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Lib. (QC)
Mr. Goldman, perhaps you could speak more at length on the actions of the Russian government. Essentially, we're talking about state actors or quasi-state actors, and it is immediately perceived as an act against the state. Whether you freeze a person's assets or just say you're freezing that person's assets, they were acting on behalf of the state in question, so it's immediately perceived as such.
Perhaps you could speak to what happened in the Magnitsky case.
Monsieur Goldman, vous pourriez nous expliquer plus en détail les mesures prises par le gouvernement russe. On parle essentiellement d'acteurs étatiques ou quasi étatiques et ces mesures sont immédiatement perçues à titre d'action contre l'État. Lorsqu'on bloque les biens d'une personne, on a le sentiment qu'elle agissait au nom de l'État.
Pouvez-vous nous parler de ce qui s'est produit dans l'affaire Magnitsky?
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Lib. (QC)
At the very end of your testimony today, Mr. Goldman, you mentioned that sanctions, whether they were effective or ineffective, were still a very interesting and important tool. I was hoping you could develop that a bit.
Monsieur Goldman, à la fin de votre témoignage, vous avez dit que les sanctions, qu'elles soient efficaces ou non, représentaient néanmoins un outil très intéressant et important. Est-ce que vous pourriez nous en dire plus à ce sujet?
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Lib. (QC)
Thank you both for your testimony.
We have just started a vast study that could be even more vast. Unfortunately, in a humanitarian situation, the right to life is the basic right at stake.
I would like to focus the discussion on the right to practice one’s religion and religious freedom. Groups like the Yezidis are more specifically affected by Daesh’s genocidal discourse.
To what extent will that discourse influence what is going to happen later, after Daesh is eliminated? Will the situation get worse because of religion and distinctions based on religious practices or because of the fact that people are simply united against Daesh?
I know that that question could take half an hour to answer. Perhaps you could answer concisely by focusing specifically on religious freedom.
Je vous remercie tous les deux pour votre témoignage.
Nous venons d'entamer une vaste étude qui pourrait l'être encore davantage. Malheureusement, dans une situation humanitaire, c'est le droit à la vie qui est le droit fondamental en cause.
J'aimerais focaliser la discussion sur le droit à la pratique du culte et le droit à la religion. Les groupes, comme les yézidis, sont affectés plus spécifiquement par le discours génocidaire de Daech.
Dans quelle mesure ce discours va-t-il influer sur ce qui va se passer par la suite, après l'élimination de Daech? La situation va-t-elle s'aggraver en raison de la religion et de la distinction basée sur la pratique du culte ou du fait que les gens se sont simplement unis contre Daech?
Je sais que la réponse à cette question pourrait prendre une demi-heure. Peut-être pouvez-vous répondre de façon concise en focalisant plus particulièrement sur le droit à la religion.
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Lib. (QC)
Ms. Lilly and gentlemen, thank you for appearing and thank you for taking what is a broad approach to this panel and the examination at hand. What has become evident in a number of the appearances of witnesses before us with respect to the legislation and its operationalization is that we started out thinking about where the holes are in this legislation and where we can fill them and how it can be put in place in the most desirable way as part of Canadian policy and effective enforcement of these legislative tools, and quickly we've gotten into a few observations that are rather surprising. One is the inability to impose them in an effective way, and another is the potentially perverse effects that imposing them has, absent a broad multilateral approach.
I'm glad you've raised that point, because as we look at potentially putting in place something that would address gross violations of human rights, the issues you raise today are particularly important in making sure that this legislative tool, if deemed desirable by Parliament, actually works.
The current legislation, which is supposed to deal with something equally if not more grave, you've said either doesn't work, is very difficult to put into place, or creates disincentives or perverse effects on Canadian business, as Mr. Boscariol stated. It's particularly intriguing—and it won't be part of my intervention, but as we start to engage more with Iran—that what you've seemed to suggest is that Canadian business is at a disadvantage compared with partners who can react more quickly.
