Interventions in the House of Commons
 
 
 
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2015-12-10 13:51 [p.233]
Mr. Speaker, like many of my colleagues, I want to speak in this honourable House today to talk about ISIS. To do so, I must first address some of the consequences of the very existence of this terrorist group, specifically for free societies around the globe. Second, it is important to discuss the need for us, Canadians, to respond decisively to the international challenges that can arise at any time, especially those that can have dangerous consequences for this country and for our allies.
As I have previously indicated, my family has served in the Canadian Armed Forces since the 1890s. It should therefore come as no surprise that many of the decisions recently made by this government regarding our armed forces and their overseas engagement are particularly important to me.
I am referring of course to the hasty decision made by this government to withdraw Canadian CF-18s from the combat mission currently under way in Iraq as part of a coalition led by the President of the United States.
Colleagues, for both historic and contemporary reasons, this decision strikes me as misguided and ill-considered. Need I remind the House that our country has never shirked its duty to the international community? Need I further remind the House of the recent terrorist attacks in Paris and elsewhere around the world?
Colleagues, ISIS controls several cities in Iraq, many of which are home to dozens or hundreds of thousands of people. In those cities, the so-called Islamic State has set up tax collection systems, a major economic activity within the area it controls. It has a stranglehold on the region's economy and even hands out parking tickets.
The self-styled Islamic State is pillaging many regions of Iraq and Syria, appropriating the resources and destroying cultural and historic property. Let us not forget one more important fact: this terrorist group collects billions of dollars a year, enabling it to recruit thousands of people to its cause around the world every year. Because of that, this group is a major threat to our country, Canada.
The election is over. As the President of France said, we are at war against terrorism. Canadians understand that. Does the Prime Minister understand that? Does the Prime Minister and this government realize that following the recent terrorist attacks on its soil, in the city of light no less, France effectively asked for help and expects us to stand by its side?
We on this side of the House want to know: when is Canada going to offer its unwavering support to a country that has been an ally at every moment of Canada's history?
Hon. members of this House need to understand that terrorist attacks are looming. The threat is not limited to some faraway place on another continent. On the contrary, terrorism can strike anywhere here in Canada, even at the heart of our democratic institutions. Need I remind hon. members that terrorism has already targeted us more than once and spit its venom right here in the Parliamentary precinct?
What the official opposition wants is simple. We are calling on this government to get serious on both domestic issues and international issues. We are calling on this government to take the right approach to terrorism, and to acknowledge that it is a serious problem and that ISIS is the brains behind these low-lifes.
We must remain strong in our belief that we are right. We must remain determined to make no concessions to those who want to destroy us. We must remain united in the face of this threat. That is why we must hit the terrorists precisely where they are plotting against us, before it is too late.
My colleagues opposite are saying that we need to combat ISIS more effectively. We agree. Indeed, we should help train local anti-terrorism forces. We should increase aid to the hundreds of thousands of poor people driven from their homes by terrorism. That is all good. We must increase our efforts, not reduce them. Everyone agrees on that, of course. However, that would also mean that we need to keep our fighter jets where they are. Our colleagues opposite keep repeating over and over that the Royal Canadian Air Force's participation is basically not very significant and that they simply do a few strikes here and there. I want to ask these members what they are waiting for to take action, to do something and to reverse their decision to recall the Canadian CF-18s currently participating in the mission. As a G8 country, should we not contribute to this international mission in every way we can?
Monsieur le Président, comme plusieurs de mes collègues, j'ai aujourd'hui l'intention de m'adresser à cette honorable Chambre des communes au sujet du soi-disant État islamique. Pour ce faire, d'une part, il sera question d'aborder quelques-unes des conséquences reliées à l'existence de ce groupe terroriste, et ce, pour les sociétés libres de ce monde. D'autre part, il sera question de discuter de la nécessité qui nous incombe à nous, Canadiens, de répondre avec fermeté aux enjeux internationaux qui peuvent se présenter à tout moment, notamment ceux qui peuvent produire des conséquences dangereuses pour ce pays ainsi que pour celui de nos alliés.
Tel que précisé antérieurement, ma famille sert au sein des Forces armées canadiennes depuis les années 1890. Par conséquent, on ne sera pas surpris si je dis que les diverses décisions gouvernementales prises récemment, eu égard à nos forces militaires et à leur engagement outre-mer, m'interpellent au plus haut point.
Je parle bien entendu de la décision hâtive prise par ce gouvernement de retirer les CF-18 canadiens de la mission de combat présentement en cours en Irak, et ce, sous l'égide d'une coalition menée par le président des États-Unis.
