Committee
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 59 of 59
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
As I said in my letter to the committee yesterday, and as I said in my remarks today, the order in council and the waiver of privilege and confidentiality extend to January 14, when I was sworn in as the Minister of Veterans Affairs, so they do not include any conversations that occurred thereafter. They do not include conversations that I may or may not have had with the Prime Minister, and they do not include the conversation I had with my former cabinet colleagues after my resignation from cabinet.
Comme je l’ai indiqué dans ma lettre au Comité hier et comme je l’ai dit dans mes remarques aujourd’hui, le décret et la renonciation au privilège et à la confidentialité s’étendent jusqu’au 14 janvier, date à laquelle j’ai été assermentée comme ministre des Anciens Combattants, de sorte qu’ils ne comprennent pas les conversations ayant eu lieu par la suite. Ils ne comprennent pas mes éventuels entretiens avec le premier ministre ni les échanges que j’ai eus avec mes anciens collègues du Cabinet après ma démission.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Having heard some of the deliberations and the questions asked by the committee over the course of the meetings you have had, I believe some of the questions would be answered if that information were made available.
Après avoir entendu certains de vos débats et certaines des questions posées par le Comité au cours de vos réunions antérieures, je pense que l'on pourrait répondre à certaines questions si ces renseignements étaient disponibles.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
I answered a similar question to this one. As I put in the letter and as I said here today, recognizing some of the questions that members around the table have asked, I am unable to speak about the time frame between January 14, when I was sworn in, through to meetings that I may or may not have had with the Prime Minister, my resignation and the conversations, which obviously have been widely publicized, that I had with my former colleagues around the cabinet table. I am not able to speak to those issues.
J’ai répondu à une question semblable. Comme je l’ai indiqué dans ma lettre et comme je l’ai dit ici aujourd’hui, compte tenu de certaines des questions que les membres du Comité ont posées, je ne peux pas parler de la période écoulée entre le 14 janvier, lorsque j’ai été assermentée, en passant par les réunions que j’ai pu avoir ou non avec le premier ministre, jusqu'à ma démission, et des conversations que j’ai eues avec mes anciens collègues du Cabinet et qui, de toute évidence, ont été largement publicisées. Je ne peux pas parler de ces sujets.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
I'm not going to provide legal advice to the committee, but I am going by the order in council and the waiver that were provided around SNC and deferred prosecution agreements, and I am able to speak about any conversations held around those topics when I was the Attorney General.
Je ne vais pas donner de conseils juridiques au Comité, mais je me fie au décret et à la renonciation qui ont été fournis au sujet de SNC et des ententes de suspension de poursuites, et je peux parler de toutes les conversations qui ont eu lieu sur ces sujets lorsque j’étais procureure générale.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Well, I think I'm fine with it. We're going over very similar ground here, but I had made my decision as the Attorney General. I did not need external legal counsel. I did not need people in the Prime Minister's Office continuing to suggest that I needed external legal counsel. That's inappropriate. I will say, with respect to the conversations you mentioned, and Mathieu Bouchard's remarks about an individual prosecutor's opinion being different from that of the director of public prosecutions, I can't help but wonder why he would bring that up. How would he know that? How had he garnered that information?
It is entirely inappropriate for any member of the Prime Minister's Office, and it would be entirely inappropriate for any member of staff within my department to reflect those conversations, because I would have serious concerns—and I did at the time, and still do—about how that information was acquired, and from whom.
D'accord, je vais répondre à cela, mais nous commençons selon moi à nous répéter. J’avais pris ma décision en ma qualité de procureure générale. Je n’avais pas besoin de conseillers juridiques externes. Il n'était pas opportun que des gens du Cabinet du premier ministre continuent de dire que j’avais besoin d’un conseiller juridique externe. C’est inapproprié. Je dois dire, en ce qui concerne les conversations dont vous avez parlé et les remarques de Mathieu Bouchard selon lesquelles l’opinion d’un procureur est différente de celle de la directrice des poursuites pénales, que je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi il soulève cette question. Comment pouvait-il le savoir? Comment a-t-il obtenu cette information?
Il est tout à fait inapproprié qu’un membre du Cabinet du premier ministre ou qu'un membre du personnel de mon ministère tienne compte de ces conversations, parce que j’aurais alors de sérieuses réserves — comme j'en ai eu à ce moment, et comme j'en ai encore — quant à la façon dont ces renseignements ont été obtenus, et de qui.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
I am not going to speak to that. I have received the order in council and the waiver that's been provided to me to speak to this committee and to the Ethics Commissioner about matters that would be covered by solicitor-client privilege and cabinet confidences for the time that I was the Minister of Justice and Attorney General of Canada.
Je ne vais pas parler de cela. J'ai reçu le décret et la renonciation que l'on m'a accordés pour témoigner devant ce comité et pour dévoiler au commissaire à l'éthique des faits qui se sont produits et des secrets du Cabinet que j'ai entendus pendant que j'étais ministre de la Justice et procureure générale du Canada. Ces faits faisaient partie du secret professionnel entre avocat et client.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Every conversation that I may or may not have had when I was the Minister of Veterans Affairs with the Prime Minister or not with the Prime Minister, up to and including the meeting I had with my then-colleagues around the cabinet table, would be covered by cabinet confidentiality.
Toutes les conversations que j'ai eues ou non quand j'étais ministre des Anciens Combattants avec le premier ministre ou sans le premier ministre, jusqu'à, et inclusivement, la réunion que j'ai tenue avec mes collègues de l'époque à la table du Cabinet, font partie du secret professionnel.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
I don't feel it's appropriate to share that.
Je ne pense pas qu'il convienne que je réponde à cette question.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
I don't feel it's appropriate to answer that question because it gets into discussions around the nature and the content of the section 13 notice that was provided to me as the Attorney General from the director of public prosecutions, and it gets into topics that are right now before the courts.
Je ne pense pas pouvoir répondre à cette question, parce qu'elle porte sur le contenu de l'avis en vertu de l'article 13 que la directrice des poursuites pénales m'a signifié dans le cadre de mes fonctions de procureure générale. Cet avis porte sur des sujets débattus à l'heure actuelle devant les tribunaux.
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
Why don't you read it out first and then we'll see how complicated it is?
Pourquoi ne la lisez-vous pas en premier, puis nous verrons à quel point c'est compliqué?
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
First of all, regarding the amendment, I don't know if it's exactly what you want to say, so it's a debate right now on the potential amendment.
At this point, it's hard for me to rule because I don't know what your side is saying versus what they're saying.
Tout d'abord, en ce qui concerne l'amendement, je ne sais pas si c'est exactement ce que vous voulez dire. C'est donc un débat en ce moment sur l'amendement éventuel.
À ce stade, il m'est difficile de trancher, car je ne sais pas ce qu'on dit de votre côté par rapport à ce qu'ils disent.
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
What we have here is the original motion to study Statistics Canada's plan to collect individual-level financial transactions data to develop a new institutional personal information bank, and invite Statistics Canada officials. You also have the Privacy Commissioner, representatives of the Canadian Bankers, among others.
I don't see it at this point as a substantive change because it is inviting one witness versus a few other witnesses, so far. That's how I'm seeing it right now.
You're next, Mr. Chong.
Nous avons ici la motion initiale, soit de nous pencher sur le projet de Statistique Canada de recueillir des renseignements personnels financiers pour établir un nouveau fichier de renseignements personnels organisationnel et de solliciter à cette fin les témoignages de fonctionnaires de Statistique Canada. Vous avez également le commissaire à la protection de la vie privée et des représentants de l'Association des banquiers canadiens, entre autres.
Pour le moment, je ne vois pas cela comme un amendement de fond, car il invite un seul témoin au lieu de quelques autres, jusqu'à présent. C'est comme ça que je le vois maintenant.
Vous êtes le suivant, monsieur Chong.
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
From what I can see, it reads that the Standing Committee on Industry, Science and Technology invite the chief statistician of Statistics Canada to appear before the committee to discuss the financial data pilot project for one hour, and that the meeting be televised.
D'après ce que je peux voir, il est indiqué que le Comité permanent de l'industrie, des sciences et de la technologie sollicite le témoignage du statisticien en chef de Statistique Canada pour discuter du projet pilote sur les données financières pendant une heure et que la séance soit télévisée.
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
Does anybody else want to speak to the point of order that's been put forward?
Est-ce que quelqu'un d'autre souhaite prendre la parole au sujet du rappel au Règlement qui a été fait?
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
Okay.
With the motion you submitted and what you've put forward, it is probably a little bit of a stretch in that. I understand that you're trying to find that compromise, but given the challenge of trying to amend the motion so that it works, it doesn't seem to work here. At this point, I don't think I can rule in favour of your amendment because it is a bit of a substantial change.
Michael.
D'accord.
Vu la motion et les éléments que vous avez présentés, c'est probablement un peu tiré par les cheveux. Je comprends que vous tentez de trouver un compromis, mais étant donné le défi que constitue le fait d'amender cette motion et de faire en sorte qu'elle fonctionne... cela ne semble pas fonctionner. À ce stade-ci, je ne pense pas être en mesure d'admettre votre amendement puisqu'il s'agit d'un changement important.
Michael.
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
Having said that, I rule the amendment out of order at that point. Thank you.
It's your turn.
Cela dit, je conclus que l'amendement est irrecevable. Merci.
C'est à vous.
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
The chief statistician is not in there. Do you want to add it in?
Le statisticien en chef n'y est pas mentionné. Vous souhaitez l'ajouter?
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
Is there any debate on this proposed amendment?
Est-ce que quelqu'un souhaite discuter de l'amendement proposé?
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
Is there any further debate on the amendment?
Brian.
Est-ce que quelqu'un d'autre voudrait discuter de cet amendement?
Brian.
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
Okay.
Is there any further debate?
The vote is on the amendment first.
D'accord.
Y a-t-il une autre intervention?
Le vote portera sur l'amendement en premier.
View Dan Ruimy Profile
Lib. (BC)
The amendment is defeated, and we're now back to the original motion.
Is there any debate on the original motion?
L'amendement est rejeté. Passons maintenant à la motion originale.
Quelqu'un souhaite-t-il discuter de la motion originale?
View Ron McKinnon Profile
Lib. (BC)
Thank you, Chair.
Thank you, Minister and officials, for being here once again.
Minister, the 2018-19 departmental plan notes that the department will be advancing work in various priority areas, including HIV non-disclosure. Can you provide the committee with details about this departmental priority?
Merci, monsieur le président.
Merci, madame la ministre, et merci aussi aux représentants d'être là encore une fois.
