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2019-04-10 17:21 [p.26995]
Mr. Speaker, I must say that in this case, I also appreciated the speech made by my colleague from Sherbrooke. I agree with him, much to the chagrin of my colleague from Sackville—Preston—Chezzetcook.
As the member for Sherbrooke said, this budget is dragging up broken promises, such as the promise to return to a balanced budget this year, which is rather unbelievable. It does not even include a timeline for balancing the budget. This is a first in our country's history.
The government is budgeting $41 billion to deflect attention from its mistakes, including its bungled foreign and domestic policy. Once again, the budget favours the major interest groups, as the member for Sherbrooke pointed out. We saw more evidence of this today, when the government gave Loblaws $12 million for refrigerators. It is absolutely ridiculous.
Does my colleague from Sherbrooke agree that this budget shows a lack of respect for Quebeckers?
In 2015, the member for Papineau, the Prime Minister, told a New York newspaper that Canada was postnational. This is an outright affront to Quebeckers, whose historical and political reality is very much alive and well.
There are also no measures in this bill to address the Quebec premier's concerns about the cost of the arrival of a huge number of illegal refugees. I know he does not like that term, but Quebec wants to be reimbursed for some of those costs. There is also nothing in the budget about a single tax return or the Quebec Bridge, and there is nothing to address the discriminatory measure wherein larger cities will get more money for sustainable mobility infrastructure than smaller ones like Quebec City.
Does my colleague agree that the 2019 budget implementation bill once again shows the government's lack of respect for all our fellow Quebeckers?
Monsieur le Président, je dois dire dans ce cas-ci que j'ai aussi apprécié le discours de mon collègue de Sherbrooke. Je suis d'accord avec lui, au grand dam de mon collègue de Sackville—Preston—Chezzetcook.
Comme le député de Sherbrooke le disait, c'est un budget qui réitère des promesses brisées, dont celle du retour à l'équilibre budgétaire cette année, ce qui est assez incroyable. Il n'y a même pas d'échéance concernant un retour éventuel à l'équilibre budgétaire. C'est du jamais vu dans l'histoire du pays.
On voit dans ce budget que 41 milliards de dollars sont dépensés pour détourner l'attention des erreurs de ce gouvernement, que ce soit en matière de politique étrangère ou de politique interne. Encore une fois, c'est un budget qui favorise les grands groupes d'intérêt, comme l'a dit le député de Sherbrooke. On l'a vu encore aujourd'hui, alors que 12 millions de dollars ont été octroyés à Loblaws pour des réfrigérateurs. C'est totalement ridicule.
Est-ce que mon collègue de Sherbrooke trouve aussi que ce budget illustre un non-respect envers les Québécois?
En 2015, le député de Papineau, le premier ministre, a dit à un journal de New York que le Canada était postnational. C'est un affront total envers les Québécois, qui se considèrent comme un peuple historico-politique toujours bien vivant.
Par ailleurs, dans ce budget, aucune mesure ne répond aux doléances du premier ministre du Québec concernant les coûts de l'arrivée massive de réfugiés illégaux. Je sais qu'il n'aime pas ce terme, mais il y a des coûts que le Québec veut se faire rembourser. Ensuite, il n'y a rien non plus au sujet de la déclaration d'impôt unique, il n'y a rien pour le pont de Québec et il n'y a rien pour pallier la discrimination en ce qui a trait aux infrastructures de mobilité durable, qui fait que les grandes villes vont recevoir plus d'argent que les petites villes comme Québec.
Mon collègue est-il d'accord avec moi que ce projet de loi de mise en oeuvre du budget de 2019 illustre encore une fois un non-respect envers tous nos compatriotes québécois?
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2019-02-20 16:21 [p.25608]
Mr. Speaker, I want to point out how disappointed I am. I could hardly wait to speak about this bill today, mainly for personal reasons. I have an Inuit first name, Alupa, which means “strong man”. My entire family is very aware of and attuned to indigenous matters. My wife is an anthropologist who has worked with the Inuit for many years, and my father is a forensic historian, who has defended indigenous people in many cases by locating treaties or doing research for them.
The minister said that this is an extremely important bill that will protect and promote indigenous languages, some of which are dying out. That much is true. The Liberals have also said that no relationship is more important than the relationship with indigenous peoples. They have said it over and over, but this bill was introduced only a few months before the election, at the end of their mandate and four years after they were elected. Yes, it is urgent that we take action, but it is not true that we will all be able to state our position and discuss it in committee. As there are only three spots for opposition members, I do not think I will have the opportunity to debate the bill or to suggest amendments in committee.
Although we support this bill on the face of it, it deals with some very serious issues. There is a very clear reason why we support this bill, and that appears in the last paragraph of the preamble to the Official Languages Act, which states that the government recognizes the importance of preserving and enhancing the use of languages other than English and French while strengthening the status and use of the official languages.
This bill is therefore perfectly aligned with Canada's political doctrine. However, there are some very important issues that need clarification, and I will talk about them now. Why is the Official Languages Act quasi-constitutional? That is because it is linked to sections 16 to 23 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms. The minister told us that Bill C-91, an act respecting indigenous languages, is linked to section 35 of the Constitution. Does that mean that this bill will become quasi-constitutional legislation like the Official Languages Act? If so, we will have to discuss this for weeks because it will have a major impact on our society. It will be a very positive impact, to be sure, but when we say that the bill could be quasi-constitutional we need to know where that takes us.
The bill also states that there would be a commissioner of indigenous languages. Will this commissioner have duties similar to those of the Commissioner of Official Languages? Will they have a joint office?
The bill also talks about funding to protect, preserve and promote indigenous languages. Will that involve developing action plans as we do for official languages? Will this cost billions of dollars over five years every five years, as is the case with the action plan for official languages? Will the department also receive $1 billion in recurring funding every five years?
There are all kinds of questions to which we have no answers today. Could we maybe get an inkling of an answer right now?
Monsieur le Président, je tiens à souligner ma déception. J'étais très impatient de parler de ce projet de loi aujourd'hui, d'abord pour des raisons très personnelles. J'ai un prénom inuit, Alupa, qui veut dire « homme fort », et dans ma famille, nous sommes très sensibilisés à toutes les questions autochtones. Ma femme, qui est anthropologue, travaille auprès des Inuits depuis plusieurs années, et mon père est un historien légiste qui a défendu les Autochtones dans plusieurs causes en trouvant des traités ou en faisant des recherches pour ceux-ci.
Le ministre a dit que c'était un projet de loi extrêmement important pour protéger et promouvoir les langues autochtones, dont certaines sont en train de disparaître. C'est vrai. Auparavant, les libéraux nous ont aussi dit que le lien le plus important de ce gouvernement est celui qu'il a avec les Autochtones. Ils l'ont dit à maintes reprises, mais on constate que ce projet de loi n'apparaît que quelques mois avant les élections, à la fin de leur mandat, quatre ans plus tard. Oui, il y a urgence d'agir, mais ce n'est pas vrai que nous pourrons tous et toutes prendre position et en discuter au sein du comité. Comme il n'y a que trois places réservées à l'opposition, je ne pense pas avoir la chance d'y débattre ou d'y apporter mes suggestions d'amendement.
Bien que nous appuyons ce projet de loi de prime abord, celui-ci est lié à des questions très sérieuses. La raison pour laquelle nous l'appuyons est très claire. Elle se trouve dans le préambule de la Loi sur les langues officielles, au dernier paragraphe, où il est écrit que le gouvernement reconnaît l'importance, parallèlement à l'affirmation du statut des langues officielles et à l'élargissement de leur usage, de maintenir et de valoriser l'usage des autres langues.
Ce projet de loi s'insère donc parfaitement dans la doctrine politique canadienne. Toutefois, il y a des questions très importantes à éclaircir, et je vais les énumérer dès maintenant. Pourquoi la Loi sur les langues officielles est-elle quasi constitutionnelle? C'est parce qu'elle est liée aux articles 16 à 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. Le ministre nous a dit que le projet de loi C-91, Loi concernant les langues autochtones, est lié à l'article 35 de la Constitution. Est-ce que cela en fera une loi quasi constitutionnelle comme c'est le cas pour la Loi sur les langues officielles? Si tel est le cas, il faudra en discuter pendant des semaines, parce que cela aura de grandes conséquences dans notre société. Ce seront des conséquences sûrement très positives, soit, mais il faut savoir où on s'en va lorsqu'on dit qu'un projet de loi pourrait être quasi constitutionnel.
Par ailleurs, le projet de loi stipule qu'il y aura un commissaire aux langues autochtones. Aura-t-il des fonctions similaires à celles du commissaire aux langues officielles? Auront-ils un bureau conjoint?
On nous parle également de financement visant à protéger, préserver et valoriser les langues autochtones. Est-ce que ce seront des plans d'action comme c'est le cas pour les langues officielles? Est-ce que ce seront des milliards de dollars sur cinq ans tous les cinq ans, comme dans le cas du plan d'action pour les langues officielles? Est-ce que le ministère va recevoir une somme récurrente de 1 milliard de dollars tous les cinq ans également?
Bref, il y a toutes sortes de questions auxquelles on n'a pas de réponse aujourd'hui. Peut-être pourrions-nous avoir des balbutiements de réponse dès maintenant.
