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CPC (BC)
I'd just like to welcome everybody here to the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics, meeting number 160. We are dealing with committee business and two motions: the first from Mr. Kent and the second from Mr. Angus.
I would like, first of all, to welcome some members with us today who aren't usual members of the ethics committee. Ms. May was supposed to be here but I don't see her yet. We're going to welcome her here today, as well as Ms. Raitt, Mr. Poilievre, Ms. Ramsey and Mr. Weir. I think that's everybody. While the extra members are not members of this committee, as a courtesy we typically give guests the right to speak.
Having said that, I'll turn the floor over to Mr. Kent.
J'aimerais vous souhaiter à tous la bienvenue à la 160e séance du Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique. Nous sommes saisis de deux motions. La première a été présentée par M. Kent et la seconde, par M. Angus.
J'aimerais souhaiter la bienvenue aux députés ici présents qui ne sont pas des membres du comité de l'éthique. Mme May était censée venir, mais elle n'est pas arrivée. Elle sera parmi nous, et nous accueillons également Mme Raitt, M. Poilievre, Mme Ramsey et M. Weir. Je crois que c'est tout. Bien que les députés supplémentaires ne soient pas des membres de ce comité, par courtoisie, nous donnons habituellement le droit de parole à nos invités.
Cela dit, je cède la parole à M. Kent.
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CPC (ON)
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2019-08-21 13:01
Thank you, Chair.
Good afternoon, colleagues. You'll recall that on January 10, 2018, this committee met in a special session with the former Ethics Commissioner Mary Dawson, enabling her to brief us on “The Trudeau Report”, which turned out to be Trudeau report number one, the results of her investigation into the Prime Minister's illegal vacation.
Ms. Dawson spent two hours with us, providing important relevant details on how she came to find the Prime Minister guilty of four violations of the Conflict of Interest Act. The findings of “The Trudeau Report” number one detailed unacceptable ethical lapses by the Prime Minister. However, Trudeau report number two, the scathing report released just last week by current Ethics Commissioner Mario Dion, details many more serious violations of the Conflict of Interest Act, up to and including, by any reasonable measure, attempted obstruction of justice or as Commissioner Dion concludes, actions “contrary to the constitutional principles of prosecutorial independence and the rule of law.”
This is why, colleagues, Mr. Gourde and I wrote the following letter to the chair of our committee, Mr. Zimmer:
Yesterday, the Conflict of Interest and Ethics Commissioner released the “Trudeau II Report”. The report found “The Prime Minister, directly and through his senior officials, used various means to exert influence over Ms. Wilson-Raybould. The authority of the Prime Minister and his office was used to circumvent, undermine and ultimately attempt to discredit the decision of the Director of Public Prosecutions as well as the authority of Ms. Wilson-Raybould as the Crown's chief law officer.”
This is incredibly concerning. These findings show that Justin Trudeau used the power of his office to reward his friends and to punish his critics.
This is a grave situation. Not only is Mr. Trudeau the first Prime Minister to have been found guilty of breaking the law, he is a repeat offender.
Canadians deserve fulsome answers to the many remaining questions. We ask that you urgently convene a meeting of the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics for the purposes of receiving a briefing from the Conflict of Interest and Ethics Commissioner.
We would be prepared to move the following motion:
That, given the unprecedented nature of the Trudeau II Report, the Committee invite the Conflict of Interest and Ethics Commissioner to brief the Committee on his report, and that the Committee invite any further witnesses as required based on the testimony of the Commissioner.
Colleagues, in this committee's previous consideration of opposition motions regarding the SNC-Lavalin scandal, Mr. Erskine-Smith, speaking for all Liberal members of this committee, characterized those motions as premature until the justice committee completed its study and the Ethics Commissioner completed his investigation. The Liberal majority voted against all opposition motions.
Now we know the chair and Liberal members of the justice committee shut down their study prematurely, and a week ago, the Ethics Commissioner published the “Trudeau II Report”, reporting to parliamentarians and to all Canadians that their Prime Minister broke the law by improperly attempting to influence the Attorney General in “many ways”. It confirmed Canadians' decisions and suspicions and much more.
It is a weighty report, even though the commissioner states that his investigation is incomplete and even though he reports he was prevented by the Clerk of the Privy Council from accessing relevant witness testimony under a blanket confidentiality shield, thus blocking him from looking at the entire body of evidence. Despite all of those challenges, the Ethics Commissioner declares he gathered sufficient factual information to properly determine the matter on its merits. He has itemized those facts in great detail.
Again, as the commissioner writes in his conclusion, the Prime Minister's actions were “improper” and “contrary to the constitutional principles of prosecutorial independence and the rule of law.”
Colleagues, these detailed findings of fact on a Prime Minister's actions are unprecedented in Canadian history. I hope that you will agree that a debriefing session with the Ethics Commissioner as soon as possible is as appropriate now as was the debriefing session on “The Trudeau Report” number one with the previous commissioner last year.
Thank you, Chair.
Merci, monsieur le président.
Bonjour, chers collègues. Vous vous rappellerez que le 10 janvier 2018, notre comité a tenu une séance spéciale. Elle a permis à l'ancienne commissaire à l'éthique, Mary Dawson, de nous informer sur Le rapport Trudeau, qui s'est avéré être le premier rapport Trudeau. Il s'agit des résultats de l'enquête de la commissaire sur les vacances illégales du premier ministre.
Mme Dawson a passé deux heures avec nous et nous a fourni d'importants détails pertinents sur ce qui l'a amenée à reconnaître le premier ministre coupable de quatre infractions à la Loi sur les conflits d'intérêts. Les conclusions contenues dans le premier rapport Trudeau décrivent de façon détaillée les manquements à l'éthique inacceptables qui ont été commis par le premier ministre. Toutefois, dans le deuxième rapport Trudeau, le rapport très critique qui a été publié la semaine dernière, le commissaire à l'éthique actuel, Mario Dion, donne des informations détaillées sur de nombreuses autres infractions graves à la Loi sur les conflits d'intérêts, ce qui inclut la tentative d'entrave à la justice, ou comme le dit le commissaire Dion dans sa conclusion, des gestes qui sont « contraires aux principes constitutionnels de l'indépendance du poursuivant et de la primauté du droit ».
Chers collègues, voilà pourquoi M. Gourde et moi avons écrit la lettre suivante au président de notre comité, M. Zimmer:
Hier, le commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique a présenté le Rapport Trudeau II. Le rapport indique que « le premier ministre, directement et par l'entremise de ses hauts fonctionnaires, a employé divers moyens pour exercer une influence sur Mme Wilson-Raybould. La position d'autorité dont bénéficient le premier ministre et son Cabinet ont servi à contourner, à miner et finalement à tenter de discréditer la décision de la directrice des poursuites pénales ainsi que l'autorité de Mme Wilson-Raybould en tant que première conseillère juridique de la Couronne ».
C'est extrêmement préoccupant. Ces conclusions indiquent que Justin Trudeau a utilisé le pouvoir de son poste pour récompenser ses amis et punir ses critiques.
