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Lib. (NB)
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2018-02-26 14:59 [p.17366]
Mr. Speaker, we are very proud of a process that we began last September to include indigenous communities in this very valuable offshore fishery. I would point out that the process to add a new entrant to this fishery was begun by the previous Conservative government in 2014 and 2015, except the Conservatives forgot to include indigenous communities in that process.
We are convinced that the decision that we took last week is good for the industry, is good in terms of benefits for indigenous communities, and will be good for the people of Newfoundland and Labrador, and Atlantic Canada as well.
Monsieur le Président, en septembre dernier, nous avons entrepris une démarche visant à ouvrir le secteur très lucratif de la pêche hauturière aux communautés autochtones, ce dont nous sommes très fiers. Je signale que l'ancien gouvernement conservateur avait lancé en 2014 et en 2015 un processus pour faire entrer un nouveau joueur dans ce type de pêcherie, mais il avait omis d'y inviter les Autochtones.
Nous sommes persuadés que notre décision de la semaine dernière sera favorable pour l'industrie, qu'elle sera favorable pour les communautés autochtones et qu'elle sera favorable pour les gens de Terre-Neuve-et-Labrador et du Canada atlantique.
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Lib. (NB)
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2018-02-26 15:02 [p.17366]
Mr. Speaker, what we are aware of is a valuable resource that is a public resource, that belongs to the people of Canada, and that could be better shared with indigenous communities in Atlantic Canada and in Quebec.
We began an open and transparent process in September. After eight weeks, we were really pleased to have received nine proposals, which were carefully studied by the department. We selected the proposal that will bring the greatest economic benefit to indigenous communities and to the people of Atlantic Canada and Quebec. We are proud of that process and we are proud of the decision.
Monsieur le Président, ce dont nous sommes au courant, c'est qu'il existe une précieuse ressource, une ressource publique qui appartient aux Canadiens et qui pourrait être mieux partagée avec les communautés autochtones du Canada atlantique et du Québec.
En septembre, nous avons entamé un processus ouvert et transparent. Après huit semaines, nous avons été très heureux d'avoir reçu neuf propositions, que le ministère a étudiées attentivement. Nous avons choisi la proposition qui générera les plus importantes retombées économiques pour les communautés autochtones et la population du Canada atlantique et du Québec. Nous sommes fiers de ce processus et nous sommes fiers de la décision.
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Lib. (NB)
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2018-02-15 14:17 [p.17290]
Mr. Speaker, not only have we heard the legitimate concerns of veterans, but we have also acted.
Canadians know that our government is committed to the well-being of veterans and their families. Our Canadian Armed Forces members and veterans deserve to know that they will be supported if they become ill or injured. Veterans were disillusioned by 10 years of neglect under the previous Conservative government.
Our government has invested over $10 billion to increase compensation for pain and suffering, and to provide a pension for life, something we committed to Canadians. We will continue to support the brave men and women who served Canada and are now our veterans.
Monsieur le Président, non seulement nous avons entendu les préoccupations légitimes des anciens combattants, mais nous y avons donné suite.
Les Canadiens savent que le gouvernement est résolu à assurer le bien-être des anciens combattants et de leur famille. Les membres et les anciens combattants des Forces armées canadiennes méritent de savoir qu’ils seront appuyés s’ils sont malades ou blessés. Les 10 années de négligence dont ils ont souffert sous le gouvernement conservateur précédent leur ont fait perdre leurs illusions.
Le gouvernement a investi plus de 10 milliards de dollars pour augmenter l’indemnité pour les douleurs et souffrances subies, et pour leur offrir une pension à vie, conformément à l’engagement qu’il avait pris envers les Canadiens. Nous continuerons d’appuyer les courageux soldats qui ont servi le Canada et qui sont aujourd’hui nos anciens combattants.
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Lib. (NB)
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2018-02-15 14:18 [p.17290]
Mr. Speaker, we believe that those three things are exactly what our veterans deserve, and that is exactly what our government has delivered and will continue to deliver.
It is a bit ironic to hear a member who served in the previous Conservative government talking about respecting veterans. We will take no lessons from a party that cut staff, closed offices, and underfunded veterans programs.
We committed to reopening those offices. We committed to supporting Canada's veterans and to give them a pension-for-life option. That is what we have done. We will not stop continuing to support our veterans.
Monsieur le Président, nous croyons justement que les anciens combattants méritent ces trois éléments, et c'est exactement ce que le gouvernement a offert et continuera à offrir.
C'est un peu paradoxal d'entendre une députée qui a fait partie du gouvernement conservateur précédent parler de respect envers les vétérans. Nous n'avons pas de leçon à recevoir d'un parti qui a réduit le personnel, qui a fermé des bureaux et qui a sous-financé les programmes pour les anciens combattants.
Nous nous sommes engagés à rouvrir ces bureaux. Nous nous sommes engagés à soutenir les vétérans du Canada et à leur offrir la possibilité d'une pension à vie. C'est ce que nous avons fait. Nous allons continuer d'appuyer les vétérans.
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Lib. (NB)
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2018-02-15 14:20 [p.17290]
Mr. Speaker, as I said earlier, we are doing exactly the opposite of what my hon. colleague says we are doing.
We made solemn promises to veterans during the election campaign. We have not only kept our promises, such as the pension for life, but we will also continue to provide more support to the brave men and women who served this country. We will take no lessons from the former Conservative government.
Monsieur le Président, comme je l'ai dit tantôt, nous avons fait exactement le contraire de ce que mon honorable collègue prétend.
Nous avons pris des engagements solennels envers les anciens combattants lors de la campagne électorale. Nous avons non seulement respecté nos engagements, par exemple la question d'une pension à vie, mais nous allons continuer d'appuyer davantage les braves femmes et hommes qui ont servi le Canada. Nous n'avons aucune leçon à recevoir de la part de l'ancien gouvernement conservateur.
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Lib. (NB)
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2018-02-15 14:21 [p.17290]
Mr. Speaker, our Prime Minister was very clear during the election campaign, as were my Liberal caucus colleagues, and my colleague the Minister of Veterans Affairs. Everyone very clearly indicated that we respect the solemn obligation to our veterans. We kept our election promise regarding the lifetime pension. I hope members will agree that it is rather ironic to hear a Conservative Party member lecture us on respect for veterans. Perhaps he should talk to Julian Fantino about that.
