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View John Barlow Profile
CPC (AB)
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2019-06-19 15:11 [p.29393]
Mr. Speaker, right now in Cape Breton we are seeing a story as old as time. The Liberals are taking $18 million from taxpayers to fund a private airport at the elite Cabot Links golf resort for their millionaire friends to park their private jets. This Liberal decision is decimating the Allan J. MacEachen Port Hawkesbury Airport and small businesses like Celtic Air Services.
Will the Prime Minister put small businesses ahead of his millionaire Liberal golf buddies and stop any funding for a competing private airport in Inverness?
Monsieur le Président, un scénario bien connu se déroule actuellement au Cap-Breton. En effet, les libéraux utilisent 18 millions de dollars de fonds publics pour financer la construction d'un aéroport privé près du chic club de golf Cabot Links, afin que leurs copains millionnaires puissent y laisser leur jet privé. Cette décision des libéraux fera péricliter l'aéroport Allan J. MacEachen de Port Hawkesbury ainsi que de petites entreprises comme Celtic Air Services.
Le premier ministre choisira-t-il de donner priorité aux petites entreprises plutôt qu'à ses partenaires de golf millionnaires et libéraux? Verra-t-il à ce qu'aucun financement ne serve à bâtir, à Inverness, un aéroport privé qui ferait concurrence à l'aéroport existant?
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, the points that are being made by our Conservative colleagues in the context of this debate are very important. They are that Canadians want to get ahead. Maybe they are getting by, but they are struggling to get ahead.
Under the current government, that struggle is made more difficult by the piling on of new taxes and the clear promise that the direction that the Liberals are taking this country with uncontrolled spending, if it is not controlled in the near future, is going to lead to tax increases. We have to act now to replace this government with a government that will be committed to living within its means and to managed, prudent spending.
We have to act so that we do not go down the path that the Kathleen Wynne Liberals and the Rachel Notley New Democrats took their provinces, which then required a strong correction after the fact. Rather, the alternative is for us to replace the government now with a government that will make sure the wasteful spending stops and will cut taxes and provide tax relief in so many different areas.
I spoke as well about the issues around the media bailout. We have a government here that is giving hundreds of millions of dollars to media organizations. The Liberals say this is in defence of independent media, but in fact they are delivering those funds and setting definitions around who is and who is not media through a board that includes someone who is explicitly partisan and is planning on campaigning for the Liberals in the next election.
We hear from journalist after journalist, from leading commentators in Canadian politics, about how this policy and approach create a threat to the independence of the media. Those who believe in independent media, including those within the media, are strongly opposing this policy. Some of the corporate barons who own media companies are happy about this policy, but individual journalists who are responsible for covering our politics on a daily basis, the voices that Canadians read and trust, are overwhelmingly critical of this policy.
Let us oppose this budget and replace this government with a government that has a new fiscal approach that allows Canadians to get ahead, that cuts our taxes, that genuinely protects the independence of the media and that moves us forward in so many other domains.
Monsieur le Président, les arguments que nos collègues conservateurs avancent dans le cadre de ce débat sont très importants. Ils reflètent le fait que les Canadiens veulent améliorer leur situation. Ces derniers s'en sortent peut-être, mais ils ont de la difficulté à améliorer leur situation.
Sous le gouvernement actuel, ces difficultés s'aggravent sous le poids des nouveaux impôts qui s'accumulent et de la politique de dépenses effrénées des libéraux, qui, si elles ne sont pas enrayées dans un proche avenir, déboucheront inévitablement sur un alourdissement du fardeau fiscal. Nous devons agir maintenant pour remplacer le gouvernement par un gouvernement qui sera résolu à vivre selon ses moyens et à gérer ses dépenses avec prudence.
Nous devons faire en sorte de ne pas nous engager dans la voie que les libéraux de Kathleen Wynne et les néo-démocrates de Rachel Notley ont empruntée dans leur province respective, puisque cela a nécessité par la suite un coup de barre énergique dans l'autre sens. On pourrait aussi remplacer le gouvernement actuel par un gouvernement qui cesse les dépenses inutiles, qui réduit les impôts et qui accorde des allégements fiscaux dans différents secteurs.
J'ai également parlé des problèmes concernant le plan d'aide aux médias. Nous sommes en présence d'un gouvernement qui verse des centaines de millions de dollars à des médias. Les libéraux soutiennent que cet argent sert à défendre l'indépendance des médias. En réalité, ils se servent d'un groupe d'experts, auquel siège un individu clairement partisan qui prévoit faire campagne pour les libéraux lors des prochaines élections, pour déterminer quels organismes sont considérés comme des médias et seront donc admissibles à ces fonds.
De nombreux journalistes, ainsi que de grands commentateurs de la politique canadienne, ont dit qu'une telle politique menace l'indépendance des médias. Les gens qui croient à cette indépendance, y compris les membres des médias, s'opposent farouchement à cette politique. Certains des barons des médias se réjouissent de cette politique. Cependant, les journalistes qui couvrent la scène politique canadienne tous les jours, les personnes que les Canadiens lisent et auxquelles ils font confiance, sont extrêmement critiques à l'égard de la politique.
Opposons-nous à ce budget et remplaçons l'actuel gouvernement par un gouvernement qui adoptera une nouvelle approche financière en vue de permettre aux Canadiens d'améliorer leur sort, qui allégera le fardeau fiscal, qui protégera réellement l'indépendance des médias et qui nous fera progresser dans de nombreux autres domaines.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, surely the member cannot be as unaware of the arguments that people have been making, including in the media, about the reality of the effects of this, at least as unaware as he may have been about the process that Bill C-81 followed in the House.
Eligible media organizations are precisely the hinge point in this issue. It is the government, through this panel, that will determine who should be considered eligible to access this funding and who should not. Yes, we are talking about something that involves a cost to government of $600 million.
Therefore, there is a cost, and it only applies to eligible media organizations. The member knows that who fits into that box and who does not will be decided by a panel that includes Unifor. I did not just make that up. It was not an invention of the opposition. Anybody who reads the papers or consults the independent media about which he speaks will know that the government has created this panel, it does in fact include Unifor and that many of the leading journalistic voices in the country have criticized it.
Monsieur le Président, je ne peux pas concevoir que le député puisse à ce point ignorer la nature des arguments formulés par la population, y compris les médias, au sujet des répercussions de cette mesure. J'imagine que son niveau d'incompréhension est le même que le projet de loi C-81.
Les médias admissibles sont précisément l'élément charnière dans ce problème. C'est le gouvernement, par l'entremise de ce groupe d'experts, qui déterminera l'admissibilité à ce financement. Nous parlons effectivement d'un projet qui coûtera 600 millions de dollars au gouvernement.
Il y a donc bel et bien un coût, et ce financement sera accordé uniquement aux médias admissibles. Le député sait qu'il reviendra à un groupe d'experts comprenant des représentants d'Unifor de déterminer qui est admissible ou non. Je n'invente rien; ce n'est pas une invention de l'opposition. Toute personne qui lit les journaux ou qui consulte les médias indépendants que le député a invoqués sait que ce groupe a été mis sur pied par le gouvernement, qu'Unifor en fait réellement partie et que bon nombre des principaux intervenants du milieu journalistique du Canada l'ont dénoncé.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, I guess we agree that it should be tweaked, but we might disagree about the degree of the tweaking.
The member makes an interesting point about looking at other members of the panel. In the context of our motion, our observation would be that the Unifor case is particularly egregious. Nobody else, in the context of that panel, has publicly tried to define itself as “the resistance” to not only a particular party, but to a particular individual who leads one of those parties. Obviously it is the tone and the rhetoric in explicit support of one party and in explicit opposition to another party.
It would be obviously inappropriate that anybody else in a government-appointed administrative role that was supposed to make these kinds of determinations would show such favouritism, such partisanship.
The member may have other points about other individuals on the panel, but it is quite clear that the case of Jerry Dias is particularly egregious in this context.
Monsieur le Président, nous convenons que l'approche doit être modifiée, mais jusqu'à quel point? Nous pourrions ne pas être d'accord là-dessus.
La députée soulève un point intéressant à propos des autres membres du groupe. Par rapport à notre motion, je dirais que le cas d'Unifor est particulièrement scandaleux. Personne d'autre au sein de ce groupe n'a tenté publiquement de se définir comme « la résistance » contre non seulement un parti précis, mais aussi contre celui qui dirige ce parti. Le ton et le discours employés pour appuyer expressément un parti et s'opposer expressément à un autre sont manifestes.
Si toute autre personne investie d'un rôle administratif par le gouvernement et chargée de faire ce genre de choix faisait preuve d'un tel favoritisme, d'un tel parti pris, ce serait certainement jugé inapproprié.
La députée pourrait avoir d'autres choses à dire sur d'autres membres du groupe, mais il est tout à fait clair que le cas de Jerry Dias est particulièrement scandaleux dans ce contexte.
View Michael McLeod Profile
Lib. (NT)
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2019-06-06 15:08 [p.28706]
Mr. Speaker, we know that northern communities face unique economic and environmental challenges as well as a lack of modern public infrastructure and that this government has plans to address these challenges. Investing in local green infrastructure projects helps grow the economy and improve the quality of life for those living and working in Canada's north.
Can the Minister of Rural Economic Development please update this House on recent investments this government has made to improve water quality for future generations in Canada's north?
Monsieur le Président, nous savons que les collectivités du Nord doivent faire face à des défis particuliers sur les plans économique et environnemental ainsi que composer avec un manque d'infrastructures publiques modernes. Nous savons aussi que le gouvernement a mis en place des plans pour relever ces défis. Investir dans des projets d'infrastructure verte à l'échelle locale favorise la croissance économique et améliore la qualité de vie des personnes qui vivent et qui travaillent dans le Nord canadien.
La ministre du Développement économique rural peut-elle informer la Chambre des investissements que le gouvernement a faits récemment pour améliorer la qualité de l'eau pour les générations futures dans le Nord canadien?
View Deepak Obhrai Profile
CPC (AB)
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2019-06-04 11:57 [p.28476]
Mr. Speaker, I have been here for over 23 years, and I have always spoken to budget bills, whether the Conservatives were in opposition or on the government side. That is because a budget is what defines our economy; a budget is what defines where Canada's economy will move.