Chers collègues, compte tenu de raisons tout autant historiques que contemporaines, cette décision me semble tout simplement erronée et mal réfléchie. En effet, dois-je rappeler à la Chambre que notre pays est celui qui, historiquement, n'a jamais récusé ses devoirs envers la communauté internationale? De plus, dois-je aussi rappeler à la Chambre les événements terroristes survenus récemment à Paris et à d'autres endroits de par le monde?
Chers collègues, le groupe État islamique contrôle plusieurs villes d'Irak, dont plusieurs comptent des dizaines, voire des centaines de milliers, de personnes. Dans ces villes, le soi-disant État islamique a instauré des systèmes de perception de taxes et d'impôts, un commerce important au sein du territoire qu'il contrôle. Il a une mainmise sur l'économie de la région et donne même des contraventions de stationnement.
Ce soi-disant État islamique pille plusieurs régions de l'Irak et de la Syrie, s'appropriant les ressources qui s'y trouvent et en y détruisant les biens culturels et historiques. N'oublions pas également le fait important qui suit: ce groupe terroriste a des revenus de milliards de dollars par année. Ainsi, ce groupe réussit à recruter chaque année de par le monde des milliers de fidèles à sa cause. De ce fait, ce groupe représente une grande menace pour notre pays, le Canada.
Nous ne sommes plus en campagne électorale, mais plutôt, tel que précisé par le président de la France, nous sommes en guerre contre le terrorisme. Les Canadiens l'ont compris, eux. Et lui, le premier ministre, l'a-t-il compris? Le premier ministre et ce gouvernement ont-ils pris acte que la France, à la suite des récentes attaques terroristes sur son sol, dans la Ville lumière, ni plus ni moins, appelle à l'aide et attend que nous venions à ses côtés?
Nous, de ce côté de la Chambre, voulons le savoir. Qu'attend le Canada pour se faire explicite dans son soutien envers cet allié de tous les moments de l'histoire du Canada?
Il est nécessaire de spécifier à plusieurs membres de l'honorable Chambre que le danger émanant des actions terroristes nous guette. En effet, ce danger n'est pas seulement au loin et sur un autre continent. Bien au contraire, il peut frapper ici, au Canada, n'importe où, même au coeur de nos institutions démocratiques. Dois-je rappeler que le terrorisme, chers députés, nous a déjà pris pour cible plus d'une fois, et qu'il a craché de son venin jusque dans l'enceinte même de ce Parlement?
Dans l'opposition officielle, ce que nous exigeons est simple. Nous demandons à ce gouvernement d'être sérieux, tant en ce qui concerne les affaires domestiques que les affaires internationales. Nous demandons donc à ce gouvernement de prendre la bonne mesure en ce qui a trait au terrorisme et de conclure qu'il s'agit bel et bien d'un fléau et que le groupe État islamique est le cerveau de ces voyous.
Nous nous devons de rester fermes dans notre bon droit, déterminés à ne rien céder à ceux qui veulent nous détruire et rester unis devant la menace. C'est pourquoi il faut, entre autres choses, frapper le terroriste là où il complote contre nous, avant qu'il ne soit trop tard.
Mes collègues d'en face disent qu'il faut être plus efficace dans la lutte contre le groupe État islamique. Nous sommes d'accord. Oui, contribuons à la formation des forces antiterroristes locales. Bonifions notre aide aux centaines de milliers de pauvres gens chassés de chez eux par le terrorisme. Tout cela est très bien. Il faut accroître notre effort et non le réduire. Cela fait bien entendu consensus. Toutefois, cela entend également qu'il faut garder nos avions de combat sur place. Pourtant, nos collègues d'en face disent et répètent encore et encore que la participation de l'Aviation royale du Canada ne compte à peu près pour rien à leurs yeux et qu'il s'agit de quelques sorties par-ci par-là. Je leur demande alors ce qu'ils attendent pour agir, ce qu'ils attendent pour passer à l'action et ce qu'ils attendent pour renverser leur décision de rapatrier les CF-18 canadiens qui participent à la mission actuelle. Ne devons-nous pas contribuer à cette lutte internationale à la mesure de nos moyens, nous pays du G8?
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2015-12-10 15:15 [p.247]
Mr. Speaker, I am glad I can continue my speech.
To explain my position to those of my colleagues who feel that we should be doing more, I said that we should reconsider the decision to end the CF-18 mission. As a G8 country, should we not contribute as much as we are able to this international fight?
