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Lib. (ON)
Numbers do not lie, Mr. Speaker. The manufacturing performance is dismal, particularly with the dollar at 81¢, and it is part of a wider trend.
The trade deficit has soared to historic highs: in January, $1.8 billion; in February, $2 billion; in March, an all-time slump, $3.9 billion; in April, another $3 billion. That is a total deficit so far this year of more than $10 billion.
Without reciting talking points, could the government explain how it will turn those terrible numbers around?
Les chiffres ne mentent pas, monsieur le Président: le rendement du secteur de la fabrication est catastrophique, d'autant plus que le dollar ne vaut plus que 81 ¢, et s'inscrit dans une tendance plus vaste.
Le déficit commercial atteint des sommets historiques: 1,8 milliard en janvier, 2 milliards en février, 3,9 milliards en mars — un record absolu — et encore 3 milliards en avril. Le déficit totalise donc plus de 10 milliards de dollars depuis le début de l'année.
Sans recycler sa cassette, le gouvernement expliquerait-il comment il entend renverser cette tendance désastreuse?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the formal trade deal between Europe and Ukraine goes into force at the beginning of 2016, but the EU actually understands Ukraine's pivotal role and has therefore pre-emptively and unilaterally lifted tariffs for Ukrainian companies.
In contrast, despite much rhetoric about Ukraine, Canada has held back, awaiting the completion of inevitably time-consuming, formal, bilateral trade talks.
Why does the Prime Minister not do as much for Ukraine on trade right now as Angela Merkel has already done?
Monsieur le Président, l'accord commercial entre l'Europe et l'Ukraine entrera officiellement en vigueur au début de 2016. Cependant, comme l'Union européenne comprend que l'Ukraine joue un rôle essentiel, elle a pris la décision unilatérale d'éliminer immédiatement les droits de douane imposés aux entreprises ukrainiennes.
En revanche, malgré tous ses beaux discours sur l'Ukraine, le gouvernement canadien a refusé de faire la même chose. Il préfère attendre la fin des discussions bilatérales officielles, qui prennent évidemment beaucoup de temps.
Pourquoi le premier ministre refuse-t-il de suivre l'exemple d'Angela Merkel et de faire la même chose pour aider l'Ukraine?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, despite celebratory announcements in October and December of 2013, and then again in August and September of 2014, the CETA deal is still not done. Last September's premature party alone cost hard-working Canadian taxpayers nearly half a million dollars.
The government cynically boasts about the number of deals it has signed, but the grim reality is record high trade deficits of $3 billion and $3.9 billion in March and April. When will the government finally scrap its tired talking points and tell us when CETA will be finished?
Monsieur le Président, malgré les annonces faites en grande pompe en octobre et en décembre 2013, puis, à nouveau, en août et en septembre 2014, l'Accord économique et commercial global n'a toujours pas été ratifié. À elles seules, les célébrations prématurées de septembre dernier ont coûté presque un demi-million de dollars aux vaillants contribuables canadiens.
Cyniquement, le gouvernement se vante du nombre d'ententes qu'il a signées, mais la triste réalité révèle plutôt des déficits commerciaux records, soit 3 et 3,9 milliards de dollars respectivement en mars et en avril. Quand le gouvernement finira-t-il par laisser tomber ses formules éculées pour annoncer quand l'Accord économique et commercial global sera conclu pour de bon?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the OECD has cut its 2015 GDP forecast for Canada to a dismal 1.5%. By way of excuse, the minister today claimed, “We are doing better than most developed countries”. That is simply not true. The OECD puts us behind Australia, Germany, Ireland, Israel, the Netherlands, South Korea, Sweden, the U.K., the U.S. and yes, even Spain.
This is no global problem, as the government likes to pretend to excuse its shoddy management. This is a made-in-Canada runway to recession.
When will the finance—
Monsieur le Président, l'OCDE a réduit ses prévisions pour le Canada et prévoit que la croissance du PIB atteindra un piteux 1,5 % en 2015. Pour tenter de sauver la face, le ministre a affirmé aujourd'hui que « le Canada se porte mieux que la plupart des pays développés ». C'est tout simplement faux. Dans le classement de l'OCDE, le Canada arrive après l'Australie, l'Allemagne, l'Irlande, Israël, les Pays-Bas, la Corée du Sud, la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis, et même l'Espagne.
Le problème ne touche pas l'ensemble de la planète, comme le gouvernement aime le prétendre pour justifier sa piètre gestion. C'est plutôt un problème purement canadien, qui nous fait dégringoler vers la récession.
Quand le ministre des Finances...
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Friday's GDP numbers showed a 0.6% drop over the first quarter of 2015, a performance rightly described as “terrible” by a Bay Street economist.
The Governor of the Bank of Canada's previous remark about an “atrocious” start to the year has sadly been borne out. Most troubling was the 0.2% decline in March, a month which was supposed to show an economic rebound.
When will the Conservatives quit parroting their talking points, face this grim reality, and admit they have no effective plan for jobs and growth?
Monsieur le Président, les données de vendredi sur le produit intérieur brut font état d'une baisse de 0,6 % au cours du premier trimestre de 2015, un rendement qualifié à juste titre de « terrible » par un économiste de Bay Street.
Le commentaire précédent du gouverneur de la Banque du Canada au sujet du début d'année « atroce » a malheureusement été confirmé. Le plus inquiétant, c'est la baisse de 0,2 % enregistrée en mars, un mois au cours duquel on attendait une reprise économique.
Quand les conservateurs cesseront-ils de répéter les mêmes points? Quand verront-ils la dure réalité en face et reconnaîtront-ils qu'ils n'ont aucun plan véritable pour l'emploi et la croissance?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, in my riding of Toronto Centre, rail safety is an issue of immense community concern. The government has proposed changes to the current rail safety system, but they do not go nearly far enough.
A new proposed speed limit remains higher than self-imposed limits set by CN and CP in urban areas. The timeline to replace and upgrade aging DOT-111 tank cars would leave unsafe cars on the tracks for far too long.
The Conservatives' piecemeal approach to rail safety is frustrating our communities and putting them at risk. In my riding, two rail lines used for transporting crude oil run through residential areas. Residents and community organizations are worried and want better safety rules, but Transport Canada's Rail Safety Directorate lacks staff, funding and training.
We must do much more to improve rail safety in our communities.
Monsieur le Président, la sécurité ferroviaire suscite une vive inquiétude chez les habitants de la circonscription de Toronto-Centre. Le gouvernement projette des changements au système de sécurité ferroviaire en place, mais ceux-ci sont loin d'être suffisants.
