Interventions in the House of Commons
 
 
 
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2018-11-27 16:59 [p.24091]
Madam Speaker, I will respond to that, because the Conservatives do not hide and we are not afraid of the truth.
The fact is that the MP for Papineau, the Liberals' leader, the Prime Minister presently, said during the last campaign that never in the world would he present an omnibus bill. There was no nuance. It was, “no omnibus bill, ever”. The fact is that it is the biggest omnibus bill we have ever seen in this Parliament. It is bigger than an elephant. Seriously, it is huge. It is over 800 pages.
The blunt fact is that we were not ashamed of putting forward omnibus bills, because Canadians wanted the House to be efficient. Canadians wanted the House to go forward to make changes when necessary. Sometimes, when we had to debate every article, it did not go fast enough for the quickly changing pace of the world and all the needs of the Canadian people.
Right now the member is trying to engage with people to try to hide the fact that the Liberals are doing omnibus bills. They are ashamed of it.
Madame la Présidente, je vais répondre à cela parce que les conservateurs ne se cachent pas et n'ont pas peur de la vérité.
Le fait est que le député de Papineau, le chef du Parti libéral, le premier ministre actuel, a dit au cours de la dernière campagne électorale qu’il ne présenterait jamais de sa vie un projet de loi omnibus. Il n’y avait aucune nuance. C’était « pas de projet de loi omnibus, jamais ». Le fait est qu’il s’agit du plus important projet de loi omnibus que nous ayons jamais vu au cours de cette législature. C’est plus gros qu’un éléphant. Sérieusement, c’est énorme. Il compte plus de 800 pages.
En réalité, nous n’avions pas honte de présenter des projets de loi omnibus parce que les Canadiens voulaient que la Chambre soit efficace. Les Canadiens voulaient que la Chambre aille de l’avant pour apporter des changements nécessaires. Parfois, lorsque nous devions débattre de chaque article, nous n’allions pas assez vite pour tenir compte de l’évolution rapide du monde et de tous les besoins de la population canadienne.
À l’heure actuelle, le député essaie de divertir les gens pour essayer de cacher le fait que les libéraux présentent des projets de loi omnibus. Ils ont honte de ce qu’ils font.
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2018-11-27 17:01 [p.24092]
Madam Speaker, I personally believe we should ensure that workers pensions are protected when a company files for bankruptcy.
As a society, we cannot tell workers who have worked for 30 or 40 years and who were counting on a pension that, all of a sudden, for purely capitalist reasons, their pension will be slashed.
There are people in my riding who suffered a great deal when White Birch Paper almost went under. There were unbelievable cuts to employees’ pensions. The only comfort I could find when I met with the people on the board of White Birch Paper, which employed 400 people, was when they told me that their pensions had been cut as well.
The NDP is working hard on this. Good for them, because it is an important issue.
Madame la Présidente, personnellement, je pense qu'on devrait protéger les pensions des travailleurs lorsqu'une entreprise fait faillite.
En tant que société, on ne peut pas se permettre de dire à des travailleurs qui ont travaillé pendant 30 ou 40 ans et qui avaient l'espoir d'avoir une pension que tout à coup, à cause de décisions purement capitalistes, leur pension sera coupée de manière importante.
Il y a des gens de ma circonscription qui ont extrêmement souffert quand Papiers White Birch a presque fait faillite. Il y a eu d'incroyables coupes relativement aux pensions. La seule chose qui m'a réconforté lorsque j'ai rencontré les gens du conseil d'administration de Papiers White Birch, qui employait 400 personnes, c'est qu'ils m'ont dit que leur pension avait aussi été coupée.
Effectivement, le NPD travaille fort sur ce dossier. C'est tant mieux pour eux car c'est quelque chose d'important.
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2018-11-27 17:16 [p.24094]
Madam Speaker, I am sure that the member must have skipped one of the paragraphs in his speech where he was intending to announce when the government would balance the budget. That has always been the case in Canada's history. Maybe he could check his speech once more. All of my constituents are calling non-stop every single day about when the budget will be balanced.
Madame la Présidente, je suis convaincu que le député a sauté le paragraphe dans son discours où il prévoyait annoncer que le gouvernement rétablirait l'équilibre budgétaire. Au cours de l'histoire du Canada, le gouvernement a toujours précisé quand il comptait revenir à l'équilibre. Il devrait peut-être vérifier son discours. Les gens de ma circonscription ne cessent de téléphoner à mon bureau quotidiennement pour demander quand l'équilibre budgétaire sera rétabli.
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Mr. Speaker, the Minister of Tourism, Official Languages and La Francophonie should stop misleading the House.
