Thank you.
Ms. Prost, I want to focus a little more intensively on the standard that you came up with. You raised concerns which we echo concerning the rule of law, due process, whatever you want to call it. As a democratic country we don't have the luxury that some other countries may have of putting people on our list and doing certain things to them that we might want to do, but we can't, because we respect the rule of law.
I may be overstating the case as well, because there is a tendency immediately to jump to a more criminal standard and burden of proof, which may not be necessary in cases.
To back up, what we're examining is the potential holes in SEMA or FACFOA or concurrent criminal legislation with respect to gross violations of human rights and the ability to put someone who may have committed these gross and indecent acts on a list and freeze their assets in Canada, whether they're ill-gotten or not.
Some of the legislative tools that we have exist in Canada already, and they're subject to the standard review, more often than not by the courts. In SEMA that may not be the case; in FACFOA it may not be the case, and you have rightly highlighted that. As well, there is the UN act that is implemented here. The standard of administrative review through administrative action, on the other hand, might be too low a threshold.
I'd like to put this kind of tension in your hands and see what you think is a proper venue for a piece of legislation that would contemplate freezing the assets of someone who, on the balance of probabilities, has in fact committed such acts and whose assets are situated in Canada, and what sort of safeguards would be desirable.
Merci.
Madame Prost, j’aimerais m’attarder un peu plus sur la norme que vous avez invoquée. Vous avez soulevé des préoccupations que nous partageons en ce qui concerne la primauté du droit, l’application normale de la loi, nommez-le comme vous le voulez. En tant que pays démocratique, nous n'avons pas le luxe de dresser des listes de personnes, comme le font certains autres pays, ou de les traiter d’une certaine façon, comme bon nous semble, parce que nous respectons la primauté du droit.
J’exagère peut-être, étant donné qu’il existe une tendance voulant qu’on invoque immédiatement la norme criminelle et le fardeau de la preuve, ce qui n’est peut-être pas nécessaire dans certains cas.
Pour revenir un peu en arrière, nous examinons les lacunes possibles dans la Loi sur les mesures économiques spéciales, ou dans la Loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus, ou tout autre législation pénale concurrente, relativement aux violations flagrantes des droits de la personne, et de la possibilité de créer une liste de personnes qui auraient commis des actes grossiers et indécents et de bloquer leurs avoirs au Canada, qu'ils soient mal acquis ou non.
Certains des outils législatifs disponibles sont déjà en place au Canada, et ils sont assujettis à un processus d’examen normalisé. Cela ne s’applique peut-être pas dans le cas de la Loi sur les mesures économiques spéciales ou de la Loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus, et c’est à juste titre que vous l’avez souligné. Par ailleurs, la Loi sur les Nations unies s’applique ici. En revanche, la norme de contrôle administratif pourrait être trop faible.
J'aimerais avoir votre avis au sujet de cette tension. Selon vous, quel serait le meilleur moyen législatif concevable pour bloquer les biens d’une personne qui a, selon la prépondérance des probabilités, commis de tels actes et dont les avoirs se trouvent au Canada, et quel genre de mesures de sauvegarde serait souhaitable?