Monsieur le Président, notre premier ministre a été très clair lors de la campagne électorale, de même que mes collègues au caucus libéral et mon collègue le ministre des Anciens Combattants. Tout le monde a exprimé très clairement que nous respectons l'obligation solennelle envers nos anciens combattants. Nous avons respecté notre promesse sur la question d'une pension à vie. C'est un engagement que nous avons pris lors de la campagne électorale. C'est un peu ironique — j'espère qu'on sera d'accord avec moi — d'entendre un membre du Parti conservateur nous donner des leçons sur le respect à accorder aux anciens combattants. Il devrait peut-être parler à Julian Fantino pour lui demander ce qu'est le respect envers les anciens combattants.
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Lib. (NB)
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2018-02-15 14:22 [p.17291]
Mr. Speaker, my colleague should try to be consistent. He cannot criticize us for running a deficit and at the same time ask us to invest more to help veterans.
We have invested more than $10 billion to support our veterans. We made solemn promises during the election campaign. We respect our veterans, unlike my colleague's party when it was in government. We will never stop doing more to support the brave women and men who serve in our armed forces.
Monsieur le Président, mon collègue devrait être conséquent. Il ne peut pas à la fois nous critiquer pour les déficits et nous demander de faire plus d'investissements pour aider les anciens combattants.
Nous avons fait des investissements de plus de 10 milliards de dollars pour appuyer nos anciens combattants. Nous avons pris des engagements solennels lors de la campagne électorale. Nous respectons nos anciens combattants, à l'inverse de ce qu'a fait le parti de mon collègue lorsqu'il était au gouvernement. Nous allons continuer d'appuyer davantage les braves femmes et les braves hommes de nos forces armées.
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Lib. (NB)
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2018-02-15 14:24 [p.17291]
Mr. Speaker, I think we were very clear in the election campaign, but more importantly, since we formed the government over two and a half years ago, that we respect the sacred obligation that Canada has toward our veterans.
Not only did we commit to a pension for life, which is something that my colleague, the Minister of Veterans Affairs, has delivered for the brave men and women who served in our Canadian Armed Forces, but we also committed to reopening offices closed by the previous government. We committed to increasing support for mental health services. We will never stop doing more to support the brave men and women who served in our armed forces.
Monsieur le Président, je crois que nous avons été sans équivoque pendant la campagne électorale, et plus encore depuis que nous avons été portés au pouvoir il y a plus de deux ans et demi: nous respectons l'obligation sacrée du Canada à l'endroit de ses anciens combattants.
En plus d'avoir promis d'offrir une pension viagère aux hommes et aux femmes de courage qui servent dans les Forces armées canadiennes, ce qu'a d'ailleurs fait mon collègue le ministre des Anciens Combattants, nous nous sommes aussi engagés à rouvrir les bureaux fermés par l'ancien gouvernement et à bonifier les services de santé mentale. Nous n'arrêterons jamais d'en faire plus pour les hommes et les femmes qui ont servi dans nos forces armées.
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Lib. (NB)
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2018-02-15 14:54 [p.17297]
Mr. Speaker, yesterday the Prime Minister reaffirmed our commitment to reconciliation and a renewed nation-to-nation relationship with indigenous peoples as we look to create a recognition and implementation of rights framework.
The work has already begun. This morning, I was pleased to extend an offer to the five nations to facilitate the transfer of licences and quotas for groundfish, salmon, and shellfish. This is a concrete action, taken in the spirit of reconciliation. I look forward to doing more with indigenous peoples on the west coast and right across the country to advance this important issue.
Monsieur le Président, hier, le premier ministre a réaffirmé notre engagement à l'égard de la réconciliation et d'une relation renouvelée de nation à nation avec les peuples autochtones au moment où nous cherchons à créer un cadre pour la reconnaissance et l'application de leurs droits.
Le travail a déjà commencé. Ce matin, j'ai eu le plaisir de faire une offre aux cinq nations visées pour faciliter le transfert des permis et des quotas pour le poisson de fond, le saumon et les mollusques et crustacés. Voilà une mesure concrète prise dans l'esprit de la réconciliation. J'ai hâte d'aller plus loin avec les peuples autochtones de la côte Ouest et de tout le pays pour faire avancer cet important dossier.
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Lib. (NB)
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2018-02-13 10:09 [p.17096]
moved that Bill C-68, an act to amend the Fisheries Act and other acts in consequence, be read the second time and referred to a committee.
He said: Mr. Speaker, it is a great privilege for me to speak in the House of Commons on this important legislation. You, Mr. Speaker, are a former minister of fisheries and oceans yourself and will understand the significance of the Fisheries Act in communities like the ones you and I represent, so it is a privilege for me to have this opportunity to stand in the House.
Canada is uniquely blessed with an abundance of freshwater and marine coastal areas that are both ecologically significant and linked to the economic prosperity of Canadians. Our government knows that we have a responsibility to steward these resources for future generations while maintaining economic opportunities for many people and communities who depend on them.
In my mandate letter, the Prime Minister asked me to restore lost protections and incorporate modern safeguards into the Fisheries Act. In 2012, the government got rid of a number of fish habitat protection measures without engaging indigenous peoples, fishers, scientists, conservation groups, coastal communities, or the general public in any meaningful way and without their support. What made that decision even more unacceptable was the fact that the changes were buried in a 430-page omnibus bill in the hope they would slip by unnoticed. Canadians definitely noticed.
Indigenous and environmental groups were especially concerned with changes made to the act and rightly perceived those amendments as weakening what should be of shared concern for Canadians: the protection of fish and fish habitat. Industry partners were thrust into uncertainty with regard to their responsibilities under the act.
Our government has worked and consulted with a broad range of Canadians, and we encouraged everyone to be part of this important conversation. Provinces, environmental groups, fishers associations, indigenous groups, and thousands of Canadians helped shape the amendments currently before the House of Commons.
The proposed amendments to Bill C-68 are part of the government's broader strategy to review environmental and regulatory processes and cover several key themes, including partnership with indigenous peoples; supporting planning and integrated management; enhancing regulation and enforcement; improving partnerships and collaboration, including with industry; and monitoring and reporting back to Canadians.
The Fisheries Act is one of Canada's oldest pieces of legislation. It was enacted shortly after Confederation. It has been amended very little since that time, which is why it needs to be updated and modernized. To that effect, Bill C-68 adds new provisions dealing with the objectives and considerations that must be examined in the decision-making process under the act. The proposed objectives seek to create a proper management and control framework for fisheries and the conservation and protection of fish and fish habitat, particularly through pollution prevention.