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2018-11-06 16:04 [p.23385]
Mr. Speaker, I am very pleased to rise. As usual, I would like to say hello to the many people of Beauport—Limoilou who are watching us live on CPAC or on platforms such as Facebook and Twitter later.
I would like to comment on the speech by the Minister of Status of Women. I found it somewhat hypocritical when she said that she hopes her opposition colleagues will support the bill and the budget's feminist measures, which she presented, when the Liberals actually and strategically included all these measures in an omnibus bill, the 2018 budget implementation bill. Clearly, we, the Conservatives, will not vote in favour of Bill C-86 because it once again presents a deficit budget that is devastating for Canada's economy and for Canadian taxpayers. It is somewhat hypocritical for the minister to tell us that she hopes we will support the measures to give women more power when she herself was involved in hiding these measures in an omnibus bill.
I would like say, as I often say, that it is a privilege for me to speak today, but not for the same reason this time. I might have been denied the opportunity to speak to Bill C-86 because this morning, the Liberal government imposed closure on the House. It imposed time allocation on the speeches on the budget. This is the first time in three years that I am seeing this in the House. Since 2015, we have had three budget presentations. This is the sixth time we are debating a budget since 2015 during this 42nd Parliament. This is the first time I have seen the majority of my Conservative colleagues and the majority of my NDP colleagues being denied speaking time to discuss something as important as Bill C-86 to implement budgetary measures. The budget implementation legislation is what formalizes the budget the government brought down in February. Implementation is done in two phases. This is the second phase and it implements the Liberal government's budget.
By chance, I have the opportunity to speak about the budget today and I want to do so because I would like to remind those listening about some key elements of this budget which, in our view, are going in the wrong direction. First, the Liberals are continuing with their habit, which has become ingrained in their psyches. They are continuing with their deficit approach. It appears that they are in a financial bind. That is why they are creating new taxes like the carbon tax. They also lack the personal ability to govern. You might say that it is not in their genes to balance a budget. The Liberals' budget measures are bad and their economic plan is bad. They are so incapable of balancing the budget that they cannot even give us a timeline. They cannot even tell us when they think they will balance the budget.
This is the first time that we have seen this in the history of our great Canadian parliamentary democracy, established in 1867, and probably before that, in the parliaments of the United Canadas. This is the first time since 1867 that a government has not been able to say when they will balance the budget. I am not one for political rhetoric, but this is not rhetoric, this is a fact.
The Liberals made big promises to us in that regard during the 2015 election. Unfortunately, the Liberals put off keeping those promises. They promised to balance the budget by 2019. Now, they have put that off indefinitely, or until 2045, according to the Parliamentary Budget Officer, a position that, let us not forget, was created by Mr. Harper. That great democrat wanted to ensure that there was budgetary accountability in Parliament. The Liberals also promised that they would run small deficits of $10 billion for the first three years and then balance the budget. The first year, they ran a deficit of $30 billion. The second year, they ran a deficit of $20 billion. The third year, they ran a deficit of $19 billion. Just a week or two ago, we found out from the Parliamentary Budget Officer that the Liberals miscalculated and another $4 billion in debt has been added to that amount. The Liberals have racked up a deficit of $22 billion. That is 6.5 times more than what they set out in their plan to balance the budget.
The other key budget promise the Liberals made was that the small deficits of $10 billion would be used to build new infrastructure as part of a $187-billion program.
To date, only $9 billion has flowed from the coffers to pay for infrastructure projects. Where is the other $170 billion? The Prime Minister is so acutely aware of the problem that he shuffled his cabinet this summer. He appointed the former international trade minister to the infrastructure portfolio, and the new infrastructure minister's mandate letter says he absolutely has to get on this troublesome issue of money not being used to fund infrastructure projects.
There is a reason the Liberals do not want to give us more than two or three days to discuss the budget. They do not want the Conservatives and the NDP to say quite as much about the budget as they would like to say because we have a lot of bad things to tell them and Canadians.
Fortunately, we live in a democracy, and we can express ourselves in the media, so all Canadians can hear what I have to say. However, it is important for us to express our ideas in the House too because listening to what we say here is how Canadians learn what happened in history.
Things are not as rosy as the Liberals claim when it comes to the economy and their plan. For instance, in terms of exports, they have not been able to export Canadian oil as they should. We have one of the largest reserves in the world, but the Liberals tightened rules surrounding the National Energy Board in recent years. As a result, several projects have died, such as the northern gateway project and energy east, and the Kinder Morgan Trans Mountain project, which the Liberals managed to save in the end using $4.5 billion of taxpayers money. In short, our exports are not doing very well.
As for investments, from 2015 to 2017, Canadian investments in the U.S. increased by 65%, while American investments in Canada dropped by 52%.
On top of that, one thing that affects the daily lives of Canadians even more is the massive debt, which could jeopardize all our future projects for our glorious federation. In 2018, the total accumulated debt is $670 billion. That comes out to $47,000 per family. Not counting any student debt, car payments or mortgage, every family already has a debt of $47,000, and a good percentage of that has increased over the past three years because of the Liberals' fiscal mismanagement.
That is not to mention the interest on the debt. I am sure that Canadians watching at home are outraged by this. In 2020, the interest on the debt will be $39 billion a year. That is $3 billion more than we invest every year in health.
The government boasts about how it came up with a wonderful plan for federal health transfers with the provinces, but that plan does not respect provincial jurisdictions. What is more, it imposes conditions on the provinces that they must meet in order to be able to access those transfers. We did not do that in the Harper era. We are investing $36 billion per year in health care and spending $39 billion servicing debt. Imagine what we could have done with that money.
I will close by talking about the labour shortage. I would have liked to have 20 minutes so I could say more, but we cannot take the time we want because of the gag order. It is sad that I cannot keep going.
Quebec needs approximately 150,000 more workers. I am appalled that the minister would make a mockery of my questions on three occasions. Meanwhile, the member for Louis-Hébert had the nerve to say that the Conservatives oppose immigration. That has nothing to do with it. We support immigration, but that represents only 25% of the solution to the labour shortage. This is a serious crisis in Quebec.
There are many things under federal jurisdiction that the government could do and that, in combination with immigration, would help fill labour shortages. However, all the Liberals can do is make fun of me, simply because I am a member of the opposition. I hosted economic round tables in Quebec City with my colleagues, and all business owners were telling us that this is a serious crisis. The Liberals should act like a good government and stop making fun of us every time we speak. Actually, it is even worse; they want to prevent us from speaking.
Monsieur le Président, je suis très heureux de prendre la parole. J'aimerais, comme d'habitude, saluer tous les citoyens et les citoyennes de Beauport—Limoilou qui nous écoutent en grand nombre sur CPAC ou sur les plateformes comme Facebook et Twitter plus tard.
J'aimerais faire un commentaire sur le discours de la ministre de la Condition féminine. Je trouve un peu hypocrite qu'elle dise espérer que ses collègues de l'opposition appuieront le projet de loi et les mesures féministes de son budget, qu'elle nous a présentées, alors que les libéraux ont justement et stratégiquement inclus toutes ces mesures dans un projet de loi omnibus, le projet de loi d'exécution du budget de 2018. De toute évidence, nous, les conservateurs, ne voterons pas pour le projet de loi C-86, car il présente encore une fois un budget déficitaire et dévastateur pour l'économie canadienne, pour les payeurs de taxes canadiens. C'est un peu hypocrite que la ministre nous dise qu'elles espère que nous appuierons les mesures pour donner plus de pouvoir aux femmes, alors qu'elle a elle-même participé à cette stratégie de camouflage au sein d'un projet de loi omnibus.
Je voudrais dire aux citoyens que c'est un privilège pour moi de prendre la parole aujourd'hui, comme je le dis souvent, mais pas pour la même raison cette fois. J'aurais pu ne pas pouvoir parler du projet de loi C-86, puisque, ce matin, le gouvernement libéral a imposé un bâillon à la Chambre, comme on dit en bon québécois. Il a imposé une attribution de temps aux discours relatifs au budget. C'est la première fois en trois ans que je vois cela à la Chambre. Depuis 2015, nous avons eu trois présentations de budget. C'est la sixième fois que nous débattons d'un budget depuis 2015, en cette 42e législature. C'est la première fois que je constate que la majorité des mes collègues conservateurs et la majorité des mes collègues du NPD ne pourront pas prendre la parole pour s'exprimer sur une chose aussi importante que le projet de loi C-86, qui porte sur l'exécution des mesures budgétaires. La loi d'exécution du budget, en fait, c'est ce qui rend réel le budget présenté par le gouvernement en février. L'exécution se fait en deux temps. Nous sommes dans la deuxième partie, qui met en oeuvre le budget du gouvernement libéral.