Madame la ministre, le plan ministériel de 2018-2019 indique que le ministère fera progresser les travaux dans divers domaines prioritaires, y compris la non-divulgation de la séropositivité. Pouvez-vous fournir au Comité des renseignements détaillés sur cette priorité ministérielle?
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
HIV non-disclosure is a public health issue. We are working very diligently with our partners within Health Canada, the Public Health Agency of Canada, and provinces and territories to do as much as we can to reduce the stigma and discrimination. To that end we were very pleased on World AIDS Day last year to release a report we had compiled that engaged many stakeholders, many different jurisdictions, about how we can proceed to address this particular issue and not to overly criminalize HIV non-disclosure but make decisions based on evidence.
We've received a substantial amount of feedback, as I said, contained within the report, and we are going to continue to ensure that we work with stakeholders, with the provinces and territories, on how we can proceed perhaps looking at guidelines for prosecutors. I know the Province of Ontario has taken steps in this regard, and we applaud them for their work, but just to underscore, we are continuing to work on this important issue, and we'll continue to work on it with our colleagues in the provinces and territories.
La non-divulgation du VIH est un enjeu de santé publique. Nous travaillons de façon très diligente en collaboration avec nos partenaires de Santé Canada, de l'Agence de la santé publique du Canada et des provinces et des territoires pour en faire le plus possible en vue de réduire la stigmatisation et la discrimination. À cette fin, nous étions très fiers durant la Journée mondiale du sida l'année dernière de communiquer un rapport que nous avions produit en recensant des travaux mobilisant de nombreux intervenants, de nombreuses administrations différentes, sur la façon dont nous pouvions aller de l'avant et régler ce problème précis, et non pas de criminaliser excessivement la non-divulgation de la séropositivité, mais de prendre des décisions fondées sur des données probantes.
Nous avons reçu, à ce sujet, beaucoup de commentaires, comme je l'ai dit, contenus dans le rapport, et nous allons continuer de nous assurer de travailler en collaboration avec les intervenants, les provinces et les territoires, sur la façon dont nous pourrions, peut-être, préparer des lignes directrices pour les procureurs. Je sais que la province de l'Ontario a pris des mesures à cet égard, et nous la félicitons pour ce travail, mais je tiens simplement à souligner que nous continuons à travailler sur cet enjeu important et nous continuerons à le faire en collaboration avec nos collègues des provinces et des territoires.
View Ron McKinnon Profile
Lib. (BC)
Do you think this would require amendments to legislation, and if so, when might such legislation be brought before the House?
Pensez-vous qu'il faudrait pour y arriver modifier la loi et, dans l'affirmative, quand croyez-vous qu'un tel projet de loi pourrait être présenté à la Chambre?
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
In terms of the HIV non-disclosure? There are options. We released the report last year that speaks to the potential of working with our counterparts to release guidelines to prosecutors. No decision has been made on how we can proceed. As I said, the Province of Ontario has taken some steps. We're certainly continuing to look at this and working with Health Canada and others to take an approach to HIV non-disclosure that doesn't overly criminalize individuals, that takes a public health approach to ensure we are reducing the stigma around HIV and tackling it in what they call the 90-90-90 approach.
En ce qui a trait à la non-divulgation du VIH? Il y a des options. Nous avons produit un rapport l'année dernière qui parle de la possibilité de travailler avec nos homologues en vue de produire des lignes directrices à l'intention des procureurs. Aucune décision n'a été prise sur la façon dont nous pouvons procéder. Comme je l'ai dit, la province de l'Ontario a pris certaines mesures. Nous allons évidemment continuer à réfléchir à cette question et à travailler en collaboration avec Santé Canada et d'autres intervenants pour adopter une approche en matière de non-divulgation du VIH qui ne criminalise pas trop les personnes, mais qui adopte plutôt une approche fondée sur la santé publique visant à réduire la stigmatisation liée au VIH dans le cadre de ce qu'on appelle la stratégie 90-90-90.
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
With Bill C-59, one of the things we started to address when we consulted with Canadians is making sure that we stay at the cutting edge of our technology. However, if we're at the cutting edge of technology, we need to make sure we have the right legislation to be able to adjust to the methods that are being used out there. Bill C-59 will finally allow CSE to be able to protect Canadians from foreign threats.
This is something that's very unique to this bill, because it has never been done before. What it also does is create a separate CSE act that gives exact direction on what CSE is able to do while at the same time putting a very robust mechanism in place to protect the privacy of Canadians.
From a policing perspective, I think Canadians are also looking for protection from identity theft with regard to how they do their banking. CSE has the ability and knowledge base to be able to assist Canadians with the right advice. It has already started to do that through its social media campaigns.
This is what this legislation is about; it's about protecting Canadians and Canadian interests.
Avec le projet de loi C-59, une des choses que nous avons commencé à aborder lorsque nous avons consulté les Canadiens, c'est de nous assurer de demeurer à la fine pointe de notre technologie. Toutefois, si nous sommes à la fine pointe de la technologie, nous devons nous assurer d'avoir la bonne loi pour pouvoir nous adapter aux méthodes utilisées. Le projet de loi C-59 permettra en fin de compte au CST de pouvoir protéger les Canadiens contre les menaces étrangères.
Il s'agit de quelque chose qui est très propre au projet de loi, parce que cela n'a jamais été fait auparavant. Il crée également une loi distincte sur le CST qui donne une orientation précise quant à ce que le CST peut faire, tout en mettant en place un mécanisme très rigoureux pour protéger la vie privée des Canadiens.
D'un point de vue policier, je pense que les Canadiens veulent aussi être protégés contre le vol d'identité eu égard à la façon dont ils font leurs opérations bancaires. Le CST a la capacité et les connaissances nécessaires pour aider les Canadiens en leur prodiguant les bons conseils. Il a déjà commencé à le faire dans le cadre de ses campagnes dans les médias sociaux.
Tel est l'objet du projet de loi; il s'agit de protéger les Canadiens et les intérêts canadiens.
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
I can assure you that the CSE will...and that everything is followed in accordance with the law, and we make sure that we have the right processes in place. It's in here—
Je peux vous assurer que le CST... et que tout est respecté conformément à la loi, puis que nous nous assurons d'avoir les bons processus en place. C'est ici...
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
I will set the stage and let Greta get into the technical details of this. This is something extremely important. This is about protecting Canadians as they change to the technological advances of such things as new phones and social media, and making sure they have the right education about what they need to do to make sure they protect their own privacy in their own way.
More importantly, this is also about protecting the institutions Canadians use as well. That's critically important. Canadians expect us to make sure that everything from banking to our electoral grids operates properly and cannot be taken down. This is why it's important for us to work with non-governmental agencies to be able to provide the right advice to make sure they are protected, because ultimately this goes back down to making sure Canadians are protected.
Greta.
Je vais préparer le terrain, puis laisser Greta entrer dans les aspects techniques. C'est extrêmement important. Il s'agit de protéger les Canadiens au fur et à mesure qu'ils s'adaptent aux avancées technologiques, comme les nouveaux téléphones et les médias sociaux, et de veiller à ce qu'ils soient bien informés quant à ce qu'ils doivent faire pour protéger leurs propres renseignements personnels à leur façon
Plus important encore, il s'agit également de protéger les institutions que les Canadiens utilisent. C'est extrêmement important. Les Canadiens s'attendent à ce que nous nous assurions que tout, depuis les services bancaires jusqu'à nos grilles électorales, fonctionne correctement et ne puisse pas être perturbé. Voilà pourquoi il est important que nous collaborions avec des organismes non gouvernementaux pour pouvoir fournir les bons conseils et nous assurer ainsi qu'ils sont protégés, puisqu'il s'agit en fin de compte de veiller à ce que les Canadiens soient protégés.
Greta.
View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
Absolutely, and in fact, this is extremely fundamental. I was trying to address that in the answer that I gave about my responsibility with regard to CSE and the military's focus on foreign threats, and that's where CSE's at.
However, with what CSE currently has and with Bill C-59, we'll have additional ability to provide support for other agencies with judicial authorization. I think what's extremely important is making sure that we as a government leverage all the right resources within our government and within the laws. However, at the same time—and I want to stress this immensely, because Canadians expect this—we must have a process in place that respects privacy and transparency. This is something that hasn't happened before. More importantly, we are the last Five Eyes nation to finally come up to that transparency level.
Greta, do you want to add anything to that?
Absolument, et en fait, c’est extrêmement fondamental. J’essayais de répondre à cette question dans la réponse que j’ai donnée au sujet de ma responsabilité à l’égard du CST et de l’accent mis par l’armée sur les menaces étrangères, et c’est là où en est le CST.
Cependant, avec ce que le CST a actuellement et avec le projet de loi C-59, nous aurons une capacité supplémentaire de soutenir d’autres organismes avec une autorisation judiciaire. Je pense que ce qui est extrêmement important, c’est de s'assurer, en tant que gouvernement, de tirer parti de toutes les ressources appropriées au sein de notre gouvernement et dans le cadre des lois. Cependant, en même temps — et je tiens à le souligner énormément, parce que les Canadiens s’y attendent —, nous devons mettre en place un processus qui respecte la vie privée et la transparence. C’est quelque chose qui ne s’est jamais produit auparavant. Plus important encore, nous sommes le dernier pays du Groupe des cinq à avoir enfin atteint ce niveau de transparence.
Greta, voulez-vous ajouter quelque chose?
View Joyce Murray Profile
Lib. (BC)
Thank you very much. I just want to thank you for your country's leadership on digital government. I had the pleasure of spending time with Siim Sikkut, your CIO, in Wellington for the signing of the Digital 7. Estonia clearly is positioned as a leader in the international community, so congratulations.
I wanted to ask about watchdog functions. If someone has a complaint around a breach of privacy or perceived breach of privacy of data, is there a watchdog?
In our country we have a commissioner with respect to privacy. We also have a commissioner whose job it is to deal with complaints and do investigations. They have order-making power with respect to access to government information by citizens. I'm interested in Estonia's structure of compliance and oversight. Specifically, I'm very interested in whether the privacy oversight is combined with the access to information oversight, as it is in New Zealand and in many of the other leaders I spoke with in Wellington. We have separated those functions, and I'm interested in Estonia's approach.
Merci beaucoup. Je tiens tout simplement à vous remercier du leadership de votre pays dans le dossier du gouvernement numérique. J'ai eu la chance de passer du temps avec Siim Sikkut, votre DPI, à Wellington, pour la signature de la charte du groupe numérique 7. Il est évident que l'Estonie est un chef de file à l'échelle internationale, alors je vous félicite.