The Prime Minister said that he has spoken with the Premier of Ontario about this critical situation GM employees find themselves in.
After playing partisan games on the backs of Franco-Ontarians for a week, did he at least address this language issue with the Premier of Ontario?
Monsieur le Président, la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie devrait cesser d'induire la Chambre en erreur.
Tout à l'heure, le premier ministre a confirmé qu'il a parlé avec le premier ministre de l'Ontario en ce qui concerne l'enjeu très important des travailleurs et des travailleuses de l'usine General Motors.
Après avoir fait de la partisanerie pendant une semaine sur le dos des Franco-Ontariens, a-t-il au moins abordé cette question linguistique avec le premier ministre de l'Ontario?
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2018-11-23 11:55 [p.23821]
Mr. Speaker, the third link project is very important, not only for traffic, but also for the economic development of the greater Quebec City region.
I do not think I am mistaken in saying that the hon. member for Louis-Hébert has said on the radio many times that he supports the third link project. However, his leader has just appointed a new advisor, Steven Guilbeault, who is fiercely opposed to the third link project.
I would like to give the hon. member for Louis-Hébert the opportunity to tell us today whether he has concerns in that regard and whether he still supports the third link, as he has done on the radio.
Monsieur le Président, le projet du troisième lien est très important, non seulement pour le trafic mais aussi pour le développement économique de la grande région de la ville de Québec.
Je ne pense pas me tromper lorsque je dis que le député de Louis-Hébert a dit à maintes reprises à la radio qu'il était en faveur du projet du troisième lien. Toutefois, son chef a nommé un nouveau conseiller, M. Steven Guilbeault, qui se dit farouchement contre le projet du troisième lien.
J'aimerais donner l'occasion au député de Louis-Hébert de nous dire aujourd'hui s'il a des inquiétudes à cet égard et s'il appuie toujours le troisième lien, comme il l'a fait à la radio.
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2018-11-23 11:56 [p.23822]
Mr. Speaker, it is a shame the member for Louis-Hébert was unable to answer the question. The minister said he would take a very close look at it. This is no longer hypothetical. It is going to happen. It is on the CAQ government's agenda.
Will they support the project once it is ready to go? Can they tell us right now if they support it, yes or no?
Monsieur le Président, c'est dommage que le député de Louis-Hébert n'ait pas pu répondre à la question. Le ministre a dit qu'il regarderait cela avec beaucoup d'intérêt. Ce n'est plus hypothétique, cela va se faire. C'est à l'ordre du jour du gouvernement caquiste.
Une fois que le projet va être là, vont-ils l'appuyer? Dès maintenant, peuvent-ils nous dire s'ils l'appuient, oui ou non?
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2018-11-23 12:11 [p.23824]
Mr. Speaker, I rise on a point of order regarding the following statements made by the Minister of Tourism, Official Languages and La Francophonie. On Thursday, November 22, she said:
It has been seven days since Ontario's Conservative government cut services for Franco-Ontarians, but so far, no one in the Conservative Party has condemned what is happening in Ontario. That is unacceptable.
Page 63, 22nd edition of Erskine May, refers to a resolution passed by the U.K. House of Commons: ministers have a duty to Parliament to account, and to be held to account, for the policies, decisions and actions of their departments; it is of paramount importance that ministers give accurate and truthful information to Parliament. Erskine May then states that ministers must correct the record at the earliest opportunity.
I would also like to draw the Speaker's attention to the Prime Minister's message to his cabinet ministers in the document “Open and Accountable Government”.
[Ministers must] answer honestly and accurately about [their] areas of responsibility [and] correct any inadvertent errors in answering to Parliament at the earliest opportunity...
The Minister's statement fails to reference my public condemnation and that of the political lieutenant—
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement relativement à ces déclarations faites par la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie le jeudi 22 novembre:
Je vais le dire dans la langue de Molière et dans la langue de Shakespeare: cela fait sept jours, seven days, que le gouvernement conservateur en Ontario a coupé les services aux Franco-Ontariens et sept jours qu'il n'y a personne sur les bancs du Parti conservateur qui dénonce exactement ce qui se passe en Ontario. C'est inacceptable.
À la page 63 de la 22e édition de son ouvrage, Erskine May nous renvoie à cette résolution adoptée par la Chambre des communes du Royaume-Uni: les ministres doivent rendre compte au Parlement des politiques, des décisions et des actes de leurs ministères; il est de la plus haute importante que les ministres fournissent des renseignements précis et justes au Parlement. M. Erskine May dit ensuite que les ministres doivent rectifier les faits à la première occasion.
