit that the bill can be improved. The team and I are looking forward, to the proposed changes we will hear about starting next week on Bill C-10.
When I look, however, at the way the bill was received by the vast majority of people in the sector, I see that it was widely well received. Some talked about a historic day; others talked about a significant step forward. It was from coast to coast to coast, or as some of my indigenous friends say, from sea to sea to sea.
I would like to tell you that it was all due to the amazing work of my political team and me, but it wasn't. I would hope to think that we worked well at the political level, but we would not have been able to do any of this if not for the amazing work and input from our civil service.
You spoke earlier about the pandemic. I hope there's no illusion around this virtual meeting that we could have done CERB, helping more than nine million people, without the help of our civil servants in Canada.
Bien entendu, ces décisions sont du ressort des législateurs, sur les conseils de nos fonctionnaires.
Le projet de loi C-10 est un très bon exemple. Je serai le premier à admettre qu'il peut être amélioré. L’équipe et moi-même sommes impatients de connaître, dès la semaine prochaine, les modifications qu’on proposera d’y apporter.
Cependant, lorsque je regarde la façon dont le projet de loi a été reçu par la grande majorité des personnes du secteur, je constate qu’il a été généralement bien accueilli. Certains ont parlé d’un jour historique, d’autres d’un progrès important. C’était du nord au sud et d’est en ouest, ou comme le disent certains de mes amis autochtones, d’une mer à l’autre.
J’aimerais vous dire que c’est grâce au travail extraordinaire de mon équipe politique et au mien, mais ce n’est pas le cas. J’espère que nous avons bien travaillé au niveau politique, mais nous n’aurions pas pu le faire sans le travail et la contribution extraordinaires de notre fonction publique.
Vous avez parlé tout à l’heure de la pandémie. J’espère que personne ici ne croit que nous aurions pu mettre en place la PCU sans le concours de nos fonctionnaires au Canada.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
That's an excellent question. In fact, most of us would agree that the bill could be sent to committee. Some hon. members still want to speak in the House.
Procedurally, a number of bills are unavoidable. The bill on the economic statement is absolutely necessary. Otherwise, it will be very bad for the country. So some priorities are higher than others, and can't be sidestepped. However, I am hopeful that we will have a moment in the House to quickly conclude debate on Bill C-10 so that it can be referred to committee.
Thank you for doing a preliminary study even if the bill isn't yet before you. This will allow us to speed things up. Once again, thank you.
C'est une excellente question. En fait, la plupart d'entre nous seraient d'accord pour que le projet de loi puisse être envoyé au Comité. Certains élus ont encore le désir de s'exprimer à la Chambre.
Sur le plan de la procédure, un certain nombre de projets de loi sont incontournables. Il faut absolument adopter le projet de loi sur l'Énoncé économique. Sinon, cela ira très mal au pays. Donc, certaines priorités sont plus prioritaires que d'autres et l'on ne peut pas passer à côté de celles-ci. Toutefois, mais j'ai bon espoir que nous aurons un moment à la Chambre pour terminer rapidement le débat sur le projet de loi C-10 afin qu'il puisse être renvoyé au Comité.
D'ailleurs, je vous remercie de faire une étude préliminaire même si le projet de loi n'est pas encore devant vous. Cela nous permettra d'accélérer les choses. Encore une fois, je vous en remercie.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Earlier, I told your colleague that I made a quick inquiry with the deputy minister to find out whether this action violated a code of conduct or a code of ethics and whether it had ever happened before. This was not the case for either the first or the second question.
Are we losing employees from the Department of Canadian Heritage who were recruited by these platforms? This isn't the case either. Perhaps Ms. Laurendeau can tell you more about this.
Facebook is calling on governments to regulate the issue of online hate. If this is the case for all platforms, between you and me, not to mention everyone listening to us, it's perhaps to share a little bit of the pressure that these companies are under because of everything that's going on. The more governments intervene, the more this pressure will be shared between them and us.
This appeal to the government to intervene is not completely disinterested.
Tout à l'heure, j'ai dit à votre collègue que je m'étais informé rapidement auprès de la sous-ministre pour savoir, d'une part, si ce geste violait un code de conduite ou un code d'éthique et, d'autre part, si cela s'était déjà produit. Ce n'était pas le cas, ni pour la première question ni pour la seconde.
Perdons-nous des employés du ministère du Patrimoine canadien, recrutés par ces plateformes? Ce n'est pas le cas non plus. Peut-être que Mme Laurendeau pourra vous en dire davantage à ce sujet.
Facebook demande que les gouvernements réglementent la question de la haine en ligne. Si c'est le cas pour l'ensemble des plateformes, entre vous et moi, sans oublier tous ceux qui nous écoutent, c'est peut-être pour partager un peu la pression que subissent ces entreprises en raison de tout ce qui se passe. Plus les gouvernements vont intervenir, plus cette pression sera partagée entre elles et nous.
Cet appel au gouvernement pour qu'il intervienne n'est pas complètement désintéressé.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I'm not sure I understand the question.
If we're doing legislation, we should gather as wide an array of opinions and points of view as possible to ensure that we have all the information we need as legislators when we do move ahead with legislation.
As an environmentalist I would talk to people in the oil and gas sector all the time to understand what they were thinking. Should we only be talking with these people—that would be hugely problematic. That's not at all what we're doing. We've consulted about 50 to 60 organizations—and we'd be happy to share the list with you—specifically on the issue of online hate. That's not broadcasting or what we're doing on media, but specifically on online hate.
Yes, we spoke to Google and Facebook, but we spoke to a bunch of other organizations as well.
Je ne suis pas sûr de comprendre la question.
Si nous légiférons, nous devrions recueillir un éventail d’opinions et de points de vue aussi large que possible afin de nous assurer que nous disposons de toutes les informations dont nous avons besoin en tant que législateurs pour donner suite à une mesure législative.
En tant qu’environnementaliste, je m’entretenais constamment avec les gens du secteur pétrolier et gazier pour comprendre ce qu’ils pensaient. Si nous ne devions parler qu’avec ces personnes, cela serait incroyablement problématique. Ce n’est pas du tout ce que nous faisons. Nous avons consulté entre 50 et 60 organisations — nous nous ferons un plaisir de vous transmettre la liste — en particulier sur la question de la haine en ligne. Il ne s’agit pas de radiodiffusion ou de ce que nous faisons sur les médias, mais précisément de haine en ligne.
Oui, nous avons parlé à Google et à Facebook, mais nous avons aussi parlé à un tas d’autres organisations.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you, Mr. Chair.
Members of the committee, thank you for inviting me here today.