Have we forgotten our traditional allies, our most precious alliances, and our friends? France, the United Kingdom, Germany and the United States have answered the call for air strikes. Other countries are sure to join them soon.
While the international community rallies to a common cause, will Canada beat a retreat? To withdraw our fighter jets and our courageous pilots would be to send the wrong message to ISIS. We might as well be saying that it is not important to fight terrorism and support our allies and that we could not care less about ISIS. We need to take this more seriously.
No self-respecting government can act on a whim, not when it comes to ISIS and certainly not when it comes to the safety of Canadians.
That the government think before it acts is not too much to ask. Let us wait before taking any ill-conceived action. We need to begin by listening to and consulting Canadians, our allies, and first and foremost, this House, in the spirit of collaboration and transparency.
Here on this side of the House, the only message we want to send beyond our shores is that Canada is standing up. If Canada will not stand up to ISIS, who else will?
We have the means, the materials and the equipment. Our soldiers are very well trained, and in that regard, as a former soldier myself, I know what I am talking about. We have everything we need to do our part with pride and conviction. Imagine what a difference we could make. After all, that is what Canadians expect from their government.
At the end of the day, what is the Prime Minister so afraid of? Is he afraid of terrorism or is he afraid of being wrong?
In closing, and in keeping with the mood here as this session begins, I urge all members of the House to reflect carefully on the thoughts and criticisms my colleagues and I have shared here today.
Monsieur le Président, je suis content de pouvoir continuer ce discours.
Pour faire comprendre où j'en étais à tous mes collègues qui estimaient qu'il fallait en faire plus, je disais qu'il fallait peut-être renverser la décision de mettre fin à la mission des CF-18. Ne devons-nous pas contribuer à cette lutte internationale à la mesure de nos moyens, nous, pays du G8?
Avons-nous oublié nos alliés de toujours, nos alliances les plus chères et nos amis? Citons les noms des pays qui ont répondu oui à l'appel pour des bombardements aériens: la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et les États-Unis. D'autres pays les rejoindront sûrement bientôt.
Quant à nous, au Canada, alors que la communauté internationale se rallie dans un même sens, nous battons en retraite? Retirer nos avions de combat et faire reculer nos braves aviateurs, ce serait envoyé un très mauvais message au groupe État islamique. C'est comme si nous disions, ce faisant, qu'il n'est pas important de combattre le terrorisme et d'appuyer nos alliés, et que nous nous foutons du groupe État islamique. Un peu de sérieux, s'il vous plaît!
Un gouvernement qui se respecte ne peut agir sur un coup de tête, pas lorsqu'il est question du groupe État islamique, et de surcroît, surtout pas lorsqu'il est question de la sécurité des Canadiens.
Réfléchir avant d'agir, ce n'est pas trop demander. Attendons avant de poser un geste mal réfléchi, il faut commencer par écouter et consulter nos concitoyens, nos alliés et, d'abord et avant tout, la Chambre, dans un esprit de collaboration et de transparence.
De ce côté-ci de la Chambre, le seul message que nous souhaitons envoyer au-delà de nos rives, c'est que le Canada se tient debout. Si ce n'est pas au Canada de se lever debout, qui alors doit combattre le groupe État islamique?
Nous avons les moyens, le matériel et l'équipement. Nos militaires sont très bien formés, et en cette matière, en tant qu'ex-militaire, je sais de quoi je parle. Nous disposons de tout ce qui est requis pour faire notre part avec fierté et conviction. Pesons sur le cours des choses. Après tout, c'est ce à quoi s'attendent les Canadiens de la part de notre gouvernement.
Finalement, de quoi le premier ministre a-t-il vraiment peur? A-t-il peur du terrorisme ou a-t-il peur de s'être trompé?
Pour terminer, et pour rester en accord avec l'esprit qui règne en ce début de session, je prie les députés de la Chambre de bien réfléchir aux réflexions et critiques dont mes collègues et moi-même leur avons fait part aujourd'hui.
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2015-12-10 15:19 [p.247]
Madam Speaker, I thank my colleague for the very good question.
If the member had been here for the beginning of my speech, he would have heard what I said about his government, namely that it should take note of how international relations are developing right now. As we know, there have been a number of attacks in recent weeks, including one in Paris.
Under the previous Conservative government, we had a three-pronged strategy: bring in refugees, provide humanitarian assistance to the tune of hundreds of millions of dollars, and go into battle with our CF-18s.
Today we are not asking the government to break any promises. We are just asking the government to recognize the current chaotic reality of international relations and reverse its decision.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa très bonne question.
