Interventions in the House of Commons
 
 
 
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CPC (QC)
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2017-05-29 22:00 [p.11607]
Mr. Speaker, I would like to say good evening to the minister and thank him for being here with us.
I will be asking questions in quick succession, and I would like the answers to follow suit. It will all be fine. It will last 15 minutes, and then it will all be over.
What does the minister think of the Davie shipyard's new administration since 2013? Also, is he confident that the Asterix supply ship for Project Resolve will be ready in time?
Monsieur le président, j'aimerais souhaiter une bonne soirée au ministre et le remercier d'être avec nous.
Je compte poser des questions du tac au tac et j'aimerais avoir des réponses du tac au tac. Cela ira bien, cela va durer 15 minutes et on va bien s'en sortir.
Que pense le ministre de la nouvelle administration du chantier maritime Davie depuis 2013? Par ailleurs, est-il convaincu que le projet Resolve du navire ravitailleur Astérix sera prêt à temps?
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CPC (QC)
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2017-05-29 22:01 [p.11607]
Mr. Chair, the minister says they are doing great work. Does that mean he has a good opinion of the administration of the Davie shipyard?
Monsieur le président, selon le ministre, ils font du bon travail. Cela veut-il dire qu'il a une bonne opinion de l'administration du chantier maritime Davie?
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CPC (QC)
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2017-05-29 22:02 [p.11607]
Mr. Chair, I understand the lack of capacity, even if I do not believe him. The minister cannot tell us exactly who told him about the lack of capacity for official reasons and strategic reasons, etc. What I would like to know is whether it was an employee of his political cabinet who told him about the lack of capacity, or was it the DND staff, who are not political?
Monsieur le président, je comprends que la capacité de la flotte est insuffisante, même si je ne crois pas le ministre. Le ministre ne peut pas nous dire qui, exactement, lui a parlé de cette capacité insuffisante, pour des raisons officielles ou stratégiques ou quelque chose du genre. Voici ce que j'aimerais savoir: est-ce un employé de son cabinet politique qui lui a parlé de ce manque de capacité, ou un employé du ministère de la Défense nationale, donc un employé non politique?
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CPC (QC)
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2017-05-29 22:02 [p.11607]
Mr. Chair, I made a mistake. I was talking about the lack of capacity with regard to fighter jets in our actual air fleet. I should have clarified that point.
I will ask my question again. Exactly when was the minister informed of the lack of capacity in the air fleet and who informed him? Was it an employee of his political cabinet or a DND staff member?
Monsieur le président, j'ai fait une erreur. Je parlais du manque de capacité par rapport aux avions de chasse de la flotte aérienne en tant que tel. J'aurais dû le préciser.
Je repose ma question. À quelle date le ministre a-t-il été informé du manque de capacité de la flotte aérienne et qui l'en a informé? Était-ce un employé du cabinet politique ou un employé du ministère de la Défense nationale?
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2017-05-29 22:03 [p.11607]
Mr. Chair, when the minister was made aware of the lack of capacity in the Canadian air fleet, did that information come from an employee of his political cabinet or a DND staff member?
Monsieur le président, lorsque le ministre a été mis au courant du manque de capacité de la flotte aérienne canadienne, est-ce que cela provenait d'un employé du cabinet politique ou d'un employé du ministère de la Défense nationale?
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CPC (QC)
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2017-05-29 22:04 [p.11607]
Mr. Chair, on what date did the minister inform the Minister of Public Services and Procurement that his fleet's needs were so urgent that he would be going ahead with untendered military procurement?
Monsieur le président, à quelle date a-t-il informé la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement que sa flotte avait un besoin urgent qui le poussait à procéder à une acquisition militaire sans appel d'offres?
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CPC (QC)
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2017-05-29 22:04 [p.11607]
Mr. Chair, the Minister of Public Services and Procurement is responsible for administering the Government Contracts Regulations, which apply to government procurement.
Did the minister have a discussion with the Minister of Public Services and Procurement regarding the Government Contracts Regulations for the potential acquisition of 18 Super Hornet jets?
Monsieur le président, la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement est responsable de régir le Règlement sur les marchés de l'État, qui s'applique aux acquisitions gouvernementales.
Le ministre a-t-il discuté avec la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement en ce qui a trait au Règlement sur les marchés de l'État pour l'acquisition potentielle de 18 avions Super Hornet?
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2017-05-29 22:05 [p.11608]
Mr. Chair, did the minister's staff and the staff of the Minister of Public Services and Procurement communicate at a meeting, or by telephone, email, mail, or courier with respect to the valid exceptions to the process set out in the Government Contracts Regulations?
Monsieur le président, les employés du ministre et ceux de la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement ont-ils correspondu par réunion, par appel, par courriel, par lettre ou par courrier concernant les exceptions valables pour contourner les démarches prescrites dans le Règlement sur les marchés de l'État?
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2017-05-29 22:06 [p.11608]
Mr. Chair, I would like to know whether his department informed the minister that procurement must be carried out in accordance with the government's procurement policies, especially when there is no call for tender?
Monsieur le président, j'aimerais savoir si son ministère a informé le ministre du fait que les approvisionnements doivent suivre les politiques qui régissent l'acquisition du gouvernement, notamment lorsque cela est fait sans appel d'offres?
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CPC (QC)
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2017-05-29 22:07 [p.11608]
Mr. Chair, the next question absolutely requires an answer. Otherwise, we will know that the minister has not done his homework.
Which exception to the Government Contracts Regulations does the lack of capacity put forward by the government fall under?
Monsieur le président, pour la prochaine question, il me faut absolument une réponse, sinon cela voudra dire que le ministre n'a pas fait ses devoirs.
Le manque de capacité mis en avant par ce gouvernement correspond à quelle exception dans le Règlement sur les marchés de l’État?
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2017-05-29 22:07 [p.11608]
Mr. Chair, fortunately, the deputy minister responsible for procurement answered my question. The government referred to subsection 3(1)(g) of the Government Contract Regulations:
...a contract whose purpose is, for operational reasons, to fulfil an interim requirement for defence supplies or services or to ensure defence logistical capabilities on an interim basis, and any related contract.
This is the subsection used by the government to proceed without a call for tenders, unless it does not really want to proceed without a call for tenders, or unless it does not really want to buy interim aircraft.
If the government does want to proceed, my next is question is as follows: did Public Services and Procurement approach the present minister's department in order to obtain a letter with respect to the exception under subsection 3(1)(g) for the purchase of a fleet of aircraft without a call for tenders?
Monsieur le président, heureusement, la sous-ministre responsable des approvisionnements m'avait répondu. Le gouvernement fait référence à l'alinéa 3(1)g) du Règlement sur les marchés de l'État:
[...] les marchés qui visent, pour des raisons opérationnelles, à combler un besoin provisoire en matériel de défense ou en services de défense ou à assurer de manière provisoire la capacité logistique en matière de défense ainsi que les marchés afférents à ces marchés.
C'est l'alinéa qui a été utilisé par le gouvernement pour aller de l'avant sans appel d'offres, à moins qu'il ne veuille pas vraiment aller de l'avant sans appel d'offres, à moins qu'il ne veuille pas vraiment acheter des avions par intérim.
Si le gouvernement veut le faire, ma prochaine question est celle-ci: Services publics et Approvisionnement Canada a-t-il entamé les démarches auprès du ministère de monsieur ici présent, afin d'obtenir une lettre qui fait égard de l'exception de l'alinéa 3(1)g) sur un achat de flotte aérienne sans appel d'offres?
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CPC (QC)
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2017-05-29 22:09 [p.11608]
Mr. Chair, did the minister's department write a letter to the Minister of Public Services and Procurement explaining why it was necessary to proceed without a bidding process?
Monsieur le président, est-ce que le cabinet politique du ministre a rédigé une lettre pour la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement expliquant pourquoi il faut aller de l'avant sans appel d'offres?
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2017-05-29 22:10 [p.11609]
Mr. Chair, this is very important. The Minister of Public Services and Procurement has a legal obligation to request that the reason why the government is not holding a bidding process for the Super Hornet fighter jets be written in black and white, even if it is just in a simple letter.
Did the Minister of Public Services contact the defence minister's office? If not, did the defence minister intend to move forward diligently and honourably on his own initiative by providing his partner department, Public Services and Procurement Canada, with the necessary explanations that would ensure that the two departments properly comply with the Government Contracts Regulations? It is a law after all. I am not the one saying it. It is the law.