Cette situation est grave. Non seulement M. Trudeau est le seul premier ministre à avoir été reconnu coupable d'infraction à la loi, mais il récidive.
Les Canadiens méritent des réponses exhaustives aux nombreuses questions en suspens. Nous vous demandons de convoquer une réunion d'urgence du Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique afin d'entendre le commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique.
Nous sommes prêts à présenter la motion suivante:
Que, compte tenu de la nature sans précédent du Rapport Trudeau II, le Comité invite le commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique à informer le Comité sur son rapport, et que le Comité invite tout autre témoin requis en fonction du témoignage du commissaire.
Chers collègues, lorsque notre comité a examiné des motions de l'opposition concernant le scandale SNC-Lavalin précédemment, M. Erskine-Smith s'est exprimé au nom de tous les membres libéraux du Comité en décrivant lesdites motions comme étant prématurées tant que le comité de la justice n'a pas terminé son étude et que le commissaire à l'éthique n'a pas terminé son enquête. La majorité libérale a voté contre toutes les motions de l'opposition.
Nous savons maintenant que le président et les membres libéraux du comité de la justice ont mis fin prématurément à leur étude. De plus, la semaine dernière, le commissaire à l'éthique a publié le Rapport Trudeau II, dans lequel il a informé les parlementaires et tous les Canadiens que leur premier ministre avait enfreint la loi en tentant d'influencer la procureure générale « de diverses façons ». Cela a confirmé les décisions et les soupçons des Canadiens, et bien plus encore.
Il s'agit d'un rapport important, bien que le commissaire affirme que son enquête est incomplète et qu'il signale que le greffier du Conseil privé l'a empêché d'avoir accès à des témoignages pertinents en raison du caractère confidentiel des renseignements, ce qui ne lui a pas permis d'étudier la totalité des éléments de preuve. Malgré tous ces obstacles, le commissaire à l'éthique dit qu'il a recueilli suffisamment de renseignements factuels pour bien trancher la question sur le fond. Il en donne une description détaillée.
Encore une fois, comme le commissaire l'indique dans sa conclusion, les gestes du premier ministre étaient « inappropriés » et « contraires aux principes constitutionnels de l'indépendance du poursuivant et de la primauté du droit ».
Chers collègues, ces conclusions de fait détaillées concernant des gestes posés par un premier ministre sont sans précédent dans l'histoire du Canada. J'espère que vous conviendrez qu'il est indiqué d'inviter le commissaire à l'éthique à une séance d'information le plus tôt possible, tout comme il était indiqué d'inviter l'ancienne commissaire à une telle séance au sujet du premier rapport Trudeau l'an dernier.
Merci, monsieur le président.
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CPC (BC)
Thank you, Mr. Kent.
We have a speaking order: Ms. Raitt, Mr. Angus and Mr. Poilievre.
Ms. Raitt.
Merci, monsieur Kent.
Il y a une liste d'intervenants: Mme Raitt, M. Angus et M. Poilievre.
Madame Raitt.
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CPC (ON)
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2019-08-21 13:06
Thank you very much, Mr. Chair. I echo the comments made by Mr. Kent with respect to the desire for this committee to move forward by hearing from the Ethics Commissioner.
I am here today because I was a member of the justice committee that was shut down in March of this year in favour of the Ethics Commissioner's conducting his study. A letter was sent by the Liberal members of the committee on March 18 to the chair of the justice committee. Those members were Randy Boissonnault, Iqra Khalid, Ali Ehsassi, Ron McKinnon and Colin Fraser.
They said their conclusion, after the testimony heard at the justice committee, was that all of the rules and laws were followed. They also said they believed that the ongoing study of the Ethics Commissioner was the appropriate way forward and that they had faith in the Ethics Commissioner. They also noted that the opposition parties rushed to judgment before hearing all of the relevant information.
Following the shutting down of the justice committee, the ethics committee then tried to raise the issue for discussion. On March 26, the matter was again blocked. As a result, we were left with the office of the Ethics Commissioner being the only venue where an investigation was taking place. Indeed, if you look at Hansard for April and May of 2019, when asked questions by members of the opposition, the Prime Minister said and then reiterated continuously that he had faith in the Ethics Commissioner conducting his study.
However, most recently the Prime Minister, in commenting on the “Trudeau II Report” issued last week, said two things that caught my attention. The first was “We fully cooperated with the Commissioner” and the second was “I disagree with that conclusion”. These two statements carry great weight. They're by the Prime Minister of Canada and they are the only statements regarding the Ethics Commissioner's report on record by the Prime Minister on this matter. It is unfair that the Ethics Commissioner has no voice and no venue to be able to respond to these two assertions made by the Prime Minister.
There is a provision in the Conflict of Interest Act to allow somebody who is being investigated to appeal a ruling of the Ethics Commissioner. We find ourselves in some uncharted territory because what the Prime Minister seems to seek to do is to change the report of the Ethics Commissioner by saying that he doesn't agree with it and that he fully co-operated.
The evidence of the Ethics Commissioner in his report is that, to the contrary of the Prime Minister's statement, they did not fully co-operate with the commissioner at all. Indeed, the commissioner went to great lengths to note his concerns with respect to the appropriateness of the way in which the Prime Minister sought to produce documents, be interviewed and, at the end of the day, determine whether or not a waiver would be extended to allow the Ethics Commissioner to have access to all of the information he deemed appropriate for the study.
Where we find ourselves in uncharted territory is this: The Conflict of Interest Act does not allow for the Ethics Commissioner's report to be changed. No committee of Parliament, no vote in the House of Commons can change the contents of a report by, or the decision of, the Ethics Commissioner. The report is what it is and stands as it is, yet the Prime Minister is now trying to say the report is wrong.
The good news for him is that if he chooses to in fact go ahead and appeal the ruling of the Ethics Commissioner, he has the ability to do so. He can do that by launching a judicial review at the Federal Court of Appeal. That is the appropriate venue for the Prime Minister to challenge the Ethics Commissioner, not in the court of public opinion, which he is seeking to do right now.
Why does this all pertain to a visit by the Ethics Commissioner to committee? Well, I do believe, as a lawyer, that there are rules regarding procedural fairness. Clearly, the Prime Minister is not going to be seeking judicial review of this ruling. He hasn't said he is going to do that, and in fact it doesn't seem as if he has any plans to even address that question.
That being said, it is still fair for the Ethics Commissioner to be able to respond in some way, shape or form to questions by the committee, by members of Parliament who seek to understand the discrepancy between what the Ethics Commissioner found and what the Prime Minister is attempting to assert to the Canadian public.
That is the issue of public interest that is so important in having the Ethics Commissioner come to testify. It is the foundation of our rule of law that accusations are allowed to be responded to and rebutted. That, I believe, is something, as parliamentarians, we owe to the Ethics Commissioner, who does his work at the request of all parliamentarians and indeed is voted on by all parliamentarians to sit as an officer of Parliament.
