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Ind. (QC)
Madam Speaker, I will be sharing my time with my colleague, the member for Elmwood—Transcona.
I am happy that the masks are coming off today, because we are talking about something that the NDP has been concerned about for a long time. For around eight years, we have been standing up for Canadian news media and cultural content, and particularly in Quebec, where there is a great deal of provincial investment in businesses that offer such content. Furthermore, as a result of the changing paradigm, every investment the Government of Quebec makes involves greater risk.
Last night, the Québec Cinéma Gala celebrated the talents of director Ricardo Trogi, actor Debbie Lynch-White, actor Martin Dubreuil and Sara Mishara, who did the cinematography for the movie The Great Darkened Days. The Québec Cinéma team reminded us that Quebec is so good at telling its stories because of giants like Jean Beaudin and Jean-Claude Labrecque, who passed away last week.
A pioneer of filmmaking on nearly 100 Canadian films and keenly attuned to the evolution of Quebec society, Jean-Claude Labrecque, considered the filmmaker who captured the essence of Quebec, used to describe himself simply as the guy holding the camera. He did right by us, as the great man he was.
To pay tribute to Jean-Claude Labrecque is to pay tribute to the architect of what we inherited today. We inherited a system that allows us to tell our stories through fiction and documentaries, but also through the news media. It allows us to talk about our democracy and to monitor what our politicians do. That is precisely what is currently at stake, because of the partisan games and mediocrity we are seeing from Canada's two main parties.
Under the Conservatives we had 10 years of inaction. Ten years of acting like nothing happened. Then the Liberals came to power saying that something had to be done, that we absolutely needed to fix the problem. That was four years ago and they have done absolutely nothing since then. This government has done a poor job because it is afraid of the opposition. I am talking about the official opposition, of course, because the NDP has been fighting for this cause for at least four years, if not eight, since this issue was not as urgent at the time. This situation has truly deteriorated in no time at all.
It is unacceptable that 80% of Internet advertising revenue currently goes to the United States. All legislators in Canada should be ashamed. It is not unusual for a society that lives in the north, like ours, to import pineapples or bananas. However, we are now importing advertising signs. Is it not appalling that we are letting all our advertising investments go elsewhere? That is a pathetic trade record. Time and again I find myself having to face the fact that we have no backbone. We have to wake up and protect our industry. We have to stop being mesmerized by five different colour letters just because they represent the most beloved brand in the United States, by Republicans and Democrats alike. We need to wake up.
It is not Google's fault that we are slackers. It is not Netflix's fault that we have not asked it to collect the GST, our country's basic tax, which is a consumption tax. The Liberals will not do it for utterly embarrassing reasons. They are afraid that those opposite, the Conservatives, who only want to win the next election, will say that a Netflix tax will raise prices. Give me a break. All Canadians pay the GST on goods they purchase. That is normal. We pay for goods and services, but they will not charge the GST.
You should all be ashamed. I, for one, as a citizen of a country like Canada, am ashamed that we are not taking a stand and charging our consumption tax. That is just disgraceful. As we can see, this mainly concerns the GST.
The government has been avoiding the issue and thinking pretty highly of itself for four years. For the past four years, it has been ignoring other people's advice. For four years, it has been afraid of being known as the government that taxed Netflix, but come on, Netflix raised its rate by about 33% a year ago and nobody said boo. The Liberals say they will not charge the GST for that kind of service. They know they do not have a leg to stand on, but they will not do it. There might be questions at the year-end review. The Prime Minister and the Minister of Finance are literally lying to us when they say taxing an intangible online service is complicated. They talk about seeking advice from their G7 and G20 friends. Seriously, though, this is a sales tax. What is the deal here? You are lying to our faces. This kind of situation—
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec mon collègue le député d’Elmwood—Transcona.
Je suis heureux que les masques tombent aujourd'hui, parce qu'on parle d'un sujet qui nous préoccupe depuis belle lurette, au NPD. Cela fait environ huit ans que nous défendons l'information et le contenu culturel au Canada, au Québec en particulier, puisque celui-ci investit beaucoup dans les entreprises qui offrent ce contenu. De plus, en raison du paradigme changeant, il y a beaucoup plus de risques associés aux investissements faits par l'État québécois.
