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Lib. (ON)
Numbers do not lie, Mr. Speaker. The manufacturing performance is dismal, particularly with the dollar at 81¢, and it is part of a wider trend.
The trade deficit has soared to historic highs: in January, $1.8 billion; in February, $2 billion; in March, an all-time slump, $3.9 billion; in April, another $3 billion. That is a total deficit so far this year of more than $10 billion.
Without reciting talking points, could the government explain how it will turn those terrible numbers around?
Les chiffres ne mentent pas, monsieur le Président: le rendement du secteur de la fabrication est catastrophique, d'autant plus que le dollar ne vaut plus que 81 ¢, et s'inscrit dans une tendance plus vaste.
Le déficit commercial atteint des sommets historiques: 1,8 milliard en janvier, 2 milliards en février, 3,9 milliards en mars — un record absolu — et encore 3 milliards en avril. Le déficit totalise donc plus de 10 milliards de dollars depuis le début de l'année.
Sans recycler sa cassette, le gouvernement expliquerait-il comment il entend renverser cette tendance désastreuse?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the formal trade deal between Europe and Ukraine goes into force at the beginning of 2016, but the EU actually understands Ukraine's pivotal role and has therefore pre-emptively and unilaterally lifted tariffs for Ukrainian companies.
In contrast, despite much rhetoric about Ukraine, Canada has held back, awaiting the completion of inevitably time-consuming, formal, bilateral trade talks.
Why does the Prime Minister not do as much for Ukraine on trade right now as Angela Merkel has already done?
Monsieur le Président, l'accord commercial entre l'Europe et l'Ukraine entrera officiellement en vigueur au début de 2016. Cependant, comme l'Union européenne comprend que l'Ukraine joue un rôle essentiel, elle a pris la décision unilatérale d'éliminer immédiatement les droits de douane imposés aux entreprises ukrainiennes.
En revanche, malgré tous ses beaux discours sur l'Ukraine, le gouvernement canadien a refusé de faire la même chose. Il préfère attendre la fin des discussions bilatérales officielles, qui prennent évidemment beaucoup de temps.
Pourquoi le premier ministre refuse-t-il de suivre l'exemple d'Angela Merkel et de faire la même chose pour aider l'Ukraine?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, despite celebratory announcements in October and December of 2013, and then again in August and September of 2014, the CETA deal is still not done. Last September's premature party alone cost hard-working Canadian taxpayers nearly half a million dollars.
The government cynically boasts about the number of deals it has signed, but the grim reality is record high trade deficits of $3 billion and $3.9 billion in March and April. When will the government finally scrap its tired talking points and tell us when CETA will be finished?
Monsieur le Président, malgré les annonces faites en grande pompe en octobre et en décembre 2013, puis, à nouveau, en août et en septembre 2014, l'Accord économique et commercial global n'a toujours pas été ratifié. À elles seules, les célébrations prématurées de septembre dernier ont coûté presque un demi-million de dollars aux vaillants contribuables canadiens.
Cyniquement, le gouvernement se vante du nombre d'ententes qu'il a signées, mais la triste réalité révèle plutôt des déficits commerciaux records, soit 3 et 3,9 milliards de dollars respectivement en mars et en avril. Quand le gouvernement finira-t-il par laisser tomber ses formules éculées pour annoncer quand l'Accord économique et commercial global sera conclu pour de bon?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the OECD has cut its 2015 GDP forecast for Canada to a dismal 1.5%. By way of excuse, the minister today claimed, “We are doing better than most developed countries”. That is simply not true. The OECD puts us behind Australia, Germany, Ireland, Israel, the Netherlands, South Korea, Sweden, the U.K., the U.S. and yes, even Spain.
This is no global problem, as the government likes to pretend to excuse its shoddy management. This is a made-in-Canada runway to recession.
When will the finance—
Monsieur le Président, l'OCDE a réduit ses prévisions pour le Canada et prévoit que la croissance du PIB atteindra un piteux 1,5 % en 2015. Pour tenter de sauver la face, le ministre a affirmé aujourd'hui que « le Canada se porte mieux que la plupart des pays développés ». C'est tout simplement faux. Dans le classement de l'OCDE, le Canada arrive après l'Australie, l'Allemagne, l'Irlande, Israël, les Pays-Bas, la Corée du Sud, la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis, et même l'Espagne.
Le problème ne touche pas l'ensemble de la planète, comme le gouvernement aime le prétendre pour justifier sa piètre gestion. C'est plutôt un problème purement canadien, qui nous fait dégringoler vers la récession.
Quand le ministre des Finances...
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Friday's GDP numbers showed a 0.6% drop over the first quarter of 2015, a performance rightly described as “terrible” by a Bay Street economist.
The Governor of the Bank of Canada's previous remark about an “atrocious” start to the year has sadly been borne out. Most troubling was the 0.2% decline in March, a month which was supposed to show an economic rebound.
When will the Conservatives quit parroting their talking points, face this grim reality, and admit they have no effective plan for jobs and growth?
Monsieur le Président, les données de vendredi sur le produit intérieur brut font état d'une baisse de 0,6 % au cours du premier trimestre de 2015, un rendement qualifié à juste titre de « terrible » par un économiste de Bay Street.
Le commentaire précédent du gouverneur de la Banque du Canada au sujet du début d'année « atroce » a malheureusement été confirmé. Le plus inquiétant, c'est la baisse de 0,2 % enregistrée en mars, un mois au cours duquel on attendait une reprise économique.
Quand les conservateurs cesseront-ils de répéter les mêmes points? Quand verront-ils la dure réalité en face et reconnaîtront-ils qu'ils n'ont aucun plan véritable pour l'emploi et la croissance?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, in my riding of Toronto Centre, rail safety is an issue of immense community concern. The government has proposed changes to the current rail safety system, but they do not go nearly far enough.
A new proposed speed limit remains higher than self-imposed limits set by CN and CP in urban areas. The timeline to replace and upgrade aging DOT-111 tank cars would leave unsafe cars on the tracks for far too long.
The Conservatives' piecemeal approach to rail safety is frustrating our communities and putting them at risk. In my riding, two rail lines used for transporting crude oil run through residential areas. Residents and community organizations are worried and want better safety rules, but Transport Canada's Rail Safety Directorate lacks staff, funding and training.
We must do much more to improve rail safety in our communities.
Monsieur le Président, la sécurité ferroviaire suscite une vive inquiétude chez les habitants de la circonscription de Toronto-Centre. Le gouvernement projette des changements au système de sécurité ferroviaire en place, mais ceux-ci sont loin d'être suffisants.
En effet, la nouvelle limite de vitesse qui a été proposée est plus élevée que celle que le CN et le CP s'imposent eux-mêmes dans les zones urbaines. Étant donné l'échéancier prévu pour remplacer et mettre à niveau le parc vieillissant des dangereux wagons-citernes DOT-111, ceux-ci demeureront en circulation bien trop longtemps.
L'approche fragmentée des conservateurs par rapport à la sécurité ferroviaire frustre nos communautés et leur cause des dangers. Dans ma circonscription, deux lignes de chemin de fer sur lesquelles est transporté du pétrole brut passent au travers de quartiers résidentiels. Les résidants et les organismes communautaires sont inquiets et veulent de meilleures règles de sécurité, mais la Direction de la sécurité ferroviaire à Transports Canada manque de personnel, de fonds et de formation.
Il faut en faire beaucoup plus pour améliorer la sécurité ferroviaire dans nos collectivités.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the government's performance on trade continues to fall far short of its rhetoric. The most recent example is a breakdown in bilateral negotiations with Japan. Talks have been stalled for months, with Canadian officials citing Japan's focus on the trans-Pacific partnership as their excuse for the slowdown. However, Japan has continued bilateral negotiations with other countries, so this excuse rings hollow.
Will the Conservatives redouble efforts to schedule a round of negotiations with Japan before we fall behind our foreign competitors, as we did with South Korea, costing Canada billions of dollars and thousands of middle-class jobs?
Monsieur le Président, les résultats obtenus par le gouvernement dans le dossier du commerce ne sont pas à la hauteur de leurs beaux discours. La récente rupture des négociations bilatérales avec le Japon en est encore la preuve. Les pourparlers n'avancent pas depuis des mois. Les responsables canadiens attribuent le ralentissement des négociations au fait que le Japon n'en a que pour le Partenariat transpacifique, mais cet argument paraît peu crédible, car ce pays continue de mener des négociations bilatérales avec d'autres pays.
Les conservateurs redoubleront-ils d'efforts pour prévoir un cycle de négociations avec le Japon avant d'accuser trop de retard par rapport à nos concurrents étrangers? Car rappelons-nous que, dans le dossier de la Corée du Sud, les retards accumulés nous ont coûté des milliards de dollars et nous ont fait perdre des milliers d'emplois.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, a $3-billion trade deficit in March, a historic record, suggests the trade agenda is not working. This is not the first time the government has touted an imminent deal without showing any results. As CETA winds its way through EU institutions, it is facing mounting criticism from European officials. There is growing talk that portions of the text may even need to be changed to assuage these concerns, even though Canadians have been told that this is a done deal and have had hundreds of thousands of their dollars already spent to celebrate it.
Will the minister finally forego his smoke-and-mirrors act and tell us when CETA, which we have already celebrated, will finally be ratified?
Monsieur le Président, le déficit commercial du Canada s'élevait à 3 milliards de dollars en mars. Ce déficit record donne à penser que le programme commercial du gouvernement ne donne pas les résultats escomptés. Ce n'est pas la première fois que le gouvernement annonce la conclusion imminente d'un accord qui ne se concrétise pas. L'Accord économique et commercial global suscite de plus en plus de critiques des responsables européens à mesure qu'il franchit les étapes du processus d'examen par l'Union européenne. Il est même de plus en plus question de modifier des parties du texte pour dissiper ces craintes. Le gouvernement a pourtant affirmé aux Canadiens que cet accord était coulé dans le béton, et il a déjà dépensé des centaines de milliers de dollars en fonds publics pour l'annoncer en grande pompe.
Le ministre abandonnera-t-il ses subterfuges et nous dira-t-il enfin quand l'Accord économique et commercial global, dont nous nous sommes déjà félicités, sera bel et bien ratifié?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, speaking of shameless photo ops, despite hundreds of thousands of dollars spent on ceremonies and announcements, the CETA deal has stalled.
Conservative rhetoric on trade just does not match the results. There was a $3 billion trade deficit in March, a historic record. Our share of western export to Asia has been cut in half, and we are at risk of being kicked out of the Trans-Pacific Partnership.
The government prefers talking points over market access, photo ops over real export opportunities for Canadian businesses and Canadian workers. When will the Conservatives take some real action on trade?
Monsieur le Président, puisqu'on parle de séances de photos et de propagande, signalons que, malgré les milliards de dollars consacrés à des cérémonies et à des annonces, les négociations concernant l'Accord économique et commercial global sont au point mort.
Les conservateurs font de beaux discours sur le commerce mais obtiennent de piètres résultats. En mars, le déficit commercial du Canada a atteint 3 milliards de dollars, un record historique. Notre part des exportations occidentales vers l'Asie a été coupée de moitié, et nous risquons d'être expulsés du Partenariat transpacifique.
Le gouvernement trouve plus importants ses messages préfabriqués et ses séances de photo que l'accès aux marchés et les débouchés réels offerts aux entreprises et aux travailleurs canadiens. Quand les conservateurs poseront-ils des gestes concrets en faveur du commerce?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Conservatives like to brag about the number of trade deals they have done, but in March they presided over the largest trade deficit of $3 billion in Canada's history. That makes, for the first quarter, a trade deficit of $7 billion.
This weakness is especially worrying, given Statistic Canada's recent report that businesses intend to cut R and D spending by 2.6% this year, a worrying indicator for the future. The numbers do not lie.
When will the government stop hiding behind absolutely ludicrous talking points on the TFSA and admit that its economic policies are failing Canadians?
Monsieur le Président, les conservateurs se vantent du nombre d'accords commerciaux qu'ils ont conclus, mais en mars, ils ont enregistré le plus grand déficit commercial de l'histoire du Canada, soit 3 milliards de dollars. Le déficit commercial total pour le premier trimestre s'élève à 7 milliards de dollars.
Cette faiblesse est particulièrement inquiétante compte tenu du récent rapport de Statistique Canada, qui révèle que les entreprises comptent réduire de 2,6 % leurs dépenses en R-D cette année, ce qui est de mauvais augure pour l'avenir. Les chiffres ne mentent pas.
Quand le gouvernement cessera-t-il de se cacher derrière ces discours tout à fait absurdes sur les CELI et admettra-t-il que ses politiques économiques ne servent pas les intérêts des Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Michael Kinsley defined a gaffe as the moment when a politician accidentally tells the truth. That is what happened when our usually invisible Minister of Finance said that the high cost of doubling the TFSA limit will be a problem for the Prime Minister's granddaughter. His remark revealed the Conservative government's profoundly cynical and short-term approach to economic policy, and its utter lack of a long-term vision for Canada.
Why are the Conservatives building up billions of dollars of debt for all of our grandchildren with this $10,000 tax break for the already wealthy, and where is their plan for long-term growth and jobs?
Monsieur le Président, Michael Kinsley disait qu'une gaffe, c'est le moment où un politicien dit accidentellement la vérité. C'est ce qui s'est produit lorsque notre ministre des Finances habituellement invisible a déclaré que le coût élevé du doublement du plafond de cotisation à un CELI serait un problème à résoudre pour la petite-fille du premier ministre. Il a ainsi révélé le désabusement et l'approche à court terme dont est empreinte la politique économique du gouvernement conservateur ainsi que son manque total de vision à long terme pour le Canada.
Pourquoi les conservateurs creusent-ils des milliards de dollars de dette à léguer à nos petits-enfants avec cet allégement fiscal de 10 000 $ pour les bien nantis? Quel est leur plan pour la croissance et les emplois à long terme?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am proud to say that we are worried about long-term solvency for the Government of Canada, and we are worried about jobs and growth now.
According to Carleton University economist Jennifer Robson, the Conservative income splitting plan “will only reach, at most, 12.9% of all Canadian households and a maximum of one third of families with children”.
Two-thirds of families with children will not save even one dollar from these so-called family tax cuts. When will the Conservatives start giving help to those who need it rather than to those who do not?
Monsieur le Président, je suis fière de dire que nous nous inquiétons de la solvabilité à long terme du gouvernement du Canada. Nous sommes également préoccupés par l'emploi et la croissance à l'heure actuelle.
Selon Jennifer Robson, économiste à l'Université Carleton, le plan de fractionnement du revenu des conservateurs s'adressera tout au plus à 12,9 % de toutes les familles canadiennes et, au maximum, à un tiers des familles qui ont des enfants.
Les deux tiers des familles qui ont des enfants ne pourront même pas économiser un seul dollar grâce à ces soi-disant allégements fiscaux destinés aux familles. Quand les conservateurs commenceront-ils à aider ceux qui en ont besoin, au lieu de s'attarder à ceux qui n'ont pas besoin d'aide?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, “multipliers for infrastructure spending...are...high. In contrast, a reduction in personal income taxes has a considerably lower multiplier...”. Those are not my words. That is the sound economic argument laid out by Jim Flaherty in his 2009 budget.
Could the current minister explain why he is ignoring this wise advice and handing out tax breaks to the rich instead of investing seriously in infrastructure and the economic growth middle-class Canadians so urgently need?
Monsieur le Président, « les multiplicateurs à court terme associés aux dépenses en infrastructure [...] sont [...] élevés [...]. À l'opposé, une réduction de l'impôt sur le revenu des particuliers est associée à un multiplicateur beaucoup moins élevé [...] ». Ce n'est pas moi qui le dis. C'est l'argument économique rigoureux avancé par Jim Flaherty dans son budget de 2009.
Le ministre actuel peut-il expliquer pourquoi il ne tient pas compte de ce conseil judicieux et pourquoi il accorde des allégements fiscaux aux riches au lieu d'investir sérieusement dans l'infrastructure et dans la croissance économique dont la classe moyenne canadienne a un urgent besoin?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will share my time with the member for Mississauga—Brampton South.
The Liberals share Canadians' concern about rail safety in Canada. After the Lac-Mégantic tragedy, the government promised to take steps to ensure the safety and integrity of Canada's rail network. However, in the past two months, there have been three major derailments in Ontario alone. In March, one of those trains, which was transporting dangerous goods, burned for a whole weekend.
In my riding, Toronto Centre, two rail lines used to transport crude oil go through residential neighbourhoods. Residents and community organizations, such as Safe Rail Communities, are worried and want the government to introduce safety measures and regulations to protect them from potential dangers. However, Transport Canada's rail safety directorate lacks staff, funding and training.
Transport Canada has a lot of catching up to do, but its budget was cut by $202 million, or 11%, in the main estimates. These cuts followed a scathing report by the Auditor General, who pointed out that the government had conducted just 26% of the required audits and did not audit VIA Rail, even though the company transports 4 million passengers a year. The report also revealed that the government does not have enough inspectors and system auditors to audit critical safety functions. When the Liberal critic questioned the minister in committee in March 2015, the minister said that a single additional inspector had been hired, which brings the total number of inspectors to 117.
This latest bill is yet another example of the Conservatives' piecemeal approach to rail safety. The Transportation Safety Board said in February that the Conservatives' new rail standards do not go far enough, and the recent accidents support that assertion. The TSB clearly stated that the older, least safe tank cars should be removed from the rails immediately. The government's timeline for removing these cars is unrealistic, and the Conservatives know it.
Railways united Canada, and many of us still live close to those same railways that helped build our country. The government has a duty to ensure that Canadians who travel on these railways and who live close to them are safe, and it also has a duty to keep the employees of rail carriers safe.
I represent Toronto Centre, which is a riding where rail safety is an issue of intense community concern. Last fall, my colleagues the member for Trinity—Spadina, the member for St. Paul's, and I held a town hall. We held it on a cold autumn night. It was a Friday, and 200 people showed up to discuss this issue. For me, that was a real measure of how strongly the community feels about this issue.
This is not some remote technical question for my constituents, for the people I have the privilege of representing in this House. This is something that people are concerned about every day, that people worry in a very real, very present way affects the safety of their families, the safety of their children.
We are planning to hold another town hall meeting in April, in a few weeks, simply because there was such intense community concern about this issue. I cannot underscore too much for this House how central this issue is, and what priority we must accord it.
Something that we hear every day, and that we heard again today in question period, is one of the threads that runs through the government's philosophy, and that is a point of view which for me feels like warmed over 1990s U.S. Republicanism. It is a “starve the beast” philosophy, a philosophy that says the central responsibility of government is to cut taxes so that government services can be cut. That really is the central ideological idea of the government.
I personally, as a Liberal, strongly disagree with that philosophy and that point of view. I do not think it makes sense for our economy, and it does not make sense for our society.
I hope that in this House, regardless of the party to which we belong, this is one area where we can all agree that government plays an essential role. Government cannot be underfunded. Regulators must be given the authority they need. We cannot count on industry to regulate itself in this crucial matter of rail safety which touches on the personal safety of so many Canadian families.
My concern is that Transport Canada's rail safety division is understaffed, underfunded and undertrained. It is a division which has been a victim of the revolving door of Conservative ministers, with five ministers in nine years.
I would be remiss if I did not point out that another essential aspect of the rail safety issue to which one of the hon. members opposite has just alluded is the fact that we are seeing far more oil being transported by rail than in the past. That is a big part of the reason that rail safety has jumped so high up the agenda of the people whom I represent in Toronto Centre.
People know, even though the level of information given in a timely manner about what is being transported is low, and people appreciate that vastly increased amounts of crude oil are being shipped along our railway lines. That has increased both the perception and the reality of the potential danger that this poses.