The new considerations under these amendments are designed to clearly guide the responsibility of a minister of fisheries and oceans and the Canadian Coast Guard when making decisions under the act. Bill C-68 proposes amendments that would restore protections for fish and fish habitat to ensure that these protections apply to all fish. We are reintroducing the prohibition against the harmful alteration, disruption, or destruction of fish habitat, as well as the prohibition against the death of fish by means other than fishing.
We are also introducing measures that would allow for the better management of projects that may be harmful to fish or fish habitat through a new permitting scheme for big projects and codes of practice for smaller ones, so that industry partners, as well as everyday Canadians, can be certain about their responsibilities but not unreasonably burdened when undertaking small, local projects.
In the past, uncertainty in the act has caused some uncertainty among project proponents with respect to their obligations and responsibilities. The proposed amendments create regulatory authorities that will make it possible to establish a list of designated projects, including the commitments and activities that will still require a licence.
Our goal is to streamline these processes, and we will be engaging with provinces and territories as well as indigenous peoples and stakeholders to decide which kinds of projects should be on the designated project list.
We are also formalizing the creation of a proponent-led habitat banking regime. Habitat banking is an international best practice for offsetting project impacts where a freshwater or marine area is created, restored, or enhanced by working to improve fish habitat in advance of a project's impact.
Habitat loss and degradation as well as changes to fish passage and flow are all contributing to the decline of freshwater and marine fish habitats in Canada today. It is imperative that Canada restore degraded fish habitats. That is why amendments to the Fisheries Act propose requiring the consideration of restoration as part of project decision-making.
These amendments provide clearer, stronger, and easier rules to establish and manage ecologically significant areas and provide stand-alone regulations to protect sensitive or important fish habitats. Given the important ecological characteristics of sensitive areas, certain types of work and activities may be prohibited and others may be identified as being subject to a special information gathering under a new authorization regime.
During the review of the 2012 changes to the Fisheries Act, we heard over and over again about the need to improve access to information on government activities related to the protection of fish and fish habitat. Indigenous communities, industry associations, environmental groups, universities, and my colleagues on the House of Commons standing committee all talked about the importance of transparency in the decision-making process under the act.
In order to re-establish public confidence, we are proposing amendments to establish a public registry, which would be available online. By enabling greater transparency, the registry would allow Canadians to hold the government to account in its federal decision-making with regard to fish and their habitat.
Fisheries resources and aquatic habitats have important social, cultural, and economic significance for many indigenous peoples. The respect for the rights of indigenous peoples as well as taking into account their unique interests and aspirations in fisheries-related economic opportunities and the protection of fish and fish habitat are important means of renewing our relationship with indigenous peoples.
For instance, the Fisheries Act is being amended to require the minister to consider any potential adverse effects resulting from decisions the minister might make in accordance with the rights of Canada's indigenous peoples, as set out in section 35 of the Constitution Act, 1982.
In addition, our government recognizes the importance of the traditional knowledge of Canada's indigenous peoples in sound decision-making regarding fish and fish habitat.
Indigenous peoples across Canada, and other Canadians from coast to coast to coast, can rest assured that the government will act to protect the confidential traditional knowledge that indigenous people would share with the government under the provisions of this legislation.
Many indigenous communities are in close proximity to areas where projects that may affect fish and fish habitat are proposed, and many communities see new roles for themselves in how these decisions are made.
We have proposed long-overdue amendments that would provide for the making of agreements with indigenous governing bodies to further the purposes of the act, as we have done in the past with provinces and territories.
There are currently no legislative or regulatory requirements in place with respect to the rebuilding of depleted fish stocks.
The commissioner of environment and sustainable development, as well as our colleagues on the Standing Committee on Fisheries and Oceans, have recommended that any revisions to the Fisheries Act should include direction for the restoration and recovery of fish habitat and fish stocks.
Environmental groups have also called on the government to adopt measures aimed at the rebuilding of depleted fish stocks within the Fisheries Act. This is why we are proposing amendments that would require decisions affecting a stock in the critical zone to consider whether there are measures in place aimed at rebuilding that stock, and, when a minister is of the opinion that habitat degradation is a cause of the decline of the stock, whether measures are in place to restore such habitat.
This positive obligation on governments and greater transparency, we believe are essential to strengthening the Fisheries Act.
We also heard Canadians' views on other important issues related to the Fisheries Act. Although the number of aquariums that keep cetaceans in captivity for public display has fallen overall, this is still a sensitive issue that Canadians are deeply concerned about.
Our government recognizes that it is now wrong to capture these magnificent creatures for public display. Consequently, we are proposing amendments to the Fisheries Act that would prohibit the capture of a cetacean when the intent is to bring it into captivity, except in circumstances where the cetacean is injured, in distress, or in need of rehabilitation.
The Senate has, for a long time, done good work in respect to this important issue. I want to salute former Senator Wilfred Moore of Nova Scotia and others in the Senate who have continued to press this important issue in the minds of Canadians.
Some 72,000 Canadians make their living from fishing and fishing-related activities. Most of them, including self-employed inshore harvesters, are part of Canada's growing middle class. In many places across Atlantic Canada and Quebec, the fishery is the economic, social, and cultural heart of communities. As the fisheries minister, one of my duties is to ensure that these important traditions endure. However, threats remain to this way of life. Fish harvesters, particularly in Atlantic Canada and Quebec, have told us time and again that they need greater protection for their economic security, and they need help to ensure their economic independence.
It was clear to me that these important policies, like the owner-operator and fleet separation policies, were being circumvented by controlling agreements, which threaten the independence of the inshore and midshore fleets by removing the control of licences from individual harvesters to larger corporate interests. The amendments we are proposing would entrench existing inshore policies into law, with all the legal enforcement power required to protect small coastal communities and independent inshore harvesters.
I stand firm in supporting the economic and cultural fabric of these coastal communities. Our government has recognized that a licensing regime that supports independent inshore harvesters is critical to the economic livelihood of these communities and the families and Canadians who depend on them.
As I said, we looked at ways to strengthen the independence of the inshore sector and enforce the act more robustly. That is why we are proposing amendments that enshrine a specific power in the Fisheries Act, rather than a policy, in order to develop regulations that support the independence of inshore commercial licence holders. The amendments proposed today would entrench into law the power to make regulations on owner-operator and fleet separation policies in Atlantic Canada and Quebec.
In so doing, this act helps to protect middle-class jobs in our coastal communities by ensuring that present and future fisheries and oceans ministers may consider the preservation and promotion of the independence of licence-holders in commercial inshore fisheries in the decision-making process.