En effet, la nouvelle limite de vitesse qui a été proposée est plus élevée que celle que le CN et le CP s'imposent eux-mêmes dans les zones urbaines. Étant donné l'échéancier prévu pour remplacer et mettre à niveau le parc vieillissant des dangereux wagons-citernes DOT-111, ceux-ci demeureront en circulation bien trop longtemps.
L'approche fragmentée des conservateurs par rapport à la sécurité ferroviaire frustre nos communautés et leur cause des dangers. Dans ma circonscription, deux lignes de chemin de fer sur lesquelles est transporté du pétrole brut passent au travers de quartiers résidentiels. Les résidants et les organismes communautaires sont inquiets et veulent de meilleures règles de sécurité, mais la Direction de la sécurité ferroviaire à Transports Canada manque de personnel, de fonds et de formation.
Il faut en faire beaucoup plus pour améliorer la sécurité ferroviaire dans nos collectivités.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the government's performance on trade continues to fall far short of its rhetoric. The most recent example is a breakdown in bilateral negotiations with Japan. Talks have been stalled for months, with Canadian officials citing Japan's focus on the trans-Pacific partnership as their excuse for the slowdown. However, Japan has continued bilateral negotiations with other countries, so this excuse rings hollow.
Will the Conservatives redouble efforts to schedule a round of negotiations with Japan before we fall behind our foreign competitors, as we did with South Korea, costing Canada billions of dollars and thousands of middle-class jobs?
Monsieur le Président, les résultats obtenus par le gouvernement dans le dossier du commerce ne sont pas à la hauteur de leurs beaux discours. La récente rupture des négociations bilatérales avec le Japon en est encore la preuve. Les pourparlers n'avancent pas depuis des mois. Les responsables canadiens attribuent le ralentissement des négociations au fait que le Japon n'en a que pour le Partenariat transpacifique, mais cet argument paraît peu crédible, car ce pays continue de mener des négociations bilatérales avec d'autres pays.
Les conservateurs redoubleront-ils d'efforts pour prévoir un cycle de négociations avec le Japon avant d'accuser trop de retard par rapport à nos concurrents étrangers? Car rappelons-nous que, dans le dossier de la Corée du Sud, les retards accumulés nous ont coûté des milliards de dollars et nous ont fait perdre des milliers d'emplois.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, a $3-billion trade deficit in March, a historic record, suggests the trade agenda is not working. This is not the first time the government has touted an imminent deal without showing any results. As CETA winds its way through EU institutions, it is facing mounting criticism from European officials. There is growing talk that portions of the text may even need to be changed to assuage these concerns, even though Canadians have been told that this is a done deal and have had hundreds of thousands of their dollars already spent to celebrate it.
Will the minister finally forego his smoke-and-mirrors act and tell us when CETA, which we have already celebrated, will finally be ratified?
Monsieur le Président, le déficit commercial du Canada s'élevait à 3 milliards de dollars en mars. Ce déficit record donne à penser que le programme commercial du gouvernement ne donne pas les résultats escomptés. Ce n'est pas la première fois que le gouvernement annonce la conclusion imminente d'un accord qui ne se concrétise pas. L'Accord économique et commercial global suscite de plus en plus de critiques des responsables européens à mesure qu'il franchit les étapes du processus d'examen par l'Union européenne. Il est même de plus en plus question de modifier des parties du texte pour dissiper ces craintes. Le gouvernement a pourtant affirmé aux Canadiens que cet accord était coulé dans le béton, et il a déjà dépensé des centaines de milliers de dollars en fonds publics pour l'annoncer en grande pompe.
Le ministre abandonnera-t-il ses subterfuges et nous dira-t-il enfin quand l'Accord économique et commercial global, dont nous nous sommes déjà félicités, sera bel et bien ratifié?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, speaking of shameless photo ops, despite hundreds of thousands of dollars spent on ceremonies and announcements, the CETA deal has stalled.
Conservative rhetoric on trade just does not match the results. There was a $3 billion trade deficit in March, a historic record. Our share of western export to Asia has been cut in half, and we are at risk of being kicked out of the Trans-Pacific Partnership.
The government prefers talking points over market access, photo ops over real export opportunities for Canadian businesses and Canadian workers. When will the Conservatives take some real action on trade?
Monsieur le Président, puisqu'on parle de séances de photos et de propagande, signalons que, malgré les milliards de dollars consacrés à des cérémonies et à des annonces, les négociations concernant l'Accord économique et commercial global sont au point mort.
Les conservateurs font de beaux discours sur le commerce mais obtiennent de piètres résultats. En mars, le déficit commercial du Canada a atteint 3 milliards de dollars, un record historique. Notre part des exportations occidentales vers l'Asie a été coupée de moitié, et nous risquons d'être expulsés du Partenariat transpacifique.
Le gouvernement trouve plus importants ses messages préfabriqués et ses séances de photo que l'accès aux marchés et les débouchés réels offerts aux entreprises et aux travailleurs canadiens. Quand les conservateurs poseront-ils des gestes concrets en faveur du commerce?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Conservatives like to brag about the number of trade deals they have done, but in March they presided over the largest trade deficit of $3 billion in Canada's history. That makes, for the first quarter, a trade deficit of $7 billion.
This weakness is especially worrying, given Statistic Canada's recent report that businesses intend to cut R and D spending by 2.6% this year, a worrying indicator for the future. The numbers do not lie.
When will the government stop hiding behind absolutely ludicrous talking points on the TFSA and admit that its economic policies are failing Canadians?
Monsieur le Président, les conservateurs se vantent du nombre d'accords commerciaux qu'ils ont conclus, mais en mars, ils ont enregistré le plus grand déficit commercial de l'histoire du Canada, soit 3 milliards de dollars. Le déficit commercial total pour le premier trimestre s'élève à 7 milliards de dollars.
Cette faiblesse est particulièrement inquiétante compte tenu du récent rapport de Statistique Canada, qui révèle que les entreprises comptent réduire de 2,6 % leurs dépenses en R-D cette année, ce qui est de mauvais augure pour l'avenir. Les chiffres ne mentent pas.
Quand le gouvernement cessera-t-il de se cacher derrière ces discours tout à fait absurdes sur les CELI et admettra-t-il que ses politiques économiques ne servent pas les intérêts des Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Michael Kinsley defined a gaffe as the moment when a politician accidentally tells the truth. That is what happened when our usually invisible Minister of Finance said that the high cost of doubling the TFSA limit will be a problem for the Prime Minister's granddaughter. His remark revealed the Conservative government's profoundly cynical and short-term approach to economic policy, and its utter lack of a long-term vision for Canada.
Why are the Conservatives building up billions of dollars of debt for all of our grandchildren with this $10,000 tax break for the already wealthy, and where is their plan for long-term growth and jobs?