Si le député avait été présent au début de mon discours, il aurait entendu ce que je disais à propos de son gouvernement, soit qu'il fallait prendre acte de l'évolution des relations internationales en ce moment. Comme nous le savons, il y a eu plusieurs attaques dans les récentes semaines, dont une à Paris.
Sous le gouvernement conservateur précédent, nous avions une stratégie tripartite: accueillir les réfugiés, offrir de l'aide humanitaire — pour des sommes allant au-delà de centaines de millions de dollars — et combattre au moyen des avions CF-18.
Ce que nous demandons aujourd'hui, ce n'est pas de briser une promesse. Il s'agit de prendre acte de la réalité actuelle des relations internationales chamboulantes et de revenir sur cette décision.
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2015-12-10 15:21 [p.248]
Madam Speaker, I would like to thank my colleague from Louis-Saint-Laurent, whose riding is quite close to Beauport—Limoilou, for his question.
I find that way of thinking shameful. I would like to reiterate that, in those 2% of cases, 100% of the individuals are serving our country and putting their lives in danger every day to protect our freedoms.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Louis-Saint-Laurent, dont la circonscription est tout près de Beauport—Limoilou, de sa question.
En effet, je trouve cette vision-là ignoble. J'aimerais réitérer que, dans ces 2 %, il y a 100 % d'individus qui servent notre pays et dont la vie est mise à risque tous les jours pour protéger nos libertés.
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2015-12-10 15:22 [p.248]
Madam Speaker, I would like to thank the member for that very good question.
I will not comment on American politics or on the U.S.'s decisions on international relations. I do not understand “reconsider the focus” to mean redefining the U.S. air strike approach, so I do not see how that changes what we are saying here.
Madame la Présidente, je remercie le député de sa bonne question.
Je ne vais pas commenter la politique des Américains et leurs propres décisions en matière de relations internationales. Par « recentrer », je n'entends pas là une redéfinition de leur approche concernant les bombardements aériens. Je ne vois donc pas en quoi cela change ce que nous disons ici.
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2015-12-09 14:51 [p.169]
Mr. Speaker, unfortunately there is more. On November 11, the Minister of Veterans Affairs sent an email bearing his title and promoting the Liberal Party. Not only was it inappropriate to use Remembrance Day for partisan purposes, but it was also clearly a violation of the Prime Minister's rules for cabinet.
Does the Prime Minister agree that it is inappropriate for his Minister of Veterans Affairs to use Remembrance Day to promote the Liberal Party?
Monsieur le Président, malheureusement, il y a plus. Le 11 novembre dernier, le ministre des Anciens Combattants a envoyé un courriel en utilisant son titre de ministre afin de promouvoir le Parti libéral. Non seulement a-t-il utilisé de façon déplacée le jour du Souvenir à des fins partisanes, mais cela est aussi clairement une violation des propres règles de son premier ministre émises au Conseil des ministres.
Le premier ministre pense-t-il qu'il est déplacé que son ministre des Anciens Combattants utilise le jour du Souvenir pour promouvoir le Parti libéral?
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CPC (QC)
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2015-12-07 15:37 [p.59]
Good afternoon, Mr. Speaker, hon. members of Parliament, and all Canadians.
I will be sharing my time with the hon. member for Yorkton—Melville. I want to acknowledge my colleague and congratulate her on her election.
I want to start by congratulating all the members of the House on their wins and on their dedication, which is so important to keeping the democratic institutions that make up our political system alive and well.
I am honoured and extremely proud to rise here for the first time to address all Canadians, and in particular Quebeckers in Beauport—Limoilou. Because of them, I have the unbelievable privilege of being a member of this very important parliamentary institution.
If I am here today, it is also thanks to some important people in my life. First, there are my parents, without whom none of this would have been possible. They are the ones who, throughout my childhood, guided me, taught me, and most importantly, loved me. Then, there is my wife Pascale, who has been by my side for 11 years now and supports me in all of my incredible adventures, including politics. Finally, my daughter, Victoria Clarke, reminds me every day of what is important in this life here on earth. I would like to thank all of those who are dear to my heart, including my brother and my sister.
Last, but not least, I would like to thank all of our ancestors who built a country based on the principles of the rule of law and political freedom.
Canada, as a whole, is part of my identity. In fact, my parents are from opposite ends of the country. My mother is a French Canadian from Beauport, Quebec, and my father is an English Canadian from Victoria, British Columbia. Canada's duality, an undeniable part of our common history and our political past and present, is alive and well in me and is always driving me.