My colleagues on this side have highlighted, in very great detail, what is wrong with this budget bill put forward by the Liberal government. Let me start by saying certain things. I have been sitting here and listening to the Liberals when they get up. They like to attack us, calling out Mr. Harper's name all the time. The Liberal members have used Mr. Harper's name more than anybody I have ever heard. Somehow it is in their psyche that the former prime minister should be used to highlight their deficiencies.
Let me just show, using facts, why they are wrong. The international Institute for Management Development puts together a yearly world competitiveness ranking. Within one year, Canada has fallen three spots on the world competitiveness ranking, from 10th in 2018 to 13th this year. We are the lowest of the G7 countries. In 2018-19, the Liberals were in power. We fell from 10th to 13th.
Let me say this. In the same report, previously, from 2007 to 2015, Canada rose from 10th place to fifth place. That was under the Conservative government of former prime minister Harper. Let me repeat that for the Liberals who speak from their points. Under their regime we dropped in the ranking, going from 10th to 13th, the lowest of the G7 countries. During the period when we were in power under former prime minister Harper, which was 2007 to 2015, we rose from 10th place to fifth place. This is something they should take into account every time they talk about it.
When it comes to economic performance, government officials, business efficiency or infrastructure, the institute says we are not in the top five countries in this index. This is terrible management. Business investment in Canada under the Liberal government has fallen by an annualized rate of 10.9%. This is the second time it has fallen by over 10%. What a shame. This is the management record of the Liberal government.
The Liberal government seems totally oblivious to economic conditions. I come from Alberta. We have seen the devastating impact the government has had on my province. In my city of Calgary, the downtown is completely empty. Right now, businesses in the suburban area are suffering from tax hikes, because the downtown, which used to be the core economic sector in Calgary, has half its buildings empty. That is since the Liberals came into power. They had the opportunity to fix that.
The Liberals bought the Trans Mountain pipeline, but even if they started construction on it, what about Bill C-69, and what about Bill C-48, the tanker bill? Those bills are a direct attack on Alberta.
Albertans are now reeling from the disastrous management of the government. When the father of our current Prime Minister was there, that was the first time Alberta was suffering. I was there at that time. The government tried to seize the oil royalties. The finance minister was Marc Lalonde. It was a disastrous result. Since then, the Liberals have never recovered in Alberta. During the election of 2015, the current Prime Minister said that he would do business differently than his father in Alberta. Lo and behold, those sunny days are gone. This is something that, again, he has not fulfilled.
I am talking about Alberta and the energy sector. The energy sector benefits the whole country. It is not only Alberta's sector. It is British Columbia's, Quebec's, Ontario's, the Maritimes', everyone. It is one of our key sectors.
What is very important is that our companies have spent billions of dollars on clean technology. I will give one example. I was on the foreign affairs committee in the opposition. At that time, in the oil fields of Sudan, Talisman, a Canadian company, had a percentage of the operation in Sudan. All these NGOs that are based in western Canada found that it was easy to target a Canadian company, so they went after the Canadian company, accusing it of all kinds of crimes committed against the environment. The ultimate result was that Talisman sold its shares to China and to India. The next day, all the protests were over.
Has oil stopped? No, it has not. Whom will they target? They will target Canadians. Why will they target them? It is an easy way to do it for these environmentalists. All of a sudden, they disappeared. That shows that the targets of these environmentalists are where they are doing it right now.
I want to go on to another issue, which is the media outlets these guys are giving money to. I can tell members why it is going to be a problem. What about the ethnic media? There are a huge number of ethnic media in the country. Are the Liberals going to give money to the ethnic media, or are they only going to give money to the old Canadian media that are sitting here on the national scene? Are they the only ones who are going to benefit? This is a slippery slope. I will accuse them of discrimination if they do not give money to the ethnic media.
On the panel, there sits a guy who is absolutely anti-Conservative. He said the day before yesterday that he has a right to speak freely. Absolutely. We in the Conservative caucus warn their labour union that he is absolutely right that he can speak, but he is not going to sit on an independent panel and decide which media are going to get money. That goes against democracy. That goes against the principles of democracy. It puts all journalists under a cloud. These journalists had better wake up, because they are going to be under a cloud. Can we trust them when they are getting money from the government? Any time anyone else gets money, they oppose that. How can I believe that what these journalists are writing is unbiased? All indications are that the government is using the money it has to buy votes and to buy publicity. It is a slippery road. It is best not to get involved. The whole country has media, so it is easier for the Liberals not to do that.
In my conclusion, let me say clearly that this is an absolute economic disaster by the government.
Monsieur le Président, je siège à la Chambre depuis plus de 23 ans et j'ai toujours pris la parole au sujet des projets de loi d'exécution du budget, peu importe que les conservateurs forment l'opposition ou le gouvernement. C'est parce que notre économie est définie par un budget; l'évolution de l'économie canadienne est définie par un budget.
Mes collègues de ce côté-ci de la Chambre ont souligné, de façon très détaillée, les lacunes du projet de loi d'exécution du budget présenté par le gouvernement libéral. Je tiens d'abord à dire certaines choses. J'ai écouté les libéraux lorsqu'ils ont pris la parole. Ils aiment s'en prendre à nous et dénoncer sans cesse les décisions de M. Harper. Jamais les députés libéraux n'ont autant prononcé le nom d'une personne. Ils ont la profonde conviction que l'ancien premier ministre devrait servir à souligner leurs lacunes.
Cependant, comme le montrent les faits, ils ont tort. Chaque année, l'International Institute for Management Development classe les pays en fonction de leur compétitivité mondiale. En moins d'un an, le Canada a perdu trois places au classement mondial de la compétitivité, passant du 10e rang en 2018 au 13e rang cette année. Nous occupons la plus basse position parmi les pays du G7. En 2018-1919, les libéraux étaient au pouvoir, et nous avons chuté de la 10e à la 13e place.
J'aimerais dire ceci. Selon le même rapport, entre 2007 et 2015, le Canada est passé du 10e au 5e rang. C'était sous le gouvernement conservateur de l'ancien premier ministre Harper. Je vais le répéter à l'intention des libéraux qui répètent leurs messages préparés. Sous leur gouverne, notre position au classement a baissé, passant du 10e au 13e rang, le plus bas des pays du G7. Pendant la période où nous étions au pouvoir, sous l'ancien premier ministre Harper, c'est-à-dire de 2007 à 2015, notre position au classement a grimpé, passant du 10e au 5e rang. Ils devraient en tenir compte lorsqu'ils en parlent.
Par ailleurs, l'institut affirme que nous ne sommes pas parmi les cinq premiers pays sur le plan du rendement économique, du service public, de l'efficience des entreprises ou des infrastructures. La gestion est horrible. Sous le gouvernement libéral, l'investissement commercial est tombé d'un taux annualisé de 10,9 %. C'est la seconde fois qu'il baisse de plus de 10 %. C'est une honte. Voilà le bilan du gouvernement libéral en matière de gestion.
Le gouvernement libéral semble totalement ignorer la situation de l'économie. Je viens de l'Alberta, où nous avons vu l'impact dévastateur du gouvernement. Le centre-ville de Calgary, ma ville d'origine, est totalement vide. Dans les quartiers périphériques, les entreprises pâtissent des augmentations d'impôts, car dans le centre, qui était autrefois le noyau économique de la ville, la moitié des immeubles sont vides. Voilà ce qui se passe depuis que les libéraux sont au pouvoir. Ils avaient la possibilité de régler le problème.
Les libéraux ont acheté le pipeline Trans Mountain, mais même s'ils avaient commencé la construction, qu'en est-il du projet de loi C-69 et du projet de loi C-48, la loi sur le moratoire relatif aux pétroliers? Ces deux projets de loi sont une attaque directe contre l'Alberta.
Les Albertains sont durement touchés par la terrible façon de gérer les choses de ce gouvernement. L'Alberta a vécu un premier coup dur quand le père du premier ministre actuel était au pouvoir. J'étais là à l'époque. Le gouvernement a tenté de s'emparer des redevances pétrolières. Marc Lalonde était ministre des Finances. Le résultat a été désastreux. Les libéraux ne s'en sont jamais remis dans la province. Pendant la campagne électorale de 2015, le premier ministre actuel a dit qu'il ne ferait pas les choses comme son père en Alberta. Aujourd'hui, finis les jours ensoleillés. Quelle surprise! Encore une promesse rompue.
Je parle de l'Alberta et du secteur de l'énergie. Le secteur de l'énergie a des retombées positives pour tout le pays. Il n'est pas limité à l'Alberta. C'est un secteur qui touche la Colombie-Britannique, le Québec, l'Ontario, les Maritimes, tout le monde. C'est un des principaux secteurs de l'économie canadienne.
Il importe de ne pas oublier que les entreprises ont investi des milliards dans les technologies propres. Je vais donner un exemple. J'étais membre du comité des affaires étrangères, dans l'opposition. À l'époque, dans les champs de pétrole du Soudan, Talisman, une société canadienne, avait une part des activités d'exploitation. Les ONG établies dans l'Ouest canadien ont constaté qu'il était facile de s'en prendre à une entreprise canadienne, et elles se sont donc attaquées à cette entreprise, l'accusant de toutes sortes de crimes contre l'environnement. Résultat: Talisman a fini par vendre ses parts à la Chine et à l'Inde. Le lendemain, les manifestations étaient finies.
La production de pétrole a-t-elle cessé? Non. À qui va-t-on s'attaquer? Aux Canadiens. Pourquoi? Parce qu'ils sont une cible facile pour les environnementalistes. Tout à coup, on n'en a plus entendu parler. Cela montre que ces environnementalistes ciblent les activités en cours.
Je souhaite parler d'une autre question, celle des médias auxquels ces gens attribuent des fonds. Je peux dire aux députés pourquoi ce sera un problème. Qu'en est-il des médias ethniques? Il existe un grand nombre de médias ethniques au pays. Les libéraux vont-ils leur attribuer des fonds ou vont-ils seulement en attribuer aux médias traditionnels canadiens qui sont présents sur la scène nationale? Ces derniers seront-ils les seuls à recevoir une aide financière? Les libéraux se sont engagés sur une pente glissante. Je vais les accuser de discrimination s'ils n'attribuent pas de fonds aux médias ethniques.