Je veux poser une question sur les fonctions de chien de garde. Si quelqu'un a une plainte liée à une violation de la vie privée ou une violation perçue des données personnelles, y a-t-il un chien de garde?
Dans notre pays, nous avons un commissaire qui s'occupe de la protection des renseignements personnels. Nous avons aussi un commissaire dont c'est le travail de traiter les plaintes et de mener des enquêtes. Ils ont des pouvoirs de rendre des ordonnances relativement à l'accès aux renseignements gouvernementaux par les citoyens. J'aimerais connaître la structure de conformité et de surveillance de l'Estonie. Plus précisément, j'aimerais savoir si la surveillance de la protection des renseignements personnels est associée à la surveillance de l'accès à l'information, comme c'est le cas en Nouvelle-Zélande et dans les pays des nombreux autres dirigeants à qui j'ai parlé à Wellington. Nous avons quant à nous séparé ces fonctions, et j'aimerais connaître l'approche de l'Estonie.
View Ron McKinnon Profile
Lib. (BC)
I'd like to start with Dr. Kamkar, please. We've heard so much testimony today and through many of the other days of our study about the stresses that arise throughout the whole process of the trial. One of the big things that seem to be needed is the ability to have counselling during the trial as well as afterwards.
My question to you, Dr. Kamkar, is, given the state of affairs now where they can't actually talk about the trial during or after it, how does that affect counselling?
J'aimerais d'abord m'adresser à Mme Kamkar. Nous avons entendu de nombreux témoignages aujourd'hui et tout au long de notre étude concernant le stress auquel sont soumis les acteurs d'un procès. Un des principaux besoins identifiés est celui d'avoir accès à des services de counseling pendant le procès, mais aussi après.
Voici donc ma question, madame Kamkar. Compte tenu de l'état actuel des choses, c'est-à-dire que les jurés ne sont pas autorisés à parler des délibérations ni pendant ni après le procès, qu'en est-il des services de counseling?
View Ron McKinnon Profile
Lib. (BC)
I guess I'm wondering about the legal constraints on people with regard to talking about what they're encountering. I guess they can't talk about the deliberations and they can't talk about the data. It's going to be hard to talk to a counsellor because they'll be talking around the issues they're dealing with. I'm wondering if they have enough scope in the current law to do what they need to do with counselling. If not, I'm wondering if you might be able to recommend any changes to the law.
I realize that's a big question.
Je me questionne en fait sur les contraintes d'ordre juridique imposées aux gens quant au fait de parler de ce qu'ils ont vécu. J'imagine qu'ils ne peuvent pas parler des délibérations ni des données. Ce sera difficile de parler à un intervenant parce qu'ils devront éviter de parler des enjeux avec lesquels ils doivent composer. Je me demande s'il y a une marge de manoeuvre suffisante dans la loi actuelle pour leur permettre de faire ce qu'ils doivent faire durant les séances de counseling. Dans la négative, j'aimerais savoir si vous pourriez nous recommander des changements à apporter à la loi.
Je comprends que c'est une grande question.
View Jati Sidhu Profile
Lib. (BC)
Thank you, Mr. Chair, and thank you both for being here and sharing your knowledge with us.
I have three questions on chemicals. As you know, the Government of Canada is currently consulting on how best to manage confidential business information under the chemicals management plan. The word “transparency” came up a couple of times. What are your thoughts on keeping the transparency, as well as the industry's protection of chemical information? Is there a balance between the two?
Merci, monsieur le président, et merci à vous deux d'être là et de nous communiquer vos connaissances.
J'ai trois questions sur les produits chimiques. Comme vous le savez, le gouvernement du Canada mène actuellement des consultations pour déterminer la meilleure façon de gérer les renseignements commerciaux confidentiels dans le cadre du Plan de gestion des produits chimiques. Le mot « transparence » a été mentionné deux ou trois fois. Quelles sont vos pensées sur le maintien de la transparence en plus de la protection des renseignements sur les produits chimiques de l'industrie? Y a-t-il un équilibre entre les deux?
View Jati Sidhu Profile
Lib. (BC)
Furthermore, the government has spoken potentially of aligning more with the U.S. Environmental Protection Agency when it comes down to reviewing confidentiality claims. Do you see how the EPA process compares to the Canadian process?
De plus, le gouvernement a parlé de la possibilité d'une harmonisation accrue avec la Environmental Protection Agency américaine lorsqu'il est question d'examen des demandes de confidentialité. D'après vous, de quelle façon le processus de l'EPA se compare-t-il au processus canadien?
View Ken Hardie Profile
Lib. (BC)
Obviously the concern will be about the expert hacker who manages to reconfigure a unit to do things basically outside the law.
For Transport Canada, although the safety, security, and privacy piece is a concern, you're more interested in these things showing up at airports, bumping into people, and all the rest of it. Some of our earlier witnesses were talking about performance-based standards that will shape the regulation. Is that the path you're going down as well, in terms of your own thoughts on regulations?
Évidemment, le souci vient du hacker expert capable de reconfigurer une unité pour faire des choses interdites par la loi.
Du côté de Transports Canada, même si les questions de sûreté, de sécurité et de confidentialité sont un sujet de préoccupation, on s’intéresse davantage au risque que ces engins apparaissent dans les aéroports, percutent des gens et tout le reste. Certains de nos témoins précédents parlaient d’une réglementation reposant sur des normes basées sur les résultats. Est-ce la voie sur laquelle vous portent aussi vos propres réflexions sur la réglementation?
View Ken Hardie Profile
Lib. (BC)
Very good.
You mentioned that there are existing laws that apply to things like privacy breaches, etc. To your knowledge, have any charges been laid? Have you charged anyone for being a peeping Tom by drone?
Très bien.
Vous dites qu'il existe des lois concernant les atteintes à la vie privée, etc. À votre connaissance, des poursuites ont-elles été engagées? Avez-vous poursuivi quelqu'un pour voyeurisme au moyen de drone?
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Thank you.
This is my first time before this committee, and it's a pleasure to be here this morning. I look forward to some discussion after we present our opening remarks. Thank you for welcoming my departmental officials.
As you know, and as you've been studying, the Privacy Act is a quasi-constitutional law that affects almost all activities of government. It has not been substantially reformed since it came into force in 1983.
You might approach Privacy Act reform by asking two questions. First, does the act contain the right principles for Canada in the 21st century? Second, does it feature the right rules and mechanisms to put them into effect? My remarks will focus on how we can move Canada forward in answering these two questions.
When we think about reforming the 1983 Privacy Act, our first instinct may be to focus on the impacts of changes in technology. Those changes can seem dizzying. Big data finds unprecedented ways of harnessing information. The Internet of things promises to cover human environments in a web of coordinated sensors and processors. The growth of artificial intelligence brings new ways of solving complex problems, and with quantum computing on the more distant horizon, there is the possibility that in our lifetime we will see an explosion of processing power with effects we can only dimly imagine.
Speculation about technology is exciting. It can also be scary. It might provide the push for law reform, but it does not provide the direction. Instead, I want to talk with you about two unchanging landmarks from which we can take our bearings for the review of the Privacy Act. They are trust and connection.
When you look at strong communities, democratic institutions, and functioning markets, one thing is clear. When people connect through relationships and networks based on trust, they can achieve great things, and great things should be in store for Canada. We are poised to be an open, secure, inclusive, prosperous, creative, and democratic information society. I am proud to be part of a government that is working on these goals.
To achieve them, Canadians need to connect with each other, with civil organizations, and with other democratic institutions. To connect, we need to be able to trust. When we connect with government online to seek information or a service, we need to be able to trust that the information we supply will be treated reasonably and respectfully, according to the law. We need to know that we can trust the connected systems that allow us to travel, communicate, enjoy safe food, and receive government benefits. We need to be able to trust that connecting with government will never make us vulnerable to manipulation or unjustified intrusions on our privacy.
Because ours is a democracy in which we collectively set rules for governments, we need to understand what governments do with information about us. The Privacy Act sets a basic framework for the protection of privacy in Canadians' relationships with government.
I agree with successive privacy commissioners, academics, organizations, parliamentarians, and Canadians who say that this basic framework in the Privacy Act is long overdue for a thorough review. That is why I have asked my officials in the Department of Justice to lead concentrated work, alongside other departments, towards modernizing the act.
The way I see it, privacy is not a drag on government institutions that are trying to achieve other important goals. Instead, privacy is a social good that makes all our collective projects better and more likely to succeed. Our government understands this.
The mandate letter handed to me by the Prime Minister asks me to ensure that our government's policy goals can be achieved with the least possible interference with the rights and privacy of Canadians. I will work closely with my colleague, the President of the Treasury Board, who is responsible for the way the act is implemented across government. I will also work closely with my other colleagues whose portfolios use personal information as they serve Canadians. I hope to continue what this committee has started by connecting with Canadians of all groups and generations as we review the Privacy Act.
In your study, I encourage you to tackle some of the tough questions, always focusing on connections based on trust. For example, how should the act, which was designed to be technologically neutral, take account of the changes in technology? How can the act also serve us amid global, federal, provincial, and territorial flows of information in the service of important Canadian projects? How could the principles in the act guide government innovations to find new ways to serve Canadians better?
I think these questions are worthy of your committee's study. Eminent witnesses have appeared before you, such as the Privacy Commissioner, professional organizations, officials from other jurisdictions, government representatives, and accomplished academics. You are well equipped to influence the government's review of the Privacy Act and to effect the development of the law.
I encourage you not only to make recommendations but also to state considerations, questions, and areas for further study. I very much look forward to the results of your deliberations and your excellent—I'm assuming—report that's going to come forward and inform the work I'm undertaking.
Thank you, Mr. Chair.
Merci.
C'est la première fois que je me retrouve devant ce comité et c'est un plaisir pour moi d'être ici ce matin. J'ai hâte d'échanger après que nous ayons présenté nos observations préliminaires. Je vous remercie d'accueillir les fonctionnaires de mon ministère.
Comme vous le savez, et comme vous l'avez étudié, la Loi sur la protection des renseignements personnels est une loi quasi constitutionnelle qui affecte presque toutes les activités du gouvernement. Elle n'a pas été réformée de façon substantielle depuis son entrée en vigueur en 1983.
Vous pourriez aborder la réforme de la Loi sur la protection des renseignements personnels en posant deux questions. Premièrement, est-ce que le la loi contient les bons principes pour le Canada au XXIe siècle? Deuxièmement, est-ce qu'elle contient les bons règlements et mécanismes pour les mettre en application? Mes observations porteront surtout sur la façon dont nous pouvons faire avancer le Canada en répondant à ces deux questions.