Monsieur le Président, Michael Kinsley disait qu'une gaffe, c'est le moment où un politicien dit accidentellement la vérité. C'est ce qui s'est produit lorsque notre ministre des Finances habituellement invisible a déclaré que le coût élevé du doublement du plafond de cotisation à un CELI serait un problème à résoudre pour la petite-fille du premier ministre. Il a ainsi révélé le désabusement et l'approche à court terme dont est empreinte la politique économique du gouvernement conservateur ainsi que son manque total de vision à long terme pour le Canada.
Pourquoi les conservateurs creusent-ils des milliards de dollars de dette à léguer à nos petits-enfants avec cet allégement fiscal de 10 000 $ pour les bien nantis? Quel est leur plan pour la croissance et les emplois à long terme?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am proud to say that we are worried about long-term solvency for the Government of Canada, and we are worried about jobs and growth now.
According to Carleton University economist Jennifer Robson, the Conservative income splitting plan “will only reach, at most, 12.9% of all Canadian households and a maximum of one third of families with children”.
Two-thirds of families with children will not save even one dollar from these so-called family tax cuts. When will the Conservatives start giving help to those who need it rather than to those who do not?
Monsieur le Président, je suis fière de dire que nous nous inquiétons de la solvabilité à long terme du gouvernement du Canada. Nous sommes également préoccupés par l'emploi et la croissance à l'heure actuelle.
Selon Jennifer Robson, économiste à l'Université Carleton, le plan de fractionnement du revenu des conservateurs s'adressera tout au plus à 12,9 % de toutes les familles canadiennes et, au maximum, à un tiers des familles qui ont des enfants.
Les deux tiers des familles qui ont des enfants ne pourront même pas économiser un seul dollar grâce à ces soi-disant allégements fiscaux destinés aux familles. Quand les conservateurs commenceront-ils à aider ceux qui en ont besoin, au lieu de s'attarder à ceux qui n'ont pas besoin d'aide?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, “multipliers for infrastructure spending...are...high. In contrast, a reduction in personal income taxes has a considerably lower multiplier...”. Those are not my words. That is the sound economic argument laid out by Jim Flaherty in his 2009 budget.
Could the current minister explain why he is ignoring this wise advice and handing out tax breaks to the rich instead of investing seriously in infrastructure and the economic growth middle-class Canadians so urgently need?
Monsieur le Président, « les multiplicateurs à court terme associés aux dépenses en infrastructure [...] sont [...] élevés [...]. À l'opposé, une réduction de l'impôt sur le revenu des particuliers est associée à un multiplicateur beaucoup moins élevé [...] ». Ce n'est pas moi qui le dis. C'est l'argument économique rigoureux avancé par Jim Flaherty dans son budget de 2009.
Le ministre actuel peut-il expliquer pourquoi il ne tient pas compte de ce conseil judicieux et pourquoi il accorde des allégements fiscaux aux riches au lieu d'investir sérieusement dans l'infrastructure et dans la croissance économique dont la classe moyenne canadienne a un urgent besoin?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will share my time with the member for Mississauga—Brampton South.
The Liberals share Canadians' concern about rail safety in Canada. After the Lac-Mégantic tragedy, the government promised to take steps to ensure the safety and integrity of Canada's rail network. However, in the past two months, there have been three major derailments in Ontario alone. In March, one of those trains, which was transporting dangerous goods, burned for a whole weekend.
In my riding, Toronto Centre, two rail lines used to transport crude oil go through residential neighbourhoods. Residents and community organizations, such as Safe Rail Communities, are worried and want the government to introduce safety measures and regulations to protect them from potential dangers. However, Transport Canada's rail safety directorate lacks staff, funding and training.
Transport Canada has a lot of catching up to do, but its budget was cut by $202 million, or 11%, in the main estimates. These cuts followed a scathing report by the Auditor General, who pointed out that the government had conducted just 26% of the required audits and did not audit VIA Rail, even though the company transports 4 million passengers a year. The report also revealed that the government does not have enough inspectors and system auditors to audit critical safety functions. When the Liberal critic questioned the minister in committee in March 2015, the minister said that a single additional inspector had been hired, which brings the total number of inspectors to 117.
This latest bill is yet another example of the Conservatives' piecemeal approach to rail safety. The Transportation Safety Board said in February that the Conservatives' new rail standards do not go far enough, and the recent accidents support that assertion. The TSB clearly stated that the older, least safe tank cars should be removed from the rails immediately. The government's timeline for removing these cars is unrealistic, and the Conservatives know it.
Railways united Canada, and many of us still live close to those same railways that helped build our country. The government has a duty to ensure that Canadians who travel on these railways and who live close to them are safe, and it also has a duty to keep the employees of rail carriers safe.
I represent Toronto Centre, which is a riding where rail safety is an issue of intense community concern. Last fall, my colleagues the member for Trinity—Spadina, the member for St. Paul's, and I held a town hall. We held it on a cold autumn night. It was a Friday, and 200 people showed up to discuss this issue. For me, that was a real measure of how strongly the community feels about this issue.
This is not some remote technical question for my constituents, for the people I have the privilege of representing in this House. This is something that people are concerned about every day, that people worry in a very real, very present way affects the safety of their families, the safety of their children.
We are planning to hold another town hall meeting in April, in a few weeks, simply because there was such intense community concern about this issue. I cannot underscore too much for this House how central this issue is, and what priority we must accord it.
Something that we hear every day, and that we heard again today in question period, is one of the threads that runs through the government's philosophy, and that is a point of view which for me feels like warmed over 1990s U.S. Republicanism. It is a “starve the beast” philosophy, a philosophy that says the central responsibility of government is to cut taxes so that government services can be cut. That really is the central ideological idea of the government.
I personally, as a Liberal, strongly disagree with that philosophy and that point of view. I do not think it makes sense for our economy, and it does not make sense for our society.
I hope that in this House, regardless of the party to which we belong, this is one area where we can all agree that government plays an essential role. Government cannot be underfunded. Regulators must be given the authority they need. We cannot count on industry to regulate itself in this crucial matter of rail safety which touches on the personal safety of so many Canadian families.
My concern is that Transport Canada's rail safety division is understaffed, underfunded and undertrained. It is a division which has been a victim of the revolving door of Conservative ministers, with five ministers in nine years.
I would be remiss if I did not point out that another essential aspect of the rail safety issue to which one of the hon. members opposite has just alluded is the fact that we are seeing far more oil being transported by rail than in the past. That is a big part of the reason that rail safety has jumped so high up the agenda of the people whom I represent in Toronto Centre.
People know, even though the level of information given in a timely manner about what is being transported is low, and people appreciate that vastly increased amounts of crude oil are being shipped along our railway lines. That has increased both the perception and the reality of the potential danger that this poses.