J'aimerais également attirer l'attention du Président sur le message qu'adresse le premier ministre à ses ministres dans le document intitulé « Pour un gouvernement ouvert et responsable »:
[Les ministres doivent] répondre avec honnêteté et exactitude aux questions concernant [leurs] secteurs de responsabilité [et] corriger toute erreur involontaire en répondant au Parlement le plus rapidement possible [...]
La déclaration de la ministre omet les dénonciations publiques faites par moi-même ainsi que le lieutenant politique...
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2018-11-22 14:56 [p.23780]
Mr. Speaker, for the past year, the members for Québec and Louis-Hébert have been parading around Quebec City talking about how they are going to help create a third link.
Yesterday, the Liberals hired an adviser, Steven Guilbeault, who has said he is officially against the third link. A third link is important to Beauport—Limoilou, Quebec City, and the economic development of the whole region.
Are the Liberals for or against a third link in Quebec City?
Monsieur le Président, cela fait un an que le député de Québec et le député de Louis-Hébert se pavanent dans la ville de Québec en disant qu'ils vont aider à la création d'un troisième lien.
Hier, les libéraux ont engagé un conseiller, M. Steven Guilbeault, qui s'est dit officiellement contre le troisième lien. Un troisième lien, c'est important pour Beauport—Limoilou, pour la ville de Québec et pour le développement économique de la grande région de la Vieille Capitale.
Est-ce que les libéraux sont contre ou pour le troisième lien à Québec?
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2018-11-22 15:08 [p.23782]
Mr. Speaker, I have an obligation to tell you that the Minister of Official Languages misled the House today in question period when she claimed that no Conservative members of the House have publicly criticized the Ford government's actions in front of the cameras.
I did so, as did several members—
Monsieur le Président, je suis dans l'obligation de vous dire que la ministre des Langues officielles a induit la Chambre en erreur aujourd'hui, pendant la période de questions, lorsqu'elle a prétendu qu'aucun député conservateur de la Chambre n'avait dénoncé les actions du gouvernement Ford publiquement devant les caméras.
Cela a été fait par moi-même et par plusieurs députés...
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2018-11-19 15:52 [p.23587]
Mr. Speaker, I must be mistaken, or maybe I went outside to the lobby, but I must have missed the part of the hon. member's speech when he was talking about when the government will balance the budget. I have never seen a budget speech that did not include a date, or anything like a date, confirming when the budget would be balanced. Therefore, I would like the member to rectify the situation. I must have been somewhere else or not listening. I am very sorry. When will the government balance the budget?
Monsieur le Président, peut-être que je fais erreur, ou peut-être que j'étais sorti dans l'antichambre, mais j'ai raté la partie du discours du député où il parlait du moment où le gouvernement équilibrerait le budget. Je n'ai jamais entendu de discours du budget qui ne compte une date, ou quelque chose de similaire, indiquant quand le budget serait équilibré. J'aimerais donc que le député rectifie la situation. Je devais être ailleurs ou je n'écoutais pas. Je suis vraiment désolé. Quand le gouvernement équilibrera-t-il le budget?
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2018-11-19 16:03 [p.23589]
Mr. Speaker, as usual, I am very pleased to rise today.
Without further delay, I would like to inform the House that I will be sharing my time with the hon. member for Barrie—Innisfil.
As always, I extend my warmest greetings to the many people in Beauport—Limoilou who are watching us today.
Today's debate is very interesting. An opposition motion was moved in the House by the Conservative Party, of which I am of course a member. It reads as follows, and I quote:
That the House call on the government to tell Canadians in what year the budget will be balanced, and to do so in this week’s Fall Economic Statement.
Canadians may be wondering what is happening and how it is possible that we still do not know when the government will balance the budget. That has always been a basic concept for me, even before I got into politics.
It seems to me that any reasonable, responsible government, whether it be Liberal or Conservative—and I was going to add NDP, but that has not happened yet at the federal level—with nothing to hide should indicate in its policy statement, budget, and everyday political messaging a date on which it will balance the budget, or at least a concrete timeframe for doing so.
There are two rather surprising things about the Liberals' refusal to give us a timeframe for returning to a balanced budget. There are two historic elements with regard to the practice that they are currently using.
As the hon. member for Louis-Saint-Laurent keeps saying, we have never seen a government run a deficit outside wartime or outside an economic crisis.