I must say that reality did not happen by accident. The reality that so much oil is being transported by rail at great cost and posing a great potential public safety hazard is the fault of the Conservative government which has failed to get the pipelines built that Canada's natural resource producers need to get our resources to market.
That failure is partly a failure of a relationship with aboriginal people. It is partly a failure of relationships with the provinces. It is partly a failure of relationships with local communities. It is, above all, a failure of diplomacy and building an effective productive relationship with the United States, our most important neighbour, our most important trading partner.
This is a failure that is of tremendous concern to the people I represent in Toronto Centre, because they feel, quite rightly, that it has put their communities in greater danger. What is really astonishing to me is that it is a failure which, above all, has caused problems for the Canadian economy as a whole.
In closing, we do see some modest improvements in this bill, but we feel that it does not go far enough. What we would like to see above all is a comprehensive, effective strategy for transporting Canada's natural resources and getting them to market.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée de Mississauga—Brampton-Sud.
Les libéraux partagent l'inquiétude de la population canadienne au sujet de la sécurité ferroviaire au Canada. À la suite de la tragédie de Lac-Mégantic, le gouvernement avait promis de prendre des mesures afin d'assurer la sécurité et l'intégrité du réseau ferroviaire canadien. Toutefois, dans les deux derniers mois, trois déraillements graves se sont produits, uniquement en Ontario. En mars, un de ces trains, qui transportait des matières dangereuses, a brûlé pendant une fin de semaine complète.
Dans ma circonscription, Toronto-Centre, deux chemins de fer, voués notamment au transport de pétrole brut, traversent des quartiers résidentiels. Les résidants et les organismes communautaires, comme Safe Rail Communities, sont inquiets et veulent voir la mise en place de dispositifs de sécurité et de réglementation pour les protéger des dangers potentiels. Cependant, la Direction de la sécurité ferroviaire de Transports Canada manque de personnel, de financement et de formation.
À un moment où Transports Canada a beaucoup de chemin à rattraper, son budget a été amputé de 202 millions de dollars, 11 % dans le Budget principal des dépenses. Ces compressions font suite à un rapport cinglant du vérificateur général, qui a souligné, entre autres, que le gouvernement n'avait effectué que 26 % des vérifications prévues et n'avait pas supervisé VIA Rail, malgré ses 4 millions de passagers par année. Le rapport a aussi révélé que le gouvernement ne dispose pas de suffisamment d'inspecteurs et de vérificateurs de systèmes pour effectuer les vérifications des fonctions de sûreté essentielles. Lorsque le porte-parole libéral a posé la question à la ministre en comité, en mars 2015, celle-ci a déclaré qu'un seul inspecteur supplémentaire avait été embauché, portant le nombre total d'inspecteurs à 117.
Ce plus récent projet de loi n'est qu'un autre exemple d'une approche fragmentée en matière de sécurité ferroviaire de la part des conservateurs. Le Bureau de la sécurité des transports a affirmé, en février, que les nouvelles normes ferroviaires instaurées par les conservateurs ne vont pas assez loin, et les accidents survenus récemment appuient cette affirmation. Le BST a indiqué clairement qu'il fallait retirer immédiatement les vieux wagons-citernes les moins sécuritaires des rails. Les échéanciers prévus par le gouvernement pour le retrait de ces wagons sont irréalistes, et les conservateurs le savent.
Le Canada a été unifié grâce au chemin de fer et nous sommes nombreux à vivre encore à proximité de ces mêmes voies ferrées qui ont fait ce pays. Il incombe au gouvernement d'assurer la sécurité des Canadiennes et des Canadiens qui empruntent les chemins de fer pour se déplacer, de celles et ceux qui vivent près des voies ferrées, ainsi que la sécurité des employés des transporteurs ferroviaires.
La sécurité ferroviaire préoccupe beaucoup les gens de la circonscription que je représente, Toronto-Centre. L'automne dernier, le député de Trinity—Spadina, la députée de St. Paul's et moi-même avons organisé une assemblée publique qui a eu lieu une froide soirée d'automne. C'était un vendredi, et 200 personnes se sont présentées pour discuter de cette question. C'est ce qui m'a permis de voir à quel point cette question tient à coeur aux gens de ma circonscription.
Pour les gens que j'ai le privilège de représenter, ils ne s'agit pas d'une question abstraite et technique. Ils s'en préoccupent concrètement, au quotidien, car ils craignent pour la sécurité de leurs enfants et de leurs proches.
Nous comptons organiser une autre assemblée publique en avril, dans quelques semaines, pour la simple et bonne raison que les gens s'y intéressent énormément. Je ne peux pas dire à quel point cette question est capitale et prioritaire.
Il y a une chose que nous entendons tous les jours, que nous avons entendue aujourd'hui durant la période des questions et qui est l'un des fils conducteurs de la philosophie du gouvernement. C'est un point de vue qui me fait penser à une version réchauffée du républicanisme américain des années 1990. C'est la philosophie qui prône d'« affamer la bête », une philosophie qui dit que la principale responsabilité du gouvernement est de réduire les impôts pour permettre des compressions dans les services publics. C'est vraiment l'idéologie centrale du gouvernement.
Comme libérale, je suis personnellement en profond désaccord avec cette philosophie et ce point de vue. Je ne pense pas que ce soit logique pour notre économie ou pour la société.
J'espère qu'en cette Chambre, indépendamment de notre parti, c'est un domaine dans lequel nous pouvons tous convenir que le gouvernement joue un rôle essentiel. Le gouvernement ne peut pas être sous-financé. Les organismes de réglementation doivent avoir les pouvoirs nécessaires. Nous ne pouvons pas compter sur l'industrie pour s'autoréglementer dans un domaine aussi important que la sécurité ferroviaire, qui touche la sécurité personnelle de tant de familles canadiennes.
Je crains que la division de la sécurité ferroviaire de Transports Canada manque de personnel, de fonds et de formation. C'est une division qui est victime de la valse des ministres conservateurs, cinq en neuf ans.
Je m'en voudrais de ne pas souligner que l'un des autres aspects de la question de la sécurité ferroviaire — aspect auquel le député d'en face vient de faire allusion — est le fait qu'il y a beaucoup plus de pétrole qu'avant qui voyage par rail. C'est l'une des principales raisons qui ont fait que la sécurité ferroviaire est devenue une si grande priorité pour les personnes de Toronto-Centre que je représente.
Même si l'information donnée en temps opportun au sujet des chargements reste modeste, les gens savent que des quantités beaucoup plus importantes de pétrole brut circulent maintenant sur nos chemins de fer, phénomène qui s'est traduit à la fois par une accentuation de la perception de danger potentiel et une augmentation des risques de danger réels.
Cette réalité n'est pas accidentelle. Le fait qu'une telle quantité de pétrole soit transportée par rail à grand coût et avec tous les risques que cela suppose pour la sécurité publique est la faute du gouvernement conservateur, qui n'a pas réussi à faire construire les pipelines dont les producteurs canadiens ont besoin pour acheminer leurs ressources jusqu'aux marchés.
Cet échec est dû en partie à des ratés dans les relations avec les peuples autochtones, les provinces et les collectivités locales. Mais il est avant tout attribuable à des ratés sur le plan diplomatique et à une incapacité de nouer des liens féconds et efficaces avec les États-Unis, notre plus important voisin et notre premier partenaire commercial.
Voilà un échec qui préoccupe énormément les gens de Toronto-Centre que je représente, puisqu'ils ont l'impression, à juste titre, qu'il a fait en sorte que leurs collectivités sont maintenant exposées à un danger accru. Pour moi, ce qui est le plus consternant, c'est que cet échec a causé des problèmes pour l'ensemble de l'économie canadienne.
En conclusion, je tiens à dire que nous reconnaissons que ce projet de loi apporte certaines améliorations modestes, mais que nous estimons qu'il ne va pas assez loin. Ce que nous aimerions voir plus que tout serait une stratégie exhaustive et efficace pour assurer le transport de nos ressources naturelles et leur acheminement jusqu'aux marchés.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is absolutely right. There are a couple of issues here. As my hon. colleague has pointed out and as I mentioned in my remarks, the revolving door of ministers has not helped this situation. Equally though, we have seen a real erosion of expertise in the division responsible for rail safety.
In Canada, we are very lucky to have some excellent, dedicated, devoted public servants who have tremendous experience and cultural experience in their institutions. One of the tragic legacies of the Conservative government is the hollowing out of those institutions.
Monsieur le Président, ces deux points posent problème, en effet. Comme mon collègue et moi-même l'avons souligné, le changement constant de ministre n'a rien fait pour arranger les choses. De plus, la division responsable de la sécurité ferroviaire a perdu une grande partie de son expertise.
En tant que Canadiens, nous sommes très chanceux de pouvoir compter sur des fonctionnaires efficaces, dévoués et chevronnés, qui connaissent la culture de leurs institutions. L'affaiblissement de ces institutions fait malheureusement partie du triste héritage que laisse le gouvernement conservateur.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, the member is absolutely right. Part of the answer here is better regulation, more regulators, and regulators who have the experience and authority to enforce the rules.
However, there is another part of the problem, which I have been hearing about from concerned people in my community. They are people who either have a past history of being involved in this industry, or in many cases, people who simply describe themselves as concerned mothers who have educated themselves about this issue and have become involved because they are worried about the safety of their kids. What they report to me is a tremendous decline in the infrastructure of the railways themselves.
One of the reasons that we will be putting forward a very ambitious infrastructure program is precisely to repair and rebuild these railways, which have been the backbone of Canada.
Monsieur le Président, le député a tout à fait raison. Une partie de la solution consiste à établir une meilleure réglementation et à prévoir davantage d'autorités réglementaires ayant l'expérience et le pouvoir nécessaires pour faire respecter les règles.
Cependant, des gens inquiets de ma collectivité me parlent d'un autre aspect du problème. Ce sont des gens qui ont travaillé dans cette industrie dans le passé ou, dans bien des cas, des personnes qui se décrivent simplement comme des mères inquiètes qui se sont renseignées à ce sujet et qui se sont engagées parce qu'elles craignent pour la sécurité de leurs enfants. Ce dont ces gens me parlent, c'est de la dégradation considérable de l'infrastructure des voies ferrées elles-mêmes.
L'une des raisons pour lesquelles nous allons mettre de l'avant un programme d'infrastructure très ambitieux est précisément pour réparer et reconstruire ces voies ferrées, qui sont l'épine dorsale du Canada.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is a very good point from my colleague. One of the things that has been a real issue is the perception that I hear from our American counterparts that Canada is dragging its feet when it comes to rail safety. That, to me, as a Canadian legislator, is a real matter of concern.
We should not rely on the Americans to pass rules to keep our people safe. We should do it ourselves.
Monsieur le Président, le député soulève un très bon point. L'une des choses qui causent un problème réel, c'est la perception de nos homologues américains qui, selon ce que j'entends dire, estiment que le Canada se traîne les pieds en matière de sécurité ferroviaire. À titre de législatrice canadienne, cela me préoccupe véritablement.
Nous ne devrions pas compter sur les Américains pour adopter des règles qui assureront la sécurité de notre population. Nous devons faire cela nous-mêmes.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, over the past week, both the OECD and TD have sharply cut their economic outlook for Canada. TD's new forecast for 2015 has Canada losing $22 billion from our economy compared to the bank's projections from just three months ago. TD warns unemployment will rise, wage growth will stall and household debt will mount.
When will the Minister of Finance stop playing hide and seek with the House and personally tell us what his plan is to reverse this painful economic decline?
Monsieur le Président, la semaine dernière, l'OCDE et la Banque TD ont brusquement revu à la baisse leurs prévisions économiques pour le Canada. Selon les nouvelles prévisions de la Banque TD pour 2015, l'économie canadienne perdrait 22 milliards de dollars par rapport aux prévisions annoncées par la banque il y a trois mois seulement. La Banque TD prévient que le taux de chômage va augmenter, que les salaires vont stagner, et que la dette des ménages va s'alourdir.
Quand le ministre des Finances cessera-t-il de jouer à cache-cache avec la Chambre, et quand nous fera-t-il part en personne de son plan pour contrer ce pénible déclin économique?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, a new Conference Board report has exposed our country's shrinking trade presence in Asia. Between 1993 and 2013, Canada's share of exports to Asia dropped by half, falling from the 15th largest exporter in the region to the 23rd. There is a direct link between a strong export sector and good jobs, but we are losing ground in the largest market in the world.
When will the government finally table a budget with a plan to reverse Canada's trade decline and bring better paying jobs to Canadians?
Monsieur le Président, d'après un nouveau rapport du Conference Board, la présence commerciale du Canada en Asie diminue. Entre 1993 et 2003, la part des exportations du Canada vers l'Asie a chuté de moitié, ce qui a fait passer le Canada du 15e rang des exportateurs dans la région au 23e rang. Il existe un lien direct entre un secteur de l'exportation vigoureux et de bons emplois, mais nous perdons du terrain dans le plus grand marché du monde.
Quand le gouvernement déposera-t-il enfin du budget proposant un plan pour inverser le repli des échanges commerciaux canadiens et créer des emplois mieux rémunérés pour les Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Nadiya Savchenko, a Ukrainian pilot, Iraqi war veteran, and member of the Ukrainian parliament, has been held as a prisoner of war in Russia since June 24, 2014.
Last summer, Nadiya was kidnapped by Russian armed and Russian-led forces and illegally transferred to Russia. There she was detained and questioned by Russian intelligence about the deaths of two Russian journalists during a mortar attack, but cellphone records confirm that she was already in Russian custody before the journalists were killed. Nonetheless, Russian courts have continued to push the Kremlin's falsehood that she crossed the border voluntarily and have refused appeals for bail or house arrest.
This past Sunday, on International Women's Day, supporters in Toronto, across Canada, and around the world came together to fast in solidarity with Nadiya's 83-day hunger strike and to call for her immediate release.
Canada and the House should join their American and European allies and pass a resolution demanding Nadiya's immediate return to Ukraine.
[Member spoke in Ukrainian as follows:]
Slava Ukraini. Slava heroini.
Monsieur le Président, Nadia Savtchenko, pilote, ancienne combattante en Irak et députée du Parlement de l'Ukraine, a été faite prisonnière de guerre par la Russie le 24 juin 2014.
Nadia a été enlevée l'été dernier par une milice armée et dirigée par la Russie et transportée illégalement dans ce pays. Elle y a été détenue et questionnée par les services de renseignement russes au sujet de la mort de deux journalistes russes lors d'une attaque au mortier, mais ses relevés de téléphone cellulaire confirment qu'elle était déjà détenue par les Russes lorsque les journalistes ont été tués. Les tribunaux russes ont tout de même continué à propager la fausseté énoncée par le Kremlin voulant qu'elle ait traversé volontairement la frontière, et ont refusé de la libérer sous caution ou de l'assigner à résidence.
Dimanche dernier, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, de nombreux militants se sont réunis à Toronto, aux quatre coins du Canada et dans le monde entier pour jeûner par solidarité avec Nadia, qui fait la grève de la faim depuis 83 jours, et pour réclamer sa libération immédiate.
Le Canada et la Chambre des communes devraient se rallier à leurs alliés américain et européen et adopter une résolution exigeant le retour immédiat de Nadia en Ukraine.
[ La députée s'exprime en ukrainien ainsi qu'il suit:]
Slava Ukraini. Slava heroini.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, those were nice words from the trade minister, but in January Canada posted a walloping $2.5 billion trade deficit, the second-highest in our history. Our dismal trade performance is especially worrying given the weakness of the dollar, usually a boon to exporters, and the economic rebound in the United States, our largest foreign market. The government is very good at throwing $100,000 parties to announce unfinished trade deals, but it is ignoring this worrying erosion of our exporting muscle.
When will the government finally table a budget with a plan to reverse this worrying decline?
Monsieur le Président, le ministre du Commerce a beau prononcer de belles paroles, il reste que le Canada a affiché en janvier un déficit commercial ahurissant de 2,5 milliards de dollars, le deuxième en importance de notre histoire. Ce lamentable rendement en matière de commerce est d'autant plus préoccupant que le dollar est faible, ce qui est habituellement une bénédiction pour les exportateurs, et que notre principal marché étranger, les États-Unis, connaît une reprise économique. Le gouvernement excelle à donner des réceptions à 100 000 $ pour annoncer des accords commerciaux non finalisés, mais il néglige l'érosion inquiétante de nos débouchés d'exportation.
Quand le gouvernement déposera-t-il enfin un budget comprenant un plan pour renverser cet alarmant déclin?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the IMF has issued a warning about the inflated Canadian housing market, cautioning that home prices have jumped more than 60% over the past 15 years. Canadian families with a personal debt burden that the IMF warns is among the highest in the OECD are at risk of $100,000 losses they can ill afford. The IMF says that Canada needs better data, something the Conservative government is bizarrely opposed to, and more coordinated financial oversight.
When will the government quit electioneering and fearmongering and table a budget that addresses Canada's cooling economy and overheated housing market?
Monsieur le Président, le Fonds monétaire international prévient le Canada que son marché immobilier est anormalement élevé. Le prix des maisons a en effet grimpé de plus de 60 % depuis 15 ans. Les familles canadiennes, dont le niveau d'endettement personnel figure parmi les plus élevés de l'OCDE, selon le FMI, risquent de perdre des centaines de milliers de dollars, ce qu'elles ne peuvent évidemment pas se permettre. De l'avis du FMI, le Canada a besoin de meilleures données, ce à quoi s'oppose le gouvernement conservateur, on ne sait trop pourquoi, et d'une surveillance financière mieux coordonnée.
Quand le gouvernement va-t-il renoncer à ses manoeuvres électoralistes et alarmistes et présenter un budget qui va s'attaquer au ralentissement de l'économie canadienne et à la surchauffe du marché immobilier?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will be sharing my time with the member for York West.
I am pleased to have the opportunity to join this important debate. Over the past 30 years, the Canadian economy has doubled in size. However, median household income has only increased by 15%. A report released last week by the CIBC shows that this trend has only gotten worse since the 2008-09 recession. I would like to quote a few passages from the report.
“The Bank of Canada continues to warn us that the headline unemployment rate is not as rosy as perceived and, in fact, according to the Bank's new and improved measure of labour market activity, labour slack is still significant,” says Benjamin Tal, deputy chief economist and author of CIBC's employment quality index.
He continues:
In many ways, the Bank has a point. Our measure of employment quality is now at a record low—suggesting that the composition of employment is sub-optimal. But a closer examination of the trajectories of our index's sub-components suggests that the Bank's prescribed remedy of low and lower interest rates might not cure what ails the labour market.
“While full-time paid-employment jobs are on average of higher quality than part-time and self-employment jobs, not all full-time paid-employment jobs were created equal,” says Mr. Tal. “The number of low-paying full-time jobs has risen faster than the number of mid-paying jobs, which in turn, has risen faster than the number of high-paying jobs.
“Over the year ending January 2015, the job creation gap between low and high-paying jobs has widened with the number of low-paying full-time paid positions rising twice as fast as the number of high-paying jobs. Those trajectories are largely behind the softening in our measure of employment quality over the past two decades.”
Faced with stagnating incomes, an increasing cost of living and mounting debt, middle-class Canadian families are struggling to make ends meet. Today, there are 159,000 fewer jobs for young people than before the recession. The Conservatives' action plan consists of income splitting and a $2 billion tax break that will mostly benefit the richest of Canadians while 85% of Canadian households will not see a cent.
The Liberal Party would invest those funds in areas that would really benefit the middle class, such as community infrastructure, post-secondary education and professional training, as well as research and innovation.