Par hasard, j'ai la chance de parler du budget aujourd'hui et je veux en profiter, parce que je voudrais rappeler aux gens qui nous écoutent actuellement certains des attributs phares de ce projet de loi sur le budget qui, selon nous, vont dans la mauvaise direction. D'abord, les libéraux perpétuent leur habitude, qui est carrément rendue psychologique chez eux. Ils poursuivent cette approche déficitaire. Il apparaît qu'ils sont dans une incapacité financière. C'est pourquoi ils créent de nouvelles taxes comme la taxe sur le carbone. Ils ont aussi une incapacité gouvernementale qui semble personnelle. On dirait que ce n'est pas dans leurs gènes de pouvoir équilibrer un budget. Les mesures des budgétaires des libéraux sont mauvaises et leur plan économique est mauvais. Ils sont tellement incapables d'équilibrer le budget qu'ils ne peuvent même pas nous donner une date d'échéance. Ils ne peuvent même pas nous dire quand ils pensent arriver à un équilibre.
C'est la première fois qu'on voit cela dans l'histoire de notre belle démocratie parlementaire canadienne, depuis 1867, et probablement avant, dans les Parlements qui ont siégé avant cette date dans le Canada-Uni. Depuis 1867, c'est la première fois qu'un gouvernement ne peut pas donner une date de retour à l'équilibre budgétaire. Je n'aime pas faire de la rhétorique politique, mais ce n'est pas de la rhétorique, c'est un fait.
Les libéraux nous avaient fait de grandes promesses à cet égard en 2015 lors de l'élection. Malheureusement, les libéraux les ont reportées. Ils nous avaient promis un retour à l'équilibre budgétaire pour 2019. Maintenant, c'est remis aux calendes grecques, c'est-à-dire, à 2045, si l'on se fie au directeur parlementaire du budget, une institution créée par M. Harper, il faut le rappeler. Ce grand démocrate voulait qu'il y ait de la responsabilité budgétaire au Parlement. Également, les libéraux nous avaient promis qu'ils feraient des petits déficits de 10 milliards de dollars pour les trois premières années, avant d'atteindre l'équilibre budgétaire. La première année, ils ont fait un déficit de 30 milliards de dollars. La deuxième année, ils ont fait un déficit de 20 milliards de dollars. La troisième année, ils ont fait un déficit de 19 milliards de dollars. Or, le directeur parlementaire du budget nous annonce que, finalement, un montant de 4 milliards de dollars qui a été mal calculé par le gouvernement libéral se rajoute à la dette. On l'a su il y a une ou deux semaines. On est rendu à 22 milliards de dollars. C'est 6,5 fois plus que ce que les libéraux avaient prévu dans leur plan de retour à l'équilibre budgétaire.
L'autre promesse budgétaire phare des libéraux, c'était que les petits déficits de 10 milliards de dollars allaient être au service de la construction de nouveaux projets d'infrastructure, dans un programme de 187 milliards de dollars.
À ce jour, seulement 9 milliards de dollars sont sortis des coffres pour subvenir à des projets d'infrastructure. Il manque encore 170 milliards de dollars. Où sont-ils? Le premier ministre est tellement conscient du problème qu'il a lui-même fait un remaniement de son Cabinet l'été dernier. Il a nommé l'ancien ministre du Commerce international au poste de ministre de l'Infrastructure, et la lettre de mandat de ce dernier dit qu'il doit absolument se pencher sur cette fâcheuse situation de l'argent qui ne sort pas des coffres pour financer les projets d'infrastructure.
Ce n'est pas pour rien que les libéraux ne veulent pas que nous ayons plus que deux ou trois jours pour discuter du budget. Ils ne veulent pas que les conservateurs et le NPD s'expriment sur le budget autant qu'ils le pourraient, parce que nous aurions beaucoup de mauvaises choses à leur dire et à dire aux Canadiens.
Heureusement, nous sommes dans une démocratie et nous pouvons nous exprimer par l'entremise des médias, alors les Canadiens peuvent savoir ce que je vais dire. Toutefois, il est important que nous puissions nous exprimer à la Chambre également, car c'est en écoutant ce que nous disons ici que les Canadiens apprennent ce qui est arrivé dans l'histoire.
Les choses ne sont pas aussi roses que le prétendent les libéraux en ce qui a trait à l'économie et à leur plan. Par exemple, sur le plan des exportations, on est incapable d'exporter le pétrole canadien comme on le devrait. Nous possédons l'une des plus grandes réserves au monde, mais les libéraux ont resserré les règles à l'Office national de l'énergie au cours des dernières années. Cela a fait en sorte que de nombreux projets sont tombés à l'eau, comme le projet Trans Mountain de Kinder Morgan, que les libéraux ont finalement sauvé avec 4,5 milliards de dollars des contribuables, le projet Northern Gateway et le corridor de l'Est. Bref, en matière d'exportation, cela ne va pas très bien.
En ce qui a trait aux investissements, de 2015 à 2017, les investissements canadiens aux États-Unis ont augmenté de 65 %, alors que les investissements américains au Canada ont baissé de 52 %.
Par ailleurs, une chose qui touche davantage la vie quotidienne de nos concitoyens et nos concitoyennes, c'est la dette massive qui pourrait mettre à mal tous nos futurs projets pour notre glorieuse fédération. En 2018, la dette totale accumulée est de 670 milliards de dollars. Cela équivaut à 47 000 $ par famille. Alors, avant même de penser aux dettes étudiantes, aux paiements de voiture et à l'hypothèque, chaque famille a aussi une dette de 47 000 $, dont un bon pourcentage a augmenté au cours des trois dernières années à cause de la mauvaise gestion budgétaire des libéraux.
D'ailleurs, c'est sans parler des frais d'intérêt sur la dette. Je suis certain que cela enrage les citoyens qui nous écoutent. En 2020, les frais d'intérêt sur la dette seront de 39 milliards de dollars par année. C'est 3 milliards de dollars de plus que ce que nous investissons chaque année en santé.
Le gouvernement se targue d'avoir fait avec les provinces un merveilleux plan de transferts fédéraux en santé, mais ce plan ne respectait pas les champs de compétence provinciaux. De plus, il a imposé des conditions aux provinces pour avoir accès à l'argent des transferts fédéraux, ce que nous n'avions pas fait à l'époque du gouvernement Harper. Nous investissons 36 milliards de dollars par année en santé et notre service de la dette est de 39 milliards de dollars. Imaginons tout ce que nous pourrions faire avec cela.
Je terminerai sur la pénurie de main-d'oeuvre. J'aurais aimé avoir 20 minutes afin d'en dire plus, mais à cause du bâillon, il nous est impossible de parler autant que nous le voulons. C'est triste que je ne puisse pas continuer.
À Québec, on a besoin d'environ 150 000 travailleurs de plus. J'ai trouvé cela ahurissant que la ministre tourne mes questions en dérision à trois reprises. Le député de Louis-Hébert, quant à lui, a osé dire que nous, les conservateurs, n'aimions pas l'immigration. Cela n'a aucun rapport. Nous sommes pour l'immigration, mais cela représente seulement 25 % de la solution à la pénurie de main d'oeuvre. À Québec, la crise est grave.
Il y a plusieurs choses que le gouvernement fédéral peut faire qui relèvent de son champ de compétence et qui, combinées à l'immigration, aideront à pallier les pénuries de main-d'oeuvre. Toutefois, tout ce que les libéraux sont capables de faire, c'est se moquer de moi, seulement parce que je suis un député de l'opposition. J'ai pourtant organisé des tables rondes économiques à Québec avec mes collègues, et tous les entrepreneurs disaient que la crise est grave. Les libéraux devraient se comporter en bon gouvernement et arrêter de se moquer de nous chaque fois que nous prenons la parole. En fait, c'est encore pire; ils veulent nous empêcher de parler.
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2018-11-06 16:15 [p.23387]
Mr. Speaker, that is such a dishonourable question. He is doing exactly what I just criticized his colleague from Louis-Hébert for doing. That is fearmongering. The Liberals are doing exactly what they are accusing us of doing. They are making a mockery of what we are saying and the work we are doing as Her Majesty's opposition.
When we were in power, over 300,000 immigrants entered Canada every year, and there were no crises at our borders because we made sure that the our immigration system was orderly, fair and peaceful.
At an economic round table, the executive director of the Association des économistes du Québec told us that immigration was only 25% of the solution to the labour shortage. Even if we welcomed 500,000 immigrants a year, that would still not completely solve the labour shortage.
We need to help seniors who want to return to the workforce. We need to allow foreign students in our universities to stay longer. We need to make sure that fewer young men in Quebec drop out of high school. All kinds of action could be taken, but all the Liberals are capable of doing is launching completely false insinuations and hyper-partisan attacks on us.
Monsieur le Président, c'est tellement déshonorant comme question. Il fait exactement ce que je viens de reprocher à son collègue de Louis-Hébert. C'est du fearmongering, pour employer le terme anglais. Les libéraux font exactement ce qu'ils nous accusent de faire. Ils tournent en dérision ce que nous disons et le travail que nous faisons ici en tant qu'opposition de Sa Majesté.
Lorsque nous étions au pouvoir, plus de 300 000 immigrants entraient chaque année au Canada et il n'y avait aucune crise à nos frontières, puisque nous, nous faisions en sorte que notre système d'immigration soit ordonné, juste et paisible.
Le directeur général de l'Association des économistes du Québec nous a dit, lors d'une table ronde économique, que l'immigration était seulement 25 % de la solution à la pénurie de main-d'oeuvre. Même si on faisait entrer 500 000 immigrants par année, cela ne réglerait pas complètement la pénurie de main-d'oeuvre.