Monsieur le président, c'est très important. La ministre des Services publics et de l'Approvisionnement a le devoir légal de demander, ne serait-ce qu'une simple lettre, dans laquelle la raison pour laquelle le gouvernement ne fait pas d'appel d'offres pour les avions de chasse Super Hornet est écrite noir sur blanc.
Est-ce que son bureau a été contacté par le bureau de la ministre? Si ce n'est pas le cas, est-ce que lui-même, de son propre chef, avec diligence et honneur, compte aller de l'avant et fournir à son ministère conjoint, soit Services publics et Approvisionnement Canada, les explications nécessaires qui vont faire en sorte que les deux ministères vont répondre adéquatement au Règlement sur les marchés de l'État? On parle d'une loi quand même. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la loi.
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2017-05-29 22:12 [p.11609]
Mr. Chair, the Liberals discussed the needs of the Canadian Armed Forces' air fleet among themselves. If letters have not yet been exchanged between the two offices, it is basically because they have not gotten very far in the process to potentially acquire 18 Super Hornet fighter jets without tender. They basically have done nothing to date.
I am asking the minister where the Liberals are in terms of the work that has been done between the two departments. This has to happen at some point. It is not me that is saying it. It is the law. The two departments have to work together. It is the law.
If they are not at that point yet, when will they be?
Monsieur le président, les libéraux ont discuté entre eux des besoins de la flotte aérienne de l'armée canadienne. S'il n'y a pas encore eu d'échange de lettres entre les deux bureaux, c'est parce que dans le fond, ils ne sont pas rendus très loin dans la potentielle acquisition sans appel d'offres de 18 avions de chasse Super Hornet. Dans le fond, ils n'ont absolument rien fait jusqu'à ce jour.
Je demande au ministre où les libéraux sont rendus dans leur travail concret entre les deux ministères. À un moment donné, il faut que cela se passe. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la loi. Il faut qu'il se passe quelque chose entre les deux. C'est la loi qui le dit.
S'ils ne sont pas rendus là, quand vont-ils y arriver?
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CPC (QC)
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2017-05-29 22:13 [p.11609]
Mr. Chair, okay, that is too bad. In 2012, Mr. Ferguson, the Auditor General, said that Public Services would have to request a letter from National Defence, but that went nowhere because they did not do anything. We all know what is going to happen. They will not go forward with this. That is why they have done nothing. The law does not even matter, because they have done and will do absolutely nothing.
I would like to know if the Seaspan and Irving shipyards can satisfy military needs under the national marine strategy.
Does the minister think that these two shipyards can meet the needs set out in the marine strategy?
Monsieur le président, d'accord, c'est dommage. Toutefois, c'est M. Ferguson, le vérificateur général, qui a dit, en 2012, qu'il fallait que le ministère des Services publics requière une lettre du ministère de la Défense nationale. Bref, ils ne se sont pas rendus loin, parce qu'ils n'ont rien fait. On sait très bien ce qui va arriver, c'est-à-dire qu'ils n'iront pas de l'avant. C'est la raison pour laquelle ils n'ont rien fait. Ainsi, la loi n'est même pas appliquée, puisqu'ils n'ont absolument rien fait et qu'ils ne feront rien.
J'aimerais savoir si les chantiers maritimes Seaspan et Irving sont capables de répondre adéquatement aux besoins militaires relatifs à la stratégie nationale maritime.
Est-ce que le ministre pense que ces deux chantiers maritimes sont suffisants pour répondre à la demande relative à la stratégie maritime?
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2017-05-29 22:15 [p.11609]
Mr. Chair, there is an excellent table in the report by the Senate Standing Committee on National Security and Defence. It shows that, beginning in 2005, when the Conservatives came to power, the percentage of GDP allocated to the armed forces started to go up. During the economic crisis, it started going down, unfortunately. If only the economic crisis had not happened. However, in 2015-16 and 2016-17, it kept going down: 0.92% and 0.88%.
Will the percentage of GDP allocated to military spending start going back up in 2017-18?
Monsieur le président, il y a un tableau fantastique dans le rapport du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense. On y voit qu'à partir de 2005, lorsque les conservateurs sont arrivés au pouvoir, la part du produit intérieur brut réservée à l'armée a commencé à augmenter. Lors de la crise économique, cela a commencé à baisser, malheureusement. On aurait voulu qu'il n'y ait pas de crise économique. Toutefois, en 2015-2016 et en 2016-2017, elle a continué de baisser: 0,92 % et 0,88 %.
Est-ce que la part du produit intérieur brut réservée aux dépenses militaires va commencer à remonter en 2017-2018?
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2017-05-19 12:03 [p.11479]
Madam Speaker, since the Liberal government took office, the people of Beauport—Limoilou have been plagued with tax hikes, the cancellation of tax credits for family activities, extra payroll taxes, and new taxes on various consumer goods.
Yesterday, the Liberal government confirmed that it will be imposing a carbon tax on all the provinces. By 2022, gas prices at the pump will increase by 12¢, which is really going to drive up the cost of groceries.
Will the Liberals put a stop to this situation before it escalates any further, or is this just the beginning?
Madame la Présidente, depuis que le gouvernement libéral est en poste, les citoyens de Beauport—Limoilou sont affligés par des augmentations de taxes et d'impôt: l'annulation des crédits d'impôt pour les activités familiales, l'ajout de charges supplémentaires sur les talons de paie et de nouvelles taxes sur divers produits de consommation.
Hier, le gouvernement libéral a confirmé qu'il imposerait une taxe sur le carbone à toutes les provinces. D'ici 2022, le prix de l'essence à la pompe va augmenter de 12 ¢, ce qui va faire augmenter radicalement le prix de nos produits à l'épicerie.
Les libéraux vont-ils arrêter cette escalade, ou est-ce seulement le début?
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2017-05-18 10:55 [p.11394]
Madam Speaker, I thank my colleague for his speech and the work that he does on this issue.
I missed the better part of his speech, so he may have already gone over this, but beyond the monetary investment that the Liberal government should be making in this area, what else can it do to proactively help those suffering from autism spectrum disorder? I imagine that there is something more tangible than monetary investments that the government should be providing. I wonder if the hon. member could elaborate on that.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours et du travail qu'il fait dans ce domaine.
J'ai raté une bonne partie de son discours, alors peut-être qu'il en a déjà parlé, mais au-delà de l'investissement monétaire que le gouvernement libéral devrait faire dans ce domaine, quelle autre action proactive devrait-il entreprendre pour aider tous les gens qui souffrent du spectre de l'autisme? J'imagine qu'il devrait y avoir des actions structurelles de la part du gouvernement autres que des investissements monétaires. J'aimerais entendre le député à ce sujet.
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2017-05-17 15:06 [p.11317]
Mr. Speaker, for the past year, the Prime Minister has refused to acknowledge his responsibility in the Phoenix fiasco.
The Prime Minister laid off 250 compensation experts between February and April 2016 as he was launching the Phoenix pay system. This means that the Liberals are responsible not only for launching the system on February 24, 2016, but also for cutting the number of experts, which has caused delays and compensation errors.
Will the Liberals stop deflecting blame and finally take responsibility?
Monsieur le Président, depuis un an, le premier ministre refuse d'admettre sa responsabilité dans le fiasco de Phénix.
Le premier ministre a mis à la porte 250 experts en rémunération entre février et avril 2016 alors même qu'il lançait le système de paie Phénix. Cela veut dire que les libéraux sont responsables non seulement d'avoir lancé le système le 24 février 2016, mais qu'ils sont aussi responsables d'avoir réduit le nombre d'experts, ce qui cause des délais et des erreurs en matière de paie.
Les libéraux vont-ils cesser de blâmer les autres et enfin prendre leurs responsabilités?
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2017-05-11 12:28 [p.11065]
Madam Speaker, I thank my colleague for his speech.
Out of the $120 billion promised and planned by his government after the election, how much, to date, has been taken out of the treasury to be invested in infrastructure? To my knowledge, it is almost nothing.
How is the infrastructure bank going to make sure that the $120 billion promised for infrastructure is distributed to the various projects as quickly as possible?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours.
Sur les 120 milliards de dollars promis et prévus par son gouvernement après les élections, combien, jusqu'à maintenant, sont déjà sortis des coffres pour être investis dans les infrastructures? À ma connaissance, c'est presque rien.