I must say that reality did not happen by accident. The reality that so much oil is being transported by rail at great cost and posing a great potential public safety hazard is the fault of the Conservative government which has failed to get the pipelines built that Canada's natural resource producers need to get our resources to market.
That failure is partly a failure of a relationship with aboriginal people. It is partly a failure of relationships with the provinces. It is partly a failure of relationships with local communities. It is, above all, a failure of diplomacy and building an effective productive relationship with the United States, our most important neighbour, our most important trading partner.
This is a failure that is of tremendous concern to the people I represent in Toronto Centre, because they feel, quite rightly, that it has put their communities in greater danger. What is really astonishing to me is that it is a failure which, above all, has caused problems for the Canadian economy as a whole.
In closing, we do see some modest improvements in this bill, but we feel that it does not go far enough. What we would like to see above all is a comprehensive, effective strategy for transporting Canada's natural resources and getting them to market.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée de Mississauga—Brampton-Sud.
Les libéraux partagent l'inquiétude de la population canadienne au sujet de la sécurité ferroviaire au Canada. À la suite de la tragédie de Lac-Mégantic, le gouvernement avait promis de prendre des mesures afin d'assurer la sécurité et l'intégrité du réseau ferroviaire canadien. Toutefois, dans les deux derniers mois, trois déraillements graves se sont produits, uniquement en Ontario. En mars, un de ces trains, qui transportait des matières dangereuses, a brûlé pendant une fin de semaine complète.
Dans ma circonscription, Toronto-Centre, deux chemins de fer, voués notamment au transport de pétrole brut, traversent des quartiers résidentiels. Les résidants et les organismes communautaires, comme Safe Rail Communities, sont inquiets et veulent voir la mise en place de dispositifs de sécurité et de réglementation pour les protéger des dangers potentiels. Cependant, la Direction de la sécurité ferroviaire de Transports Canada manque de personnel, de financement et de formation.
À un moment où Transports Canada a beaucoup de chemin à rattraper, son budget a été amputé de 202 millions de dollars, 11 % dans le Budget principal des dépenses. Ces compressions font suite à un rapport cinglant du vérificateur général, qui a souligné, entre autres, que le gouvernement n'avait effectué que 26 % des vérifications prévues et n'avait pas supervisé VIA Rail, malgré ses 4 millions de passagers par année. Le rapport a aussi révélé que le gouvernement ne dispose pas de suffisamment d'inspecteurs et de vérificateurs de systèmes pour effectuer les vérifications des fonctions de sûreté essentielles. Lorsque le porte-parole libéral a posé la question à la ministre en comité, en mars 2015, celle-ci a déclaré qu'un seul inspecteur supplémentaire avait été embauché, portant le nombre total d'inspecteurs à 117.
Ce plus récent projet de loi n'est qu'un autre exemple d'une approche fragmentée en matière de sécurité ferroviaire de la part des conservateurs. Le Bureau de la sécurité des transports a affirmé, en février, que les nouvelles normes ferroviaires instaurées par les conservateurs ne vont pas assez loin, et les accidents survenus récemment appuient cette affirmation. Le BST a indiqué clairement qu'il fallait retirer immédiatement les vieux wagons-citernes les moins sécuritaires des rails. Les échéanciers prévus par le gouvernement pour le retrait de ces wagons sont irréalistes, et les conservateurs le savent.
Le Canada a été unifié grâce au chemin de fer et nous sommes nombreux à vivre encore à proximité de ces mêmes voies ferrées qui ont fait ce pays. Il incombe au gouvernement d'assurer la sécurité des Canadiennes et des Canadiens qui empruntent les chemins de fer pour se déplacer, de celles et ceux qui vivent près des voies ferrées, ainsi que la sécurité des employés des transporteurs ferroviaires.
La sécurité ferroviaire préoccupe beaucoup les gens de la circonscription que je représente, Toronto-Centre. L'automne dernier, le député de Trinity—Spadina, la députée de St. Paul's et moi-même avons organisé une assemblée publique qui a eu lieu une froide soirée d'automne. C'était un vendredi, et 200 personnes se sont présentées pour discuter de cette question. C'est ce qui m'a permis de voir à quel point cette question tient à coeur aux gens de ma circonscription.
Pour les gens que j'ai le privilège de représenter, ils ne s'agit pas d'une question abstraite et technique. Ils s'en préoccupent concrètement, au quotidien, car ils craignent pour la sécurité de leurs enfants et de leurs proches.
Nous comptons organiser une autre assemblée publique en avril, dans quelques semaines, pour la simple et bonne raison que les gens s'y intéressent énormément. Je ne peux pas dire à quel point cette question est capitale et prioritaire.
Il y a une chose que nous entendons tous les jours, que nous avons entendue aujourd'hui durant la période des questions et qui est l'un des fils conducteurs de la philosophie du gouvernement. C'est un point de vue qui me fait penser à une version réchauffée du républicanisme américain des années 1990. C'est la philosophie qui prône d'« affamer la bête », une philosophie qui dit que la principale responsabilité du gouvernement est de réduire les impôts pour permettre des compressions dans les services publics. C'est vraiment l'idéologie centrale du gouvernement.
Comme libérale, je suis personnellement en profond désaccord avec cette philosophie et ce point de vue. Je ne pense pas que ce soit logique pour notre économie ou pour la société.
J'espère qu'en cette Chambre, indépendamment de notre parti, c'est un domaine dans lequel nous pouvons tous convenir que le gouvernement joue un rôle essentiel. Le gouvernement ne peut pas être sous-financé. Les organismes de réglementation doivent avoir les pouvoirs nécessaires. Nous ne pouvons pas compter sur l'industrie pour s'autoréglementer dans un domaine aussi important que la sécurité ferroviaire, qui touche la sécurité personnelle de tant de familles canadiennes.
Je crains que la division de la sécurité ferroviaire de Transports Canada manque de personnel, de fonds et de formation. C'est une division qui est victime de la valse des ministres conservateurs, cinq en neuf ans.
Je m'en voudrais de ne pas souligner que l'un des autres aspects de la question de la sécurité ferroviaire — aspect auquel le député d'en face vient de faire allusion — est le fait qu'il y a beaucoup plus de pétrole qu'avant qui voyage par rail. C'est l'une des principales raisons qui ont fait que la sécurité ferroviaire est devenue une si grande priorité pour les personnes de Toronto-Centre que je représente.
Même si l'information donnée en temps opportun au sujet des chargements reste modeste, les gens savent que des quantités beaucoup plus importantes de pétrole brut circulent maintenant sur nos chemins de fer, phénomène qui s'est traduit à la fois par une accentuation de la perception de danger potentiel et une augmentation des risques de danger réels.