Il faut aider les aînés qui veulent revenir sur le marché du travail. Il faut permettre aux étudiants étrangers dans nos universités de rester plus longtemps. Il faut faire en sorte que moins de jeunes hommes au Québec abandonnent l'école secondaire. Il y a toutes sortes de mesures à prendre, mais tout ce que les libéraux sont capables de faire, c'est de nous envoyer des insinuations complètement erronées et des attaques hyper partisanes.
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2018-11-06 16:17 [p.23387]
Mr. Speaker, the government needs to be serious and show some leadership. That means being capable of making decisions for the future well being of Canadian society.
Why are the Liberals coming up with a carbon tax and bogus plans to fight climate change when they know a recession is coming? Everyone is talking about it. There will be a recession by 2020. What are they going to do in a recession with a $30-billion deficit? They have run up deficits or more than $100 billion in three and a half years. When the next recession hits, what are they going to do to get the economy moving again without any money?
We know what to do. From 2006 to 2015, the Conservative government managed to get through the worst economic crisis in history since the recession of the 1930s. We had the best result in the G7 and the OECD.
Monsieur le Président, il faut être sérieux et faire preuve de leadership. Cela signifie être capable de prendre des décisions pour le futur bien-être de la collectivité canadienne.
Pourquoi les libéraux inventent-ils une taxe sur le carbone et des plans de lutte contre les changements climatiques qui n'ont aucun effet sur ceux-ci, alors qu'ils savent qu'une récession s'en vient? Tout le monde en parle au pays: il y aura une récession d'ici 2020. Que vont-ils faire devant une récession avec un déficit de 30 milliards de dollars? Ils ont accumulé des déficits totalisant plus de 100 milliards de dollars en trois ans et demi. Lorsque arrivera la prochaine récession, que vont-ils faire pour redémarrer l'économie sans argent?
Nous, nous savons quoi faire. Le gouvernement conservateur, de 2006 à 2015, a réussi à traverser la pire crise économique de l'histoire depuis la récession des années 1930. Nous avons eu le meilleur résultat des pays du G7 et de l'OCDE.
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2018-11-06 16:19 [p.23387]
Mr. Speaker, there is the expression that Conservatives times are tough times. Why is that? We always have to clean up the Liberals' mess every single time. They were in power more often than us because they do not have principles. All they want is power. We stand up for the people and principles.
Monsieur le Président, il existe une expression selon laquelle les temps sont durs sous les conservateurs. C'est le cas parce qu'il nous faut chaque fois réparer les dégâts causés par les libéraux. Ils ont été au pouvoir plus souvent que nous parce qu'ils n'ont aucun principe. Le pouvoir est tout ce qui les intéresse. Nous défendons les gens et les principes.
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2018-11-01 11:34 [p.23157]
Madam Speaker, I thank the member for Louis-Hébert for his speech.
At the beginning of his speech he talked about historic investments in infrastructure. Sadly, it is historic in theory only, since we have seen just $9.3 billion of the $187 billion announced a few years ago.
Between 2010 and 2015, the Conservative government not only released the $80 billion from our economic action plan, but we also spent it in real time. Many observers even talked about how effective the plan was, since the money was getting out. I just wanted to set the record straight.
I would also like to ask my hon. colleague when the government plans to balance the budget. He did not mention that in his speech. One of the Liberal government's key promises in 2015 was to balance the budget by 2020. Promises must be kept if we want to reduce cynicism among Canadians instead of fuelling it. This is important to our democracy, and yet, it is clear that the government has shelved this promise and that it has absolutely no intention of keeping it.
When will the government balance the budget?
Madame la Présidente, je remercie le député de Louis-Hébert de son discours.
Au tout début, il a dit que les investissements prévus en infrastructure étaient historiques. Malheureusement, ce n'est historique que sur papier pour l'instant, puisque seulement 9,3 milliards des 187 milliards de dollars qui ont été annoncés il y a quelques années sont sortis.
De notre côté, entre 2010 et 2015, les 80 milliards de dollars de notre plan de relance économique ont non seulement été dégagés, ils ont été dépensés en temps réel. Plusieurs commentateurs disaient même à quel point ce plan était efficace, puisque l'argent sortait. J'aimerais donc remettre les pendules à l'heure à cet égard.
J'aimerais également demander à mon honorable collègue ce qu'il en est du retour à l'équilibre budgétaire. Il n'en a pas parlé dans son discours. En 2015, une des promesses phares du gouvernement libéral était d'équilibrer le budget avant 2020. Les promesses doivent être tenues pour que le cynisme canadien ne grandisse pas et pour qu'au contraire, il diminue. C'est une notion importante dans notre démocratie. Or, non seulement cette promesse a clairement été remise aux calendes grecques, mais le gouvernement ne compte pas la respecter du tout.
Quand allons-nous voir l'équilibre budgétaire?
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2018-10-18 11:30 [p.22578]
Madam Speaker, I understand what my colleague is saying when he talks about a sham and the protection of prisoners as a basic right. All that is entirely legitimate. However, we Conservatives have concerns, which we share with unionized prison guards. Historically, I think that the NDP has always promoted unionism and, more often than not, supported labour demands in our country.
I would like to know what my colleague thinks about the concerns and objections expressed publicly by prison guards, who say that the segregation of certain inmates helps them maintain discipline inside prisons, which is important. It is an exceptional measure, but a measure that is needed in order to remind inmates that there are serious consequences to some of their actions inside the prison walls when they are arrested and incarcerated.
What does my colleague think about the concerns expressed by the Union of Canadian Correctional Officers?
Madame la Présidente, je comprends ce que mon collègue dit quand il parle de show de boucane et de la protection des prisonniers en vertu de leurs droits fondamentaux. Tout cela est tout à fait légitime. Cependant, nous, les conservateurs, avons des préoccupations, et celles-ci sont partagées par les gardiens de prison syndiqués. Historiquement, je pense que le NPD est un parti qui prône le syndicalisme et qui, la plupart du temps, appuie les revendications syndicales dans notre pays.
J'aimerais savoir ce que mon collègue pense des préoccupations et des doléances qui ont été publiquement émises par les gardiens de prison qui disent que l'isolement de certains prisonniers est une mesure qui les aide à assurer la discipline au sein de la prison, ce qui est important. C'est une mesure exceptionnelle, mais qui doit peut-être exister pour rappeler aux prisonniers qu'il y a des conséquences graves à certaines de leurs actions au sein de l'établissement lorsqu'ils sont arrêtés et emprisonnés.
Que pense mon collègue de ces doléances du syndicat des gardiens de prison du Canada?
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2018-10-18 11:51 [p.22581]
Madam Speaker, in the last two years, we have seen time and again that the Liberal government has a propensity to always walk along the line of a court judgment. The role of the House of Commons is to reiterate, sometimes through the preamble of a new bill, to the courts and the judge the intent of a bill of a rule that was put forward, accepted and voted on in the House. Jean Chrétien did that many times. He did it for advertising in the tobacco sector. Companies wanted the Supreme Court decision and Jean Chrétien tabled a bill with a preamble saying that the judges were wrong.
In this instance, why are the Liberals again and again following the judgment when they could have just reiterated the intent of our purpose in the House of Commons, to protect the citizens of Canada and to ensure that guards had the necessary tools to apply discipline?
Madame la Présidente, nous avons constaté au cours des deux dernières années que le gouvernement libéral a tendance à se plier aux décisions des tribunaux. Or, le rôle de la Chambre des communes est de réitérer — parfois dans le préambule d'un projet de loi — auprès des tribunaux et des juges l'intention d'une nouvelle mesure législative qu'elle a proposée et adoptée à la suite d'un vote. Jean Chrétien l'a fait à plus d'une reprise, notamment pour la publicité sur le tabac. Les compagnies étaient en faveur de la décision de la Cour suprême et Jean Chrétien a présenté un projet de loi dont le préambule contredisait les juges.
Dans le cas qui nous occupe, pourquoi les libéraux s'entêtent-ils à suivre la décision de la cour alors qu'ils pourraient réitérer le souhait de la Chambre des communes, qui est de protéger les citoyens du Canada et de veiller à ce que les gardiens aient les outils nécessaires pour assurer la discipline?
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2018-10-18 12:08 [p.22582]
Mr. Speaker, I will be sharing my time with the member for Portneuf—Jacques-Cartier.
As always, I will begin by saying hello to my constituents in Beauport—Limoilou, many of whom are watching today, as I am told every time I go door to door.
I also want to tell them that the issue we are discussing today is a very delicate subject. We are talking about the prison environment and about people's lives, namely, the lives of victims of crime and the lives of criminals in prison. This subject can be unsettling, and people often have very strong views on one side or the other. Some people want a really tough-on-crime approach, while others want a softer approach, for reasons that are equally legitimate on both sides.
I would like to ease into the debate and explain the Conservative caucus's take on Bill C-83, an act to amend the Corrections and Conditional Release Act and another act.
My colleague from Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, our public safety critic, was the commanding officer of the Régiment de la Chaudière. I have a lot of faith in him. Today he moved a motion calling on the House to simply end the debate on Bill C-83. My colleague believes that the bill is so botched that we need to shut down debate. In other words, we want to stop this bill and keep it from moving forward or being voted on in this place.