The question I have is with respect to gross violations of human rights and what we need to do; with where you see an opportunity for Canada to act, and—any one of you can answer this—with a focus on the potential countermeasures facing a country that is much more powerful than us both on an economic level and a political level and potentially a partner, whether acting unilaterally for a country like ours.... One, is such an approach desirable from a legal and political perspective? Two, would it actually work? Three, one of you gentlemen raised the rule of law—condemning people essentially before they're judged—but also the perverse effect that it can have on Canadian citizens as a result.
I know that's a long statement, but go at it as you see fit.
Madame Lilly et messieurs, je vous remercie de comparaître et d'adopter une approche générale par rapport à ce groupe et à l'examen en cours. Ce qui est ressorti de façon évidente d'un certain nombre des témoignages présentés devant nous relativement à la loi et à son opérationnalisation, c'est que nous avons commencé par penser aux endroits où se situent les lacunes de cette loi et à celles que nous pouvons combler, ainsi qu'à la façon dont elle peut être établie de la façon la plus souhaitable dans le cadre d'une politique canadienne et d'une application de la loi efficace grâce à ces outils législatifs, et, rapidement, nous nous sommes mis à formuler quelques observations qui sont plutôt surprenantes. L'une, c'est l'incapacité d'imposer ces outils d'une manière efficace, et une autre, ce sont les effets pervers que pourrait avoir leur imposition sans l'adoption d'une approche multilatérale générale.
Je suis heureux que vous ayez soulevé cette question, puisque, au moment où nous envisageons la possibilité de mettre en place quelque chose qui règlerait le problème des violations flagrantes des droits de la personne, les enjeux que vous soulevez aujourd'hui revêtent une importance particulière pour ce qui est de s'assurer que cet outil législatif — si le Parlement le juge souhaitable — fonctionne vraiment.
La loi actuelle, qui est censée régler un problème tout aussi — si ce n'est plus — grave... vous avez dit qu'elle ne fonctionne pas, qu'elle est très difficile à faire appliquer ou qu'elle crée des facteurs dissuasifs ou des effets pervers pour les entreprises canadiennes, comme l'a mentionné M. Boscariol. C'est particulièrement intrigant — et cela ne fera pas partie de mon intervention, mais, puisque nous commençons à interagir davantage avec l'Iran — que vous ayez semblé laisser entendre que les entreprises canadiennes sont défavorisées par rapport aux partenaires qui peuvent réagir plus rapidement.
La question que je me pose concerne les violations flagrantes des droits de la personne et ce qui doit être fait; à quel chapitre le Canada a la possibilité d'agir, selon vous; et — n'importe lequel d'entre vous peut répondre à celle-ci — si on met l'accent sur les contre-mesures auxquelles pourrait faire face un pays qui est beaucoup plus puissant que nous, d'un point de vue économique et politique, et qui pourrait être un partenaire, qu'il agisse unilatéralement pour un pays comme le nôtre... Premièrement, une telle approche est-elle souhaitable, d'un point de vue juridique et politique? Deuxièmement, fonctionnerait-elle vraiment? Troisièmement, l'un de ces messieurs a soulevé la primauté du droit — essentiellement, la condamnation de personnes avant qu'elles aient été jugées —, mais aussi les effets pervers qu'elle peut avoir sur les citoyens canadiens en conséquence.
Je sais que c'est une longue déclaration, mais répondez-y comme bon vous semble.
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Lib. (QC)
Thank you.
Thank you for your testimony.
You've heard today that we're examining potential holes in the current legislative scheme, including what may be missing, what's desirable, and what's needed to fix it. There has been some focus on human rights violations. It sounds as though in the legislative scheme you operate under there isn't a hole and that it's just a question of being able to do your job.
The issue I want to focus on—and it has to do with what Mr. Levitt brought up—is precisely the ability to do your job and to effectively capture an item, a good, or a person that would otherwise get out or get in, particularly in the area of dual-use equipment. Just walk me through—I have a very simplistic approach to this—the difference between a washing machine and a centrifuge that might end up, depending on how it's used, being used for cleaning clothes or for refining something.
