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Ind. (QC)
Madam Speaker, I will focus on the second part of the member's comment, so that my answer is as constructive as possible.
In the second part of his comment, the member asked me what we would recommend. First, we would recommend that the government take things seriously and acknowledge that information promotes a better democracy. Such a fundamental issue should have been tackled much earlier. It would have been preferable not to wait until the last minute, as the government did with a number of very important bills. It also should have done some research and not thought it was so superior that it was above criticism.
Obviously, it is going to be a bit controversial when the government chooses a union that has very much taken a side in the debate and when it makes the announcement at the last second, right before the election. Nevertheless, the Conservatives should not be surprised. They are hated by almost everyone in the news and communications sector. The Conservatives hung us out to dry for 10, or even 14, years, because they were threatening the government.
As for the first part of your comment, you claim to have done things. The Canada Council for the Arts budget was doubled four years ago. Stop saying that; you have not done a thing since.
Madame la Présidente, afin de répondre de la façon la plus constructive possible à cette question qui vient de m'être posée, je vais me concentrer sur la deuxième partie. On reviendra à la première assez vite.
Dans la deuxième partie de sa question, le député me demandait ce que nous recommandions. La première chose que nous recommandons, c'est de prendre les choses sérieusement et de se dire que l'information qui permet une meilleure démocratie est tellement fondamentale qu'il aurait fallu s'en occuper bien avant. Il n'aurait pas fallu attendre à la dernière seconde, comme on l'a fait dans le cas de plusieurs projets de loi extrêmement importants. Il aurait aussi fallu faire de la recherche et ne pas penser qu'en tant que « royaux », on était à l'abri des critiques.
Évidemment, quand on choisit une centrale syndicale qui a éminemment pris parti dans le débat et qu'on annonce cela à la dernière seconde, à la veille de l'élection, c'est certain que c'est un petit peu conflictuel. Par contre, les conservateurs ne doivent pas se surprendre: à peu près tout le milieu de l'information et des communications les hait. Les conservateurs nous ont laissés sécher pendant 10 ans, voire 14, parce qu'ils menaçaient le gouvernement.
Pour ce qui est de la première question, vous dites que vous avez fait des choses. Cela fait quatre ans que le budget du Conseil des arts a été doublé. Arrêtez de dire cela, vous n'avez rien fait depuis.
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Ind. (QC)
That will not be easy, Madam Speaker.
I thank my colleague. I know he means well, and I appreciate his province taking the lead.
He is absolutely right. This definitely demonstrates how pathetic it is that this government does not to have the guts to do the obvious and just apply the GST to a service like this. He is right that we all need to work together. As a result of the government's inability to show federal leadership and persuade the telecom giants to join the comprehensive review, the stakeholders are left to watch as the system falls to pieces. They are petrified of being swallowed up by Big Brother, Google, GAFA and others.
Madame la Présidente, ce sera difficile.
Je remercie mon collègue. Je connais toute sa bonne foi et j'apprécie le fait que sa province ait pris les devants.
Il a tout à fait raison, cela démontre totalement le comportement pitoyable de ce gouvernement, qui n'ose pas faire ce qui est évident, soit d'appliquer simplement la TPS sur un service comme celui-là. Il a raison, nous devons tous travailler ensemble. Parce que le gouvernement n'a pas réussi à avoir une approche fédératrice et à convaincre les grands acteurs des télécommunications de se joindre à la grande révision, on se retrouve actuellement avec des acteurs qui, tous, constatent le démembrement du système. On a bien peur de se faire avaler par Big Brother, Google, le groupe GAFA et les autres.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I thank my colleague for his important speech, particularly since, in his riding, the Franco-Ontarian fact is, of course, very vulnerable and must always be promoted and protected.
I would like to know where small newspapers and local weeklies stand. Did the people who run them feel reassured by the government's announcements? If the member has any time left, I would like him to tell me why the Liberals took so long to present solutions that were looked into two years ago in a number of reports submitted to the government.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son allocution tout à fait importante, d'autant plus que, dans sa circonscription, le fait franco-ontarien est quelque chose qui est bien sûr toujours vulnérable et qui doit toujours être mis en avant et défendu.
J'aimerais savoir quel est l'état des petits journaux ou hebdos locaux. Les gens qui les opèrent se sont-ils sentis rassurés par les annonces du gouvernement? S'il lui reste du temps de parole, j'aimerais qu'il me dise pourquoi on présente tardivement des solutions que l'on avait explorées, il y a deux ans, au moyen de plusieurs rapports déposés au gouvernement.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank my colleague for her speech and excellent work at committee, where we discussed these issues at length.