Le groupe compte un homme qui est absolument anti-conservateur. Avant-hier, il a dit qu'il avait le droit de s'exprimer librement. Il a tout à fait raison. Le caucus conservateur a indiqué au syndicat de cet homme qu'il a tout à fait raison de dire qu'il peut s'exprimer, mais qu'il rêve s'il s'imagine que le groupe responsable de l'attribution des fonds aux médias sera indépendant s'il en fait partie. Ce serait contraire à la démocratie et à ses principes. La présence de cet homme au sein du groupe jettera le discrédit sur l'ensemble des journalistes. Ces derniers ont intérêt à réagir, car ils vont tomber en discrédit. Peut-on leur faire confiance s'ils reçoivent des fonds du gouvernement? Pourtant, ils décrient la situation lorsque d'autres reçoivent des fonds. Comment puis-je croire que ce qu'ils écrivent est impartial? Tout indique que le gouvernement utilise les fonds dont il dispose pour acheter des votes et de la publicité. Il s'agit d'une pente glissante qu'il vaudrait mieux éviter. Les médias sont déjà partout au pays. Les libéraux feraient mieux de ne pas emprunter cette voie.
Pour terminer, il s'agit sans contredit d'un véritable désastre économique pour le gouvernement.
View Randy Boissonnault Profile
Lib. (AB)
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2019-06-04 20:11 [p.28541]
Mr. Speaker, I would like to take a moment, as a first-term parliamentarian, to thank each of the hon. members who shared their remarks with us this evening, at the end of their distinguished parliamentary careers. There were many life lessons in those comments. There were many words of wisdom, a few funny stories and indeed things that I hope to be able to reflect on and learn from with multiple mandates in this chamber. However, as members know, that is up to our residents so I look forward to a vigorous campaign this summer and into the fall.
It is the great honour of my life to serve in this chamber and to represent the residents of Edmonton Centre. Therefore, tonight I would like to share my reflections on Bill C-97 and, more particularly, how this 2019 budget says very clearly that our government, budget 2019 and I are here for Edmonton.
I want to start with those people who paved the way for us. I want to start with the seniors and to acknowledge the tremendous sacrifice that seniors have made to build up our communities, to build up our country and, in my case, to build up the city of Edmonton. I honour and respect the wealth of knowledge that they carry with them and the experience and the skills that they continue to contribute and that we want to see them contributing today.
In budget 2019, we recognize the contribution that seniors have made to Canada and we are returning the favour by investing in them. Budget 2019 would help to support their active participation in society, including through work, and would smooth the transition to retirement for seniors when they choose to leave the workforce. I have seen the very good work that the horizons program for seniors has done to reduce social isolation.
I can see the work that we have done to make sure that seniors are able to retain more of the income they now spend. Seniors asked me at the doors why we were clawing back some of the money that they make when they go to work at the Walmart or their kids' school. They asked why we were taking some of that money and we listened. The Minister of Employment, the Minister of Families, Children and Social Development and the Minister of Seniors were very clear. Now seniors will not pay tax on the first $5,000, it is not going to be clawed back from their GIS and 50% of the next $10,000 will also be exempt. That is $7,500 on the $15,000 that seniors make that will now be in their pockets.
Unfortunately, some seniors are penalized. When they try to keep working, they see significant cuts to their benefits. That is why we listened to seniors and changed the program.
As I mentioned, that is why we are making changes to the GIS allowance benefit. It would begin in the July 2020 to July 2021 benefit year.
Our government respects seniors. Seniors are respected in the budget. We listened to them and we took action.
On innovation and jobs, our government and I are building, together with western Canadians, a strong and competitive west by focusing on business development, innovation and community development. We have pledged to do that by increasing support to Western Economic Diversification Canada with a $100-million increase over three years to increase its programming across western Canada. That means more jobs and more investment in companies. It means more companies will be able to scale up in Edmonton, in Red Deer, in Calgary and across the west.
We have also provided $100 million to the Clean Resource Innovation Network that will help make Alberta's oil and gas even greener and even cleaner.
As members know, when tragedy strikes every second counts, and that makes helicopters an indispensable tool for getting people the care they need quickly and efficiently, which is especially true across such a vast region as western Canada. Since 1985, STARS air ambulance, known as Shock Trauma Air Rescue Service, has provided rapid and specialized emergency helicopter ambulance service to patients who are critically ill or injured in communities across Manitoba, British Columbia and Alberta.
STARS has contributed to saving hundreds of lives and it has helped all of us in some of the worst tragedies: helping after the Pine Lake tornado in July 1999; saving people during the floods of Calgary in 2013; providing transportation away from the fires that swept through Fort McMurray in 2016; and, when the nation's heart sank at the Humboldt crash, helping get those survivors to safety.
Our government recognizes the vital role that STARS plays in delivering access to emergency care for the communities it serves. Our budget will put five new emergency medical helicopters in the air, with a $65-million allocation in budget 2019, making sure that STARS can renew half of its aging fleet and continue its life-saving work.
One of the key aspects of this budget, and even this government, is the hard work we do on behalf of all Canadians, including LGBTQ2 Canadians.
All Canadians deserve our respect, and that includes LGBTQ2 Canadians. That is why I am so delighted to state that in budget 2019 we have included, for the first time in the history of this country, an allocation of $20 million over two years for capacity-building and community-level work for LGBTQ2 service organizations in Canada. This means that community-based organizations that have been shut out and not able to apply to the federal government for anything, ever, will now have that opportunity, starting later this summer and into the new year.
I want to pause and thank the Minister of Finance and member of Parliament for Toronto Centre and his team for this historic investment in budget 2019. It did not have to be there, but it is there. I want to thank the Minister for Women and Gender Equality and MP for Peterborough—Kawartha and her team, because that is the department that will flow the money. I want to thank the LGBTQ2 Secretariat that resides in the Privy Council Office. Without its steadfast work, without its coordination, this would not be possible. I want to thank my own team. To each of them, I want to say that they have made history and they will change and save lives.
Why is the pan-Canadian suicide prevention service, money that we put aside for the national suicide prevention line, so important? It is $25 million over five years.
Earlier today, I was at something called Children First. It was a luncheon and colleagues from the other side of the aisle were also there. We each got paired up with a young person, and I was paired up with 11-year-old Ethan from PETES, an elementary school. We started chatting, in front of a hundred of his colleagues. I asked him what he likes to do. He said he was a video games guy; he likes to play, draw and dance. Then I asked him, “When you talk with your friends, what are some of the big things you want adults to fix?” He looked me straight in the eye and said, “Can you stop bullying? Can you stop people from hurting other people?” I asked if he knew someone who was bullied, and he said he was. It scared him. It ruined his life, and he was quiet for way too long. He became really depressed and had suicidal thoughts. This is an 11-year-old kid who was opening up to me in front of a hundred people at a luncheon today. He asked if we can do something to keep more kids safe.
He wanted to make sure that people would listen. He was not sure that if he told an adult, somebody would listen. The people we will employ on this pan-Canadian suicide prevention hotline will listen to people like Ethan, and that is why budget 2019 is going to make a difference in the lives of so many Canadians.
Turning to another pressing issue in Edmonton Centre, it is important that we do better for, with and by indigenous people, particularly urban indigenous communities. About 60% of indigenous people in Canada live in an urban setting, and Edmonton is home to Canada's second-largest indigenous population. That makes indigenous supports in urban settings a priority for me and for our government. We are investing in safe and culturally relevant community spaces, with $60 million over five years to support capital infrastructure in friendship centres.
With budget 2019, our government is on track to end boil water advisories in Canada by 2021. That affects first nations people whether they are in urban settings or across the country. I attended the Kehewin First Nation sod turning in February. By January 2020, that will be the last boil water advisory for any first nation in Alberta.
With the minute I have left, I want to talk about why an urban riding like mine needs infrastructure. We have the youngest city in the country, with an average age of 34, which is putting me on the other side of the young age now. When a city is that young and dynamic, we need infrastructure, like transit. We have invested almost $1 billion in the transit system that would go through my riding all the way to West Edmonton Mall and to Lewis Estates, so that parents can get home to their kids faster, so that young professionals can get to their activities after work, so that our dynamic economy can continue to grow.
In an urban riding like mine, we need to see commerce increase, and we need people to be able to get home to their families. Our government has listened. Our historic investments in infrastructure will continue, with $16 billion a year over the next nine years. That is improving lives. It is making things better. That is why, with budget 2019, our government and I are here for Edmonton.
Monsieur le Président, en tant que parlementaire élu pour la première fois, j'aimerais prendre un moment pour remercier chacun des députés qui nous ont fait part de leurs observations ce soir, à la fin de leur illustre carrière parlementaire. Leurs propos comprenaient beaucoup de leçons de vie et de sagesse. Quelques histoires drôles se sont faufilées, et ils ont soulevé des points sur lesquels j'espère pouvoir réfléchir et dont j'espère pouvoir tirer des leçons au cours des multiples mandats qui me seront confiés à la Chambre. Toutefois, comme les députés le savent, cela repose entre les mains des résidants de nos circonscriptions, alors je suis prêt à mener une campagne vigoureuse cet été et à l'automne.
Servir à la Chambre et représenter les habitants d'Edmonton-Centre est le plus grand honneur que j'ai reçu de ma vie. Par conséquent, ce soir, j'aimerais partager mes réflexions à propos du projet de loi C-97 et, plus particulièrement, sur la façon dont le budget de 2019 indique très clairement qu'à l'aide du gouvernement et de moi-même, il appuiera les habitants d'Edmonton.
Je veux commencer par aider les aînés, qui nous ont pavé la voie. Je souhaite reconnaître les sacrifices énormes qu'ils ont faits pour bâtir nos collectivités, pour bâtir notre pays et, dans mon cas, pour bâtir la ville d'Edmonton. J'honore et je respecte la richesse des connaissances qu'ils portent en eux ainsi que l'expérience et les compétences qu'ils continuent d'apporter et que nous voulons qu'ils apportent.