I'm joining you from Montreal, on the traditional territory of the Mohawks and the other Haudenosaunee peoples.
With me are Hélène Laurendeau, deputy minister of Canadian Heritage, and Jean-Stéphen Piché, senior assistant deputy minister of cultural affairs. I want to thank them for their outstanding work under circumstances that have not been easy in the past few months.
The COVID-19 pandemic is affecting all of us. Its impact on our country is significant in every part of our society.
The Department of Canadian Heritage supports the commitments of the Government of Canada, grows the country's cultural and creative industries, and shares Canada's stories both at home and around the world. As you will recall, the 2020-21 main estimates were tabled in Parliament last February 27. The total funding allocated to my department was $1.5 billion, including $1.3 billion in grants and contributions, and $203.2 million in operating expenses. Heritage portfolio organizations received $2.1 billion in funding.
In early March, we all entered a period of uncertainty. The pandemic hit the cultural, heritage and sports sectors hard. Following the Prime Minister's announcement in April of a $500-million emergency support fund to provide temporary assistance to these three sectors, I announced further details of this funding on May 8, June 18 and July 7.
A survey conducted by Canadian Heritage of the recipients of the first phase of the fund's implementation showed that we met our objectives, both in terms of supporting business continuity and jobs. With a 56% response rate, we obtained a wealth of information. For example, 77% of respondents indicated that the fund helped them a great deal or moderately to stay in business, and the vast majority of respondents, 98%, expressed satisfaction with the speed with which they received the funds.
In rolling out this emergency support fund in record time, in designing all the supplementary measures that went into effect this summer, and in doing so while the department was operating at limited capacity on a business continuity plan, we relied upon our network of dozens of portfolio organizations, thousands of partner organizations, and tens of thousands of stakeholders.
All of these partners contribute to the cultural, heritage and sports sectors which together comprise almost $62 billion of our GDP, contribute 750,000 jobs to the country, and provide us all company, comfort, community and identity in moments like these. Their work demonstrates the power of art, sport, music, literature, and the simple power of telling stories—our stories—in myriad ways.
Since the spring, I have been in close contact with these sectors, which have suffered income losses, job losses and structural changes because of the health measures. To give you an idea of the extent of these losses, according to Statistics Canada, the GDP in the information and cultural industries sub-sector declined by about $3 billion in July compared to February of this year. Similarly, GDP in the arts, entertainment and recreation sub-sector fell by more than 50%.
While this picture is incomplete, it does reveal some vulnerable sectors. This is why I participated in a series of town halls and roundtables to hear from stakeholders, so they could share their ideas about how we can work with them and better support them. Roughly 4,000 participants attended these town halls and roundtables in September and October.
These discussions allowed me to target our assistance more precisely. For example, in September, I announced a $50-million short-term compensation fund to help our film and audiovisual industries resume production activities. The fund will be administered by Telefilm Canada.
Our various assistance measures are reflected in the 2020-21 supplementary estimates (B). The increase in appropriations for Canadian Heritage and its portfolio organizations has made several things possible, including the following: the implementation of the emergency support fund that I mentioned previously; support for students and youth affected by the pandemic; support for the six national museums and the National Battlefields Commission; support for several key cultural organizations, such as the National Arts Centre and Telefilm Canada; and finally, financial relief for broadcasters through a waiver of CRTC licence fees.
Canada's cultural offering is among the best in the world, and I am pleased that our government is supporting it during this critical period.
On Tuesday, I introduced Bill C-10 to amend the Broadcasting Act. This is an important first step in modernizing the Canadian broadcasting system. I also intend to propose other measures to put in place a regulatory framework in which digital platforms contribute their fair share.
We are following developments in France, which has enacted a neighbouring right for newspaper publishers into domestic law. We are also following the situation in Australia and are examining options here in Canada.
In addition, I want to introduce a bill proposing new regulations for social media platforms, starting with a requirement that all platforms remove illegal content, including hate speech. Finally, I am committed to reviewing the Copyright Act.
I would also like to reiterate that our government has made reconciliation with indigenous peoples a priority. That is why, despite the circumstances, we are continuing to implement the Indigenous Languages Act in cooperation with our indigenous partners, and to support their projects to reclaim, revitalize, maintain and strengthen their languages.
Indigenous cultures, arts, heritage and sport are among our key priorities, and we continue to support them.
Thank you, Mr. Chair. I am ready to take your questions.
Merci, monsieur le président.
Mesdames et messieurs les membres du Comité, je vous remercie de m'avoir invité.
Je me joins à vous de Montréal, sur le territoire traditionnel des Mohawks et des autres peuples haudenosaunee.
Je suis accompagné d'Hélène Laurendeau, sous-ministre du ministère du Patrimoine canadien, et de Jean-Stéphen Piché, sous-ministre adjoint principal aux affaires culturelles. Je tiens à les remercier de leur excellent travail dans des circonstances qui n'ont pas été faciles au cours des derniers mois.
La pandémie de la COVID-19 nous touche tous et toutes, et ses effets sont importants dans tous les secteurs de notre société.
Le ministère du Patrimoine canadien appuie les engagements du gouvernement du Canada, encourage la croissance des industries culturelles et créatives du pays et fait connaître nos histoires au pays et dans le monde. À titre de rappel, le Budget principal des dépenses de 2020-2021 a été déposé au Parlement le 27 février dernier. Le total des ressources allouées à mon ministère était de 1,5 milliard de dollars, soit 1,3 milliard de dollars en subventions et contributions et 203,2 millions de dollars en dépenses de fonctionnement. Les organismes du portefeuille de Patrimoine canadien, quant à eux, ont reçu des crédits de 2,1 milliards de dollars.
Dès le mois de mars, nous sommes tous et toutes entrés dans une période d'incertitude. La pandémie a durement touché les secteurs de la culture, du patrimoine et du sport. À la suite de l'annonce du premier ministre, en avril, d'un fonds d'urgence de 500 millions de dollars en guise d'aide temporaire pour ces trois secteurs, j'ai annoncé des détails supplémentaires concernant ce financement le 8 mai, le 18 juin et le 7 juillet.
Un sondage mené par Patrimoine canadien auprès de ceux qui ont pu profiter de la première phase de mise en oeuvre du Fonds a montré que nos objectifs ont été atteints, pour soutenir tant la continuité des activités que les emplois. Compte tenu d'un taux de réponse de 56 %, nous avons obtenu une myriade d'informations. Par exemple, 77 % des répondants ont indiqué que le Fonds les a beaucoup aidés ou modérément aidés à demeurer en activité, et la vaste majorité des répondants, soit 98 %, se sont dits satisfaits de la rapidité à laquelle ils ont reçu ces fonds.