Quand on envisage de réformer la Loi sur la protection des renseignements personnels qui date de 1983, notre premier réflexe pourrait être de nous concentrer sur les impacts des changements technologiques. Ces changements peuvent paraître étourdissants. Les métadonnées trouvent plus que jamais des façons d'exploiter les informations. L'Internet des objets promet d'englober les environnements humains dans un réseau coordonné de capteurs et de processeurs. La croissance de l'intelligence artificielle apporte de nouvelles façons de résoudre des problèmes complexes et, avec l'informatique quantique à l'horizon, il est possible que nous voyions, au cours de notre vie, une explosion de la puissance de traitement avec des résultats que nous pouvons à peine imaginer.
La spéculation à propos de la technologie est excitante. Elle peut également être terrifiante. Elle pourrait nous pousser vers une réforme de la loi, mais elle ne nous donne pas la direction à suivre. Au lieu de cela, je veux discuter avec vous de deux pôles qui demeurent inchangés sur lesquels nous pouvons orienter notre examen de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Ceux-ci sont la confiance et la mise en relation.
Quand nous observons les collectivités fortes, les institutions démocratiques et les marchés qui fonctionnent, une chose est claire. Quand les gens tissent des liens à travers des relations et des réseaux basés sur la confiance, ils accomplissent de grandes choses, et le Canada devrait avoir de grandes choses à offrir en réserve. Nous sommes prêts à être une société d'information ouverte, sûre, inclusive, prospère, créative et démocratique. Je suis fière de faire partie d'un gouvernement qui travaille en fonction de ces objectifs.
Pour les atteindre, les Canadiens doivent échanger les uns avec les autres, avec les sociétés civiles et avec les autres institutions démocratiques. Pour échanger, ils doivent être en mesure de faire confiance. Quand nous communiquons en ligne avec le gouvernement pour trouver des informations ou un service, nous devons avoir l'assurance que les renseignements que nous transmettons seront traités de façon raisonnable et respectueuse, selon la loi. Nous devons pouvoir faire confiance aux systèmes qui nous permettent de voyager, de communiquer, d'acheter de la nourriture et de recevoir des prestations gouvernementales. Nous devons pouvoir avoir l'assurance qu'échanger des informations avec le gouvernement ne nous rendra jamais vulnérable à la manipulation ou à de l'ingérence dans notre vie privée.
Parce que nous vivons dans une démocratie au sein de laquelle nous établissons collectivement des règles pour nos gouvernements, nous devons comprendre ce que les gouvernements font avec les renseignements qui nous concernent. La Loi sur la protection des renseignements personnels établit des bases pour la protection de la vie privée des Canadiens dans leurs relations avec le gouvernement.
Je suis d'accord avec les commissaires à la protection de la vie privée successifs, les universitaires, les organisations, les parlementaires et les Canadiens qui affirment qu'une révision du cadre de la Loi sur la protection des renseignements personnels aurait dû être effectuée depuis longtemps. C'est pourquoi j'ai demandé aux fonctionnaires du ministère de la Justice de mener des travaux orientés, avec les autres ministères, vers une modernisation de la loi.
Selon mon point de vue, la vie privée n'est pas un boulet pour les institutions gouvernementales qui tentent d'atteindre d'autres objectifs importants. Au lieu de cela, la vie privée est un bien social qui rend nos projets collectifs meilleurs et plus susceptibles de générer les résultats voulus. Notre gouvernement le comprend.
Dans sa lettre de mandat, le premier ministre me demande de veiller à ce que les objectifs de notre gouvernement soient atteints moyennant le moins d'interférence possible dans les droits et la vie privée des Canadiens. Je collaborerai de façon étroite avec mon collège, le président du Conseil du Trésor, qui est responsable de la façon dont la loi est mise en application à l'échelle du gouvernement. Je collaborerai également de façon étroite avec mes autres collègues dont les portefeuilles doivent accéder aux renseignements personnels des Canadiens pour les servir. J'espère pouvoir poursuivre ce que ce comité a entamé, en échangeant avec des Canadiens de tous les groupes et de toutes les générations, pendant que nous examinons la Loi sur la protection des renseignements personnels.
Dans votre étude, je vous encourage à vous attaquer aux questions difficiles, en vous concentrant toujours sur les échanges fondés sur la confiance. Par exemple, comment la loi, qui a été conçue pour être technologiquement neutre, devrait-elle tenir compte des changements technologiques? Comment la loi peut-elle également nous servir au milieu de la circulation mondiale, fédérale, provinciale et territoriale de l'information, au service d'importants projets canadiens. Comment ces principes de la loi pourraient-ils guider les innovations du gouvernement pour trouver de nouvelles façons de mieux servir les Canadiens?
Je crois que ces questions méritent d'être étudiées par votre comité. D'éminents témoins tels que le commissaire à la protection de la vie privée, des organisations professionnelles, des fonctionnaires d'autres juridictions, des représentants du gouvernement et des universitaires accomplis ont défilé devant vous. Vous avez ce qu'il faut pour influencer l'examen de la Loi sur la protection des renseignements personnels par le gouvernement et pour effectuer le développement de la loi.
Je vous encourage non seulement à émettre des recommandations, mais aussi à souligner vos considérations, vos questionnements, ainsi que les aspects qui méritent un examen plus approfondi. J'ai très hâte de prendre connaissance des résultats de vos délibérations et, je présume, de votre excellent rapport qui viendra façonner mes propres travaux.
Merci, monsieur le président.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Maybe I can speak to that initially.
In terms of looking at the Privacy Act and in terms of potential law reform, I see great value in engaging with a whole host of individuals, including the Privacy Commissioner. I have had the opportunity to meet with him already on a number of occasions. I see value in continuing to do that throughout the course of our studies and investigations into what potentially could be most appropriate in terms of reform.
Likewise, I see tremendous value in receiving the report from this committee. We'll consider that in depth. As I said, I've already instructed my officials to start to do substantive studies around potential areas of law reform, and then further, at the end, included within this process, to do a substantive review of the Privacy Act as it is right now with an eye to modernization, to ensure that we engage with Canadians. It's my intention to do so in a substantive way.
Je pourrais peut-être d'abord vous en parler.
Pour examiner la Loi sur la protection des renseignements personnels et en ce qui concerne une potentielle réforme de la loi, rencontrer une foule de personnes, dont le commissaire à la protection de la vie privée, est un atout précieux. J'ai déjà eu l'occasion de rencontrer celui-ci à plusieurs reprises. Je juge utile de continuer à le faire tout au long de nos études et de nos investigations au sujet de ce qui serait le plus approprié en matière de réforme.
J'attache également une valeur inestimable au rapport de votre comité. Nous considérerons cela en profondeur. Comme je l'ai mentionné, j'ai déjà demandé à mes fonctionnaires d'entamer des études de fond sur les aspects potentiels d'une réforme de la loi qui sont inclus dans ce processus, puis d'autres à la fin, dans le but d'effectuer un examen approfondi de l'état actuel de la Loi sur la protection des renseignements personnels en vue d'une modernisation, afin de nous assurer que nous consultons les Canadiens. J'ai l'intention de le faire de manière substantielle.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
I will underscore what my colleague has said. I think the role that the Privacy Commissioner can play in and around education is incredibly important. I believe that one of the recommendations was to bolster that education role so that individuals can have a substantive understanding with respect to their rights and as they relate to our institutions of government. I think it's an important role that should be considered in a concrete way.
J'abonde dans le même sens que mon collègue. Je crois que le rôle pouvant être joué par le commissaire à la protection de la vie privée peut être très important dans un contexte éducatif. Je crois que l'une de recommandations était de renforcer ce rôle éducatif afin que les personnes puissent avoir une compréhension approfondie de leurs droits en ce qui concerne les institutions gouvernementales. Il s'agit selon moi d'un rôle important qui devrait être considéré de façon concrète.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
My colleague can speak to considerations with respect to the Information Commissioner, but again, I do recognize some of the recommendations that the Privacy Commissioner has put forward, certainly on the importance of the role that he plays in and around education and the international work he undertakes in terms of reviewing what's happening in other jurisdictions. Having said that, I again recognize that he has made some recommendations in terms of additional powers.
I certainly am open to your deliberations and considerations therein. A movement toward additional enforcement powers for the commissioner would be a fairly dramatic change in terms of the legislation, but it's not one that certainly wouldn't be something to consider as you deliberate and study. Certainly, my officials are looking at that as well.
Mon collègue peut parler des aspects qui concernent la commissaire à l'information, mais je reconnais encore une fois les recommandations émises par le commissaire à la protection de la vie privée, particulièrement en ce qui a trait à l'importance du rôle qu'il occupe dans un contexte éducatif et au travail qu'il fait, à l'international, afin d'examiner ce qui se passe dans les autres juridictions. Cela dit, je reconnais à nouveau qu'il a émis certaines recommandations en matière de pouvoirs supplémentaires.
Je suis certainement ouverte à vos délibérations et à vos considérations à cet égard. Accorder davantage de pouvoirs au commissaire serait un changement assez radical en matière de législation, mais cette possibilité ne devrait certes pas être écartée au cours de vos délibérations et de votre étude. Mes fonctionnaires étudient également la question.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Thank you for that question.
I agree with my colleague. Universal access is something that has been discussed, and recommendations have been made. Certainly, there's the general principle—and I acknowledge the general principle—that individuals should be able to understand and know what information government institutions have on them, subject to some strict exceptions. From my understanding, in terms of the discussion that has been had around this, there is a resource consideration that needs to be taken into account. We would be very open to and welcoming of the feedback you might have in this regard.
Merci pour cette question.
Je suis d'accord avec mon collègue. On a débattu de l'accès universel et des recommandations ont été faites. Certes, il y a le principe général — que je partage — que les individus doivent être en mesure de comprendre et de savoir quelles informations les institutions gouvernementales ont sur eux, sous réserve de certaines exceptions strictes. Les débats sur la question ont montré, il me semble, qu’il y a une question de ressources dont il faut tenir compte. Nous attendons avec beaucoup d’intérêt et d’ouverture d’esprit les suggestions que vous pourriez avoir à cet égard.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
It definitely is a good question. In my opening remarks, I was speaking about how quickly technology advances. This is certainly something that you could delve into more deeply and have a discussion on. We would welcome that discussion from this committee. As introduced back in 1983, the Privacy Act was intended to be technologically neutral so as to account for the rapid changes that occur over time, with the Privacy Act setting the broad framework for the relationship between government institutions and individuals concerning their information.
Again, we'd be very open to and welcoming of any suggestions or guidance in that regard.