The Liberals feel that this country needs a new economic plan and, with each passing day, that feeling grows stronger. The economy of our largest trading partner, the United States, is on fire, but Canadian exports have dropped by almost 3%.
The Prime Minister wants to talk about anything but the economy. His priority is to give a $2 billion tax break to the richest members of our society, and he is more interested in fearmongering than in proposing economic solutions.
As we have heard from the CIBC, from a recent study by York University, from the IMF, whose concerns about the overheated Canadian housing market we cited earlier today in question period, there are some deep structural problems in the Canadian economy right now, particularly when it comes to the hollowing out of the middle class. We are becoming a low-wage, part-time economy for more and more Canadians.
The York University study I just mentioned has found that over the past 10 years there has been a 50% increase in the percentage of jobs in Ontario, which are part of this low-wage, part-time economy from 22% to 33% of jobs.
According to the OECD, in that organization of the world's leading economies, Canada has the third highest percentage of low-paying jobs as part of the composition of our employment.
The Bank of Canada is worried. In the monetary policy report for January, the bank said, “the proportion of involuntary part-time workers continues to be elevated”. As the CIBC has said, we are becoming a nation of part-timers.
As the Liberal Party has been arguing, what we need is an economic plan for the middle class to shore up Canada's hollowed-out middle class. We need a plan. A lot of what is going on is because of some of the new forces at work in the 21st century. A lot of what is happening is because of globalization, technological change, the rise of the sharing economy, or what some people are calling the “Uberization” of jobs, the “Taskrabbitization” of jobs.
However, the government can do something about it. The government is obligated to do something about that to adjust, to adapt our social and political institutions so that the Canadian middle class, rather than being the victim of globalization and the technology revolution, can actually thrive in these circumstances.
What we are seeing, I am very sad to say, from the government is the opposite. We are seeing that rather than trying to soften these forces, the government is leaning into them, particularly with its income splitting policy. Instead, what we would like to see from the government is an economic plan for growth, particularly growth of middle-class jobs.
Infrastructure is a big part of the solution. Those infrastructure jobs cannot be “Uberized” and they cannot be exported outside the country. Infrastructure investment has another great advantage. Big infrastructure programs help the economy to run hot. In those circumstances, the middle class has much more bargaining power, and we can see a reversal of these very terrible trends we have been discussing today.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée d'York-Ouest.
Je suis heureuse d'avoir la chance de joindre ce débat important. Au cours des 30 dernières années, la taille de l'économie canadienne a plus que doublé. Pourtant, le revenu médian des ménages n'a augmenté que de 15 %. Un rapport publié la semaine dernière par la CIBC montre que cette tendance n'a fait qu'empirer depuis la récession de 2008 à 2009. Je veux citer quelques passages du rapport.
« La Banque du Canada continue de nous prévenir que la situation n'est pas aussi encourageante que le laisse croire le taux de chômage et, en fait, selon sa nouvelle mesure améliorée de l'activité sur le marché du travail, les ressources inutilisées demeurent nombreuses », affirme Benjamin Tal, économiste en chef adjoint et créateur de l'indice de qualité de l'emploi de la Banque CIBC.
Il poursuit en disant:
« À bien des égards, la Banque a raison. Notre indice de qualité de l'emploi vient d'atteindre un creux historique, ce qui suggère que la composition de l'emploi n'est pas optimale. En examinant de près la trajectoire des sous-composantes de notre indice, toutefois, nous sommes portés à croire que la solution préconisée par la Banque pour stimuler le marché de l'emploi, soit de continuer d'abaisser les taux, pourrait ne pas être salutaire. » [...]
« Si les emplois rémunérés à temps plein sont, en moyenne, des emplois de meilleure qualité que les emplois à temps partiel et ceux des travailleurs autonomes, tous les emplois rémunérés à temps plein ne sont pas équivalents », précise M. Tal. « Les emplois à temps plein mal rémunérés ont augmenté plus rapidement que les emplois moyennement bien rémunérés qui, à leur tour, ont connu une croissance plus forte que les emplois très bien rémunérés.
« Sur le plan de la création d'emplois, l'écart s'est creusé entre les emplois mal rémunérés et ceux très bien rémunérés durant l'année qui s'est terminée en janvier 2015, le nombre d'emplois à temps plein mal rémunérés augmentant deux fois plus rapidement que le nombre d'emplois très bien rémunérés. Ces trajectoires sont en grande partie responsables du fléchissement de notre indice de qualité de l'emploi au cours des deux dernières décennies. »
Les familles canadiennes de la classe moyenne dont les revenus stagnent et qui font face à l'augmentation du coût de la vie et à un endettement croissant peinent à joindre les deux bouts. Aujourd'hui, il y a 159 000 emplois de moins pour les jeunes qu'avant la récession. Le plan d'action des conservateurs consiste à instaurer le fractionnement du revenu, un allégement fiscal de 2 milliards de dollars dont profiteront en grande majorité les Canadiens les mieux nantis et dont 85 % des ménages canadiens ne tireront pas un sous.
Le Parti libéral investirait ces fonds dans des secteurs dont bénéficierait vraiment la classe moyenne, notamment les infrastructures communautaires, l'éducation postsecondaire et la formation professionnelle, ainsi que la recherche et l'innovation.
Les libéraux estiment que ce pays a besoin d'un nouveau plan économique et chaque jour qui passe nous le démontre un peu plus. L'économie de notre principal partenaire commercial, les États-Unis, tourne à plein régime mais les exportations canadiennes ont chuté de près de 3 %.
Le premier ministre veut parler de tout sauf de l'économie. Sa priorité est d'apporter un allégement fiscal de 2 milliards de dollars aux mieux nantis de notre société, et il est plus intéressé à semer la peur qu'à proposer des solutions économiques.
D'après la CIBC, une étude récente réalisée par l'Université York et le FMI — les préoccupations duquel ont été citées plus tôt aujourd'hui durant la période des questions —, l'économie canadienne est actuellement confrontée à de graves problèmes structurels, plus particulièrement l'érosion de la classe moyenne. Dans notre économie, de plus en plus de Canadiens touchent un bas salaire et travaillent à temps partiel.
Il ressort de l'étude de l'Université York que je viens de mentionner que, au cours des 10 dernières années, le nombre d'emplois à bas salaire et à temps partiel a augmenté de 50 %, en passant de 22 % à 33 % des emplois.
Selon l'OCDE, dans cette organisation des économies les plus performantes du monde, le Canada se classe au troisième rang en ce qui concerne le pourcentage d'emplois mal rémunérés par rapport au total des emplois disponibles.
La Banque du Canada est inquiète. Dans son Rapport sur la politique monétaire de janvier dernier, la banque signale que « le pourcentage de travailleurs occupant involontairement un emploi à temps partiel reste élevé ». Comme l'a dit la CIBC, nous devenons un pays de travailleurs à temps partiel.
Comme le Parti libéral le fait valoir, nous avons besoin d'un plan économique pour la classe moyenne au Canada afin de renforcer celle-ci, parce qu'elle est à bout de souffle. Nous avons besoin d'un plan. La situation actuelle est attribuable dans une large mesure aux nouvelles forces en présence au XXIe siècle. Ce qui se passe découle en grande partie de la mondialisation, des changements technologiques, de l'émergence de l'économie collaborative, ou de ce que certains appellent l'« uberisation » ou la « taskrabbitisation » des emplois.
Cela dit, le gouvernement peut faire quelque chose. Il a l'obligation d'agir face à cette situation et d'adapter nos institutions sociales et politiques afin que la classe moyenne au Canada ne soit pas victime de la mondialisation et de la révolution technologique et qu'elle puisse prospérer dans ce nouveau contexte.
Je suis navrée de dire que le gouvernement fait exactement le contraire. Au lieu d'essayer d'atténuer l'impact de ces forces, le gouvernement les nourrit, notamment avec sa politique de fractionnement du revenu. Nous préférerions voir le gouvernement adopter un plan économique axé sur la croissance, en particulier la croissance des emplois pour la classe moyenne.
Les infrastructures sont un élément important de la solution. Les emplois dans le secteur des infrastructures ne doivent pas être « uberisés », et ils ne doivent pas être exportés à l'étranger. Les investissements dans les infrastructures comportent un autre avantage important. Les grands programmes d'infrastructures aident l'économie à fonctionner à plein régime. Dans ces circonstances, la classe moyenne jouit d'un pouvoir de négociation beaucoup plus grand, ce qui favorise le renversement des tendances déplorables dont nous avons discuté aujourd'hui.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to thank my colleague for her question. I also want to apologize because I will answer in English. I am not ready to answer in French, but I will try to do so eventually.
I strongly believe that we are facing a couple of related economic problems right now. One is this hollowing out of the middle class, which we have been discussing at great length today, and to which I do think there are government solutions. There are actions that the government can take to improve the situation. On the contrary, there are actions governments can take, like the income splitting policy of the current government, which will actually make the situation worse.
A related problem, I believe, is the problem that some economists are calling “secular stagnation”. The economies of the western industrialized countries are not rebounding from the financial crisis, from the recession, with the sort of strength that a lot of people expected. We seem to be stuck in this low-growth economic space. We see it particularly in Europe with some interest rates now negative, which is shocking.
Therefore, I strongly agree with the direction of the hon. member's question. I think now is a time when we need government action to focus on economic stimulus, and that is why I concluded by talking about infrastructure investment, which I think can have a powerful impact on both economic growth and middle-class jobs.
Monsieur le Président, je veux remercier ma collègue de sa question et m'excuser, parce que je vais répondre en anglais. Je ne suis pas prête à répondre en français, mais j'essaierai de le faire éventuellement.
Je crois fermement que nous sommes confrontés à quelques problèmes économiques connexes en ce moment même. L'un de ces problèmes est l'affaiblissement de la classe moyenne, dont nous avons longuement fait état aujourd'hui et qui, selon moi, peut être corrigé par des solutions gouvernementales. Le gouvernement peut prendre des mesures pour améliorer la situation. À l'inverse, il peut aussi prendre des mesures, comme le fractionnement du revenu, qui ont pour effet d'empirer la situation.
À mon avis, il existe un problème connexe que certains économistes appellent la « stagnation séculaire ». Les économies des pays occidentaux industrialisés ne se remettent pas de la crise financière, de la récession, avec la vigueur anticipée par un grand nombre. Nous sommes enlisés dans un espace économique à faible croissance. Cela est particulièrement vrai en Europe, où certains taux d'intérêt sont maintenant négatifs, ce qui est aberrant.
Par conséquent, je suis tout à fait d'accord avec le sens de la question posée par la députée. Le moment est venu pour le gouvernement de prendre des mesures afin de relancer l'économie. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai terminé mon exposé en parlant d'investissements dans les infrastructures. Selon moi, une telle mesure aurait une incidence profonde sur la croissance économique et sur la création d'emplois pour la classe moyenne.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I think the member points to a real problem. The reality is that technology and advances in technology started off by allowing us to have just-in-time manufacturing where we did not need to keep great inventories of goods. We could get the goods to the factories just at the moment they needed them.
What has more recently been happening is that we have discovered that those same technologies have allowed employers to treat employees as a just-in-time input into the economic process. As my hon. colleague has pointed out, this has devastating effects on human lives. It means that people are unable to plan their family budgets. It means that people who have children, as I do, have a hard time organizing child care. Imagine if we knew we were going to work 40 hours a week but had no idea when those 40 hours would be.
I absolutely think it needs to be a priority for government policy to find ways to make sure that people have reliable incomes and reliable hours. I think this is something we can do in collaboration with employers.
Monsieur le Président, je pense que le député fait allusion à un véritable problème. La réalité est que la technologie et les avancées technologiques ont commencé par nous permettre d'opter pour la fabrication « juste-à-temps », si bien qu'il ne nous était pas nécessaire de maintenir de grands inventaires de marchandises. Nous pouvions les livrer aux usines juste au moment où elles en avaient besoin.
Dernièrement, nous avons découvert que ces mêmes technologies ont permis aux employeurs de traiter les employés comme des intrants « juste-à-temps » dans le processus économique. Comme mon collègue l'a fait remarquer, cela a des effets dévastateurs sur les vies humaines. Cela signifie que les gens sont incapables de planifier leur budget familial, que les personnes qui, comme moi, ont des enfants ont du mal à organiser leur garde. Imaginez ce que ce serait de savoir que vous allez travailler 40 heures par semaine sans avoir la moindre idée de votre horaire.
Je suis convaincue que le gouvernement doit s'attacher en priorité à trouver des façons de veiller à ce que les gens aient des revenus et des heures de travail sur lesquels ils peuvent compter. Je pense que c'est quelque chose que nous pouvons faire en collaboration avec les employeurs.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Igor Sechin and Vladimir Yakunin are two close friends of Russian President Vladimir Putin. While both have been sanctioned by the United States, they are not on Canada's list. The media have described Canada's sanctions against Rosneft, Mr. Sechin's company, as “relaxed”. The government's hypocritical talking points about the number of people Canada has sanctioned ring hollow with our allies and with Canadians. This is about quality, not just quantity.
When will the government match its actions to its rhetoric and sanction Sechin and Yakunin?
Monsieur le Président, Igor Setchine et Vladimir Iakounine sont deux amis proches du président de la Russie, Vladimir Poutine. Tous deux sont visés par des sanctions des États-Unis, mais ne figurent pas sur la liste du Canada. Les médias qualifient de laxistes les sanctions du Canada à l'égard de Rosneft, la société de M. Setchine. Les beaux discours du gouvernement faisant valoir le nombre de personnes sanctionnées par le Canada sonnent plutôt creux dans l'esprit de nos alliés et des Canadiens. La qualité est tout aussi importante que la quantité.
Quand le gouvernement joindra-t-il le geste à la parole et sanctionnera-t-il Setchine et Iakounine?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, in an email to the Conservatives about his plans to strip Muslim women of their right to wear the niqab at citizenship ceremonies, the immigration minister got the basic facts wrong. In a cynical political ploy, the government, he said, will appeal a court decision “allowing people to wear the hijab while taking the oath”. Surely the minister, of all people, ought to know the difference between a niqab and a hijab.
As the Conservatives seek to restrict the rights of Muslim women, can they not at least pay them the courtesy of getting the facts right?
Monsieur le Président, dans un courriel aux conservateurs où il parlait de son intention de dépouiller les musulmanes de leur droit de porter le niqab lors des cérémonies de citoyenneté, le ministre de l'Immigration s'est trompé. Il a affirmé que le gouvernement, usant d'un stratagème politique cynique, interjettera appel d'une décision judiciaire « autorisant le port du hidjab lors de la prestation du serment ». Il me semble qu'une personne occupant le poste de ministre de l'Immigration devrait connaître la différence entre un niqab et un hidjab.
Les conservateurs tentent de restreindre les droits des musulmanes. Ne pourraient-ils pas au moins avoir la courtoisie de bien présenter les faits?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, a recent Conference Board study shows that Canada's younger generations are earning less and receiving fewer pension benefits than their parents. It states, “young Canadians may have a lower lifetime earning potential than any generation before”.
There is no more dire indictment of a country's economic performance than the prospect that our future may be poorer than our past.
Stale and misleading talking points, like the ones we have heard already today, will not deliver prosperity for this generation. When will the government finally table a budget with a real plan for jobs and growth?
Monsieur le Président, selon une étude récente du Conference Board, les jeunes générations gagnent moins et reçoivent moins de prestations de retraite que leurs parents. En effet, on peut y lire ceci: « Les jeunes Canadiens pourraient gagner moins dans leur vie que les générations précédentes. »
Il n'y a pas d'indice plus sinistre de la mauvaise santé de l'économie canadienne que la perspective que notre avenir soit moins reluisant que notre passé.
Les rengaines désuètes et trompeuses qu'on nous sert aujourd'hui ne permettront pas d'apporter la prospérité à cette génération. Quand le gouvernement déposera-t-il enfin un budget présentant un réel programme de création d'emplois et de stimulation de la croissance?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is simply not true. Everyone in business knows that we live in the age of big data. That is why Canada's leading economists and the CFIB are united in calling for the return of the long form census. As Roger Martin of the University of Toronto said, in direct contradiction of what we just heard, “It is just disinformation to say the current survey works”.
Will the government finally reverse its anti-science, anti-business, and antediluvian policy and return the long form census as my colleague's bill calls for?
Monsieur le Président, ce n'est tout simplement pas vrai. Personne n'ignore, dans le monde des affaires, que nous vivons à l'ère de l'information. C'est pourquoi les économistes les plus réputés au Canada et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante réclament à l'unisson le retour du questionnaire détaillé du recensement. Contrairement à ce que nous venons d'entendre, Roger Martin, de l'Université de Toronto, est d'avis que « prétendre que l'enquête actuelle fonctionne bien est de la désinformation ».
Le gouvernement fera-t-il enfin marche arrière plutôt que de s'enliser dans sa politique anti-scientifique, anti-entreprise et antédiluvienne? Rétablira-t-il l'utilisation du questionnaire détaillé du recensement comme le veut le projet de loi de mon collègue?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, thank you for giving me the opportunity to join this important debate.
Newfoundland and Labrador's support for CETA hinged to a significant degree on the Government of Canada's promise to help the industry adjust to the recent removal of minimum processing requirements. That promise should have been kept. CETA will eliminate trade barriers and boost free trade between Canada and the European Union. It will also create opportunities for the middle class.
The Liberal Party of Canada supports free trade because it will open markets to Canadian goods and services, grow export-oriented businesses, create jobs and provide choice and lower prices to Canadian consumers.
Unfortunately, the Conservatives negotiated this agreement without holding a proper public debate. As a result, the government did not adequately address concerns about sectors that could suffer because of CETA, particularly the sector that employs fish plant workers in Newfoundland and Labrador. The removal of minimum processing requirements is definitely a huge concern for the people of Newfoundland and Labrador. The province's support hinged to a significant degree on the federal government's promise to help the industry adjust to this new reality. That promise should be kept.
I would also like to quote my colleague, the member for Saint-Laurent—Cartierville, who talked about this matter last week:
However esoteric federal-provincial relationships might appear to many Canadians, all Canadians want their leaders, especially their Prime Minister, to be trustworthy.
This is very important. I would like to thank my colleagues, especially the francophone members, for listening to my bad French, and I hope it was understandable.
Now I will continue in English. I thank my francophone colleagues for tolerating my efforts. It is important for us to try, as practice will make perfect.
As my colleague has already suggested in her line of questioning, what is at stake here are some very fundamental issues that go right to the heart of the terrible way the government is conducting itself. I would like to focus on two in particular, and they are the fact that so often, and not just when it comes to trade but it comes to economic policy in general and foreign policy, the government talks big but does not deliver. The government's rhetoric is not matched by execution. One way to put it is that it is obverse of the usual advice, that one should speak softly and carry a big stick. Today's Government of Canada speaks loudly and carries a small stick, particularly when it comes to executing it.
This CETA deal is a perfect example of that. I have lost count of the number of official announcements we have had of this deal being concluded. I have lost count of the amount of taxpayer money that has been spent to celebrate the conclusion of this deal and yet the deal, manifestly, is not there.
What is more, with each passing week, some new real obstacle, some new hurdle, which the government had to overcome and should have overcome before all of these glorious announcements, manifests itself. This conflict between the federal government and Newfoundland and Labrador is just the latest example.
The second thing I would like to emphasize is something I spoke about a bit earlier when citing my colleague. This dispute speaks so profoundly to way in which the government has failed at one of the essential tasks of statesmanship, and that is relationship building, relationship building with the provinces, one of the central jobs of Ottawa, and relationship building with our partners in the world.