Pour arriver à déployer ce fonds d’urgence en un temps record et à concevoir les mesures supplémentaires qui sont entrées en vigueur cet été, et ce, alors que le ministère fonctionnait à capacité réduite dans le cadre d'un plan de continuité des activités, nous avons misé sur notre réseau. Ce réseau comprend des dizaines d'organismes du portefeuille, des milliers d'organismes partenaires et des dizaines de milliers d'intervenants.
Tous ces partenaires contribuent aux secteurs de la culture, du patrimoine et du sport, trois secteurs qui, dans l'ensemble, représentent près de 62 milliards de dollars de notre PIB, fournissent 750 000 emplois au pays et nous procurent, à toutes et à tous, des liens avec un entourage, du réconfort, de la solidarité et un sentiment d'appartenance dans des moments comme ceux que nous vivons présentement. Leur travail nous fait voir tout le pouvoir de l'art, du sport, de la musique, de la littérature et du simple fait de raconter des histoires, nos histoires, de multiples façons.
Depuis le printemps dernier, je suis en contact étroit avec ces secteurs, qui ont subi des pertes de revenus, des pertes d'emplois et des changements structurels à cause des mesures sanitaires. Pour vous donner une idée de l'ampleur de ces pertes, selon Statistique Canada, le PIB du sous-secteur de l'industrie de l'information et de l'industrie de la culture a reculé d'environ 3 milliards de dollars en juillet par rapport à février de cette année. Le PIB du sous-secteur des arts, des spectacles et des loisirs a chuté, lui, de plus de 50 %.
Bien que le portrait soit incomplet, il nous montre des secteurs fragilisés. C'est pourquoi j'ai participé à une série d'assemblées publiques et de tables rondes pour entendre les intervenants. Je voulais qu'ils puissent nous dire comment nous pouvons travailler avec eux pour mieux les soutenir. Environ 4 000 participants se sont joints à ces assemblées publiques et à ces tables rondes, en septembre et en octobre.
Nos discussions m'ont permis de mieux cibler notre aide. Par exemple, en septembre, j'ai annoncé le Fonds d'indemnisation à court terme pour les productions audiovisuelles canadiennes, assorti de 50 millions de dollars, pour aider la reprise des tournages et des activités de production audiovisuelle. Ce fonds sera administré par Téléfilm Canada.
Nos différentes mesures d'aide se reflètent dans le Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2020-2021. L'augmentation des crédits pour Patrimoine canadien et les organismes du portefeuille a rendu plusieurs démarches possibles, notamment celles-ci: la mise enœeuvre du fonds d'urgence dont je vous ai parlé; un soutien aux étudiants et aux jeunes touchés par la pandémie; une aide pour les six musées nationaux et la Commission des champs de bataille nationaux; une aide à plusieurs organismes culturels de première importance, comme le Centre national des arts et Téléfilm Canada; enfin, un allégement financier aux radiodiffuseurs en renonçant à des droits de licence du CRTC.
L'offre culturelle canadienne est parmi les meilleures au monde, et je suis heureux que notre gouvernement la soutienne durant cette période critique.
Mardi, j'ai déposé le projet de loi C-10 en vue de modifier la Loi sur la radiodiffusion. C'est une première étape importante pour moderniser le système canadien de radiodiffusion. Je compte aussi proposer d'autres mesures pour mettre en place un cadre réglementaire dans lequel les plateformes numériques fournissent leur juste part.
Nous suivons l'évolution de la situation en France, qui a transposé dans son droit interne un droit voisin pour les éditeurs de presse. Nous suivons également la situation en Australie et nous examinons les options ici, au Canada.
De plus, je veux présenter un projet de loi proposant de nouveaux règlements pour les plateformes de médias sociaux, en commençant par exiger que toutes les plateformes éliminent le contenu illégal, y compris le discours haineux. Finalement, je me suis engagé à revoir la Loi sur le droit d'auteur.
Je tiens aussi à rappeler que notre gouvernement a fait de la réconciliation avec les peuples autochtones une priorité. C'est pourquoi, malgré les circonstances, nous poursuivons la mise enœeuvre de la Loi sur les langues autochtones de concert avec nos partenaires autochtones, et nous soutenons leurs projets pour se réapproprier leurs langues, les revitaliser, les maintenir et les renforcer.
Les cultures autochtones, les arts, le patrimoine et le sport sont au œeur même de nos priorités, et nous continuons à les appuyer.
Je vous remercie, monsieur le président. Je suis prêt à répondre aux questions.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
This varies depending on the type of business. I'm thinking of cable companies, for example. The level of investment in a given market—
Cela varie selon le type d'entreprise. Je pense aux câblodistributeurs, par exemple. Le niveau d'investissement dans un marché donné....
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I'm not sure I understand you. Is your question about the Canada media fund specifically?
Several investments are made by—
Je ne suis pas certain de bien vous comprendre. Est-ce que votre question porte spécifiquement sur le Fonds des médias du Canada?
Plusieurs investissements sont faits par...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Ms. Laurendeau, I don't have the number for the Canada media fund handy. Can you clarify this for Mr. Rayes?
Madame Laurendeau, je n'ai pas le chiffre concernant le Fonds des médias du Canada sous la main. Pouvez-vous préciser cela pour M. Rayes?
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you, Mr. Rayes.
I'll tell you what the employees of the department did. When you look at the overall investments of Canadian broadcasters, depending on the type and size of the company, as I said earlier, the percentage of their revenues that must be invested in Canadian culture varies between 25% and 45%.
Applying this percentage to the revenues of digital platforms in Canada yields a figure of approximately $830 million. Of course, this is an approximation based on modelling. This is the additional amount that would be invested annually in Canadian and, of course, Quebec culture.
Je vous remercie, monsieur Rayes.
Je vais vous dire ce que les employés du ministère ont fait. Lorsqu'on regarde l'ensemble des investissements des diffuseurs canadiens, selon le type et la taille de l'entreprise, comme je le disais plus tôt, le pourcentage de leurs revenus qui doit être investi dans la culture canadienne varie entre 25 et 45 %.
Si on applique ce pourcentage aux revenus des plateformes numériques au Canada, on obtient le chiffre d'environ 830 millions de dollars. Évidemment, c'est une approximation basée sur de la modélisation. C'est la somme supplémentaire qui serait investie annuellement dans la culture canadienne et, bien sûr, québécoise.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
The bill calls for digital platforms to contribute to the sector equitably, as do Canadian distributors and broadcasters.