In summary, Mr. Chair, I would say that, after months and months of the Liberal members of Parliament on the justice committee, on the ethics committee, the Prime Minister himself and every minister who answered a question in the House of Commons answering with the refrain that they trust and believe in the independence of parliamentary officers and will listen to them and will co-operate fully, it is owed to the Ethics Commissioner, due to all of these comments, to have the ability to come in and respond to the two things the Prime Minister has said about this report, which are, first, that he fully co-operated with the commissioner, which the commissioner says is not the case, and second, that he disagrees with the conclusion, without telling us which conclusion he disagrees with.
With that, Mr. Chair, I pass the floor to the next individual, and I hope that my colleagues on the other side will, in fact, allow for the Ethics Commissioner to appear today, in fairness, in justice and to uphold the administration of our procedure.
Merci beaucoup, monsieur le président. J'abonde dans le même sens de M. Kent et souhaite que notre comité entende le commissaire à l'éthique.
Je suis ici aujourd'hui parce que j'ai siégé au comité de la justice, qui a mis fin à ses délibérations en mars pour privilégier l'étude menée par le commissaire à l'éthique. Le 18 mars dernier, les membres libéraux du comité de la justice ont envoyé une lettre à son président. Il s'agit des députés Randy Boissonnault, Iqra Khalid, Ali Ehsassi, Ron McKinnon et Colin Fraser.
Ils ont dit qu'après avoir entendu les témoignages au comité de la justice, ils en concluaient que toutes les règles et les lois avaient été respectées. De plus, ils ont dit qu'ils croyaient que l'étude menée par le commissaire à l'éthique était la bonne voie à suivre et qu'ils faisaient pleinement confiance au commissaire à l'éthique. Ils ont également mentionné que les partis de l'opposition s'étaient empressés de porter un jugement avant même d'entendre toute l'information pertinente.
Après que le comité de la justice a mis fin aux discussions, le comité de l'éthique a alors tenté de soulever la question aux fins de discussions. Le 26 mars, le sujet a été bloqué de nouveau. Par conséquent, le bureau du commissaire à l'éthique était le seul endroit où une enquête était menée. D'ailleurs, si vous consultez le hansard, les débats d'avril et de mai 2019, vous constaterez que lorsque des députés de l'opposition lui posaient des questions, le premier ministre répétait sans cesse qu'il faisait confiance au commissaire à l'éthique, qui menait son étude.
Cependant, plus récemment, dans ses commentaires au sujet du Rapport Trudeau II qui a été publié la semaine dernière, le premier ministre a dit deux choses qui ont retenu mon attention: « nous avons pleinement coopéré avec le commissaire » et « je ne suis pas d'accord avec cette conclusion ». Ces deux déclarations ont beaucoup d'importance. Elles ont été faites par le premier ministre du Canada et ce sont les seules déclarations connues du premier ministre concernant le rapport du commissaire à l'éthique à cet égard. Il est injuste que le commissaire à l'éthique n'ait pas voix au chapitre et ne soit pas en mesure de répondre aux deux déclarations du premier ministre.
La Loi sur les conflits d'intérêts contient une disposition qui permet à une personne qui fait l'objet d'une enquête de faire appel d'une décision du commissaire à l'éthique. Nous sommes en terrain inconnu parce que le premier ministre semble chercher à modifier le rapport du commissaire à l'éthique en disant qu'il n'est pas d'accord avec lui et qu'il a pleinement coopéré avec lui.
Dans son rapport, le commissaire à l'éthique indique que, contrairement à ce qu'a déclaré le premier ministre, ils n'ont pas pleinement coopéré avec lui. En fait, le commissaire a pris la peine de mentionner ses préoccupations au sujet du premier ministre quant au déroulement des choses concernant la production de documents, l'entrevue et, au bout du compte, la question de savoir si un décret serait élargi pour permettre au commissaire à l'éthique d'avoir accès à toute l'information qu'il jugeait nécessaire dans le cadre de l'étude.
Voici en quoi nous nous trouvons en terrain inconnu: la Loi sur les conflits d'intérêts ne permet pas la modification du rapport du commissaire à l'éthique. Aucun comité du Parlement, aucun vote à la Chambre des communes ne peut modifier le contenu d'un rapport ou une décision du commissaire à l'éthique. Le rapport demeure inchangé et pourtant, le premier ministre essaie maintenant de dire qu'il fait fausse route.
La bonne nouvelle pour lui, c'est que s'il décide, en fait, de faire appel de la décision du commissaire à l'éthique, c'est possible. Il peut le faire en demandant un examen judiciaire à la Cour d'appel fédérale. C'est l'endroit indiqué pour le premier ministre de contester le commissaire à l'éthique, plutôt que de le faire devant le tribunal de l'opinion publique, ce qu'il cherche à faire en ce moment.
Pourquoi tout cela est-il lié à une visite du commissaire à l'éthique au Comité? Eh bien, en tant qu'avocate, je crois qu'il y a des règles relatives à l'équité procédurale. De toute évidence, le premier ministre ne demandera pas un examen judiciaire de cette décision. Il n'a pas dit qu'il le ferait et, en fait, il ne semble pas qu'il ait l'intention de même se pencher sur cette question.
Cela étant dit, il serait tout de même justifié que le commissaire à l'éthique puisse répondre d'une façon ou d'une autre aux questions du Comité, des députés qui cherchent à comprendre les divergences entre les conclusions du commissaire à l'éthique et ce que le premier ministre tente de dire à la population canadienne.
C'est là la question d'intérêt public au sujet de laquelle il est si important que le commissaire à l'éthique vienne témoigner. Pouvoir répondre à des accusations constitue le fondement de la primauté du droit dans notre pays. Je crois que c'est une chose qu'en tant que parlementaires, nous devons au commissaire à l'éthique, qui fait son travail à la demande de tous les parlementaires, qui se prononcent tous sur sa nomination à titre d'agent du Parlement.
En résumé, monsieur le président, j'aimerais dire qu'après des mois au cours desquels les députés libéraux membres du comité de la justice et du comité de l'éthique, le premier ministre et chaque ministre, en répondant à des questions à la Chambre des communes, disent qu'ils croient en l'indépendance des agents du Parlement, qu'ils leur font confiance, les écouteront et coopéreront pleinement, le commissaire à l'éthique doit, compte tenu de tous ces commentaires, être en mesure de venir répondre aux deux choses que le premier ministre a dites au sujet du rapport, soit qu'il a pleinement coopéré avec le commissaire — ce qui n'est pas le cas selon le commissaire — et qu'au sujet de la conclusion du commissaire, il n'est pas d'accord avec lui, sans toutefois dire de quelle conclusion il s'agit.
Cela dit, monsieur le président, je vais laisser la prochaine personne prendre la parole, et j'espère que mes collègues d'en face permettront, en fait, au commissaire à l'éthique de comparaître aujourd'hui, en toute justice, et pour assurer l'administration de notre procédure.
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CPC (BC)
The speaking order is Mr. Angus, Mr. Poilievre, Ms. May, Mr. Weir and Ms. Ramsey.
Go ahead, Mr. Angus.
Voici l'ordre des interventions: M. Angus, M. Poilievre, Mme May, M. Weir et Mme Ramsey.
Allez-y, monsieur Angus.
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
Thank you, Mr. Chair.