Merci.
Merci de votre témoignage.
Aujourd'hui, nous examinons les lacunes potentielles dans le régime législatif actuel, y compris ce qui manque, ce qui serait profitable et ce que nous devons régler. On a également mis l'accent, dans une certaine mesure, sur les violations des droits de la personne. Il m'a semblé qu'il n'y a pas vraiment de lacunes dans le régime législatif en vertu duquel vous travaillez et qu'il s'agit plutôt de simplement s'assurer que vous êtes en mesure de faire votre travail.
La question que je veux aborder — et cela concerne quelque chose que M. Levitt a mentionné — a trait précisément à votre capacité de faire votre travail et de retenir efficacement un bien, une marchandise ou une personne qui aurait autrement pu entrer ou sortir, en particulier en ce qui concerne l'équipement à double usage. Pouvez-vous m'expliquer — mettons les choses en termes très simples — la différence entre une machine à laver et une centrifugeuse qui sera utilisée, selon le but visé, pour laver des vêtements ou pour traiter quelque chose.
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Lib. (QC)
Thank you.
My understanding is that a lack of resources is really the biggest impediment to you being able to do your job, and I think you said that was also what the 2016 audit showed. Is there anything else that poses an impediment from an operational perspective?
Merci.
D'après ce que je comprends, le manque de ressources est vraiment le plus gros obstacle qui vous empêche de faire votre travail, et je crois que vous avez dit que cela avait été démontré dans le rapport de vérification de 2016. Y a-t-il autre chose qui constitue un obstacle au niveau opérationnel?
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Lib. (QC)
All right. I guess, from your perspective, your job is done once you've stopped whatever it is from going in or coming out, but I guess you're saying is there's frustration with then not seeing anything happen.
D'accord. De votre point de vue, j'imagine que votre travail se termine dès que vous avez empêché une chose ou une autre d'entrer au pays ou d'en sortir, mais d'après ce que vous me dites, je crois comprendre que vous êtes frustrés par le fait que vous ne pouvez pas savoir ce qui se passe ensuite.
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Lib. (QC)
Okay, thank you.
D'accord, merci.
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Lib. (QC)
Mr. Van Der Klaauw, one of the accusations you hear as a recurring theme from the Burundi government is that the UN agency's foreign powers are just perpetuating foreign interests, supporting an insurgency movement. It seems to be a repeated theme throughout and it falls quickly into a colonialist discourse, probably too quickly but for opportunistic reasons. How do you respond to that on the ground and what is your relationship with the Burundian government, if any?
Monsieur Van Der Klaauw, une des accusations qui reviennent comme un thème récurrent dans le discours du gouvernement burundais est que les puissances étrangères de l'organe des Nations Unies ne font que perpétuer des intérêts étrangers, en appuyant un mouvement insurrectionnel. Cela semble être un thème répété sans cesse et qui glisse rapidement vers un discours colonialiste, probablement trop vite, mais par opportunisme. Comment réagissez-vous à cela sur le terrain, et quels sont vos rapports avec le gouvernement burundais, s'il en est?
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Lib. (QC)
We often get caught in a bit of a circle when we talk too quickly about prosecuting people, bringing people to justice, and often then neglect something that is almost equally, if not more important, which is preventing the degeneration of hostilities, preventing these situations in the first place, which is a much more difficult issue to address. What do you recommend to a country like Canada that has very little involvement with Burundi economically, politically? I think our representation is run out of Kenya.
What do you recommend to countries in our situation that are willing and wanting to act as to how we would work in a multilateral situation, whether it's more money, aid? Really, the question is yours.