Dans le budget de 2019, nous reconnaissons la contribution des aînés au Canada et nous leur retournons la faveur en investissant dans leur bien-être. Le budget de 2019 appuie la participation active des aînés dans la société, y compris par le travail, et il facilitera leur transition vers la retraite lorsqu'ils choisiront de quitter le marché du travail. J'ai constaté l'excellent travail réalisé par le programme Nouveaux Horizons pour les aînés afin de réduire leur isolement social.
Je peux aussi constater le travail que nous avons réalisé pour veiller à ce que les aînés puissent conserver une plus grande partie de leurs revenus. Quand j'ai fait du porte-à-porte, les aînés m'ont demandé pourquoi nous récupérons certains des revenus qu'ils gagnent en travaillant chez Walmart ou à l'école de leurs enfants. Ils nous ont demandé pourquoi nous récupérons une partie de cet argent, et nous les avons écoutés. La ministre de l’Emploi, le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social et la ministre des Aînés ont été très clairs. Dorénavant, les aînés ne paieront pas d'impôt sur les premiers 5 000 $ qu'ils gagnent. Cet argent ne sera pas enlevé du Supplément de revenu garanti, et 50 % des 10 000 $ suivants seront aussi exemptés. Au total, ce sont 7 500 $ sur les 15 000 $ que les aînés gagneront qu'ils pourront garder dans leurs poches.
Malheureusement, certains aînés sont pénalisés. Lorsqu'ils essaient de continuer à travailler, ils sont confrontés à des réductions significatives de leurs indemnités. C'est pour cette raison que nous avons écouté les aînés et modifié le programme.
Comme je l'ai mentionné, c'est pour cette raison que nous apportons des changements aux prestations du Supplément du revenu garanti. Ces changements s'échelonneront de juillet 2020 à juillet 2021.
Cela signifie que notre gouvernement respecte les aînés. Ils sont respectés dans ce budget. Nous les avons écoutés et nous avons agi.
En ce qui a trait à l'innovation et à l'emploi, le gouvernement et moi bâtissons, de concert avec les Canadiens de l'Ouest, un Ouest canadien fort et concurrentiel en mettant l'accent sur le développement commercial et communautaire et sur l'innovation. Nous nous y sommes engagés en augmentant le budget du ministère de la Diversification de l'économie de l'Ouest de 100 millions de dollars sur trois ans pour qu'il offre davantage de programmes partout dans l'Ouest du Canada. Cela se traduira par davantage d'emplois et d'investissements dans les entreprises. Ainsi, plus d'entreprises pourront prendre de l'expansion à Edmonton, à Red Deer, à Calgary et partout dans l'Ouest.
Nous avons aussi accordé 100 millions de dollars au réseau d'innovation pour les ressources propres, qui contribuera à rendre le pétrole et le gaz de l'Alberta encore plus verts et plus propres.
Comme les députés le savent, lors d'une tragédie, chaque seconde compte. C'est pourquoi les hélicoptères sont un outil indispensable pour apporter rapidement et efficacement aux gens les soins dont ils ont besoin, ce qui est particulièrement vrai dans une région aussi vaste que l'Ouest canadien. Depuis 1985, le Shock Trauma Air Rescue Service, ou STARS, offre des services ambulanciers d'urgence par hélicoptère rapides et spécialisés aux patients qui sont gravement malades ou blessés dans les collectivités du Manitoba, de la Colombie-Britannique et de l'Alberta.
STARS a contribué à sauver la vie de centaines de personnes et il nous est tous venu en aide lors des pires tragédies: il a fourni son aide après la tornade survenue au lac Pine en juillet 1999; il a sauvé des gens lors des inondations qui ont eu lieu à Calgary en 2013; il a transporté des gens loin des incendies de forêt qui ont ravagé Fort McMurray en 2016; et, lorsque le Canada était en larmes à cause de l'accident des Broncos de Humboldt, il a emmené les survivants en sûreté.
Le gouvernement reconnaît le rôle vital joué par STARS pour assurer l'accès à des soins d'urgence aux collectivités qu'il dessert. Le budget de 2019 allouera 65 millions de dollars à STARS pour lui permettre de faire voler cinq nouveaux hélicoptères médicaux. Ainsi, l'organisme renouvellera la moitié de sa flotte vieillissante et il continuera son travail, qui sauve des vies.
L'un des éléments clés de ce budget, et même de ce gouvernement, est que nous travaillons fort pour tous les Canadiens. Cela inclut les Canadiens LGBTQ2.
Tous les Canadiens méritent notre respect, y compris les Canadiens LGBTQ2. Voilà pourquoi je suis ravi de pouvoir déclarer que le budget de 2019 prévoit un montant de 20 millions de dollars sur deux ans pour le renforcement des capacités et les travaux de niveau communautaire des organismes de service pour les Canadiens LGBTQ2. Cela signifie que les organismes communautaires qui, par le passé, se sont fait mettre à l'écart et ont été incapables de demander quoi que ce soit au gouvernement fédéral auront désormais la possibilité de le faire dès la fin de l'été et dans la nouvelle année.
Je veux prendre un moment pour remercier le ministre des Finances et député de Toronto-Centre ainsi que son équipe pour avoir consenti cet investissement historique dans le budget de 2019. On n'avait pas à le faire, mais on l'a fait. Je remercie la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et députée de Peterborough—Kawartha ainsi que son équipe, car c'est son ministère qui distribuera les fonds. Je remercie le Secrétariat LGBTQ2, qui fait partie du Bureau du Conseil privé. Cela aurait été impossible sans ses efforts constants et son organisation. Je remercie les membres de ma propre équipe. Je veux que chacun d'entre eux sache qu'il a marqué l'histoire et qu'il a changé et sauvé des vies.
Pourquoi le Service canadien de prévention du suicide est-il si important? Nous consacrerons 25 millions de dollars sur cinq ans à la création d'un service national de soutien en situation de crise.
Plus tôt aujourd'hui, j'ai assisté à un dîner-causerie organisé par l'organisme Children First. Certains de mes collègues d'en face y étaient eux aussi. Nous étions tous jumelés à un jeune — dans mon cas, j'ai été jumelé avec Ethan, qui est âgé de 11 ans et qui fréquente l'école primaire Pierre-Elliott-Trudeau. Nous avons commencé à discuter devant une centaine de ses pairs. Je lui ai demandé ce qu'il aime faire. Il a répondu qu'il aime beaucoup les jeux vidéo, les jeux en général, le dessin et la danse. Je lui ai ensuite demandé ceci: « Quand vous discutez, tes amis et toi, y a-t-il des problèmes graves que vous aimeriez que les adultes règlent? » Il m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit: « Pouvez-vous arrêter l'intimidation? Pouvez-vous empêcher les gens de faire du mal aux autres? » Je lui ai demandé s'il connaissait quelqu'un qui se fait intimider, et il m'a répondu: « Oui, moi. » Il était terrorisé. L'intimidation a bouleversé sa vie, et trop longtemps il s'est emmuré dans le silence. Il a même fait une dépression qui l'a amené à avoir des pensées suicidaires. On parle ici d'un jeune de 11 ans. Il s'est ouvert à moi pendant un dîner-causerie auquel assistaient une centaine de personnes. Il m'a demandé de faire quelque chose pour que les enfants se sentent davantage en sécurité.
Il voulait être sûr de se faire entendre. Il doutait que le simple fait d'en parler à un adulte ait cet effet. Les gens qui seront embauchés pour offrir ce service pancanadien de prévention du suicide seront à l'écoute des personnes comme Ethan, et c'est pourquoi le budget de 2019 améliorera la vie d'un grand nombre de Canadiens.
Passons à un autre problème pressant d'Edmonton-Centre. Il est crucial que nous fassions mieux pour les peuples autochtones et que nous collaborions davantage avec eux. C'est particulièrement le cas pour les collectivités autochtones urbaines. Environ 60 % des Autochtones au Canada vivent en milieu urbain. La deuxième plus grande population autochtone du pays se trouve à Edmonton. Par conséquent, le soutien des Autochtones en milieu urbain est une priorité pour moi et pour le gouvernement. Nous investissons dans les espaces communautaires, sécuritaires et pertinents sur le plan culturel en versant 60 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer les investissements en capital dans l'infrastructure des centres d'amitié.
Grâce au budget de 2019, le gouvernement est sur la bonne voie pour éliminer les avis d'ébullition d'eau au Canada d'ici 2021. Cet enjeu touche les Autochtones qui se trouvent en milieu urbain ou ailleurs au pays. J'ai assisté à la première pelletée de terre en vue de la construction d'un système de traitement de l'eau pour la nation crie de Kehewin en février. D'ici janvier 2020, ce sera le dernier avis d'ébullition visant toute communauté des Premières Nations en Alberta.
Au cours de la minute qu'il me reste, je voudrais parler des raisons pour lesquelles une circonscription urbaine comme la mienne a des besoins en infrastructures. De toutes les villes du pays, c'est la nôtre qui a la population la plus jeune. L'âge moyen chez nous est de 34 ans, ce qui fait que je suis au-dessus de la moyenne maintenant. Une ville jeune et dynamique a besoin d'infrastructures comme le transport en commun. Nous avons fourni un financement de presque 1 milliard de dollars pour que le réseau de transport en commun traverse ma circonscription et se rende jusqu'au West Edmonton Mall et dans le secteur de Lewis Estates. Les parents pourront ainsi rentrer à la maison et retrouver leurs enfants plus rapidement. Les jeunes professionnels pourront se rendre à leurs activités après le travail. La croissance de notre économie dynamique pourra se poursuivre.
Dans une circonscription urbaine comme la mienne, le commerce doit être florissant, et les gens doivent pouvoir rentrer au foyer, auprès de leur famille. Le gouvernement a écouté les gens. Nous continuerons de consacrer aux infrastructures des montants historiques qui totaliseront 16 milliards de dollars par année au cours des neuf prochaines années, ce qui améliore la qualité de vie des gens. Leur situation est alors meilleure. Voilà pourquoi, avec le budget de 2019, le gouvernement et moi sommes là pour servir les gens d'Edmonton.