I want to thank a number of organizations that have played a key role in these amendments with respect to owner-operator and fleet separation. The FFAW, the Maritime Fishermen's Union, le Regroupement des pêcheurs professionnels de homard du sud de la Gaspésie, the Gulf Nova Scotia Fleet Planning Board, the Prince Edward Island Fishermen's Association, and the Canadian Independent Fish Harvester's Federation have been instrumental in this important work.
Fishing can be a dangerous occupation, involving many risks not only for fish harvesters, but for the marine environment as well.
With the unprecedented death of 12 North Atlantic right whales in the Gulf of St. Lawrence from June to September last year, we know that Canadians expect prompt and urgent action by their government. This is why we are proposing amendments to the Fisheries Act that provide a new fisheries management order power to establish quick and targeted fisheries management measures. These measures will be used for 45-day increments where there is a recognizable threat to the conservation and protection of our marine ecosystems. The proposed fisheries management order power is meant to address emerging issues when a fishery is already under way and when time-sensitive and targeted measures are also paramount.
In my mandate letter, I was asked by the Prime Minister to increase the proportion of Canada's marine and coastal areas that are protected to 5% by the end of 2017, and to 10% by 2020, which is the target we are now on track to achieve. I am pleased to report to the House that we have not only achieved our 2017 target, but we will continue to work diligently to ensure that we surpass the 10% commitment through the United Nations Convention on Biological Diversity.
To help us fulfill these international commitments and obligations, we are proposing amendments to the Fisheries Act that provide ministerial authority to make regulations to establish long-term spatial restrictions to fishing activities under the act specifically for the purpose of conserving and protecting marine biodiversity.
We are also proposing amendments that will strengthen the act. During the many public engagement sessions that were held, Canadians made it clear that they wanted to see more fishery officers, conservation officers, and patrols, as well as more offenders being caught and punished.
To incorporate modern protection mechanisms into the act, some amendments are being proposed to clarify, strengthen, and modernize enforcement powers under the act, for example by empowering fishery officers to intercept any vessel or vehicle and require it to be moved to a place where an inspection can be carried out.
The proposed amendments also seek to increase the authority of the courts with respect to seizure and forfeiture under the act, and allow the use of alternative measure agreements to address certain contraventions.
As I mentioned earlier, the Fisheries Act is one of the oldest and most important environmental laws in Canada. It was passed in 1868, just one year after Confederation, and did not change much until the late 1970s, when habitat protection provisions were first added by one of my predecessors, who, coincidentally, was my father, Roméo LeBlanc.
Then, as now, the act remains a model among Canada's environmental laws. That is why we have ensured the amendments we have introduced to the Fisheries Act include updated and modern tools that are the hallmarks found in other environmental legislation. We are proposing modern provisions such as the power to create advisory panels, fee-setting authorities, and provisions respecting the collection of information.
I consider myself privileged to stand in this House, as my father did in 1977, to introduce amendments to the Fisheries Act that served his generation. I hope that this new modernized act will live up to my father's legacy and do for our generation what he and the previous Parliament did for theirs.
propose que le projet de loi C-68, Loi modifiant la Loi sur les pêches et d’autres lois en conséquence, soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
— Monsieur le Président, c'est un immense honneur de prendre la parole au sujet de cet important projet de loi. Étant vous-même ancien ministre des Pêches et des Océans, monsieur le Président, vous comprenez ce que représente la Loi sur les pêches pour les localités que vous et moi représentons. Je suis donc honoré d'avoir l'occasion d'en parler à la Chambre.
Le Canada a l'avantage exceptionnel de bénéficier d'une abondance de plans d'eau douce et de zones marines côtières qui sont importantes sur le plan écologique et qui influent sur la prospérité des Canadiens. Le gouvernement sait que nous avons la responsabilité de gérer ces ressources pour les générations futures tout en permettant aux nombreuses collectivités qui en dépendent de profiter des débouchés économiques qu'elles offrent.
Dans ma lettre de mandat, le premier ministre m'a demandé de rétablir les protections éliminées et d'intégrer des mécanismes de protection modernes dans la Loi sur les pêches. En 2012, le gouvernement a supprimé plusieurs protections de l'habitat du poisson sans l'appui ni l'engagement réel des peuples autochtones, des pêcheurs, des scientifiques, des groupes de conservation, des communautés côtières ou même de la population canadienne. Cette décision est d'autant plus grave que ces changements ont été dissimulés dans un projet de loi d'ensemble de 430 pages en espérant qu'ils passeraient inaperçus. Or, les Canadiens l'ont bien remarqué.
Les groupes autochtones et écologistes sont particulièrement inquiets des modifications qui ont été apportées à la Loi, modifications qui leur semblent à juste titre affaiblir la protection du poisson et de son habitat, une chose qui devrait préoccuper tous les Canadiens. Les modifications ont aussi jeté les partenaires de l'industrie dans l'incertitude en ce qui concerne leurs responsabilités légales.
Le gouvernement a mené de vastes consultations auprès de Canadiens de tous les horizons. Tous ont été invités à prendre part au dialogue. Ainsi, des provinces, des groupes environnementaux, des associations de pêcheurs, des groupes autochtones et des milliers de Canadiens ont contribué au façonnement des modifications à l'étude aujourd'hui.
Les changements proposés dans le projet de loi C-68 s'inscrivent dans le droit fil de l'examen des processus environnementaux et réglementaires du gouvernement et ils couvrent plusieurs thèmes importants, dont les partenariats avec les peuples autochtones, le soutien prévu pour la planification et la gestion intégrée, l'amélioration de la réglementation et de son application, la bonification des partenariats et de la collaboration, notamment avec l'industrie, ainsi que la surveillance et la reddition de comptes aux Canadiens.
La Loi sur les pêches est l'une des plus anciennes lois du Canada. Elle a été promulguée peu après la Confédération. Depuis, elle n'a pas été souvent modifiée et nécessite donc d'être actualisée et modernisée. À cet effet, le projet de loi C-68 comprend l'ajout de nouvelles dispositions concernant les objectifs et points à examiner avant de prendre une décision en vertu de la Loi. Les objectifs proposés visent à fournir un cadre de gestion et de contrôle appropriés des pêches, de conservation et de protection du poisson et de l'habitat du poisson notamment en prévenant la pollution.