Nous nous trouvons souvent piégés dans une espèce de cercle lorsque nous parlons trop rapidement de poursuivre des individus, de les traduire en justice, puis nous négligeons souvent ensuite une chose qui est tout aussi importante, voire même plus importante, à savoir prévenir la dégénérescence des hostilités, prévenir ces situations en premier lieu, ce qui représente un problème beaucoup plus difficile à résoudre. Que recommandez-vous à un pays comme le Canada, qui a très peu de rapports économiques ou politiques avec le Burundi? Je pense que notre représentation y est assurée à partir du Kenya.
Que recommandez-vous aux pays qui se trouvent dans la même situation que nous, qui veulent agir, quant à savoir comment nous travaillerions dans une situation multilatérale, est-ce que la solution serait de consacrer plus d'argent, plus d'aide? Vraiment, c'est à vous de répondre.
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Lib. (QC)
Thank you, Gentlemen.
As Bob alluded to earlier, we're beginning an extensive review of these two legislative regimes and their connected acts. Part of the exercise is to figure out, actually, what they do and what they don't do, what they should do, and what is desirable for this committee to recommend if there are holes. They are complicated; they're intertwined. Obviously what has been on the top of our minds, in light of the testimony that's been given in prior meetings of this committee, is the topic of gross violation of human rights, regardless of the country or officials perpetrating them.
The question really is, when you examine the legal regimes that exist in Canada, is there anything that addresses the ability of the government to freeze assets in the presence of a gross violation of human rights by a foreign official or a foreign person in the absence of terrorism? They would not fall under section 83 of the Criminal Code, the proceeds not being from that of crime. Literally, it's assets of a person in Canada, and then in the manifest presence of gross violation of international human rights, as assessed by some standard, which we don't need to go into at this point, that does not rise to a violation or a grave concern for international peace and security.
That sort of scenario takes us out of SEMA, and out of a requesting country under the FACFOA. In my mind, there's a void there, but you're the experts, and I would like you to speak to that.
Merci, messieurs.
Comme Bob l'a mentionné plus tôt, nous entreprenons un examen plus approfondi de ces deux régimes législatifs et de leurs lois connexes. En fait, une partie de ce processus consiste à déterminer ce qu'ils font et ce qu'ils ne font pas, ce qu'ils devraient faire et les recommandations que le Comité devrait formuler s'il y a des lacunes. Ils sont compliqués et interreliés. Manifestement, en raison des témoignages que nous avons entendus lors de nos réunions précédentes, les cas de violation flagrante des droits de la personne représentent notre première préoccupation, peu importe le pays ou les représentants responsables.
Lorsqu'on examine les régimes législatifs du Canada, on peut réellement se demander si une disposition vise la capacité du gouvernement de bloquer des biens en cas de violation flagrante des droits de la personne commise par un représentant d'un gouvernement étranger ou par un citoyen d'un autre pays en l'absence d'un acte de terrorisme. En effet, ces actions ne seraient pas visées par l'article 83 du Code criminel, étant donné que le produit ne provient pas d'un crime. Il s'agit littéralement des biens d'une personne qui sont au Canada et ensuite, d'une violation flagrante des garanties internationales des droits de la personne, telle que définie par certaines normes que nous n'aborderons pas en ce moment, qui ne mène pas à une violation ou à une grave menace pour la paix et la sécurité internationale.
Dans ce type de scénario, on ne fait plus intervenir la LMES ou les pays demandeurs de sanctions en vertu de la LBBDEC. À mon avis, il y a une lacune à cet égard, mais puisque vous êtes des spécialistes dans ce domaine, j'aimerais que vous nous en parliez.
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Lib. (QC)
Is there anything that prevents the government from just doing it, with respect to foreign nationals and their assets situated in Canada, other than investment treaty protections?
Existe-t-il une disposition qui empêche le gouvernement de tout simplement prendre des mesures contre des étrangers et leurs biens situés au Canada, à l'exception des protections garanties par un traité sur l'investissement?
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Lib. (QC)
Can the government just freeze assets of a foreigner situated in Canada?
Le gouvernement peut-il tout simplement bloquer les biens d'un étranger qui sont situés au Canada?
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