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Lib. (AB)
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2019-06-03 12:50 [p.28392]
Madam Speaker, the opportunity to provide insight on how the government values a healthy democracy through a free and independent press is why I am here today. Voices must be heard in a democracy: diverse, dissenting and dynamic voices. Those of us who have a seat in this place must speak up for the voiceless, even when said voice sounds like it could use a little TLC.
No one will dispute that a healthy democracy requires a solid, independent news media industry, and we all agree that with today's technology Canadians now consume information differently and through various media forms. Many readers are changing their consumption habits and getting information online.
If we look at the 2018 Edelman Trust Barometer, 65% of Canadians worry about false information or fake news being used as a weapon. These are the new realities we face here in the House and as a government, and the advent of fake news has prompted our government to act to ensure that our democracy remains well served by informed and reliable journalism.
The support measures we developed ensure that Canada will continue to have an active, professional, reliable and independent press, and that, through responsible journalism, Canadians remain informed of the events that shape our country. As stated by the hon. Minister of Finance, “Whether it's holding governments to account or getting involved in a local cause, Canadians rely on the journalism industry to shine a light on what's important—and these measures will help the industry continue to do exactly that.”
Without these independent journalists, it is much easier for the opposition to peddle fake news stories, such as the ongoing attack ads using public funds, paid for by Doug Ford's government. That is why the Conservatives are vehemently disparaging journalists. However, unlike the Conservatives, our government is not afraid to be held to account by Canadians.
There was one scrum after budget 2019 where someone asked whether this fund would just make sure that the media says what the Liberals want it to say. The Minister of Finance was there, and I think his quip was “I would really like the media to say exactly what I want it to say, but that is not how an independent press works.” That is at the core of what we are doing here.
To this end, we announced a series of measures that, together, would provide support to the Canadian news system, which is crucial to our democracy. Two fundamental principles have guided us in developing these support measures. First, we choose to support the news in a way that is independent, because of all the principles that enshrine our democracy. In short, we fundamentally believe that journalists should not be afraid of their funding being cut simply because they disagree with us. Second, it must be based on the creation of original content.
The first of these measures was introduced in budget 2018, where the government emphasized its support of local news in communities presently underserved by Canadian news media organizations. In an era when fake news is ubiquitous, all Canadians deserve to have access to reliable information.
Let us take the issue of fake news head on. The Conservatives have been trying to sell a narrative recently that is completely false, related to recent government announcements. I want to take the time that I have to address these issues head on.
It is a fact that, on May 22, 2019, the Minister of Canadian Heritage and Multiculturalism announced the launch of the local journalism initiative. This initiative, which allocates a total of $50 million over five years, supports the creation of original civic journalism that covers the diverse needs of underserved communities across Canada.
It is a fact that, to protect the independence of the press, seven not-for-profit organizations representing different segments of the news industry will administer the initiative. These organizations will hire additional journalists or undertake projects to give their news greater visibility in underserved communities, thus addressing the need for local civic journalism in underserved communities. The content produced through this initiative will be made available to media organizations through a Creative Commons licence so that Canadians can be better informed regardless of the platform on which they consume their news.
Other support measures were announced in budget 2019, and the government proposed three new initiatives to support Canadian journalism: allowing not-for-profit news organizations to receive charitable donations and issue official donation receipts; creating a new, refundable labour tax credit for qualifying news organizations; and creating a temporary, non-refundable tax credit for subscriptions to Canadian digital news media.
It is a fact that an independent panel of experts will make recommendations on the eligibility criteria for the tax measures so that they are efficient, transparent and fair.
Eight associations representing Canadian journalists were invited to submit the name of a candidate to take part in the work of the independent panel of experts. Unfortunately, the Conservatives have taken issue with one of these associations and have been sharing false information that these associations will somehow be deciding who will receive funding. Fortunately, our government does not believe in such a draconian way of either sharing information or organizing a system meant to protect the independence of the media.
It is a fact that these associations were chosen because they represented the majority of Canadian news media publishers and journalists. the independent panel of experts will be able to consider the views of third parties, including industry stakeholders.
We know for a fact that these key measures will provide Canadians with more access to informed and reliable journalism.
The fact that the Conservatives are threatened by an independent panel of news media publishers and journalists is indicative of the kind of government they had under Mr. Harper and what kind of government they could be. It is the same kind of fear they had with scientists. It is the same kind they had with people of any sort of difference who might actually hold their feet to the fire. Our feet can be held to the fire and because of that, better is always possible.
Over the past week, there has been intense Conservative opposition to the appointment of Unifor to the local journalism panel. Unifor is an independent union that represents 12,000 media workers across the country. It will bring much-needed expertise to the panel on the integrity of news media, freedom of information and workers' rights.
Our government is committed to raising and improving labour standards and working conditions for all journalists across the country, while promoting free press.
We recognizes and value the importance of the independent press to a healthy democracy, and the addition of Unifor to the panel only strengthens that principle.
Let us make no mistake in assuming there is an easy fix after the deep cuts to media experienced under the Harper government, CBC alone, $150 million in cuts. The leader of the official opposition is already on record as saying hundreds of millions of dollars of cuts will come to the CBC should the Conservatives form government.
The Harper government also allocated extensive resources to monitor independent media outlets. Monitoring them is contradictory to the very independence of those media outlets. The previous government was obsessed with message control and engaged in widespread media monitoring. In contrast, our government has built an open relationship with the press.
The Canadian news media ecosystem is under tremendous pressure and that is why we take this issue seriously.
Let us look at the change of the media ecosystem since 2019.
Twenty per cent of daily and community newspapers have ceased their operations. This means that a total of 276 Canadian communities rely on alternative sources of information to obtain the news that is of concern to them. Also, we are not considering the many Canadian news media organizations that had to downsize and adapt their operations to remain in operation due to the drastic cuts of funding that has caused nearly irreversible damage.
In my time as a member of this place, the way the Edmonton media has covered stories has changed dramatically. I used to give an interview to the Edmonton Sun and an interview to the Edmonton Journal. Then about midway through their mandate, they said that I would just have to do one interview now. When I asked them why, they said that they have been consolidated. The Edmonton Sun and the Edmonton Journal are in the same offices now. Therefore, I just give quotes to one person and then the reporters take the different quotes they want to shape the story they want. That is the shape of things to come in the country, so it is time we acted.
Our government recognizes the vital and indispensable role that journalism plays in our country. That is why we will continue to protect the independence of journalists and why we are prepared to make the necessary investments and to take action to ensure Canadians continue to have access to informed and reliable news coverage that is necessary to ensure a democracy.
There used to be over 10,000 jobs in journalism, but most of them have been lost since 2007. Close to 250 daily newspapers have been affected. Some of them have had to close their doors and others have had to reduce the number of journalists that work for them. The government needs to act in this kind of situation and that is what we did.
That is exactly why we are taking these steps now.
Madame la Présidente, si je prends la parole aujourd'hui, c'est pour parler de l'importance que le gouvernement attache à la santé de la démocratie, qui ne saurait exister sans une presse libre et indépendante. Les gens doivent pouvoir faire entendre leurs voix dans une démocratie: des voix diversifiées, dissidentes et dynamiques. Ceux d’entre nous qui ont un siège à la Chambre doivent parler au nom des personnes qui n'ont pas de tribune, même lorsqu'elles ont un ton peu engageant.
Personne ne doute qu’une saine démocratie exige une industrie des médias d’information solide et indépendante, et nous convenons tous qu’avec les technologies d’aujourd’hui, les Canadiens accèdent à l’information différemment et sous diverses formes. De nombreux lecteurs changent leurs habitudes et obtiennent leur information en ligne.
Selon le Baromètre de la confiance Edelman de 2018, 65 % des Canadiens s’inquiètent que de la fausse information ou de fausses nouvelles soient utilisées comme arme. Ce sont les nouvelles réalités auxquelles nous devons faire face à la Chambre et au sein du gouvernement. L’avènement des fausses nouvelles a incité le gouvernement à agir pour que la démocratie demeure bien servie par un journalisme éclairé et fiable.
Les mesures de soutien que nous avons élaborées font en sorte que la presse au Canada demeurera active, professionnelle, fiable et indépendante et que, grâce à un journalisme responsable, les Canadiens seront toujours au courant des événements qui façonnent notre pays. Comme l’a déclaré le ministre des Finances: « Qu’il s’agisse de demander des comptes aux gouvernements ou de s’impliquer dans une cause locale, les Canadiens comptent sur l’industrie du journalisme pour faire la lumière sur ce qui est important — et ces mesures aideront l’industrie à continuer de le faire. »
Sans ces journalistes indépendants, il est beaucoup plus facile pour l’opposition de faire passer de fausses nouvelles, comme les publicités négatives actuellement payées à l’aide de fonds publics par le gouvernement de Doug Ford. Voilà pourquoi les conservateurs dénigrent avec véhémence les journalistes. Cependant, contrairement aux conservateurs, notre gouvernement n’a pas peur de rendre des comptes aux Canadiens.
Après le budget de 2019, il y a eu un point de presse au cours duquel quelqu’un a demandé si ce fonds allait simplement faire en sorte que les médias disent ce que les libéraux veulent qu’ils disent. Le ministre des Finances y était, et je crois qu’il a répondu qu’il aimerait bien que les médias disent exactement ce qu’il veut, mais que ce n’est pas ainsi qu’une presse indépendante fonctionne. C’est au cœur de notre démarche ici.
À cette fin, nous avons annoncé une série de mesures qui, ensemble, viendraient appuyer le système canadien d’information, un pilier de notre démocratie. Deux principes fondamentaux nous ont guidés dans l’élaboration de ces mesures de soutien. Premièrement, nous choisissons d’appuyer les nouvelles d’une manière indépendante, en raison de tous les principes que proclame notre démocratie. Bref, nous croyons fondamentalement que les journalistes ne devraient pas craindre de voir le financement qui leur est accordé fondre simplement parce qu’ils ne sont pas d’accord avec nous. Deuxièmement, il faut valoriser la création de contenus originaux.