I will not ask her why we had to wait until the last minute because I have already asked that question many times today. A lot of people are wondering if they are going to pack up next weekend because the parliamentary session is almost over. It cannot believe that we are tackling this issue today, but the Conservatives wanted to raise it.
Is my colleague surprised by the Conservative belief that choosing a union such as Unifor to represent the views of workers and others is some kind of a game?
I find it appalling that they waited until the last minute, just before the election, to introduce such a highly debatable motion.
Is she surprised by the Conservative belief that unions do not look favourably on the Conservatives and do not believe them to be on their side?
Monsieur le Président, je tiens à remercier ma collègue de son discours et de son excellent travail en comité, où nous avons beaucoup traité de ces sujets.
Je ne lui demanderai pas pourquoi on a attendu à la dernière minute, puisque j'ai déjà posé cette question à maintes reprises aujourd'hui. Beaucoup de gens se demandent s'ils vont faire des boîtes la fin de semaine prochaine, puisque la session parlementaire est presque terminée. C'est incroyable qu'on aborde ce sujet aujourd'hui, mais les conservateurs ont voulu en parler.
Est-ce que ma collègue est étonnée que les conservateurs voient un jeu dans le fait de choisir un syndicat comme Unifor pour représenter, entre autres, le point de vue des travailleurs?
Évidemment, je trouve cela déplorable qu'on ait attendu à la dernière minute, quelques jours avant l'élection, pour proposer quelque chose qui peut tout à fait être débattu.
Est-elle étonnée que les conservateurs voient dans ces syndicats des gens qui ne les voient pas d'un bon œil et qui considèrent que les conservateurs ne sont pas de leur côté?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, my colleague works with me on the Standing Committee on Canadian Heritage, where we talked about this issue many times.
Does he not find it shameful that the Liberals once again waited until the last minute, when they could have been much more effective in helping our media outlets make more money? For example, the government could have amended the exemption in section 19 of the Income Tax Act so that Internet ads are considered expenses for income tax purposes just as magazine ads are.
Monsieur le Président, mon collègue travaille avec moi au Comité permanent du patrimoine canadien, où nous avons abordé cette question à maintes reprises.
Ne trouve-t-il pas cela déplorable qu'on ait attendu encore une fois à la dernière minute, alors qu'on aurait pu faire des choses beaucoup plus efficaces en matière de gains financiers pour nos médias? Par exemple, on aurait pu modifier l'exception de l'article 19 de la Loi de l'impôt sur le revenu de telle sorte que les publicités sur Internet, au même titre que celles dans les magazines canadiens, soient considérées comme des dépenses aux fins de l'impôt.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I thank my colleague for his speech.
I agree with him. There is a lot wrong with this situation. A few days from the end of this Parliament, it is very awkward and negligent of this government to be making so many proposals and appointments that could cause confusion, when we do not have the means to do an analysis. Our news industry and our media are not doing well.
I would like to hear what my colleague has to say about the information I found indicating that Canada subsidizes the media to the tune of $2 per capita. In Quebec, with its current formula, it is about $3 per capita. Compare that to $5.83 in the United States, $18.17 in the United Kingdom and $30 in France. Of course, Sweden, Norway and Finland, which are fantastic countries, provide significantly more help to the media, with support ranging from $57 to $90 per capita. That is a huge amount compared to Canada's $2 per capita.
Does my colleague agree with the idea that the state must provide better support for newspapers, in a non-partisan manner of course?
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours.
Je suis d'accord avec lui, il y a beaucoup de malaises dans la situation actuelle. À quelques jours de la fin de cette législature, c'est très maladroit et négligent de la part du gouvernement de faire autant de propositions et de nominations qui peuvent porter à confusion, alors qu'on n'a pas les moyens d'analyser cela. Notre système d'information et nos médias sont malades.
J'aimerais avoir l'opinion de mon collègue sur des données que j'ai retrouvées. Celles-ci indiquent que le Canada soutient les médias à hauteur de 2 $ par habitant. Au Québec, avec l'aide actuelle, ce soutien est d'environ 3 $ par habitant. Aux États-Unis, on parle de 5,83 $ par habitant, alors qu'au Royaume-Uni, le soutien aux médias s'élève à 18,17 $ par habitant. Finalement, en France, ce montant se situe à près de 30 $ par habitant. Évidemment, en Suède, en Norvège et en Finlande, l'aide apportée aux médias est plus importante. Ces pays sont fantastiques, le soutien aux médias se situe entre 57 $ et 90 $ par habitant. C'est énorme par rapport aux 2 $ par habitant que le Canada paie.