Cette réalité n'est pas accidentelle. Le fait qu'une telle quantité de pétrole soit transportée par rail à grand coût et avec tous les risques que cela suppose pour la sécurité publique est la faute du gouvernement conservateur, qui n'a pas réussi à faire construire les pipelines dont les producteurs canadiens ont besoin pour acheminer leurs ressources jusqu'aux marchés.
Cet échec est dû en partie à des ratés dans les relations avec les peuples autochtones, les provinces et les collectivités locales. Mais il est avant tout attribuable à des ratés sur le plan diplomatique et à une incapacité de nouer des liens féconds et efficaces avec les États-Unis, notre plus important voisin et notre premier partenaire commercial.
Voilà un échec qui préoccupe énormément les gens de Toronto-Centre que je représente, puisqu'ils ont l'impression, à juste titre, qu'il a fait en sorte que leurs collectivités sont maintenant exposées à un danger accru. Pour moi, ce qui est le plus consternant, c'est que cet échec a causé des problèmes pour l'ensemble de l'économie canadienne.
En conclusion, je tiens à dire que nous reconnaissons que ce projet de loi apporte certaines améliorations modestes, mais que nous estimons qu'il ne va pas assez loin. Ce que nous aimerions voir plus que tout serait une stratégie exhaustive et efficace pour assurer le transport de nos ressources naturelles et leur acheminement jusqu'aux marchés.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is absolutely right. There are a couple of issues here. As my hon. colleague has pointed out and as I mentioned in my remarks, the revolving door of ministers has not helped this situation. Equally though, we have seen a real erosion of expertise in the division responsible for rail safety.
In Canada, we are very lucky to have some excellent, dedicated, devoted public servants who have tremendous experience and cultural experience in their institutions. One of the tragic legacies of the Conservative government is the hollowing out of those institutions.
Monsieur le Président, ces deux points posent problème, en effet. Comme mon collègue et moi-même l'avons souligné, le changement constant de ministre n'a rien fait pour arranger les choses. De plus, la division responsable de la sécurité ferroviaire a perdu une grande partie de son expertise.
En tant que Canadiens, nous sommes très chanceux de pouvoir compter sur des fonctionnaires efficaces, dévoués et chevronnés, qui connaissent la culture de leurs institutions. L'affaiblissement de ces institutions fait malheureusement partie du triste héritage que laisse le gouvernement conservateur.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, the member is absolutely right. Part of the answer here is better regulation, more regulators, and regulators who have the experience and authority to enforce the rules.
However, there is another part of the problem, which I have been hearing about from concerned people in my community. They are people who either have a past history of being involved in this industry, or in many cases, people who simply describe themselves as concerned mothers who have educated themselves about this issue and have become involved because they are worried about the safety of their kids. What they report to me is a tremendous decline in the infrastructure of the railways themselves.
One of the reasons that we will be putting forward a very ambitious infrastructure program is precisely to repair and rebuild these railways, which have been the backbone of Canada.
Monsieur le Président, le député a tout à fait raison. Une partie de la solution consiste à établir une meilleure réglementation et à prévoir davantage d'autorités réglementaires ayant l'expérience et le pouvoir nécessaires pour faire respecter les règles.
Cependant, des gens inquiets de ma collectivité me parlent d'un autre aspect du problème. Ce sont des gens qui ont travaillé dans cette industrie dans le passé ou, dans bien des cas, des personnes qui se décrivent simplement comme des mères inquiètes qui se sont renseignées à ce sujet et qui se sont engagées parce qu'elles craignent pour la sécurité de leurs enfants. Ce dont ces gens me parlent, c'est de la dégradation considérable de l'infrastructure des voies ferrées elles-mêmes.
L'une des raisons pour lesquelles nous allons mettre de l'avant un programme d'infrastructure très ambitieux est précisément pour réparer et reconstruire ces voies ferrées, qui sont l'épine dorsale du Canada.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is a very good point from my colleague. One of the things that has been a real issue is the perception that I hear from our American counterparts that Canada is dragging its feet when it comes to rail safety. That, to me, as a Canadian legislator, is a real matter of concern.
We should not rely on the Americans to pass rules to keep our people safe. We should do it ourselves.
Monsieur le Président, le député soulève un très bon point. L'une des choses qui causent un problème réel, c'est la perception de nos homologues américains qui, selon ce que j'entends dire, estiment que le Canada se traîne les pieds en matière de sécurité ferroviaire. À titre de législatrice canadienne, cela me préoccupe véritablement.
Nous ne devrions pas compter sur les Américains pour adopter des règles qui assureront la sécurité de notre population. Nous devons faire cela nous-mêmes.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, over the past week, both the OECD and TD have sharply cut their economic outlook for Canada. TD's new forecast for 2015 has Canada losing $22 billion from our economy compared to the bank's projections from just three months ago. TD warns unemployment will rise, wage growth will stall and household debt will mount.
When will the Minister of Finance stop playing hide and seek with the House and personally tell us what his plan is to reverse this painful economic decline?
Monsieur le Président, la semaine dernière, l'OCDE et la Banque TD ont brusquement revu à la baisse leurs prévisions économiques pour le Canada. Selon les nouvelles prévisions de la Banque TD pour 2015, l'économie canadienne perdrait 22 milliards de dollars par rapport aux prévisions annoncées par la banque il y a trois mois seulement. La Banque TD prévient que le taux de chômage va augmenter, que les salaires vont stagner, et que la dette des ménages va s'alourdir.
Quand le ministre des Finances cessera-t-il de jouer à cache-cache avec la Chambre, et quand nous fera-t-il part en personne de son plan pour contrer ce pénible déclin économique?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, a new Conference Board report has exposed our country's shrinking trade presence in Asia. Between 1993 and 2013, Canada's share of exports to Asia dropped by half, falling from the 15th largest exporter in the region to the 23rd. There is a direct link between a strong export sector and good jobs, but we are losing ground in the largest market in the world.
When will the government finally table a budget with a plan to reverse Canada's trade decline and bring better paying jobs to Canadians?
Monsieur le Président, d'après un nouveau rapport du Conference Board, la présence commerciale du Canada en Asie diminue. Entre 1993 et 2003, la part des exportations du Canada vers l'Asie a chuté de moitié, ce qui a fait passer le Canada du 15e rang des exportateurs dans la région au 23e rang. Il existe un lien direct entre un secteur de l'exportation vigoureux et de bons emplois, mais nous perdons du terrain dans le plus grand marché du monde.