It’s simple: no one is above the law. It’s a fundamental principle in Canada. The obligation to ensure ethical standards for all parliamentarians is the role of this committee. Mr. Dion’s report is clear: Mr. Trudeau broke Canadian law. He set up a plan to undermine the role of the former attorney general of Canada to help his friends at SNC-Lavalin. It’s not acceptable in Canada for the Prime Minister's Office to be an open bar for lobbyists. We have an obligation to abide by the codes and ethics of the Parliament of Canada.
Mr. Chair, it is my understanding that Mr. Dion is ready to speak. Is that correct?
Je vous remercie, monsieur le président.
C'est simple: la loi s'applique à tout le monde. C’est un principe fondamental au Canada. Garantir l'obligation d'assurer des normes en matière d'éthique pour tous les parlementaires est le rôle de ce comité. Le rapport de M. Dion est clair: M. Trudeaua contrevenu à la loi canadienne. Il a établi un plan pour saper le rôle de l'ancienne procureure générale du Canada en vue d'aider ses amis de SNC-Lavalin. Il n'est pas acceptable, au Canada, que le Bureau du premier ministre soit un bar ouvert pour les lobbyistes. Nous avons l'obligation de respecter les codes et l'éthique du Parlement du Canada.
Monsieur le président, je crois comprendre que M. Dion est prêt à nous parler, n'est-ce pas?
View Bob Zimmer Profile
CPC (BC)
Just to be clear, he said he'd make himself available on short notice. Based on some questions from all parties here, he has made himself available today by video conference so he is standing by if a motion is passed.
Je veux seulement préciser qu'il a dit qu'il serait disposé à le faire à court préavis. Sur la base de certaines questions de tous les partis ici présents, il a dit qu'il pouvait comparaître par vidéoconférence aujourd'hui et qu'il sera prêt si jamais une motion est adoptée.
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
He reports to our committee. He's an officer of Parliament and, as an officer of Parliament, his job is to ensure that every parliamentarian meets the highest ethical code. When you are the Prime Minister of this country you are expected to meet the highest ethical code. We have the commissioner ready to speak and to respond to the report, as his normal function is to come to our committee and present that report.
We need to hear from Mr. Dion because to have the Prime Minister of the country found guilty of breaking the law to aid very powerful people by writing a piece of legislation that existed only for that company—it was written for one purpose, to give them a “get out of jail” card—and then by having a campaign involving so many key people in the Liberal government to put pressure on the Attorney General and the independent prosecutor, this is not acceptable.
Either we have the rule of law in this country or we don't. That is the fundamental question. For the Prime Minister to invoke the Mark Zuckerberg defence, which is “Hey, thanks a lot for finding me guilty. I'm just going to blow you off....” Mark Zuckerberg may get away with that because he lives in another jurisdiction and he is a gazillionaire, but Justin Trudeau cannot blow off the Ethics Commissioner of Canada. If he wants to do that, then he needs to come back and bring in a law that says he's no longer bound by any laws. However, right now he is bound by the Conflict of Interest Act and he's been found guilty.
We see there is a pattern of interference by his office and the Privy Council, which prevented nine potential witnesses from giving testimony. We need to know who those nine witnesses were. We need to know how extensive the interference in and the obstruction of the work of the Ethics Commissioner was, because the Ethics Commissioner reports to us. It is our job to go back to Parliament whenever there is a problem with lobbying, with the work of the Privacy Commissioner, the work of the Information Commissioner or the work of the Ethics Commissioner. When their work is being interfered with for political purposes, it is our job to put our partisanship aside and say that we have to have a standard that all parliamentarians meet and the Prime Minister has failed to meet this.
Mr. Chair, you have the power to ask the commissioner to report to us. I'd like to see you exercise that. He has to report to us. This is his job. Any attempt by the Liberals to stop that will be continuing a pattern of interference in and obstruction of the fundamental principles of the parliamentary system.
Il fait rapport à notre comité. C'est un agent du Parlement et, à ce titre, son travail consiste à veiller à ce que chaque parlementaire respecte le code d'éthique le plus rigoureux. On s'attend à ce que la personne qui occupe le poste de premier ministre dans ce pays respecte rigoureusement le code d'éthique. Le commissaire est prêt à nous parler du rapport, puisque comparaître devant notre comité et présenter ce rapport s'inscrivent dans le cadre de ses fonctions normales.
M. Dion doit témoigner devant notre comité, car il est inacceptable que le premier ministre du pays ait été reconnu coupable d'avoir enfreint la loi pour aider des gens très puissants en rédigeant un projet de loi qui n'existe que pour cette entreprise — il n'a été rédigé que pour un seul objectif, soit celui de créer une échappatoire pour cette entreprise — et qu'on ait ensuite mené une campagne avec autant de personnes clés du gouvernement libéral pour faire pression sur la procureure générale et la procureure indépendante.
Soit nous avons la primauté du droit dans ce pays, soit nous ne l'avons pas. Voilà la question fondamentale. Que le premier ministre se serve de la défense de Mark Zuckerberg, soit « merci beaucoup de m'avoir reconnu coupable, je vais faire comme si vous n'existiez pas »... Mark Zuckerberg peut s'en tirer parce qu'il vit dans un autre pays et qu'il est incroyablement riche, mais Justin Trudeau ne peut pas ne pas tenir compte de ce que dit le commissaire à l'éthique du Canada. Si c'est ce qu'il veut faire, alors il doit faire adopter une mesure législative faisant en sorte qu'il ne soit plus assujetti à aucune loi. Cependant, il est présentement assujetti à la Loi sur les conflits d'intérêts, et il a été reconnu coupable.
Nous voyons une tendance à l'ingérence de la part de son Cabinet et du Conseil privé, ce qui a empêché neuf témoins potentiels de témoigner. Il nous faut savoir qui étaient ces neuf personnes. Il nous faut connaître l'ampleur de l'ingérence et savoir dans quelle mesure le travail du commissaire à l'éthique a été entravé, car il est rattaché à nous. Il est de notre devoir de retourner au Parlement lorsqu'il y a un problème concernant le lobbying ou le travail du commissaire à la protection de la vie privée, de la commissaire à l'information ou du commissaire à l'éthique. Lorsqu'on nuit à leur travail pour des raisons politiques, il nous incombe de mettre la partisanerie de côté et de dire que nous avons besoin d'une norme que tous les parlementaires doivent respecter, et le premier ministre n'a pas respecté cela.
Monsieur le président, vous avez le pouvoir de demander au commissaire de nous faire rapport. J'aimerais que vous en fassiez usage. Il doit le faire. C'est son travail. Toute tentative de la part des libéraux d'empêcher cela s'inscrira dans une tendance à s'ingérer et à faire obstacle aux principes fondamentaux du système parlementaire.
View Bob Zimmer Profile
CPC (BC)
Thank you, Mr. Angus.
Next is Mr. Poilievre.
Merci, monsieur Angus.