I do not want to boast, but I have believed from a very young age that having this personal characteristic meant that I had an inescapable duty to participate in Canada's political community.
That is why, since my teen years, my sole purpose has been to serve my country and my fellow citizens. This burning desire, coupled with an iron will, compelled me to become actively involved in Canadian politics at 18 and to join the Canadian Armed Forces at 24.
In recent years, I have been an active member of the Conservative Party of Canada, I have served as a member of the 6th Field Artillery Regiment in Lévis, I have worked with charities in my community, and, to better understand the significance of these activities, Canada's history, and our political system, I earned a master's in political science.
I applied for and received my discharge from the Canadian Armed Forces on November 11, Remembrance Day. On my father's side, fathers and sons have served in the Canadian Armed Forces since the 1890s. My great-grandfather, my grandfather, my father, my brother and I are all veterans.
That is why the privilege of being named the official opposition critic for veterans affairs is so deeply symbolic to me: it is linked to a long-standing, deeply rooted family tradition.
On that point, I want to thank our party leader for the trust she has placed in me. Our leader and all veterans in this country can rest assured that I take this role very seriously. I will remain politically invested every day, and I will work as hard as I have to in order to hold this government to account when it comes to veterans.
I would also like to present to the House my priorities as the member for Beauport—Limoilou. My team and I have three main objectives we want to achieve. We call them the three Ps: pursue, promote, and participate.
The first objective is about pursuing the economic revitalization of our riding. More specifically, it is about focusing on the development of these main arteries: d'Estimauville, Canardières and des Capucins, 1st Avenue, 3rd Avenue and Seigneuriale.
The second objective is to promote the flow of ongoing investments in local infrastructure.
The third objective is to participate in nurturing the personal growth of newcomers and those most in need by reaching out to them, by knocking on doors throughout my term, in order to meet their needs and, more importantly, overcome the feeling of social exclusion.
Last summer, the previous Conservative government announced its support for a very important project for my riding and the entire greater Quebec City region. I am talking about the Beauport 2020 plan to almost double the area of the port of Québec's wharves. This makes sense because “the port of Québec is a strategic transshipment point between the industrial and agricultural heart of North America and the world. The port is open to navigation year-round and is one of the largest ports in Canada in terms of tonnage and economic spinoffs.” Consequently, I would hope that the new government will stay the course on this crucially important project and ensure that it is completed in accordance with the strictest environmental criteria around.
On another note, I think nothing illustrates the ideal of serving one's country better than donning a military uniform and confronting the dangers that face any free society. We have courageous veterans who did just that for our country and our freedom during the 20th century in various places around the world, and more recently in Afghanistan. Today, in Canada, we have more than 700,000 veterans. If we include their family members, we are talking about millions of individuals. They all have served and serve Canada in their own way.
What amazed me the most when I met with veterans in recent years was the unwavering passion with which they spoke about serving their country and ensuring a better future for all of us, including the MPs in this House.
I was stunned that there was only one sentence about veterans in the Speech from the Throne that opened the 42nd Parliament on Friday. However, the Liberal government has used other communications tools to announce measures that will generate significant annual deficits in the coming years, even if the Canadian economy does well in the global economic context.
The government is proposing to post deficit after deficit, have Canada go into debt in a period of economic prosperity, increase taxes and thereby discourage consumption and economic growth. This will inevitably lead to a significant slowdown in job creation.
Furthermore, the government is proposing to create new measures and to improve others for veterans, which is a very good thing. However, that is where we part ways, because the Conservatives want to finance these measures with the money generated by a healthy economy and not by running deficits in future years.
Where is the long-term vitality of these measures? How can they be permanent if the government is incurring national debt to pay for them? How can the government be sure that these new measures will be sustainable in the long term when they are incurring a deficit to pay for them? Will it do so by raising taxes for Canadians and businesses?
My friends, this is a Liberal smokescreen designed to make Canadians believe that all of the new measures that have been proposed will be implemented. They will not be, at least not permanently. Veterans will be the first to doubt the Liberals' proposals, which I will refer to as the Liberal smokescreen from now on.
We, on the other hand, were and still are in favour of measures for veterans that are sustainable in the long term, measures that are not funded by incurring continuing deficits. In that respect, the previous Conservative government focused on the long-term sustainability of essential services for veterans. That is why we made major cuts to the department's bureaucratic red tape in order to make the department more productive. This measure also made it possible to make necessary cuts to spending and especially to bring about welcome improvements in services to veterans.
Our first priority has always been to ensure that programs and measures for veterans are sustainable in the long term, while maintaining a strong economy based on balanced budgets and, of course, continued tax cuts.