Les principes derrière ces modifications permettront de bien orienter les décisions que prendront le ministre des Pêches et des Océans et la Garde côtière canadienne en vertu de la Loi. Le projet de loi C-68 rétablira les mesures de protection visant le poisson et son habitat et fera en sorte que tous les poissions puissent en jouir. Il sera de nouveau interdit de détériorer, de détruire ou de perturber l'habitat du poisson et de causer la mort de poissons autrement que par la pêche.
Grâce aux permis que devront obtenir les grands projets et aux codes de conduite auxquels devront se conformer les projets de moindre envergure, les projets susceptibles de nuire au poisson ou à son habitat seront mieux gérés. Ainsi, les partenaires de l'industrie et l'ensemble de la population connaîtront la nature exacte de leurs responsabilités sans pour autant crouler sous les formalités administratives lorsqu'ils voudront entreprendre un projet local de petite envergure.
Dans le passé, une incertitude dans la Loi a mené à une incertitude pour les promoteurs de projets par rapport à leurs obligations et à leurs responsabilités. Ces modifications proposées établissent des autorités de réglementation qui permettraient d'établir une liste de projets désignés, composée des engagements et des activités pour lesquels un permis sera toujours requis.
Nous n'avons pas l'intention de rendre ces processus inutilement compliqués, alors nous consulterons les provinces, les territoires, les peuples autochtones et les parties intéressées afin de déterminer les types de projets qui figureront sur la liste des projets désignés.
Nous créerons en outre des réserves d'habitats mises en place par les promoteurs des projets. Ces réserves, qui ont cours partout dans le monde, visent à atténuer les répercussions des projets qui supposent la création, la restauration ou l'amélioration d'une aire protégée, en milieu marin ou en eau douce, en améliorant d'avance l'habitant du poisson.
Aujourd'hui même au Canada, la perte ou la dégradation de l'habitat du poisson de même que les changements entravant le passage du poisson et le débit d'eau contribuent tous au déclin de l'habitat du poisson, que ce soit en milieu marin ou en eau douce. Or, le Canada doit absolument rétablir les habitats dégradés. Voilà pourquoi les modifications proposées à la Loi sur les pêches feront de la restauration un facteur à prendre obligatoirement en compte pour l'évaluation des projets.
Une fois ces modifications en vigueur, les règles permettant d'établir et de gérer des zones d'importance écologique seront plus claires, plus rigoureuses et plus faciles à suivre. Elles se traduiront en outre par la création de règlements distincts sur la protection des habitats importants ou vulnérables. Vu les importantes caractéristiques écologiques des habitats vulnérables, certains types d'ouvrages et d'activités pourraient être interdits ou faire l'objet d'une collecte spéciale de renseignements en vertu d'un nouveau régime d'autorisation.
Dans le cadre de l'examen des modifications en 2012 à la Loi sur les pêches, les gens ont parlé encore et encore du besoin d'un accès amélioré à l'information sur les activités du gouvernement associées à la protection des poissons et de leur habitat. Les peuples autochtones, les associations de l'industrie, les groupes environnementaux, les universités, ainsi que des collègues membres du comité permanent de la Chambre des communes ont tous parlé de l'importance de la transparence dans la prise de décision en vertu de la Loi.
Afin de regagner la confiance de la population, nous proposons des modifications dans le but de créer un registre public, qui pourrait être consulté en ligne. En favorisant la transparence, le registre permettra aux Canadiens de demander des comptes au gouvernement fédéral au sujet de ses décisions concernant le poisson et son habitat.
Les ressources halieutiques et les habitats aquatiques revêtent une grande importance socioculturelle et économique pour un grand nombre d'Autochtones. Le respect des droits des peuples autochtones ainsi que la prise en compte de leurs intérêts et aspirations uniques à l'égard des débouchés économiques qu'offrent les pêches, d'une part, et de la protection du poisson et de son habitat, d'autre part, sont autant de moyens non négligeables de renouveler notre relation avec les peuples autochtones.
Notamment, la Loi sur les pêches fait l'objet d'une modification afin d'exiger que le ministre prenne en considération tout effet nocif que pourraient entraîner des décisions qu'il ou elle prend en vertu des droits des peuples autochtones du Canada, tel que reconnus dans l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.
De plus, notre gouvernement reconnaît l'importance du savoir traditionnel des peuples autochtones du Canada afin de prendre des décisions réfléchies en ce qui a trait aux poissons et à l'habitat des poissons.
Partout au Canada, les peuples autochtones et d'autres Canadiens peuvent se rassurer: le gouvernement prendra des mesures pour protéger le savoir traditionnel confidentiel que les Autochtones lui communiqueraient en vertu de cette mesure législative.
Un grand nombre de communautés autochtones sont situées à proximité de zones où des projets susceptibles d'avoir une incidence sur le poisson et son habitat sont proposés, et beaucoup de estiment avoir un nouveau rôle à jouer dans la prise des décisions.
Nous proposons des modifications qui auraient dû être faites il y a longtemps et qui permettront de conclure des accords avec les corps dirigeants autochtones pour la réalisation de l'objet de la loi, comme nous l'avons fait par le passé avec les provinces et les territoires.
Il n'y a actuellement aucune exigence législative ou réglementaire concernant le rétablissement des stocks de poisson épuisés.
La commissaire à l'environnement et au développement durable de même que nos collègues du Comité permanent des pêches et des océans ont recommandé que le remaniement de la Loi sur les pêches comprenne des mesures sur la restauration des habitats et le rétablissement des stocks de poissons.
Certains groupes environnementaux ont également pressé le gouvernement de prévoir, dans le cadre de la Loi sur les pêches, des mesures visant le rétablissement des stocks de poissons épuisés. Voilà pourquoi nous proposons des modifications exigeant, avant la prise de toute décision ayant une incidence sur un stock donné dans une zone critique, que les autorités compétentes se demandent si des mesures de rétablissement du stock visé sont en place, et, lorsqu'un ministre estime que la dégradation de l'habitat est la cause du déclin du stock, si des mesures sont en place pour en assurer la restauration.
Nous estimons que cette obligation positive et l'exigence de transparence accrue qui incombent aux gouvernements sont essentielles pour renforcer la Loi sur les pêches.
Nous avons également entendu les Canadiens se prononcer sur d'autres questions importantes liées à la Loi sur les pêches. Bien que le nombre d'aquariums de cétacés à des fins d'exposition au public ait diminué de manière globale, cela demeure une question sensible qui attire grandement l'attention du public canadien.