I have a somewhat homey metaphor. I am a mother and I have three kids. Nowadays in classrooms kids do not sit in desks by themselves; the desks are put together in a group. Modern pedagogy understands that the way to accomplish big jobs in the world is through teamwork. Therefore, my 10-year-old daughter sits around a group of tables with other kids. She is already being taught that teamwork is essential. That lesson seems to be lost on the other side of the House.
It is not just in elementary school. During the winter break, I had the privilege of visiting the University of Windsor and seeing its magnificent new engineering department. In its beautiful modern new lecture halls, the students do not sit in seats one by one separated from one another; they sit grouped around tables. Again, teamwork is the key to success in the modern economy. This is an approach that the government is either unable to carry out, or simply does not understand how essential it is.
It is particularly important when it comes to trade. Trade, after all, is about partnerships and relationships. We see the breakdown here when it comes to the relationship between the federal government and Labrador and Newfoundland, but that is far from the only trade relationship that has been dangerously eroded. It is shocking to me to note that in fact our biggest trade and economic relationship, what should be the bedrock international relationship for any Canadian government, the relationship with the United States, has also fallen prey to this my way or the highway bullying approach of the government. We see the evidence of that failure at relationship building and statesmanship in issues like the fact that the Keystone pipeline has not been approved, that it has become a huge and contentious issue in U.S. politics and that there is a huge fight over the port at Prince Rupert.
This unnecessary fight between the federal government and Newfoundland and Labrador is really just a manifestation of a broader failure on many fronts and of these two very characteristic flaws of the government.
What is particularly troubling to me and my colleagues is that the support of Newfoundland and Labrador for CETA was earned in part by a promise from the Government of Canada to help the industry adjust to the abolition of minimum processing requirements. Is it not elementary that a government should honour its promises? Sadly, that is not what we are seeing.
I would like to quote some comments from representatives of Newfoundland and Labrador. In the St. John's newspaper, The Telegram, Minister Darin King said that if it could not get a deal with Ottawa with the Minister of International Trade, Newfoundland and Labrador planned to take this dispute over the head of the Canadian government to Brussels. Here is what he said to The Telegram:
Our plan would be to go into the EU — Brussels — and meet with member states and members of the union to outline our position and to seek support from them....We want a resolution. We want to put this to bed because we recognize that CETA is good for the country and good for our province, and we want to put this deal to bed and move forward and get on with things.
Imagine how Canada would look, how ridiculous our international position would appear, if we had warring Canadian factions travelling to Brussels to present contradictory positions.
That is not how a well-managed country is run. That is not the way we get a good deal from our counterparties. This is particularly dangerous. This dispute flaring up within our own family, in public, in the House, comes at a particularly dangerous moment. As I sure members know, at this moment, the CETA deal, which we strongly support and believe is really important to the Canadian economy, is facing new objections and pressures from some of the key European Union players. There have been voices raised against it in France and, particularly, in Germany. At a time when support is fraying, this is not a time for us to fail to get our ducks in a row at home and to fail to have unity, to break promises within the Canadian families. I am disappointed to say that this is what is happening.
Trade deals are an area where, like so much economic policy, timing matters and delaying costs people real money. This is not an issue where the government has the luxury of fighting interpersonal battles or ideological battles. To delay is to take money out of the pockets of hard-working Canadians. We have had a very clear and stark example of that reality very recently, and that is in our trade with South Korea.
The United States, the EU and even Australia got to a trade deal with Korea ahead of us. We are delighted that a deal has finally been done, but because of that delay during that period, Canadian exporters lost 30% of market share. Experts calculate that this was a loss of about $8 billion. That is a lot of money, which simply through delay, was effectively taken out of the pockets of hard-working Canadian business people. We really need to focus on timing. We need to get beyond the rhetoric and get this deal done, not have fighting at home.
I am getting increasingly concerned about CETA. Last week, I met with many business people whose businesses depend directly upon this deal getting done. They are worried that we have not completed the deal, despite multiple announcements.
There is a very real reason to be worried. If we cannot resolve our disputes at home and get the deal done, it will be in real jeopardy.
As members know, the United States is now negotiating its own trade deal with Europe. This is a huge political issue in Europe, indeed, an issue which raises concerns at a much higher, much more emotional level than the deal with Canada. It is essential for us to get our deal done, to get it signed, to get it out the door before the debate around the negotiations with the U.S. really becomes a central political focus in Europe.
It is also essential for us to get this done, to resolve our disputes at home, because the EU negotiators will not have time for us forever. They will not be able to focus on internal Canadian squabbles forever, on possible visits this month from officials from Newfoundland and Labrador to Brussels. Their focus will be shifting to the U.S. deal. It is absolutely incumbent upon the government to resolve this dispute and to get the deal done.
Why does the Liberal Party feel so strongly about the importance of trade, of getting deals done, of getting access to market for Canadian producers? Eighty per cent of our economy is dependent, directly or indirectly, upon trade. That is huge. Our dependence on having effective relationships and effective access to international markets is particularly great today. As 2015 has dawned, we have seen a global economy looking much less rosy than we were hearing from the other side of the House all last year.
We are entering a global economic environment of unexpectedly falling commodity prices, including low oil prices, which is a very serious issue for the Canadian economy, as everyone from the Bank of Canada to TD have said. There is another really big issue out there that is shadowing our economy. It is the issue of what Larry Summers, the former secretary of the U.S. Treasury, likes to call “secular stagnation”. This is the idea that the western industrialized economies might currently be stuck in a period of low growth.
I am very sad to say that because of the short-sighted ideological thinking of the government, because of its all-eggs-in-one-basket play in the oil sector, Canada is unprepared for these rocky international waters. At a time like this, more than ever we simply cannot afford to be fighting amongst ourselves, to have these embarrassing unprofessional fights between a provincial government and the federal one over a trade deal that we desperately need to conclude. We need to get it done. It is really not acceptable, in fact it is incredibly dangerous, for our country to be stalled in this space with Newfoundland and Labrador's really objecting and talking about a trust betrayed.
I would like to tell the House what some of the leaders from Newfoundland and Labrador, in their own words, had to say. Premier Paul Davis said, “We’re at a crossroads where the federal government has changed the rules.”
That, to me, goes to the heart of the issue here, that in the midst of this incredibly important, much bally-hooed, and incredibly complex deal that is central to our economy, the government dropped the ball on this key federal-provincial relationship and had the temerity to change the rules half way through. That is not statesmanship. That is not grown-up management of a country, of an economy, and of a trade negotiation.
Darin King, Newfoundland and Labrador's business minister, said, “The federal government’s failure to honour the terms of this fund is jeopardizing CETA for all industries, economic sectors, and indeed all Canadian and European Union citizens.”
He had it exactly right. We all want this deal done. The government had the privilege of negotiating the deal not just with the EU, but also with our Canadian provincial partners. It has simply dropped the ball. It is being accused by its partners of failing in what is a key duty of a federal government, to be trustworthy and to keep its word.
Finally, I want to quote the intergovernmental affairs minister, Keith Hutchings, who said:
We've got to be able to hold fast to those items that we negotiated. It's a much bigger issue. Once we go down that road of giving the authority to the federal government and saying, “Well, you can negotiate something, but once it gets to the final stages you can pull back and say no, that's fine.” As a government we can't approve of that.
What is really at stake here is probably the most fundamental issue of leadership and governance. That is integrity. It is trust. The real issue is the economy is at stake. A trade deal is at stake. Even more crucially, the government's ability to be trusted by Canadians is at stake. That is why I am delighted we have the opportunity to debate this in the House today. I hope the government will see the light.
Monsieur le Président, je vous remercie de me donner la chance de me joindre à ce débat important.
L'appui à l'AECG par la province de Terre-Neuve-et-Labrador a été obtenu en partie par une promesse du gouvernement du Canada d'aider l'industrie à s'ajuster au récent retrait des exigences relatives à la transformation minimale. Cette promesse devrait être respectée. L'AECG éliminera les barrières commerciales et permettra d'accroître le libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, ainsi que les perspectives pour la classe moyenne.
Le Parti libéral du Canada est pour le libre-échange, car c'est la façon d'ouvrir les marchés aux produits et services du Canada, d'augmenter le nombre d'entreprises axées sur l'exportation, de créer des emplois et de donner le choix, en plus de favoriser des prix moindres pour les consommateurs canadiens.
Les conservateurs ont malheureusement négocié cette entente sans avoir lancé un débat public en bonne et due forme. En conséquence, le gouvernement n'a pas répondu adéquatement aux préoccupations relatives aux secteurs qui pourraient subir des répercussions négatives dues à l'AECG, notamment à celui des ouvriers affectés au traitement du poisson de Terre-Neuve-et-Labrador. Le retrait des exigences relatives à la transformation minimale est manifestement une grande préoccupation pour les habitants de Terre-Neuve-et-Labrador. L'appui de cette province a été obtenu en partie par la promesse du gouvernement fédéral d'aider l'industrie à s'ajuster à la nouvelle réalité. Cette promesse devrait être respectée.
Je veux aussi citer mon collègue le député de Saint-Laurent—Cartierville, qui a parlé de cet enjeu la semaine dernière:
Bien que les relations fédérales-provinciales puissent sembler ésotériques à une bonne partie de la population, tous les Canadiens doivent pouvoir compter sur des dirigeants dignes de confiance, et surtout sur un premier ministre digne de confiance.
C'est très important. J'aimerais remercier mes collègues, surtout les francophones, d'avoir écouté mon mauvais français, en espérant avoir été compréhensible.
Je poursuivrai en anglais. Je remercie mes collègues francophones de tolérer mes efforts. Il est important de se pratiquer si l'on veut s'améliorer.
Comme ma collègue l'a déjà laissé entendre dans ses questions, ce sont des dossiers forts importants qui sont en jeu ici, et cela illustre parfaitement l'incurie du gouvernement. Je tiens à parler de deux dossiers en particulier. Bien souvent, notamment en matière de commerce, de politique économique et d'affaires étrangères, le gouvernement tient de beaux discours, mais ne respecte pas ses promesses. Les grandes déclarations du gouvernement ne mènent à rien de concret. La plupart des gens s’entendent pour dire qu’il vaut mieux avoir une main de fer dans un gant de velours. Or, dans le cas du gouvernement, c’est plutôt l’adage « grand parleur, petit faiseur » qui vient à l’esprit, car il parle beaucoup, mais agit peu.
Cet accord économique et commercial global en est un bon exemple. J'ai cessé de compter le nombre de fois où le gouvernement a utilisé l'argent des contribuables pour nous annoncer que cet accord avait été conclu; or, l'accord, manifestement, se fait toujours attendre.
Qui plus est, chaque semaine le gouvernement se retrouve confronté à un nouvel obstacle à surmonter, obstacle qu'il aurait dû surmonter avant d'avoir fait toutes ces annonces en grande pompe. Le différend entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador en est simplement le dernier exemple.
La deuxième chose que j'aimerais souligner concerne une chose que j'ai dite un peu plus tôt quand j'ai cité mon collègue. Ce différend en dit long sur l'échec du gouvernement à l'égard de l'un des principes essentiels de la science du gouvernement, soit l'aptitude à nouer des liens, notamment avec les provinces — une des grandes responsabilités du gouvernement fédéral —, ainsi qu'avec nos partenaires dans le monde.
J'aimerais faire un parallèle avec le monde de l'enseignement. Je suis mère de trois enfants. Il n'y a plus de pupitres individuels dans les salles de classe aujourd'hui. La pédagogie moderne comprend que c'est seulement en collaborant qu'on peut réaliser de grandes choses dans le monde. Ma fille de 10 ans est donc assise à un groupe de tables avec d'autres enfants. On lui apprend déjà le caractère essentiel de l'esprit d'équipe. Il semble que les députés de l'autre côté n'aient toujours pas compris ce principe.
Il n'en est pas seulement ainsi dans les écoles élémentaires. Pendant l'ajournement d'hiver, j'ai eu le privilège de visiter l'Université de Windsor et de voir son magnifique nouveau Département de génie. Dans ses superbes nouvelles salles de cours modernes, les étudiants ne sont pas assis chacun isolément; ils sont regroupés autour de tables. Encore là, le travail d'équipe est la clé de la réussite dans l'économie moderne. C'est une approche que le gouvernement est ou bien incapable d'adopter ou bien incapable de comprendre à quel point c'est essentiel.
C'est pourtant particulièrement important dans le domaine du commerce. Après tout, le commerce se fonde sur des partenariats et des relations. On constate ici la rupture pour ce qui est des relations entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador, mais c'est loin d'être la seule relation commerciale à s'être dangereusement détériorée. Je trouve scandaleux de voir que notre plus importante relation économique et commerciale, celle qui devrait être la relation internationale de base pour tout gouvernement canadien, la relation avec les États-Unis, est également devenue la proie de cette approche d'intransigeance absolue et d'intimidation du gouvernement. La preuve de cette incapacité à établir des relations et à faire preuve de diplomatie: le projet de pipeline Keystone n'a toujours pas été approuvé et est devenu un dossier chaud hautement controversé sur la scène politique américaine, sans compter l'énorme différend concernant le port de Prince Rupert.
Ce différend inutile entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador n'est qu'une manifestation d'un échec plus grand, sur plusieurs fronts, et des deux défauts très caractéristiques du gouvernement.
Ce qui est particulièrement troublant pour mes collègues et moi, c'est que le gouvernement du Canada a notamment obtenu le soutien de Terre-Neuve-et-Labrador à l'égard de l'accord en lui promettant d'aider l'industrie à s'adapter à l'abolition des exigences minimales de transformation. N'est-ce pas élémentaire qu'un gouvernement doive tenir ses promesses? Malheureusement, ce n'est pas le cas.
J'aimerais citer des commentaires de représentants de Terre-Neuve-et-Labrador. Dans le Telegram, le journal de St. John's, le ministre Darin King a déclaré que si Terre-Neuve-et-Labrador ne parvenait pas à conclure un accord avec le ministre du Commerce international, la province avait l'intention de passer par-dessus la tête du gouvernement canadien et de saisir Bruxelles. Voici ce qu'il a dit au Telegram:
Nous aurions l'intention de saisir l'Union européenne — Bruxelles — et de rencontrer les États membres ainsi que les membres de l'Union pour leur présenter notre position et obtenir leur soutien [...] Nous voulons une résolution. Nous voulons régler cette question, car nous reconnaissons que l'AECG est bon pour le Canada et notre province. Nous voulons régler cette question et aller de l'avant.
De quoi le Canada aurait-il l'air si des factions belligérantes canadiennes se rendaient à Bruxelles pour faire valoir des positions contraires à celles prises par le pays? Nous serions la risée du monde entier.
Un pays bien géré ne devrait pas fonctionner de cette façon. Ce n'est pas comme cela que l'on peut négocier un accord avantageux. C'est très risqué. Ce différend qui fait rage au sein de la famille canadienne et qui se déroule sur la place publique, à la Chambre, survient à un très mauvais moment. Comme les députés le savent sans doute, l'accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne — que nous appuyons fermement et qui est très important pour l'économie canadienne — fait l'objet de refus et de pressions de la part d'acteurs clés de l'Union européenne. Des voix se sont élevées contre cet accord en France et, surtout, en Allemagne. Comme nous avons perdu certains appuis, nous devons nous serrer les coudes et respecter les promesses faites aux familles canadiennes. Je suis déçue de voir que c'est plutôt le contraire qui se produit à l'heure actuelle.
Les accords commerciaux sont un domaine où, comme c'est souvent le cas en matière de politique économique, le temps presse, car tout retard entraîne des pertes financières très réelles. Dans ce dossier, le gouvernement n'a pas le luxe de pouvoir livrer des combats interpersonnels ou idéologiques. Tout retard se paie à même les poches des vaillants Canadiens. Nous en avons eu un exemple patent, dernièrement, avec l'accord avec la Corée du Sud.
Les États-Unis, l'Union européenne et même l'Australie ont su négocier avant nous un accord avec la Corée du Sud. Nous sommes ravis d'avoir enfin fini par conclure le nôtre, mais nos tergiversations ont fait perdre 30 % des parts de marché aux exportateurs canadiens. Les experts chiffrent cette perte à 8 milliards de dollars environ. C'est beaucoup d'argent qui a essentiellement été puisé à même les poches des gens d'affaires canadiens, parce qu'on a tardé. Nous n'avons vraiment plus de temps à perdre. Le temps n'est plus aux discours creux et aux querelles intestines. Ratifions l'accord pour de bon.
Le sort de l'Accord économique et commercial global me préoccupe de plus en plus. La semaine dernière, j'ai rencontré des gens d'affaires dont l'entreprise dépend directement de la ratification de l'accord. Ils sont inquiets, car ce n'est pas encore un fait accompli, malgré les nombreuses annonces à cet effet.
Il y a tout lieu d'être inquiet. Si nous ne parvenons pas à régler nos différends au pays et à conclure l'accord en bonne et due forme, l'avenir de celui-ci sera véritablement compromis.
Comme les députés le savent, les États-Unis négocient actuellement leur propre accord commercial avec l'Europe. Il s'agit d'un énorme enjeu politique en Europe. En fait, l'accord avec les États-Unis soulève des préoccupations beaucoup plus grandes et de nature beaucoup plus émotive que celui envisagé avec le Canada. Il est essentiel que nous concluions, signions et mettions en oeuvre notre accord avant que le débat entourant les négociations avec les États-Unis devienne une priorité politique en Europe.
Il est aussi essentiel que nous réglions nos différends au pays, car les négociateurs de l'Union européenne ne pourront pas nous accorder éternellement du temps. Ils ne pourront pas se concentrer sur les chicanes internes du Canada ad vitam aeternam, ainsi que sur les visites possibles, ce mois-ci à Bruxelles, de représentants de Terre-Neuve-et-Labrador. Leur attention se tournera bientôt du côté de l'accord avec les États-Unis. Il est absolument essentiel que le gouvernement règle les différends et qu'il conclue l'accord.
Pourquoi le Parti libéral accorde-t-il autant d'importance au commerce, à la conclusion d'accords et à l'accès à des marchés pour les producteurs canadiens? C'est parce que notre économie dépend à 80 %, directement ou indirectement, des échanges commerciaux. C'est énorme. À l'heure actuelle, nous dépendons beaucoup de relations efficaces avec les marchés internationaux et d'un accès efficace à ceux-ci. En ce début d'année, nous nous rendons compte que l'économie mondiale va beaucoup moins bien que ce qu'ont tenté de nous faire croire les députés d'en face pendant toute la dernière année.
Nous entrons dans une conjoncture économique mondiale marquée par la chute inattendue du prix des produits de base, y compris le prix du pétrole, ce qui, à en croire tous les intervenants — de la Banque du Canada à la Banque TD — constitue un problème très grave pour l'économie canadienne. Notre économie est aussi menacée par un autre problème très grave: ce que l'ancien secrétaire au Trésor américain, Larry Summers, appelle la stagnation séculaire. En effet, les économies des pays industrialisés occidentaux pourraient actuellement être coincés dans une période de faible croissance.
Malheureusement, je dois dire qu'à cause de la mentalité à courte vue du gouvernement et de sa tendance à tout miser sur le secteur pétrolier, le Canada n'est pas prêt à faire face aux conditions économiques tumultueuses qui frappent le monde entier. Dans les circonstances actuelles, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de nous battre entre nous. Il est gênant que le gouvernement fédéral combatte ainsi un gouvernement provincial au sujet d'un accord commercial dont nous avons désespérément besoin. Il faut trouver agir. Ce n'est tout simplement pas acceptable. En fait, c'est très dangereux, car le Canada risque de s'enliser dans cette situation, et Terre-Neuve-et-Labrador pourrait faire valoir à juste titre que sa confiance a été trahie.