What I find interesting is that the NDP members have said that the bill does not go far enough in terms of protecting people who are incarcerated, while we are saying that it goes too far because it compromises the safety of prison guards and Canadians in general. Given that the motion moved by my colleague from Charlesbourg—Haute-Saint-Charles will not be voted on right away, I will address some of the main aspects of this bill.
I want to address my constituents in Beauport—Limoilou. The bill would eliminate the use of administrative segregation in correctional facilities. Everyone is entitled to an opinion on administrative segregation. These opinions are often based on Hollywood movies. Administrative segregation is used when an inmate is imprisoned for life, or for 10 or 2 years. Inmates serving a life sentence already know that they are not getting out of prison and that they will probably die there, even though there is a provision allowing them to request a discharge after 25 years and leave prison, even in very serious cases of premeditated murder.
Nevertheless, life in prison is a very long period of time for someone who is incarcerated. How can the correctional facility and the guards compel or force this prisoner to comply with disciplinary guidelines? The prison guards are ordinary men and women, with normal lives, who go home at night, who have children, and all that. How are they meant to impose order every day in prison when there are inmates who will be there for the rest of their lives? These lifers could go so far as to kill another inmate since they will be in prison either way.
What I am saying is that correctional facilities need access to measures that are psychologically difficult for prisoners, like segregation, otherwise known as the hole. I do not think that is a good word, since they are no longer holes. They are real and proper cells, just used as a means of segregation.
The inmates eat well enough, and they have access to sanitation facilities. Prisons are not like Alcatraz in the 19th century. We are talking about orderly, coordinated disciplinary segregation that gives correctional officers some measure of control over hardened criminals who do not follow the rules unless they are afraid of ending up in segregation.
This bill would eliminate that. Considering the argument I just laid out, we think that is totally ridiculous. The bill would also replace those facilities with structured intervention units, but it does not tell us exactly what those units are or how they will work.
The bill also talks about using a body scanner, and that is one part of the bill we support, as do corrections professionals and unions. Visitors often find ways that I will not describe in detail to bring drugs and other objects, such as cell phones, to prisoners. That is not allowed. Using a body scanner could make life easier for corrections officers, visitors and prisoners because there would be no need to conduct uncomfortable searches.
The bill specifies that exceptions for indigenous offenders, women offenders and offenders diagnosed with mental health issues need to be formalized. It is about time.
Speaking for myself, there is something I find intriguing. The bill comes in response to recent superior court decisions that found that indefinite segregation was unacceptable under the Canadian Charter of Rights and Freedoms.
I want to respond to something my colleague from Scarborough—Guildwood said in answer to a question I asked 15 or 20 minutes ago. He told me that we make law, but the courts and judges interpret the law.
Nowhere in the Canadian Constitution does it say that lawmakers do not have the right to interpret the law. It is ironic to hear a lawmaker say something so absurd, because we interpret laws every day in the House of Commons. We interpret them in debate and in committee. We review laws, we rewrite laws, we pass laws and we repeal laws. The role of interpreting law belongs as much to the legislative branch as to the executive branch. The executive branch is even required to apply the Canadian Charter of Rights and Freedoms and to evaluate every bill through the lens of the charter.
Distinguished Professor Christopher Manfredi of McGill University, who is recognized by his peers around the world, said that the interpretation of each of the three branches is important because they each have their own interpretation of Canadian law and that we achieve better results for Canadians when there is vigorous competition between the powers.
In conclusion, I will say that we could have a philosophical debate about the existence of prisons. No one thinks that prisons are wonderful. At a human level, I believe prisons are probably the most horrible thing there is. However, the historical evolution of humanity shows that this is the only known way to ensure that the most dangerous members of our society will not have any further criminal impact on others. The objective is public safety. The Canadian government's main objective is Canadians' safety. That is why I told the member from Scarborough—Guildwood that he should have instead introduced another bill that emphasizes the government's role in protecting Canadians and that tells the court that it is absolutely wrong about administrative segregation in prison. It is unfortunate, but we must have prisons.
As I reiterated in my arguments, administrative segregation is the only real tool that ensures that prisoners serving a life sentence, for example, have a psychological constraint preventing them from harming other inmates in jail. How can we control a lifer without administrative segregation? It is good for the effectiveness of prisons and for the safety of guards.
We hope that the government will reverse course on this bill. I do not understand why the NDP does not want to support the Union of Canadian Correctional Officers, which believes that ending the practice of administrative segregation will jeopardize the safety of correctional officers.
I thank the citizens of Beauport—Limoilou for listening.
Monsieur le Président, je vais partager le temps dont je dispose avec le député de Portneuf—Jacques-Cartier.
Comme toujours, j'aimerais commencer par saluer tous mes concitoyens et toutes mes concitoyennes de Beauport—Limoilou, qui nous écoutent en grand nombre, comme ils m'en font part chaque fois que je fais du porte-à-porte.
J'aimerais également leur dire que le sujet dont nous discutons aujourd'hui est très délicat. Nous parlons du milieu carcéral et de la vie d'individus, soit de celle des victimes d'actes criminels, soit de celle des criminels dans les prisons. Ce sujet ébranle souvent les gens et les amène à avoir des opinons très tranchées d'un côté ou de l'autre. Certains veulent qu'on soit extrêmement dur envers les criminels, d'autres veulent qu'on soit plus tendre, pour des raisons tout aussi légitimes les unes que les autres.
J'aimerais me glisser dans ce débat pour faire part de la vision du caucus conservateur concernant le projet de loi C-83, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et une autre loi.
Mon collègue de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, qui est porte-parole en matière de sécurité publique, a été commandant du Régiment de la Chaudière. C'est un homme en qui j'ai une grande confiance. Il a présenté une motion aujourd'hui qui demande à la Chambre de mettre fin, ni plus ni moins, au débat sur le projet de loi C-83. Mon collègue juge que ce projet de loi est tellement bâclé qu'il faut mettre fin au débat. Cela, en d'autres mots, veut dire que nous voudrions mettre fin à ce projet de loi pour qu'il ne voie pas le jour de manière officielle en étant voté ici même.
Ce que je trouve intéressant, c'est que les députés NPD ont dit que le projet de loi ne va pas assez loin sur le plan de la protection des gens incarcérés, alors que nous disons qu'il va trop loin en diminuant la sécurité des gardiens de prison et des Canadiens en général. Puisque la motion présentée par mon collègue de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles ne sera pas votée immédiatement, je vais discuter des grandes lignes du projet de loi.
À l'intention de mes concitoyens de Beauport—Limoilou, je dirai que le projet de loi propose d'abord d'éliminer l'isolement préventif dans les établissements correctionnels. On peut avoir bien des opinions sur l'isolement préventif. Ces opinions sont souvent forgées par des films hollywoodiens. L'isolement préventif, par exemple, c'est lorsqu'un détenu est emprisonné à vie, ou pour 10 ans ou 2 ans. Un prisonnier qui purge une peine à vie sait déjà qu'il ne sortira pas de prison et qu'il va probablement mourir là, bien qu'il existe une disposition permettant de demander une absolution après 25 ans et sortir de prison, même dans les cas extrêmement graves de meurtres prémédités.
Quand même, pour quelqu'un qui est incarcéré, la prison à vie est quelque chose d'immense et de lointain. Comment peut-il se sentir obligé ou contraint par les balises disciplinaires imposées par l'institution carcérale et par les gardiens? Les gardiens de prison sont des hommes et des femmes tout à fait ordinaires, qui ont une vie normale, qui entrent à la maison le soir, qui ont des enfants, et le reste. Comment peuvent-ils imposer de l'ordre chaque jour dans des prisons où se trouvent des gens qui sont là pour l'entièreté de leur vie? Ils pourraient, à la limite, tuer un autre individu incarcéré, puisque, de toute façon, ils vont rester en prison.
Ce que je veux dire, c'est que l'institution carcérale a besoin de mesures qui sont effectivement très difficiles psychologiquement pour les prisonniers, comme l'isolement, ce qu'on appelle le fameux trou. Je ne pense pas que ce soit le bon mot, parce que ce ne sont pas des trous aujourd'hui, ce sont des cellules en bonne et due forme, sauf que c'est une sorte d'isolement.
Les détenus mangent quand même bien, et ils ont accès à des installations sanitaires. Ce n'est plus comme à Alcatraz au XIXe siècle. Il s'agit d'un isolement disciplinaire ordonné et coordonné qui vise à faire que les agents correctionnels peuvent à tout le moins avoir un certain contrôle sur les grands criminels qui ne suivent aucune règle, mis à part lorsqu'ils ont peur de se retrouver en isolement.
Le projet de loi vise à éliminer cela. Nous pensons que c'est totalement ridicule, étant donné l'argumentation que je viens d'étayer. Le projet de loi vise également à remplacer ces établissements par des unités d'intervention structurée. Ce qu'il reste à définir exactement, c'est ce que seront ces unités et la façon dont elles vont fonctionner.