Quand le gouvernement déposera-t-il enfin du budget proposant un plan pour inverser le repli des échanges commerciaux canadiens et créer des emplois mieux rémunérés pour les Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Nadiya Savchenko, a Ukrainian pilot, Iraqi war veteran, and member of the Ukrainian parliament, has been held as a prisoner of war in Russia since June 24, 2014.
Last summer, Nadiya was kidnapped by Russian armed and Russian-led forces and illegally transferred to Russia. There she was detained and questioned by Russian intelligence about the deaths of two Russian journalists during a mortar attack, but cellphone records confirm that she was already in Russian custody before the journalists were killed. Nonetheless, Russian courts have continued to push the Kremlin's falsehood that she crossed the border voluntarily and have refused appeals for bail or house arrest.
This past Sunday, on International Women's Day, supporters in Toronto, across Canada, and around the world came together to fast in solidarity with Nadiya's 83-day hunger strike and to call for her immediate release.
Canada and the House should join their American and European allies and pass a resolution demanding Nadiya's immediate return to Ukraine.
[Member spoke in Ukrainian as follows:]
Slava Ukraini. Slava heroini.
Monsieur le Président, Nadia Savtchenko, pilote, ancienne combattante en Irak et députée du Parlement de l'Ukraine, a été faite prisonnière de guerre par la Russie le 24 juin 2014.
Nadia a été enlevée l'été dernier par une milice armée et dirigée par la Russie et transportée illégalement dans ce pays. Elle y a été détenue et questionnée par les services de renseignement russes au sujet de la mort de deux journalistes russes lors d'une attaque au mortier, mais ses relevés de téléphone cellulaire confirment qu'elle était déjà détenue par les Russes lorsque les journalistes ont été tués. Les tribunaux russes ont tout de même continué à propager la fausseté énoncée par le Kremlin voulant qu'elle ait traversé volontairement la frontière, et ont refusé de la libérer sous caution ou de l'assigner à résidence.
Dimanche dernier, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, de nombreux militants se sont réunis à Toronto, aux quatre coins du Canada et dans le monde entier pour jeûner par solidarité avec Nadia, qui fait la grève de la faim depuis 83 jours, et pour réclamer sa libération immédiate.
Le Canada et la Chambre des communes devraient se rallier à leurs alliés américain et européen et adopter une résolution exigeant le retour immédiat de Nadia en Ukraine.
[ La députée s'exprime en ukrainien ainsi qu'il suit:]
Slava Ukraini. Slava heroini.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, those were nice words from the trade minister, but in January Canada posted a walloping $2.5 billion trade deficit, the second-highest in our history. Our dismal trade performance is especially worrying given the weakness of the dollar, usually a boon to exporters, and the economic rebound in the United States, our largest foreign market. The government is very good at throwing $100,000 parties to announce unfinished trade deals, but it is ignoring this worrying erosion of our exporting muscle.
When will the government finally table a budget with a plan to reverse this worrying decline?
Monsieur le Président, le ministre du Commerce a beau prononcer de belles paroles, il reste que le Canada a affiché en janvier un déficit commercial ahurissant de 2,5 milliards de dollars, le deuxième en importance de notre histoire. Ce lamentable rendement en matière de commerce est d'autant plus préoccupant que le dollar est faible, ce qui est habituellement une bénédiction pour les exportateurs, et que notre principal marché étranger, les États-Unis, connaît une reprise économique. Le gouvernement excelle à donner des réceptions à 100 000 $ pour annoncer des accords commerciaux non finalisés, mais il néglige l'érosion inquiétante de nos débouchés d'exportation.
Quand le gouvernement déposera-t-il enfin un budget comprenant un plan pour renverser cet alarmant déclin?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the IMF has issued a warning about the inflated Canadian housing market, cautioning that home prices have jumped more than 60% over the past 15 years. Canadian families with a personal debt burden that the IMF warns is among the highest in the OECD are at risk of $100,000 losses they can ill afford. The IMF says that Canada needs better data, something the Conservative government is bizarrely opposed to, and more coordinated financial oversight.
When will the government quit electioneering and fearmongering and table a budget that addresses Canada's cooling economy and overheated housing market?
Monsieur le Président, le Fonds monétaire international prévient le Canada que son marché immobilier est anormalement élevé. Le prix des maisons a en effet grimpé de plus de 60 % depuis 15 ans. Les familles canadiennes, dont le niveau d'endettement personnel figure parmi les plus élevés de l'OCDE, selon le FMI, risquent de perdre des centaines de milliers de dollars, ce qu'elles ne peuvent évidemment pas se permettre. De l'avis du FMI, le Canada a besoin de meilleures données, ce à quoi s'oppose le gouvernement conservateur, on ne sait trop pourquoi, et d'une surveillance financière mieux coordonnée.
Quand le gouvernement va-t-il renoncer à ses manoeuvres électoralistes et alarmistes et présenter un budget qui va s'attaquer au ralentissement de l'économie canadienne et à la surchauffe du marché immobilier?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will be sharing my time with the member for York West.
I am pleased to have the opportunity to join this important debate. Over the past 30 years, the Canadian economy has doubled in size. However, median household income has only increased by 15%. A report released last week by the CIBC shows that this trend has only gotten worse since the 2008-09 recession. I would like to quote a few passages from the report.
“The Bank of Canada continues to warn us that the headline unemployment rate is not as rosy as perceived and, in fact, according to the Bank's new and improved measure of labour market activity, labour slack is still significant,” says Benjamin Tal, deputy chief economist and author of CIBC's employment quality index.
He continues:
In many ways, the Bank has a point. Our measure of employment quality is now at a record low—suggesting that the composition of employment is sub-optimal. But a closer examination of the trajectories of our index's sub-components suggests that the Bank's prescribed remedy of low and lower interest rates might not cure what ails the labour market.
“While full-time paid-employment jobs are on average of higher quality than part-time and self-employment jobs, not all full-time paid-employment jobs were created equal,” says Mr. Tal. “The number of low-paying full-time jobs has risen faster than the number of mid-paying jobs, which in turn, has risen faster than the number of high-paying jobs.
“Over the year ending January 2015, the job creation gap between low and high-paying jobs has widened with the number of low-paying full-time paid positions rising twice as fast as the number of high-paying jobs. Those trajectories are largely behind the softening in our measure of employment quality over the past two decades.”
Faced with stagnating incomes, an increasing cost of living and mounting debt, middle-class Canadian families are struggling to make ends meet. Today, there are 159,000 fewer jobs for young people than before the recession. The Conservatives' action plan consists of income splitting and a $2 billion tax break that will mostly benefit the richest of Canadians while 85% of Canadian households will not see a cent.
The Liberal Party would invest those funds in areas that would really benefit the middle class, such as community infrastructure, post-secondary education and professional training, as well as research and innovation.