En quoi la Banque de l'infrastructure va-t-elle faire en sorte que les 120 milliards de dollars promis pour les infrastructures seront distribués plus rapidement aux divers projets?
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2017-05-08 14:43 [p.10889]
Mr. Speaker, I would like the minister to answer my question.
Ministerial responsibility is a long-standing political convention in our political system. Ministers are honour-bound to uphold such conventions, or else resign.
From the outset, the Liberal government has repeatedly said that all that is required to end the crisis of confidence is an apology. This political approach is not in keeping with the convention we have in the House.
Why is the minister hanging on to his position, when it is obvious to all Canadians that he should resign immediately?
Monsieur le Président, j'aimerais que le ministre réponde à ma question.
La responsabilité ministérielle est une convention politique de longue date propre à notre système politique. Les ministres sont tenus par l'honneur de la fonction de respecter ces conventions qui invitent un fautif à démissionner.
Le gouvernement libéral répète depuis le début que les excuses suffisent à mettre fin à la crise de confiance qui sévit. Cette approche politique n'est pas en harmonie avec notre convention à la Chambre.
Pourquoi le ministre s'accroche-t-il à son poste, alors qu'il est évident pour tous les Canadiens qu'il devrait démissionner immédiatement?
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2017-05-08 15:31 [p.10900]
Mr. Speaker, during his speech, the member suggested that members from this side of the House had only put up examples coming from anonymous sources. That is not true. We spoke about retired Lieutenant-General William Carr, who said that the defence minister's search for recognition was a national embarrassment. We also spoke of retired Major Catherine Campbell, who has also spoken on the subject, and she is quite disappointed.
The member also said the same thing when the MP for Charlesbourg—Haute-Saint-Charles gave his speech. He accused us of talking against the service of the minister. That is not the case. We are arguing that the minister has falsely exaggerated his role during Operation Medusa in Afghanistan. We are not talking about his honourable service to our country, but to his false exaggeration of being the architect of Operation Medusa.
When will the member correct his statement?
Monsieur le Président, le député a prétendu dans son allocution que les députés de ce côté-ci de la Chambre n’avaient donné que des exemples venant de sources anonymes. Il a tort. Nous avons parlé du lieutenant-général à la retraite William Carr, qui a dit que cette soif de reconnaissance du ministre de la Défense était un motif d’embarras pour notre pays. Nous avons aussi parlé d’un major à la retraite, Catherine Campbell, qui a aussi abordé la question et est très déçue.
Le député a dit la même chose lorsque le député de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles a livré son intervention. Il nous a accusés de critiquer les états de service du ministre. Ce n’est pas le cas. Nous soutenons que le ministre a faussement exagéré le rôle qu’il a joué pendant l’opération Médusa en Afghanistan. Ce qui est en cause, ce ne sont pas ses honorables états de service, mais le fait qu’il a exagéré en se présentant comme l’architecte de l’opération Médusa.
Quand le député va-t-il rectifier ses affirmations?
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CPC (QC)
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2017-05-08 16:04 [p.10904]
Mr. Speaker, I will begin by simply saying that the Minister of National Defence must resign, not only because of numbers or political decisions, but because of ministerial responsibility, a very important constitutional convention in this country. Since he does not want to follow that convention, we need to use an opposition day today to call for his resignation, which is coming soon. By the end of my speech, members will understand why.
I would like to take this opportunity to thank all of the men and women who serve their country in the Canadian Armed Forces for the hard work they do every day, as demonstrated recently when they took quick action to help address the flooding in many regions of Quebec and Ontario.
I would also like to thank the members of the 6th Field Artillery Regiment, with whom I had the honour of serving our country, for the dedication they have shown since the regiment was created to the homeland and in every conflict.
Like my other opposition colleagues, today, I want to talk about our motion, which reads as follows:
That the House has lost confidence in the Minister of National Defence's ability to carry out his responsibilities on behalf of the government since, on multiple occasions the Minister misrepresented his military service and provided misleading information to the House.
This is really very serious. It all began with earlier issues, which I will talk about shortly. First, I want to explain a little about what has brought us to this opposition day, namely Operation Medusa, which took place in Afghanistan in 2006.
The minister’s political career began recently, in 2015. Before the November 2015 election, he was still in the Canadian Armed Forces. In a speech in New Delhi, India, for the second time in his political career, he stated that he was the main architect of Operation Medusa. This was not an inadvertent error, since he had made the same false statement, the same exaggeration, previously, during the 2015 election campaign, in an interview with a journalist.
Operation Medusa was one of the most important operations conducted by the Canadian Armed Forces in Afghanistan. It has contributed to our national pride, since it was a success, according to a majority of analysts.
Since making that false statement, the minister has been severely criticized for this lie by the media, the opposition, and numerous active or retired members of the Canadian Armed Forces. Today, my colleagues have clearly shown this by referring to a number of retired members of the military who are disappointed and stunned by this minister’s conduct.
What is unfortunate, but what reinforces our position on this opposition day, is that the Minister of National Defence is setting a trend in terms of how he performs his ministerial duties.
Right at the beginning of his term as minister, in December 2015, when the newly elected government decided to end our CF-18 campaign in Iraq, the Minister of National Defence held talks with certain members of the Iraqi government. When the minister returned to Canada, we asked him several times whether he had actually heard any comments about the withdrawal of our CF-18s in Iraq, and he said that was not the case. However, thanks to the good work done by journalists, we recently learned that, on the contrary, the Iraqi government had informed the minister on numerous occasions of its concerns regarding the withdrawal of the CF-18s. That is the first point on which the Minister of National Defence misled us.
The second example of the trend that the minister is setting relates to Kuwait. We have armed forces personnel in Kuwait, and, since October 5, 2014, they have received tax relief that was put in place by the Conservative government, as is often the case for other missions.
Responding to questions on the Order Paper, the Minister of National Defence acknowledged that the Conservative government had in fact put that tax relief in place. In spite of the minister’s clear statements saying that members of the military deployed in Kuwait were entitled to tax relief offered by the previous Conservative government, he kept saying, several months later, falsely, that those soldiers were deployed without receiving tax relief from the Conservative government. Why did he change his mind? Did his parliamentary assistants not bother to tell him that he had signed a paper saying that in the House? That is probably what happened, and that is another example of incompetence.
The third thing that further highlights the minister’s pattern of misleading conduct toward Canadians and the House is our fighter fleet’s lack of capacity. There is no such thing. The commander of the air force, Lieutenant-General Michael Hood, said when he appeared before the Standing Committee on National Defence, as my colleague from Charlesbourg—Haute-Saint-Charles who sits on that committee and was there can attest, that there was no lack of capacity when it comes to Canada’s fighter fleet.
I have given three flagrant examples that show that the minister has misled the House of Commons, the parliamentarians who must vote for or against the government’s decisions. His pattern seems quite obvious to me, and that brings me to the second part of my speech.
I want to come back to the convention of ministerial responsibility. If there is one fantastic thing bequeathed to us by mother England, and its fantastic mother of parliament, Westminster, it is ministerial responsibility, which rests, first and foremost, on the honour of a man or woman, the honour of serving and of acknowledging that, when the time comes, he or she must resign from his position or her position.
I have to say that Canada has an interesting history when it comes to ministerial responsibility. I am going to give all the examples of ministers who have resigned, since 1867, for reasons ranging from the trivial to the most serious.
I thought that the change in the political culture that had taken place since the 1950s should have meant that very few ministers had resigned recently. We treat politicians as we treat products of mass consumption: we toss them out when they are no longer good. Contrary to what I thought, until this millennium, ministers have had the courage to resign for much more trivial reasons than we are currently discussing in the case of the Minister of National Defence.
Mr. Galt, one of the founders of the nation, resigned in 1867 because he no longer had the support and confidence of his cabinet colleagues, who held his policy responsible for the collapse of the Commercial Bank of Canada.
In 1878, Mr. Vail, defence minister, resigned because he had violated ministerial directives by being a shareholder of a company that had received government printing and advertising contracts.
In 1907, the minister of railways and canals, Mr. Emmerson, resigned because he had been accused of going to a Montreal hotel with a person of ill repute. Is that not unbelievable?
In 1965, the secretary of state of Canada, Mr. Lamontagne, resigned because he had been accused by the opposition, not by a court, of being involved in the scandal relating to a bankruptcy close to the prime minister.