On parle aussi de l'utilisation du scanographe. Il s'agit de l'une des particularités du projet de loi que nous appuyons. Cela est également appuyé par les gens du milieu carcéral, dont les syndicats. Effectivement, plusieurs visiteurs amènent avec eux, d'une manière ou d'une autre — je n'entrerai pas dans les détails — de la drogue ou d'autres objets destinés aux prisonniers, comme des téléphones cellulaires. Ce sont des choses interdites. Le fait d'utiliser un scanneur pourrait rendre la vie des agents correctionnels, des visiteurs et des prisonniers plus facile, puisqu'on n'aurait pas besoin de procéder à certaines fouilles inconfortables.
Le projet de loi précise qu'il faut officialiser les exceptions concernant les contrevenants autochtones, les femmes et les contrevenants ayant des troubles de santé mentale diagnostiqués. Cela est quand même opportun.
Personnellement, il y a une chose qui me titille. Le projet de loi fait suite à certaines décisions récentes de la Cour supérieure, dans lesquelles on a déterminé que l'isolement indéfini était plus ou moins adéquat en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.
J'aimerais répondre à mon collègue de Scarborough—Guildwood qui, en réponse à une question que j'ai posée il y a 15 ou 20 minutes, m'a dit que nous créons la loi, mais que ce sont les cours et les juges qui l'interprètent.
Il n'est écrit nulle part dans la Constitution canadienne que les législateurs n'ont pas le droit d'interpréter les lois. C'est ironique d'entendre un législateur dire une telle sottise, parce que nous interprétons les lois chaque jour à la Chambre des communes. Nous les interprétons lors des débats et en comité. Nous revoyons les lois, nous reformulons les lois, nous adoptons des lois et nous annulons des lois. Bref, le rôle d'interprétation des lois revient aussi bien au pouvoir législatif qu'au pouvoir exécutif. Le pouvoir exécutif est même tenu de faire appliquer la Charte canadienne des droits et libertés et d'évaluer chaque projet de loi en vertu de celle-ci.
L'éminent professeur Christopher Manfredi de l'Université McGill, qui est reconnu par ses pairs partout dans le monde, a dit que l'interprétation de chacune des trois branches du pouvoir est importante, car celles-ci interprètent chacune à leur façon le droit canadien et que c'est lorsqu'il y a une vigoureuse compétition entre les pouvoirs qu'on arrive à de meilleurs résultats pour les Canadiens.
En conclusion, je dirai qu'on pourrait tenir un débat philosophique sur l'existence des prisons. Personne ne dira que les prisons sont formidables. Moi-même, je trouve que, d'un point de vue humain, c'est probablement la chose la plus terrible qui soit. Toutefois, l'évolution historique de l'humanité démontre que c'est la seule façon connue de faire en sorte que les plus dangereux de notre société ne puissent pas avoir davantage d'impact criminel sur autrui. L'objectif, c'est la sécurité publique. L'objectif principal du gouvernement canadien, c'est la sécurité des Canadiens. C'est la raison pour laquelle j'ai dit au député de Scarborough—Guildwood qu'il aurait dû, au contraire, déposer un autre projet de loi qui réitère le rôle du gouvernement dans la protection des Canadiens et qui dit à la Cour qu'elle s'est complètement trompée dans son interprétation de l'isolement préventif en prison. C'est dommage, mais les prisons doivent exister.
Comme je l'ai répété dans mon argumentation, l'isolement préventif est le seul outil véritable qui fonctionne pour faire en sorte que les prisonniers qui sont incarcérés à vie, par exemple, ont une contrainte psychologique pour ne pas agir au détriment des autres gens incarcérés dans la prison. Comment veut-on contrôler un prisonnier incarcéré à vie s'il n'y a pas de mesure d'isolement préventif? C'est bon pour l'efficacité des prisons et pour la sécurité des gardiens.
Nous espérons que le gouvernement va rebrousser chemin à l'égard du projet de loi. Je ne comprends pas pourquoi le NPD ne veut pas appuyer le Syndicat des agents correctionnels du Canada. Selon ce dernier, ce ne serait pas bon pour la sécurité des agents correctionnels de mettre fin à l'isolement préventif.
Je remercie les citoyens de Beauport—Limoilou de leur écoute.
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2018-10-18 12:20 [p.22584]
Mr. Speaker, inmates who are disciplined by being sent to these units that the bill seeks to create—and that we hope will never see the light of day—will have access to a television and anything else they usually have in their cells.
What we are saying is that administrative segregation, as it now exists, is a psychological deterrent for inmates serving life sentences, for example, who would otherwise not hesitate to harm other inmates or guards. They do not care because they are already in prison for life. The only way to dissuade them from engaging in that type of behaviour is to threaten to send them to solitary confinement with no television or anything else. That psychological element is needed to maintain discipline in prisons.
It is unfortunate, and perhaps prisons should not exist, but that is the only way to protect Canadians, and the only way to maintain discipline is administrative segregation.
Monsieur le Président, dans ces nouvelles unités que le projet de loi vise à mettre en place, les détenus qui subiront cette mesure disciplinaire — nous espérons qu'elle ne voie jamais le jour — pourront avoir une télévision et toutes les choses qu'ils ont dans leur cellule actuelle.
Ce que nous disons, c'est que l'isolement préventif, dans sa forme actuelle, constitue une mesure dissuasive psychologique pour les prisonniers qui sont incarcérés à vie, par exemple, qui n'hésiteraient pas à poser des gestes dommageables à l'endroit d'autres membres de la prison ou de gardiens. Ils s'en foutent, puisqu'ils sont déjà incarcérés à vie. La seule façon de les dissuader de poser ces gestes est de les menacer de les envoyer en isolement préventif, sans télévision ni rien d'autre. Cet élément psychologique est nécessaire pour assurer la discipline dans les prisons.
C'est dommage, et les prisons ne devraient peut-être pas exister, mais c'est la seule solution pour protéger les Canadiens, et la seule solution pour assurer la discipline est l'isolement préventif.
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2018-10-18 12:22 [p.22584]
Mr. Speaker, I completely agree. The Liberals like to base bills on individual cases. That is understandable in some ways because the fundamental objective of a liberal democracy is to protect the minority from the majority. However, the Canadian majority is beginning to get fed up with never having a voice in this government and never having its wishes and desires represented.
That is very dangerous for social harmony, because the majority also needs to have a say. One of the complaints that we as MPs hear most often in our ridings is that the government is always kowtowing to the Canadian judiciary.
To show my good faith, I will say that I will always be proud of Mr. Chrétien and Mr. Martin—perhaps a little less so of Mr. Martin. Mr. Chrétien carried on the tradition of other prime ministers. When he and his caucus did not agree with a Supreme Court ruling, they reintroduced the same bill in the House of Commons with a preamble.
That is called an “in your face” reply. I suggest that my colleagues go see all the eminent law professors at Osgoode Hall Law School in Toronto. They know all about that kind of thing, and they detest it. An “in your face” reply is when legislators tell the Supreme Court justices that they are wrong, that they do not understand the government's objective, and that they misinterpreted Canadian law.
Monsieur le Président, je suis tout à fait d'accord. Les libéraux aiment bien prendre des cas particuliers sur lesquels ils basent des projets de loi. À certains égards, c'est normal, puisque dans une démocratie libérale, l'objectif fondamental est de protéger la minorité contre la majorité. Toutefois, la majorité canadienne commence à en avoir marre de n'avoir aucune voix au sein de ce gouvernement et de ne jamais voir ses désirs et ses volontés être représentés.
C'est très dangereux pour la paix sociale, parce que la majorité a son mot à dire également. L'une des doléances les plus souvent entendues sur le terrain, dans nos circonscriptions, concerne le fait qu'on s'agenouille constamment devant la magistrature canadienne.
Pour montrer ma bonne foi, je dirai que je serai toujours fier de M. Chrétien et de M. Martin — un peu moins dans son cas. M. Chrétien suivait la tradition d'autres premiers ministres. Lorsqu'un jugement de la Cour suprême ne faisait pas son affaire ni celle de son caucus, il remettait le même projet de loi sur le parquet de la Chambre des communes avec un préambule.
C'est ce qu'on appelle un “in your face”reply. J'invite mes collègues à aller voir tous les grands professeurs de droit de la Osgoode Hall Law School, à Toronto. Ils connaissent très bien cela et ils détestent ce genre de chose. Les “in your face”replies, c'est quand les législateurs disent aux juges de la Cour suprême qu'ils se trompent, qu'ils ne comprennent pas l'objectif du gouvernement et qu'ils ont mal interprété le droit canadien.
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2018-10-04 12:49 [p.22254]
Mr. Speaker, as my colleague for Barrie—Innisfil has stated, we generally support the bill and will see what happens at committee during the hearings and the reading of the different articles.
However, I noticed while reading the bill that there is an amendment to the Divorce Act that proposes an obligation on the two spouses who go through a divorce to consult a lawyer. I know some friends who have been divorced and it was perfectly positive. There was no huge discussion, no fears of fighting whatsoever about any of the things that could go badly during a divorce.
Is it really necessary to have this amendment that would force the parties to consult a lawyer and spend money when it is not required?
Monsieur le Président, comme l’a dit mon collègue de Barrie—Innisfil, nous appuyons dans l’ensemble le projet de loi et attendons de voir ce qu’il se passera lors de l'étude par le comité, pendant les audiences et lors de la mise aux voix de chaque article.