The holiday season is approaching. Soon, we will all gather with our families to celebrate, but also to remember the many sacrifices that our veterans made and are still making today. It is thanks to them that I am here today.
In closing, I would like to say that there is no doubt in my mind that everyone here only wants what is best for veterans. In that respect, when it comes to working for the well-being of veterans, the government will always find in me an ally.
Monsieur le Président, honorables députés du Parlement, Canadiens et Canadiennes, bonjour à tous.
Je compte partager le temps de parole qui m'est présentement alloué avec l'honorable députée de Yorkton—Melville, ma collègue que je salue et que je félicite pour son élection.
D'entrée de jeu, je tiens à féliciter l'ensemble des parlementaires de la Chambre pour leur victoire électorale ainsi que pour leur engagement fort important à la vitalité des institutions démocratiques qui composent notre système politique.
C'est avec un grand honneur et une immense fierté que je me lève ici pour la première fois, et ce, afin de m'adresser à l'ensemble des Canadiens, tout particulièrement aux Québécois qui résident dans Beauport—Limoilou. C'est à eux que je dois le privilège ô combien incommensurable d'être député de cette institution parlementaire si chère à mes yeux.
Si je suis ici aujourd'hui, c'est également grâce à un certain nombre de personnes importantes dans ma vie. D'abord, il y a mes parents, sans qui tout cela n'aurait pu être possible. Ce sont eux qui, tout au long de ma jeune vie, m'ont guidé, éduqué, instruit et, plus que tout, aimé. Ensuite, il y a ma femme, Pascale, qui est à mes côtés depuis 11 ans déjà, et ce, en me soutenant dans mes diverses entreprises rocambolesques, notamment celles politiques. Enfin, ma fille, Victoria Clarke, me rappelle tous les jours l'essentiel de la vie sur Terre. Je remercie toutes ces personnes chères à mon coeur, incluant mon frère et ma soeur.
En dernière analyse, et non la moindre, j'aimerais remercier l'ensemble de nos aïeux qui ont su bâtir un pays où règnent les principes de la primauté du droit et de la liberté politique.
Le Canada, dans son entièreté, fait partie de mon identité. En effet, je suis issu d'un mariage pancanadien, c'est-à-dire d'une mère canadienne-française de Beauport, au Québec, et d'un père canadien-anglais de Victoria, en Colombie-Britannique. La dualité canadienne, réalité indéniable de notre histoire commune et de notre vie politique antérieure et contemporaine, vit en moi vigoureusement et m'anime à tout instant.
Cette caractéristique personnelle m'enjoint à croire depuis mon plus jeune âge, avec humilité, dois-je préciser avec précaution, que mon investissement au sein de la communauté politique canadienne est de l'ordre du nécessaire.
C'est pourquoi, depuis mon adolescence, j'ai comme objectif singulier et principal de servir mon pays, et conséquemment, mes concitoyens. Ce désir ardent, renforcé par une volonté de fer, m'a poussé, dès l'âge de 18 ans, à m'impliquer activement au sein de la politique canadienne, et dès l'âge de 24 ans, à joindre les rangs des Forces armées canadiennes.
Par conséquent, dans les dernières années, j'ai à la fois milité au sein du Parti conservateur du Canada, servi au sein du 6e Régiment d'artillerie de campagne, à Lévis, oeuvré au sein de ma communauté par l'entremise d'organismes caritatifs et, pour être à même de bien saisir la signification de ces multiples engagements, l'histoire du Canada et son système politique, j'ai complété une maîtrise en sciences politiques.
J'ai demandé et obtenu ma libération des Forces armées canadiennes le 11 novembre dernier, jour du Souvenir. À ce titre, dans ma famille paternelle, nous servons les Forces armées canadiennes de père en fils depuis les années 1890. Ainsi, mon arrière-grand-père, mon grand-père, mon père, mon frère et moi-même sommes des vétérans.
On comprendra alors pourquoi le privilège d'avoir été nommé porte-parole de l'opposition officielle en matière d'anciens combattants revêt dans mon coeur une symbolique tout à fait particulière qui se rattache à une filiation historique bien ancrée.
À cet égard, je tiens à remercier la leader de notre formation politique pour la confiance qu'elle porte en moi. Notre chef, ainsi que l'ensemble des anciens combattants de ce pays, peuvent compter sur le sérieux que caractérise mon investissement politique de tous les jours, ainsi que sur mon acharnement politique, lorsque nécessaire, qui me permettra de tenir le gouvernement élu responsable de ses actions relativement aux vétérans.