La première de ces mesures a été présentée dans le budget de 2018; le gouvernement insistait sur le fait qu’il appuyait les nouvelles locales dans les communautés actuellement mal desservies par les médias d’information canadiens. À une époque où les fausses nouvelles sont monnaie courante, tous les Canadiens méritent d’avoir accès à des renseignements fiables.
Prenons de front la question des fausses nouvelles. Récemment, les conservateurs ont essayé de faire croire une histoire complètement fausse portant sur les récentes annonces du gouvernement. Je veux prendre le temps qu’il me reste pour aborder ces questions de front.
C’est un fait que le 22 mai 2019, le ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme a annoncé le lancement de l’Initiative de journalisme local, qui prévoit un financement total de 50 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir la création d’un journalisme civique original qui répond aux besoins diversifiés des communautés mal desservies du Canada.
C’est aussi un fait que, pour protéger l’indépendance de la presse, sept organismes sans but lucratif représentant différents segments de l’industrie de l’information administreront l’initiative. Ces organismes embaucheront d’autres journalistes ou entreprendront des projets pour donner plus de visibilité à leurs nouvelles dans les communautés mal desservies, répondant ainsi au besoin de journalisme civique local dans ces communautés. Le contenu produit dans le cadre de cette initiative sera mis à la disposition des médias au moyen de la licence Creative Commons afin que les Canadiens soient mieux informés, peu importe la plateforme sur laquelle ils consomment leurs nouvelles.
D’autres mesures de soutien ont été annoncées dans le budget de 2019, et le gouvernement a proposé trois nouvelles initiatives pour appuyer le journalisme canadien, soit permettre aux organisations médiatiques sans but lucratif de recevoir des dons de bienfaisance et d’émettre des reçus officiels de dons, établir un nouveau crédit d’impôt remboursable pour la main-d’œuvre à l’intention des organisations médiatiques admissibles et créer un crédit d’impôt temporaire non remboursable pour les abonnements aux médias numériques canadiens.
C’est un fait qu’un groupe d’experts indépendants formulera des recommandations sur les critères d’admissibilité aux mesures fiscales afin qu’elles soient efficaces, transparentes et équitables.
Huit associations représentant des journalistes canadiens ont été invitées à soumettre le nom d’un candidat pour participer aux travaux du groupe d’experts indépendants. Malheureusement, les conservateurs se sont opposés à l’une de ces associations et ont communiqué de faux renseignements selon lesquels ces associations décideront d’une façon ou d’une autre qui recevra du financement. Heureusement, notre gouvernement ne croit pas à une façon aussi draconienne de partager l’information ou d’organiser un système destiné à protéger l’indépendance des médias.
En fait, ces associations ont été choisies parce qu’elles représentent la majorité des éditeurs de médias d’information et des journalistes canadiens. Le groupe d’experts indépendant sera en mesure d’examiner les points de vue de tierces parties, y compris les intervenants de l’industrie.
Nous savons pertinemment que les Canadiens auront un meilleur accès à un journalisme informé et fiable grâce à ces mesures clés.
Le fait que les conservateurs soient menacés par un groupe indépendant d’éditeurs de médias d’information et de journalistes est révélateur du genre de gouvernement qu’ils avaient sous M. Harper et du genre de gouvernement qu’ils pourraient être. C’est le même genre de crainte qu’ils avaient à l’égard des scientifiques et des personnes qui pensaient différemment et qui pouvaient leur demander des comptes. Les gens peuvent nous demander des comptes et c’est pour cette raison qu’il nous est toujours possible de mieux faire.
Au cours de la dernière semaine, les conservateurs se sont vivement opposés à la nomination d’Unifor au groupe d’experts sur le journalisme local. Unifor est un syndicat indépendant qui représente 12 000 travailleurs des médias partout au pays. Il apportera à ce groupe une expertise indispensable sur l’intégrité des médias, la liberté d’information et les droits des travailleurs.
Le gouvernement est déterminé à améliorer les normes et les conditions de travail pour tous les journalistes du pays, tout en faisant la promotion de la liberté de presse.
Nous reconnaissons et apprécions l’importance de la presse indépendante pour une démocratie saine, et l’ajout d’Unifor au groupe d’experts ne fait que renforcer ce principe.
Ne nous trompons pas en présumant qu’il y a une solution facile à la suite des importantes compressions imposées aux médias par le gouvernement Harper — on parle de coupures de 150 millions de dollars dans le seul cas de CBC/Radio-Canada. Le chef de l’opposition officielle a déjà déclaré que des centaines de millions de dollars de compressions seront imposées à CBC/Radio-Canada si les conservateurs forment le gouvernement.
Le gouvernement Harper a également affecté des ressources considérables à la surveillance des médias indépendants. Cette surveillance va à l’encontre de l’indépendance même de ces médias. Le gouvernement précédent était obsédé par le contrôle du message et il s’est livré à une vaste surveillance des médias. En revanche, notre gouvernement a établi une relation ouverte avec la presse.
Au Canada, l’écosystème des médias d’information subit d’énormes pressions, et c’est pourquoi nous prenons cette question au sérieux.
Examinons le changement de l’écosystème médiatique depuis 2019.
Vingt pour cent des quotidiens et des journaux communautaires ont cessé leurs activités. Cela signifie qu’au total, 276 collectivités canadiennes utilisent d’autres sources d’information pour suivre l'actualité qui les intéresse. De plus, nous ne tenons pas compte des nombreuses organisations médiatiques canadiennes qui ont dû réduire leurs effectifs et adapter leurs activités pour demeurer en activité en raison des compressions draconiennes de leur financement qui ont causé des dommages presque irréversibles.
Depuis que je suis député, la façon dont les médias d’Edmonton effectuent leurs reportages a changé radicalement. J’avais l’habitude de donner une entrevue au Edmonton Sun et une autre au Edmonton Journal. Puis, environ à mi-mandat, on m’a dit que je n’aurais désormais qu’une seule entrevue à faire. Lorsque je leur ai demandé pourquoi, ils m’ont répondu qu’ils avaient fusionné. Les publications Edmonton Sun et Edmonton Journal occupent maintenant les mêmes bureaux. En conséquence, je ne donne des citations qu’à une personne, puis les journalistes prennent les différentes citations dont ils ont besoin pour façonner l'article qu'ils veulent écrire. Voilà où en sont les choses au pays, il est donc temps que nous agissions.
Le gouvernement reconnaît le rôle vital et indispensable que joue le journalisme dans notre pays. C’est pourquoi nous continuerons de protéger l’indépendance des journalistes, et c’est pourquoi nous sommes prêts à faire les investissements nécessaires et à prendre des mesures pour veiller à ce que les Canadiens continuent d’avoir accès à une couverture médiatique éclairée et fiable qui est nécessaire pour assurer le maintien d’une démocratie.
Le domaine journalistique comptait plus de 10 000 postes, mais la plupart ont disparu depuis 2007. Près de 250 quotidiens sont touchés: certains ont dû fermer leurs portes et d'autres ont dû réduire le nombre de leurs journalistes. Dans une telle situation, le gouvernement doit agir, et c'est ce que nous avons fait.
C’est précisément pourquoi nous prenons ces mesures maintenant.
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CPC (AB)
Madam Speaker, all of us in the House agree on the principle that the independence of our press is important. The difference I suppose is that on this side of the House we believe the best way to defend the independence of the press is for it to operate independent of government and not have a government-appointed committee that includes the most vocal of Liberal partisans determining who is a journalist and who is eligible for this funding.
It is quite Orwellian for the member to say that the best way we defend the independence of the press is to have somebody who is vocally campaigning for the re-election of his government responsible for deciding which members of the press get the money and which ones do not. Journalists realize that this makes it harder for them to demonstrate their credibility to their readers.
Will the member take a step back from this kind of Orwellian language and realize that independence requires real independence, not government control or control by a government committee?
Madame la Présidente, tous les députés reconnaissent l’importance de l’indépendance de la presse. La différence, je suppose, c’est que de ce côté-ci de la Chambre, nous croyons que la meilleure façon de défendre l’indépendance de la presse, c’est d’assurer son indépendance par rapport au gouvernement et de veiller à ce que ce ne soit pas un comité dont les membres sont nommés par le gouvernement et comptent parmi les plus farouches défenseurs des libéraux qui détermine qui est un journaliste ou non et qui est admissible au financement ou non.
Il est assez orwellien de la part du député d’affirmer que la meilleure façon de défendre l’indépendance de la presse, c’est de confier à quelqu’un qui fait campagne pour la réélection de son gouvernement la responsabilité de décider quels journalistes recevront un financement et lesquels ne l’obtiendront pas. Les journalistes se rendent compte qu’il leur est ainsi plus difficile de démontrer leur crédibilité à leur lectorat.
Le député prendra-t-il du recul par rapport à ce genre d’affirmation orwellienne et se rendra-t-il compte que le contrôle exercé par un comité gouvernemental ne donne qu’une indépendance de façade?
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Lib. (AB)
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2019-06-03 13:00 [p.28393]
Madam Speaker, the hon. member's comments are double-plus bad. In the case of his messaging today, he is making a tempest out of a teapot.
Let us look at the billions of dollars existing in the media industry. Revenues have gone down from $5.5 billion in 2008 to $3.2 billion in 2016, and the member on the other side is worried about a $50 million fund that somehow will revolutionize the balance in the media.
He talked about this somehow favouring Liberal candidates in the next election. Right up to the last election, 74% of all Canadian dailies called for the Harper government to be re-elected, three times more than how it was polling. More than 50% of the population was interested in supporting it. That kind of imbalance is exactly what the member is accusing us of doing, and the Conservatives lived it. We are here to ensure that the independence of journalists is taken seriously.
Madame la Présidente, le député tient des propos doublement négatifs. Son message d’aujourd’hui soulève une tempête dans un verre d’eau.
Voyons donc les milliards de dollars qui existent dans le secteur des médias. Les recettes, qui étaient de 5,5 milliards de dollars en 2008, n'étaient plus que de 3,2 milliards de dollars en 2016, et le député d’en face s’inquiète d’un fonds de 50 millions de dollars qui révolutionnera l’équilibre dans les médias d'une façon quelconque.