J’ai toutefois constaté, en lisant le projet de loi, qu'il prévoit une modification de la Loi sur le divorce qui ferait en sorte que les deux conjoints qui veulent divorcer seraient obligés de consulter un avocat. J’ai des amis qui ont divorcé sans aucune acrimonie. Il n’y a pas eu de discussions interminables, pas de bagarres, comme cela peut arriver à l’occasion d’un divorce.
Est-il vraiment nécessaire d'adopter une disposition qui oblige les parties à consulter un avocat et à dépenser de l’argent inutilement?
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2018-10-04 13:14 [p.22257]
Mr. Speaker, while reading the proposed bill, I noticed there is a clause that proposes to make an obligation for spouses going through divorce to consult a lawyer. Even some of my friends whom I know closely have gone through divorce in an amicable way, and sometimes it is possible to do so. Is it really necessary to put forward an obligation to consult a lawyer? I believe this is one of the amendments proposed to the Divorce Act. I wonder what the hon. member thinks about that.
Monsieur le Président, à la lecture du projet de loi, j’ai remarqué une disposition qui propose de rendre obligatoire la consultation d’un avocat par les époux qui traversent un divorce. J’ai des amis que je connais très bien qui sont passés par un divorce à l’amiable, et il est parfois possible de le faire. Est-ce vraiment nécessaire d’inclure l’obligation de consulter un avocat? Je crois bien que c’est une des modifications proposées à la Loi sur le divorce. Je me demande quelle est l’opinion de la députée à ce sujet.
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2018-10-04 13:20 [p.22257]
Mr. Speaker, I could not be more thrilled to rise today on behalf of the 93,000 citizens of Beauport—Limoilou, to whom I send warm, sincere greetings. This is my first time speaking since we came back from the summer break.
Today, I will be speaking to my constituents in Beauport—Limoilou about Bill C-78, an act to amend the Divorce Act, the Family Orders and Agreements Enforcement Assistance Act and the Garnishment, Attachment and Pension Diversion Act and to make consequential amendments to another act. Marriage has always been extremely important to me. From a tender age, I yearned to be married someday. I have always believed that the bond between a married couple is something infinitely precious. Marriage is also a cherished tradition, and as a Conservative, I like keeping up traditions.
I say this without prejudice, but unfortunately, I grew up in the social context of Quebec, which no longer values the institution of marriage as it should. I am referring to official marriage, either civil or religious. Marriage, as an institution, is no longer held in respect. Most of my constituents are in civil unions, which is perfectly fine. Nevertheless, marriage is still dear to my heart. As a Conservative, I wanted to perpetuate the tradition of marriage. I have been with my wife, Pascale Laneuville, for 14 years. After living together for seven years, I wanted her to experience a proper marriage proposal. I was happy to do it, and I am delighted to still be married today. I hope my marriage will last until I die, hopefully in the House. I want to be an MP for 40 years. That is my most fervent wish.
That said, I would like to talk a bit about the summer I had in my riding of Beauport—Limoilou. Over the three-month summer break, I met with many of my constituents, who are watching us right now on CPAC. I said “summer break” because Parliament was on a break, but we were not on a break from work. Journalists often like to confuse Canadians about this. I was in my office the whole time, except for my two-week vacation to the Le Genévrier campground in Baie-Saint-Paul. That is a little promo. It is a beautiful campground in the Charlevoix region, in my colleague's riding.
I celebrated July 1 at Maison Girardin, in Beauport. One thousand people joined me to celebrate Confederation. I hosted my third annual summer party at Domaine Maizerets park. More than 3,500 residents came to my meeting to tell me about their concerns, and I let them know what I can do for them as their MP. There was complimentary corn and hot dogs, generously donated by Provigo on 1st Avenue in Limoilou. I want to thank the owner, Mr. Bourboin, was is very generous to the people of Beauport—Limoilou.
I continued to go door to door in my riding two evenings a week, as I do every month. I noticed that my constituents want to learn more about our leader, the member for Regina—Qu'Appelle. People are quite impressed by the Conservative Party's openness to Quebec as a distinct society. I was pleased to discover this when chatting with my constituents.
I also organized two meetings with Beauport's network of business people. These business luncheons are attended by more than 60 Beauport entrepreneurs every two or three weeks. The next one is scheduled on Wednesday, October 10, at 7 a.m., at the Ambassador Hotel. There will be an economic round table with Mr. Barrucco, executive director of the Association des économistes québécois, who will answer all questions from small and medium-sized business owners from Beauport—Limoilou.
I attended almost every event held in my riding this summer. I also held my second “Alupa à l'écoute” public consultation. The third will happen in November. I will then be introducing a bill to address an ever-present concern of my constituents. Naturally, there is also the day-to-day work at my office, with citizens' files and all the rest.
Finally, two weeks ago, together with the mayor of Quebec City, Régis Labeaume, and André Drolet, who was then the Liberal candidate for Jean-Lesage, I participated, with great fanfare, in the sod turning for the Medicago production facility. This is going to create more than 400 well-paid, quality jobs in vaccine research. It will also contribute to the revitalization of the Estimauville sector, which is very much needed because since the 1970s and 1980s, it is a sector of Quebec City that has been neglected.
Now back to the subject at hand, Bill C-78. Let me start by saying that the Conservatives plan to support this bill at second reading on some conditions. We are eager to hear from the witnesses at committee and to see how the Liberals react to our concerns and our vision for this bill because, as I will explain in a moment, some of the things in this bill make very little sense to us.
I would like to explain the gist of this bill to the people of Beauport—Limoilou. The main goal is to act in children's best interest. My constituents should know that the Divorce Act has not been amended in 20 years, or two decades. In that time, we have seen generation X, generation Y, and the millennials. They have had a major impact on Quebec elections. As the years go by, things change, social mores change, and culture evolves. Two decades, 20 years, is a long time.
I might go so far as to compliment the Liberal government on its decision to review this legislation and amend it to better reflect everything children go through when their parents divorce and take into account the situations they find themselves in. The Liberals are absolutely right about the importance of putting children first during the divorce process, just as patients should be at the centre of conversations about health care. The Conservatives agree 100% that this should be the focus of the bill. Yes, children should be central to discussions during the divorce process to keep their suffering to a minimum regardless of what goes on between their parents.
As a brief aside, I would like to tell a joke that I always tell my friends and even my family. My parents are divorced, and so are my wife's parents. Quite frankly, it was pretty common for their generation. As I often say jokingly, divorce is not an option for me and my wife, even if we wanted one, because my daughter and son already have four grandfathers and four grandmothers. The situation is already so ridiculous that I would not want to add another four grandfathers and four grandmothers. As members can see, divorce is not an option for me. However, for individuals who need to divorce for unavoidable reasons, it is important that the legislation reflect the mores, customs and conventions of the present day.
In addition, the bill brought another thought to mind, and I think members will see its relevance. The United States-Mexico-Canada agreement was reached this week, so I drew a parallel. Since we are talking about marriage, agreements and concerns, we could look at the USMCA as an economic marriage, of sorts, between two countries. In this economic marriage, which has been arranged for sound and objective reasons based on a win-win logic, the aim is to protect the children, which, in this case, are the Canadian economy and our sovereignty.
The USMCA is an important agreement between two countries that have decided to open their borders and create a relationship and ties in order to move forward together toward shared growth and an economy that works for both sides. However, we see two big problems with this marriage. First of all, it simply does not cut it economically speaking, because the Prime Minister and member for Papineau failed to ensure its fairness.
For example, the softwood lumber dispute has not been resolved. This is the third or fourth softwood lumber crisis. I visited Rimouski in the Gaspé region. Actually, I know the people who live there would not be happy to hear me say that Rimouski is in the Gaspé, so I will say that I visited Rimouski, which is in the Lower St. Lawrence region, where there are a number of lumber mills. Obviously, they are tired of dealing with one softwood lumber crisis after another. This would have been the perfect opportunity for the government to strengthen Canada's relationship with the United States and resolve the softwood lumber dispute.
Let us think too of all of the other regions of Quebec that will be negatively impacted by the imminent breach in supply management on dairy products. Once again, Canada is giving without getting anything in return. I realized that this marriage is not at all fair. When we officially entered into a relationship with the United States in 1989—
Monsieur le Président, je suis on ne peut plus heureux de prendre la parole aujourd'hui au nom des 93 000 citoyens de Beauport—Limoilou que je salue honorablement et chaleureusement aujourd'hui. C'est la première fois que j'ai l'occasion de prendre la parole depuis le retour de la pause estivale.
Aujourd'hui, je vais entretenir mes concitoyens de Beauport—Limoilou du projet de loi C-78, Loi modifiant la Loi sur le divorce, la Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales et la Loi sur la saisie-arrêt et la distraction de pensions et apportant des modifications corrélatives à une autre loi. Le mariage a toujours été quelque chose d'extrêmement important pour moi. Dès mon tendre et jeune âge, j'avais le désir et la volonté de me marier un jour. J'ai toujours considéré que l'alliance entre deux individus mariés est quelque chose d'extrêmement précieux. De plus, c'est une belle tradition. En tant que conservateur, j'aime préserver les traditions.