J'aimerais citer à la Chambre certains dirigeants de Terre-Neuve-et-Labrador. Le premier ministre Paul Davis a dit: « Nous sommes à un carrefour, où le gouvernement fédéral a changé les règles. »
À mes yeux, il touche là le coeur de la question: le fait qu'au beau milieu de cet accord incroyablement important, incroyablement complexe dont on a fait tout un battage et qui est capital pour notre économie, le gouvernement n'a pas été à la hauteur dans le domaine des relations fédérales-provinciales et a eu la témérité de modifier les règles en cours de route. Ce n'est pas digne d'un homme d'État. Ce n'est pas une façon adulte de diriger un pays, une économie et une négociation commerciale.
Darin King, ministre des Entreprises de Terre-Neuve-et-Labrador, a dit: « Le non-respect des modalités de ce fonds par le gouvernement fédéral compromet l'AECG pour toutes les industries et tous les secteur économiques et, à vrai dire, tous les citoyens canadiens et européens. »
En plein dans le mille. Nous voulons tous de cet accord. Le gouvernement a eu le privilège de le négocier non seulement avec l'Union européenne, mais aussi avec nos partenaires provinciaux. Il n'a simplement pas été à la hauteur. Ses partenaires l'accusent maintenant de n'avoir pas rempli un devoir fondamental pour un gouvernement fédéral: celui d'être digne de confiance et de tenir ses promesses.
Enfin, je voudrais citer le ministre des Affaires intergouvernementales, Keith Hutchings, qui a déclaré ceci:
Nous devons nous en tenir à ce que nous avons négocié. C'est un dossier plus vaste que cette seule question. Après avoir accordé au gouvernement fédéral le pouvoir de négocier l'accord, nous ne pouvons pas, dans les derniers stades de la négociation, retirer toutes nos billes. Le gouvernement dont je fais partie ne peut pas accepter une telle idée.
Ce qui est véritablement en jeu, c'est probablement la question fondamentale de l'exercice du pouvoir et de la légitimité de l'autorité. C'est l'intégrité. C'est la confiance. Le fond du problème, c'est que l'économie est en jeu. Un accord commercial est en jeu. Mais surtout, ce qui est encore plus important, c'est que la capacité du gouvernement de susciter la confiance des Canadiens est en jeu. Voilà pourquoi je suis enchantée d'avoir l'occasion de participer au présent débat à la Chambre des communes. J'espère que le gouvernement saura comprendre.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the hon. member has an important point. I very much agree with him that this hits the fundamental issue of trust and transparency.
A lot of our discussion today feels as if it were some kind of cheap detective novel or divorce case, a he-said versus she-said issue, as we parse exactly what the email did and did not contain and what the intentions of the different parties were. That is not the way a healthy federation works. There should not be this sort of fight between a federal government and the provinces if the government has a good, healthy, trust-based relationships with them. This is essential for Canada to function.
Monsieur le Président, le député a tout à fait raison. Je suis entièrement d'accord avec lui quand il dit que cette affaire est essentiellement une question de confiance et de transparence.
Une bonne partie des discussions d'aujourd'hui fait en quelque sorte penser à un mauvais roman policier ou à une affaire de divorce où les dires des deux parties s'opposent, tandis que nous analysons en détail ce que contenait, ou non, le courriel et que nous tentons de déceler les intentions des diverses parties. Ce n'est pas comme cela que fonctionne une saine fédération. Ce genre de conflit n'existerait pas entre un gouvernement fédéral et des provinces si le gouvernement avait établi avec celles-ci de bonnes relations saines fondées sur la confiance. C'est indispensable pour que le Canada puisse fonctionner.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, with all due respect, the quote cited by the hon. member misses the point. There is no dispute between the federal government and Newfoundland and Labrador about the overall benefits of CETA. Indeed, there is no dispute between the party opposite and my own about the overall benefits of CETA. We believe that it is essential for Canada to have a trade deal with the European Union. Our only disappointment is that there seem to be a lot more announcements and big, expensive parties than actual done deals.
When it comes to the conduct of the Province of Newfoundland and Labrador, my concern is that we are hearing from the elected representatives of that province in the clearest most direct and most aggrieved terms that they feel betrayed by the federal government. I think the people who need to come to the table today and fix this relationship are the members opposite and the federal government.
Monsieur le Président, avec tout le respect que je dois au député, les propos qu'il vient de citer ne sont pas pertinents. Il n'y a aucun désaccord entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador à propos des avantages que l'AECG présente dans son ensemble. D'ailleurs, le parti d'en face et le mien ne sont pas en désaccord à ce sujet. Nous croyons qu'il est essentiel que le Canada ait un accord commercial avec l'Union européenne. Notre seule déception vient du fait qu'on semble consacrer plus de temps à faire des annonces et à organiser des fêtes somptueuses qu'à véritablement conclure des accords.
Pour ce qui est de la conduite de Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui me préoccupe, c'est que les représentants élus de cette province ont exprimé sans détour leur mécontentement à l'égard de ce qu'ils perçoivent comme une trahison de la part du gouvernement fédéral. Je crois que ce sont les députés d'en face et le gouvernement fédéral qui doivent maintenant faire un effort pour rétablir les relations.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank my hon. colleague for his excellent question. As many in the House know, he has a long-standing and deep interest and expertise in all of Canada's waterways.
I raised the issue of Prince Rupert precisely because it is symptomatic of the high-handed, my-way-or-the-highway conduct of the current government, which we are again seeing manifested in this dispute with Newfoundland and Labrador. As my hon. colleague rightly points out, we have an excellent diplomatic service and an excellent ambassador in the United States. However, his hands are tied because the only message he is allowed to deliver is, “We're going to do it my way.” That kind of behaviour, those kinds of ideological blinders, and that kind of rhetoric is not working in our relationship with the United States and, I am sad to say, it is not working in Ottawa's relationship with the provinces. It is time for a change.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son excellente question. Comme beaucoup de députés le savent, il s'intéresse depuis longtemps, et de près, à toutes les voies navigables du Canada et il possède une vaste expertise dans ce domaine.
Si j'ai parlé de ce qui se passe à Prince Rupert, c'est parce qu'à mon avis, cet exemple montre bien que le gouvernement actuel adopte une approche autoritaire et impose sa façon de faire. Encore une fois, c'est ce qu'il fait dans le cadre de ce conflit avec Terre-Neuve-et-Labrador. Comme mon collègue l'a signalé, à juste titre d'ailleurs, nous avons un excellent service diplomatique et un excellent ambassadeur aux États-Unis. Cela dit, il a les mains liées, car il a le droit de livrer un seul message, soit que les choses doivent être faites à sa façon. Ces comportements, ces oeillères idéologiques et ces discours creux ne facilitent pas nos relations avec les États-Unis et, malheureusement, ils ne facilitent pas non plus les relations d'Ottawa avec les provinces. Il est temps que les choses changent.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the history that my hon. colleague cites has provided ample proof of why Canada's provinces today do not feel they have a counterparty in Ottawa that wants to work with them, that wants to co-operate with them, and even whose written word can be trusted.
It is absurd and embarrassing that we in the House are reduced to parsing emails and letters between a province and the federal government to try to prove what exactly was meant. That shows a complete breakdown of the relationship.
That relationship is the core of what we are talking about today. It is a duty of the federal Government of Canada to have good, productive, effective relationships with the provinces, particularly when it comes to presenting a united Canadian front and negotiating trade deals. I am sorry to say that the government has failed in doing that.
Monsieur le Président, les faits que ma collègue a relatés montrent clairement pourquoi les provinces canadiennes ont en ce moment l'impression de ne pas avoir de contrepartie à Ottawa qui veuille travailler avec elles, qui veuille collaborer avec elles, et qui est prête à respecter les engagements qu'elle a pris par écrit.
Il est absurde et embarrassant que les députés en soient réduits à décortiquer les courriels et les lettres échangés par une province et le gouvernement fédéral pour prouver ce qu'on a voulu dire. Cela montre que les relations sont complètement rompues.
Ces relations sont au coeur de ce dont nous parlons aujourd'hui. Le gouvernement fédéral a le devoir d'entretenir des relations saines, productives et efficaces avec les provinces, plus particulièrement lorsqu'il faut présenter un front uni et négocier des accords commerciaux. Malheureusement, le gouvernement a échoué à cet égard.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Canada is united in support of democratic Ukraine, but Canada's actions must match our rhetoric. Sergey Chemezov is a close friend of Putin's from their days in the KGB and he is now the chief of a leading Russian defence company. He has been sanctioned by the U.S. and Europe, but he is not on Canada's list. Igor Sechin, another member of Putin's inner circle sanctioned by the U.S., is still welcome in Canada too.
Could the Minister of Foreign Affairs explain why these two close Putin comrades are banned by our allies, but not by Canada?
Monsieur le Président, le Canada est solidaire de l'Ukraine démocratique, mais nos agissements doivent être à la hauteur de nos discours. Sergueï Tchemezov, un ami intime de Poutine depuis l'époque où ils faisaient tous deux partie du KGB, dirige maintenant une grande société militaire russe. Il a déjà été sanctionné par les États-Unis et par l'Europe, mais il ne figure pas sur la liste du Canada. Igor Setchine, un autre proche de Poutine qui a été sanctionné par les États-Unis, est toujours le bienvenu au Canada.
Le ministre des Affaires étrangères peut-il expliquer pourquoi ces deux proches camarades de Poutine ont été bannis par nos alliés, mais pas par le Canada?
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will be splitting my time with the member for York West.
Thank you for giving me this opportunity to participate in this important debate, Mr. Speaker.
It is the fundamental responsibility of the federal government to instill a sense of confidence in the economy. This is why we need a budget now. This delay is causing uncertainty in the markets and in the minds of Canadians. The Prime Minister has put all his eggs in one basket and now, when economic growth is slowing down and oil prices are falling, it is obvious that he has no plan B. Last week, the Bank of Canada acted, but the Prime Minister is improvising as he goes along, cancelling meetings with our leading trading partners and allies and delaying the introduction of the budget.
By delaying the tabling of the budget, the Prime Minister has thrown up his hands and admitted he has no plan B. Canada’s economic prosperity is at stake, but the Prime Minister is asking middle-class families to make even more sacrifices so that the wealthiest members of our society can get billions of dollars in tax cuts.
Who is the Prime Minister working for these days? His main priority during this difficult period is to protect the gift of more than $2 billion that he gave to the Canadians who need it the least. The Conservatives should start by reversing course on the income-splitting plan, which will cost the government $2 billion a year, and is a tax cut for the middle class that will mainly benefit the wealthiest families in Canada.
During the 2011 election campaign, the Prime Minister promised that when the budget was balanced, his government would let families split their incomes for tax purposes, up to a maximum of $50,000. On October 30, 2014, the government announced a slightly modified plan offering families a theoretical tax credit for income splitting that could reach up to $2,000. This means that 85% of Canadian households will not benefit from income splitting, among them single-parent families, parents with similar incomes and families that have no children under 18. In most cases, the $2,000 maximum benefit will be paid to households where only one person is earning an income, where that income is higher than $100,000 a year.
This program will cost the government $2.4 billion over the 2014-15 fiscal year, and $2 billion a year over the following years.
We need leadership with an intelligent plan to expand our economy in all sectors and in all regions, for all Canadians. The Liberal Party’s priority is clear: we have to improve the security and prosperity of middle-class Canadians who have not seen a decent increase in their incomes for 30 years. Canadian families deserve to have a real and fair chance to succeed.
In its economic vision, this government has failed to take into account what has always made Canada a prosperous country: diversity, balance and partnership among regions and economic sectors.
Canada’s strength should not depend on one thing or one place. It comes from the diversity of its population and the diversity of its economy. Yes, we need the strength of western Canada, but we also need the strength of eastern Canada, the strength of northern Canada and the strength of central Canada.
I would like to thank my colleagues, and particularly the francophone members, for having to listen to my bad French, and I hope it was understandable.
I will continue in English. I thank members for their tolerance. As an anglophone MP representing an anglophone riding, I do apologize for murdering the language of Balzac, but it is important to try. Balzac, by the way, had a Ukrainian wife, so I feel especially close to him.
One of my favourite commentators on the economy is Warren Buffett. In his 2001 letter to shareholders, he had this great line, “Only when the tide goes out do you discover who's been swimming naked.”
In Canada, the tide has gone out. That is what has happened to the government. Now that we see that there is no tide, it is not that pretty. The economic tide that flattered Canada's relative economic performance consisted primarily of two things: high commodity prices, and the fact that Canada alone, of the G7 countries, avoided the financial crisis, thanks, it might be worth noting, to the very wise and prudent decisions, against the conventional wisdom, of the Liberal government to maintain tough banking regulation.
That tide has now gone out because, first of all, the high commodity prices that flattered our economic performance have collapsed, particularly of oil, and the financial crisis that devastated the other G7 countries and really flattered Canada's relative economic performance has now started to abate and is not hitting the other G7 countries so badly.
Particularly in relative terms, we are seeing the true reality of Canada's economic performance and the true reality of the government's economic stewardship. What we are seeing is a government that has failed to understand the central economic challenge of our generation, which is that of adjusting to the new realities of the 21st century economy, the realities of an economy in the age of a technology revolution and globalization.
What is happening in this 21st century economy is a relentless hollowing out of the middle class. We are seeing middle class wages, over the past 30 years, stagnate at the same time that wages and wealth at the very top are increasing.
The government, for years, has been in denial about this. In fact, when the leader of the Liberal Party first started talking about the hollowed-out middle-class, we were met with derision and denial. It is now becoming a truth universally acknowledged that this issue of income inequality and the hollowed out middle class is the central economic challenge, and we have to address it.
I am just going to read a final quote from the World Economic Forum in Davos, not generally seen as a hotbed of pinkos or Communists. This is what they have to say about income inequality:
Across rich and poor countries alike, this inequality is fuelling conflict, corroding democracies and damaging growth itself. Not long ago those who worried about inequality were accused of partaking in the politics of envy. In the past year this concern officially became mainstream as voices from the Pope to Christine Lagarde...cautioned of its impacts. The mounting consensus: left unchecked, economic inequality will set back the fight against poverty and threaten global stability.
Instead of pushing against these economic forces, the government, particularly with its imprudent and unfair income-splitting plan, is exacerbating them. That is why we support the opposition motion.
Let us have a budget. Come clean. The tide is out. We want to see what the government guys have.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée d'York-Ouest.
Je vous remercie de me donner cette chance de joindre ce débat important, monsieur le Président.
Le gouvernement fédéral a la responsabilité fondamentale d'insuffler un sentiment de confiance envers l'économie. C'est pourquoi nous avons besoin du budget dès maintenant. Ce délai cause de l'incertitude pour les marchés et les Canadiennes et les Canadiens. Le premier ministre a mis tous ses oeufs dans le même panier et maintenant, alors que la croissance économique ralentit et que le prix du pétrole chute, c'est évident qu'il n'a aucun plan B. La semaine dernière, la Banque du Canada a agi, mais le premier ministre improvise au fur et à mesure en annulant des rencontres avec nos principaux partenaires commerciaux et alliés et en retardant le dépôt du budget.
En retardant le dépôt du budget, le premier ministre a baissé les bras et admis qu'il n'a aucun plan B. La prospérité économique du Canada est en jeu, mais le premier ministre demande aux familles de la classe moyenne encore plus de sacrifices afin que les mieux nantis de notre société puissent obtenir des milliards de dollars en allégements fiscaux.
Et pour qui le premier ministre travaille-t-il ces jours-ci? Sa principale priorité durant cette période difficile est de protéger le cadeau de plus de 2 milliards de dollars qu'il a fait aux Canadiens qui en ont le moins besoin. Les conservateurs devraient commencer par changer de cap en ce qui concerne le plan de fractionnement du revenu qui coûtera au Trésor 2 milliards de dollars par année, un allégement fiscal pour la classe moyenne qui ne sera profitable principalement qu'aux familles les mieux nanties au Canada.
Pendant la campagne électorale de 2011, le premier ministre a promis que lorsque le budget serait équilibré, son gouvernement permettrait aux familles de fractionner leurs revenus à des fins fiscales, jusqu'à concurrence de 50 000 $. Le 30 octobre 2014, le gouvernement annonçait un plan légèrement modifié offrant aux familles un crédit d'impôt théorique pour le fractionnement du revenu qui pourrait atteindre une valeur de 2 000 $. Or 85 % des ménages canadiens ne profiteront pas du fractionnement du revenu, dont les chefs de famille monoparentale, les parents dont les revenus sont semblables et les familles qui n'ont pas d'enfants de moins de 18 ans. Dans la plupart des cas, la prestation maximale de 2 000 $ sera versée à des ménages où une seule personne gagne un revenu, lorsque ce revenu est supérieur à 100 000 $ par année.
Ce programme coûtera au Trésor 2,4 milliards de dollars au cours de l'exercice 2014-2015 et 2 milliards de dollars par année au cours des exercices suivants.
Nous avons besoin d'un leadership avec un plan intelligent pour faire croître notre économie dans tous les secteurs d'activités et dans toutes les régions, pour l'ensemble de la population. La priorité du Parti libéral est claire: nous devons améliorer la solidité et la prospérité des Canadiennes et des Canadiens de la classe moyenne qui n'ont pas bénéficié d'une augmentation de revenu décente depuis 30 ans. Les familles canadiennes méritent d'avoir une chance réelle et équitable de réussir.
Dans sa vision économique, ce gouvernement a négligé de prendre en compte ce qui a toujours fait du Canada un pays prospère: la diversité, l'équilibre et le partenariat entre les régions et les secteurs d'activités.
La force du Canada ne devrait pas dépendre que d'une seule chose ni d'un seul endroit. Elle vient de la diversité de sa population et de la diversité de son économie. Oui, nous avons besoin de la force de l'Ouest, mais nous avons aussi besoin de la force de l'Est, de la force du Nord et de la force du Centre.
J'aimerais remercier mes collègues, surtout les francophones, d'avoir écouté mon mauvais français, en espérant avoir été compréhensible.
Je poursuivrai en anglais. Je remercie les députés de leur tolérance. Étant une députée anglophone qui représente une circonscription anglophone, ma maîtrise de la langue de Balzac est médiocre, et je tiens à m'en excuser, mais je crois qu'il est important d'essayer de parler cette langue. Soit dit en passant, Balzac était marié à une Ukrainienne. Je me sens donc très proche de lui.
Un de mes commentateurs économiques préférés est Warren Buffet. Dans une lettre de 2001 adressée à des actionnaires, il a fait cette remarque très intéressante: « Ce n'est que lorsque la marée se retire qu'on voit qui se baigne nu. »
Au Canada, la marée s'est retirée. C'est ce qui est arrivé au gouvernement. Maintenant qu'il n'y a plus de marée, la situation n'est plus aussi rose. Il y avait deux facteurs principaux qui favorisaient la performance économique relative du Canada, à savoir le prix élevé des produits de base et le fait que le Canada est le seul pays du G7 à avoir évité la crise financière grâce — il convient peut-être de le souligner — à la décision très sage et prudente du gouvernement libéral de maintenir une réglementation bancaire rigoureuse, allant ainsi à l'encontre des idées reçues.
La marée s'est maintenant retirée parce que le cours des produits de base, plus particulièrement celui du pétrole, qui favorisait notre rendement économique, s'est effondré. En outre, la crise financière, qui a eu des effets dévastateurs sur les autres pays du G7 et a réellement favorisé la performance économique relative du Canada, commence à se calmer et ne touche plus aussi durement ces pays.