Hier soir, le Gala Québec Cinéma célébrait le talent du réalisateur Ricardo Trogi, de l'actrice Debbie Lynch-White, de l'acteur Martin Dubreuil et de Sara Mishara, directrice photo du film La grande noirceur. L'équipe de Québec Cinéma nous a aussi rappelé que, si le Québec savait si bien se raconter, c'était notamment grâce à des géants comme Jean Beaudin et Jean-Claude Labrecque, décédé la semaine dernière.
Pionnier de la caméra au générique de près d'une centaine de films d'ici et véritable témoin cinématographique de l'évolution de la société québécoise, Jean-Claude Labrecque, considéré comme le cinéaste de la mémoire du Québec, alors qu'il se qualifiait simplement de « chauffeur de kodak », nous aura conduits à bon port, à la hauteur de l'homme qu'il était.
Rendre hommage à Jean-Claude Labrecque, c'est rendre hommage au bâtisseur de ce dont nous avons hérité aujourd'hui. Nous avons hérité d'un système qui nous permet de raconter nos histoires, par la fiction, par des documentaires, mais aussi par les médias d'information. Il nous permet de parler de notre démocratie et de surveiller les agissements de nos politiciens. Or c'est précisément ce qui est en danger actuellement, à cause des guéguerres partisanes et médiocres de la part des deux principaux partis du Canada.
Il y a eu 10 ans d'inaction de la part des conservateurs, 10 ans à faire comme si rien ne s'était passé. Les libéraux sont ensuite arrivés au pouvoir en disant que cela n'avait pas de bon sens et qu'il fallait absolument régler le problème. Pourtant, quatre ans plus tard, ils n'ont strictement rien fait. C'est tout à fait médiocre, parce qu'il s'agit d'un gouvernement qui a peur de l'opposition. Je parle de l'opposition officielle, bien sûr, car les néo-démocrates se battent pour cette cause depuis au moins quatre ans, sinon huit, puisque cette question était moins sous-jacente à l'époque. En très peu de temps, la situation a véritablement tourné au vinaigre.
Il est inadmissible qu'aujourd'hui, 80 % des revenus publicitaires sur Internet s'en aillent aux États-Unis. Tous les législateurs du Canada devraient avoir honte. Il est normal pour une société qui vit dans le Nord, comme la nôtre, d'importer des ananas ou des bananes. Cependant, nous importons maintenant des panneaux publicitaires. N'est-ce pas pitoyable de laisser tous nos investissements en publicité s'en aller ailleurs? C'est une balance commerciale minable. Nous sommes des gens sans colonne, et je le constate constamment. Nous devons nous réveiller et protéger notre industrie. Cela signifie qu'on doit cesser d'être obnubilé par cinq lettres de couleurs différentes parce que c'est la marque la plus aimée aux États-Unis, autant par les républicains que par les démocrates. Il faut se réveiller.
Ce n'est pas la faute de Google si nous sommes des fainéants. Ce n'est pas la faute de Netflix si nous ne lui demandons pas de percevoir la simple TPS, l'abc de la taxation dans notre pays, soit la taxe à la consommation. Les libéraux ne le feront pas, pour des raisons totalement honteuses. C'est parce qu'ils ont peur de se faire dire par les gens d'en face, les conservateurs, qui veulent seulement être élus à la prochaine élection, qu'une taxe Netflix va coûter plus cher. Mon œil! Tous les Canadiens paient la TPS sur les produits qu'ils consomment. C'est normal, on a des choses et des services à payer, mais on n'y arrive pas.
Vous devriez tous avoir honte. Moi, en tout cas, en tant que citoyen d'un pays comme le Canada, j'ai honte qu'on ne soit même pas capable de se tenir debout et d'appliquer notre taxe à la consommation. C'est une immense honte. Le premier problème concerne donc évidemment la TPS.
Aujourd'hui, cela fait quatre ans que le gouvernement niaise et se prend pour un autre. Cela fait quatre ans qu'il fait comme si les conseils des autres n'existaient pas. Cela fait quatre ans qu'il a peur de se faire accuser de taxer Netflix. Voyons donc, Netflix a augmenté sa facture d'à peu près 33 % depuis un an. Il n'y a pas un chat qui chiâle. Les libéraux disent qu'ils ne factureront pas de TPS pour un service comme celui-là. Ils savent que c'est complètement injustifiable, mais ils ne le feront pas. On va leur poser la question à la revue de fin d'année. Cela dit, le premier ministre et le ministre des Finances nous mentent littéralement en nous disant que c'est compliqué d'ajouter des taxes lorsqu'il s'agit d'un service intangible sur Internet. Ils disent qu'ils vont consulter leurs amis des pays du G7 ou du G20. Voyons! C'est une taxe de vente. Qu'est-ce que c'est que cela? Vous nous mentez en pleine face. Ce genre de situation...