C'est maintenant au tour de M. Poilievre.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Mr. Chairman, you've told us that the Ethics Commissioner is standing by ready to testify about the guilty verdict he rendered against the Prime Minister last week. Now, the Prime Minister's MPs across the way will decide whether, after silencing Jody Wilson-Raybould, they will silence the Ethics Commissioner as well by voting to ban the Ethics Commissioner from appearing at the ethics committee. If so, what does that indicates about the ethics of this government?
It's important to recap why we're here.
SNC-Lavalin is accused of over $100 million in fraud and bribery. It's accused of stealing over $100 million from among the poorest people in the world. Instead of going to trial, the company convinced the Prime Minister to change the Criminal Code to allow alleged corporate criminals to get off of a trial by signing a deal to apologize and promise never to do what they did again. The Prime Minister passed that in an omnibus bill and then demanded that his Attorney General extend such a deal, against the earlier decision of the top prosecutor not to. She refused, so he fired her. She spoke out, so he kicked her out and shut down numerous parliamentary inquiries into the matter.
Since then he has told us to wait for the Ethics Commissioner to issue his verdict. We all waited, assuming that when that verdict came we'd all be able to hear about it right here in the ethics committee. Here today, we will decide if in fact that will happen. We know there's a lot more to this story that the Ethics Commissioner has not been able to tell. At least nine witnesses were prevented by the Trudeau government from telling their full story because of a government-imposed gag order under the guise of cabinet confidentiality.
There are many mysteries that we need to unravel in this matter and only by hearing witnesses can we do so. One of them is the famous 9,000 jobs claim. Most of SNC-Lavalin's jobs are for construction work done in this country. They're going to be building a north-south transit project here in Ottawa. Well, they can't build that in Hong Kong or Munich and then drop it out of a helicopter on the nation's capital; that work will have to be done here. The headquarters must stay in Montreal until the year 2024 according to a loan agreement with the Québec pension plan. The CEO of the company has said that the company is not moving anywhere, and we know that leaving Canada would not exempt the company from prosecution or conviction.
We tried to ask the government where this claim about jobs had come from. In fact, Ms. May asked some of the best questions on this matter. She asked Mr. Wernick:
In the public interest then, Mr. Wernick, in preparing advice to cabinet, what work did you do to assess the threat to jobs? Did you look at the commitments made to the Government of Quebec not to move headquarters, as mentioned? Did you look at the current financial status of SNC-Lavalin? Did you in fact have an independent assessment of whether there would be any impact on jobs from a decision to proceed as the director of public prosecutions had decided to proceed?
His response was:
No, because the file was entirely in the carriage of the then minister of justice.
Apparently, the justice department now does job assessments.
Gerald Butts had a different story when Ms. May asked the same questions. She asked:
Is there any evidence that jobs were actually going to be at stake by letting this go through the courts and letting the independent director of public prosecutions and the Attorney General do their jobs?
Gerald Butts responded:
I can't recall anything specific.
He said, regarding the jobs claim:
That's my understanding from Department of Finance briefings, but I have to say it's been a long time.
Now they're claiming that the Department of Finance has proof of this 9,000 jobs claim. Therefore, let's turn it over to the finance minister.
In the Ethics Commissioner's report, the commissioner states:
When asked if he, or his office, had undertaken a study or analysis of the economic impacts of the Director of Public Prosecutions' decision, Mr. Morneau testified that none had been conducted.
Then a reporter, on March 7, asked the Prime Minister, “Both Mr. Wernick and Mr. Butts testified they had no direct, empirical evidence of this 9,000 potential job loss.... Did you have any evidence of 9,000 jobs potentially being lost?”
The response was “We had heard representations from various sources, including the company itself, that this was an issue of deep concern to them and that it would potentially have consequences as dire as the company having to leave Canada altogether”. You'll notice he didn't provide any evidence, but he did claim that the company might leave the country altogether.
Let's turn to the Ethics Commissioner's report on that. It says that top Trudeau adviser “Mr. Bouchard's notes from the same October 23, 2018 meeting with senior officials of the Privy Council Office show that they also discussed SNC-Lavalin's board of directors' potential plan to move the corporate headquarters but the Caisse de dépôt et placement du Québec...would not let that happen.” In other words, Mr. Trudeau's office knew in October, months before he made the claim that the headquarters would leave, that the eventuality was impossible.
Given that this was not about jobs, the most important question I want to ask is this: What motivated this? What on God's green earth would compel a Prime Minister to pass a law, at the request of one company, exempting corporate criminals from prosecution, put pressure on his Attorney General to overturn his top prosecutor and then fire her when she refused to do so?
We know that SNC-Lavalin gave $100,000 in illegal donations to the Liberal Party. We know they swarmed Parliament Hill and the PMO with lobbyists. There was a revolving door between the government and SNC-Lavalin. We need to know the real motive for helping protect this company.
We are here at a meeting of the Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics to hear the testimony of the Conflict of Interest and Ethics Commissioner.
The current government tried to silence the former attorney general. Are Justin Trudeau’s Liberals going to use their majority to do the same? Are they going to stop the Conflict of Interest and Ethics Commissioner from appearing before the ethics committee? Are they going to attempt another cover-up so that Canadians don’t find out the truth before the election? Such is the decision before us.
Thank you very much.
Monsieur le président, vous nous avez dit que le commissaire à l'éthique était prêt à témoigner devant nous au sujet du verdict de culpabilité qu'il a rendu contre le premier ministre la semaine dernière. Maintenant, les députés du premier ministre membres du Comité décideront si, après avoir muselé Jody Wilson-Raybould, ils muselleront également le commissaire à l'éthique en s'opposant à ce qu'il comparaisse devant le comité de l'éthique. Si c'est le cas, qu'est-ce que cela indique au sujet de l'éthique du gouvernement actuel?
Il est important de rappeler pourquoi nous sommes ici.
SNC-Lavalin est accusée de fraude et de corruption pour plus de 100 millions de dollars. Elle est accusée d'avoir volé plus de 100 millions de dollars à des personnes qui sont parmi les plus pauvres du monde. Plutôt que de subir un procès, l'entreprise a convaincu le premier ministre de modifier le Code criminel pour permettre aux présumés criminels d'entreprise d'éviter de subir un procès en signant une entente, en s'excusant et en promettant qu'ils ne referaient jamais ce qu'ils ont fait. Le premier ministre a fait adopter cette mesure dans le cadre d'un projet de loi omnibus. Il a ensuite demandé à ce que sa procureure générale offre un tel accord à l'entreprise, soit à ce qu'elle annule la décision qu'avait prise antérieurement la directrice des poursuites pénales. Puisque la procureure générale a refusé de le faire, il l'a congédiée. Elle s'est exprimée, et il l'a donc expulsée et a mis fin à de nombreuses enquêtes parlementaires sur la question.
Depuis, il nous a dit d'attendre que le commissaire à l'éthique rende son verdict. Nous avons tous attendu, en supposant que lorsqu'il rendrait son verdict, nous serions en mesure de le faire comparaître à ce sujet devant le comité de l'éthique. Nous déciderons ici aujourd'hui si c'est vraiment ce qui se produira. Nous savons qu'il y a beaucoup plus à dire dans cette histoire, qu'il y a des choses que le commissaire à l'éthique n'a pas pu dire. Le gouvernement Trudeau a empêché au moins neuf témoins de raconter leur version complète des faits en raison d'un bâillon imposé par le gouvernement sous le couvert de la confidentialité des délibérations du Cabinet.