Est-ce que mon collègue réagit bien à l'idée que l'État doit mieux soutenir les journaux, évidemment de façon non partisane?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I thank my colleague, who serves with me on the Standing Committee on Canadian Heritage. Clearly, we cannot oppose a good thing, even if it being proposed late in the game. When a union that represents thousands of workers is disparaged, there may be some comments that people would like to take back.
However, as everyone has said today, it is obvious that this is a temporary measure while we wait for something better. That is the issue. Why did we wait all this time to solve the fundamental problem afflicting our media, namely the loss of advertising revenue? What is the cause of these losses? I wonder if my colleague can answer that. Section 19 is overused with respect to online advertising, as though the ads were being placed in Canadian media.
Why has this loophole not been closed? Why is GST not charged on ads purchased on these platforms? If the reason is that these are U.S. platforms, it is not a good reason.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue, avec qui je siège au Comité permanent du patrimoine canadien. Il est clair qu'on ne peut pas être contre la vertu, même si elle arrive bien tard. Il est vrai qu'il peut y avoir des propos qui sont regrettés quand on traite de tous les noms un syndicat qui représente des milliers de travailleurs.
Par contre, comme tout le monde l'a dit aujourd'hui, il est évident que c'est une mesure temporaire en attendant quelque chose de mieux. La question est là. Pourquoi avons-nous attendu tout ce temps pour régler des problèmes fondamentaux de nos médias, c'est-à-dire, les pertes de revenus publicitaires? À quoi ces pertes sont-elles liées? Je me demande bien si mon collègue a une réponse à me donner là-dessus. Le fameux article 19 est surutilisé en ce qui concerne l'application des publicités sur Internet, comme si c'était des médias canadiens.
Pourquoi cette lacune n'a-t-elle pas été comblée? Pourquoi la TPS n'est-elle strictement pas facturée sur les achats publicitaires sur ces plateformes? Si c'est parce qu'elles sont américaines, ce n'est pas une bonne raison.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, I am happy to hear that. I will ask the member to slow down a bit and to find an answer to my question. Why is the government not closing the section 19 loophole?
Allow me to explain. Under section 19, a Canadian advertiser can advertise in an American magazine, but this expense will not count as an operating expense for advertising come tax time. This expense is not allowed because the advertiser is not advertising in Canadian media. However, section 19 does not currently specify that these ads must be bought on Canadian online media in order to be considered an eligible expense.
Why is the government not doing this?
Everyone knows that this is a big problem. Everyone also knows that if the government closed this loophole, Canadian advertisers would probably spend less on American platforms and more on Canadian ones. It is not complicated. This would obviously bring in more money for the government.
Monsieur le Président, je suis très heureux de cela. Je vais lui demander de pédaler un peu et de trouver une réponse à ma question. Pourquoi le gouvernement ne ferme-t-il pas l'échappatoire de l’article 19?
Je m’explique: l’article 19 prévoit qu’un annonceur canadien peut annoncer dans un magazine américain, mais que cette dépense ne sera pas admissible à la déclaration de revenus en tant que frais d’exploitation, en tant que frais pour faire de la publicité. Cela n’est pas admissible, car ce n’est pas dans un média canadien. Or, présentement, l’article 19 ne spécifie pas que, pour que cela s’applique, ces dépenses publicitaires doivent être faites dans des médias canadiens sur Internet.
Pourquoi cela ne se fait-il pas?
Tout le monde sait qu'il s'agit d'un important problème. Tout le monde sait aussi que si cette échappatoire était fermée, les annonceurs canadiens diminueraient probablement un peu leurs achats dans ces plateformes américaines et augmenteraient un peu leurs achats locaux. Ce n’est pas compliqué. Cela rapporterait évidemment des revenus à l’État.
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Ind. (QC)
Madam Speaker, I would like to ask my colleague opposite why the NDP's position is drawing so much ridicule today.
The fact is, the people we are talking about today are the ones who are being unfairly penalized. Our position was that their criminal records should be expunged. The Liberal government told us it wanted to make marijuana legal in Canada. What was the result? The Liberals will never get me to believe they cared about the situation of the people we are talking about today. All they wanted to do was please the general public, which does not face excessive criminalization, and above all pander to their investor friends and help them make lots of money.