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank my colleague from Pickering—Uxbridge, in whom we often see a youthful exuberance. It is important to have our young MPs take the floor.
However, I cannot ignore the fact that she is also the Parliamentary Secretary to the Minister of Finance, and I expect her to provide an explanation, since I believe she is objective and intelligent. Can she explain why her boss, the Minister of Finance, steadfastly refuses to have Netflix collect the GST? It is outrageous. Everyone is laughing at us. Television producers, cable companies and Internet service providers around the world are laughing at us.
I hope that my colleague will give me something other than the usual answer that there is a lot of discussion about corporate taxes within the G20. We are talking about a consumption rather than a destination tax. I would like a clear answer.
Monsieur le Président, j'aimerais remercier ma collègue de Pickering—Uxbridge, chez qui on sent très souvent la vivacité de la jeunesse. C'est important d'entendre nos jeunes prendre la parole.
Toutefois, je ne peux ignorer le fait qu'elle est aussi secrétaire parlementaire du ministre des Finances, et je ne peux m'empêcher d'attendre une explication de sa part, puisque je l'estime objective et intelligente. Comment peut-elle expliquer que son patron, le ministre des Finances, refuse obstinément de solliciter Netflix pour qu'elle perçoive la TPS? C'est une hérésie. Tout le monde rit de nous. Les producteurs de télévision, les câblodistributeurs et les fournisseurs d'accès à Internet rient de nous à l'international.
J'espère obtenir de la part de ma collègue une réponse plus fraîche qui ne fera pas allusion au fait que l'impôt des sociétés fait l'objet de nombreuses discussions au sein du G20. On parle d'une taxe de consommation au lieu de destination. J'aimerais avoir une réponse claire.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I made an effort not to use the word “culture” in my question. I did not say culture or content. I spoke about the GST, which Netflix, unlike its competitors, does not have to pay. In return, I heard more rhetoric about culture.
Could I just get an answer that is not more obfuscation?
Monsieur le Président, je me suis efforcé ne pas dire le mot « culture » dans ma question. Je n'ai pas parlé de culture ni de contenu. J'ai parlé de la TPS, dont la compagnie Netflix, Inc. est graciée, contrairement à ses compétiteurs, et on m'a répondu avec du baratin culturel.
Est-ce que je peux avoir une réponse qui n'est pas déviante?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I would like to commend my colleague for his passionate speech on fairness. That is what he talked about.
He has good reason to sing Canada's praises on many fronts, and it is true that efforts are being made to increase fairness.
However, I would like to ask him whether he thinks it is fair that OTT services like Netflix are not required to collect GST.
How does he explain the fact that, among all the competitors in the cultural community, his government is favouring a web giant by not forcing it to abide by the same rules as its Canadian competitors?
Monsieur le Président, j'aimerais féliciter mon collègue pour son discours passionné sur l'équité. C'est effectivement ce dont il a parlé.
Il a raison de vanter les mérites du Canada à bien des égards, et il est vrai qu'on essaie effectivement de créer beaucoup d'équité.
J'aimerais lui demander comment il réagit au fait qu'il n'y a pas d'équité sur la perception de la TPS sur un produit comme le serveur TPC de Netflix.
Comment expliquer que, parmi tous les concurrents dans le monde de la culture, on favorise un géant du Web qui ne respecte pas les mêmes règles que ses concurrents canadiens?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I would ask my colleague whether he thinks that asking Netflix to collect GST constitutes a new tax.
Monsieur le Président, j'aimerais demander à mon collègue s'il considère que, corriger l'impair voulant que Netflix ne perçoive pas la TPS sur ses abonnements serait une nouvelle taxe à ses yeux.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I believe if you seek it you will find unanimous consent of the House for the following motion:
That the House of Commons:
(a) condemn the use of images of the Lac-Mégantic tragedy in works of fiction;
(b) demand that Netflix Inc. remove all images of the Lac-Mégantic tragedy, which took 47 lives, from its fiction catalogue; and
(c) demand that Netflix Inc. financially compensate the community of Lac-Mégantic for using those images for entertainment purposes, without concern for the trauma of citizens, survivors, and the victims' families.