Il y a beaucoup de mystères que nous devons élucider dans cette affaire, et seule la comparution de témoins nous permettrait de le faire. Il y a entre autres la fameuse allégation concernant les 9 000 emplois. La plupart des emplois de SNC-Lavalin sont liés à des travaux de construction effectués au pays. Il y a la construction d'un tronçon nord-sud du projet de transport en commun ici, à Ottawa. Eh bien, l'entreprise ne peut pas le construire à Hong Kong ou à Munich et le livrer dans la capitale nationale par hélicoptère; les travaux doivent être effectués ici. Le siège social doit demeurer à Montréal jusqu'en 2024 selon une convention de prêt conclue avec le Régime de rentes du Québec. Le PDG a dit que l'entreprise n'irait nulle part, et nous savons qu'elle ne peut échapper à des poursuites ou à une condamnation en quittant le pays.
Nous avons essayé de demander au gouvernement d'où venait cette allégation au sujet des emplois. En fait, Mme May a posé certaines des meilleures questions à ce sujet. Voici ce qu'elle a demandé à M. Wernick:
Dans l'intérêt public, donc, monsieur Wernick, dans la préparation de vos conseils au Cabinet, qu'avez-vous fait pour évaluer la menace pour les emplois? Avez-vous pensé à l'engagement pris envers le gouvernement du Québec de ne pas déménager le siège social, comme cela a été mentionné? Avez-vous analysé la situation financière de SNC-Lavalin? Aviez-vous, de fait, une évaluation indépendante pour voir si la décision d'aller de l'avant, qu'avait prise la directrice des poursuites pénales, aurait des répercussions sur les emplois?
Voici sa réponse:
Non, parce que le dossier relevait entièrement de la ministre de la Justice.
Apparemment, le ministère de la Justice fait des évaluations sur les emplois.
Gerald Butts a tenu des propos bien différents lorsque Mme May lui a posé les mêmes questions. Voici ce qu'elle lui a demandé:
Y a-t-il des preuves que des emplois allaient être en jeu si on laissait l'affaire aller devant les tribunaux et qu'on laissait la directrice indépendante des poursuites pénales et la procureure générale faire leur travail?
Gerald Butts a répondu ceci:
Je ne me souviens de rien de précis.
Concernant les emplois, il a dit ceci:
C'est ce que j'ai compris des séances d'information du ministère des Finances, mais je dois dire que cela fait longtemps.
Ils disent maintenant que le ministère des Finances peut prouver cette allégation concernant 9 000 emplois. Par conséquent, passons maintenant au ministre des Finances.
Dans son rapport, le commissaire à l'éthique indique ce qui suit:
Quand on lui a demandé si lui-même ou les membres de son personnel avaient mené une étude ou une analyse afin d'établir les répercussions économiques de la décision de la directrice des poursuites pénales, M. Morneau a répondu que non.
Ensuite, le 7 mars, une journaliste a posé une question au premier ministre. Elle a dit que dans leurs témoignages, tant M. Wernick que M. Butts ont indiqué qu'ils n'avaient pas de preuve directe, empirique, de cette possible perte de 9 000 emplois et elle a demandé au premier ministre s'il avait des preuves que 9 000 emplois risquaient de disparaître.
Il a répondu ceci: « nous avons entendu de diverses sources, y compris de représentants de l'entreprise, que cette question les inquiétait beaucoup et qu'il pourrait y avoir des conséquences désastreuses; par exemple l'entreprise pourrait devoir carrément quitter le Canada ». Vous constaterez qu'il n'a fourni aucun élément de preuve, mais il a dit que l'entreprise pourrait carrément quitter le Canada.
Examinons ce qu'indique le commissaire à l'éthique dans son rapport à ce sujet. Il mentionne que « [s]elon les notes prises par M. Bouchard [conseiller principal de Trudeau] lors de cette même rencontre avec les hauts fonctionnaires du Bureau du Conseil privé, le 23 octobre 2018, il a aussi été question du fait que le conseil d'administration de SNC-Lavalin menaçait de déménager son siège social, mais que la Caisse de dépôt et placement du Québec [...] s'y opposerait certainement ». Autrement dit, au bureau de M. Trudeau, on savait, en octobre, soit des mois avant qu'il affirme que le siège social quitterait le pays, que c'était impossible.
Étant donné qu'il ne s'agissait pas d'emplois, la question la plus importante que je veux poser est la suivante: qu'est-ce qui a motivé cela? Qu'est-ce qui a bien pu forcer un premier ministre à faire adopter une mesure législative, à la demande d'une entreprise, pour exempter des criminels à cravate de poursuites, et à exercer des pressions sur la procureure générale afin qu'elle annule la décision prise par la directrice des poursuites pénales pour ensuite la démettre de ses fonctions lorsqu'elle refuse de le faire?
Nous savons que SNC-Lavalin a versé 100 000 $ en dons illégaux au Parti libéral. Nous savons qu'elle envoie des lobbyistes sur la Colline du Parlement et au Cabinet du premier ministre. Il y avait des liens étroits entre le gouvernement et SNC-Lavalin. Nous devons savoir la véritable raison pour laquelle on a décidé de protéger cette entreprise.
Nous sommes ici au Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements et de l'éthique pour pouvoir entendre le témoignage du commissaire aux conflits d'intérêts et à l’éthique.
Le gouvernement en place a essayé de faire taire l’ancienne procureure générale. Est-ce que les libéraux de Justin Trudeau vont utiliser leur majorité pour faire la même chose? Est-ce qu’ils vont empêcher le commissaire aux conflits d'intérêts et à l’éthique de venir au comité de l’éthique? Est-ce qu’ils vont encore essayer de faire du camouflage pour que les Canadiens n’aient pas la vérité avant les élections? Voilà la décision devant nous.
Merci beaucoup.
View Bob Zimmer Profile
CPC (BC)
Thank you, Mr. Poilievre.
Next up we have Ms. May.
Merci, monsieur Poilievre.
C'est maintenant au tour de Mme May.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
Thank you, Mr. Chair, and thanks to the committee for the opportunity to speak.
Thanks to Mr. Poilievre's intervention, I don't have to recite the jobs questions I asked at the justice committee.
I'm deeply troubled by what faces us. All of you around the table I regard as friends, and I try to approach things in a very non-partisan way, which is very hard on the eve of an election. Everybody goes into hyper-partisan mode then, and this is, in a lot of ways, red meat right before an election. I know that, but something is really wrong here. Something is deeply wrong here, and I beg my friends around the table to allow Mr. Dion to speak to us.
I thought I knew what had transpired in the SNC-Lavalin mess based on the testimony of our former justice minister and former attorney general. Her chronology, her notes, I thought covered everything that had occurred, and I believed her every syllable, but Mr. Dion's report has shaken me far more than our former attorney general's testimony, and I'll tell you why.