Selon lui, cela favorisera les candidats libéraux aux prochaines élections. Jusqu’aux dernières élections, 74 % des quotidiens canadiens prêchaient la réélection du gouvernement Harper; c’est trois fois plus que ce qu'annonçaient les sondages. Plus de 50 % de la population envisageait de l’appuyer. Ce déséquilibre, c'est exactement ce que le député nous accuse de rechercher, et les conservateurs l’ont vécu. Nous sommes là pour veiller à ce que l’indépendance des journalistes soit prise au sérieux.
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NDP (SK)
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2019-06-03 13:01 [p.28394]
Madam Speaker, I think we all agree there is a crisis here. What the government is sharing with us as a solution really misses the mark and is just a stopgap.
In Saskatoon, the Saskatoon Express, another local paper, just went under. I want to wish Cam Hutchinson and his staff well. It is a difficult time. It went under because there was no more advertising revenue.
What the government is proposing may help. However, the fact is that the tax system is unfair and large multinationals are making tax-free income from revenue from advertisers and small papers cannot make a go of it.
Would the hon. colleague not acknowledge that what the Liberals are offering today is just not enough and that it will not solve the problem of the loss of independent media in the country?
Madame la Présidente, je pense que nous sommes tous d’accord pour dire qu’il y a crise. La solution que le gouvernement nous propose passe vraiment à côté de la cible; ce n’est qu’un remède provisoire.
À Saskatoon, un autre journal local, le Saskatoon Express, vient de faire faillite. Je tiens à souhaiter bonne chance à Cam Hutchinson et à son personnel. C’est une période difficile. Le journal a fait faillite parce qu’il n’y avait plus de recettes publicitaires.
La proposition du gouvernement pourrait être utile, mais il n'en reste pas moins que le régime fiscal est injuste et que les multinationales tirent un revenu libre d’impôt des recettes des annonceurs, qui ne sont pas à la portée des petits journaux.
Le député ne reconnaît-il pas que la proposition actuelle des libéraux n’est tout simplement pas suffisante et qu’elle ne réglera pas le problème de la disparition des médias indépendants au pays?
View Randy Boissonnault Profile
Lib. (AB)
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2019-06-03 13:03 [p.28394]
Madam Speaker, I appreciate the passion of the hon. colleague on this issue. I, too, and colleagues on this side, lament any time a daily or weekly goes under because of lack of revenues. One of the things we have learned and have heard loudly through committee work and through studies across the country us is that ad revenue that used to go to these dailies and weeklies for a dollar apiece now goes to online providers for pennies on the dollar. One cannot sustain a business model that does this.
Therefore, I agree there is more we can do. This is a start. These actions will make a difference. They will help to ensure that independent journalists can protect that independence and ensure Canadians can access media content that has a significant editorial component to it.
Madame la Présidente, j’apprécie la fougue qui anime la députée dans ce dossier. Mes collègues, de ce côté-ci, et moi sommes troublés chaque fois qu’un quotidien ou un hebdomadaire disparaît par manque de recettes. Une chose que nous avons apprise et qui a été exprimée haut et fort dans le cadre des travaux du comité et des études menées d’un bout à l’autre du pays, c’est que les publicités que ces quotidiens et ces hebdomadaires vendaient naguère 1 dollar l'unité vont maintenant aux fournisseurs en ligne pour à peine quelques cents. Ce modèle d’affaires n’est pas viable.
Par conséquent, je conviens que nous pouvons faire plus. C’est un début. Les mesures proposées feront la différence. Elles aideront les journalistes indépendants à protéger leur indépendance tout en donnant à leurs lecteurs accès à un contenu médiatique qui comporte une importante composante rédactionnelle.
View Kevin Waugh Profile
CPC (SK)
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2019-06-03 13:17 [p.28396]
Madam Speaker, I used to sit on the heritage committee with the hon. member from Quebec. I want him to know that my home province of Saskatchewan is the second jurisdiction in Canada to have a provincial sales tax on Netflix. Quebec was the first, and Saskatchewan followed up earlier this years with a 6% tax.
I will say a couple of things. I worked for Bell under the CTV brand. There was a lack of innovation from Bell, Rogers and other multimedia companies in this country. They were simply beaten by Netflix, which had been out for two or three years.
Instead of Unifor telling the government where the $600 million should go, perhaps Unifor could use its membership dues to partner with these media giants it is the union for. That would be a far better use of union dues. Instead of using government tax money, Unifor could partner with Bell and Rogers and form a relationship, because they are in bed with each other right now. What the government has proposed is ridiculous.
Madame la Présidente, j’ai déjà siégé au comité du patrimoine avec le député de Québec. Je veux qu’il sache que ma province, la Saskatchewan, est la deuxième au Canada à avoir une taxe de vente provinciale sur Netflix. Le Québec a été le premier, et la Saskatchewan a emboîté le pas, plus tôt cette année, en imposant une taxe de 6 %.
J’aimerais mentionner deux ou trois choses. J’ai travaillé pour Bell sous la bannière CTV. Bell, Rogers et d’autres entreprises de multimédia au pays ont fait preuve d’un manque d’innovation. Ils se sont simplement fait damer le pion par Netflix, qui n’est en activité que depuis deux ou trois ans.
Au lieu de dire au gouvernement où les 600 millions de dollars devraient aller, peut-être qu’Unifor pourrait utiliser ses cotisations syndicales pour s’associer à ces géants des médias dont il est le syndicat. Ce serait une bien meilleure utilisation de ces cotisations. Au lieu de compter sur l’argent des contribuables, Unifor pourrait s’associer à Bell et à Rogers et travailler avec eux, parce qu’ils logent à la même enseigne en ce moment. Ce que le gouvernement a proposé est ridicule.
View Tom Kmiec Profile
CPC (AB)
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2019-06-03 13:31 [p.28398]
Madam Speaker, I sat on the finance committee, and this bailout is embedded in an omnibus budget bill. I think it deserves mentioning, again, that this is something the government promised not to do.
This is also a kind of three-package deal. In it, there is a panel that is going to oversee a tax credit. I cannot find any other tax credit the government has which has a government-appointed panel that decides on it. Typically, we let the Canada Revenue Agency decide who meets the eligibility criteria that is set out in the law.
Does the member know of any other tax credit where the government basically appoints a panel to decide who is in or out? If he knows of any, I would love to hear it.
Madame la Présidente, je siège au comité des finances. Ce plan de sauvetage est enseveli dans un projet de loi omnibus d’exécution du budget. Je pense qu’il vaut la peine de redire qu’il s’agit là d’une autre chose que le gouvernement avait promis de ne pas faire.
Il s’agit également d’une sorte d’entente à trois volets. Un groupe d’experts va superviser un crédit d’impôt. Je ne vois pas d’autre crédit d’impôt pour lequel le gouvernement nomme un groupe d’experts. Habituellement, il laisse l’Agence du revenu du Canada décider qui répond aux critères d’admissibilité énoncés dans la loi.
Le député saurait-il s’il existe un autre crédit d’impôt pour lequel le gouvernement nomme un groupe d’experts afin de décider qui le recevra ou non? S’il en connaît un, je serais vraiment heureux de savoir lequel.
View Michelle Rempel Profile
CPC (AB)
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2019-06-03 13:34 [p.28398]
Madam Speaker, I will be splitting my time with the member for Sherwood Park—Fort Saskatchewan.
The institution of freedom of the press is an underpinning of any democratic nation. It is the principle by which we understand that journalists or those in civil service investigate policy, politicians, and comings and goings, and shed light and perhaps different viewpoints on what is going on in our country. This is in order to ensure that we have the best public policy and work toward equality of economic opportunity. Regardless of political stripe, I hope we all agree that the institution of freedom of the press is very important.
I want to contrast the institution of freedom of the press with something that my colleague just said, which was on the industry of journalism. The institution is different from the industry. The institution of freedom of the press does not imply that somehow someone has to make a profit off of this. What we are talking about today is the state interfering in the industry of the press and whether or not that is appropriate in terms of the ability for the institution in Canada to survive.
In 2013, PwC's report, “Online Global entertainment and media outlook 2013-2017”, predicted that newspaper revenue would drop by 20% by 2017. This was not attributed to a lack of consumer demand for journalism, but was attributed directly to a rise in advertising revenue being shifted from print media to online media. It will be no surprise to anyone in this room, or anyone listening at home, that it is because the way we consume information has changed dramatically in the last several years. Many of us consume information on our phones. We consume information with short video blogs. We consume information from content that it is pushed to our phones.
The industry of journalism in Canada knew, through its own corporate forecasts and reports like this one, that its business model was failing. It begs the question of why the taxpayers of Canada should have to bail out a business model that was failing, which is print journalism. These organizations should have known, as any industry does, that they would have to adapt in order to survive. Anyone who owns a business knows that business models can change. For example, look at taxi companies when Uber came in. When something is disruptive to an industry, one has to adapt or one does not survive.
We are now debating whether the government should be bailing out a failed business model, or a failed industry. Unfortunately, what the government has chosen to do in answer to that question affects the institution of freedom of press. Anyone of any political stripe should be concerned about this. A partisan political actor should not be allocating tax dollars in such a way that it could harm the independence of the institution of free press in Canada.
How does that happen? What the Prime Minister has done is to allocate $600 million, which is a lot of money that could be used for a lot of things, to a select group of industry actors in journalism, based on criteria that the government selects and doles the money out on. If those industry actors are not sympathetic to the government of the time, are they inherently credible in terms of actors in the institution of free press? That is what is at stake here.
Anybody who votes Liberal, Green or NDP should be as comfortable with a Conservative-led government selecting those criteria as they are their own. They would have a very hard time standing here arguing for, let us say, Stephen Harper having control over the Canadian media. If an argument does not work both ways from political strife, then we actually have a big problem. Somebody who votes NDP or Green should have a huge concern.
Let us park, for a second, whether Canadian taxpayers should bail out a failed industry that has failed to transition to digital online. This is really about the credibility of anybody at any journalistic institution who takes money out of this fund and for those who choose not to take funds or who are not eligible to take those funds, whether they will be able to compete with people who now have a partisan interest, and they do have a partisan interest.