Monsieur le Président, je crois que vous obtiendrez le consentement unanime de la Chambre pour la motion suivante:
Que la Chambre des communes:
a) dénonce l’utilisation d’images de la tragédie de Lac-Mégantic dans des œuvres de fiction;
b) exige que Netflix Inc. retire de son catalogue de fiction toute image de la tragédie de Lac-Mégantic, qui a coûté la vie à 47 personnes, et;
c) exige que Netflix Inc. compense financièrement la communauté de Lac-Mégantic pour avoir utilisé ces images à des fins de divertissement, sans égards pour le traumatisme vécu par les citoyens, les survivants, et les proches des victimes.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, given that Netflix has rejected the request made by the Quebec government, on behalf of the people of Lac-Mégantic and all Quebeckers, that it stop using images of the Lac-Mégantic disaster, I wish to seek consent for the following motion: That the House of Commons call on Netflix Inc. to withdraw from its catalogue all images of the Lac-Mégantic disaster, which took the lives of 47 people, and that Netflix Inc. provide financial compensation to the Lac-Mégantic community for having used these images for entertainment purposes without regard for the trauma experienced by the residents, survivors and friends and families of the victims.
Monsieur le Président, compte tenu du refus de Netflix d'accepter la demande faite par le gouvernement du Québec au nom des gens de Lac-Mégantic et de tous les Québécois de cesser d'exploiter des images de la tragédie de Lac-Mégantic, je demande le consentement unanime des députés pour adopter la motion suivante: Que la Chambre des communes exige que Netflix Inc. retire de son catalogue toute image de la tragédie de Lac-Mégantic qui a coûté la vie à 47 personnes et que Netflix Inc. compense financièrement la communauté de Lac-Mégantic pour avoir utilisé ces images à des fins de divertissement, sans égard pour le traumatisme vécu par les citoyens, les survivants et les proches des victimes.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, yesterday the Government of Quebec confirmed that Netflix will start collecting the QST on January 1, 2019, but not the GST, because Ottawa is refusing to change federal laws and make California-based Internet multinationals collect the same GST it makes our businesses collect.
Quebec explicitly asked the federal government to work with it to change the law, but the government flatly refused. No other G7 country is dumb enough to refuse to adapt its tax system to the Internet age.
Can the Prime Minister do better than the Minister of Finance's pathetic attempts to justify the unjustifiable?
Monsieur le Président, hier, le gouvernement du Québec a confirmé que Netflix percevra la TVQ à partir du 1er janvier 2019, mais pas la TPS, parce qu'Ottawa refuse de changer les lois fédérales et refuse d'exiger la TPS des multinationales californiennes du Web. Cependant, on la demande à nos entreprises.
Le Québec a explicitement demandé au fédéral de travailler avec lui pour changer la loi, et il a obtenu une fin de non-recevoir. Nous sommes les derniers épais du G7 à refuser d'adapter notre fiscalité à l'ère d'Internet.
Est-ce que le premier ministre a mieux à dire que les excuses bidon du ministre des Finances pour justifier l'injustifiable?
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Ind. (QC)
Madam Speaker, I know that the Parliamentary Secretary to the Minister of Canadian Heritage is not the Parliamentary Secretary to the Minister of Finance. However, if he is following this file within his own department, he knows full well that failing to require that companies like Netflix or Google collect GST on their services is an injustice to all competitors that are Canadian and hire Canadians.
I am not even talking about corporate taxes, because I know that the Minister of Finance will say that it is complicated. The Liberals do not have much initiative, but I can understand that corporate taxes are complicated. That said, applying a transaction tax on transactions made in Canada is pretty basic.
Are the minister's rose-coloured finance glasses so big that he does not even see a need to collect taxes from service providers? Pathetic. Does my colleague have nothing to say on this? He knows very well that the cultural sector is unanimous on this issue.
Our service providers and creators at least want local broadcasters and over-the-top television services, which are comparable to Netflix, to be on an equal footing with the others.
Madame la Présidente, je sais que le secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien n'est pas le secrétaire parlementaire du ministre des Finances. Par contre, s'il suit ce dossier au sein de son ministère, il sait très bien que le fait qu'on ne demande pas à des sociétés comme Netflix ou Google de percevoir la TPS sur leurs services est une injustice pour tous les services concurrents qui sont canadiens et qui engagent du monde d'ici.