Today, it is clear that the offence of simple possession of cannabis will come back to haunt someone if they commit another offence. Was this a simple oversight or do you just not give a damn?
Madame la Présidente, j’aimerais demander à mon collègue d’en face pourquoi la position du NPD est ridiculisée aujourd’hui.
La réalité, c’est que les gens dont on parle aujourd’hui, ce sont justement ceux qui sont excessivement pénalisés. Notre position était justement de supprimer les casiers judiciaires de ces gens. Le gouvernement libéral nous a dit qu’il voulait rendre la marijuana légale au Canada. Qu’est-ce que cela a eu comme effet? Ils ne me feront pas croire qu'ils avaient à cœur la position des gens dont on parle aujourd’hui. Ce qu'ils voulaient, c’était plaire au large public qui n’a pas de problème de criminalisation excessive, et ils voulaient surtout plaire à leurs amis investisseurs, pour que ces derniers fassent beaucoup d'argent.
Aujourd’hui, on constate que l’infraction de possession simple de cannabis va revenir hanter la personne si elle commet une autre infraction. S'agit-il simplement d'une erreur ou est-ce que vous vous en foutez?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, Longueuil is two kilometres away from Montreal. If a person from Longueuil needs to take public transit to Montreal for a job interview or a doctor's appointment, for example, it will cost them $13 to get there and back. It makes no sense to pay $13 to travel two kilometres. If people have to make the trip regularly, they can buy a monthly pass for $138. At these prices, it is not surprising that there is always so much traffic on the Jacques Cartier Bridge.
That is why the NDP opposed the Liberal government's decision to do away with the public transit tax credit. That is why the government should invest in extending the yellow line. Extending that line would attract 70,000 users a day. That is why RTL Longueuil needs a partner to extend the yellow line and money to renovate and expand the garages for its new electric fleet.
We need a government that will stand firm. In Quebec, 43% of greenhouse gas emissions come from transportation, with on-road vehicles accounting for 34%. We are in the midst of a climate crisis, and that is why we need governments to make major investments in efficient, reliable and affordable public transit so that we can build our cities while addressing the climate crisis.
Monsieur le Président, deux kilomètres séparent Longueuil et Montréal. Si une personne de Longueuil veut se rendre à Montréal en utilisant le transport en commun, pour se présenter à une entrevue d'embauche ou à un rendez-vous médical, par exemple, cela va coûter 13 $ pour faire l'aller-retour. Cela n'a pas de bon sens de payer 13 $ pour parcourir 2 kilomètres. Si l'on fait cela régulièrement, on peut s'acheter une carte mensuelle au coût de 138 $. Vu ces coûts, ce n'est pas surprenant que le pont Jacques-Cartier soit toujours congestionné.
C'est pour cela qu'on a dénoncé le fait que le gouvernement libéral ait décidé d'abolir le crédit d'impôt qui permettait aux citoyens d'économiser sur le coût des titres de transport. C'est pour cette raison qu'on devrait investir dans le prolongement de la ligne jaune. Ce prolongement permettrait d'attirer 70 000 utilisateurs par jour. C'est pour cela que le Réseau de transport de Longueuil a besoin d'un partenaire pour la ligne jaune et d'argent pour rénover et agrandir les garages de sa nouvelle flotte électrique.
On a besoin d'un gouvernement qui se tient debout. Au Québec, 43 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent des transports, dont 34 % proviennent des véhicules routiers. On est en pleine crise climatique et c'est pour cela qu'on a besoin que les gouvernements investissent massivement dans le transport en commun, afin qu'il soit efficace, fiable et abordable et afin qu'on puisse bâtir nos villes en répondant à la crise climatique.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, this morning I heard the member for Sherwood Park—Fort Saskatchewan talk about the importance of caring for the most vulnerable members of our society as well. Unfortunately, disabilities often contribute to this very economic vulnerability.
My colleague was a member of the previous government, which created a disability savings plan. I wonder if he could tell us a little more about that program.
Did that program produce the desired results?
Monsieur le Président, ce matin, j'entendais le député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan évoquer à quel point il était important de s'occuper aussi des plus mal pris de notre société. Malheureusement, souvent, des handicaps mènent à cette vulnérabilité économique.
Mon collègue faisait partie du gouvernement précédent, qui avait établi un régime d'épargne-invalidité. Je me demandais s'il pouvait nous faire part de ses commentaires sur ce programme.
Ce programme avait-il donné les résultats qu'il escomptait?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, for four years, the media industry has been floundering. Thousands of journalism jobs have been lost. Our information and democracy are in jeopardy.