Mr. Dupuis, a minister without portfolio, resigned in 1965 after exerting undue influence in the matter of a race track in Saint-Luc.
In 1986, the minister of regional industrial expansion, Mr. Stevens, resigned because he was being investigated in relation to conflict of interest allegations, which is much more serious.
In 2002, the solicitor general of Canada, currently Minister of Agriculture and Agri-food, resigned because he was being investigated in relation to conflict of interest allegations.
In 2005, the present member for Humber River—Black Creek resigned in the midst of allegations of improprieties.
Last, in 2010, minister of state Helena Guergis resigned because she was being investigated regarding allegations relating to her conduct.
As we can see, for various reasons, trivial or otherwise, ministers have followed a very important convention in our country, a constitutional convention that requires a man or woman who holds office as a minister of Canada to resign when the members of the House question their confidence in him or her. Here, it is not only us; it is the entire Canadian Forces that are questioning their confidence in the minister. He should simply resign.
When we learn the truth about all of the issues that concern us, and if he did not in fact lie to Canadians, he will be able to return.
Monsieur le Président, je commencerai tout simplement en disant que le ministre de la Défense nationale ne doit pas seulement démissionner en raison de chiffres ou de décisions politiques, mais en raison de la responsabilité ministérielle, une convention constitutionnelle très importante dans ce pays. Comme il ne veut pas suivre celle-ci, nous devons aujourd'hui utiliser une journée de l'opposition pour demander sa démission, qui viendra bientôt. À la fin de mon discours, on comprendra pourquoi.
J'aimerais quand même remercier tous les hommes et les femmes qui servent leur pays dans les Forces armées canadiennes pour le travail acharné qu'ils font tous les jours, comme en témoigne dernièrement leur action rapide pour aider à remédier aux inondations qui ont lieu dans plusieurs régions du Québec et de l'Ontario.
J'aimerais également remercier les membres du 6e Régiment d'artillerie de campagne, avec lesquels j'ai eu l'honneur de servir notre pays, pour tout le dévouement dont ils font preuve envers la patrie depuis la création du régiment et dans tout conflit.
Tout comme mes autres collègues de l'opposition, aujourd'hui, je veux parler de notre motion, que voici:
Que la Chambre n'a plus confiance en l'habileté du ministre de la Défense nationale à exercer ses fonctions au nom du gouvernement puisqu'il a présenté plusieurs fois son service militaire sous un faux jour et induit la Chambre en erreur.
C'est quand même très grave. Tout a commencé par des enjeux antérieurs, dont je parlerai très bientôt. Tout d'abord, je veux expliquer un peu ce qui nous a amenés à cette journée de l'opposition, c'est-à-dire l'opération Méduse, qui a eu lieu en Afghanistan en 2006.
La carrière politique du ministre a débuté récemment, en 2015. Avant les élections de novembre 2015, il était toujours au service des Forces armées canadiennes. Dans un discours à New Delhi, en Inde, pour la deuxième fois dans sa carrière politique, il a précisé qu'il était l'architecte principal de l'opération Méduse. Ce n'était pas une erreur de parcours, puisqu'il avait déjà prononcé cette fausseté, cette exagération lors de la campagne électorale de 2015 lors d'une entrevue avec un journaliste.
L'opération Méduse était l'une des opérations les plus importantes menées par les Forces armées canadiennes en Afghanistan. Elle fait partie de notre fierté nationale, puisqu'elle a été un succès, selon la majorité des analystes.
Depuis qu'il a fait cette fausse déclaration, le ministre a fait l'objet de fortes critiques à l'égard de ce mensonge de la part des médias, de l'opposition et de nombreux membres des Forces armées canadiennes actifs ou retraités. Aujourd'hui, mes collègues en ont bien fait la démonstration en mentionnant plusieurs militaires retraités qui sont déçus et accablés par le comportement de ce ministre.
Ce qui est malheureux, mais qui renforce notre point de vue en cette journée de l'opposition, c'est que le ministre de la Défense nationale est en train de créer une tendance dans le cadre de l'exercice de sa fonction ministérielle.
Au tout début de son mandat ministériel, en décembre 2015, lorsque le gouvernement, tout nouvellement élu, a décidé de mettre fin à notre campagne de CF-18 en Irak, le ministre de la Défense nationale a discuté avec certains membres du gouvernement irakien. À son retour en sol canadien, nous avons demandé plusieurs fois au ministre s'il avait effectivement entendu des commentaires sur le retrait de nos avions CF-18 en Irak, et il a dit que ce n'était pas le cas. Toutefois, grâce au bon travail des journalistes, nous avons récemment appris que le gouvernement irakien, au contraire, avait à de nombreuses reprises fait part au ministre de ses préoccupations concernant le retrait des avions CF-18. C'est le premier élément par rapport auquel le ministre de la Défense nationale nous a trompés.
Le deuxième exemple de la tendance que le ministre est en train de créer concerne le Koweït. Nous avons des militaires au Koweït qui, depuis le 5 octobre 2014, bénéficient d'un allégement fiscal qui a été mis en place par le gouvernement conservateur, comme c'est souvent cas dans le cadre d'autres missions.
Le ministre de la Défense nationale a reconnu, dans une réponse aux questions au Feuilleton, que le gouvernement conservateur avait effectivement mis en place ces allégements fiscaux. Malgré les indications claires du ministre, à l'effet que les militaires déployés au Koweit avaient droit à un allégement fiscal offert par le gouvernement conservateur précédent, il n'a cessé d'affirmer quelques mois après, faussement, que ces militaires ont été déployés sans obtenir d'allégement fiscal de la part du gouvernement conservateur. Pourquoi a-t-il changé d'avis? Ses assistants parlementaires n'ont-ils par pris le temps de lui dire qu'il avait signé une feuille à cet effet à la Chambre? C'est probablement ce qui est arrivé, et il s'agit là d'un autre exemple d'incompétence.
La troisième notion qui renforce le modèle de tromperie du ministre envers les Canadiens et la Chambre, c'est le manque de capacités de notre flotte aérienne. Cela ne s'avère pas du tout. Le lieutenant-général Michael Hood, commandant des forces aériennes, a dit, lors de son passage au Comité permanent de la défense nationale, auquel siège mon collègue de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles — il était là et peut en témoigner — qu'il n'y avait pas de manque de capacité en ce qui a trait à la flotte aérienne du Canada.
J'ai donné trois exemples patents qui démontrent que le ministre a faussement guidé la Chambre des communes, les parlementaires qui doivent voter pour ou contre les décisions du gouvernement. Son modèle me semble assez évident, et c'est ce qui m'amène à la deuxième partie de mon discours.
Je veux revenir sur la convention de la responsabilité ministérielle. S'il y a bien une chose fantastique que nous a légué la mère patrie, l'Angleterre et son Parlement mère, le fantastique Parlement de Westminster, c'est la responsabilité ministérielle qui, d'abord et avant tout, repose sur l'honneur d'un homme ou d'une femme, l'honneur de servir et de reconnaître que, en temps et lieu, il ou elle doit mettre fin à ses fonctions.
Je dois dire que le Canada a un historique intéressante en ce qui a trait à la responsabilité ministérielle. Je vais nommer tous les exemples des ministres qui, depuis 1867, ont démissionné pour des raisons qui vont du banal au plus grave.
Je pensais que le changement de la culture politique qui s'effectue depuis les années 50 avait dû faire en sorte que peu de ministres auraient démissionné récemment. On traite les politiciens comme on traite un produit de consommation de masse, c'est-à-dire qu'on les met à la poubelle quand ils ne sont plus bons. Contrairement à ce que je pensais, jusqu'aux années 2000, des ministres ont eu le courage de démissionner pour des raisons beaucoup plus banales que ce dont nous discutons présentement par rapport au ministre de la Défense nationale.
M. Galt, l'un des pères fondateurs du pays, démissionne en 1867 parce qu'il manque d'appui et de confiance de la part de ses collègues du Cabinet qui tenaient sa politique responsable de l'effondrement de la Commercial Bank of Canada.
En 1878, M. Vail, ministre de la Défense nationale, démissionne parce qu'il contrevient aux directives ministérielles en étant actionnaire d'une compagnie ayant obtenu des contrats d'imprimerie et de publicité du gouvernement.