Je ne parle même pas de l'impôt des sociétés, parce que je sais que le ministre des Finances va dire que c'est compliqué. Les libéraux n'ont pas beaucoup d'initiative, mais je peux comprendre que l'impôt des sociétés est une question complexe. Cela dit, le fait d'appliquer une taxe transactionnelle sur les transactions faites chez nous, c'est quand même très élémentaire.
Est-ce que les lunettes roses financières sont si grandes qu'on ne voit même pas la nécessité d'aller chercher cette taxe auprès des fournisseurs de services? C'est pitoyable. Mon collègue n'a-t-il rien à dire là-dessus? Il sait très bien que cela fait l'unanimité dans le milieu de la culture.
Nos fournisseurs et nos créateurs veulent au moins que nos diffuseurs locaux et nos services de télévision par contournement, qui sont comparables à Netflix, soient sur un pied d'égalité avec les autres.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, UQAM researchers have discovered that just five movies and five TV shows in Netflix's catalogue of 5,500 titles were produced in Quebec. That is 0.1% of Netflix's content. Quebec is not in the picture.
As Quebec film and TV producers noted recently, the Netflix agreement has done nothing for our culture. What we need is content produced here. If the next generation of Quebeckers does not have access to made-in-Quebec programming, it will turn to English-language American content.
Will the Minister of Canadian Heritage apply our laws to online platforms, or does he want us to become totally assimilated?
Monsieur le Président, les chercheurs de l'UQAM ont découvert que sur 5 500 films et séries, Netflix a fait un grand total de cinq séries et cinq films produits au Québec. C'est 0,1 % du contenu sur Netflix. On n'est pas là.
Les producteurs du Québec le disaient récemment, l'entente Netflix n'a rien apporté à notre culture. Ce qu'il faut, c'est produire ici du contenu d'ici. Si la prochaine génération de Québécois n'a pas accès à des émissions québécoises, elle va se tourner vers du contenu américain, en anglais.
Est-ce que le ministre du Patrimoine canadien va appliquer nos lois aux plateformes en ligne ou s'il préfère qu'on se « louisianise » pour vrai?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, there is no excuse for this. When it comes to asking Web giants to pay their fair share, it seems that common sense and tax fairness go out the window.
The Minister of Finance expects an international consensus. I have news for him. We are the only idiots in the G7 who are not taxing Netflix. Worse still, France is going to make Netflix pay taxes, collect sales tax and guarantee 30% local content. Meanwhile, in Canada, everything is cool for Netflix and Google. There are no taxes, no sales tax, no quotas. Nothing.
The Minister of Canadian Heritage could take a lesson from the Robert Charlebois song: “Between two joints, you could do something.”
Monsieur le Président, c'est injustifiable. Quand vient le temps de faire payer leur juste part aux gens du Web, ça a l'air que le gros bon sens et la justice fiscale, ce n'est pas assez.
Le ministre des Finances s'attend à un consensus international. J'ai des petites nouvelles pour lui. Nous sommes les derniers « taouins » du G7 à ne pas percevoir la taxe de vente sur Netflix. Pire encore, la France obligera Netflix à payer des impôts, à percevoir des taxes et à garantir 30 % de contenu local. Pendant ce temps, au Canada, tout est chill pour Netflix et Google. Il n'y a pas d'impôt, pas de taxe, pas de quota. Il n'y a rien.
Comme le dirait Robert Charlebois au ministre du Patrimoine canadien, « entre deux joints, tu pourrais faire quelque chose ».
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, Netflix just announced it is opening a permanent office in France. The company will double its investment in French productions. Netflix will be paying taxes in France. It will even collect sales tax. It will invest 2% of its revenue in producing films and will have to guarantee that 30% of its content is European.
What a crazy revolutionary concept. The French asked Netflix to respect their culture and pay its fair share of taxes.
Will the new Minister of Heritage do his job, immediately put a stop to preferential treatment, and get the same commitments from Netflix here in Canada?
Monsieur le Président, Netflix vient d'annoncer l'ouverture d'une succursale permanente en France. L'entreprise va doubler son investissement dans la production française. En France, Netflix va payer des impôts. Elle va même percevoir les taxes de vente. Elle va verser 2 % de son chiffre d'affaires dans la production de films et elle va devoir garantir que 30 % de son contenu est européen.