Je le dis sans préjugés, mais, malheureusement, j'ai grandi dans le contexte social du Québec, qui ne valorise pas plus qu'il ne le faut l'institution du mariage. Je parle du mariage officiel, qu'il soit civil ou religieux. On ne valorise pas le mariage en tant que tel. La majorité de mes concitoyens sont dans une union civile et c'est très bien comme cela. C'est néanmoins un aspect qui m'est cher. En tant que conservateur, j'ai voulu perpétuer cette tradition du mariage. Je suis avec ma femme, Pascale Laneuville, depuis 14 ans. Après sept ans de vie de couple, j'ai voulu lui donner l'occasion de vivre l'expérience d'une demande en mariage en bonne et due forme. J'étais très content de le faire et je suis très heureux d'être toujours marié aujourd'hui. J'espère que cela va durer jusqu'à ma mort, qui aura lieu à la Chambre, je l'espère. Je veux être élu pendant 40 ans. C'est mon désir le plus ardent.
Cela dit, j'aimerais revenir rapidement sur l'été que j'ai passé dans ma circonscription, Beauport—Limoilou. À maintes reprises durant les trois mois de la pause estivale, j'ai rencontré mes concitoyens, qui nous regardent en ce moment à la télévision sur CPAC. Je dis « pause estivale », parce que c'était une pause du Parlement, mais ce n'était pas une pause de travail. Souvent les journalistes aiment bien mélanger les citoyens à cet égard. J'étais à mon bureau tout ce temps, sauf pendant deux semaines, durant lesquelles j'ai pris des vacances au camping Le Genévrier, à Baie-Saint-Paul. J'en fais l'annonce publique. C'est un très beau camping dans la région de Charlevoix, dans la circonscription de ma collègue.
J'ai célébré le 1er juillet à la Maison Girardin, à Beauport. Mille citoyens sont venus m'y rejoindre pour la fête de la Confédération. J'ai organisé la troisième édition de la Fête de l'été du député au Domaine Maizerets. Plus de 3 500 citoyens sont venus à ma rencontre pour me parler de leurs préoccupations. Je leur ai également présenté mes services en tant que député. Il y avait du blé d'Inde et des hot dogs, non pas gratuits, mais plutôt fournis chaleureusement par le Provigo de la 1re Avenue à Limoilou. Je remercie le propriétaire, M. Bourboin, qui est extrêmement généreux envers les citoyens de Beauport—Limoilou.
Comme je le fais chaque mois dans la circonscription, j'ai continué mon porte-à-porte deux soirs par semaine. J'ai constaté un désir de connaître davantage notre chef, le député de Regina—Qu'Appelle. Les gens sont assez impressionnés par l'ouverture du Parti conservateur envers la société distincte que constitue et représente le Québec. J'étais très heureux de constater cela lors de mes échanges avec les citoyens.
Également, j'ai organisé deux rencontres du réseau des gens d'affaires de Beauport. Ce sont des déjeuners auxquels participent plus de 60 entrepreneurs chaque deux ou trois semaines. Le prochain aura lieu la semaine prochaine à l'Hôtel Ambassadeur, à 7 heures, le mercredi 10 octobre. Ce sera une table ronde économique avec M. Barrucco, directeur général de l'Association des économistes québécois, qui répondra à toutes les questions des propriétaires de petites et moyennes entreprises de Beauport—Limoilou.
J'ai été présent lors de presque tous les événements dans ma circonscription cet été. J'ai également tenu ma deuxième consultation publique « Alupa à l'écoute ». La troisième aura lieu en novembre, et, à la fin, je déposerai un projet de loi qui répond à une préoccupation quotidienne des citoyens que je représente. Bien sûr, il y a eu aussi le travail de bureau quotidien, avec les dossiers de citoyens, et tout le reste.
Je termine en disant qu'il y a deux semaines, j'ai participé en grande pompe, avec le maire de Québec, M. Régis Labeaume, et avec André Drolet, qui était député du Parti libéral du Québec dans Jean-Lesage à ce moment-là, à la première pelletée de terre du centre biopharmaceutique Medicago. Cela permettra de créer plus de 400 emplois très bien payés, des emplois de qualité dans le domaine de la recherche sur les vaccins. Cela participera à la revitalisation du secteur d'Estimauville. C'est une revitalisation nécessaire puisque, depuis les années 1970 et 1980, c'est un secteur de la ville de Québec qui est moins choyé que les autres.
Revenons au sujet du jour, soit le projet de loi C-78. Je dirai d'emblée que nous, les conservateurs, comptons appuyer ce projet de loi à l'étape de la deuxième lecture. Cependant, nous avons des conditions. Nous avons bien hâte d'entendre les témoignages qui auront lieu lors des consultations en comité et de voir la réaction des libéraux à nos doléances et à notre façon de concevoir le projet de loi, puisque, comme je vais le dire un peu plus tard, certaines des choses qui y sont présentées nous laissent un peu perplexes.
J'aimerais indiquer à mes concitoyens et mes concitoyennes de Beauport—Limoilou quelles sont les intentions générales du projet de loi. Tout d'abord, il s'agit de promouvoir l'intérêt de l'enfant. Mes chers concitoyens doivent savoir qu'il n'y a pas eu d'amendement à la Loi sur le divorce depuis 20 ans, ou deux décennies. Depuis ce temps, il y a eu la génération X et la génération Y, les millénariaux. Ceux-ci ont eu un impact important sur les élections au Québec. Bref, les années passent, les choses bougent, les moeurs changent et la culture évolue. Deux décennies, 20 ans, c'est énorme.
J'imagine que je pourrais aller jusqu'à dire des mots sympathiques au gouvernement libéral en confirmant qu'il fait bien de vouloir revoir cette loi et y apporter des amendements afin qu'elle reflète davantage tout ce que les enfants peuvent vivre lors d'un divorce et les situations dans lesquelles ils se retrouvent. Les libéraux ont tout à fait raison de dire qu'on devrait mettre l'enfant au coeur des discussions lors des divorces, tout comme on dit qu'il faut mettre le patient au coeur des discussions dans le domaine de la santé. Sur cet élément qui semble être au coeur de leur projet de loi, nous, les conservateurs, sommes d'accord à 100 %. Oui, mettons l'enfant au coeur de la discussion lors du divorce, afin qu'il ne subisse pas de conséquences trop néfastes, peu importe ce qui est arrivé entre ses parents.
Entre parenthèses, j'aimerais raconter une blague que je raconte constamment à mes amis et même à ma famille. Mes parents sont divorcés et les parents de ma femme aussi. Pour leur génération, c'était la mode, disons-le franchement. Comme je le dis souvent à la blague, ma femme et moi n'avons pas le privilège de considérer le divorce, si cela devait advenir, car ma fille et mon fils ont quatre grands-pères et quatre grands-mères. La situation est déjà tellement ridicule; je n'y rajouterai pas quatre autres grands-pères et quatre autres grands-mères. On conviendra donc que je n'ai pas ce privilège. Toutefois, pour ceux qui devraient le faire pour des raisons inévitables, il est important que la loi corresponde aux moeurs, aux us et aux coutumes du moment présent.
D'autre part, le projet de loi m'a apporté une autre réflexion, et on verra qu'elle est tout de même pertinente. Cette semaine, on a conclu l'Accord États-Unis—Mexique—Canada. J'ai donc fait un parallèle: puisqu'on parle de mariage, d'entente et de préoccupations, on pourrait concevoir l'AEUMC comme étant une espèce de mariage économique entre deux pays. Dans ce mariage économique, qui a été arrangé pour des raisons rationnelles et objectives selon une logique gagnant-gagnant, on veut protéger les enfants, en l'occurrence l'économie canadienne et la souveraineté de notre pays.
L'AEUMC est une entente importante entre deux pays qui décident d'ouvrir leurs frontières et de créer une relation et des liens pour progresser collectivement vers un épanouissement commun et une économie qui profite à tout un chacun. Cependant, on voit deux choses terribles à ce mariage. Tout d'abord, il ne tient pas la route sur le plan économique, car le premier ministre et député de Papineau n'a pas été en mesure de veiller à ce qu'il soit équitable.
Par exemple, le dossier du bois d'oeuvre n'est pas réglé. Nous en sommes à notre troisième ou quatrième crise du bois d'oeuvre. J'ai fait une tournée à Rimouski, en Gaspésie — comme les gens qui vivent là-bas ne seraient pas contents que je dise que Rimouski est en Gaspésie, je dirai que je suis allé à Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent. J'y ai vu plusieurs usines de bois. De toute évidence, elles n'en peuvent plus d'être face à une crise du bois d'oeuvre de manière constante. Cela aurait donc été une occasion parfaite de renforcer le mariage canado-américain et de régler la crise du bois d'oeuvre.
Prenons aussi l'exemple de toutes les autres régions du Québec qui vont souffrir de la brèche imminente dans la gestion de l'offre par rapport aux produits laitiers. On constate que, encore là, on n'a eu aucun gain, mais on donne. J'ai réalisé que ce mariage n'est pas du tout équitable. Quand on a scellé le mariage avec les États-Unis en 1989...
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