Plus précisément, toute proportions gardées, nous voyons sous leur vrai jour la performance économique du Canada et celle du gouvernement en matière d'administration de l'économie. Nous constatons que le gouvernement n'a pas su prendre la mesure de l'enjeu économique fondamental de notre génération, c'est-à-dire l'adaptation à la nouvelle donne de l'économie du XXIe siècle, une économie qui évolue à l'ère de la révolution technologique et de la mondialisation.
Dans cette économie du XXIe siècle, nous assistons à l'érosion implacable de la classe moyenne. Alors que les salaires des gens de la classe moyenne stagnent depuis 30 ans, les revenus et la richesse des plus nantis augmentent.
Il y a des années que le gouvernement refuse d'admettre cette réalité. D'ailleurs, lorsque le chef du Parti libéral a commencé à évoquer l'érosion de la classe moyenne, il s'est heurté à la dérision et au déni. Or, il est universellement admis que l'inégalité des revenus et l'érosion de la classe moyenne forment l'enjeu économique fondamental actuel. Il faut s'y attaquer.
Je vais conclure par une citation tirée du Forum économique mondial de Davos, lequel en général n'est pas perçu comme un lieu de rassemblement de gauchistes ou de communistes. Voilà ce qu'on y disait sur l'inégalité des revenus:
Dans les pays pauvres comme dans les pays riches, cette inégalité alimente le conflit, corrode les démocraties et nuit même à la croissance. Il n'y a pas si longtemps, ceux qui se préoccupaient de l'inégalité étaient accusés de se livrer à la politique de l'envie. Au cours de la dernière année, cette préoccupation est officiellement devenue digne de considération, alors que des personnalités telles que le pape et Christine Lagarde ont fait des mises en garde contre ses conséquences. Un consensus se forme: si on ne fait rien, l'inégalité économique fera régresser la lutte contre la pauvreté et menacera la stabilité mondiale.
Plutôt que de faire obstacle à ces forces économiques, le gouvernement, en particulier son plan imprudent et injuste de fractionnement du revenu, les accentue. Voilà pourquoi nous appuyons la motion de l'opposition.
Présentons un budget. Jouons cartes sur table. La mer s'est retirée. Nous voulons voir ce que les ministériels nous réservent.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the question of the gender impact of income splitting is an excellent one. One of our big concerns with income splitting should be the fairness issue, particularly at a time when we are discovering that the fiscal constraints are greater than we thought. To be giving a tax break to the Canadians who need it least is absolutely unconscionable. It not only makes bad economic sense, it is also just wrong.
The gender impact is significant too. Income splitting discourages married women from entering the workforce. As a working married mother, I think that is something that our economic policy should not be ideologically slanted toward. Countries like Sweden and provinces like Quebec have found that if we do the opposite, if we have economic policies that encourage maximum female labour force participation, there is a measurable improvement in GDP and in tax take.
Monsieur le Président, l'incidence du fractionnement du revenu sur l'égalité des sexes est une excellente question. L'une de nos grandes préoccupations à l'égard du fractionnement du revenu doit être la question de l'égalité, en particulier en cette période où nous venons de découvrir que les difficultés financières sont plus grandes que nous l'avions envisagé. Il est tout à fait inacceptable d'accorder un allégement fiscal aux Canadiens qui en ont le moins besoin. Une telle mesure est non seulement illogique sur le plan économique, elle est aussi tout simplement mauvaise.
L'incidence sur l'égalité des sexes est également importante. Le fractionnement du revenu décourage les femmes mariées de se joindre à la population active. En tant que mère et épouse qui travaille, je crois que notre politique économique ne doit pas être idéologiquement orientée vers cela. Des pays comme la Suède et des provinces comme le Québec ont découvert que si nous faisons le contraire, si nous adoptons des politiques économiques qui encouragent une participation maximale des femmes à la population active, cela amène une hausse mesurable du PIB et des recettes fiscales.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the hon. member opposite for his question but I disagree 100% with the premise.
All of the calculations show that income splitting would disproportionately benefit Canadians at the very top of the income distribution. This benefit would go to the 15% of Canadians who least need it. Therefore, as a matter of economic fairness, income splitting is a really bad idea.
As a matter of sound economic policy it is a really bad idea too, because what we are learning about economic policy is that if we do not focus on growing the middle class, we will have slowing economic growth. If the middle class does not have the income to purchase, we have an economy that is stalled. An economic policy like income splitting that benefits the top is a policy that also has an adverse impact on GDP.
Monsieur le Président, je remercie le député d'en face de sa question mais je rejette catégoriquement sa prémisse.
Tous les calculs démontrent que le fractionnement du revenu profiterait de façon disproportionnée aux Canadiens au sommet de l'échelle des revenus. Ce programme viendrait en aide à la tranche de 15 % des Canadiens qui en ont le moins besoin. Par conséquent, il est très mal avisé si l'on souhaite favoriser l'équité économique.
Ce programme est également très mal avisé si l'on souhaite adopter une politique économique saine, car on commence à comprendre que la croissance économique ralentit lorsqu'on ne favorise pas le développement de la classe moyenne. Si la classe moyenne n'a pas les moyens de consommer, l'économie commence à stagner. De plus, les politiques économiques comme le fractionnement du revenu, qui bénéficient seulement aux mieux nantis, ont des répercussions négatives sur le PIB.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, last week the Bank of Canada said that low oil prices will “weigh significantly on the Canadian economy.” The bank acted on its grave concerns by lowering rates to an astonishing 0.75%, yet the Minister of Finance has the gall to pretend, as he has done today, that the Canadian economy is in “a good space”. His actions belie his own words. Why else would he delay the budget?
When will the Conservatives come clean with Canadians and present a plan to stimulate growth and create jobs rather than cling to their imprudent and expensive tax cuts for the Canadians who need them the least?
Monsieur le Président, la semaine dernière, la Banque du Canada a déclaré que la chute des prix du pétrole « pèsera de façon marquée sur l'économie canadienne ». Fortement préoccupée par la situation, elle a abaissé son taux directeur à 0,75 %, ce qui a étonné tout le monde. Pourtant, le ministre des Finances a le culot de prétendre — il l'a d'ailleurs fait aujourd'hui — que l'économie canadienne va bien. Ses actions démentent cependant ses paroles. Pourquoi sinon retarderait-il le dépôt du budget?
Quand les conservateurs vont-ils dire la vérité aux Canadiens et présenter un plan pour stimuler la croissance et créer des emplois, au lieu de continuer d'offrir des allégements fiscaux imprudents et coûteux aux Canadiens qui en ont le moins besoin?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, government delays in finalizing CETA are putting the agreement at risk. Last month, France's national assembly and senate both passed non-binding anti-CETA motions. This weekend, the leader of the NDP poured fuel on the fire, attacking this essential agreement at a socialist conference in Paris.
Could the minister tell the House exactly what the government is doing to get this deal done, and when this much ballyhooed agreement will finally be completed?
Monsieur le Président, en tardant à mettre la touche finale à l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne, le gouvernement en compromet l'adoption. L'Assemblée nationale et le Sénat de la France ont adopté tous les deux des motions non exécutoires contre l'accord le mois dernier. La fin de semaine dernière, le chef du NPD a aussi mis de l'huile sur le feu en contestant cet accord essentiel lors des états généraux du Parti socialiste à Paris.
Le ministre pourrait-il nous dire que ce que le gouvernement fait précisément pour conclure cet accord? Quand mettra-t-on le point final à cet accord tant vanté?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the European Union and Ukraine have signed an association agreement that takes effect January 1, 2016. In the meantime, Europe has already eliminated most tariffs for Ukraine, a form of help equal to $635 million in aid.
Canada and Ukraine are seeking a free trade agreement, but trade negotiations take a long time. Given the strong cross-party support for Ukraine in this House, will the government match the EU's unilateral zero-tariff regime for Ukrainian businesses until our deal is done?
Monsieur le Président, l'Union européenne et l'Ukraine ont conclu un accord d'association qui sera en vigueur à compter du 1er janvier 2016. Entre-temps, l'Europe a déjà supprimé la plupart des droits de douane sur les marchandises en provenance de l'Ukraine. Cette mesure d'aide se chiffre à 635 millions de dollars.
Le Canada et l'Ukraine cherchent à conclure un accord de libre-échange, mais les négociations commerciales prennent beaucoup de temps. Compte tenu de l'appui ferme de tous les partis à l'égard de l'Ukraine, le gouvernement fera-t-il comme l'Union européenne et supprimera-t-il unilatéralement les droits de douane pour aider les entreprises ukrainiennes jusqu'à ce que cet accord soit conclu?
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Lib. (ON)
When I awoke
Before the dawn, amid their sleep I heard
My sons ...weep and ask
For bread.
Mr. Speaker, that is Dante's description of hell. That hell of starving children is what Stalin and his regime created in Ukraine in 1932 and 1933. This Holodomor was a deliberate genocide, designed to break the Ukrainian nation and to impose collectivization on a farming society renowned for its industriousness and powerful sense of community. One of the horrors of the Holodomor was that Moscow flatly denied its murderous campaign. Far too many people, for far too long, believed that lie.
Walter Duranty, The New York Times journalist who won a Pulitzer prize for his reporting from the Soviet Union, wrote:
Conditions are bad, but there is no famine.... But—to put it brutally—you can't make an omelet without breaking eggs.
Today, we are again hearing Orwellian doublespeak from a Kremlin that has invaded Ukraine. That makes its doubly important for the House to recognize the Holodomor as an act of genocide and to remember its victims. Vichna im pamiat.
Quand je fus éveillé avant le jour,
J'entendis pleurer dans leur sommeil mes enfants
[...] et demander du pain.
Monsieur le Président, voilà comment Dante décrit l'enfer: des enfants affamés. Staline et son régime ont créé cet enfer en Ukraine en 1932 et 1933. L'Holodomor était un génocide, un acte délibéré visant à soumettre l'Ukraine et à imposer la collectivisation à une société agricole reconnue pour son ardeur au travail et son sens aigu de la communauté. Ce qui est horrible aussi, c'est que Moscou a carrément nié cette campagne meurtrière. Pendant beaucoup trop longtemps, une grande partie de la population a cru à ce mensonge.
Walter Duranty, journaliste au New York Times et récipiendaire du prix Pulitzer pour ses reportages sur l'Union soviétique, écrivait ceci:
Les conditions sont difficiles, mais il n'y a pas de famine [...] Mais, pour le dire un peu crûment, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.
Aujourd'hui, le Kremlin, qui a envahi l'Ukraine, tient encore un double discours orwellien. Il est donc d'autant plus important que la Chambre reconnaisse que l'Holodomor était un génocide, et qu'elle se souvienne des victimes. Vichna im pamiat.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, many young Canadians have given up looking for full-time work in the face of stagnant wages and a dire job market. According to the Canadian Federation of Students, 300,000 young Canadians are actually working for free. When we add together discouraged young job seekers who are forced to work part time and unpaid interns, we get an unemployment and underemployment rate of almost 28%. That is shameful.
Why does the government have no plan for our lost generation of young Canadians?
Monsieur le Président, beaucoup de jeunes Canadiens ont abandonné la recherche d'un emploi à plein temps en raison de la stagnation des salaires et de la situation désastreuse sur le marché du travail. Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, 300 000 jeunes Canadiens travaillent actuellement sans être rémunérés. Si nous additionnons le nombre de jeunes chercheurs d'emploi découragés qui n'ont d'autre choix que de travailler à temps partiel et le nombre de stagiaires non rémunérés, nous obtenons un taux de chômage et de sous-emploi de près de 28 %. C'est honteux.
Pourquoi le gouvernement ne prévoit-il rien pour cette génération perdue de jeunes Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, according to the Bank of Canada, 200,000 young Canadians cannot get work. The situation is so dire, economists are joking that our central bank is following a grim new indicator: the kids living in their parents' basements index. In fact, it is so hard to get a job today that young people are being advised to work for free. This is our lost generation.
How can the government justify giving a tax break to wealthy boomers, while leaving Canada's young adults behind?
Monsieur le Président, selon la Banque du Canada, 200 000 jeunes Canadiens n'arrivent pas à trouver un emploi. La situation est si désastreuse que les économistes s'amusent à dire que la banque centrale du Canada se sert d'un nouvel indice bien peu réjouissant: le taux de jeunes vivant au sous-sol de la maison de leurs parents. En fait, il est si difficile, pour les jeunes, de trouver un emploi qu'on leur recommande de travailler gratuitement. C'est notre génération perdue.
Comment le gouvernement se justifie-t-il d'accorder un allégement fiscal aux baby-boomers bien nantis et de laisser tomber ainsi les jeunes adultes?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Governor of the Bank of Canada warns that we are facing a low or zero-growth jobs recovery. He said that over 900,000 Canadians are trapped in part-time jobs and 200,000 young Canadians cannot get work at all. Governor Poloz is “pretty sure these kids have not taken early retirement”. He said that we need policies such as investment in infrastructure to boost growth.
Why is the government hamstringing its own capacity to act with an income splitting plan that offers no benefit to 86% of Canadians?
Monsieur le Président, le gouverneur de la Banque du Canada nous a avertis: la relance de l'emploi sera nulle ou faible. Il a dit que plus de 900 000 Canadiens sont obligés de travailler à temps partiel et que 200 000 jeunes Canadiens sont tout simplement incapables de se trouver un emploi. Le gouverneur Poloz « doute fort que ces jeunes aient pris une retraite anticipée ». Selon lui, des mesures s'imposent, il faut notamment investir dans les infrastructures pour stimuler la croissance.
Pourquoi le gouvernement s'enlève-t-il de la marge de manoeuvre en adoptant le plan de fractionnement du revenu qui ne profitera nullement à 86 % des Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, in an email last week referring to the Conservative plan for income splitting, the member for Durham said, “As a father of two amazing young children, I cannot tell you how excited I am.”
There are a lot of proud parents of amazing kids in Canada, but very few—
Some hon. members: Oh, oh!
Monsieur le Président, dans un courriel envoyé la semaine dernière, le député de Durham écrit être emballé à la perspective du fractionnement des revenus que les conservateurs entendent mettre en oeuvre, car il a lui-même deux enfants exceptionnels en bas âge.
Le Canada compte une multitude de parents fiers de leurs enfants exceptionnels, mais très peu...
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am using my big girl voice.
There are a lot of amazing kids in Canada, and their parents are proud of them, but very few of those parents are paid $180,000 a year, as the parliamentary secretary is.
How can he justify a policy which helps his family, but leaves behind 86% of Canadians?
Monsieur le Président, je vais parler haut et fort.
Le Canada compte une multitude d'enfants exceptionnels. Leurs parents sont fiers d'eux. Cependant, contrairement au secrétaire parlementaire, très peu de ces parents gagnent 180 000 $ par année.
Comment le secrétaire parlementaire peut-il justifier une politique qui favorise sa famille, mais qui laisse en plan 86 % des Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, October is Brain Tumour Awareness Month in Canada.
Brain tumours are an indiscriminate form of cancer, and increasingly one of the most deadly. In the last decade, the mortality rate for a child diagnosed with a brain tumour has surpassed all other forms of childhood cancer. There is no clear explanation why.
One reason we cannot answer this question is that there is no central system in Canada that tracks brain tumour statistics.
Seven years ago, in this House, a motion was passed that called for the creation of a national registry to count and classify every brain tumour in the country, but a registry has not been created. Shockingly, Canadian doctors and researchers must rely on statistics from the United States to estimate incidence rates in Canada. Without this data, provinces and territories are unable to properly judge who needs care, resulting in unequal access to drugs and treatment for patients. We can and must do better.
Monsieur le Président, au Canada, octobre est le Mois de la sensibilisation aux tumeurs cérébrales.
Les tumeurs cérébrales sont une forme de cancer qui frappe sans discrimination et qui est en train de devenir l'un des plus mortels. Au cours de la dernière décennie, le taux de mortalité chez les enfants atteints d'une tumeur cérébrale a dépassé celui de toutes les autres formes de cancer infantile. Rien n'explique clairement pourquoi il en est ainsi.
L'une des raisons pour lesquelles nous ne pouvons pas expliquer cette situation, c'est que le Canada ne dispose pas d'un système centralisé permettant de compiler les statistiques sur les tumeurs cérébrales.
Il y a sept ans, la Chambre a adopté une motion qui demandait la création d'un registre national visant à dénombrer et à classer toutes les tumeurs cérébrales au pays, mais ce registre n'a pas été créé. Chose terrible, les médecins et les chercheurs canadiens doivent se fier aux statistiques des États-Unis pour estimer les taux d'incidence au Canada. Sans ces données, les provinces et les territoires sont incapables d'évaluer adéquatement quels patients ont besoin de soins, ce qui se traduit par des inégalités d'accès aux médicaments et aux traitements. Nous pouvons et nous devons faire mieux.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, notwithstanding the minister's talking points, the Parliamentary Budget Officer's numbers do not lie. The story they tell is that the government's EI tax credit will cost taxpayers $550 million to create a paltry 800 jobs, at a ridiculous cost of $700,000 per position.
Economists warn that this flawed measure also creates a perverse incentive to reduce employment. Why will the government not scrap this wasteful plan and instead adopt the Liberal policy, which would create a substantial number of jobs for Canadians?
Monsieur le Président, malgré ce que laisse entendre le ministre dans ses réponses préfabriquées, les chiffres du directeur parlementaire du budget ne mentent pas. Le gouvernement propose un crédit d'impôt au titre de l'assurance-emploi qui coûtera 550 millions de dollars aux contribuables pour créer à peine 800 emplois, ce qui revient au coût ridiculement élevé de 700 000 $ par emploi.
Les économistes signalent que cette mesure mal conçue aura aussi un effet pervers: elle fera perdre des emplois. Pourquoi le gouvernement ne renonce-t-il pas à cette mesure coûteuse et n'adopte-t-il pas plutôt la politique libérale, qui créerait beaucoup d'emplois pour les Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the parliamentary secretary for his remarks. I particularly endorse his point that opening up Canadian trade to Asia and opening up Asia to the Canadian economy is absolutely essential.
As the House knows, the really big deal, which would cover 40% of the world's economy, is the TPP. I would be very interested in the member's views on how those talks are going. If, as some observers fear, it looks as though they are getting bogged down, does the hon. member believe that Canada should be pursuing its bilateral talks with Japan more energetically?
Monsieur le Président, je remercie le secrétaire parlementaire de ses observations. Je partage son avis notamment sur la nécessité absolue d'accroître les échanges commerciaux et d'ouvrir l'accès aux marchés entre le Canada et l'Asie.
La Chambre sait que le partenariat transpacifique est l'accord le plus important, puisqu'il couvrirait 40 % de l'économie mondiale. J'aimerais beaucoup savoir ce que pense le député du déroulement de ces pourparlers. Si ces négociations s'enlisent, comme le craignent certains observateurs, le député croit-il que le Canada devrait poursuivre plus énergiquement les négociations bilatérales avec le Japon?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to assure the hon. member from the official opposition that the Liberals support not only free trade but also child care, so we are with him there. I think that this is a week when it is terrific that we are talking about a bill that has almost all-party support.
The hon. member from the official opposition has spoken very eloquently about the importance of this deal in terms of opening up Asia to Canada. I would like to hear his assessment of how the really big deal opening up Asia, the TPP, is going.
Monsieur le Président, je tiens à garantir au député de l'opposition officielle que les libéraux appuient non seulement le libre-échange, mais aussi les garderies. Nous sommes donc d'accord avec lui là-dessus. Je pense qu'il est formidable que nous débattions précisément cette semaine d'un projet de loi qui reçoit l'appui de presque tous les partis.