Why ask the regulator to do this? First of all, it is an independent tribunal of experts. It's not unique to the broadcasting sector, where the legislator asks the regulator to do this kind of work. It's done in the energy field, for example. The government gives direction and passes bills, and the implementation is done by the Canadian Energy Board. This is also done in the legal field. So it's done in several sectors.
Le projet de loi prévoit que les plateformes numériques devront contribuer au secteur de façon équitable, comme le font les distributeurs et les diffuseurs canadiens.
Pourquoi demander au régulateur de faire cela? D'abord, c'est un tribunal indépendant d'experts. Ce n'est pas propre au secteur de la radiodiffusion, où le législateur demande au régulateur de faire ce genre de travail. On le fait dans le domaine de l'énergie, par exemple. Le gouvernement donne des orientations et adopte des projets de loi, et la mise enœeuvre se fait par la Régie de l'énergie du Canada. C'est ce qui se fait également dans le domaine juridique. Cela se fait donc dans plusieurs secteurs.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
However, I would like to add another important element.
It has been 30 years since the Broadcasting Act was amended. If the past is any indication of the future, it may not be for another 30 years. Over the years, it is much easier to change regulations than it is to change legislation.
I think that over the next 30 years, our consumption habits, cultural production and technologies will change a lot. If we were to propose a very rigid bill, we might end up with the same kind of problems we have today.
J'aimerais quand même ajouter un autre élément important.
Cela fait 30 ans que la Loi sur la radiodiffusion n'a pas été modifiée. Si le passé est garant de l'avenir, il est possible qu'on n'y retouche pas avant 30 ans. Au fil des ans, c'est beaucoup plus facile de modifier des règlements que des lois.
Je pense que, au cours des 30 prochaines années, nos habitudes de consommation, la production culturelle et les technologies vont beaucoup évoluer. Si nous proposions un projet de loi très rigide, nous risquerions de nous retrouver avec le même genre de problèmes que nous avons aujourd'hui.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Platforms will have obligations with respect to the production of French-language content, as is the case for Canadian broadcasters.
I want to make it clear that many organizations across the country do not share your pessimism. The Fédération culturelle canadienne-française welcomed the minister's wishes. The ADISQ spoke of a historic day. The Coalition for the Diversity of Cultural Expressions thanked the minister for keeping his word and called on all parties to support this essential review—
Les plateformes auront des obligations au chapitre de la production de contenu francophone, comme c'est le cas pour les diffuseurs canadiens.
Je tiens à préciser que de nombreuses organisations au pays ne partagent pas votre pessimisme. La Fédération culturelle canadienne-française a salué la volonté du ministre. L'ADISQ a parlé d'une journée historique. La Coalition pour la diversité des expressions culturelles a tenu à remercier le ministre d'avoir tenu parole et appelle l'ensemble des partis à apporter leur soutien à cette révision essentielle...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you for your question.
We have done several things. I talked earlier about the $500-million emergency fund. In that fund, $72 million is earmarked for the sports sector. We divided that money into two parts: half of the money went to the national federations, which in turn gave it to their partners, and the other half went to the provinces to help the provincial and regional federations. The federal government is not in contact with these organizations. We have worked with the provinces and territories to ensure that this money is distributed.
Normally, in federal-provincial agreements, funds are spent on a pro-rated basis, but in this case we have tried to maintain the provincial and territorial sport ecosystem. Instead, we have allocated money based on the number of organizations in a province. This means that Alberta, British Columbia, Manitoba and Saskatchewan received a much higher percentage of money than if we had pro-rated the funds. We really did try to maintain the ecosystem.
The Olympic Games have been postponed, which is creating all kinds of problems, as you well know, for the high-performance athletes who are supported by federal funding programs. In terms of funding, we've simply extended the support we provide to these athletes and their entourages until the next Olympic Games.
Je vous remercie de votre question.
Nous avons fait plusieurs choses. J'ai parlé un peu plus tôt du fonds d'urgence de 500 millions de dollars. Dans ce fonds, 72 millions de dollars sont réservés au secteur des sports. Nous avons divisé cet argent en deux parties: la moitié des fonds ont été remis aux fédérations nationales, qui les ont remis à leur tour à leurs partenaires, et l'autre moitié ont été distribués aux provinces pour aider les fédérations provinciales et régionales. Le fédéral n'est pas en contact avec ces organisations. Nous avons travaillé de concert avec les provinces et les territoires pour que cet argent soit distribué.
Normalement, dans les ententes fédérales-provinciales, les fonds sont dépensés au prorata, mais dans ce cas-ci, nous avons essayé de maintenir en place l'écosystème sportif provincial et territorial. Nous avons plutôt octroyé l'argent en fonction du nombre d'organisations présentes dans une province. Cela veut dire que l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et la Saskatchewan ont reçu un pourcentage beaucoup plus élevé d'argent que si nous avions accordé les fonds au prorata. Nous avons vraiment cherché à maintenir l'écosystème.
Il y a eu le report des Jeux olympiques, ce qui crée toutes sortes de problèmes, comme vous le savez très bien, pour les athlètes de haut niveau qui sont soutenus par les programmes fédéraux de financement. En matière de financement, nous avons simplement prolongé jusqu'aux prochains Jeux olympiques le soutien que nous offrons à ces athlètes et à leur entourage.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you for your question.
It was quite a challenge. We quickly recognized that people receive grants year after year from the Department of Canadian Heritage—that doesn't mean that they are always the same—and the same goes for the Canada Council for the Arts, Telefilm Canada and the Canada Media Fund.
We realized that, if we did not help organizations that normally do not receive funding, it would be very difficult for them to get through the crisis. That's why we set aside almost 40% of the $500-million envelope for organizations that we do not normally fund.
So we conducted a thorough and very broad search with our partners in order to reach those organizations. I spoke about that a little earlier. We created a new website and a simplified application form so that those organizations could quickly become eligible and receive funds. It allowed us, for example, to fund seasonal museums that Canadian Heritage does not normally fund.
It was a very interesting exercise for us, but it shows that we have a lot of work to do in terms of diversity in our ability to reaching organizations of that kind.
Je vous remercie de votre question.
Cela a été tout un défi. Nous avons rapidement pris conscience du fait qu'il y a des gens subventionnés année après année par le ministère du Patrimoine canadien — cela ne veut pas dire que ce sont toujours les mêmes —, et c'est la même chose du côté du Conseil des arts du Canada, de Téléfilm Canada et du Fonds des médias du Canada.