We now know there were meetings that took place on the edge of other international gatherings, like in Davos, including the Minister of Finance, Bill Morneau and the CEO of SNC-Lavalin, and that the idea of changing our law to insert a deferred prosecution agreement into the Criminal Code came from SNC-Lavalin for their use specifically.
No wonder the machinery of government began to panic when the plan wasn't working out. There was a hiccup because the justice minister and attorney general at the time respected the principle of prosecutorial independence and wouldn't intervene against the section 13 report of the director of public prosecutions.
This is a critical point: There were other ministers involved. I thought and still think, because I bend over backward to be fair to everyone concerned, that part of the reason the Prime Minister doesn't realize what he did was wrong is that he didn't receive a decent legal briefing from his Clerk of the Privy Council. None was provided to him by the clerk or by his staff, but he did receive a decent legal briefing from Jody Wilson-Raybould, the former minister of justice and attorney general, who told him, “Watch what you're doing. You're interfering in prosecutorial independence”. I know she didn't sit him down and get out a chalkboard and explain it. She didn't think she had to.
What I find really troubling about what Mr. Dion uncovered is the idea that in any government governed by the rule of law a minister of justice and attorney general's position would be so deeply undermined by her colleagues.
I know that a lot of Liberals have said it was wrong of her to tape Michael Wernick. I understood why, under the circumstances, she felt it necessary, but the deeper distrust is to imagine that a report from a former Supreme Court judge, a very respected jurist, John Major, peddled by SNC-Lavalin's lawyer, also a former Supreme Court judge, Frank Iacobucci, blinded people around the cabinet table—because of the power of those justices' titles and the previous work they have done on the Supreme Court—to the reality that the only legal advice they should have been taking was from their own lawyer, the attorney general.
However, what is really shocking to me is that they peddled this report undermining the judgment of their cabinet colleague, the minister of justice and attorney general. They peddled it without even sharing it with her. I ask my Liberal friends to imagine for one minute a scenario in which Jean Chrétien allowed his cabinet colleagues to circulate a memo undermining Irwin Cotler. Can you imagine Pierre Trudeau allowing his cabinet colleagues to circulate a memo undermining the judgment of John Turner?
This is really scandalous. The Prime Minister is guilty here of the kind of offence for which resignation is appropriate. I leave it to him. I'm not calling for his resignation, but it does strike me as beyond belief that this kind of thing could go on. It's not a small matter. It shouldn't be covered up. We really do need to ask Mr. Dion what he uncovered. We need to hear his opinion on the nature of further remedies and how many steps we should take to ensure that cabinet confidentiality is removed so that those nine additional witnesses can be heard.
I also want to say very clearly that I don't think this is a partisan issue. I think it is systemic. It is shocking that the senior civil service of this country could be manipulated by a transnational corporation in this fashion, and I think lots of other transnational corporations may have the same kind of access. This is systemic regardless of who is in the PMO. Regardless if it's a Conservative or a Liberal government, we have to ensure that the machinery of government, our civil service, is not at the disposal of transnational corporations to do their bidding.
I don't think it's about the Prime Minister and making this a political football in the election campaign. I think it's a much larger issue and I think it is systemic. I'd like to hear from the Conflict of Interest and Ethics Commissioner.
I think we now have a moral obligation to protect our democracy against the power of large global firms.
Right now our democracy looks weakened by this. We need to get to the bottom of it.
Thank you, Mr. Chair.
Merci, monsieur le président. Je remercie le Comité de me donner l'occasion de prendre la parole.
Grâce à l'intervention de M. Poilievre, je n'ai pas à réciter les questions sur les emplois que j'ai posées devant le comité de la justice.
Je suis profondément troublée par ce qui nous attend. Je vous considère tous comme des amis, et j'essaie d'aborder les choses de façon impartiale, ce qui est très difficile à faire à la veille d'élections. Tout le monde devient ultra partisan et, à bien des égards, ceci donne un os à ronger juste avant la tenue d'élections. Je le sais, mais quelque chose ne tourne vraiment pas rond. Il y a quelque chose de fondamental qui ne va pas, et j'implore mes amis ici présents de permettre à M. Dion de venir nous parler.
Je croyais savoir ce qui s'était passé dans le gâchis de SNC-Lavalin à partir du témoignage de notre ancienne ministre de la Justice et procureure générale. Je pensais que sa chronologie, ses notes couvraient tout ce qui s'était passé, et je l'ai crue à chaque syllabe, mais le rapport de M. Dion m'a beaucoup plus secouée que le témoignage de notre ancienne procureure générale, et je vais vous dire pourquoi.
Nous savons maintenant que des réunions se sont déroulées en marge d'autres rencontres internationales, comme à Davos, dont entre le ministre des Finances, Bill Morneau et le PDG de SNC-Lavalin, et que l'idée de modifier notre loi pour insérer un accord de suspension des poursuites dans le Code criminel venait de SNC-Lavalin pour son propre usage.
Il n'est pas étonnant que la machine gouvernementale ait commencé à paniquer lorsque le plan n'a pas fonctionné. Il y a eu un pépin parce que la ministre de la Justice et procureure générale de l'époque respectait le principe de l'indépendance du poursuivant et n'interviendrait pas contre l'avis de la directrice des poursuites pénales donné en vertu de l'article 13.
Voici un point essentiel: d'autres ministres y étaient mêlés. Je croyais, et je le crois encore, car je fais mon possible pour être juste envers toutes les personnes concernées, que si le premier ministre ne comprend pas qu'il a eu tort d'agir ainsi, c'est en partie parce que le greffier du Conseil privé ne lui a pas fourni l'information juridique qu'il fallait. Ni le greffier ni les membres de son personnel ne lui ont donné l'information qui convient à cet égard, mais c'est ce qu'a fait Jody Wilson-Raybould, l'ancienne ministre de la Justice et procureure générale. Elle lui a dit de faire attention à ce qu'il faisait, qu'il était en train de porter atteinte à l'indépendance du poursuivant. Je sais qu'elle ne s'est pas assise avec lui pour lui donner des explications. Elle ne pensait pas qu'elle devait le faire.
Ce que je trouve très préoccupant au sujet de ce que M. Dion a découvert, c'est l'idée que dans un gouvernement régi par la primauté du droit, la position d'un ministre de la Justice et procureur général puisse être aussi profondément minée par ses collègues.
Je sais que de nombreux libéraux ont dit qu'elle n'aurait pas dû enregistrer Michael Wernick. Je comprends pourquoi, dans les circonstances, elle a estimé que c'était nécessaire. Or, ce qui suscite plus de méfiance, c'est de penser qu'une communication d'un ancien juge de la Cour suprême, un juriste très respecté, John Major, diffusée par l'avocat de SNC-Lavalin, qui est également un ancien juge de la Cour suprême, Frank Iacobucci, a aveuglé les gens au Cabinet — en raison de l'importance des titres des juges et du travail qu'ils ont accompli à la Cour suprême — quant au fait que le seul conseil juridique qu'ils auraient dû obtenir, c'est celui de leur propre avocate, la procureure générale.