Last week, the Conservative leader basically announced that he will do nothing to address the media crisis. Come to think of it, nothing is exactly what the Liberals are doing. After four years of studies and committees, last week, the Liberals came up with the half-baked idea to set up yet another controversial committee that will not release its findings until just after the House rises for the summer.
Why did the government wait four years, a full term in office, before finally coming to its senses about the crisis? Are the Liberals that afraid of the Conservatives?
Monsieur le Président, depuis quatre ans, l'industrie des médias s'effondre. Des milliers d'emplois de journalistes se perdent. Notre information et notre démocratie sont en jeu.
Le chef des conservateurs a carrément annoncé la semaine dernière qu'il ne ferait rien pour régler la crise des médias. Quand on y pense, c'est exactement ce que les libéraux ont fait aussi. Après quatre ans d'études et de comités, la semaine dernière, ils ont encore improvisé de façon bancale un autre comité controversé qui va émettre ses conclusions juste après que la Chambre sera fermée.
Pourquoi le gouvernement a-t-il attendu quatre ans, un mandat complet, avant de se réveiller en ce qui concerne la crise des médias? Les libéraux ont-ils si peur des conservateurs?
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, it is not without a certain bitterness that I join the debate on this bill.
Of course, we can tout the merits of Canada's two official languages. I rise in the House with all due respect for francophone minority communities outside Quebec and anglophone minority communities in Quebec. There is no denying, however, that, over the past few years, there has been an effort to relegate the sovereignty issue to the dustbin of history and to downplay the importance of acknowledging Quebeckers' quiet nationalism, which concerns me greatly. I have observed firsthand that the French language is at the heart of culture.
Last week, we debated the bill on indigenous languages. We heard from several people who stated just how important indigenous languages are to the indigenous identity and culture, and how it is very important to preserve them. The situation in Quebec is obviously not the same because Quebeckers have had the opportunity to take strong positions and to implement measures such as Bill 101. It was highly controversial at the time but it ultimately played an important, structural role in Quebec culture, and is a critical part of French's resilience in Quebec.
I am talking about our national question being turned into a bit of folklore, because, I would remind hon. members, Quebec is a distinct nation. I immediately think of simple things like the fact that our parliament is not called a legislature, but a national assembly, like in France, to reflect the fact that we adhere to the Civil Code instead of common law. We have a republican-like way of thinking, a way of seeing society that is more reflective of France, but includes a healthy mix of our status as Canadians and North Americans in the Westminister system.
My general impression when it comes to defending the interests of Quebec is that there are not too many Quebec MPs who want to talk about quiet nationalism, an expression that I quite liked and adopted. It was coined by Alain Dubuc, and economics columnist at La Presse. This is a nod to the Quiet Revolution and a characterization of our nationalism. In Quebec today, in 2019, this is a consensual nationalism, in the vast majority of cases.
Some hon. members represent largely anglophone communities where people are not inclined to be open to this idea. I forgive those members for not rising often enough to stand up for the quiet nationalism we are seeing in Quebec. As for the other MPs, I honestly have to say that I am very frustrated. For four years now, I have been front and centre at all times. My party, the NDP, gives me room to talk about how vital culture is to our television and popular music industries. Quebec's cultural industries are thriving. Every time we talk about a Canadian filmmaker doing well internationally we are proud of that, but often that filmmaker is from Quebec. We are so proud we might as well be talking about an Olympic champion. However, this does not come from nothing.
In the Olympics, there are programs such as own the podium. In Quebec and Canada, Quebec culture was allowed to thrive in television, film and music. How did we do that? By enforcing regulations; not letting ourselves be colonized and stepped on like doormats; and telling industry stakeholders interested in developing international culture that we had a weakness and that we needed to be a part of the story. If there is foreign content, there will have to be local content. This goes for all Canadian content, and everyone knows it, but it takes on a whole new meaning in Quebec. Both Canadian and Quebec content are hugely successful and have exceptional ratings, and ultimately, they also have a positive impact on society.
I will stop there to return to the bill introduced by my colleague from La Pointe-de-l'Île.
In Quebec, protecting culture means ensuring that the stories we tell reflect peoples' lives. I often give the example of the show Fugueuse, which had great ratings and a profound social impact. Every day after an episode would air, social workers and screenwriters would come to Longueuil station to talk about child prostitution, which is a blight, especially in my constituency. The show is having an impact.