Le gouvernement reconnaît qu'il est dorénavant inadmissible de capturer ces magnifiques créatures à des fins d'exposition. Par conséquent, nous proposons des modifications à la Loi sur les pêches pour interdire la capture des cétacés dans le but de les mettre en captivité, sauf lorsque l'animal est blessé, en détresse ou a besoin de réadaptation.
Le Sénat fait depuis longtemps de l'excellent travail dans ce dossier. Je salue l'ancien sénateur Wilfred Moore de la Nouvelle-Écosse et d'autres collègues du Sénat qui continuent de sensibiliser les Canadiens à cet important enjeu.
Quelque 72 000 Canadiens tirent leur subsistance de la pêche et des activités liées à cette industrie. La plupart de ces travailleurs, notamment les pêcheurs côtiers qui sont à leur propre compte, font partie de la classe moyenne grandissante du Canada. Dans de nombreuses localités du Canada atlantique et du Québec, la pêche est au coeur des activités économiques, sociales et culturelles. En qualité de ministre des Pêches, il m'incombe de veiller à ce que ces précieuses traditions perdurent. Cependant, ce mode de vie demeure menacé. Les pêcheurs, particulièrement au Canada atlantique et au Québec, nous ont fait savoir à maintes reprises que leur sécurité financière doit être mieux protégée et qu'ils ont besoin d'un coup de main pour assurer leur indépendance économique.
Il était clair pour moi que ces politiques importantes, comme les politiques relatives aux propriétaires-exploitants et à la séparation de la flottille, étaient contournées à l'aide d'accords de contrôle qui menaçaient l'indépendance des flottilles de pêche côtière et semi-hauturière en enlevant aux pêcheurs le contrôle des permis pour le donner aux grandes sociétés. Les modifications que nous proposons consacreraient dans la Loi les politiques existantes à l'égard de la pêche côtière, y compris toute l'autorité légale nécessaire pour protéger les petites collectivités côtières et les pêcheurs côtiers indépendants.
J'appuie fermement l'étoffe culturelle et économique de ces collectivités côtières. Le gouvernement a reconnu qu'un régime de délivrance de permis qui appuie les pêcheurs côtiers indépendants est essentiel à la survie économique de ces collectivités ainsi que des familles et des Canadiens qui en dépendent.
Comme je l'ai dit, nous nous sommes penchés sur les façons de renforcer l'indépendance du secteur côtier et d'appliquer la Loi plus vigoureusement. C'est pourquoi nous proposons des modifications qui évoquent un pouvoir particulier dans la Loi sur les pêches plutôt qu'une politique en vue d'élaborer une réglementation qui soutienne l'indépendance des détenteurs de permis de pêche côtière commerciale. Les modifications proposées aujourd'hui prévoiraient dans la Loi la capacité à prendre des règlements concernant les politiques sur les propriétaires exploitants et sur la séparation de la flotte au Canada atlantique et au Québec.
Ce faisant, cette loi permet de protéger les emplois de la classe moyenne dans les collectivités côtières en garantissant que le ministre actuel des Pêches et des Océans ainsi que les ministres futurs tiennent compte de la préservation et de la promotion de l'indépendance des détenteurs de permis de pêche commerciale côtière dans le processus de prise de décision.
Je tiens à remercier certains organismes qui ont joué un rôle déterminant dans l'élaboration de ces modifications concernant les propriétaires-exploitants et la séparation de la flottille. Le Syndicat des pêcheurs, de l'alimentation et des travailleurs assimilés, l'Union des pêcheurs maritimes, le Regroupement des pêcheurs professionnels de homard du Sud de la Gaspésie, le Conseil de planification de la flotte du Golfe et de la Nouvelle-Écosse, l'Association des pêcheurs de l'Île-du-Prince-Édouard et la Fédération des pêcheurs indépendants du Canada ont joué un rôle clé dans ce travail important.
La pêche peut être un métier dangereux exposé à de nombreux risques pour les pêcheurs eux-mêmes, mais aussi pour l'écosystème marin.
À la suite de la mort sans précédent de 12 baleines noires entre le mois de juin et le mois de septembre l'année dernière dans le golfe du Saint-Laurent, il est clair que les Canadiens veulent que le gouvernement agisse de façon rapide et immédiate. C'est pourquoi nous proposons des modifications à la Loi sur les pêches qui conféreront au ministre le pouvoir de prendre des arrêtés de gestion des pêches afin de prendre rapidement des mesures ciblées à cet égard. Ces mesures s'appliqueront pendant une période de 45 jours lorsqu'une menace identifiable pèse sur la préservation et la protection des écosystèmes marins. Le pouvoir de prendre des arrêtés permettra de répondre à des problèmes émergents lorsque des activités de pêche sont déjà en cours et qu'il est crucial de prendre des mesures urgentes et ciblées.
Dans la lettre de mandat que j'ai reçu, le premier ministre m'a demandé de porter la proportion des zones marines et côtières protégées à 5 % avant la fin de 2017 et à 10 % d'ici 2020. Nous sommes sur la bonne voie pour le faire. Je suis heureuse d'annoncer à la Chambre non seulement que nous avons atteint la cible de 2017, mais également que nous continuons de travailler avec diligence pour dépasser l'engagement de 10 % pris dans le cadre de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique.
Afin de respecter nos obligations et nos engagements internationaux, nous proposons d'apporter des modifications à la Loi sur les pêches, qui permettront au ministre de prendre des règlements pour établir des restrictions à long terme quant aux aires de pêches. Nous espérons ainsi favoriser la conservation et la protection de la biodiversité marine.
Nous proposons également des modifications visant à renforcer la Loi. Dans le cadre des nombreuses séances de mobilisation du public, les Canadiens ont indiqué clairement qu'ils voulaient voir plus d'agents de pêche, d'agents de conservation et de protection en patrouille et plus de contrevenants pris et tenus responsables.
Dans le but d'intégrer des mécanismes de protection modernes à la Loi, un certain nombre de modifications sont proposées pour clarifier, renforcer et moderniser les pouvoirs d'application de la Loi, par exemple, donner aux agents de pêche les moyens d'intercepter tous les navires ou véhicules et demander qu'ils soient déplacés pour être inspectés.
Les modifications proposées serviront également à accroître le pouvoir des tribunaux quant à la saisie et à la confiscation prévue par la loi et à recourir à des accords sur les mesures de rechange dans le cas de certaines infractions.