C'est certainement une bonne question. Dans mes remarques préliminaires, je parlais de la rapidité du progrès technologique. C'est sans aucun doute un sujet qui mérite un examen et un débat plus approfondi de votre part. Nous serions ravis que votre comité s’y attaque. La Loi sur la protection des renseignements personnels, lors de son adoption en 1983, se voulait technologiquement neutre pour permettre la prise en compte des changements rapides incessants, se contentant d’établir le cadre général des relations entre les institutions gouvernementales et les particuliers.
Encore une fois, nous serions très ouverts à toutes suggestions ou conseils à cet égard.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Sure. I wish I could give you a timeline, but recognizing that the act hasn't been updated for 30 years, I certainly think we all can appreciate the necessity of taking the time to ensure that we're doing a substantive review, certainly of the reports. As I've said, my officials are undertaking that substantive review. There is a working group that has been put in place.
Recognizing the mandate letter that I have from the Prime Minister, I will ensure that we've appropriately engaged with all stakeholders and Canadians and that we take account of the reports and recommendations from the Privacy Commissioner and move forward in a thoughtful and concentrated way to reform the act.
Sûr. J'aimerais pouvoir vous donner un échéancier, mais comme cela fait 30 ans que la loi n'a pas été actualisée, chacun peut comprendre qu’il faut prendre le temps de faire un examen approfondi, des rapports en tout cas. Comme je l'ai dit, mes fonctionnaires ont déjà entrepris cet examen approfondi. Un groupe de travail a été mis en place.
Conformément à la lettre de mandat que m’a adressée le premier ministre , je m'assurerai que toutes les parties prenantes et les Canadiens ont été consultés et que les rapports et les recommandations de la commissaire à la protection de la vie privée sont pris en compte et que l’on avance résolument et méthodiquement dans la voie de la réforme.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Thank you for the question.
Certainly, I recognize the judgment that came out with respect to CSIS and information. My department and the Minister of Public Safety take the judgment incredibly seriously, obviously have read it very closely, and will uphold the decision.
I work closely with the Minister of Public Safety in many different areas. I know that he has publicly spoken about this matter. I have the utmost confidence in him to ensure that he's working with CSIS to address what the judgment has said. He's gone so far as to speak to looking at the directives he has provided. Again, I will support him in that in any way. Our government is committed to ensuring that we are open and transparent.
Merci pour la question.
Je suis informé bien sûr du jugement qui a été rendu à l'égard du SCRS et de l'information. Mon ministère et le ministre de la Sécurité publique prennent ce jugement très au sérieux, l'ont évidemment lu de très près et veilleront à faire respecter cette décision.
Je travaille en étroite collaboration avec le ministre de la Sécurité publique dans nombre de domaines. Je sais qu'il a pris publiquement position là-dessus. J'ai pleinement confiance en lui et sais qu'il collaborera avec le SCRS pour veiller à la mise en oeuvre de ce jugement. Il n’a pas hésité à dire qu’il réexaminerait les directives qu'il a données. Encore une fois, je ferai tout pour l'appuyer. Notre gouvernement s'est engagé à faire en sorte que nous soyons ouverts et transparents.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Again, I guess I would acknowledge your questions and your probing for details, and certainly I would expect that you appreciate, like other Canadians, that we have taken the judgment incredibly seriously and are following up.
In terms of concrete steps, as I've said, I will continue to work with the Minister of Public Safety. He certainly has engaged with CSIS on this and is reviewing their activity and his direction, and that's in the broader context as well.
Leaving aside the potential law reform with respect to the Privacy Act, together we are engaged in a substantive and comprehensive review of our national security framework, and the discussions contained within the green paper that we put out have 10 items for discussion. I would encourage people to participate and be involved in that consultation and certainly—
Encore une fois, je comprends parfaitement que vous vous posiez des questions et cherchiez à obtenir des détails, tout comme vous et les Canadiens en général comprenez parfaitement, je suppose, que nous prenons ce jugement très au sérieux et veillons à ce qu’il soit suivi d’effet.
En ce qui concerne les mesures concrètes, comme je l'ai dit, je continuerai de travailler avec le ministre de la Sécurité publique. Il s’est attelé au problème avec le SCRS dont il examine les activités et les orientations, et cela dans un contexte plus large également.
Mis à part la réforme législative potentielle touchant la Loi sur la protection des renseignements personnels, nous menons ensemble un examen approfondi et complet de notre cadre de sécurité nationale et les discussions reprises dans notre livre vert comportent 10 rubriques. J'encourage les gens à participer à cette consultation et certainement…
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
—that would and could be brought up.
… cela pourra être abordé et le sera sans doute.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
In terms of what we're speaking about, of the Privacy Act being a general framework to oversee something on the order of 240 government institutions, I think this is definitely a conversation that we're having today and that we're going to continue to have, recognizing that this broad framework in terms of the Privacy Act covers security agencies as well. In the context of having discussions around the national security framework, I believe in that, and I would encourage individuals and parliamentarians to engage in that consultation and provide input with respect specifically to the national security review.
En ce qui concerne notre sujet, la Loi sur la protection des renseignements personnels étant un cadre général valable pour quelque 240 institutions gouvernementales, c'est bien sûr une question que nous posons aujourd'hui et que nous continuerons de nous poser puisque la Loi sur la protection des renseignements personnels constitue un cadre général qui couvre également les organismes de sécurité. Dans le contexte des discussions autour du cadre de la sécurité nationale, je crois en cela, et j'encourage les particuliers et les parlementaires à participer à cette consultation et à apporter leur contribution en ce qui concerne plus particulièrement l'examen de la sécurité nationale.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
My colleague has assisted in providing me with some of the words from the Minister of Public Safety in follow-up to the commissioner's comments and recommendations. He reminded ministers from 17 institutions that collect information under SCISA of their obligations relating to privacy impact assessments.
Mr. Daniel Blaikie: All right—
Mon collègue m'a aidé en me rapportant des fragments des propos du ministre de la Sécurité publique pour donner suite aux commentaires et aux recommandations du commissaire. Il a rappelé aux ministres de 17 institutions qui recueillent des informations au titre du LCISC quelles étaient leurs obligations en matière d'évaluation de l’incidence sur la vie privée.
M. Daniel Blaikie: D'accord...
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Maybe I could speak to that briefly and then hand it over to the Treasury Board president.
I know that this has been, as you've said, a recommendation coming from the commissioner. There are jurisdictions in the country that do have that necessity requirement: Alberta, Quebec, and Ontario. It's something that we're open to consideration and reflection on.
Peut-être pourrais-je en parler brièvement avant de céder la parole au président du Conseil du Trésor.
Je sais que, comme vous l'avez dit, c’est une recommandation du commissaire. Dans certaines juridictions du pays, ce critère de nécessité est déjà en place: je citerai l'Alberta, le Québec et l'Ontario. Nous sommes ouverts à cette possibilité et nous y réfléchissons.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Thank you for the question.
Certainly, I cannot speak with authority with respect to what was presented, but I understand that this is being dealt with in the context of the broader national security framework and is contained within the green paper that has been distributed. I would put it over into that discussion.
Merci pour la question.
Certes, ce n’est pas à moi qu’il appartient de trancher, mais la question se pose dans le cadre plus large de la sécurité nationale et elle est abordée dans le livre vert qui a été distribué. C’est dans ce cadre que je voudrais la resituer.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Again, this is the same answer that I provided the last time. These are discussions that will be had and that we have heard in and around the round tables we've been conducting. I support Minister Goodalein terms of these reviews, but in terms of the information sharing now, if it is with respect to different institutions, I would look to my colleague to speak to that.
Je ferai de nouveau la même réponse que la dernière fois. Ce sont des discussions qui auront lieu et qui ont eu lieu à l’occasion des tables rondes que nous avons menées. J'appuie le ministre Goodale au sujet de ces examens, mais pour ce qui est de l'échange d'information maintenant, si on parle des différentes institutions, je demanderai à mon collègue de prendre la parole.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
I'll just confer with the officials.
The Privacy Commissioner is undertaking that review already. In the end, in responding to all of your comments, I would recognize that substantive oversight is important in the different circumstances you were speaking about. How that is going to manifest or be addressed, and the recommendations that are going to be provided from this committee and others that we're engaging with in respect to the Privacy Act, are ongoing, and we will consider all options about how the rule of appropriate oversight can be bolstered.
Je voudrais juste consulter mes fonctionnaires.
Le commissaire à la protection de la vie privée entreprend déjà cet examen. En fin de compte, en réponse à tous vos commentaires, je dirais qu’une surveillance attentive est importante dans les différentes circonstances dont vous parlez. Comment cela se manifestera-t-il ou sera-t-il abordé de même que les recommandations qui seront présentées par ce comité et ceux que nous consultons en ce qui concerne la Loi sur la protection des renseignements personnels, tout cela est en cours et nous examinerons toutes les possibilités de renforcer cette règle d’une surveillance appropriée.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
I appreciate the question and your seeking clarification. I recognize that the questions have been relevant to the national security consultations that are taking place and to the green paper that has been issued in that regard. That consultation is continuing. Obviously, that's incredibly important, and I'm supporting Minister Brison in that regard.
With respect to the specific review of the Privacy Act and the broad framework in terms of our government institutions and their relationship with individuals and information, I would very much welcome a focus on that, leaving aside the consultations we're undertaking with respect to the national security framework.
J'apprécie la question et votre demande d’éclaircissements. Je reconnais que les questions concernaient les consultations en cours sur la sécurité nationale et le livre vert qui a été publié à cet égard. Ces consultations se poursuivent. Évidemment, c'est incroyablement important, et j'appuie le ministre Brison à cet égard.
En ce qui concerne plus particulièrement l'examen de la Loi sur la protection des renseignements personnels et le cadre général en ce qui a trait aux institutions gouvernementales et à leurs rapports avec les particuliers et l'information, je souhaite vivement que l’on mette l'accent là-dessus en laissant de côté les consultations concernant le cadre de sécurité nationale.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Just generally, I can speak to that. Certainly, I am open to that recommendation from the commissioner in terms of considerations around law reform, but I would look to the president to speak about how that works right now in terms of policies between different institutions and reporting.
Je veux bien en parler, en termes généraux. Je suis certainement ouverte à cette recommandation du commissaire pour ce qui est des considérations relatives à la réforme du droit, mais j'aimerais que le président nous dise comment cela fonctionne actuellement en ce qui concerne les politiques entre les différentes institutions et les rapports.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
I appreciate the question and the comments.