According to Keynesian economics, it is normal to run deficits. Keynes made some mistakes in several of his analyses, but there is one analysis he did that several governments have been adhering to for 60 years now. According to his analysis, when an international economic crisis is having an impact on every industrialized country in the world, it is not a bad idea for the government to invest heavily in its community, in its largest industries, in every industrial region of the country, to ensure that jobs are maintained and that there is some economic vitality despite the crisis.
For example, we Conservatives ran a few deficits in 2008, 2009, 2010 and 2011 because the country was going through the worst economic crisis ever, the greatest recession since the 1930s.
Our reaction was responsible. Why? First, because there was a major global recession. Second, because even though we were a Conservative government, we embraced Keynesianism because we felt it made good economic sense. Through our strategic reinvestment plan, we managed to maintain 200,000 jobs. Not only did we maintain jobs across Canada, but we also repaired infrastructure, bridges and overpasses.
Two years ago, when I was a member of the Standing Committee on Government Operations and Estimates, I read a report that noted this was the first time an economic recovery and stimulus plan had been implemented so quickly. In three or four years, we invested $80 billion in infrastructure to help Canada weather some rough economic times.
The first surprise from the Liberals was that they ran up massive deficits of $20 billion this year, $20 billion last year, and $30 billion in 2015-16, even though there is no major crisis or war going on.
There is a second surprising thing. Let us go back to the time when lords were waging wars against the king of England, which is in the 13th century. In 1215, the Magna Carta resulted from several confrontations between the lords, the capitalist bourgeoisie and the aristocracy, all pleading for their interests with the king. The idea was to create an assembly where they could present their admonitions and complaints to the king and could limit the outrageous sums the king wanted to spend on the holy crusades. That is when our parliamentary system was born.
When I was first elected to the House of Commons, I learned Parliament's primary function. My university professors knew I liked philosophy, but they said I would soon come to realize that, in the House of Commons, discussions are about money, the economy, the country's economic situation and public finances. I learned that, in the House of Commons, debates are almost entirely about public finances.
That is as it should be, since the philosophical and political foundations of the British parliamentary system are accountability and the principle of responsible government allowing citizens to know what their money is used for. In those days, it was the capitalist bourgeoisie who wanted to know, whereas nowadays all citizens expect it. Nevertheless, the process and the principle remain the same. We want to know what happens with our money. Why are there deficits, if any, and most importantly when is the government going to balance the budget? Deficits involve our money, and it is commendable and reasonable to know when the budget will be balanced.
My colleague from Longueuil—Saint-Hubert was just saying how absurd this is. What would a government MP do if an ordinary Canadian asked him to simply tell him when his party would balance the budget? For three years, members of Parliament have not really been allowed to answer such a question, yet it is quite a normal question. They have to come up with foolish answers, think about something else or say that everything is fine because they have been cutting taxes, when in fact each citizen in Beauport—Limoilou pays $800 more every year in income tax.
That amounts to almost $2,000 per family, not to mention the tax credits they axed, the oil that is not being shipped out of the country, all the cuts in exports to the U.S., all the U.S. investment in Canada that has been lost while Canadian investment in the U.S. has increased, not to mention the fact that household debt is at an all-time high. The OECD remarked on this recently. In short, I could go on for a long time without even talking about the USMCA.
Nonetheless, there are some surprising things. What is incredible, and I repeat this every time I give a speech about Canada's economy, is that, in 2015, the Liberals were smart enough and had enough honour to explain why they were running a deficit even though we were not at war or in an economic crisis. At the time, the member for Papineau, under a gigantic crane in Toronto—I remember watching on television from my campaign office in Beauport—Limoilou and that it was partly cloudy and it rained a little—announced to Canadians that the Liberals would run a deficit of $10 billion in the first two years and then a deficit of $6 billion in the third year. He promised a deficit. Everyone was surprised that he was promising a deficit. It was a first.
He added that the Liberals would run a deficit in order to invest in infrastructure, which, he said, had been abandoned, and to invest more in infrastructure in general across the country. At least he was consistent in his comments once he was elected. He announced that they were creating a historic infrastructure plan—everything is always historic with them—worth $187 billion, which is not bad either. That was a continuation of what we had done. We had invested $80 billion over the course of the six previous years. It is only natural to continue to invest in infrastructure in Canada. Some even claim that Canada exists thanks to the railroad. Infrastructure has always been foundational here in Canada.
However, the Parliamentary Budget Officer—which, I repeat every time, as we must not forget, is an institution created by Mr. Harper, a great democrat who wanted there to be an independent body in Parliament to constantly hold the government to account—informed us in a report that, of the $187 billion invested in infrastructure, only $9 billion has actually been spent over the past three years. If I am not mistaken, $9 billion divided by three is $3 billion. The Liberals have invested $3 billion a year in infrastructure, and yet, they ran a $30-billion deficit in the first year.