En 1907, le ministre des Chemins de fer et Canaux, M. Emmerson, démissionne, car il a été accusé d'être allé dans un hôtel de Montréal avec une personne de mauvaise vie. N'est-ce pas incroyable?
En 1965, le secrétaire d'État du Canada, M. Lamontagne, démissionne parce qu'il est accusé par l'opposition, pas par un tribunal, d'être impliqué dans le scandale d'une histoire de faillite proche du premier ministre.
M. Dupuis, un ministre sans portefeuille, démissionne en 1965 après avoir exercé une influence indue dans une affaire de pistes de courses à Saint-Luc.
En 1986, le ministre de l'Expansion industrielle régionale, M. Stevens, démissionne car il était l'objet d'une enquête au sujet d'allégations de conflit d'intérêts, ce qui est beaucoup plus grave.
En 2002, le solliciteur général du Canada, l'actuel ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, démissionne parce qu'il fait l'objet d'une enquête sur des allégations de conflit d'intérêts.
En 2005, l'actuelle députée de Humber River—Black Creek démissionne au milieu d'allégations d'actes irréguliers.
Finalement, en 2010, Helena Guergis, ministre d'État, démissionne puisqu'elle est l'objet d'une enquête au sujet d'allégations en ce qui a trait à sa conduite.
Comme on peut le voir, pour diverses raisons, banales ou non, les ministres ont appliqué une convention fort importante de notre pays, une convention constitutionnelle qui demande à un homme ou une femme qui exerce un ministère du Canada de démissionner lorsque les députés de la Chambre remettent en doute leur confiance à son endroit. Or Ce n'est pas seulement nous, c'est l'entièreté des forces canadiennes qui remet en doute leur confiance envers le ministre. Il devrait tout simplement démissionner.
Lorsqu'on connaîtra la vérité sur tous les enjeux qui nous préoccupent, et si effectivement il n'a pas menti aux Canadiens, il pourra revenir.
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2017-05-08 16:15 [p.10906]
Mr. Speaker, the member is simply trying to create a diversion. In my speech and during this opposition day, what is important is talking about a minister. Like all his predecessors, the minister should follow the constitutional convention of ministerial responsibility, and, most importantly, honour it. Right at the outset, in December 2015, the Prime Minister told the House that he was not like Mr. Harper and he had a cabinet government. A cabinet government takes responsibility, and when a minister is in the wrong, he resigns.
Monsieur le Président, le député veut carrément faire diversion. Dans le cadre de mon discours et au cours de cette journée de l'opposition, l'important est de parler d'un ministre. Comme tous ses prédécesseurs, le ministre devrait appliquer la convention constitutionnelle de la responsabilité ministérielle et surtout la respecter. Au tout début, en décembre 2015, le premier ministre a dit à la Chambre qu'il n'était pas comme M. Harper et qu'il avait un gouvernement de cabinet. Un gouvernement de cabinet prend ses responsabilités, et lorsqu'un ministre est fautif, il démissionne.
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CPC (QC)
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2017-05-08 16:17 [p.10906]
Mr. Speaker, that is an interesting theory. I hope it doesn't, but if it holds true, the minister must be having a difficult time. That being said, there is no law requiring that he agree to his Prime Minister's request that he not step down.
On the other hand, he ought to respect and apply a constitutional convention endorsed for centuries in our British parliamentary system and resign when faced with a loss of confidence brought on by his actions.
Personally, I detest conspiracy theories. That said, I hope that this is not the case here.
Monsieur le Président, cette théorie est quand même intéressante. Si c'est le cas — j'espère que non —, le ministre doit se sentir dans une situation très pénible. Cela étant dit, aucune loi ne l'oblige à écouter son premier ministre qui lui demande de ne pas démissionner.
Par contre, il devrait respecter et appliquer une convention constitutionnelle, entérinée depuis des siècles dans notre parlementarisme britannique qui consiste à démissionner lorsqu'on fait face à une perte de confiance en raison de ses actions.
Moi, je déteste les théories du complot. Cela étant dit, j'espère que ce n'est pas le cas.
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CPC (QC)
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2017-05-08 16:18 [p.10906]
Mr. Speaker, in 1848, the issue was responsible government. I am talking about ministerial responsibility, which is a convention pertaining to a minister who is at fault. This has absolutely nothing to do with the Prime Minister. The Prime Minister can keep placing his trust in him, that goes without saying. However, the minister must realize, on his own, as a man or woman of honesty and dignity, that no one is listening to him anymore.
The defence report that has just been released paints the picture of a terrible Conservative government, even though that was not the case at all. The Canada First defence strategy meant $20 billion more for National Defence. Who is going to believe that report now, dear colleagues? No one. That is the reality. That is why the minister has to resign. He is compromising the work of all of his colleagues, mainly that of the Prime Minister. If the Prime Minister has not shown him the door in a few weeks' time, the situation will fester and the government will begin to rot from within.
Monsieur le Président, en 1848, il était question de la responsabilité gouvernementale. Je parle de la responsabilité ministérielle, c'est une convention par rapport à un ministre fautif. Cela n'a absolument rien à voir avec le premier ministre. Ce dernier peut continuer à lui accorder sa confiance, cela va de soi peut-être. Toutefois, le ministre doit prendre conscience, par lui-même, en tant qu'homme ou femme honnête et digne, que plus personne ne l'écoute.
Le rapport sur la défense qui vient d'être publié nous dépeint comme un gouvernement conservateur terrible, alors que ce n'était pas du tout le cas. La stratégie de défense Le Canada d'abord, c'était 20 milliards de dollars de plus pour la Défense nationale. Qui va croire ce rapport-là maintenant, chers collègues? Personne. C'est cela la réalité. C'est pour cela que le ministre doit démissionner. Il met à mal le travail de tous ses collègues et surtout celui du premier ministre. Si le premier ministre ne le met pas à la porte d'ici quelques semaines, cela va s'envenimer et ce sera comme une gangrène au sein du gouvernement.
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2017-05-05 11:54 [p.10832]
Madam Speaker, the Liberal government has set up a task force to ponder the trials and tribulations of the Phoenix pay system.
After a year, this is too little too late, and public servants themselves are the ones saying so. Contrary to what the Liberal government and the parliamentary secretary are claiming, there are still some public servants across this country who have not been paid for six months, including the Drouin family in Montreal. There has been absolutely no progress, and some very desperate cases remain outstanding.
When will this government take urgent action to fix the problem once and for all?
Madame la Présidente, le gouvernement libéral a mis en place un groupe de travail pour réfléchir aux déboires du système de paie Phénix.
Après un an, c'est trop peu, trop tard, et ce sont les fonctionnaires eux-mêmes qui le disent. Encore à ce jour, malgré les prétentions du gouvernement libéral et du secrétaire parlementaire, il y a des fonctionnaires partout au pays qui n'ont pas reçu de paie depuis six mois, dont la famille Drouin, à Montréal. La situation ne s'est pas améliorée, il y a encore des cas très graves en ce moment même.
Quand ce gouvernement agira-t-il de façon urgente et définitive?
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CPC (QC)
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2017-05-02 14:38 [p.10651]
Mr. Speaker, Ubique Quo Fas et Gloria Ducunt.
“Whither right and glory lead” is the motto of the 6th Field Artillery Regiment, where I had the honour of completing my formal military service. Non-commissioned members like myself follow orders not because we fear officers, but because these orders ensure the protection of the federation and the honour of our homeland.
The Minister of National Defence has breached that trust. Since his moral authority is gone, will he do the right thing and step down?
Monsieur le Président, Ubique Quo Fas et Gloria Ducunt.
« Partout là où le devoir et la gloire mènent », voilà la devise du 6e Régiment d'artillerie de campagne, où j'ai eu l'honneur de compléter un service militaire en bonne et due forme. Les hommes de rang comme moi-même suivons les ordres non pas par crainte des officiers, mais parce que ces ordres assurent la protection de la fédération et l'honneur de la patrie.
Le ministre de la Défense nationale a brisé cette confiance. Son autorité morale étant perdue, va-t-il faire ce qui est honorable et démissionner?
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CPC (QC)
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2017-04-13 11:42 [p.10510]
Mr. Speaker, the military see the truth. They see it on their paycheque at the end of the month.
On April 6, the hon. member for Gatineau told me that I would get evidence of the capability gap that was cited as the reason for procuring the 18 Super Hornet jets without a bidding process. He told me that the Department of National Defence would provide me with that information.