Certainly, I think that in looking broadly at the review of the Privacy Act and reflecting on some of the comments I made in my opening remarks, the integrity of the Privacy Act and the review we're undertaking is dependent on, and wants to bolster, the trust that personal information data will be held in a secure manner, and that where there are breaches of the act, there is consideration of the appropriate remedies.
I'm certainly open to.... Again, not to sound like a broken record, but we really are at the investigative stage in understanding what's available in terms of the overview, renewal, and modernization of the Privacy Act as to what would be most appropriate. I'm very happy to receive feedback in that regard. To underline that, I think we need to ensure that individuals have trust that the governing institutions are appropriately managing and securing the data they acquire and have vis-à-vis the individuals.
J'apprécie la question et les commentaires.
De façon générale, l'examen de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les commentaires que j'ai faits dans mes observations préliminaires, montrent, je crois, que nous nous efforçons de garantir que les renseignements personnels seront détenus de façon sécuritaire et que, en cas de violation de la loi, les recours appropriés seront pris en considération.
Je suis certainement ouverte à ... Encore une fois, je ne voudrais pas donner l’impression d’un disque rayé, mais nous en sommes vraiment à l'étape de l'enquête pour comprendre ce qui peut être fait pour retoucher, rénover et moderniser la Loi sur la protection des renseignements personnels. Je serais très heureuse d’avoir vos commentaires à ce sujet. Je tiens à souligner que nous devons faire en sorte que les gens aient confiance que les institutions responsables gèrent et sécurisent convenablement les données qu'elles acquièrent et conservent vis-à-vis des individus.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Again, I would recognize that we're looking to do a substantive review of the Privacy Act as a broad framework as it relates to all of the governing institutions. I know that discussions around metadata are occurring within the national security consultations.
We're looking at the Privacy Act and managing the potential reform that we're going to undertake to keep it applicable to all of the governing institutions. Having it become specific to individuals, whether it's with security agencies or otherwise, would be challenging when looking at that broad framework.
Je répéterai simplement que nous allons procéder à un examen approfondi de la Loi sur la protection des renseignements personnels en tant que cadre général couvrant tous les organismes gouvernementaux. Je sais que les métadonnées font l’objet de discussions dans le cadre des consultations sur la sécurité nationale.
Nous examinons la Loi sur la protection des renseignements personnels et veillerons à ce que la réforme soit applicable à tous les organismes gouvernementaux. Faire qu’elle puisse s’appliquer aux particuliers, qu'il s'agisse d'agences de sécurité ou autres, représenterait un défi au niveau de l’examen de ce cadre général.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
I guess this is the challenge of ever-evolving and changing technology and identification.
C'est le défi de l'évolution constante de la technologie et de l'identification, j'imagine.
View Jody Wilson-Raybould Profile
Ind. (BC)
Thank you, Mr. Chair.
Thank you to the members of the committee, many of whom look a bit tanned. I appreciate that it's summer. I'd like to thank everyone for convening today in August. I recognize that it's summer and that this means you're being pulled away from your ridings and perhaps some personal plans, but I greatly appreciate the opportunity to be able to speak with all of you about the government's approach to the Supreme Court of Canada appointment process, the new selection process that we outlined on August 2.
As you know, the Honourable Justice Thomas Cromwell will be retiring on September 1, 2016, creating a vacancy that we are aiming to fill in this court's fall session. As stated in my mandate letter, the Government of Canada is committed to a Supreme Court of Canada appointments process that is transparent, inclusive, and accountable to Canadians, includes engagements with all parties of the House of Commons as well as consultation with all relevant stakeholders, and ensures that those appointed to the court are functionally bilingual.
My aim today is twofold: first, to outline the new process to you, detailing how it encompasses these and other fundamental values; and second, to hopefully hear the committee's views and perspectives, given your experience and expertise.
Before continuing, I want to emphasize the great sense of responsibility with which our government approaches the Supreme Court of Canada appointment process. This committee knows well that the Supreme Court is an essential pillar of Canada's constitutional architecture. As the final court of appeal on all legal questions, including constitutional questions, the Supreme Court plays a pivotal role in promoting respect for fundamental rights and the rule of law. The way we select judges to the Supreme Court is therefore of the utmost importance. Enhancing the credibility of the appointment process will bolster Canadians' confidence in this fundamental institution.
The appointment of a Supreme Court of Canada justice is one of the most important decisions the Prime Minister makes. The top court's decisions affect us all. They influence our economy, our cultural mores, and our definition of individual and collective rights and responsibilities. Throughout our history, we have most often found and been served by the very best within our legal community, but the process used to appoint Supreme Court justices is opaque, outdated, and in need of an overhaul. We believe Canadians deserve consistent, rigorous processes that are transparent and inclusive and that set a high standard for accountability.
I wish now to briefly describe how these three important values—transparency, inclusiveness, and accountability—play out in the new selection process. I will then note two other factors that are equally crucial, namely, the need to safeguard judicial independence and the desire to identify jurists of the highest calibre who represent the diversity of our country.
A transparent process is one that is clear, open, and easily understood. This requires a clear public explanation of how the process is to operate. We have therefore provided not just a detailed description of the various steps in the process but also information, such as the criteria used to assess candidates and the identity of those doing the assessment. Last week we posted this information online so that Canadians can know and understand how and on what basis the next justice will be selected. My appearance before you today is another important part of this effort to publicly explain the process and to ensure that it is clear to all.
Transparency is also a prerequisite to accountability. If the process and the criteria for decision-making are not publicly known, it is difficult to hold decision-makers to account for the exercise of their responsibilities. As such, this process is designed to be open, transparent, and based on established and publicly available criteria. As I will make clear later in my remarks, you, as members of the justice and human rights committee, will play a crucial role in holding the government to account, both for its selected nominee and for its adherence to an established process.
An inclusive process is one that ensures that the widest range of candidates from the broadest variety of backgrounds is available for selection. It is a process characterized by outreach and engagement. The goal of inclusivity must be reflected in matters such as the manner in which the initial list of candidates is generated. Further, an inclusive process avoids criteria or procedures that can hinder individuals from traditionally under-represented groups from receiving fair and equal consideration in the process.
A further value is the need to safeguard judicial independence, a requirement flowing from the Constitution itself. Judges must be, and be seen to be, fair, impartial, and open-minded, and not beholden to any particular group or interest. Supreme Court justices must in no way be seen to be indebted to or dependent on those who selected or appointed them. The role of an independent, non-partisan advisory board, which I will describe shortly, advances this principle.
Further, the selection process must safeguard the integrity of the Supreme Court and the judiciary in general in order to maintain public confidence. Care must be taken to avoid a process that inadvertently undermines the judiciary as an institution or the reputation of individual judges. This requires, for example, that the confidentiality of applicants be respected and preserved by all those involved in the process. The selection process must be designed to identify individuals with the highest degree of professional excellence and personal suitability. Assessments of candidates must be based on objective criteria that set out the professional capabilities and personal qualities needed to serve effectively as a justice of the Supreme Court of Canada. To this end, consultations and decisions at all stages of the selection process will be guided by assessment criteria that have been published on the website of the Office of the Commissioner for Federal Judicial Affairs, criteria that I will review later in my remarks.
Canadian society is rich in diversity, and this has important consequences for the selection process. Justices of the Supreme Court of Canada must be able to adjudicate complex legal questions affecting those with a wide variety of experiences, backgrounds, and perspectives. For this reason, one of the assessment criteria is the ability to appreciate a diversity of views, perspectives, and life experiences, including those related to groups historically disadvantaged in Canadian society.
Diversity within the Supreme Court itself is important for two main reasons: first, bringing together individuals with various perspectives and life experiences enriches the collegial decision-making process of the court; second, a Supreme Court that reflects the diversity of the society it serves enhances public confidence in the court. The assessment criteria therefore require that candidates be considered with a view towards ensuring that members of the Supreme Court are reasonably reflective of the diversity of Canadian society.
The selection process that I will now describe is designed to concretely embody these values and objectives.
At the heart of the process is an independent, non-partisan advisory board tasked with identifying suitable candidates for appointment.
The seven-member board is chaired by former Prime Minister Kim Campbell, also a former justice minister and Canadian consul general, and currently the founding principal of the Peter Lougheed college at the University of Alberta.
The board also includes four members nominated by independent professional organizations. These are Richard J. Scott, former chief justice of the Manitoba Court of Appeal and currently counsel in a Winnipeg law firm, nominated by the Canadian Judicial Council; Susan Ursel, a senior partner with a Toronto law firm, who also provides legal research support to Envisioning Global LGBT Human Rights, nominated by the Canadian Bar Association; Jeff Hirsch, president of the Federation of Law Societies of Canada and partner in a Winnipeg law firm, nominated by the Federation of Law Societies; and Camille Cameron, dean of the Schulich School of Law at Dalhousie University and president of the Canadian Council of Law Deans, nominated by the Canadian Council of Law Deans.
The advisory board also includes two government-appointed non-lawyers chosen for their outstanding community leadership and involvement: Stephen Kakfwi, former premier of the Northwest Territories and president of the Dene Nation, currently working to improve the recognition and realities of aboriginal peoples within Canada; and Lili-Anna Pereša, president and executive director of Centraide of Greater Montreal.
We believe that the involvement of respected stakeholder organizations is important to ensuring the objectivity and independence of the process. Representation from the legal community on the advisory board provides critical input into assessing the professional qualifications of candidates. The lay members provide valuable input and help bring diversity of views to the advisory board's deliberations.
Unlike earlier processes, the advisory board will not take as its starting point an initial list of candidates proposed by the government, but it will consider individuals who have submitted their candidacies through an open application process. The open nature of this process is unprecedented. To ensure as broad and diverse a pool of candidates as possible, the advisory board may also proactively encourage outstanding candidates to apply. For the public who may be watching, I encourage you to identify qualified candidates and encourage them to put their names forward. I will continue to repeat that message in all different forums.
The application process will be open to Canadians from across the country. The government is mindful of the important custom of regional representation, and it values the importance of regional diversity on the court. The Prime Minister has specifically asked the advisory board to provide a list of three to five qualified and functionally bilingual candidates, and that includes candidates from Atlantic Canada. In making that selection, he has asked that the board consider the custom of regional representation on the court.
In assessing candidates, the advisory board will be guided by assessment criteria that have been made public and by our government's commitment to ensure that the Supreme Court nominees are functionally bilingual. As part of the assessment process, the advisory board will consult with the Chief Justice of Canada and any key stakeholders that the members consider appropriate. I expect the board's consultations to be wide and all-encompassing.