Nous nous sommes rendu compte que, si nous n'aidions pas les organismes qui, normalement, ne reçoivent pas du financement, cela serait très difficile pour elles de traverser la crise. C'est la raison pour laquelle nous avons réservé près de 40 % de l'enveloppe des 500 millions de dollars pour des organismes que nous ne subventionnons pas normalement.
Nous avons donc fait un exercice de ratissage très large avec nos partenaires pour arriver à joindre ces organismes. J'en parlais un peu plus tôt. Nous avons créé un nouveau site Web et un formulaire de demande simplifié pour que ces organismes puissent être rapidement admissibles et recevoir des fonds. Cela nous a permis de financier, par exemple, des musées saisonniers que Patrimoine canadien ne finance pas normalement.
Cela a été un exercice très intéressant pour nous, mais cela montre qu'il reste beaucoup de travail sur le plan de la diversité dans notre capacité d'atteindre ce type d'organismes.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
The media in general, and local media in particular, were hit hard by the pandemic, essentially because of the major decrease in advertising revenue. The people who normally buy advertising in those media were themselves facing significant financial difficulties.
Part of our emergency assistance was set aside for the media so that we could support the sector and help it through the crisis. We did other things to help the sector, such as the Department of Health's advertising campaign on COVID-19. The federal government bought advertising in local media all across the country, in print media, in radio and in television.
I could find the exact figures, but several hundred print media and local radio outlets all across the country received that support.
Les médias en général, et particulièrement les médias locaux, ont été durement frappés par la pandémie, essentiellement en raison de la très forte diminution des revenus publicitaires, puisque les gens qui achètent normalement la publicité dans ces médias faisaient face eux-mêmes à des difficultés financières importantes.
Une partie de l'aide d'urgence que nous avons réservée était consacrée au secteur des médias afin de pouvoir le soutenir et l'aider à traverser la crise. Nous avons posé d'autres gestes pour aider ce secteur, par exemple, au moyen de la campagne de publicité du ministère de la Santé sur la COVID-19, le gouvernement fédéral ayant acheté de la publicité dans les médias locaux à l'échelle du pays, que ce soit la presse écrite, la radio ou la télévision.
Je pourrais retrouver les chiffres exacts, mais plusieurs centaines de médias écrits et de radios locales ont bénéficié de ce soutien partout au pays.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I agree with you. We can always do better and we would love to help as many artists, cultural workers, and cultural and artistic organizations as possible.
As an example, I can tell you about major festivals, which we did not manage to help in phase 1 or phase 2 of the emergency fund. We were not able to find an program with an adequate fit. There are all kinds of major festivals all across the country.
So we are working on it, and I hope that I will be able to announce something along those lines soon. It is certainly one of the sectors where we have to do more, and the quicker the better.
Je suis d'accord avec vous. On peut toujours faire mieux, et nous aspirons à aider le plus grand nombre possible d'artistes, d'artisans et d'organisations culturelles et artistiques.
Je peux vous donner l'exemple des grands festivals que nous n'avons pas réussi à aider dans le cadre de la phase 1 ou de la phase 2 du fonds d'urgence. Nous n'avons pas réussi à trouver de programme adéquat. Il y a une grande variété de grands festivals d'un bout à l'autre du pays.
Nous y travaillons donc, et j'espère être en mesure d'annoncer quelque chose bientôt à ce sujet. C'est certainement l'un des secteurs où il faut en faire plus, le plus vite possible.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
We have established a number of financial mechanisms to support the people, the ecosystem, the organizations and the companies.
Of course, another one we can think of is the wage subsidy—
Nous avons mis en place plusieurs mécanismes financiers pour soutenir les personnes, l'écosystème, les organisations et les entreprises.
D'un autre côté , on peut évidemment penser à la Subvention salariale...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
No, I am talking about the emergency wage subsidy. I will talk about the CERB in a minute.
Mr. Piché and Ms. Laurendeau, I don't recall the exact percentage of cultural organizations that received the emergency wage subsidy. As I recall, it was about 75% but Mr. Piché would be able to give us the exact figure.
Non, je parle de la Subvention salariale d'urgence. Je vais parler de la PCU dans une minute.
Monsieur Piché et madame Laurendeau, je ne me souviens plus exactement du pourcentage d'organismes culturels qui ont bénéficié de la Subvention salariale d'urgence. De mémoire, c'était environ 75 %, mais M. Piché pourrait nous donner le chiffre exact.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Right. It allowed those organizations to keep artists, cultural workers and technical people employed.
Then, as you pointed out, the Canada Emergency Response Benefit is about to expire, but it is going to be replaced by a “CERB 2.0”, called the Canada Recovery Benefit. We also announced that it would be available at least until the middle of next year, because the situation is going to remain very uncertain in the area through the coming months.
D'accord. Cela a permis à des artistes, à des artisans et à des techniciens et des techniciennes de rester à l'emploi de ces organismes.
Ensuite, comme vous l'avez précisé, la Prestation canadienne d'urgence arrive à échéance, mais elle va être remplacée par une « PCU 2.0 », c'est-à-dire la Prestation canadienne de la relance économique. Nous avons d'ailleurs annoncé qu'elle serait disponible au moins jusqu'au milieu de l'an prochain, puisque la situation restera très incertaine dans le domaine pendant les mois à venir.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I know that some people are asking for those programs to be extended over very long periods of time.
Let's take the CERB, for example. We have already extended it three times, because people were saying that they are not out of the woods yet and still need help. We are extending it, in a different form, at least until the middle of next year.
The situation is changing so quickly from province to province and from moment to moment that it is difficult to announce three-year measures when you do not know what the situation will be next week or next month.
Je sais que certains demandent de tels programmes, étalés sur de très longues périodes.
Prenons l'exemple de la PCU. Nous l'avons déjà prolongée à trois reprises, puisque le milieu disait qu'il n'était pas sorti de l'auberge et qu'il avait toujours besoin d'aide. Nous la prolongeons, sous une forme différente, au moins jusqu'au milieu de l'an prochain.
La situation évolue tellement rapidement d'une province à l'autre et d'un moment à l'autre qu'il est difficile d'annoncer des mesures étalées sur trois ans, alors qu'on ne sait pas quelle sera la situation la semaine prochaine ou le mois prochain.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
As I was just telling your colleague, this issue of long-term support has been coming up. Our response is that the situation evolves so quickly it's difficult to plan for the long term, but we've said from the beginning that we would be there and we would have their backs. I think we've shown that we have been there. We will continue to be there to support them until we're back to something that looks like a new normal.
If it takes six more months or a year, well, the government will be there. The Prime Minister has been very clear on that. We won't let them down and we haven't.