However, on Tuesday, in committee, the Liberals voted twice against the Conservative motion calling on the Minister of National Defence to come present that evidence.
The Liberals keep saying that this capability gap exists. Why are two ministers responsible for this file unable to prove it and unable to illustrate their point in writing in a letter?
Monsieur le Président, les militaires voient la vérité. Ils la voient sur le chèque de paie qu’ils reçoivent à la fin du mois.
Le 6 avril dernier, le député de Gatineau m'a confirmé que j'obtiendrais la preuve du manque de capacité évoqué pour justifier l'achat, sans appel d'offres, des 18 avions de chasse Super Hornet. Il m'a confirmé que le ministère de la Défense nationale me donnerait ces preuves.
Pourtant, mardi dernier, en comité, les libéraux ont voté deux fois contre la motion conservatrice invitant le ministre de la Défense nationale à venir nous démontrer cette preuve.
Les libéraux n'arrêtent pas de dire que cet écart de capacité existe. Comment se fait-il que les deux ministres responsables du dossier ne sont ni capables de le démontrer ni capables de l'illustrer par écrit dans une lettre?
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CPC (QC)
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2017-04-13 14:01 [p.10532]
Mr. Speaker, I am pleased to take the floor today. I want to congratulate the hon. member for Beloeil—Chambly on his very fine speech. His bilingualism is second to none. There is no question that he honours the forefathers of the two founding peoples of Canada.
My colleague from Sherwood Park—Fort Saskatchewan has quite clearly explained the matter that I am addressing today. He has provided a good history of the last three weeks, laying out each successive question of privilege. I do not intend to repeat that exercise. Although I plan to speak to the importance of a question of privilege in my introduction, my main intention is to analyze the discussion paper on House reforms, while remaining grounded in the subject at hand.
For three weeks I have been awaiting the opportunity to address my colleagues in the House on the debate before us, whether on the issue of privilege or the reforms debated in the Standing Committee on Procedure and House Affairs. Although some members are trying to differentiate the debates and separate their elements, they constitute a whole. Whether we are dealing with the question of privilege or the Liberal government's proposed reforms, which are meant to modernise Parliament, the issue remains the same, namely the inalienable rights of parliamentarians, and indirectly, every Canadian’s right to representation.
Over the last three weeks, I have tried to speak before the committee by getting my name on the list. I did not succeed. I also tried to speak in the House last Friday. I was here to take part in the debate, like my colleagues on the other side. I am happy to be able to speak at last, and perhaps bring a French Canadian perspective to this debate.
Many of my colleagues on this side of the House have tried to demonstrate that questions of privilege are of critical importance to members of the House of Commons as well as to the members of Westminster-style parliaments worldwide.
Questions of privilege have been centuries in the making. I think it was my hon. colleague from Yorkton—Melville who aptly explained how, centuries ago in England, kings attempted certain manoeuvres to prevent the lords or members of the bourgeoisie, who were elected members or senators at the time, lords of the upper chamber, from entering the House to vote in due course on a given bill.
Over the centuries, the respective English chambers acquired certain means of protection, the most important of which pertained to the issue of privilege which we are debating today.
The foremost purpose of the question of privilege is to ensure that access to this democratic precinct is never impaired by any particular situation, the behaviour of an individual, or laws or changes to House procedures and affairs. It is no small matter to say that the question of privilege took centuries to adequately protect.
Two weeks ago, two of my Conservative colleagues were unable to vote because they were delayed by a bus which had itself been delayed by the vehicles transporting our right honourable Prime Minister. The privilege of these two members here today to represent and speak on behalf of their constituents has, in effect, been breached, as has the privilege of all members. Every member of Parliament represents approximately 100,000 citizens.
This is a very serious issue for all members of the House, simply because of what could happen. Let us turn the tables. Imagine that this was a confidence vote and that some 30 or 40 Liberal members were unable to reach the House. The government could fall and an election could be called.
That is why we must ensure that access to the House is never restricted in any way. That is extremely important. That is why we should not hesitate to debate this for as long as we must. The breach of a parliamentary privilege could have disastrous consequences. This is a very serious matter.
The Parliamentary Secretary to the Leader of the Government in the House of Commons, directly or indirectly, willingly or not, is trying to manage this debate on the question of privilege. Last Friday, I was here when he tried to manage the debate and call into question the pertinence of debating a question of privilege in the House. He also tried to do something like that today, in my humble analysis of the situation, context, and dynamics in the House. We can see that this is a habit of our Liberal government colleagues and the parliamentary secretary. It is the Liberal habit of wanting to manage, control, dominate, and supervise the elected members of this very honourable democratic chamber.
It would be useful to read the definition of the word “manage”. To manage means to administer. To administer what? According to the dictionary I am reading from, to manage means to administer the interests and affairs of another.
Only I can manage my interests in the House. I read the definition of the word “manage” so that we can refer to it when we read the discussion paper presented by the Leader of the Government in the House of Commons entitled Modernization of the Standing Orders of the House of Commons. I invite you to go to page 2, where it states:
Therefore, the themes of the proposed reforms are three-fold in addressing the aforementioned issues. They include: (1) the management of the House and its sittings; (2) management of debate; and (3) management of committees.
Management is the act of managing. I can hardly believe that none of the professionals in the government ever told the House leader not to put those words in the paper. Those words, along with several other words, do not belong there. I will talk about that later.
It is not up to the government to manage the House. The government manages affairs of state. It manages Canada. Fine. The government's job is to manage the interests of Canadians, not the House of Commons. Nevertheless, that is what it says here in the Leader of the Government in the House of Commons's paper on reforming the Standing Orders of the House of Commons.
The Canadian Constitution is my bible; I refer to it constantly, though I like the Bible too. If we look at the part about legislative powers, it talks about privileges. The word “privileges” is in the Canadian Constitution, right there in the British North America Act of 1867, but there is no mention of the word “manage” in the part about the House of Commons.
Of course, the Fathers of Confederation never planned, anticipated, or intended for the government or members to manage the House. On the contrary, emphasis is put on the question of privilege.
Let us look at what is happening with the government's proposed changes, which are in fact at the heart of the current debate, although we are now debating the subamendment to the question of privilege relating to issue of privilege. As I said, I will not get into the entire back story, as my colleague from Sherwood Park—Fort Saskatchewan explained it all so very well.
In fact, the debate is on the opposition members' current frustration with a disingenuous attempt by the Liberal government and especially the Prime Minister to substantially and significantly reduce the right to speak, the right to vote, and the right of all hon. members to act as they see fit in the House. It is hard to see what the government hopes to achieve exactly. I do not wish to impugn their motives. I will leave it to everyone to come up with their own interpretation. However, one thing is clear, the government's discursive arguments are deeply flawed.
Many things bother me about the discussion paper on reforming the Standing Orders. On page one, we read that Parliament “should respond to demands of greater accountability, transparency and relevance.” The Fathers of Confederation, constitutional conventions, and parliamentary conventions have never been concerned with relevance. The only thing that is very much relevant to all members and all Canadians is the election that is now held every four years under the new law. The only thing that is very much relevant is the result of the election which then translates into the division of political powers in the House of Commons. The only matter of relevance in the House is the representation of citizens and the representation of the different interests and different political forces in Canadian society.
In the second paragraph, we read that the impetus of the reforms is “to balance the desire of the minority's right to be heard with the majority's duty to pass its legislative agenda.” That is incredible. For a political minority to be heard is more than just a desire; it is a right. I was shocked to read such a thing in a text produced by the Canadian government. Is this an essay by a student at Cégep or is it a government document? It is really hard to tell.
In the third paragraph, we read that debates need to be more effective so that they are reasonable in length. Good heavens. Today I will be speaking for 20 minutes, although most of the time, I have only 10 minutes to speak. That is already unreasonable, because that is not a long time.
In my office I have a book called Canada's Founding Debates. Our predecessors in the House used to speak for two, three, four, or five hours. They would talk all night. Now we speak for 10 or 20 minutes, and we are being told that it is unreasonable. I was shocked to read those things in a government document.
The document also indicates that it is time “to re-evaluate the role of members and examine ways to increase their influence in the legislative process.” It is not easy to move forward with these kinds of reforms. In that regard, I have two very simple solutions I would like propose to the government, and I say this in all seriousness.