While the objectives of openness and transparency will inform all steps of the process, current aspects of the process, such as the deliberations of the advisory board, will remain confidential. This protects the privacy interests of candidates and allows for full and frank discussion of all candidates.
To promote transparency, the advisory board will provide a report to the Prime Minister within one month of a vacancy being filled, outlining information about the process, including statistics related to applications received, the manner in which the board executed its mandate, and the costs associated with the process. This report, which must be made public, may also contain recommendations to improve the process.
Upon concluding its assessment, the advisory board will submit a short list of three to five candidates for the Prime Minister's consideration and will include an explanation as to how these individuals meet the statutory requirements and the assessment criteria. All candidates on the short list must be functionally bilingual, as confirmed through an objective assessment administered by the Office of the Commissioner for Federal Judicial Affairs.
I will then consult on the short list of candidates with the Chief Justice of Canada, relevant provincial and territorial Attorneys General, cabinet colleagues, and opposition critics, as well as members of this committee and the Standing Senate Committee on Legal and Constitutional Affairs. The purposes of my consultations on this short list will be to develop my recommendation to the Prime Minister as to who the government's choice should be. The Prime Minister and I anticipate that choosing from a list of eminently qualified jurists will be a difficult and humbling task, and we will greatly value your views.
After the Prime Minister announces the government's nominee, I will appear with the chairperson of the advisory board before this committee to explain how the process unfolded and how our nominee meets the assessment criteria. The main purpose will be to allow you, as parliamentarians, to hold the government to account for the manner in which the nominee has been selected. There will be a week between the announcement of the nominee and the hearing in order to give committee members time to prepare.
In addition to this hearing, the nominee will take part in a question-and-answer session moderated by a law professor, with members of this committee, the Standing Senate Committee on Legal and Constitutional Affairs, and representatives from the Bloc Québécois and the Green Party. The Prime Minister will review and consider any views of the committee prior to making his final selection.
Before concluding, I would like to briefly discuss the assessment criteria that will guide all decisions throughout this process.
The assessment criteria relate to the skills, experience, and qualities candidates need to excel. The criteria also relate to the institutional needs of the Supreme Court. As I noted earlier, these criteria have been published on the website of the Office of the Commissioner for Federal Judicial Affairs. I encourage you to visit this website, given that the document in which the criteria are set out sets out the rationale for why each criterion has been included.
Candidates will be assessed based on the following personal skills and experience: demonstrated superior knowledge of the law; superior analytical skills; ability to resolve complex legal problems; awareness of, and the ability to synthesize information about, the social context in which legal disputes arise; clarity of thought, particularly as demonstrated through written expression; the ability to work under significant time pressures requiring diligent review of voluminous materials in any area of law; and a commitment to public service.
Applicants will also be assessed on the following personal qualities: irreproachable personal and professional integrity; respect and consideration for others; the ability to appreciate a diversity of views, perspectives, and life experiences, including those relating to historically disadvantaged groups in Canadian society; moral courage; discretion; and open-mindedness.
Finally, in carrying out their assessments, the advisory board will consider the following institutional needs of the court: ensuring a reasonable balance between public and private law enterprise, bearing in mind the historic patterns of distribution between those areas in Supreme Court appeals; expertise in any specific subject matter that regularly features in appeals and is currently under-represented on the court; and ensuring that members of the Supreme Court are reasonably reflective of the diversity of Canadian society.
The government is confident that in the application process, these assessment criteria will lead to the identification of outstanding candidates for our highest court.
In conclusion, I wish to again thank you for coming here and convening today on this matter that is of the utmost importance to Canadians. I look forward to appearing before you again on the same matter. Certainly, Mr. Chair, I would be happy to take questions, and further to that I would be happy to hear any perspectives or contributions that the members care to provide.
Thank you.
Merci, monsieur le président.
Merci aux membres du comité. Je constate que bon nombre d'entre eux ont pris quelques couleurs. Je sais que nous sommes en été. Je vous remercie tous d'être venus aujourd'hui au mois d'août. Je sais que nous sommes en été, ce qui veut dire que vous êtes revenus de vos circonscriptions, que vous avez peut-être modifié des projets personnels, mais j'apprécie énormément la possibilité de vous parler de l'approche qu'a adoptée le gouvernement au processus de nomination des juges de la Cour suprême du Canada, le nouveau processus que nous avons exposé le 2 août.
Comme vous le savez, l'honorable juge Thomas Cromwell va prendre sa retraite le 1er septembre 2016, ce qui créera un poste vacant que nous aimerions combler au cours de la session d'automne de la Cour. Comme cela est mentionné dans ma lettre de mandat, le gouvernement du Canada a décidé que le processus de nomination des juges de la Cour suprême du Canada sera transparent, inclusif et axé sur la reddition de comptes aux Canadiens; ce processus prévoit la participation de tous les partis qui siègent à la Chambre des communes ainsi que la consultation de tous les intervenants concernés, et il exigera que les personnes nommées à ce tribunal soient effectivement bilingues.
Mon but aujourd'hui est double: premièrement, vous décrire le nouveau processus, en montrant comment il s'inspire de ces valeurs et d'autres valeurs fondamentales et, deuxièmement, prendre connaissance des opinions et des points de vue des membres du comité, compte tenu de leur expérience et de leur expertise.
Avant de poursuivre, je tiens à insister sur le fait que notre gouvernement aborde le processus de nomination à la Cour suprême du Canada en étant très conscient des responsabilités qui lui incombent. Le comité sait fort bien que la Cour suprême est un pilier essentiel de l'architecture constitutionnelle du Canada. À titre de tribunal de dernier ressort sur toutes les questions juridiques, y compris sur les questions constitutionnelles, la Cour suprême joue un rôle essentiel dans la défense et la promotion des droits fondamentaux et de la suprématie de la loi. C'est pourquoi la façon dont nous choisissons les juges de la Cour suprême revêt une importance extrême. En renforçant la crédibilité du processus de nomination, nous amènerons les Canadiens à respecter encore davantage cette institution fondamentale.
La nomination d'un juge à la Cour suprême du Canada est une des décisions les plus importantes que prend le premier ministre. Les arrêts de ce tribunal suprême nous touchent tous. Ils influencent notre économie, nos valeurs culturelles et notre définition des droits et responsabilités collectifs et individuels. Tout au cours de notre histoire, nous avons, la plupart du temps, réussi à obtenir les services d'éminents juristes qui nous ont fourni d'excellents services, mais le processus utilisé pour nommer les juges à la Cour suprême est opaque, désuet et il doit être révisé. Nous croyons que les Canadiens méritent que soit mis sur pied un processus cohérent et rigoureux qui soit transparent et inclusif et qui reflète des normes élevées en matière de reddition de comptes.
Je vais maintenant décrire brièvement comment s'articulent ces trois valeurs importantes — transparence, inclusivité et reddition de comptes — dans le cadre du nouveau processus de sélection. Je mentionnerai ensuite deux autres facteurs qui jouent un rôle tout aussi important, à savoir la nécessité de préserver l'indépendance de la magistrature et le souci de trouver des juristes éminents qui soient à l'image de la diversité de notre pays.
Un processus transparent est un processus qui est clair, ouvert et facile à comprendre. Son fonctionnement doit donc être clairement expliqué au public. C'est pourquoi nous n'avons pas seulement fourni une description détaillée des diverses étapes du processus, mais également de l'information, notamment sur les critères utilisés pour évaluer les candidats et sur l'identité des personnes chargées de le faire. La semaine dernière, nous avons affiché cette information en ligne pour que les Canadiens puissent prendre connaissance de la façon dont le prochain juge sera choisi et pour qu'ils comprennent le processus suivi. Je comparais devant vous aujourd'hui dans le cadre de cet important effort qui vise à expliquer à la population le processus et à faire en sorte qu'il soit clair pour tous.
La transparence est également un préalable à la reddition de comptes. Quand le processus et les critères utilisés pour prendre des décisions ne sont pas rendus publics, il est difficile de demander aux décideurs de rendre des comptes sur la façon dont ils ont exercé leurs attributions. C'est pourquoi le processus veut être ouvert, transparent et fondé sur des critères préétablis et accessibles au public. Comme je vais le préciser dans un instant dans mes remarques, vous, les membres du Comité de la justice et des droits de la personne, allez jouer un rôle essentiel pour amener le gouvernement à rendre des comptes, à la fois au sujet des candidats retenus et du respect du processus adopté.
Un processus inclusif permet à un vaste éventail de candidats, présentant une très grande diversité d'antécédents, d'être susceptibles d'être choisis. C'est un processus qui se caractérise par l'ouverture et la participation. L'inclusivité doit marquer certains éléments comme la façon dont la liste de présélection des candidats est établie. En outre, un processus inclusif évite de prévoir des procédures ou des critères qui risqueraient d'empêcher certaines personnes faisant partie de groupes traditionnellement sous-représentés d'être prises en compte en toute justice et équité.
Une autre valeur est celle de l'indépendance de la magistrature, un principe qui découle directement de la Constitution. Les juges doivent être, et sembler être, justes, impartiaux et ouverts d'esprit, ne pas être rattachés à des groupes ou à des intérêts particuliers. Les juges de la Cour suprême ne doivent jamais être perçus comme étant dépendants de ceux qui les ont choisis ou nommés, ni être redevables de quoi que ce soit envers ces personnes. Un comité consultatif, non partisan et indépendant, que je vais décrire dans un moment, respecte ce principe.
En outre, le processus de sélection doit, d'une façon générale, préserver l'intégrité de la Cour suprême et de la magistrature, de façon à préserver la confiance de la population dans cette institution. Il faut donc écarter tout processus qui risquerait, même de façon involontaire, de compromettre l'institution qu'est la magistrature ou la réputation de certains juges. Il faut, par exemple, que toutes les personnes qui participent au processus respectent le caractère confidentiel des renseignements touchant les candidats. Le processus de sélection doit être conçu de façon à pouvoir identifier les personnes qui possèdent des qualités personnelles et professionnelles exceptionnelles. Les candidats doivent être évalués en fonction de critères objectifs qui précisent les aptitudes professionnelles et les qualités personnelles nécessaires pour être juge à la Cour suprême du Canada. C'est dans ce but que les consultations et les décisions prises à chaque étape du processus de sélection seront encadrées par les critères de sélection qui ont été publiés sur le site Web du Commissariat à la magistrature fédérale, critères que je vais exposer plus tard dans mes commentaires.