Comme je l'ai indiqué précédemment, la Loi sur les pêches est l'une des lois environnementales les plus anciennes et les plus importantes du Canada. Adoptée en 1868, seulement un an après la Confédération, la Loi a subi peu de changements jusqu'à la fin des années 1970. C'est à cette époque que les dispositions pour la protection de l'habitat ont, pour la première fois, été ajoutées à la Loi sur les pêches par un de mes prédécesseurs qui était, par hasard, mon père Roméo LeBlanc.
Aujourd'hui comme à l'époque, cette loi demeure un modèle parmi les lois environnementales du Canada. Voilà pourquoi nous nous sommes assurés que les modifications proposées à la Loi sur les pêches comprennent les outils modernes et à jour qui caractérisent d'autres lois environnementales. Nous proposons des dispositions modernes telles que le pouvoir de créer des comités consultatifs et de fixer des frais, de même que des dispositions concernant la collecte de renseignements.
Je me considère privilégié de prendre la parole à la Chambre, comme l'a fait mon père en 1977, pour présenter des modifications à la Loi sur les pêches, une loi qui a bien servi sa génération. J'espère que la loi modernisée sera à la hauteur de l'héritage laissé par mon père et fera pour notre génération ce que mon père et le gouvernement de l'époque ont su faire pour leur génération.
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Lib. (NB)
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2018-02-13 10:30 [p.17099]
Madam Speaker, it will come as no surprise that I do not share my hon. colleague's opinion that the government is trying to kill middle-class jobs.
In fact, we believe that these amendments will support the Canadian economy, by first of all protecting jobs that are dependent on inshore and midshore fisheries in Atlantic Canada and Quebec. It is a critical part of ensuring that the economy of that part of the country is protected.
With respect to the specific comments my colleague made, precisely because we want to ensure that Canadians are able to fulfill their obligations under the Fisheries Act, we have decided to have a code of best practice policy for the kind of projects my colleague referred to, such as with the electrical associations. These Canadians have told us they want to comply with the Fisheries Act, want to ensure they are not damaging fish and fish habitat, but they want a regime that allows them to be compliant and does not overly burden them like some of the scare tactics we have heard in the past. Our policy achieves exactly that balance.
Madame la Présidente, personne ne sera surpris d'entendre que je ne partage pas l'opinion de mon honorable collègue, selon laquelle l'objectif du gouvernement est d'empêcher la création d'emplois pour la classe moyenne.
Nous croyons en fait que les modifications vont appuyer l'économie canadienne, tout d'abord en protégeant les emplois qui dépendent des pêches côtières et des pêches semi-hauturières au Canada atlantique et au Québec. C'est essentiel pour s'assurer que l'économie de cette partie du pays est protégée.
En ce qui concerne les commentaires exacts de mon collègue, comme nous voulons que les Canadiens soient en mesure de s'acquitter de leurs obligations au titre de la Loi sur les pêches, nous avons décidé d'adopter une politique sur les pratiques exemplaires pour le genre de projets que mon collègue a mentionnés, comme ceux auxquels participent les associations de l'électricité. Ces Canadiens nous ont signalé qu'ils veulent respecter la Loi sur les pêches et ils veulent s'assurer de ne pas nuire aux poissons et à leur habitat. Le régime retenu, toutefois, doit leur permettre de respecter la loi, mais ne pas leur imposer un fardeau indu comme certaines tactiques alarmistes dont on a entendu parler dans le passé. Notre politique permet justement d'atteindre cet équilibre.
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Lib. (NB)
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2018-02-13 10:33 [p.17099]
Madam Speaker, I thank my colleague from Port Moody—Coquitlam for the work he and colleagues did on the Standing Committee on Fisheries and Oceans. We think that the 32 recommendations they made are largely incorporated into the amendments we are proposing in this legislation. We obviously look forward to working with him and other colleagues on the committee.
I share his sense of impatience. I wish we had been at this stage some months ago. However, we thought it was important to consult with Canadians and listen carefully to what people had to say in order to benefit from the best advice we could get from partners, provinces, indigenous and environmental groups, and associations representing fishers. We took time to get it right. I look forward to working with my colleague from Port Moody—Coquitlam and other members, if they think there are ways to improve, amend, or strengthen the legislation. We would obviously welcome those suggestions and look forward to that process.
He referred to the owner-operator circumstance on the west coast. We understand that this is a permissive part of the legislation. In Atlantic Canada, these policies have existed successfully for a long time. I have heard people on the west coast say they want to have that conversation, and we would obviously be open to talking to the industry and harvesters on the west coast to see how these successful policies could also benefit communities there.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Port Moody—Coquitlam pour le travail qu'il accomplit avec nos collègues du Comité permanent des pêches et des océans. Nous pensons que les 32 recommandations qu'ils ont formulées ont largement été incorporées dans les modifications que nous proposons d'apporter avec ce projet de loi. Nous avons évidemment hâte de pouvoir collaborer avec lui et avec nos autres collègues du comité.
Je partage son sentiment d'impatience. J'aurais aimé que nous arrivions à l'étape actuelle il y a quelques mois. Cependant, nous croyons qu'il était important de consulter les Canadiens et d'écouter attentivement ce que les gens avaient à dire afin de bénéficier des meilleurs conseils qui soient de la part des partenaires, des provinces, des groupes autochtones, des groupes écologistes et des associations représentant les pêcheurs. Nous avons pris le temps de bien faire le travail. Je serai heureux de collaborer avec mon collègue de Port Moody—Coquitlam et avec d'autres députés s'ils pensent qu'il y aurait moyen d'améliorer, d'amender ou de renforcer le projet de loi. Nous accueillerons leurs suggestions avec intérêt et nous avons hâte de travailler là-dessus.
Il a parlé du cas des propriétaires exploitants sur la côte Ouest. Nous sommes conscients qu'il s'agit d'un volet permissif du projet de loi. Dans la région de l'Atlantique, ces politiques donnent de bons résultats depuis longtemps. J'ai entendu des gens de la côte Ouest dire qu'ils veulent en discuter, et nous sommes tout à fait disposés à le faire avec l'industrie et les pêcheurs de la côte Ouest, de manière à déterminer si les politiques qui sont bénéfiques ailleurs pourraient aussi être bonnes pour eux.
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Lib. (NB)
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2018-02-13 10:36 [p.17099]
Madam Speaker, I thank my colleague from Egmont for his question, and also for his understanding and his advocacy in this important work.
The Prince Edward Island Fishermen's Association has spoken to me a number of times about how lucky it is to have an advocate of his experience standing up for fishers and for that industry, which is so important in his province and for Atlantic Canada. It is a privilege to work with my colleague.