Let us not forget that the $10-billion deficit was supposed to be for infrastructure. However, in their first year in office, the Liberals ran a $30-billion deficit and only $3 billion of that went to infrastructure. The second year, they ran a $20-billion deficit with only $3 billion for infrastructure, and they did the same again this year. Obviously, we have never seen a government put so much energy into spending so much money in such a reckless and dishonourable way while achieving so little for the economic well-being of the country and Canadians at home.
In closing, setting a deadline for paying off debt is something that Canadian families do at home all the time, for example when paying off their mortgages or their car loans. When people borrow money for a car, the dealer does not just say, “Have a good day, sir. See you around.” He tells them that they need to take out a bank loan and that they have four years to pay it back. There is a deadline for all sorts of things like that.
When will a balanced budget be achieved?
Monsieur le Président, je suis très content de prendre la parole aujourd'hui, comme d'habitude.
Sans plus tarder, j'aimerais informer la Chambre que je vais partager mon temps de parole avec l'honorable député de Barrie—Innisfil.
Comme toujours, je salue chaleureusement tous les citoyens et toutes les citoyennes de Beauport—Limoilou qui nous écoutent actuellement en grand nombre.
Aujourd'hui, c'est intéressant. Une motion d'opposition a été présentée à la Chambre par le Parti conservateur, dont je fais partie, bien entendu. La motion se lit comme suit:
Que la Chambre demande au gouvernement de dire aux Canadiens en quelle année l’équilibre budgétaire sera rétabli et de l’annoncer lors de son énoncé économique de l’automne présenté cette semaine.
Les citoyens se demandent peut-être ce qui se passe et comment c'est possible qu'on ne sache pas encore quand l'équilibre budgétaire sera atteint. C'était, pour moi, une notion de base, avant même d'entrer en politique.
Il me semble que tout gouvernement le moindrement raisonnable, responsable, qu'il soit libéral ou conservateur — j'allais aussi dire néo-démocrate, mais ce n'est pas encore le cas au fédéral —, et n'ayant rien à cacher devrait mettre en avant, dans son énoncé politique, dans son budget et dans ses discours politiques de tous les jours, une date de retour à l'équilibre budgétaire, ou au moins une échéance concrète pour y parvenir.
Il y a deux choses assez surprenantes au sujet du fait que les libéraux ne veulent pas nous faire part d'une échéance concernant le retour à l'équilibre budgétaire. Il y a deux éléments historiques à l'égard de la pratique qu'ils utilisent actuellement.
Comme le député de Louis-Saint-Laurent le dit chaque fois, jamais on n'a vu un gouvernement faire des déficits sans être en situation soit de guerre, soit de crise économique.
D'après ce qu'on a appris de l'économiste Keynes, le père du keynésianisme, il est normal de faire des déficits. Il a fait quelques erreurs dans plusieurs de ses analyses, mais il y a une analyse qu'il a faite et que plusieurs gouvernements suivent depuis déjà 60 ans. Selon son analyse, quand des crises économiques internationales ont des conséquences sur tous les pays industrialisés du monde, ce n'est pas une mauvaise chose que le gouvernement investisse massivement dans sa communauté, dans ses industries les plus importantes, dans chacune des régions industrielles du pays, pour faire en sorte que les emplois soient maintenus et qu'il y ait une certaine vitalité économique, malgré la crise.
Par exemple, nous, les conservateurs, avons accusé quelques déficits lors des années 2008, 2009, 2010 et 2011, parce que le pays faisait face à la plus grave crise économique, à la plus grande récession de l'histoire depuis les années 1930.
Nous y avons répondu de manière responsable. Pourquoi? En premier lieu, c'est parce qu'il y avait une raison fondamentale, soit une récession majeure internationale. En deuxième lieu, même si nous étions un gouvernement conservateur, nous avons épousé le keynésianisme en disant qu'il s'agissait d'une position économique sensée. Nous avons investi au moyen du plan stratégique de réinvestissement et nous avons maintenu 200 000 emplois. Non seulement nous avons permis de garder des emplois partout au Canada, mais nous avons aussi réparé des infrastructures, des ponts et des viaducs.
J'ai lu un rapport, il y a deux ans, alors que je siégeais au Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires. Le rapport faisait état du fait que c'était la première fois qu'on voyait un plan de relance et de stimulation économique se faire aussi rapidement. En trois ou quatre ans, nous avons investi 80 milliards de dollars dans les infrastructures et pour aider l'économie canadienne, dans des périodes houleuses sur le plan économique.