Par ailleurs, j'aimerais présenter à la Chambre mes priorités en tant que député de la circonscription de Beauport—Limoilou. À cet effet, mon équipe et moi voulons accomplir trois grands objectifs que nous appelons les « p »: poursuivre, promouvoir et participer.
Le premier objectif est celui de poursuivre la revitalisation économique du comté. Plus précisément, il s'agit de mettre l'accent sur le développement des axes centraux suivants: celui d'Estimauville, celui des Canardières et des Capucins, la 1re avenue, la 3e avenue, ainsi que la rue Seigneuriale.
Le deuxième objectif, quant à lui, est de promouvoir le flux d'investissements continus dans les infrastructures de proximité.
Enfin, le troisième objectif est de participer à l'épanouissement des nouveaux arrivants et des plus démunis en allant vers eux, en faisant du porte-à-porte durant l'ensemble du mandat, afin de répondre à leurs besoins, et surtout, afin de briser le sentiment d'exclusion sociale.
De plus, l'été dernier, le gouvernement conservateur précédent a annoncé son appui à un projet très important pour ma circonscription et pour l'ensemble de la grande région de Québec. Il s'agit du projet Beauport 2020, lequel consiste à presque doubler la superficie des quais du Port de Québec, avec raison puisque « le Port de Québec est un lieu de transbordement stratégique entre le coeur industriel et agricole de l'Amérique du Nord et le monde. Ouvert à la navigation à l'année, il est l'un des plus importants ports canadiens en termes de tonnage et de retombées économiques. » Par conséquent, j'ose espérer que le nouveau gouvernement va poursuivre dans la même voie en ce qui concerne ce projet qui revêt une importance cruciale tout en s'assurant bien sûr qu'il soit mené à terme en vertu des critères environnementaux les plus stricts qui soient.
Sur une autre note, je crois que rien n'illustre mieux l'idéal de servir son pays que de revêtir l'uniforme militaire pour affronter les dangers qui guettent toute société libre. Justement, nous avons des vétérans courageux qui l'ont fait pour le pays et pour notre liberté, au cours du XXe siècle, dans divers endroits du monde et plus récemment en Afghanistan. Aujourd'hui, au Canada, nous comptons plus de 700 000 anciens combattants; si on y ajoute les membres de leur famille, cela représente des millions d'individus. Tous à leur manière ont servi et servent le Canada.
La chose la plus étonnante que j'ai constatée lors de mes rencontres avec les anciens combattants au cours des dernières années, c'est la passion indéfectible qui est la leur et qui les anime lorsqu'ils parlent du service rendu à leur pays, notamment afin d'assurer un meilleur avenir pour tous, y compris nous, députés à la Chambre?.
Or, dans le discours du Trône de la 42e législature prononcé vendredi dernier, j'ai constaté avec stupéfaction qu'une seule phrase a été formulée à l'égard des anciens combattants. Néanmoins, par l'entremise d'autres moyens de communication, le gouvernement libéral a proposé des mesures qui entraîneront des déficits annuels importants les prochaines années, et ce, même si l'économie canadienne se porte bien, selon le contexte économique mondial.
En effet, le gouvernement propose de faire des déficits à répétition, d'endetter le Canada en période de prospérité économique, d'augmenter les impôts et, ce faisant, de défavoriser la consommation, ainsi que la croissance économique. Cela aura inévitablement pour effet de ralentir la création d'emplois de façon importante.
Dans ce sillage, le gouvernement propose de créer de nouvelles mesures et d'en bonifier plusieurs en ce qui a trait aux anciens combattants, ce qui est très bien. Cela étant dit, là où notre formation politique et la leur font bande à part, c'est que nous, les conservateurs, voulons financer ces mesures avec de l'argent comptant provenant d'une économie saine et non provenant de futurs déficits annuels.
Où est la vitalité à long terme de ces mesures? Comment ces mesures peuvent-elles être permanentes, si elles sont financées avec une dette nationale? Comment le gouvernement peut-il assurer un avenir à long terme pour ces nouvelles mesures gouvernementales, alors que cette avenue elle-même est financée par des déficits? Est-ce en augmentant les taxes et les impôts aux citoyens et aux entreprises?
Mes amis, sachons que c'est un mirage libéral de penser que toutes les nouvelles mesures proposées seront mises de l'avant; du moins elles ne le seront jamais de manière permanente. Sachons que les premiers qui ne croiront pas ce que les libéraux proposent, ce que j'appelle dorénavant le mirage libéral, ce sont les anciens combattants.