Le député de l'opposition officielle a parlé avec beaucoup d'éloquence de l'importance de cet accord pour ouvrir des débouchés en Asie pour le Canada. J'aimerais entendre ce que pense le député de l'état d'avancement des pourparlers sur le partenariat transpacifique, le très grand accord qui ouvrira des débouchés en Asie.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to begin by reiterating that the Liberal Party supports free trade, and we are pleased to support this deal.
This is just the third day the House has been sitting since the terrible events of last Wednesday. It is very appropriate and fitting that on this day we are debating a measure that has the support of the three main parties in the House and that in the discussion we have heard about the tremendously powerful impact Canada's diverse population brings to the country.
We have heard a lot of members speaking eloquently about Korean Canadians and how the connections they have with Korea have been so important in building this deal and in building connections with that country. This is a week when all members of the House should be talking in the most forceful possible terms about Canada's strength in our diversity and Canada's strength in our pluralism. I am pleased that this Korean free trade deal has given us an opportunity to do that.
Coming to the deal itself, I am going to speak about our position on free trade and why we believe that free trade is so important, particularly for Canada. I am going to talk about why we support this specific deal with Korea. I am also going to talk about our concerns and about what we feel has gone wrong and could have been done better. Then I am going to speak about what our trade agenda going forward should be.
I would like to start by talking about free trade and why it is so important for Canada and is such a centrepiece of the Liberal economic program.
We are living in a time when the middle class is hollowed out, when the middle-class is getting hammered. That is something the Liberals have recognized and have been talking about. There is a lot of resonance among Canadians when we raise those issues. One of the ironies of an age like our own, when the middle class is suffering, is that national support for free trade can weaken and we can have the rise of protectionist sentiment. I am therefore absolutely delighted to represent a party that is strongly in favour of free trade.
I am also really delighted to be standing in the House and talking about a free trade deal that has such cross-party support. To have national unity around free trade will be an essential strength of Canada going forward. If we can maintain that, it will provide a competitive advantage for the Canadian economy.
Why is trade so important? Why is it central to Canada's economic success in the 21st century?
Canada is geographically vast. It goes from coast to coast to coast. The reality is that by GDP, Canada has only the 11th largest economy in the world. We are just not big enough to exist, grow, and prosper without being maximally open to the world economy.
Exports to date account for 30% of our GDP, and one in five jobs are linked to exports. The only way the Canadian middle class can grow is for the Canadian economy to become ever more global, for more Canadian businesses to be more competitive and doing more business in the world economy.
That is particularly true when it comes to the emerging markets of Asia, Africa, and Latin America. These are places where the middle class is rising up out of poverty, where there is growing consumer demand, and where there are attractive demographics. As a country, Canada has to be poised to sell into those markets. If we fail to do that, our own middle class will be squeezed and will falter. For Canada, there can really be no economic policy more important than a strong, aggressive, forward-moving, forward-looking trade policy. I am sad to report that the reality is that when it comes to trade in the world economy, if we look past the government's rhetoric, Canada is falling behind.
I would like to draw the House's attention to an important and thorough report produced this year by the Canadian Chamber of Commerce, a business group to which we pay a lot of attention.
This is a group that has a network of over 450 chambers of commerce and boards of trade, and it represents 200,000 business of all sizes and sectors in the economy, in all regions of the country. These people are important. We need to listen to what they are saying about what is happening to the Canadian economy.
I am afraid that when it comes to trade, the Canadian Chamber of Commerce is very worried. The title of its report says it all. It is called “Turning it Around: How to Restore Canada's Trade Success”. Here is what the Chamber of Commerce has to say about how we are doing. It agrees with the Liberals. It says:
International trade is one of the fastest and most effective ways for Canadian businesses to grow.... However, the increase in exports and outward investment has been slow in recent years, and diversification to emerging economies has been limited.
As we have just been discussing, emerging economies are the essential places for us to be going.
Looking deeper into the report, the chamber did a very important calculation in talking about what is actually happening to Canadian trade. I would like to quote it. It said:
Despite more firms looking abroad, Canada is lagging its peers according to several measures.
Yes. That is right. We are, as the report says, falling behind when it comes to our international trading position. The report goes on to say:
Over the past decade, the value of exports has increased at only a modest pace.
What is really interesting about this report is that the authors backed out increased commodity prices when they took a look at Canada's trading position. When we do that calculation, we see a picture of how we are doing on trade that is not at all pretty. Here is what the chamber said about backing out the price premiums we had been experiencing in energy, mineral, and agricultural commodities:
If these price increases are excluded, the volume of merchandise exports shipped in 2012 was actually five per cent lower than in 2000 despite a 57 per cent increase in trade worldwide.
What has actually been happening is that the world gets that trade is important. Globalization is not just a trendy word; it is the world's economic reality, and the reality is that Canada is falling behind. This trend is reflected in the trade numbers. In August, economists were predicting a $1.6-billion trade surplus. Instead, Canada recorded a $610-million trade deficit. These are worrying numbers, and there needs to be a lot more urgency on this file.
I would also point to an issue we heard addressed in question period today, which is falling commodity prices. Warren Buffett, the renowned investor, likes to say that when the tide goes out, we see who is swimming without their trunks on. I am worried that high commodity prices for the Canadian economy have been like a high tide that has obscured a lot of problems, nowhere more so than in trade. As those commodity prices fall, we need to be really worried about what they are going to show is happening in trade.
Turning now to Korea, we agree with our colleagues from the government and the official opposition that this is an important deal, and we share their urgency about getting this finalized by or before January 1. It is important to Canadian businesses, it is important to Canadian exporters, it is important to the people who work in those industries, and it is therefore very important to the Liberal Party.
Korea is Canada's seventh-largest trade partner. In 2013, we did $10.8 billion of trade between us.
Korea is an attractive partner to us, because it is a democracy. This is a country that is a real technology leader, including, as we have heard, in green energy. It is a country that is very culturally innovative. I think we can learn a lot of lessons from Korea about being a global cultural leader, even if we are not one of the big powers. It is an economy that is very attractive to Canada's agri-food industry, to our aerospace industry, and to our spirits industry, so we are very much in favour of this deal.
Having said that, I would be remiss in my responsibilities if I did not point out some of the problems we have with it. The biggest concern we have with this Korea free trade deal is that it is late.
The United States economy, with which we are most closely connected, ratified its trade agreement with Korea in 2011, and the agreement went into effect in 2012. Korea's trade deal with the EU has been provisionally in force since July 2011.
This delay is not just about some kind of theoretical competition over whose date is first. The delay in getting the Korea deal done has had direct and meaningful impacts on Canadian exporters. The global economy is extremely competitive. Businesses know it. Canadian businesses are suffering, and they have been let down, when it comes to Korea trade, by the government. We have lost 30% market share in Korea, more than $1 billion, because we have been slower to come to a deal.
We heard the parliamentary secretary to the minister waxing lyrical about the Korean affection for Canadian lobster, and Koreans should indeed be enthusiastic about eating Canadian lobster. I know that everyone in the House is. However, the government should be apologizing to Canada's lobster industry for putting it at a disadvantage.
I want to read a quote, from The Globe and Mail, from Stewart Lamont, managing director of Nova Scotia's Tangier Lobster Co. Ltd. He said, “The Americans are two and a half years ahead of us, but better late than never.”
That is really the story of this agreement. We are supporting the deal. We are glad it is happening, but this is a story not of triumph but of better late than never.
I would like to point out that our negotiations with Korea began in 2005. The Americans started talking to the Koreans in 2006 and to the EU in 2007. Despite starting negotiations sooner, we have concluded the deal later, and that is something that has had a measurable impact on the bottom line of Canadian exporters.
We need to get this deal done by January 1, but everyone in the House should be aware that the slowness of getting a deal done means that Canadian companies have to run extra fast. They have to claw back that lost export position in the Korean market, and that is going to be very hard work for them.
What we hear when it comes to the reasons for Canada falling behind and this deal having been done behind the U.S. and behind the EU, despite the fact that negotiations began sooner, is that it had a lot to do with the top-down, hyper-controlled approach to issues we see from the government when it comes to the domestic agenda. The Korean deal is more evidence that this approach, which is rejected by so many Canadians now at home, also slows down our relationship with our international partners.
There is support from us. There is support from the official opposition for this deal. I am very pleased that there is that support. It is urgent that we lose no more time getting this deal finalized by or before January 1.
We would be derelict in our duty if we were not aware that this deal has come late. It is better late than never, but it would have been much better had it not been late to begin with.
This deal is particularly significant, because it is our first deal in Asia. It is really important, going forward, that we not allow the mistake of falling behind to happen in our future deals. I am going to talk in a moment about those other deals and the approach Canada needs to take.
However, before doing that, I would like to also urge the government to release a study the department did on the economic impact of the Canada-Korea free trade deal. This study has been requested by many stakeholders, and their access to information requests for this study were very keen, particularly given the fact that the deal is due, we hope, to be finally confirmed by the end of the year.
We call on the government to release this study of its economic impact. Now is the time for us to have that information and to talk about it. It should be made public. Given that the agreement is being supported by both the Liberals and the official opposition, I can really see no reason why the government is not coming out publicly with that more detailed information.
When it comes to the trade agenda going forward, the really big issue on the agenda and what we really need to focus on is TPP. This is an agreement which will touch on 40% of the world economy. In current economic conditions, when a lot of economists are concerned that we are suffering from secular stagnation, that the whole world economy has moved into a new low-growth paradigm, TPP could not be more essential. This could be one of the few levers that we have to get the global economy going. It is essential for Canada and it is essential for the world.
These comprehensive TPP talks started in 2008. Canada, I am sad to say, did not join until 2012. I am afraid we see the pattern with Korea being repeated here. We are slow to come to the table. We really have to focus. We are seeing something wonderful, a tremendous competitive advantage in our country, which is real support across the political spectrum for the Korea deal, for trade with Asia, for trade with the world. It is absolutely incumbent on the government to use that strong political support for free trade, to be an active and energetic partner in the TPP talks to get them going.
Negotiations actually are going on right now. They happened over the weekend in Australia on TPP. I urge the government to be a more active participant in those talks. I am sad to say that when we speak to our trading partners, our international partners, they say that something which we have seen in Canada's relationship in multilateral institutions around the world is, I am afraid, being repeated in TPP.
Canada used to have a reputation as one of the world's most effective multilateralists, as a country that was good at working in a group, at working with others, at getting deals done, at leading deals. However, when it comes to TPP, I am afraid that the reports we are hearing is that Canada is missing in action, Canada is not playing a leadership role and in fact that Canada is frustrating our trading partners.
That really cannot continue. This is an essential deal and we need Canada to be a leading voice. We cannot have a repeat of what we have seen with Korea, which is a policy that is widely supported across the House by so many people, yet actual delivery for the Canadian economy, for Canadian business has been delayed at a cost.
Again, I want to return to this number because it is not just about rhetoric. It has been at a cost of more than $1 billion. Let us think of how valuable those billion dollars could be if they were in the Canadian economy right now.
TPP is the big one. Even as we support the Korea deal and opening up of the Asian markets in this way, I want us to focus on that. I want us to be absolutely energetic, be leaders in those negotiations.
More general, it is absolutely essential that Canada be energetic, that Canada be in the lead when it comes to opening up those emerging markets about which the chamber of commerce spoke. I would like to pay particular attention to Africa.
Finally, yesterday was parliamentary elections in the Ukraine. The results look very promising for Ukrainian democracy and for Ukraine's move toward a pro-reform, pro-European attitude. We heard recently Ukrainian President Petro Poroshenko address the House and call for a free trade deal. Let us not be behind on that. Europe has already opened up its markets to Ukrainian goods. Let us do that, too.
Monsieur le Président, j'aimerais tout d'abord rappeler que le Parti libéral appuie le libre-échange et qu'il est heureux d'appuyer cet accord.
Ce n'est que le troisième jour de séance de la Chambre depuis les terribles événements de mercredi dernier. Il est donc tout à fait approprié et opportun de débattre aujourd'hui d'une mesure qui a reçu l'appui des trois principaux partis à la Chambre et de mentionner que dans le cadre des discussions, il a été question du rôle très important joué par la population diversifiée du Canada.
De nombreux députés ont parlé avec éloquence des Canadiens d'origine coréenne et mentionné en quoi les liens qu'ils ont maintenus avec la Corée ont été cruciaux dans la conclusion de cet accord et l'établissement de liens avec ce pays. Cette semaine, tous les députés devraient insister plus que jamais sur le fait que la force du Canada réside dans sa diversité et son pluralisme. Je suis heureuse que l'accord de libre-échange avec la Corée nous donne l'occasion d'aborder cette question.
J'aimerais maintenant parler de l'accord en tant que tel, de notre position à l'égard du libre-échange et de la raison pour laquelle nous pensons que le libre-échange est extrêmement important, notamment pour le Canada. Je vais parler des raisons pour lesquelles nous appuyons l'accord avec la Corée. Je vais également parler de nos réserves et des aspects de l'accord qui laissent à désirer et qui auraient pu être améliorés. Je vais ensuite décrire ce qui serait le programme de libre-échange idéal pour le Canada.
Je vais tout d'abord parler du libre-échange et des raisons pour lesquelles il revêt une telle importance pour le Canada et constitue la pièce maîtresse du programme économique des libéraux.
Nous vivons à une époque où la classe moyenne s'affaiblit et se fait malmener. C'est un phénomène que reconnaissent les libéraux et dont ils ont parlé. C'est une question qui intéresse beaucoup les Canadiens à qui nous en avons parlé. Paradoxalement, dans une époque comme la nôtre, où la classe moyenne écope, il y a le risque d'une érosion de l'appui national au libre-échange et d'une émergence du protectionnisme. C'est pourquoi je suis absolument ravie de représenter un parti qui défend vigoureusement le libre-échange.
Je suis tout à fait ravie d'avoir l'occasion de parler d'un accord de libre-échange chaleureusement accueilli par tous les partis. Si on peut réaliser et maintenir une unité nationale à propos du libre-échange, le Canada disposera d'un atout essentiel pour l'avenir. L'économie canadienne disposera d'un avantage concurrentiel.
Qu'est-ce qui explique l'immense importance du commerce? Pourquoi est-il essentiel à la réussite économique du Canada au XXIe siècle?
Le Canada occupe un vaste territoire bordé par trois océans, mais il se classe seulement au 11e rang mondial si on regarde son PIB. Étant donné la petite taille de notre économie, si nous voulons non seulement vivoter, mais croître et prospérer, nous devons nous ouvrir au maximum sur l'économie mondiale.
À l'heure actuelle, les exportations représentent 30 % du PIB et procurent un emploi sur cinq au pays. Pour que la classe moyenne du Canada puisse prospérer, il faut que l'économie canadienne se mondialise davantage, qu'un nombre croissant d'entreprises canadiennes augmentent leur compétitivité et leurs activités dans les marchés mondiaux.
Notre attention doit particulièrement se tourner vers les marchés émergents d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine. Dans ces pays, la classe moyenne commence à se sortir de la pauvreté, la demande des consommateurs augmente et les tendances démographiques sont prometteuses. Le Canada doit être prêt à profiter des possibilités de ces marchés. Si nous ratons cette occasion, la classe moyenne du Canada en pâtira et s'affaiblira. La politique économique la plus importante sur laquelle le Canada doit pouvoir compter, c'est une politique commerciale solide, dynamique, en plein essor et tournée vers l'avenir. Je constate avec tristesse qu'en matière de commerce mondial, le Canada tire de la patte, malgré les belles paroles du gouvernement.
J'aimerais attirer l'attention de la Chambre sur un rapport important et très fouillé. Il a été produit cette année par la Chambre de commerce du Canada, un groupe de gens d'affaires auquel nous accordons beaucoup d'attention.
Il s'agit d'un groupe qui dispose d'un réseau de 450 chambres de commerce et qui représente 200 000 entreprises de diverses tailles et de tous les secteurs économiques à l'échelle nationale. Ces gens sont importants. Nous devons écouter ce qu'ils ont à dire au sujet de l'économie du Canada.
Malheureusement, la Chambre de commerce du Canada est très inquiète de la situation du Canada sur le plan commercial. Le titre de son rapport est révélateur. Il est intitulé « Un point tournant: Comment rétablir notre succès commercial sur les marchés étrangers ». La Chambre de commerce, qui semble être du même avis que les libéraux, affirme ce qui suit au sujet de la situation du Canada:
Le commerce international est pour les entreprises canadiennes un des moyens les plus rapides et les plus efficaces de faire croître leurs affaires [...] Cependant, l’augmentation des exportations et des investissements extérieurs est lente depuis quelques années, et la diversification ciblant les économies émergentes est limitée.
Comme nous l'avons mentionné, nous devons absolument axer nos efforts sur les économies émergentes.
Lorsqu'on examine le rapport de façon plus approfondie, on constate que la Chambre de commerce a bien réfléchi à la question de savoir ce qui se passe réellement sur le plan commercial au Canada. Elle a affirmé ce qui suit:
Bien qu’un nombre croissant d’entreprises se tournent vers l’étranger, plusieurs mesures indiquent que le Canada est en retard sur les pays comparables.
Oui. C'est exact. Le Canada, comme le dit le rapport, prend du retard pour ce qui est du commerce international. On peut également y lire ce qui suit:
La valeur des exportations a augmenté lentement au cours de la dernière décennie [...]
Ce qui est très intéressant dans le rapport, c'est que les auteurs ont retranché les bonifications, lorsqu'ils ont examiné la situation commerciale du Canada. Si l'on fait le calcul, on obtient un portrait peu reluisant de notre situation sur le plan commercial. La Chambre de commerce a précisé que les producteurs canadiens recevaient un prix beaucoup plus élevé pour leurs produits énergétiques, minéraux et agricoles et que...
Tenant compte de ces facteurs, le volume des marchandises expédiées à l'étranger en 2012 était en fait de 5 % inférieur à ce qu'il était en 2000, malgré une hausse de 57 % des échanges à l'échelle mondiale.
Le monde entier comprend que le commerce est important. La mondialisation n'est pas qu'un terme à la mode. C'est la réalité économique du monde entier, et, malheureusement, le Canada prend du retard à cet égard. Les statistiques commerciales attestent cette tendance. En août, les économistes prédisaient un excédent commercial de 1,6 milliard de dollars. Le Canada a plutôt enregistré un déficit commercial de 610 millions de dollars. Ces chiffres sont inquiétants, et nous devons faire preuve de plus d'empressement dans ce dossier.
J'aimerais revenir sur un point abordé durant la période des questions, soit la chute des prix des produits de base. Le célèbre investisseur Warren Buffet se plaît à dire que lorsque la marée baisse, on voit qui se baigne sans maillot. Je crains que les prix élevés des produits de base soient un peu comme la marée haute, c'est-à-dire qu'ils ont camouflé tout un lot de problèmes, surtout en ce qui concerne le commerce. Alors que les prix des produits de base dégringolent, nous devons vraiment prêter attention aux répercussions dans le domaine du commerce.
Pour ce qui est de la Corée, nous convenons qu'il s'agit d'un accord important, tout comme nos collègues ministériels et ceux de l'opposition officielle, et qu'il est urgent de le finaliser d'ici le 1e janvier. C'est important pour les entreprises canadiennes, les exportateurs canadiens et les travailleurs des industries concernées; c'est donc très important pour le Parti libéral.
La Corée se classe septième parmi les plus importants partenaires commerciaux du Canada. En 2013, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont chiffrés à 10,8 milliards de dollars.
Selon nous, la Corée constitue un partenaire intéressant parce qu'il s'agit d'une démocratie et d'un véritable chef de file en matière de technologie, y compris, comme on l'a dit, dans le domaine de l'énergie verte. C'est aussi un pays très innovateur sur le plan culturel. La Corée pourrait nous en apprendre beaucoup sur la manière de devenir un leader mondial sur le plan culturel, même si nous ne sommes pas une grande puissance. L'économie coréenne est très attrayante pour l'industrie agroalimentaire du Canada, de même que pour celle de l'aérospatiale et des spiritueux. Nous sommes donc tout à fait en faveur de cet accord.