La première chose surprenante que font les libéraux, c'est de nous amener dans une période déficitaire assez importante avec un déficit de 20 milliards de dollars cette année, 20 milliards de dollars l'année passée, 30 milliards de dollars en 2015-2016, alors qu'il n'y a pas de crise ni de guerre majeure.
Il y a une deuxième chose surprenante. Remontons au temps des guerres entre les seigneurs et le roi d'Angleterre, c'est-à-dire au XIIIe siècle. LaMagna Carta, en 1215, résultait de plusieurs affrontements entre les seigneurs, les bourgeois capitalistes et les aristocrates auprès du roi. Pourquoi? C'était pour avoir une assemblée dans laquelle ils pouvaient faire au roi des remontrances, des doléances et le restreindre dans ses dépenses outrancières par rapport aux croisades religieuses que le roi voulait payer à cette époque. C'est de là qu'est apparu le parlementarisme.
Quand je suis arrivé au Parlement, j'ai bien appris ce qu'était la fonction première du Parlement. Mes professeurs à l'université me disaient qu'ils savaient que j'aimais bien la philosophie, mais que j'allais réaliser que, à la Chambre des communes, on parle de fric, d'économie, de la situation économique du pays et des finances publiques. J'ai appris que, à la Chambre des communes, presque l'entièreté des débats porte sur les finances publiques.
C'est tout à fait normal, parce que l'essence même philosophique et politique de l'avènement du parlementarisme britannique, c'était de faire qu'il y ait une reddition de compte et responsabilité de la gouvernance pour savoir ce qui est fait avec l'argent des citoyens. À l'époque, c'était les bourgeois capitalistes, aujourd'hui, c'est l'ensemble des citoyens qui le demandent. Cependant, le processus et le principe demeurent les mêmes, à savoir ce qui se passe avec notre argent, pourquoi il y a des déficits s'il y en a et, surtout, quand le gouvernement atteindra l'équilibre budgétaire. Les déficits sont faits avec notre argent et c'est louable et raisonnable de savoir quand l'équilibre va être atteint.
Mon collègue de Longueuil—Saint-Hubert disait très bien que c'est aberrant. Que ferait un député du gouvernement devant un Canadien ordinaire qui lui demanderait simplement quand son parti va équilibrer le budget? Depuis trois ans, les députés n'ont pas vraiment le pouvoir de répondre à une question pourtant ordinaire. Ils doivent inventer des sottises, penser à d'autres choses ou dire que tout va bien parce qu'ils réduisent nos impôts, alors qu'ils ont augmenté les impôts de tous les citoyens et les citoyennes de Beauport—Limoilou de 800 $ par année chacun.
C'est presque 2 000 $ par famille, sans parler de tous les crédits d'impôt qu'ils ont coupé, du pétrole qui ne sort pas du pays, de toutes les exportations vers les États-Unis qui ont diminué, de tous les investissements américains au Canada qui ont chuté, alors que les investissements canadiens aux États-Unis ont augmenté, sans parler du fait que l'endettement de nos ménages n'a jamais été aussi grand. Cela a été commenté par l'OCDE dernièrement. Bref, je pourrais continuer très longtemps, sans parler de l'AEUMC.
Il y a quand même des choses surprenantes. Ce qui est incroyable — je le répète chaque fois que je fais un discours sur l'économie en général au Canada —, c'est qu'en 2015, les libéraux ont quand même eu l'intelligence et l'honneur d'expliquer pourquoi ils feraient des déficits sans qu'on soit en guerre ou en situation de crise économique. Le député de Papineau, à l'époque, sous une grue gigantesque à Toronto — je m'en souviens, il faisait un peu soleil et il pleuvait un peu, j'avais vu cela à partir du téléviseur dans mon bureau de campagne à Beauport—Limoilou —, annonçait aux Canadiens que pour les deux premières années, les libéraux allaient faire un déficit de 10 milliards de dollars et la troisième année, un déficit de 6 milliards de dollars. Il promettait de faire un déficit. Tout le monde était surpris qu'il promette de faire un déficit. C'était une première.
Il a ajouté que les libéraux allaient faire un déficit pour investir dans les infrastructures qui, selon lui, avaient été laissées à l'abandon et pour investir davantage dans les infrastructures en général partout au pays. C'est pour cela qu'une fois élu, il a quand même été cohérent dans son discours. Il a annoncé que c'était historique — avec eux, c'est toujours historique —, de mettre sur pied un plan d'infrastructure de 187 milliards de dollars, ce qui n'est pas mauvais non plus. C'est en continuité avec ce que nous avions fait. Nous avions mis 80 milliards de dollars au courts des six années antérieures. C'est normal de continuer à investir dans les infrastructures au Canada; on pourrait même prétendre que le Canada a vu le jour grâce aux chemins de fer. Les infrastructures ont toujours été fondamentales ici, au Canada.