In Quebec, we have invested in this particular way of telling our stories and expressing our love to one another, of greeting the world and welcoming new communities that come here. Last year, at a televised gala, we learned that Fugueuse helped 20 or so young people get out of prostitution after speaking to their parents. How marvellous is that?
Some people might say they are sick of hearing about the bloody Quebec culture and would rather watch Netflix anyway because the content is more relatable and much better. Is it though? I myself obsessively watched 13 Reasons Why, a series about teen suicide, before my daughters watched it, because I wanted to make sure it was appropriate for them. Then I learned that, according to American studies, youth suicide rates rose by 27% after the first few episodes were released. That is a huge increase.
The reason I bring this up is that we need to defend the Quebec nation in a constructive way. That is why we in the NDP strongly objected when this bill was designated as non-votable. Incidentally, I tip my hat to the member for Hamilton Centre, who fought to convince all his colleagues to vote to debate the bill. This bill represents an idea that could be immensely improved by the work of all the legislators in the House. I do not want to hear anyone telling me this bill is silly. If there is one bill that was sloppily cobbled together without constructive input from all members of Parliament, it is the omnibus bill that contained a certain little provision about SNC-Lavalin. We know all about the disastrous consequences for that company, which is Quebec's leading engineering firm, and above all for my dear Liberal colleagues, who really messed up.
The NDP believes this is an important issue because we are acutely conscious of the significant contributions that these new cultures make. They are going to help us build a stronger Quebec. Naturally, teaching French to newcomers is the central issue. We actually adopted a resolution on this topic at the last NDP convention in Trois-Rivières: Whereas immigration is essential to address the labour shortage, which is hurting the economy; whereas the Conservative and now the Liberal governments did nothing to support francophone immigration and make French language classes more accessible—God knows that is true; and whereas francophone immigration is indispensable for ensuring the future of Quebec and francophone communities across Canada outside Quebec; be it resolved that an NDP government will commit to providing adequate funding to increase the required percentage of French-speaking immigrants and will adapt existing immigration programs to Quebec's unique economic, social and labour needs.
That is why the Quebec caucus would surely have voted in favour of this bill at second reading so that it could be sent to committee. We are not getting anywhere by cutting ourselves off and talking past one another. It is shameful and disrespectful for any Quebec MP to ignore the vulnerability and value of Quebeckers' quiet nationalism and to fail to proudly defend Quebec's distinct identity.
In closing, we are very disappointed that we are not able to vote on this bill. This really is a dialogue of the deaf. It seems like members just want to put a lid on this issue and not talk about it. I would urge my dear friends to wake up. There is a quiet nationalism in Quebec, and it is high time we helped it along rather than stand in its way.
Monsieur le Président, ce matin, c’est avec un peu d'amertume que je me lève à la Chambre pour parler du projet de loi.
Bien sûr, on peut vanter les mérites des deux langues officielles du Canada. Je me lève à la Chambre en tout respect des communautés francophones hors Québec et des communautés anglophones en situation minoritaire au Québec. Toutefois, force est d’admettre que, depuis quelques années, on s’est affairé à folkloriser la question nationale au Québec. On s’est affairé à nier l’importance de souligner le nationalisme tranquille des Québécois, ce que je déplore constamment. Je suis aux premières loges pour faire l’observation suivante: la langue française est au cœur de la culture.
La semaine passée, nous avons parlé du projet de loi sur les langues autochtones. Nous avons entendu plusieurs témoignages qui ont évoqué à quel point les langues autochtones étaient au cœur de l'identité des Autochtones, au cœur de leurs cultures et à quel point il fallait les préserver. Au Québec, évidemment, la situation n'est pas la même, parce que les Québécois ont eu la chance de prendre des positions fortes et d’amener devant l’actualité des enjeux comme la loi 101 qui, à l’époque, était très contestée, mais qui, en fin de compte, a été extrêmement structurante et au cœur de la résilience du français au Québec et de la culture particulière du Québec.
Je parle de la folklorisation de la question nationale, parce que le Québec est, dois-je le rappeler, une nation distincte. Je pense immédiatement à des choses toutes simples, comme au fait que notre Parlement ne s’appelle pas une législature, mais bien une assemblée nationale, comme en France, au fait que l’on s’appuie sur le Code civil au lieu de la common law. Il y a, de toute évidence, une pensée de nature républicaine, une façon de voir la société qui est plus imprégnée de la France, mais qui comprend un heureux mélange de notre statut de Canadiens et de Nord-Américains dans le système de Westminster.