Nous, à contrario, nous étions et nous sommes encore pour des mesures viables à long terme pour les anciens combattants, des mesures qui ne reposent point sur des déficits à répétition. À ce titre, sous le précédent gouvernement conservateur, nous avons mis l'accent sur la viabilité à long terme des services essentiels aux anciens combattants. C'est pourquoi nous avons, entre autres, réduit de manière draconienne la paperasserie bureaucratique du ministère, et ce, dans le but de rendre ce dernier plus productif. Cela a permis du même coup d'effectuer une réduction nécessaire des dépenses et, surtout, une amélioration souhaitable en ce qui a trait aux services offerts aux anciens combattants.
Nous avons toujours eu comme premier fondement celui d'assurer une viabilité à long terme des mesures et des programmes relatifs aux anciens combattants tout en ayant une économie forte basée sur des budgets équilibrés et, bien entendu, sur une réduction constante des taxes et des impôts.
Cependant, en ce temps des Fêtes qui débute, nous serons tous appelés bientôt à nous rassembler en famille pour célébrer mais aussi assurément pour nous remémorer les nombreux sacrifices qu'ont fait et que font toujours aujourd'hui nos anciens combattants. C'est d'ailleurs grâce à eux que je me trouve ici aujourd'hui.
En conclusion, je tiens à préciser qu'il ne fait nul doute, dans mon esprit, que tout un chacun ici présent n'espère que le mieux pour les anciens combattants. À cet égard, on trouvera toujours en ma personne un allié pour travailler au bien-être de ceux-ci.
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CPC (QC)
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2015-12-07 15:48 [p.61]
Mr. Speaker, I thank my colleague for her question and I want to congratulate her once again on her election.
Like my colleague from Yorkton—Melville, I am comfortable with the new measures put forward. However, our concern is that these measures cannot become permanent because of the deficits announced by the new government. That is what is dangerous for veterans. They need long-term measures, not election-time measures.
Monsieur le Président, j'aimerais remercier ma collègue de sa question et la féliciter, une fois de plus, pour son élection.
Tout comme ma collègue de Yorkton—Melville, je suis à l'aise avec les nouvelles mesures mises en avant. Cependant, ce qui nous préoccupe, c'est que nous croyons qu'elles ne pourront demeurer permanentes et rester à l'ordre du jour, et ce, à cause des déficits annoncés par le nouveau gouvernement. C'est justement cela qui est dangereux pour les anciens combattants. Ils ont besoin de mesures à long terme, et non pas de mesures électorales.
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CPC (QC)
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2015-12-07 15:50 [p.61]
Mr. Speaker, I thank my colleague for his question, and I congratulate him on being re-elected.
I will reiterate what we said throughout the campaign. Canada Post is a public corporation that makes its own operational decisions. The previous Conservative government expressed concerns about decisions affecting mailboxes in ridings. I would say to my colleague that it is up to the current Liberal government to talk to the corporation to see what the priorities are and figure out how to reverse the decision.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question, et je le félicite également de sa réélection.
Je vais réitérer ce que nous avons dit tout au long de la campagne. Postes Canada est une corporation publique qui prend ses propres décisions opérationnelles. Le gouvernement conservateur précédent avait déjà émis des préoccupations par rapport à des décisions relatives aux boîtes postales dans les circonscriptions. Je dirai donc à mon collègue que c'est au gouvernement libéral actuel de discuter avec la corporation, afin de voir quelles sont les priorités et comment il peut renverser cette décision.
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CPC (QC)
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2015-12-07 15:51 [p.61]
Mr. Speaker, I thank my colleague for her question, and I congratulate her on being elected.
As I said, we believe that, on the whole and in principle, the measures are laudable. When I talk to veterans, including family members and fellow members of the armed forces, they all want to see a model that prioritizes open-ended measures. The opposition, the Conservative Party and veterans want viable, long-term measures that they can count on now and for the rest of their lives, not electioneering.
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de sa question, et je la félicite pour son élection.
Comme je l'ai dit, nous croyons que l'ensemble des mesures est louable, en principe. Je rencontre des vétérans, qu'ils soient dans ma famille ou qu'ils soient des collègues de l'armée; tous voudraient un paradigme dans lequel prévalent des mesures indéfinies. Ce qui est très important pour l'opposition, pour le Parti conservateur et pour les anciens combattants, c'est d'avoir des mesures viables à long terme sur lesquelles ils peuvent compter dès maintenant et tout au long de leur vie, et non pas des mesures électorales.
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