I have two very simple solutions to propose to the government, and I am confident that they will have the support of the House. I, for one, would champion this my entire life. If the Liberals really want to return true legislative authority to all members of the House of Commons, two things need to happen. First of all, the Prime Minister's Office needs to go. It has only been around since the 1970s anyway. Before that time, many prime ministers were both prime minister and minister of foreign affairs. They were able to pull that off without the benefit of the PMO's 700 employees. I know what I am talking about, because I myself was an intern at the PMO, which has about 200 political staffers and 500 public servants.
Then, we need to put an end to party discipline. It does not exist in England, and that is the real Westminster parliamentary system. The concept of a majority and minority is actually an illusion. In a real Westminster parliamentary system where there is a majority and a minority, the majority is constantly changing, at every moment and for every vote. That is how it is in England.
A real prime minister, in the British parliamentary system, must have the pride, conviction, and strength to convince all members of the House of Commons to take his side. In England, David Cameron has lost I do not know how many votes. Sometimes 80 of his Conservative colleagues do not vote the same way he does, but he wins the vote anyway because some democratic liberals and members of the workers' party vote with him. That is the strength of a real parliamentary majority. It is always changing.
To give power back to members, all we need to do is close the Prime Minister's Office and put and end to party discipline. If he were to do so, the Prime Minister would be acting with incredible audacity and remembered for thousands of years to come.
On page 4, the government says that the reforms will provide a greater degree of flexibility, which will “calm the acrimonious proceedings leading up to the summer and winter adjournments.”
Once again, when a person knows how liberal constitutionalism works in a Westminster parliamentary system, acrimony is welcome. Our founding fathers wanted political acrimony. The United States uses a system of checks and balances because they have a strict, airtight division of power. Here the division of power is not strict or airtight. You know that better than I do, Mr. Speaker, since you have served in this great chamber for many years.
Acrimony provides checks and balances in the House. What is more, works written by political scientists Baker, Morton, and Knopff, from the University of Calgary, and Manfredi, from McGill University in Montreal, teach us that there is acrimony among the three powers, or in other words the executive, legislative, and judicial branches. That acrimony is what allows us to come up with the best solutions for Canadians following a strong and vigorous debate.
I want to emphasize that the government's reforms, which are at the root of the question of privilege we are talking about today, and which are the subject of two more questions of privilege, would take away our rights as opposition MPs. If the Liberals really want to give members more legislative power, all they have to do is get rid of the PMO, which would be great, and put an end to party discipline.
Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui. Je tiens à féliciter le député de Beloeil—Chambly pour son très beau discours. Il fait preuve d'un bilinguisme hors pair. Il rend hommage, sans aucun doute, aux aïeux des deux peuples fondateurs du Canada.
Mon collègue de Sherwood Park—Fort Saskatchewan a assez bien expliqué la question sur laquelle on s'exprime aujourd'hui. Il a vraiment fait l'historique des trois dernières semaines. Il nous a étalé l'accumulation des questions de privilège. Je n'ai pas l'intention de refaire cet exercice. Bien que je compte parler de l'importance d'une question de privilège en introduction, j'ai plutôt l'intention de faire l'analyse du document de discussion concernant les réformes à la Chambre, tout en restant ancré sur le sujet qui nous importe actuellement.
Depuis trois semaines, espérais avoir l'occasion de m'adresser à mes collègues à la Chambre sur le débat qui a cours, que ce soit sur la question de privilège ou sur les réformes, débattues au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre. Bien que des députés tentent de différencier les débats et de séparer les éléments de ces débats, cela constitue un tout. Que ce soit la question de privilège ou celle sur les réformes proposées par le gouvernement libéral — les réformes dites de modernisation — on s'attarde au même enjeu, c'est-à-dire à celui des droits inaliénables des parlementaires et, par ricochet, au droit de représentation de tout Canadien.
Au cours des trois dernières semaines, j'ai tenté de m'exprimer au comité en mettant mon nom sur la liste. Je n'en ai pas eu la chance. J'ai aussi tenté de parler à la Chambre vendredi dernier. J'étais ici pour participer au débat, tout comme les collègues de l'autre côté de la Chambre. Je suis content de pouvoir enfin intervenir et de peut-être faire prendre en compte la perspective canadienne française dans ce débat.
Plusieurs de mes collègues de ce côté-ci de la Chambre ont voulu faire la démonstration que les questions de privilège sont d'une importance capitale pour les députés de la Chambre des communes, de même que pour tous les députés de tous les Parlements de la tradition de Westminster dans le monde.
Il a fallu des siècles pour mettre en place les questions de privilège. Je crois que c'est mon collègue de Yorkton—Melville qui a bien expliqué comment, il y a plusieurs siècles, en Angleterre, les rois tentaient par certaines manoeuvres d'empêcher les seigneurs ou les bourgeois qui étaient les élus ou les sénateurs de l'époque, les Lords de la Chambre haute, d'aller à la Chambre pour voter en temps et lieu sur un projet de loi quelconque.
Au fil des siècles, les Chambres respectives en Angleterre se sont autoallouées des protections, dont celle de la plus haute importance, soit celle relative à la question de privilège dont nous débattons aujourd'hui.
La question de privilège vise d'abord et avant tout à veiller à ce que l'accès à cette enceinte démocratique ne soit jamais mis à mal par une situation quelconque, le comportement d'un individu ou des lois ou des changements aux procédures et aux affaires de la Chambre. Ce n'est pas peu dire qu'il a fallu des siècles pour construire la protection de la question de privilège.
Il y a deux semaines, deux de mes collègues conservateurs n'ont pas pu voter, parce qu'ils ont été retardés par un autobus qui était lui-même retardé par les moyens de transport de notre très honorable premier ministre. Il y a eu effectivement un certain bris du privilège parlementaire pour ces deux députés qui sont ici, tout comme nous tous d'ailleurs, pour représenter et parler au nom de leurs concitoyens. Chacun député représente environ 100 000 concitoyens.
Cet enjeu est très sérieux pour tous les députés à la Chambre, ne serait-ce qu'en raison de ce qui pourrait arriver. On peut inverser la situation. Imaginons que c'est un vote de confiance et qu'une trentaine ou une quarantaine de députés libéraux ne peuvent pas se rendre à la Chambre. Le gouvernement pourrait alors tomber et on irait en élection.
C'est la raison pour laquelle il faut s'assurer que l'accès à la Chambre ne soit jamais restreint d'aucune façon. C'est de la plus haute importance. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas se gêner d'en parler aussi longtemps qu'il le faut. Le bris d'un privilège parlementaire peut avoir des conséquences désastreuses. C'est un sujet très sérieux.
Le secrétaire parlementaire de la leader du gouvernement à la Chambre des communes, directement ou indirectement, volontairement ou non, tente de gérer ce débat sur la question de privilège. Vendredi dernier, j'étais ici lorsqu'il tentait de gérer le débat et de remettre en question la pertinence de débattre d'une question de privilège à la Chambre. Il a tenté aussi de le faire quelque peu aujourd'hui, selon mon humble analyse de la situation, du contexte et de la dynamique à la Chambre. C'est une habitude qu'on constate chez nos collègues du gouvernement libéral et chez le secrétaire parlementaire. C'est l'habitude des libéraux de vouloir gérer, contrôler, dominer et superviser les élus de cette très honorable Chambre démocratique.
Il serait intéressant de lire la définition de « gérer ». Gérer veut dire administrer. Administrer quoi? Je lis à partir du Petit Robert 2006, car c'est quand même d'actualité: « Gérer veut dire administrer les intérêts et les affaires d'un autre ».
Personne d'autre que moi n'a à gérer mes intérêts à la Chambre. La raison pour laquelle j'ai lu la définition du mot « gérer », c'est pour s'y référer lorsqu'on lira le document de discussion présenté par la leader du gouvernement à la Chambre des communes et qui s'intitule « La Réforme du Règlement de la Chambre des communes ». Je vous invite à aller voir à la page 2 ou il est écrit:
Donc, les réformes proposées comportent trois volets correspondant aux aspects susmentionnés. Ces trois volets sont les suivants: 1) la gestion de la Chambre et de ses séances; 2) la gestion du débat; et 3) la gestion des comités.