Mon impression générale par rapport à la défense des intérêts du Québec, c’est que, dans l’ensemble, il y a pas mal de députés du Québec qui ne veulent pas parler du nationalisme tranquille, une expression que j’ai beaucoup aimée, et que j'ai adoptée, qui a été écrite par l'éditorialiste économique de La Presse, Alain Dubuc. Il s'agit d'un clin d’œil à la Révolution tranquille, d'une qualification du nationalisme. Aujourd’hui, en 2019, au Québec, il s'agit d'un nationalisme consensuel, dans la vaste majorité des cas.
Certains députés représentent des communautés à large majorité anglophone ou des gens qui sont peu enclins à s’ouvrir à cette idée. Je pardonne à ces députés de ne pas prendre la parole assez souvent pour défendre le nationalisme tranquille que l’on vit au Québec. Pour ce qui est de tous les autres, je dois dire honnêtement que je suis très contrarié. Depuis maintenant quatre ans, je suis constamment à l'avant-scène. Mon parti, le NPD, me laisse cette place pour aborder le sujet si déterminant qu’est la culture dans nos industries télévisuelles, dans la musique populaire. Les industries culturelles du Québec sont florissantes. Chaque fois qu'on dit qu’un réalisateur du Canada — en réalité, il s'agit souvent d'un réalisateur du Québec — se démarque à l’étranger, nous sommes fiers de cela. Nous en sommes fiers, comme s'il s'agissait d'un champion olympique. Toutefois, cela se bâtit.
Dans le monde olympique, il y a des programmes comme À nous le podium. Au Québec et au Canada, on a veillé à l’éclosion, à la floraison, de la culture québécoise en télévision, en cinéma et en musique. Comment a-t-on fait cela? On l'a fait en réglementant, en ne se laissant pas coloniser comme des pauvres carpettes naïves, en disant à des acteurs importants de l’industrie qui voulaient propager la culture internationale que nous avions une vulnérabilité et que nous devions faire partie de l’histoire. S’il y a du contenu étranger, il va falloir qu’il y ait du contenu local. On a appliqué cela à tout le contenu canadien. C’est une expression bien connue de tous, mais qui prend un tout autre sens au Québec. Le contenu canadien, le contenu québécois, fait constamment l’objet de grands succès, de cotes d’écoute exceptionnelles. Au bout du compte, cela mène aussi à des succès sur le plan de nos histoires sociales.
Je vais m’arrêter ici, afin de revenir au projet de loi de mon collègue de La Pointe-de-l'Île.
Au Québec, protéger la culture, c'est s'assurer qu'on a des histoires qui collent à la vie des gens. Je donne souvent l'exemple de la série Fugueuse, qui a été un grand succès sur le plan des cotes d'écoute et sur le plan social. Au lendemain des épisodes, des travailleuses sociales et des scénaristes venaient parler de la question de la prostitution juvénile, qui est une plaie, particulièrement dans ma circonscription, à la station Longueuil. Cette série a une influence.
Au Québec, nous avons investi dans cette façon de nous raconter, de nous dire comment nous nous aimons et comment nous voulons nous ouvrir au monde et aux nouvelles communautés qui arrivent. L'an dernier, lors d'un gala télévisé, on a appris que la série Fugueuse a permis à une vingtaine de jeunes de se sortir de la prostitution après avoir parlé avec leurs parents. N'est-ce pas merveilleux?
Certains diront qu'ils en ont assez d'entendre parler de la maudite culture québécoise et qu'ils préfèrent Netflix, dont le contenu serait plus facile d'accès et bien meilleur. Ah oui? Eh bien, j'ai regardé frénétiquement 13 Reasons Why, une série sur le suicide juvénile — je l'ai regardée avant mes deux filles pour m'assurer que c'était approprié pour elles —, et j'ai appris quelque chose par la suite. Des études menées aux États-Unis ont démontré que le taux de suicide chez les jeunes a augmenté de 27 % après la diffusion des premiers épisodes. C'est quand même considérable.
Si je parle de cela, c'est parce qu'il faut défendre la nation québécoise de façon constructive. C'est pourquoi, au NPD, nous avons totalement déploré le fait que ce projet de loi soit jugé non votable. D'ailleurs, je tire mon chapeau au député d'Hamilton-Centre, qui s'est battu pour tenter de convaincre tous ses collègues de voter pour qu'on puisse en débattre. Ce projet de loi est une idée qui pourrait être tellement bonifiée par le travail de tous les législateurs ici. Que je n'en voie pas un me dire que c'est un projet de loi ridicule! Une improvisation qui fait abstraction de l'apport constructif de tous les députés d'un Parlement, on appelle cela un projet de loi omnibus qui contient une petite disposition sur SNC-Lavalin. On en connaît les conséquences désastreuses pour cette entreprise, qui est un fer de lance d'ingénierie au Québec, et surtout, pour mes chers amis libéraux, qui se sont vraiment mis les pieds dans les plats.