I had made some comments at a speech in Nova Scotia last summer. Some particular interests have distorted those comments in the subsequent period. In no way is there a plan or a desire on the part of the government to prevent the transfer of these licences that, as my colleague has noted, have successfully allowed for retirement planning, financial planning, and intergenerational transfers amongst harvesters. This is something we want to encourage.
What I did ask last summer, and I feel that we need to have this conversation, was how we could work with these harvesters and these communities to help support this intergenerational transfer. The cost of these licences in some cases is becoming prohibitive. Are there financing mechanisms that can be looked at, where the independence of these harvesters can be preserved, while at the same time encouraging this important transfer that my colleague referred to?
I will do anything I can to work with harvesters to support that.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue d'Egmont de sa question. Je tiens également à souligner sa connaissance de cet important dossier et son action de défense dans ce domaine.
Je sais, parce que ses représentants me l'ont dit à plusieurs reprises, que l'association des pêcheurs de l'Île-du-Prince-Édouard considère comme une chance d'avoir une personne de son expérience pour défendre les intérêts des pêcheurs et de l'industrie, une industrie qui revêt une énorme importance dans sa province et l'Atlantique en général. Travailler avec lui est un privilège.
L'été dernier, j'ai donné une allocution en Nouvelle-Écosse. Une partie de mes propos a par la suite été déformée par certaines parties. Le gouvernement n'a aucunement l'intention d'empêcher le transfert de ces permis ou licences qui, comme l'a mentionné mon collègue, constituent un élément précieux dans la planification de la retraite ou la planification financière, et qui peuvent être transférés d'une génération à l'autre. Ce sont des choses que nous voulons encourager.
Ce que j'ai demandé, l'été dernier, en fait — et je pense que nous devons aborder le sujet —, c'est comment nous pouvions travailler avec les pêcheurs et les collectivités pour soutenir ce transfert intergénérationnel. Dans certains cas, le coût des permis et licences est exorbitant. Y a-t-il des mécanismes de financement possibles qui permettraient de protéger l'indépendance des pêcheurs tout en favorisant cet important transfert mentionné par mon collègue?
Je vais faire tout mon possible pour travailler avec les pêcheurs dans ce sens.
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Lib. (NB)
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2018-02-13 10:38 [p.17100]
Madam Speaker, I thank my colleague for his kind comments, particularly with respect to my father. That is obviously of significance for me, and I thank him.
We recognize that Canadians expect a rigorous level of enforcement, both close to shore, on the wharf, on the rivers, and also on the high seas. I have been extraordinarily proud of the remarkable work done by the men and women of the Royal Canadian Navy and of the Canadian Coast Guard in this important endeavour.
Global partners have told me that they want Canada to be more present in global enforcement with respect to illegal, unreported fishing activities. We intend to invest considerably, as we have done in the last two years, in this effort. Nobody should think for a minute that we will not be prepared to take our important responsibility to enforce this legislation in every part of our coastal waters.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de ses bons mots, en particulier au sujet de mon père. J'en suis évidemment touché, et je le remercie.
Nous reconnaissons que les Canadiens s'attendent à une application rigoureuse de la loi, que ce soit près des côtes, au quai, sur les rivières ou en haute mer. Je suis extrêmement fier du travail extraordinaire que les membres de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne effectuent dans cette importante entreprise.
Des partenaires étrangers m'ont dit souhaiter que le Canada joue un rôle accru dans l'application de la loi à l'échelle mondiale en ce qui concerne les activités de pêche non déclarées et illégales. Nous comptons investir des sommes considérables, comme nous l'avons fait au cours des deux dernières années, dans ces efforts. Personne ne devrait penser, ne serait-ce qu'une minute, que nous ne serons pas préparés à assumer la responsabilité importante d'appliquer cette loi sur toutes les eaux côtières canadiennes.
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Lib. (NB)
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2018-02-13 10:59 [p.17103]
Madam Speaker, this is an important discussion for the House to have. I look forward to hearing from many colleagues on this important debate and to working with colleagues in the Senate and our colleagues on the House of Commons standing committee.
It will not surprise members that I do not necessarily share the pessimistic view my colleague advanced on these improvements and the strengthening of the Fisheries Act. Farmers, small community work projects, and small municipalities across the country, many in constituencies like mine and those of colleagues in the House of Commons, have told us of the importance of being in compliance with the Fisheries Act.
Canadians want to know that the practices they are undertaking are not harming, altering, or damaging fish or fish habitat. However, there was a reasonable sense in the past that perhaps the burden had become such that people did not know if they were in compliance or what their obligations were. We think that one way to answer the very real concerns of people in the agricultural community, for example, is to have these codes of practice. If one followed a code of practice, it would be well understood that one was in compliance with the act.
I am wondering if my colleague would offer a view on whether he supports the strengthening of the owner-operator and fleet separation policies in Atlantic Canada and Quebec, which are important for the jobs he talked about earlier of middle-class Canadians.
Madame la Présidente, le débat que nous avons aujourd’hui est très important. Je suis prêt à écouter ce que mes collègues ont à dire sur la question, ainsi que mes collègues du Sénat et du comité permanent de la Chambre des communes.
Je n’étonnerai personne en disant que je ne partage pas nécessairement l’opinion pessimiste de mon collègue, en ce qui concerne la bonification de la Loi sur les pêches. Les agriculteurs, les responsables de projets communautaires et les petites municipalités du pays, comme celles qui existent dans ma circonscription et dans celles de mes collègues députés, nous ont dit combien il était important que la Loi sur les pêches soit respectée.
Les Canadiens veulent avoir l’assurance que les projets qui sont entrepris ne nuisent pas au poisson et ne causent pas la détérioration, la destruction ou la perturbation de son habitat. On n’en était arrivé à un stade où les gens ne savaient plus s’ils se conformaient à la Loi et quelles étaient leurs obligations. Nous pensons qu’une façon de répondre à l’inquiétude de la communauté agricole, par exemple, c’est d’avoir des codes de conduite. De cette façon, chacun saura qu’en respectant le code de conduite, il est en conformité avec la Loi.
J’aimerais savoir si mon collègue appuie les politiques sur les propriétaires exploitants et la séparation de la flottille, dans le Canada atlantique et au Québec, qui jouent un rôle important pour les emplois dont il a parlé tout à l’heure à propos des Canadiens de la classe moyenne.
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