Cependant, ce qui me consterne vraiment, c'est qu'ils ont fait circuler cette communication qui mine le jugement de leur collègue du Cabinet, la ministre de la Justice et procureure générale. Ils l'ont fait sans même le lui transmettre. Je demande à mes amis libéraux d'imaginer un instant une situation où Jean Chrétien aurait permis à ses collègues du Cabinet de faire circuler une note écorchant la crédibilité d'Irwin Cotler. Pouvez-vous concevoir que Pierre Trudeau aurait pu permettre à ses collègues du Cabinet de faire circuler une note décrédibilisant le jugement de John Turner?
C'est vraiment scandaleux. Le premier ministre est coupable ici du type d'infraction pour lequel il conviendrait qu'il démissionne. Je lui laisse le soin de le faire. Je ne demande pas sa démission, mais il me semble incroyable que ce genre de chose puisse continuer. Ce n'est pas une mince affaire. Et cela ne devrait pas être camouflé. Nous devons vraiment demander à M. Dion ce qu'il a découvert. Il faut qu'il nous donne son avis sur la nature d'autres recours possibles et le nombre de mesures que nous devrions prendre pour que la confidentialité des délibérations du Cabinet soit levée afin qu'il soit possible d'entendre les neuf autres témoins.
Je veux également dire très clairement que je ne crois pas qu'il s'agisse d'une question partisane. À mon sens, c'est un problème systémique. Il est troublant de constater que les hauts fonctionnaires de ce pays puissent se faire manipuler ainsi par une multinationale, et je pense que bien d'autres multinationales pourraient avoir le même type d'accès. C'est systémique, peu importe qui est au Cabinet du premier ministre. Qu'il s'agisse d'un gouvernement conservateur ou d'un gouvernement libéral, nous devons nous assurer que l'appareil gouvernemental, notre fonction publique, n’est pas mis à la disposition de multinationales pour faire leurs quatre volontés.
Je ne pense pas qu'il s'agisse du premier ministre et qu'il s'agisse d'en faire une question politique durant la campagne électorale. Je crois que le problème est beaucoup plus vaste et qu'il est systémique. J'aimerais entendre le commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique.
Je pense que nous avons maintenant l'obligation morale d'agir pour protéger notre démocratie des pouvoirs des grandes entreprises mondiales.
À l'heure actuelle, notre démocratie semble affaiblie par cette situation. Nous devons aller au fond des choses.
Merci, monsieur le président.
View Bob Zimmer Profile
CPC (BC)
Thank you, Ms. May.
Next up is Mr. Weir.
Merci, madame May.
C'est maintenant au tour de M. Weir.
View Erin Weir Profile
CCF (SK)
View Erin Weir Profile
2019-08-21 13:31
Thank you, Mr. Chair.
I'd like to thank you and all members of this committee for giving independent MPs an opportunity to participate in today's meeting.
One of the things I've really appreciated about being an independent MP is the opportunity to take a more dispassionate look at the issues. That's what I've tried to do in all the committee hearings on SNC-Lavalin.
I'd like to say a few words about my reading of the Ethics Commissioner's report and some of the topics that I think might be worth pursuing if this committee decides to hear from the Ethics Commissioner and perhaps other witnesses.
The commissioner's key conclusion is that there was a violation of section 9 of the Conflict of Interest Act, which says that public office holders should not:
seek to influence a decision of another person so as to further the public office holder’s private interests or those of the public office holder’s relatives or friends or to improperly further another person’s private interests.
I don't think anyone is alleging that the Prime Minister sought to further the private interests of his family, his friends or himself. I also don't think there's any doubt that many, if not most, public policy decisions will either further or detract from the private interests of various companies and individuals. The key conclusion from the Ethics Commissioner is that the Prime Minister improperly tried to further another person's private interests.
That finding hinges critically on an interpretation of what is “improper”. I think it would be well worth this committee's time to dig into that with the Ethics Commissioner. We've heard a lot about findings of fact but really this conclusion comes down to an interpretation of one word in the Conflict of Interest Act, which is something that I think could be open to challenge and certainly could be open to further exploration.
It's a little bit unclear to me whether the Ethics Commissioner believes the Prime Minister is guilty of any kind of conflict of interest in the classic definition of that term. It does seem clear that the Ethics Commissioner believes that the Prime Minister is guilty of improperly furthering another person's private interests but there's already been some debate about how that language should be interpreted and what's improper. I would suggest that as an appropriate focus for this committee's work.
Merci, monsieur le président.
J'aimerais remercier le président et tous les membres du Comité de donner l'occasion aux députés indépendants de participer à la séance d'aujourd'hui.
L'une des choses que j'apprécie vraiment en tant que député indépendant, c'est de pouvoir porter un regard plus serein sur les questions. C'est ce que j'ai essayé de faire dans toutes les séances de comité qui portaient sur SNC-Lavalin.
J'aimerais dire quelques mots sur mon interprétation du rapport du commissaire à l'éthique et certains des sujets qu'il vaudrait la peine d'examiner, à mon avis, si votre comité décide de faire comparaître le commissaire à l'éthique et peut-être d'autres témoins.
La principale conclusion du commissaire, c'est qu'il y a eu violation de l'article 9 de la Loi sur les conflits d'intérêts, qui stipule qu'un titulaire de charge publique ne doit pas:
tenter d’influencer la décision d'une autre personne dans le but de favoriser son intérêt personnel ou celui d'un parent ou d'un ami ou de favoriser de façon irrégulière celui de toute autre personne.
Je ne pense pas que quiconque allègue que le premier ministre a tenté de favoriser l'intérêt personnel de sa famille ou de ses amis, ou le sien. De plus, je ne doute pas que de nombreuses décisions de politique publique, voire la plupart d'entre elles, favoriseront l'intérêt de diverses entreprises ou personnes ou y nuiront. La principale conclusion du commissaire à l'éthique, c'est que le premier ministre a essayé de favoriser de façon irrégulière l'intérêt personnel d'une autre personne.
Cette conclusion repose essentiellement sur une interprétation de ce qui est « irrégulier ». Je crois qu'il vaudrait la peine que votre comité prenne le temps de creuser la question avec le commissaire à l'éthique. Nous avons beaucoup entendu parler de constatations de faits, mais cette conclusion se résume à une interprétation d'une expression de la Loi sur les conflits d'intérêts, ce qui, à mon avis, pourrait être remis en question et pourrait certainement faire l'objet d'une étude plus approfondie.
Je ne sais pas trop si le commissaire à l'éthique croit que le premier ministre est coupable de conflit d'intérêts dans le sens classique du concept. Il semble évident qu'il est d'avis que le premier ministre est coupable d'avoir favorisé de façon irrégulière l'intérêt personnel d'une autre personne, mais il y a déjà eu des discussions sur la façon dont cela devrait être interprété et sur ce qui est irrégulier. À mon avis, c'est là un sujet pertinent pour les travaux de votre comité.
View Bob Zimmer Profile
CPC (BC)
Thank you, Mr. Weir.
Next we will go to Ms. Ramsey.
Merci, monsieur Weir.
C'est maintenant au tour de Mme Ramsey.
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