The Liberals feel that this country needs a new economic plan and, with each passing day, that feeling grows stronger. The economy of our largest trading partner, the United States, is on fire, but Canadian exports have dropped by almost 3%.
The Prime Minister wants to talk about anything but the economy. His priority is to give a $2 billion tax break to the richest members of our society, and he is more interested in fearmongering than in proposing economic solutions.
As we have heard from the CIBC, from a recent study by York University, from the IMF, whose concerns about the overheated Canadian housing market we cited earlier today in question period, there are some deep structural problems in the Canadian economy right now, particularly when it comes to the hollowing out of the middle class. We are becoming a low-wage, part-time economy for more and more Canadians.
The York University study I just mentioned has found that over the past 10 years there has been a 50% increase in the percentage of jobs in Ontario, which are part of this low-wage, part-time economy from 22% to 33% of jobs.
According to the OECD, in that organization of the world's leading economies, Canada has the third highest percentage of low-paying jobs as part of the composition of our employment.
The Bank of Canada is worried. In the monetary policy report for January, the bank said, “the proportion of involuntary part-time workers continues to be elevated”. As the CIBC has said, we are becoming a nation of part-timers.
As the Liberal Party has been arguing, what we need is an economic plan for the middle class to shore up Canada's hollowed-out middle class. We need a plan. A lot of what is going on is because of some of the new forces at work in the 21st century. A lot of what is happening is because of globalization, technological change, the rise of the sharing economy, or what some people are calling the “Uberization” of jobs, the “Taskrabbitization” of jobs.
However, the government can do something about it. The government is obligated to do something about that to adjust, to adapt our social and political institutions so that the Canadian middle class, rather than being the victim of globalization and the technology revolution, can actually thrive in these circumstances.
What we are seeing, I am very sad to say, from the government is the opposite. We are seeing that rather than trying to soften these forces, the government is leaning into them, particularly with its income splitting policy. Instead, what we would like to see from the government is an economic plan for growth, particularly growth of middle-class jobs.
Infrastructure is a big part of the solution. Those infrastructure jobs cannot be “Uberized” and they cannot be exported outside the country. Infrastructure investment has another great advantage. Big infrastructure programs help the economy to run hot. In those circumstances, the middle class has much more bargaining power, and we can see a reversal of these very terrible trends we have been discussing today.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée d'York-Ouest.
Je suis heureuse d'avoir la chance de joindre ce débat important. Au cours des 30 dernières années, la taille de l'économie canadienne a plus que doublé. Pourtant, le revenu médian des ménages n'a augmenté que de 15 %. Un rapport publié la semaine dernière par la CIBC montre que cette tendance n'a fait qu'empirer depuis la récession de 2008 à 2009. Je veux citer quelques passages du rapport.
« La Banque du Canada continue de nous prévenir que la situation n'est pas aussi encourageante que le laisse croire le taux de chômage et, en fait, selon sa nouvelle mesure améliorée de l'activité sur le marché du travail, les ressources inutilisées demeurent nombreuses », affirme Benjamin Tal, économiste en chef adjoint et créateur de l'indice de qualité de l'emploi de la Banque CIBC.
Il poursuit en disant:
« À bien des égards, la Banque a raison. Notre indice de qualité de l'emploi vient d'atteindre un creux historique, ce qui suggère que la composition de l'emploi n'est pas optimale. En examinant de près la trajectoire des sous-composantes de notre indice, toutefois, nous sommes portés à croire que la solution préconisée par la Banque pour stimuler le marché de l'emploi, soit de continuer d'abaisser les taux, pourrait ne pas être salutaire. » [...]
« Si les emplois rémunérés à temps plein sont, en moyenne, des emplois de meilleure qualité que les emplois à temps partiel et ceux des travailleurs autonomes, tous les emplois rémunérés à temps plein ne sont pas équivalents », précise M. Tal. « Les emplois à temps plein mal rémunérés ont augmenté plus rapidement que les emplois moyennement bien rémunérés qui, à leur tour, ont connu une croissance plus forte que les emplois très bien rémunérés.
« Sur le plan de la création d'emplois, l'écart s'est creusé entre les emplois mal rémunérés et ceux très bien rémunérés durant l'année qui s'est terminée en janvier 2015, le nombre d'emplois à temps plein mal rémunérés augmentant deux fois plus rapidement que le nombre d'emplois très bien rémunérés. Ces trajectoires sont en grande partie responsables du fléchissement de notre indice de qualité de l'emploi au cours des deux dernières décennies. »
Les familles canadiennes de la classe moyenne dont les revenus stagnent et qui font face à l'augmentation du coût de la vie et à un endettement croissant peinent à joindre les deux bouts. Aujourd'hui, il y a 159 000 emplois de moins pour les jeunes qu'avant la récession. Le plan d'action des conservateurs consiste à instaurer le fractionnement du revenu, un allégement fiscal de 2 milliards de dollars dont profiteront en grande majorité les Canadiens les mieux nantis et dont 85 % des ménages canadiens ne tireront pas un sous.
Le Parti libéral investirait ces fonds dans des secteurs dont bénéficierait vraiment la classe moyenne, notamment les infrastructures communautaires, l'éducation postsecondaire et la formation professionnelle, ainsi que la recherche et l'innovation.
Les libéraux estiment que ce pays a besoin d'un nouveau plan économique et chaque jour qui passe nous le démontre un peu plus. L'économie de notre principal partenaire commercial, les États-Unis, tourne à plein régime mais les exportations canadiennes ont chuté de près de 3 %.
Le premier ministre veut parler de tout sauf de l'économie. Sa priorité est d'apporter un allégement fiscal de 2 milliards de dollars aux mieux nantis de notre société, et il est plus intéressé à semer la peur qu'à proposer des solutions économiques.
D'après la CIBC, une étude récente réalisée par l'Université York et le FMI — les préoccupations duquel ont été citées plus tôt aujourd'hui durant la période des questions —, l'économie canadienne est actuellement confrontée à de graves problèmes structurels, plus particulièrement l'érosion de la classe moyenne. Dans notre économie, de plus en plus de Canadiens touchent un bas salaire et travaillent à temps partiel.
Il ressort de l'étude de l'Université York que je viens de mentionner que, au cours des 10 dernières années, le nombre d'emplois à bas salaire et à temps partiel a augmenté de 50 %, en passant de 22 % à 33 % des emplois.
Selon l'OCDE, dans cette organisation des économies les plus performantes du monde, le Canada se classe au troisième rang en ce qui concerne le pourcentage d'emplois mal rémunérés par rapport au total des emplois disponibles.