Quel concept fou et révolutionnaire! Les Français ont demandé à Netflix de respecter leur culture et de payer sa juste part d'impôt.
Est-ce que le nouveau ministre du Patrimoine va faire son travail, mettre fin aux passe-droits maintenant et obtenir les mêmes engagements de la part de Netflix ici, chez nous?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I would not normally intervene in the relationship between broadcasters and Quebec's many production companies, but since it was theheritage minister who drew up the agreement with Netflix in absolute secrecy, I would like to ask her if she is satisfied with her precious partner's approach. Forcing production companies to convince anglophone American bigwigs of the relevance of producing francophone stories for Quebec in English is like a throwback to the 1950s.
Is this the kind of colonialism that was redacted from the Netflix deal she has been hiding from us for months?
Monsieur le Président, normalement, je ne m'immiscerais pas dans les rapports entre les diffuseurs et les nombreuses maisons de production au Québec, mais comme c'est la ministre du Patrimoine qui a concocté, dans le plus grand secret, l'entente avec Netflix, j'aimerais lui demander si elle est satisfaite de l'approche de son petit partenaire chouchou. Lorsqu'on doit convaincre des patrons anglophones américains de la pertinence d'histoires francophones pour le Québec en anglais, on se croirait de retour dans les années 1950.
Est-ce que c'est ce genre de colonialisme qui était caviardé dans l'entente Netflix qu'on nous cache depuis des mois?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, after a number of access to information requests, the government finally released 773 pages of emails exchanged between the government and Netflix, but 90% was redacted. It almost seems as though the government has something to hide. Is that possible?
In his year-end review, the Prime Minister had the nerve to contradict Céline Galipeau. Regrettably, he went and said that it would be impossible to charge GST on Netflix, when we know that is not at all the case. Everyone knows that.
Why is the government so determined to mislead the public about the Netflix deal? Why is it afraid to make the deal public? Is it afraid that we will be proven right?
Monsieur le Président, après de nombreuses demandes d'accès à l'information, le gouvernement a finalement rendu publiques 773 pages de courriels échangés entre Ottawa et Netflix, mais 90 % a été caviardé. On a l'impression qu'il y a quelque chose à cacher. Cela se peut-il?
Dans son bilan de fin d'année, le premier ministre a osé contredire Céline Galipeau. Il est allé dire lamentablement que ce n'était pas possible d'imposer la TPS à Netflix, alors qu'on sait que c'est l'inverse de la réalité. Tout le monde le sait.
Pourquoi le gouvernement s'entête-t-il à induire le public en erreur sur l'entente Netflix? Pourquoi a-t-il peur de publier l'entente? A-t-il peur que nous ayons l'heure juste?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, the Minister of Canadian Heritage came back to Montreal on Friday to say the same thing she had said two months ago. The only difference was that she added that she had heard Quebec and would stop defending Netflix's tax break, but that the Minister of Finance would have to be consulted.
Quebec is united in condemning the unfair tax treatment enjoyed by Netflix and other web giants. Everyone is against it, including unions, business leaders, the media, journalists, and artists.
Did the Minister of Finance give any answer other than no? This is pathetic.
Is that how important Quebec's unanimous opinion is to this government and to the Prime Minister?
Do they have anything to offer besides the same old blather at UNESCO and standing up to defend our culture, or are they going to defend the indefensible—
Monsieur le Président, la ministre du Patrimoine canadien est revenue à Montréal, vendredi, pour dire la même affaire qu'il y a deux mois, sauf qu'elle a ajouté qu'elle entendait le Québec, qu'elle allait arrêter de défendre le congé de taxe accordé à Netflix et qu'à ce sujet, il allait falloir parler au ministre des Finances.
Le Québec est unanime et dénonce l'iniquité fiscale en faveur de Netflix et des autres géants du Web. Les syndicats, les gens d'affaires, les médias, les journalistes, les artistes, bref tout le monde s'y oppose.
Est-ce que le ministre des Finances a répondu autre chose que non? C'est pathétique.
Est-ce cela, l'importance du consensus québécois pour ce gouvernement et ce premier ministre?
Est-ce qu'on peut faire autre chose que des blabla à l'UNESCO et se tenir debout pour défendre notre culture, ou va-t-on défendre l'indéfendable...
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