Si nous trouvons cette question importante, au NPD, c'est parce que nous sommes pleinement conscients de l'importance de l'apport de ces nouvelles cultures qui vont nous aider à bâtir un Québec avec de nouvelles forces. Bien évidemment, la francisation des nouveaux arrivants est au cœur de la question. Nous avons d'ailleurs adopté une résolution à ce sujet au dernier congrès du NPD, à Trois-Rivières: considérant que l'immigration est essentielle pour combler la pénurie de main-d'œuvre, qui a un effet néfaste sur l'économie; considérant que les gouvernements conservateurs, et maintenant les libéraux, n'ont rien fait pour favoriser l'immigration francophone et rendre les cours de francisation plus accessibles — Dieu sait que c'est vrai —; et considérant que l'immigration francophone est capitale pour l'avenir du Québec et des communautés francophones hors Québec partout au Canada; il est résolu qu'un gouvernement néo-démocrate veillera à instaurer un financement adéquat pour augmenter le pourcentage d'immigrants francophones nécessaire et adaptera les programmes d'immigration actuels aux besoins particuliers du Québec sur les plans économique et social, de même qu'en matière de main-d'œuvre.
C'est pourquoi le caucus du Québec aurait certainement appuyé ce projet de loi pour qu'il se rende en deuxième lecture et soit renvoyé en comité. Ce n'est pas en s'isolant et en se fragmentant dans un dialogue de sourds qu'on va avancer. Faire abstraction de la vulnérabilité et du caractère précieux du nationalisme tranquille des Québécois, c'est pitoyable et irrespectueux de la part de tous les députés du Québec qui ne défendent pas avec fierté la distinction québécoise.
En conclusion, nous déplorons le fait qu'un tel projet de loi n'aura pas pu être voté. C'est vraiment un dialogue de sourds. On dirait qu'on veut mettre le couvercle sur la marmite et éviter d'en parler. J'invite mes chers amis à se réveiller. Ce qui se passe au Québec, c'est un nationalisme tranquille, et il est grand temps de lui donner ses ailes et d'arrêter de l'obstruer.
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Ind. (QC)
Mr. Speaker, when the government asks regular folks to pay their taxes but gives tax breaks to billion-dollar companies, there is clearly something wrong.
Canada is the only G7 nation that applies sales tax as if the Internet did not exist.
The NDP will shortly be introducing a bill that will finally extend tax compliance to Facebook, Google and Netflix. Multinational web corporations need to follow the same rules as Canadian companies; otherwise, the playing field will not be level.
Will the government finally join the 21st century and support the NDP's bill to adapt our tax laws to the digital economy?
Monsieur le Président, quand on demande au monde ordinaire de payer leur impôt, mais qu'on donne des congés de taxe à des entreprises milliardaires, c'est clair qu'il y a un problème.
Le Canada est le seul pays du G-7 qui applique les taxes de vente comme si Internet n'existait pas.
Le NPD déposera bientôt un projet de loi pour que Facebook, Google, et Netflix soient enfin soumis à nos lois fiscales. Les multinationales du Web doivent respecter les mêmes règles que les entreprises d'ici, sinon c'est déloyal.
Le gouvernement va-t-il enfin entrer au XXIe siècle et appuyer le projet de loi du NPD pour que nos lois fiscales répondent enfin à l'économie numérique?
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Ind. (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for his speech. I gather there are many big lakes and waterways in his riding. I am sure this issue hits home for him and his constituents.
I would like to know his thoughts on what a number of members have said about how certain marine protected areas would be excluded from the list under this bill.
Am I mistaken, or does he see that as a good thing?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours. Je pense qu'il y a beaucoup de grands lacs et de cours d'eau dans sa circonscription. Je suis persuadé que c'est une réalité qui les touche directement, ses concitoyens et lui.
J'aimerais savoir ce qu'il pense de l'analyse qui a été faite par plusieurs députés et selon laquelle, avec le projet de loi actuel, certaines zones marines protégées pourraient être exclues du registre.
Est-ce que je me trompe, ou est-ce qu'il voit cela comme une bonne chose?
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