Cependant, le directeur parlementaire du budget — comme je le répète chaque fois, ne l'oublions pas, c'est une institution crée par M. Harper, un grand démocrate, qui voulait qu'il y ait un organe indépendant dans le Parlement qui puisse demander des comptes constamment au gouvernement — nous a appris dans un rapport que, sur les 187 milliards de dollars prévus en infrastructure, seulement 9 milliards sont sortis dans les trois dernières années. Sauf erreur, 9 milliards divisés par 3 font 3 milliards. Les libéraux ont mis 3 milliards de dollars par année en infrastructure et pourtant, la première année, ils ont fait un déficit de 30 milliards de dollars.
Rappelons-nous que le déficit de 10 milliards de dollars devait être pour l'infrastructure. Cependant, la première année, il y a eu un déficit de 30 milliards de dollars, dont 3 milliards de dollars sont allés à l'infrastructure. La deuxième année, il y a un déficit de 20 milliards de dollars, dont 3 milliards de dollars en infrastructure et, encore cette année, il y a un déficit de 20 milliards de dollars, dont seulement 3 milliards de dollars sont allés à l'infrastructure. Clairement, jamais on n'a vu un gouvernement mettre autant d'énergie à dépenser autant d'argent de manière incontrôlable et sans honneur pour si peu de résultat pour le bien-être économique du pays et pour les Canadiens dans leur foyer.
En terminant, l'exercice visant à fixer une date d'échéance pour atteindre l'équilibre budgétaire, c'est une chose normale que toutes les familles canadiennes font dans leur propre foyer, que ce soit pour l'hypothèque de la maison ou pour les prêts automobiles. Quand on fait un emprunt pour une voiture, le concessionnaire ne dit pas « bonne journée, monsieur, on se reverra ». Il dit qu'il faut faire un emprunt à la banque et qu'on a quatre ans pour le rembourser. Il y a une date d'échéance pour toutes sortes de choses comme celle-là.
Quand l'équilibre budgétaire sera-t-il atteint?
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2018-11-19 16:15 [p.23590]
Mr. Speaker, the hon. member completely misconstrued what I said. I was not talking about investments. These are deficits.
SMEs at the heart of job creation in my riding, Beauport—Limoilou, do not borrow money to invest in their projects, they use their profits for that. It is important to reinvest budgetary surpluses. In 2015, we left $3 billion to the Liberals when they came to power and they spent it all in just a few months.
If investment is truly what the government is after, then why did the Liberals say that they would run a $10-billion infrastructure deficit? Why are the deficits not being used to invest in infrastructure, as the Liberals claimed they wanted to do in 2015? It is because the Liberals' deficits are not being used to improve infrastructure or Canadians' lives. They are being used to please the lobby groups that have always supported the Liberals.
Monsieur le Président, le député a complètement déformé ce que j'ai dit. Je ne parlais pas d'investissements. Ce sont des déficits.
Toutes les PME qui sont au coeur de la création d'emplois dans ma circonscription, Beauport—Limoilou, n'empruntent pas de l'argent pour investir dans leurs projets, elles utilisent leurs profits pour le faire. Ce qui est important, c'est de réinvestir les surplus budgétaires. En 2015, nous avons laissé 3 milliards de dollars aux libéraux, lorsqu'ils ont pris le pouvoir, et ils les ont dépensés en quelques mois.
Si l'investissement est vraiment l'objectif du gouvernement, pourquoi les libéraux ont-ils dit qu'ils allaient accuser un déficit de 10 milliards de dollars en infrastructure? Comment se fait-il que les déficits engendrés ne servent pas à investir dans les infrastructures, comme les libéraux prétendaient vouloir le faire en 2015? C'est parce que les déficits des libéraux ne visent pas à améliorer les infrastructures ou la vie des Canadiens et des Canadiennes. C'est plutôt pour plaire à tous les groupes d'intérêt du Canada qui les appuient depuis toujours.
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2018-11-19 16:17 [p.23591]
Mr. Speaker, I wish I could say the government could be more transparent, but that would surprise me. There is a lot of back and forth between the Liberals and the Office of the Ethics Commissioner. Transparency is not this government's strong suit.
My colleague talked about investments, but why is the army underfunded? According to another recently released report, the Canadian Forces had a $2-billion shortfall last year alone.