Ceci étant dit, je manquerais à mon devoir si je ne signalais pas certaines réserves que nous avons le concernant. La principale réserve vient du fait que l'accord de libre-échange avec la Corée arrive tard.
Les États-Unis, notre plus grand partenaire commercial, a ratifié un accord avec la Corée en 2011, et l'accord est entré en vigueur en 2012. L'accord commercial entre la Corée et l'Union européenne est entré en vigueur à titre provisoire depuis juillet 2011.
Ce retard n'est pas qu'une vue de l'esprit, il ne s'agit pas d'une compétition pour savoir qui signera un tel accord en premier. Le temps que le gouvernement a perdu avant de signer l'accord avec la Corée a eu des conséquences concrètes et substantielles sur les exportateurs canadiens. La concurrence est très vive à l'échelle mondiale. Les entreprises le savent. Les sociétés canadiennes en souffrent, et le gouvernement les a laissées tomber dans ce dossier. Nous nous sommes traîné les pieds, et nos parts de marché ont en conséquence diminué de 30 % en Corée, soit l'équivalent de plus de 1 milliard de dollars.
Nous avons entendu le secrétaire parlementaire du ministre raconter avec grandiloquence que les Coréens raffolent des homards canadiens, et il va de soi que les Coréens devraient être fous de nos homards. Je sais que tous les députés le sont. Le gouvernement devrait toutefois présenter ses excuses à l'industrie du homard, car il l'a mise dans une position désavantageuse.
Je tiens à citer Stewart Lamont, directeur général de Tangier Lobster, entreprise située en Nouvelle-Écosse. Voici ce qu'il a dit au Globe and Mail: « Nous avons deux ans et demi de retard sur les Américains, mais mieux vaut tard que jamais. »
Voilà ce qui caractérise parfaitement cet accord. Nous appuyons l'accord et nous sommes heureux que les choses aillent de l'avant, mais, loin du triomphe attendu, c'est plutôt la maxime « mieux vaut tard que jamais » qui s'applique ici.
J'aimerais signaler que nos négociations avec la Corée ont commencé en 2005. Les États-Unis ont entamé des pourparlers avec la Corée en 2006; et l'Union européenne, en 2007. Même si nous avons entrepris des négociations avec la Corée plus tôt, nous avons conclu notre accord avec elle plus tard, et cela a eu un effet mesurable sur le bénéfice net des exportateurs canadiens.
Nous devons mettre en oeuvre cet accord d'ici le 1er janvier, mais tout le monde à la Chambre devrait savoir que, plus on tarde, plus les entreprises canadiennes auront à agir rapidement. Elles doivent retrouver la place qu'elles ont perdue sur le marché coréen, et ce sera très difficile.
Quand nous nous interrogeons sur les raisons pour lesquelles le Canada a pris du retard et a conclu son accord avec la Corée après les États-Unis et l'Union européenne, même si nous avions entamé les négociations avant eux, on nous dit que cela s'explique en grande partie par l'approche autoritaire et hypercontrôlée adoptée par le gouvernement en ce qui a trait aux enjeux nationaux. L'accord avec la Corée est une autre preuve que cette approche, qui est maintenant rejetée par tellement de Canadiens au pays, ralentit également nos relations avec nos partenaires internationaux.
Nous appuyons l'accord. L'opposition officielle l'appuie aussi. J'en suis très heureuse. Nous n'avons pas de temps à perdre, car il est impératif de mettre cet accord en oeuvre au plus tard le 1er janvier.
Il serait négligent de notre part de ne pas mentionner que cet accord est arrivé tard. Mieux vaut tard que jamais, mais il aurait été bien préférable qu'il soit conclu plus tôt.
Cet accord revêt une importance particulière, car il s'agit de notre premier en Asie. Pour nos prochains accords, il sera primordial que nous ne répétions pas l'erreur de nous laisser devancer. Je vais parler un peu de ces autres accords et de l'approche que le Canada devra adopter.
Mais auparavant, j'aimerais demander au gouvernement de rendre publique l'étude réalisée par le ministère sur les retombées économiques de l'accord de libre-échange Canada-Corée. De nombreuses parties intéressées demandent à voir cette étude. Elles sont très persistantes dans leurs demandes d'accès à l'information concernant cette étude, et pour cause, l'accord devrait être confirmé, nous l'espérons, d'ici la fin de l'année.
Nous demandons au gouvernement de rendre publique cette étude des retombées économiques. Le temps est venu pour nous d'avoir accès à cette information et d'en discuter. Il faut la rendre publique. Puisque l'accord jouit de l'appui des libéraux et de l'opposition officielle, je ne vois vraiment aucune raison pour le gouvernement de ne pas jouer cartes sur table et dévoiler cette information détaillée.
En ce qui concerne le programme commercial futur, nous devons nous concentrer sur le partenariat transpacifique, voilà l'enjeu clé. Cet accord englobe 40 % de l'économie mondiale. Dans la situation économique actuelle, alors que beaucoup d'économistes craignent que nous soyons promis à une stagnation séculaire et que l'économie mondiale soit entrée en période de faible croissance, le partenariat transpacifique est plus essentiel que jamais. Il se pourrait que ce soit l'un des seuls leviers que nous ayons pour relancer l'économie mondiale. Il est essentiel pour le Canada et le monde.
Les négociations globales entourant le partenariat transpacifique ont débuté en 2008. Le Canada n'y participe malheureusement que depuis 2012. Je crains que le même scénario qu'avec la Corée ne se répète. Nous tardons à nous asseoir à la table des négociations. Nous devons vraiment cibler nos efforts. Le fait que tous les partis appuient l'accord avec la Corée et le commerce avec l'Asie et le monde entier constitue un énorme avantage concurrentiel pour notre pays. C'est merveilleux. Il incombe au gouvernement d'utiliser ce solide appui politique à l'égard du libre-échange et d'être un partenaire actif et dynamique dans la poursuite des pourparlers entourant le partenariat transpacifique.
Les négociations sur le partenariat transpacifique sont d'ailleurs en cours ces jours-ci après s'être poursuivies en fin de semaine, en Australie. J'exhorte le gouvernement à s'investir davantage dans ces pourparlers. Hélas, lorsque nous discutons avec nos partenaires commerciaux, nos partenaires internationaux, ils nous signalent que le Canada répète dans le cadre du partenariat transpacifique l'erreur qu'il commet dans ses relations auprès des institutions multinationales.
Le Canada a longtemps eu la réputation de compter parmi les États multilatéralistes les plus efficaces, un pays qui travaillait bien en groupe, avec ses homologues, pour piloter et conclure des ententes. Or, à en croire les échos, en ce qui concerne le partenariat transpacifique, le Canada rate apparemment le coche. Le Canada ne prend pas les rênes. Même qu'il excéderait ses partenaires commerciaux.
Cela ne peut pas durer. Il est question d'un accord essentiel. Le Canada doit faire figure de chef de file. Nous ne devons pas répéter les erreurs du passé dans le dossier de la Corée. Il ne faut pas retarder l'application d'une politique qui jouit d'un appui considérable, des deux côtés de la Chambre, au détriment financier de l'économie canadienne et des entreprises canadiennes.
Je tiens à rappeler le chiffre en question parce qu'il s'agit d'un problème très concret. Les pertes s'élèvent à plus de 1 milliard de dollars. Imaginons ce que serait l'économie canadienne avec 1 milliard de dollars de plus.
Le partenariat transpacifique est capital. Tout en appuyant l'accord avec la Corée du Sud, qui nous ouvrira des marchés en Asie, il ne faut pas le perdre de vue. Je veux que nous ne ménagions aucun effort. Le Canada doit être une force d'entraînement dans ces négociations.
De manière plus générale, le Canada doit absolument faire preuve de diligence. Il doit être un chef de file dans l'ouverture des marchés émergents dont il a été question à la chambre de commerce, en particulier en Afrique.
Enfin, des élections parlementaires se sont déroulées hier en Ukraine. Les résultats s'annoncent prometteurs pour la démocratie de ce pays, qui devrait prendre le virage de la réforme et de l'Europe. Il y a quelques semaines, le président de l'Ukraine, Petro Porochenko, a réclamé dans cette enceinte même la conclusion d'un accord de libre-échange entre nos deux pays. Ne laissons pas traîner les choses. L'Europe a déjà ouvert ses marchés aux produits ukrainiens. Emboîtons-lui le pas.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, on a day when we should be supporting and cheering the cross-party support for this free trade agreement, that was the kind of rather mean-spirited question I would expect more to hear from the government side of the House.
I will say what I would have said had the question been from the government side of the House, which is that it is neither the responsibility of the government nor of the official opposition to decide how the Liberal Party deploys the resources of its members. For now, we are a small party, but we will not be for long. There are a lot of duties for all of us to cover. It has been our collective decision to have one of my very talented colleagues serve on the committee. We work very closely together.
If the hon. member from the official opposition would like to speak about positions that are difficult to understand, perhaps he would like to let this House know why the NDP, which has been so opposed to free trade deals historically, has decided to turn tail when it comes to Korea. That is the right decision, but I wish it had come sooner.
Monsieur le Président, aujourd'hui, nous devrions célébrer le fait que tous les partis appuient cet accord de libre-échange. J'aurais été moins étonnée de recevoir ce genre de question mesquine de la part d'un député du gouvernement.
Je répondrai comme je l'aurais fait si la question m'avait été posée par un député du gouvernement: ce n'est pas au gouvernement ni à l'opposition officielle de décider de quelle façon le Parti libéral répartit le travail entre ses députés. Pour l'instant, notre parti est petit, mais ce n'est qu'une question de temps. Nous avons tous beaucoup de tâches à accomplir, et c'est ensemble que nous avons pris la décision d'envoyer un de mes collègues — qui est très talentueux — siéger à ce comité. Nous travaillons en étroite collaboration.
Si le député de l'opposition officielle souhaite parler de position difficile à comprendre, sans doute pourrait-il expliquer à la Chambre pourquoi le NPD, qui s'est toujours opposé aux accords de libre-échange, a fait volte-face dans le cas de la Corée. Cette décision est la bonne, mais j'aurais aimé que ce changement de cap se fasse plus tôt.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, my colleague has indeed focused on what is our chief criticism of this deal, which is that it has come late at a great cost to Canadian businesses, Canadian exporters and Canadian jobs. As to what the reasons are, I can only speculate, but I would suggest two reasons.
One is something that we see all too often with the government, which is a mismatch between rhetoric and action. There is a lot of rhetoric on trade, but we have not actually seen that when it comes to this Korean deal and we certainly are not seeing it when it comes to TPP.
The second reason, which is something that we have been learning when we talk to stakeholders and particularly when we talk to our other partners in multilateral institutions, is that the top-down rigidly authoritarian approach to government, which we see first-hand domestically, carries through when it comes to how Canada behaves in its international dealings, and that slows things down.
Monsieur le Président, mon collègue a bien fait ressortir notre principale critique à l'égard de cet accord. En effet, comme les négociations ont traîné en longueur, les conséquences négatives ont été grandes pour les entreprises, les exportateurs et les emplois canadiens. Je ne peux qu'émettre des hypothèses quant aux raisons pouvant expliquer cette situation. Toutefois, j'aimerais en suggérer deux.
Premièrement, comme le gouvernement conservateur nous l'a prouvé à maintes reprises déjà, il existe une très grande différence entre les beaux discours qu'il tient et l'adoption de mesures concrètes. Le gouvernement parle beaucoup de commerce, mais il prend énormément de temps à agir, comme nous avons pu le constater dans le cas de cet accord avec la Corée. Cette lacune est encore plus flagrante dans le cas du partenariat transpacifique.
Deuxièmement, lorsque nous discutons avec des intervenants, plus particulièrement avec nos partenaires au sein d'institutions multilatérales, nous apprenons que l'approche autoritaire extrêmement rigide dont fait preuve le gouvernement au pays — et nous pouvons certainement en témoigner — se manifeste également dans les relations qu'entretient le Canada à l'échelle internationale. Cette attitude a pour effet de ralentir les choses.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, the member opposite has been in the House longer than I, but I would like to point out to him that when it comes to parliamentary procedure, it is not our tradition to directly address other members.
I have heard this before and was I expecting to hear it again from the government benches. For the record, I really want to protest strenuously. A majority government has a lot of prerogatives in a Westminster system like our own, but it cannot decide what members of the Liberal Party do and which committees they serve on. It is absolutely unfair and slanderous quite frankly for the government to have suggested, as it has, that somehow I am derelict in my duty by not serving on trade committee. I want to say that for the record.
We are talking specifically about Korea. Canada is behind the U.S. and the EU, both of which began negotiating after we did, and this has cost Canadians more than $1 billion. We have lost 30% of our position. These facts speak for themselves.
Monsieur le Président, le député d'en face siège à la Chambre depuis plus longtemps que moi, mais j'aimerais lui signaler que, conformément à la procédure parlementaire, nous n'avons pas pour coutume de nous adresser directement aux autres députés.
J'ai déjà entendu cette remarque et je m'attendais à l'entendre de nouveau d'un ministériel. Je tiens à souligner que je proteste vigoureusement. Un gouvernement majoritaire a beaucoup de prérogatives dans un régime issu de la tradition de Westminster comme le nôtre, mais il ne peut pas décider de ce que les députés du Parti libéral font et à quels comités ils siègent. Il est absolument injuste, je dirais même diffamatoire, d'insinuer comme le député le fait que, d'une manière ou d'une autre, je néglige mes obligations en ne siégeant pas au comité du commerce. Je tiens à le dire publiquement.
Nous parlons spécifiquement de la Corée. Le Canada a pris du retard sur les États-Unis et sur l'Union européenne, qui ont tous deux commencé à négocié après nous et cela a coûté aux Canadiens plus d'un milliard de dollars. Nous avons perdu 30 % de notre position. Ces faits parlent d'eux-mêmes.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Liberal Party strongly believes in protecting the working people of Canada. That is why we are such strong supporters of free trade. In the 21st century, Canada's economy is only the 11th in the world when it comes to GDP and cannot survive or grow without free trade.
The hon. member's question gives me an opportunity to return to the non-partisan spirit with which I began my remarks and which is really important today. We have undergone a big trauma recently and it is a wonderful thing that we have cross-party support for free trade.
I hope the hon. member will agree with me that while all of us advocate for different policies, I am sure everyone in the House supports the working people of Canada.
Monsieur le Président, le Parti libéral croit fermement à la protection des travailleurs canadiens. C'est pour cela que nous sommes de fervents partisans du libre-échange. Au XXIe siècle, le PIB du Canada figure seulement au 11e rang mondial et notre économie ne peut pas survivre ni croître sans libre-échange.
La question du député me donne l'occasion de revenir à l'esprit non partisan du début de mon discours, ce qui est très important aujourd'hui. Nous avons subi un important traumatisme récemment et c'est merveilleux que tous les partis appuient le libre-échange.
J'espère que le député conviendra avec moi que, bien que nous préconisions des politiques différentes, tous les députés appuient les travailleurs canadiens.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the member opposite concluded his remarks by saying that he hopes we will be supporting the Korean free trade deal. As I hope he has heard from our previous remarks, we certainly will be. The Korean deal is important and I think is widely supported in this House, partly because it is an important opening for Canada into Asia.
I would love to hear the member's view on the TPP talks, which are the very essential next step, and whether he has a view on when we might expect those talks to be concluded.
Monsieur le Président, le député d'en face a terminé son intervention en souhaitant que nous appuyions l'accord de libre-échange avec la Corée. S'il a, comme je l'espère, écouté ce que nous avons dit jusqu'ici, il aura compris que ce sera le cas. L'accord avec la Corée est très important, et je crois qu'il a l'appui de la vaste majorité de la Chambre, notamment parce qu'il permettra au Canada de mettre le pied en Asie.
J'aimerais savoir ce que pense le député des pourparlers entourant le partenariat transpacifique, qui constitue la prochaine grande étape à franchir. J'aimerais notamment qu'il nous dise s'il sait quand on peut s'attendre à ce qu'ils aboutissent.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, today in Dnipropetrovsk, Ukrainian president Petro Poroshenko urgently called for the OSCE mission that is monitoring the ceasefire in eastern Ukraine to be enlarged. Speaking on Friday, Italian foreign minister Federica Mogherini said that Italy, France, and Germany are willing to send drones and military personnel to operate them, but Canada was not on her list.
Why is Canada, with its special relationship with Ukraine, not participating in this essential expansion of the OSCE monitoring mission?
Monsieur le Président, aujourd'hui, à Dnipropetrovsk, le président de l'Ukraine, Petro Porochenko, a réclamé de toute urgence l'élargissement de la mission de l'OSCE visant à maintenir le cessez-le-feu dans l'Est de l'Ukraine. Vendredi dernier, la ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini, a déclaré que l'Italie, la France et l'Allemagne étaient prêtes à envoyer des drones ainsi que des militaires chargés de les diriger, mais le Canada ne faisait pas partie de sa liste.
Pourquoi le Canada, qui entretient pourtant des rapports particuliers avec l'Ukraine, ne participe-t-il pas à l'essentiel élargissement de cette mission de l'OSCE?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, over the past week, half a dozen Ukrainian soldiers and a Red Cross worker have been killed in the Donbass, despite the alleged ceasefire there. Germany and France are talking with the OSCE about deploying armed forces to help monitor that ceasefire.
There is cross-party support for Ukraine in the House and Canada has particular influence there. Will Canada therefore be joining Germany and France in further supporting the OSCE peacekeeping and monitoring mission?
Monsieur le Président, au cours de la dernière semaine, une demi-douzaine de soldats ukrainiens ainsi qu'un travailleur de la Croix-Rouge ont été tués dans le Donbass, en dépit du cessez-le-feu censé être en vigueur. L'Allemagne et la France sont en pourparlers avec l'OSCE au sujet d'un déploiement de forces armées afin d'aider à surveiller l'observation du cessez-le-feu.
L'Ukraine jouit du soutien de tous les partis à la Chambre et le Canada est particulièrement influent là-bas. Par conséquent, le Canada se joindra-t-il à l'Allemagne et à la France pour appuyer davantage la mission de maintien de la paix et de surveillance de l'OSCE?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, an IMF report this week confirms what Liberals have been saying for months, “in countries with infrastructure needs, the time is right for an infrastructure push”.
My constituents in Toronto Centre do not need the IMF to tell them that Canada has an urgent infrastructure deficit.
The good news is that IMF has confirmed that thanks to our low interest rates, infrastructure investments are an excellent way to deliver growth without “increasing the debt-to-GDP ratio”.
When will the government take this sound advice and invest more in infrastructure?
Monsieur le Président, un rapport publié cette semaine par le FMI confirme ce que les libéraux disent depuis des mois, à savoir que « dans les pays qui ont besoin d'infrastructures, le moment est propice à une relance des investissements dans ce domaine ».
Les électeurs de ma circonscription, Toronto-Centre, n'ont pas besoin que le FMI leur dise qu'il est urgent de combler le déficit du Canada en matière d'infrastructure.
La bonne nouvelle, c'est que le FMI confirme qu'en raison de la faiblesse de nos taux d'intérêt, les investissements dans l'infrastructure sont un excellent moyen d'assurer la croissance économique « sans pour autant augmenter le ratio dette/PIB ».
Quand le gouvernement suivra-t-il ces conseils judicieux et augmentera-t-il ses investissements dans l'infrastructure?
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