Comme je viens de le dire à votre collègue, nous entendons effectivement parler du besoin d'un soutien à long terme. Nous répondons à cela que la situation évolue rapidement et qu'il est difficile de planifier à long terme, mais depuis le début, nous répétons que nous serons là et que nous aiderons le milieu. Je pense que nous l'avons bien montré. Nous continuerons d'être là pour aider les gens du milieu jusqu'à ce qu'on revienne à une certaine nouvelle normalité.
Si cela doit prendre encore six mois ou un an, le gouvernement sera là. Le premier ministre l'a dit très clairement. Nous ne laisserons pas les gens tomber, nous ne les laissons pas tomber.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
On the first one, where you say that funding has been going down for museums, can you be more specific?
Dans votre première question, quand vous dites que le financement diminue pour les musées, pouvez-vous être plus précise?
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I don't have those numbers in front of me. I can tell you that about 10% of the emergency funding did go to a special museum program, $53 million, and we provided additional funding for the national museums.
That was announced in August, I believe, Madam Laurendeau?
Je n'ai pas ces chiffres sous les yeux. Je peux vous dire qu'environ 10 % du fonds d'urgence est allé à un programme spécial pour les musées, soit 53 millions de dollars, et que nous avons octroyé des fonds supplémentaires aux musées nationaux.
Cela a été annoncé en août, madame Laurendeau, si je ne me trompe pas?
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
It depends on how successful I am in convincing my colleague at Finance that it should be the case, but we're not quite there yet.
Tout dépendra de mon aptitude à convaincre mon collègue des Finances de la nécessité de le faire, mais nous n'y sommes pas encore.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Thank you very much.
Merci beaucoup.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I'm also a big fan of CBC/Radio Canada. I've confessed so publicly before. The CBC was able to redirect some existing funds to help compensate for some of the challenges brought on by COVID-19. We are looking at measures to further help CBC in the coming months.
Je suis moi aussi un grand adepte de CBC/Radio-Canada. Je m'en suis déjà confessé publiquement. Radio-Canada a réussi à réaffecter une partie de son financement afin de compenser les pertes attribuables à la COVID-19. Nous sommes en train d'examiner comment nous pourrions aider davantage la Société au cours des prochains mois.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
As part of the reform of the Broadcasting Act, hopefully, once the bill is approved by the House, cabinet will send the CRTC a directive. We want to ensure that there's an increased level of funding for indigenous productions, francophone productions and other equity-seeking groups. Since there will be a large increase in the amount of money available for cultural productions in Canada, we're confident that this will happen.
Let me give you another example. It's not specifically related to broadcasting, but I'm also responsible for the implementation of the Indigenous Languages Act. When we came into power in 2015, $5 million went to indigenous languages in Canada. That amount is at $40 million right now. It's going to be north of $50 million next year and at least $115 million...so that's 15 times what it was in 2015. Obviously, storytelling is intrinsically linked to language and culture. This is another way we're helping, by encouraging and making sure that indigenous peoples in this country can tell their stories.
Dans le cadre de la réforme de la Loi sur la radiodiffusion, dès que ce projet de loi aura été approuvé par la Chambre, comme je l'espère, le Cabinet enverra une directive au CRTC. Nous souhaitons voir augmenter le financement accordé aux productions autochtones, aux productions francophones et aux autres groupes en quête d'équité. Comme cela fera augmenter considérablement les sommes octroyées aux productions culturelles au Canada, nous sommes persuadés que ce sera le cas.
Permettez-moi de vous donner un autre exemple. Cela ne concerne pas la radiodiffusion, expressément, mais je suis également responsable de la mise en oeuvre de la Loi sur les langues autochtones. Quand nous sommes arrivés au pouvoir, en 2015, cinq millions de dollars étaient accordés aux langues autochtones au Canada. Cette somme est désormais de 40 millions de dollars. Elle s'approchera des 50 millions de dollars l'an prochain, pour atteindre au moins 115 millions de dollars au final, ce qui est 15 fois plus élevé que le financement accordé en 2015. Évidemment, les récits sont intrinsèquement liés à la langue et à la culture. Donc le fait d'aider les peuples autochtones du pays à raconter leurs histoires, leurs récits, est une autre façon de les aider.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Hélène or Jean-Stéphen can correct me, but I believe there's been no increase in the CBC funding. I believe those media reports were inaccurate, unless I'm misunderstanding the question.
Mme Laurendeau ou M. Piché pourront me corriger, mais je crois que le financement de Radio-Canada n'a pas augmenté. Je crois que l'information qui a circulé dans les médias est inexacte, à moins que je ne comprenne mal la question.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
The first thing I need to say is that the CBC is not a government organization; it's a public broadcaster. It's an independent broadcaster, an independent organization, with its own independent board.
As Minister of Heritage, I am not involved in the day-to-day decisions of the CBC. They make their own internal decisions.
La première chose que je dois préciser, c'est que Radio-Canada n'est pas une organisation gouvernementale, c'est un radiodiffuseur public. C'est un radiodiffuseur indépendant, une organisation indépendante, qui a son propre conseil d'administration indépendant.
À titre de ministre du Patrimoine, je ne participe pas aux décisions quotidiennes de Radio-Canada. La Société prend elle-même ses propres décisions internes.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
To be totally honest with you, I've been a bit busy this week with the broadcasting bill. I have heard of the story you're talking about; it's not something I've had a chance to look into in depth.
Pour être totalement honnête avec vous, j'ai été assez occupé cette semaine avec le projet de loi sur la radiodiffusion. J'ai entendu parler de ce que vous racontez, mais je n'ai pas eu la chance d'analyser la question en profondeur.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
One issue that was brought forward to us this summer by the sector is the fact that because of the pandemic they weren't able to get insurance for sets to go back.... Without insurance, they couldn't get funding from banks.
Believe it or not, the government is now in the business of insuring TV production and production sets. Who would have thought that this would be possible? The government provided a $50-million insurance fund for the audiovisual sector so that these productions can start again in Quebec, Ontario, the Prairies and British Columbia. The sector was very happy.
One thing we are looking at is the possibility of extending it. We are having ongoing conversations with the sector to make sure this measure is helpful and will continue to be, as long as it's needed.
Les gens du milieu nous ont dit cet été qu'en raison de la pandémie, ils n'arrivaient pas à obtenir de couverture d'assurance pour reprendre les tournages... Sans assurance, les productions ne peuvent pas obtenir de financement des banques.