La société canadienne présente une grande diversité, ce qui a des répercussions importantes sur le processus de sélection. Les juges de la Cour suprême du Canada doivent être capables de se prononcer sur des questions juridiques complexes touchant des personnes qui reflètent une grande diversité d'expériences, de formations et de points de vue. C'est pourquoi un des critères de sélection est la capacité de prendre en compte toute la diversité des points de vue, des perspectives et des expériences de vie, notamment celles qui concernent les groupes qui ont été historiquement désavantagés dans la société canadienne.
La diversité au sein de la Cour suprême est importante pour deux grandes raisons: premièrement, le fait de regrouper des personnes ayant différents points de vue et expériences de vie enrichit le processus décisionnel collégial de la Cour; deuxièmement, le fait que la Cour suprême soit à l'image diverse de la société ne peut que renforcer la confiance de la population dans ce tribunal. C'est pourquoi les critères de sélection exigent que les candidatures soient examinées en veillant à ce que les membres de la Cour suprême reflètent le plus possible la diversité de la société canadienne.
Le processus de sélection que je vais décrire maintenant a été conçu dans le dessein de refléter concrètement ces valeurs et ces objectifs.
Au coeur du processus, on trouve un comité consultatif, non partisan et indépendant qui est chargé d'identifier les candidats susceptibles d'être nommés.
Le comité composé de sept membres est présidé par Kim Campbell, ancienne première ministre, également ancienne ministre de la Justice et consule générale du Canada, et qui est aujourd'hui la directrice fondatrice du Peter Lougheed College à l'Université de l'Alberta.
Le comité comprend également quatre membres nommés par des organisations professionnelles indépendantes. Ce sont Richard J. Scott, ancien juge en chef de la Cour d'appel du Manitoba et à l'heure actuelle avocat dans un cabinet de Winnipeg, proposé par le Conseil canadien de la magistrature, Susan Ursel, associée principale dans un cabinet de Toronto et qui agit comme soutien à la recherche juridique pour le projet Envisioning Global LGBT Human Rights, proposée par l'Association du Barreau canadien, Jeff Hirsch, président de la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada et associé dans un cabinet d'avocats de Winnipeg, proposé par les Ordres professionnels de juristes du Canada, et Camille Cameron, doyenne de la Faculté de droit Schulich de l'Université Dalhousie et présidente du Conseil des doyens et des doyennes des facultés de droit du Canada, et proposée par ce Conseil.
Le comité consultatif comprend également deux personnes non juristes, nommées par le gouvernement, qui ont été choisies pour leur leadership et leurs activités communautaires extraordinaires: Stephen Kakfwi, ancien premier ministre des Territoires du Nord-Ouest et président de la Nation dénée, qui travaille actuellement à mieux faire reconnaître les réalités que vivent les populations autochtones au Canada et Lili-Anna Pereša, présidente et directrice générale du Centraide du Grand Montréal.
Nous estimons qu'il est important de prévoir la participation d'organismes intéressés et respectés de façon à assurer l'objectivité et l'indépendance du processus. Les représentants des milieux juridiques qui font partie du comité consultatif jouent un rôle essentiel dans l'évaluation des qualifications professionnelles des candidats. Les membres du comité non juristes apportent une contribution importante et des points de vue différents aux délibérations du comité consultatif.
À la différence des processus antérieurs, le comité consultatif ne va pas prendre comme point de départ une première liste de candidats proposés par le gouvernement; il va plutôt examiner le dossier des personnes qui auront soumis leur candidature lors d'un processus ouvert. Le caractère ouvert du processus est sans précédent. Le comité consultatif doit également inviter des candidats exceptionnels à présenter leur candidature de façon à constituer un bassin de candidats aussi large et diversifié que possible. J'invite les personnes qui nous regardent à songer à des candidats qualifiés et à les inviter à présenter leurs noms. Je continuerai à diffuser ce message dans toutes sortes d'instances.
Le processus de demandes sera ouvert à tous les Canadiens, quelle que soit leur région d'origine. Le gouvernement est très conscient de l'existence d'une coutume importante en matière de représentation régionale et il privilégie la diversité régionale au sein de la Cour. Le premier ministre a expressément demandé au comité consultatif de fournir une liste de trois à cinq candidats qualifiés et effectivement bilingues, notamment des candidats de la région de l'Atlantique. En procédant à cette sélection, il a invité le comité à prendre en compte la coutume favorisant la représentation régionale au sein de la Cour.
Le comité consultatif évaluera les candidats selon les critères d'évaluation qui ont été rendus publics et conformément à l'engagement qu'a pris notre gouvernement d'exiger que les candidats à la Cour suprême soient effectivement bilingues. Dans le cadre de ce processus d'évaluation, le comité consultatif consultera le juge en chef du Canada et ainsi que les intervenants clés qu'il estime appropriés. Je pense que le comité procédera à des consultations très larges et très diverses.
Les objectifs d'ouverture et de transparence vont se refléter à toutes les étapes du processus, mais certains aspects actuels du processus, comme les délibérations du comité consultatif, demeureront de nature confidentielle. Il s'agit de protéger le droit à la vie privée des candidats et de susciter des discussions franches et sincères avec tous les candidats.
Dans le but de favoriser la transparence, le comité consultatif remettra dans le mois suivant la nomination d'un juge, un rapport contenant des renseignements au sujet du processus, notamment les données statistiques concernant les demandes reçues, la façon dont le comité a rempli son mandat et les coûts associés au processus. Ce rapport sera rendu public et pourra également comprendre des recommandations sur les façons d'améliorer le processus.
Après avoir achevé l'évaluation des candidats, le comité consultatif transmettra une liste restreinte contenant trois à cinq candidats qui sera remise au premier ministre, accompagnée d'explications sur la façon dont ces personnes répondent aux exigences légales et aux critères d'évaluation. Tous les candidats figurant sur la liste restreinte devront être effectivement bilingues, conformément à l'évaluation objective qu'aura effectuée le Commissariat à la magistrature fédérale.
J'examinerai ensuite la liste restreinte des candidats avec le juge en chef du Canada, avec les procureurs généraux territoriaux et provinciaux concernés, avec mes collègues du cabinet et les porte-parole de l'opposition, ainsi qu'avec les membres de votre comité et du Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles. Ces consultations au sujet de la liste restreinte me permettront de formuler des recommandations au premier ministre pour ce qui est du nom que le gouvernement devrait retenir. Le premier ministre et moi estimons que la tâche consistant à choisir un nom parmi une liste d'éminents juristes qualifiés sera complexe et qu'elle nous incitera à la modestie; nous souhaiterons énormément recevoir vos avis.
Lorsque le premier ministre aura annoncé le nom du candidat du gouvernement, je comparaîtrai devant votre comité avec la présidente du comité consultatif pour expliquer le déroulement du processus ainsi que les raisons pour lesquelles notre candidat répond aux critères d'évaluation. Le principal but de cette séance sera de vous permettre, à vous les parlementaires, d'amener le gouvernement à rendre des comptes au sujet de la façon dont le candidat a été choisi. Il s'écoulera une semaine entre l'annonce du candidat et la séance du comité pour que ses membres aient le temps de se préparer.
En plus de cette séance, le candidat participera à une session de questions et réponses animée par un professeur de droit, avec les membres de votre comité, du Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles, ainsi qu'avec des représentants du Bloc québécois et du Parti vert. Le premier ministre étudiera les avis du comité avant de rendre une décision définitive.
Avant de conclure, j'aimerais dire quelques mots des critères d'évaluation qui vont guider toutes les décisions prises au cours de ce processus.
Les critères d'évaluation concernent les aptitudes, l'expérience et les qualités exceptionnelles que doivent posséder les candidats. Ces critères touchent également les besoins institutionnels de la Cour suprême. Comme je l'ai mentionné plus tôt, ces critères ont été publiés sur le site Web du Commissariat à la magistrature fédérale. Je vous invite à visiter ce site, étant donné que le document qui présente ces critères explique également les raisons pour lesquelles chaque critère a été retenu.
Les candidats feront l'objet d'une évaluation basée sur leurs aptitudes et leur expérience personnelles suivantes: connaissance supérieure démontrée du droit, aptitudes analytiques supérieures, capacité à résoudre des problèmes juridiques complexes, conscience du contexte social dans lequel les litiges surviennent et capacité à résumer les renseignements pertinents, clarté de pensée se manifestant particulière dans l'écrit, capacité à travailler dans des délais très serrés tout en examinant attentivement et avec diligence un volume important de documents écrits dans tous les domaines du droit, engagement à l'égard du service public.
Les candidats seront également évalués en fonction des qualités personnelles suivantes: intégrité personnelle et professionnelle irréprochable, respect et considération envers les autres, capacité à tenir compte d'opinions, de points de vue et d'expériences de vie variés, y compris concernant des groupes traditionnellement désavantagés de la société canadienne, force morale, discrétion et ouverture d'esprit.
Enfin, le comité consultatif tiendra également compte, dans son évaluation, des besoins institutionnels de la Cour: assurer un équilibre entre l'expertise en droit public et celle en droit privé, en tenant compte des tendances historiques de répartition de ces domaines dans les pourvois introduits devant la Cour suprême, expertise dans les domaines précis dont il est régulièrement question dans les pourvois et qui sont actuellement sous-représentés à la Cour et veiller à ce que les membres de la Cour suprême reflètent la diversité de la société canadienne.
Le gouvernement est convaincu que les critères d'évaluation appliqués aux candidats vont permettre d'identifier des candidats exceptionnels pour notre tribunal de dernier ressort.
En conclusion, je vous remercie encore une fois d'être venus et de vous être réunis aujourd'hui pour étudier un sujet qui est d'une importance extrême pour les Canadiens. Je serais heureuse de comparaître devant vous encore une fois sur le même sujet. Monsieur le président, je serai heureuse de répondre aux questions et également très heureuse d'entendre les points de vue ou les commentaires des membres du comité.
Je vous remercie.
View Sukh Dhaliwal Profile
Lib. (BC)
My first question goes to for the senior vice-president and chief economist of Scotiabank, Mr. Perrault. You mentioned in general the benefits of the TPP. I have particular concerns about the privacy of Canadian businesses when banks will be dealing in those countries. Do you face those challenges now, or would it be even a bigger problem if we get into the TPP situation?
Ma première question s'adresse au premier vice-président et économiste en chef de la Banque Scotia, M. Perrault. Vous avez parlé de façon générale des avantages du Partenariat transpacifique. Je m'inquiète de ce qui arrivera à la confidentialité des entreprises canadiennes lorsque les banques feront affaire dans ces pays. Avez-vous ces problèmes à l'heure actuelle, ou croyez-vous que le Partenariat transpacifique risque d'aggraver la situation à cet égard?
Results: 1 - 59 of 59

Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data