The government has appointed Unifor to the panel of people who will select the criteria by which the government doles out the funds. Unifor has a publicly stated, publicly funded campaign against a political party in this place. This weekend on the political talk shows, the leader of Unifor said that he should be on that panel because he had a score to settle. He said that other industry and media had endorsed the Conservatives before and why should he not be able to settle the score.
What we are debating here is which partisan actor is better suited to influence the industry on which the institution of freedom of the press is based in Canada. That is disgusting.
We have had a lot of discussions in this place about foreign influence in our election and fake news. It is the individual responsibility of every Canadian to understand how to critically evaluate information presented as news. There is no way the government can regulate that. Many of the existing actors in Canadian industry have responded to this drop in online content by trying to build their own media platforms and responding with clickbait. We do not have a lot of print journalism that I would constitute as journalism anymore. There is some, but a lot of it is editorialization on both the right and the left. Why would Canadian taxpayers perpetuate a failing industry that has such strong ramifications for Canadian democracy?
I know why the Liberal government is doing this and I know why the NDP supports it. When people control the press, they control people. That is what is happening here. Jerry Dias said that he had a score to settle. People cannot control the press through the state. Let us vigorously debate policy and let us even want to throttle each other over differences in public policy. However, to somehow argue with any sort of a fig leaf that this is anything other than the state controlling the press is shameful.
Columnists who have written about the fact that any journalist who works for an organization that takes money from this fund will have to work ten times harder to be credible are right, and they are brave for saying that.
At the end of the day, this bailout will not save print journalism in Canada. The only way that is saved is if these organizations figure out how to transition to the new digital reality, which many of them have failed to do.
In the strongest possible terms, I oppose any sort of interference in this regard. We need to have a conversation about what the state's role is in funding news writ large in Canada. We need to oppose partisan political actors being involved in the doling out of tax dollars to save an industry on which the institution of freedom of speech in our country is underpinned. I refuse to stand here, partisan hat off, and say as a Conservative that I would be excited about that level of control. No, we should have vigorous debate that challenges dogma, not that perpetuates a monopoly that is controlled by partisan actors. It is wrong and it needs to stop.
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan.
L’institution de la liberté de la presse est le fondement de toute nation démocratique. C’est le principe selon lequel nous comprenons que les journalistes ou les fonctionnaires enquêtent sur les politiques, les politiciens, les allées et venues, et qu’ils font la lumière sur ce qui se passe dans notre pays en apportant parfois différents points de vue. Nous voulons ainsi nous assurer d’avoir les meilleures politiques publiques et de travailler à l’égalité des chances économiques. Quelle que soit notre allégeance politique, j’espère que nous sommes tous d’accord sur l’importance de l’institution de la liberté de la presse.
Je voudrais comparer l’institution de la liberté de la presse avec ce dont parlait mon collègue, à savoir l’industrie du journalisme. L’institution est différente de l’industrie. L’institution de la liberté de la presse n’implique pas que quelqu’un doive en tirer un profit. Ce dont nous parlons aujourd’hui, c’est de l’ingérence de l’État dans l’industrie de la presse, et nous nous demandons si cette ingérence est appropriée ou non pour assurer la survie de l’institution au Canada.
En 2013, le rapport de PwC intitulé « Online Global Entertainment and Media Outlook 2013-2017 » prévoyait que les revenus des journaux auraient chuté de 20 % en 2017. Cette situation n’est pas attribuable à un manque de lecteurs parmi les consommateurs, mais plutôt à une transition des recettes publicitaires, qui sont passées des médias imprimés aux médias en ligne. Ce ne sera une surprise pour personne à la Chambre, ni parmi les gens qui nous écoutent à la maison, si je vous dis que la façon dont nous consommons l’information a changé radicalement au cours des dernières années. Beaucoup d’entre nous consomment de l’information sur leur téléphone. Nous consommons l’information avec de courts clips vidéos. Nous consommons l’information qui nous arrive par le téléphone.
L’industrie du journalisme au Canada savait, grâce à ses propres prévisions et à des rapports comme celui-ci, que son modèle d’affaires était voué à l’échec. On est en droit de se demander pourquoi les contribuables canadiens devraient renflouer la presse imprimée, un modèle d’affaires qui périclite. Ces entreprises auraient dû savoir, comme toute industrie, qu’elles devaient s’adapter pour survivre. Quiconque possède une entreprise sait que les modèles d’affaires peuvent changer. Par exemple, regardez les compagnies de taxi quand Uber est arrivé. Quand quelque chose perturbe une industrie, il faut s’adapter si on veut survivre.
Nous nous demandons actuellement si le gouvernement devrait payer pour renflouer un modèle d’affaires ou une industrie qui ne fonctionne pas. Malheureusement, la réponse du gouvernement dans ce dossier touche directement à la liberté de presse. N’importe qui, quelle que soit son allégeance politique, doit être conscient de l’importance de cette question. Un parti politique ne devrait pas utiliser l’argent des contribuables de façon à nuire à la liberté de presse au Canada.
Comment cela peut-il se faire? Le premier ministre a utilisé 600 millions de dollars, ce qui représente beaucoup d’argent qui pourrait servir à payer beaucoup de choses, pour aider un groupe ciblé d’acteurs de l’industrie du journalisme, en fonction de critères que le gouvernement sélectionne lui-même. Si ces acteurs de l’industrie ne sont pas sympathiques au gouvernement au pouvoir, peut-on vraiment les trouver crédibles comme acteurs dans l’institution de la presse libre? C’est la question qu’on est en train de se poser.
Quiconque — libéral, vert ou néo-démocrate — devrait être aussi à l’aise avec un gouvernement conservateur qui choisirait de tels critères qu’avec le gouvernement actuel. Il serait plutôt difficile d’accepter que, disons, Stephen Harper ait le contrôle sur les médias canadiens. Ce qui n’est pas acceptable pour les conservateurs ne devrait pas l’être pour les libéraux, sinon, nous avons un fichu problème. Quelqu’un qui vote pour le NPD ou pour les verts devrait aussi être inquiet de la situation.
Arrêtons de nous demander pendant quelques instants si les contribuables canadiens devraient renflouer une industrie moribonde qui n’a pas réussi à passer au commerce en ligne. Ce qui est en jeu, c’est la crédibilité de toute institution journalistique qui retire de l’argent de ce fonds et de ceux qui choisissent de ne pas le faire ou qui n’y sont pas admissibles. Ceux qui ne reçoivent pas de cet argent pourront-ils concurrencer des gens qui ont maintenant un intérêt partisan — parce que c’est bien de cela qu’on parle, monsieur le Président, d’un intérêt partisan.
Le gouvernement a nommé Unifor pour siéger avec les personnes qui choisiront les critères pour la répartition des fonds. Unifor a déjà lancé une campagne publique, financée par les deniers publics, contre un parti politique représenté à la Chambre. En fin de semaine, dans le cadre des émissions parlant de politique, le chef d’Unifor a dit qu’il devait faire partie de ce groupe parce que, pour lui, c’est une question d’équité. Il a dit que d’autres représentants de l’industrie et des médias avaient déjà appuyé les conservateurs, et que c’était un juste retour des choses qu’il puisse faire la même chose.
Ce dont nous discutons ici, c’est de critères pour déterminer quel acteur partisan est le mieux placé pour influencer l’industrie sur laquelle repose la liberté de la presse au Canada. C’est dégoûtant.
Nous avons eu beaucoup de discussions à la Chambre au sujet de l’influence étrangère dans nos élections, et des fausses nouvelles. Chaque Canadien doit apprendre à évaluer de façon critique l’information présentée comme une nouvelle. Le gouvernement ne peut pas réglementer cela. Bon nombre des acteurs actuels de l’industrie canadienne ont réagi à cette baisse de la qualité du contenu en ligne en tentant de créer leurs propres plateformes médiatiques et en utilisant des « pièges à clics ». Nous n’avons plus beaucoup de journalisme écrit que je qualifierais de journalisme. Il y en a un peu, mais il s’agit en grande partie d’opinions de droite et de gauche. Pourquoi les contribuables canadiens paieraient-ils pour perpétuer une industrie moribonde qui cause un tel fossé dans notre démocratie?
Je sais pourquoi le gouvernement libéral agit de la sorte et pourquoi le NPD l’appuie. Quand on contrôle la presse, on contrôle les gens. C’est de ça qu’on parle. Jerry Dias a dit qu’il avait un compte à régler avec les médias conservateurs. Les gens ne peuvent pas contrôler la presse par l’intermédiaire de l’État. C’est normal de débattre vigoureusement de politique et d’avoir le goût de nous étrangler les uns les autres en raison de nos différends en matière de politique publique. Toutefois, il est honteux de prétendre, d’une manière ou d’une autre, que ce qu’on voit actuellement est autre chose que le contrôle de la presse par l’État.
Les chroniqueurs qui affirment que tout journaliste qui travaille pour une entreprise qui reçoit de l’argent de ce fonds devra travailler 10 fois plus fort pour être crédible ont raison, et ils ont le courage de le dire.
En fin de compte, ce renflouement ne sauvera pas la presse imprimée au Canada. La seule façon de s’en sortir est que ces entreprises trouvent le moyen de faire la transition vers la nouvelle réalité numérique, ce que beaucoup d’entre elles n’ont pas réussi à faire.
Je m’oppose avec la plus grande fermeté à toute forme d’ingérence dans ce dossier. Nous devons avoir une discussion sur le rôle de l’État dans le financement des grands journaux au Canada. Nous devons nous opposer à ce que des acteurs politiques partisans participent à la distribution de l’argent des contribuables pour sauver une industrie sur laquelle repose la liberté d’expression dans notre pays. Je refuse de me lever et de dire, en tant que conservatrice, que je serais ravie d’avoir un tel niveau de contrôle. Non, nous devrions avoir un débat vigoureux qui remet en question ce dogme, qui permet de perpétuer un monopole contrôlé par des acteurs partisans. C’est mal et il faut mettre un terme à une telle pratique.
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