Croyez-le ou non, le gouvernement offre désormais de l'assurance aux productions télévisuelles et aux plateaux de tournage. Qui aurait cru cela possible? Le gouvernement a créé un fonds d'assurance de 50 millions de dollars pour le secteur audiovisuel, pour que ces productions puissent reprendre au Québec, en Ontario, dans les Prairies et en Colombie-Britannique. Les gens du milieu étaient très contents.
Nous envisageons maintenant la possibilité d'élargir ce fonds. Nous sommes en pourparlers constants avec les gens du milieu pour nous assurer que cette mesure les aide et qu'elle demeurera en place aussi longtemps que nécessaire.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Well, we've clearly seen how successful Canadians are on the international scene with our TV production. For a number of our shows—Schitt's Creek, Kim's Convenience and, in French, District 31 and Les pêcheurs, which has become the first Quebec TV series to be bought by Netflix—we really punch above our weight.
I agree with you that we can't always put a price on that, but that $50-million insurance that we're providing the audiovisual sector will put 17,000 people back to work, and the economic benefits for Canada are in the billions of dollars. I don't have the exact number, but Jean-Stéphen could probably give you that very quickly.
Et bien, le succès des Canadiens est évident sur la scène internationale, dans le monde télévisuel. Pour bon nombre de nos séries, comme Schitt's Creek, Kim's Convenience et en français, District 31 et Les pêcheurs (qui ont été les premières séries télévisuelles québécoises achetées par Netflix), nous jouons vraiment dans la cour des grands.
Je conviens avec vous qu'il n'est pas toujours possible d'évaluer combien cela vaut, en dollars, mais l'assurance de 50 millions de dollars que nous offrons au secteur audiovisuel permettra de remettre 17 000 personnes au travail, ce qui aura des retombées économiques de plusieurs milliards de dollars pour le Canada. Je n'ai pas le chiffre exact, mais M. Piché pourrait probablement vous le donner très vite.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I think when history books are written about how Canada responded to COVID-19, they will talk about CERB, and they will talk about how, if you look at our G7 partners, Canada has been, if not the most generous country...to support Canadians, not just artists, but certainly artists.... If you put together all of the measures that we've taken, either directly or indirectly, for the arts and culture sector, the effort by the Canadian federal government has been above $4 billion of support for the sector—and counting, because we are announcing new measures.
I was talking earlier about the fact that we supported the ecosystem, but we also wanted to support people, and that's what we did with CERB and with the wage subsidy, to ensure that those who want to stay in the sector can do that and are supported in these difficult times.
Je pense que lorsqu'on relatera, dans les livres d'histoire, la réponse du Canada à la COVID-19, il sera question de la PCU et de la mesure dans laquelle, parmi les partenaires du G7, le Canada a été, sinon le pays le plus généreux... pour aider les Canadiens, pas seulement les artistes, mais certainement les artistes... Si l'on regarde l'ensemble des mesures que nous avons prises, directement ou indirectement, pour soutenir le secteur des arts et de la culture, l'effort du gouvernement fédéral canadien a été supérieur à 4 milliards de dollars — et ce n'est pas terminé, car nous annonçons d'autres mesures.
Je parlais plus tôt du fait que nous avons soutenu l'écosystème, mais nous voulions également soutenir les gens, et c'est ce que nous avons fait avec la PCU et la subvention salariale, pour que ceux qui veulent demeurer dans le secteur puissent le faire et obtiennent de l'aide en ces temps difficiles.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
As the results of our survey indicate quite well, there is some predictability. We told the artists that we would be there for them, and we were. We didn't let them down; we supported them. Compared to the support given to the arts sector and to artists by our G7 partners, Canada may not be number one, but it is certainly among the best.
In the last two months, I have spoken to 4,000 people in the sector. Not a week goes by without someone thanking our government for what it has done to support organizations, of course, but also individuals.
Comme les résultats de notre sondage l'indiquent assez bien, il y a de la prévisibilité. Nous avons dit aux artistes que nous serions là pour eux, et nous l'avons été. Nous ne les avons pas laissés tomber, nous les avons soutenus. Par comparaison avec l'aide donnée au secteur des arts et aux artistes par nos partenaires du G7, le Canada n'est peut-être pas bon premier, mais il est certainement parmi les meilleurs.
Au cours des deux derniers mois, j'ai parlé à 4 000 personnes du secteur. Il ne se passe pas une semaine sans que quelqu'un ne remercie notre gouvernement de ce qu'il a fait pour soutenir les organisations, bien sûr, mais aussi les personnes.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
That's what we have been doing since the beginning of the pandemic. Had it not been for the Canada emergency response benefit, these people, who have not—
C'est ce que nous avons fait depuis le début de la pandémie. N'eût été la Prestation canadienne d'urgence, ces gens, qui n'ont...
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
The CERB will continue until mid-2021. So it is for tomorrow, the day after tomorrow, and the day after that.
La PCU sera maintenue jusqu'au milieu de 2021. Alors c'est pour demain, après-demain et après après-demain.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
The pandemic is forcing us to revisit a number of things.
You probably listened to the Speech from the Throne. We did point out that we may have to review a number of our programs. Our social safety net may not have been as good as we thought it was because we had to put measures in place. However, we have done that and we have not let those people down.
La pandémie nous force à revoir un certain nombre de choses.
Vous avez probablement écouté le discours du Trône. Nous avons effectivement souligné le fait qu'il fallait peut-être revoir un certain nombre de nos programmes. Notre filet social n'était peut-être pas aussi bon que nous le pensions, puisque nous avons dû mettre en place des mesures. Toutefois, nous l'avons fait et nous n'avons pas laissé tomber ces gens.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Not in any great level of detail, but maybe Hélène can.... The NFB did get an injection of money for their move from the old office to the new office, so that temporarily inflated their budget, I think that's part of what you're seeing, but maybe there's something else.
Hélène, can I turn to you, or Jean-Stéphen?
Pas dans le détail, mais peut-être que Mme Laurendeau peut... L'ONF a reçu des fonds pour son déménagement vers le nouvel édifice, ce qui a gonflé temporairement son budget. Je pense que cela explique une partie de ce que vous voyez, mais il y a peut-être autre chose.
Pouvez-vous répondre, madame Laurendeau, ou monsieur Piché?
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
That's a very good question. They would have been eligible for some of the measures we have put forward.
We are looking at different things we could do. There are discussions with them about a potential tournament that could happen in the very near future in Canada, obviously in discussion with PHAC and provincial or regional health authorities to ensure that, if we do find ways to have big tournaments, they would be done very safely from a public health perspective.
In terms of direct support, some of the funding you're referring to from the Quebec government is in part the money that the federal government gave to provinces to support their provincial or regional leagues.