La gestion, c'est le fait de gérer. C'est quand même incroyable qu'aucun professionnel travaillant au sein du gouvernement n'a dit à la leader à la Chambre de ne pas mettre ces mots dans le document. Ce sont des mots qu'on ne devrait pas y retrouver, comme bien d'autres mots d'ailleurs. Je vais en parler plus tard.
Le gouvernement n'a pas à gérer la Chambre, le gouvernement gère les affaires de l'État et il gère le Canada. C'est bien. Le gouvernement a la tâche de gérer les intérêts des Canadiens, mais il n'a pas la tâche de gérer la Chambre des communes. Pourtant, c'est ce qu'on dit ici, dans le document sur la réforme du Règlement de la Chambre présenté par la leader du gouvernement à la Chambre des communes.
Si on se rapporte à la Constitution canadienne — c'est ma bible, je m'y réfère constamment, bien que j'aime la Bible aussi —, et qu'on examine la partie concernant les pouvoirs législatifs, on constate qu'on y parle de privilège. Le mot « privilège » se retrouve dans la Constitution canadienne, dans la partie de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867. Pourtant, si on consulte la partie qui parle de la Chambre des communes comme telle, on n'y retrouve nulle part le mot « gérer ».
De toute évidence, jamais les Pères de la Confédération n'ont prévu, anticipé ou mis en avant l'idée selon laquelle le gouvernement ou les députés devraient gérer la Chambre. Bien au contraire, l'accent est mis sur la question des privilèges.
Regardons ce que le gouvernement fait avec sa proposition de réforme qui, en fait, est à la base de tout le débat actuel, bien que l'on soit rendu à l'amendement à une motion d'une question de privilège d'une question de privilège. Comme je l'ai déjà dit, je ne referai pas l'historique en entier, puisque cela a été très bien par mon collègue de Sherwood Park—Fort Saskatchewan.
En fait, le débat porte sur la frustration actuelle des députés de l'opposition devant une tentative éhontée du gouvernement libéral, et surtout du premier ministre, de vouloir rabaisser de manière substantielle et importante le droit de parole, le droit de vote et le droit de tous les députés d'agir comme bon leur semble à la Chambre. C'est difficile de savoir ce que veut faire le gouvernement exactement. Comme je ne veux pas lui prêter de mauvaises intentions, je vais laisser chacun penser librement. Toutefois, une chose est certaine, l'argumentation discursive du gouvernement a des failles à bien des égards.
Par exemple, beaucoup de choses m'ont dérangé dans le document de discussion sur la réforme du Règlement de la Chambre des communes. À la première page, on peut lire que le Parlement « devrait s’adapter pour mieux rendre des comptes, être plus transparent et pertinent. » En aucun cas, les Pères des la Confédération, les conventions constitutionnelles ou les conventions parlementaires n'ont demandé à la Chambre d'être pertinente. La seule pertinence importante pour tous les députés et pour tous les Canadiens, ce sont les élections qui ont lieu tous les quatre ans, selon la nouvelle loi. La seule pertinence importante, c'est le résultat des élections qui, par la suite, se traduit par la division des forces politiques à la Chambre des communes. Il n'y a pas d'autre pertinence à aller chercher au sein de la Chambre, mise à part la représentation des citoyens et la représentation des différents intérêts et des différentes forces politiques de la société canadienne.
Dans le deuxième paragraphe, on peut lire que les réformes sont faites « de manière à ce que le juste désir de la minorité d’être entendue soit en équilibre avec le devoir de la majorité de donner suite à ses intentions législatives. » C'est incroyable! Que la minorité politique soit entendue n'est pas un désir, c'est un droit. Je trouve incroyable de lire de tels mots dans un texte qui provient du gouvernement canadien. Est-ce une dissertation d'un étudiant de cégep ou est-ce un document du gouvernement? On peut vraiment se poser la question.
Au troisième paragraphe, il est dit qu'on devrait rendre les débats efficaces pour qu'ils soient d'une durée raisonnable. Saint-Bon-Dieu! Aujourd'hui, je parlerai pendant 20 minutes, alors que, la plupart du temps, mon temps de parole est de 10 minutes. C'est déjà déraisonnable, parce que ce n'est pas beaucoup.
À mon bureau, j'ai un livre que j'affectionne intitulé Débats sur la fondation du Canada. À la Chambre, nos ancêtres parlaient pendant deux, trois, quatre ou cinq heures. Ils parlaient toute la nuit. Aujourd'hui, nous parlons 10 ou 20 minutes, et on nous dit que ce n'est pas raisonnable. C'est incroyable de retrouver de telles lignes dans un document du gouvernement.
Le document indique aussi qu'il est temps « de réévaluer le rôle des députés et d’étudier comment ils pourraient influer davantage sur le processus législatif. » Ce n'est pas facile de faire avancer de telles réformes. À ce sujet, j'ai deux solutions très simples à proposer au gouvernement, et je le dis très sérieusement.
J'ai deux solutions très simples à proposer au gouvernement, et je suis convaincu qu'elles seraient appuyées. En tout cas, pour ma part, je m'en ferai l'apôtre toute ma vie. Si on veut vraiment redonner du vrai pouvoir législatif à tous les députés à la Chambre des communes, il y a deux choses à faire. Tout d'abord, il faut abolir le Cabinet du premier ministre, qui n'existait pas avant les années 1970. Même avant les années 1970, plusieurs premiers ministres étaient à la fois premiers ministres et ministres des Affaires étrangères. Ils étaient capables de faire tout cela sans les 700 employés du Cabinet du premier ministre. Je sais ce que je dis, puisque j'ai moi-même été stagiaire au Cabinet du premier ministre, qui compte environ 200 employés partisans et 500 fonctionnaires.
Ensuite, il faudrait mettre fin à la discipline de parti. En Angleterre, cela n'existe pas. C'est cela le vrai système parlementaire de Westminster. Le concept de la majorité et de la minorité est en réalité illusoire. Dans un vrai système parlementaire de Westminster où il y a une majorité et une minorité, la majorité est complètement mouvante, à tout moment et lors de tout vote. En Angleterre, c'est ainsi.
Un vrai premier ministre, dans un parlementarisme britannique, doit avoir la fierté, la conviction et la force de convaincre tous les députés de la Chambre des communes d'être de son côté. En Angleterre, David Cameron a perdu je ne sais combien de votes. Parfois, 80 de ses collègues conservateurs ne votaient pas comme lui, mais il l'emportait tout de même parce que des libéraux démocratiques ainsi que des gens du Parti des travailleurs votaient comme lui. C'est cela la force d'une vraie majorité parlementaire: elle est mouvante.
Alors, pour redonner du pouvoir aux députés, il suffit d'abolir le Cabinet du premier ministre et de mettre fin à la discipline de parti. Ainsi, le premier ministre ferait preuve d'une audace incroyable et serait reconnu pendant des millénaires au pays.
À la page 4, le gouvernement dit que les réformes apporteraient une souplesse qui « aurait évidemment l'avantage de dissiper l'acrimonie qui précède l'ajournement des travaux pour l'été ou l'hiver. »
Encore une fois, lorsqu'on connaît le fonctionnement du constitutionnalisme libéral selon un système parlementaire de Westminster, l'acrimonie est bienvenue. L'acrimonie politique est voulue par nos pères fondateurs. Aux États-Unis, c'est le système des poids et contrepoids, parce que là-bas, la division des pouvoirs est stricte et étanche. Ici, la division des pouvoirs est non stricte et non étanche. Vous le savez plus que moi, monsieur le Président, avec toutes vos années de service en cette très grande Chambre.
Non seulement l'acrimonie sert-elle donc de poids et de contrepoids à la Chambre, mais les textes écrits par les politologues Baker, Morton et Knopff, de l'Université de Calgary, et Manfredi, de l'Université McGill, à Montréal, nous apprennent également qu'il existe une acrimonie entre les trois pouvoirs, c'est-à-dire l'exécutif, le législatif et le judiciaire, qui nous permet d'arriver à la meilleure solution pour les Canadiens après la tenue d'un débat houleux et très fort.
Je rappelle que la réforme gouvernementale qui est à l'origine de la question de privilège dont il est question aujourd'hui et qui a fait l'objet de deux motions de privilège subséquentes vise à nous enlever nos droits en tant que députés de l'opposition. Si les libéraux veulent vraiment augmenter le pouvoir législatif des députés, ils n'ont qu'à abolir le Cabinet du premier ministre, ce qui serait très bien, et à mettre fin à la discipline de parti.
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