Also, why is the government not doing anything to reduce delays associated with the national shipbuilding strategy? The price tag for the 15 Iroquois-class frigates that are scheduled to be built in Halifax has gone up from $30 billion to $60 billion.
When will the Liberals give us the date the budget will be balanced? That is a simple question, and it boils down to being accountable to Parliament.
Monsieur le Président, j'aimerais bien pouvoir dire que le gouvernement pourrait être plus transparent, mais cela me surprendrait. Entre les libéraux et le bureau du commissaire à l'éthique, il y a constamment des allers-retours. La transparence n'est pas le point fort de ce gouvernement.
Mon collègue parlait d'investissements, mais comment se fait-il que l'armée soit sous-financée? Un autre rapport publié récemment démontre qu'il y a un manque à gagner de 2 milliards de dollars au sein de nos Forces canadiennes, et ce, seulement pour l'année dernière.
Par ailleurs, comment se fait-il que ce gouvernement ne s'occupe pas de réduire les retards liés à la Stratégie nationale de construction navale? On est passé de 30 milliards de dollars à 60 milliards de dollars pour les 15 frégates de classe Iroquois qui seront construits à Halifax.
Quand les libéraux vont-ils nous dire la date du retour à l'équilibre budgétaire? C'est une question simple qui relève de la responsabilité parlementaire de rendre des comptes.
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2018-11-08 14:08 [p.23496]
Mr. Speaker, on Sunday, November 11, thousands of Canadians will gather at various war memorials in Canada to commemorate the ultimate sacrifice made by so many of our ancestors and our contemporaries.
Our soldiers sacrificed their lives not only during both world wars, but also more recently, in UN peacekeeping missions and in Afghanistan, where Canada served to combat terrorism. Let us not forget the 158 soldiers we lost in this recent and major war in Afghanistan. Corporal Jean-François Drouin, from my region of Beauport, bravely served his country in Afghanistan and lost his life on September 6, 2009. Since then, his courageous parents have laid a wreath in Beauport every year in memory of their son. Let us keep them in our hearts and thoughts.
Let us never forget the ultimate sacrifice that Corporal Jean-François Drouin made for our great federation. Lest we forget.
Monsieur le Président, le dimanche 11 novembre, des milliers de Canadiens se recueilleront aux divers lieux de commémoration militaire du pays afin de se remémorer collectivement les nombreux sacrifices ultimes qui ont été faits par nos aïeux et par nos contemporains.
Ces sacrifices militaires ont été vécus non seulement lors des grandes guerres, mais aussi, plus récemment, lors des missions de paix de l'ONU ainsi qu'en Afghanistan, où nous avons servi pour combattre le terrorisme. De cette guerre récente et marquante en Afghanistan, rappelons-nous les 158 militaires qui y ont laissé leur vie. Chez nous, à Beauport, le caporal Jean-François Drouin, qui a courageusement servi sa patrie en Afghanistan, a perdu la vie le 6 septembre 2009. Depuis, et chaque année, ses valeureux parents déposent une couronne à Beauport à la mémoire de leur fils. Soyons avec eux de coeur et d'esprit pour les soutenir.
N'oublions jamais le sacrifice ultime que le caporal Jean-François Drouin, de Beauport, a fait pour notre grande fédération. N'oublions jamais.
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2018-11-08 14:49 [p.23503]
Mr. Speaker, it is not just a matter of investments. This goes beyond the government's broken promises to veterans. We are talking about red tape and a lack of respect within Veterans Affairs Canada itself for the calls it receives from our brave men and women in uniform. I have heard stories from people who, every year anew, have to provide proof of having lost their arm in Afghanistan.
Does the government think it is right or fair to do that to our dedicated soldiers who often continue to serve here or abroad?
The Prime Minister needs to understand and commit today to reduce the department's red tape and burdensome rules.
Monsieur le Président, ce n'est pas juste une question d'investissements. Au-delà des promesses envers les vétérans que ce gouvernement a brisées, c'est une question de lourdeur administrative et d'un manque de respect au coeur même d'Anciens Combattants Canada envers les appels qu'ils reçoivent de nos valeureux militaires. Il y a des histoires de gens qui, chaque année, doivent prouver encore une fois qu'ils ont perdu leur bras en Afghanistan.
Pense-t-on que c'est juste et normal de faire cela à nos valeureux militaires qui continuent souvent à combattre ici-même ou ailleurs?
Le premier ministre doit comprendre et s'engager aujourd'hui à faire en sorte de réduire la paperasse et les règles encombrantes qu'il y a au sein du ministère.
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