Jean-Stéphen, I can't remember if we did something specific for the Canadian Hockey League.
C'est une très bonne question. Elles auraient été admissibles à certaines des mesures que nous avons proposées.
Nous sommes en train d'examiner différentes mesures que nous pouvons prendre. Des discussions sont en cours avec elles sur la possibilité de tenir un tournoi très bientôt au Canada, évidemment en consultation avec l'ASPC et les autorités régionales et provinciales de la santé pour que, si nous trouvons des moyens d'organiser de grands tournois, ils se déroulent de façon très sécuritaire sur le plan de la santé publique.
En ce qui concerne le soutien direct, une partie des fonds du gouvernement du Québec dont vous parlez correspond en partie à l'argent que le gouvernement fédéral a versé aux provinces pour aider leurs ligues provinciales ou régionales.
Monsieur Piché, je ne me souviens pas si nous avons fait quelque chose de précis pour la Ligue canadienne de hockey.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
We will get back to you, Mr. Waugh.
Nous vous reviendrons là-dessus, monsieur Waugh.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I don't have the definition in front of me, but Jean-Stéphen or Hélène, can you reply?
Je n'ai pas la définition sous la main, mais est-ce que vous pouvez répondre à la question, monsieur Piché, ou madame Laurendeau?
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Mr. Blois, are you specifically referring to emergency funding or normal ongoing funding?
Monsieur Blois, parlez-vous d'un financement d'urgence ou d'un financement permanent normal?
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Of the $500 million emergency funding we provided to the overall heritage sector, $72 million was earmarked for sports and basically split in half. Half went to national organizations, and the other half was distributed through territories and provinces to support provincial, regional, organizations with which normally Canadian Heritage doesn't really have a relationship.
One thing that was very helpful for provinces with smaller populations is that we allocated that money, not based on population, but based on the number of organizations in the province or the territory, so proportionally, Alberta, Saskatchewan, Manitoba and Yukon got a larger share of that roughly $35 million or $36 million than they would have normally had, because what we were trying to do was keep the sports ecosystem, in place, especially in smaller communities.
Sur les 500 millions de dollars en fonds d'urgence que nous avons fournis à l'ensemble du secteur du patrimoine, 72 millions étaient destinés aux sports et ils ont essentiellement été divisés en deux. La moitié est allée à des organisations nationales, et l'autre moitié a été distribuée par les territoires et les provinces pour soutenir les organisations provinciales et régionales avec lesquelles le ministère du Patrimoine canadien n'a pas vraiment de liens normalement.
Une chose qui a été très utile pour les provinces et les territoires moins peuplés, c'est que ces fonds ont été alloués aux provinces et aux territoires en fonction non pas de leur population, mais plutôt du nombre d'organisations qu'ils comptent. Par conséquent, toutes proportions gardées, l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et le Yukon ont obtenu une plus grande part de ces 35 ou 36 millions de dollars environ qu'ils n'en auraient reçu normalement, parce que nous essayions de maintenir l'écosystème des sports en place, surtout dans les petites collectivités.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
Actually, we honoured all of our agreements with perhaps a few exceptions. Basically, when COVID hit, the decision we took was that we would honour agreements we had with organizations, whether the event or what was supposed to be funded happened or not. If you were doing a music tour, a summer festival or a theatre competition, if it was postponed or cancelled, we told the organization to keep the money and use it wisely. There was no way we were going to pull that money, and those organizations needed the funding, so we were very flexible.
We were also very flexible with the emergency funding; it wasn't attached to specific activities. It was really there to try to help organizations, so, if you were already a recipient of Canadian Heritage, Canada Council for the Arts or Telefilm support, you almost automatically got up to a 25% top-up of what you'd previously received from the federal government. The funding structure was a bit different for organizations that do not normally receive funding from the federal government, but that, in a nutshell, is how we did it.
En fait, nous avons respecté tous nos accords, à quelques exceptions près peut-être. Pour l'essentiel, lorsque la pandémie a frappé, nous avons décidé que nous respecterions les accords que nous avions conclus avec les organisations, peu importe que l'événement ou ce qui devait être financé se déroule ou non. Si une tournée musicale, un festival d'été ou un concours de pièces de théâtre étaient prévus et qu'ils ont été reportés ou annulés, nous avons dit aux organisations de garder les fonds et de les utiliser judicieusement. Il n'était pas question de leur retirer cet argent, et ces organisations avaient besoin de ce financement. Nous avons fait preuve d'une grande souplesse.
Nous avons fait preuve d'une grande souplesse également pour le fonds d'urgence; il n'était pas lié à des activités précises. Il était vraiment là pour aider les organisations. Ainsi, si une organisation bénéficiait déjà du soutien de Patrimoine canadien, du Conseil des arts du Canada ou de Téléfilm Canada, elle obtenait presque automatiquement un complément de 25 % par rapport à ce qu'elle avait reçu du gouvernement fédéral auparavant. La structure de financement était un peu différente pour les organisations qui ne reçoivent normalement pas de financement du gouvernement fédéral, mais voilà comment nous avons procédé, en gros.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I can't tell them what to do, but I do talk to them from time to time.
Je ne peux pas leur dire quoi faire, mais je leur parle de temps en temps.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I don't have the answer to that question, and I don't know if Hélène or Jean-Stéphen do. If we don't, we can certainly find that answer and provide it to you.
Je n'ai pas la réponse à cette question, et je ne sais pas si Mme Laurendeau ou M. Piché l'ont. Si ce n'est pas le cas, nous pourrons certainement la trouver et vous la fournir.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
For example, there's the Canada summer jobs program. Summer camps would be eligible for that. That's a clear example, but in terms of Heritage per se, as Hélène was saying, we don't have programs to support summer camps. There may be instances under the youth branch of the department where we could do that, and maybe in another ministry such as tourism perhaps there's something. We would have to look into it.
Par exemple, et c'est évident, des camps seraient admissibles au programme Emplois d'été Canada. mais mon ministère, comme Mme Laurendeau le disait, n'offre pas de programme pour financer les camps d'été. Dans certains cas, il le pourrait par l'entremise de sa Direction de la jeunesse, et peut-être qu'un autre ministère comme celui du tourisme pourrait offrir quelque chose. Nous devrions nous pencher là-dessus.
View Steven Guilbeault Profile
Lib. (QC)
I said about $1 billion.
J'ai dit environ 1 milliard de dollars.
Results: 101 - 200 of 372 | Page: 2 of 4

|<
<
1
2
3
4
>
>|
Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data