La Banque du Canada est inquiète. Dans son Rapport sur la politique monétaire de janvier dernier, la banque signale que « le pourcentage de travailleurs occupant involontairement un emploi à temps partiel reste élevé ». Comme l'a dit la CIBC, nous devenons un pays de travailleurs à temps partiel.
Comme le Parti libéral le fait valoir, nous avons besoin d'un plan économique pour la classe moyenne au Canada afin de renforcer celle-ci, parce qu'elle est à bout de souffle. Nous avons besoin d'un plan. La situation actuelle est attribuable dans une large mesure aux nouvelles forces en présence au XXIe siècle. Ce qui se passe découle en grande partie de la mondialisation, des changements technologiques, de l'émergence de l'économie collaborative, ou de ce que certains appellent l'« uberisation » ou la « taskrabbitisation » des emplois.
Cela dit, le gouvernement peut faire quelque chose. Il a l'obligation d'agir face à cette situation et d'adapter nos institutions sociales et politiques afin que la classe moyenne au Canada ne soit pas victime de la mondialisation et de la révolution technologique et qu'elle puisse prospérer dans ce nouveau contexte.
Je suis navrée de dire que le gouvernement fait exactement le contraire. Au lieu d'essayer d'atténuer l'impact de ces forces, le gouvernement les nourrit, notamment avec sa politique de fractionnement du revenu. Nous préférerions voir le gouvernement adopter un plan économique axé sur la croissance, en particulier la croissance des emplois pour la classe moyenne.
Les infrastructures sont un élément important de la solution. Les emplois dans le secteur des infrastructures ne doivent pas être « uberisés », et ils ne doivent pas être exportés à l'étranger. Les investissements dans les infrastructures comportent un autre avantage important. Les grands programmes d'infrastructures aident l'économie à fonctionner à plein régime. Dans ces circonstances, la classe moyenne jouit d'un pouvoir de négociation beaucoup plus grand, ce qui favorise le renversement des tendances déplorables dont nous avons discuté aujourd'hui.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to thank my colleague for her question. I also want to apologize because I will answer in English. I am not ready to answer in French, but I will try to do so eventually.
I strongly believe that we are facing a couple of related economic problems right now. One is this hollowing out of the middle class, which we have been discussing at great length today, and to which I do think there are government solutions. There are actions that the government can take to improve the situation. On the contrary, there are actions governments can take, like the income splitting policy of the current government, which will actually make the situation worse.
A related problem, I believe, is the problem that some economists are calling “secular stagnation”. The economies of the western industrialized countries are not rebounding from the financial crisis, from the recession, with the sort of strength that a lot of people expected. We seem to be stuck in this low-growth economic space. We see it particularly in Europe with some interest rates now negative, which is shocking.
Therefore, I strongly agree with the direction of the hon. member's question. I think now is a time when we need government action to focus on economic stimulus, and that is why I concluded by talking about infrastructure investment, which I think can have a powerful impact on both economic growth and middle-class jobs.
Monsieur le Président, je veux remercier ma collègue de sa question et m'excuser, parce que je vais répondre en anglais. Je ne suis pas prête à répondre en français, mais j'essaierai de le faire éventuellement.
Je crois fermement que nous sommes confrontés à quelques problèmes économiques connexes en ce moment même. L'un de ces problèmes est l'affaiblissement de la classe moyenne, dont nous avons longuement fait état aujourd'hui et qui, selon moi, peut être corrigé par des solutions gouvernementales. Le gouvernement peut prendre des mesures pour améliorer la situation. À l'inverse, il peut aussi prendre des mesures, comme le fractionnement du revenu, qui ont pour effet d'empirer la situation.
À mon avis, il existe un problème connexe que certains économistes appellent la « stagnation séculaire ». Les économies des pays occidentaux industrialisés ne se remettent pas de la crise financière, de la récession, avec la vigueur anticipée par un grand nombre. Nous sommes enlisés dans un espace économique à faible croissance. Cela est particulièrement vrai en Europe, où certains taux d'intérêt sont maintenant négatifs, ce qui est aberrant.
Par conséquent, je suis tout à fait d'accord avec le sens de la question posée par la députée. Le moment est venu pour le gouvernement de prendre des mesures afin de relancer l'économie. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai terminé mon exposé en parlant d'investissements dans les infrastructures. Selon moi, une telle mesure aurait une incidence profonde sur la croissance économique et sur la création d'emplois pour la classe moyenne.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I think the member points to a real problem. The reality is that technology and advances in technology started off by allowing us to have just-in-time manufacturing where we did not need to keep great inventories of goods. We could get the goods to the factories just at the moment they needed them.
What has more recently been happening is that we have discovered that those same technologies have allowed employers to treat employees as a just-in-time input into the economic process. As my hon. colleague has pointed out, this has devastating effects on human lives. It means that people are unable to plan their family budgets. It means that people who have children, as I do, have a hard time organizing child care. Imagine if we knew we were going to work 40 hours a week but had no idea when those 40 hours would be.
I absolutely think it needs to be a priority for government policy to find ways to make sure that people have reliable incomes and reliable hours. I think this is something we can do in collaboration with employers.
Monsieur le Président, je pense que le député fait allusion à un véritable problème. La réalité est que la technologie et les avancées technologiques ont commencé par nous permettre d'opter pour la fabrication « juste-à-temps », si bien qu'il ne nous était pas nécessaire de maintenir de grands inventaires de marchandises. Nous pouvions les livrer aux usines juste au moment où elles en avaient besoin.
Dernièrement, nous avons découvert que ces mêmes technologies ont permis aux employeurs de traiter les employés comme des intrants « juste-à-temps » dans le processus économique. Comme mon collègue l'a fait remarquer, cela a des effets dévastateurs sur les vies humaines. Cela signifie que les gens sont incapables de planifier leur budget familial, que les personnes qui, comme moi, ont des enfants ont du mal à organiser leur garde. Imaginez ce que ce serait de savoir que vous allez travailler 40 heures par semaine sans avoir la moindre idée de votre horaire.
Je suis convaincue que le gouvernement doit s'attacher en priorité à trouver des façons de veiller à ce que les gens aient des revenus et des heures de travail sur lesquels ils peuvent compter. Je pense que c'est quelque chose que nous pouvons faire en collaboration avec les employeurs.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Igor Sechin and Vladimir Yakunin are two close friends of Russian President Vladimir Putin. While both have been sanctioned by the United States, they are not on Canada's list. The media have described Canada's sanctions against Rosneft, Mr. Sechin's company, as “relaxed”. The government's hypocritical talking points about the number of people Canada has sanctioned ring hollow with our allies and with Canadians. This is about quality, not just quantity.
When will the government match its actions to its rhetoric and sanction Sechin and Yakunin?
Monsieur le Président, Igor Setchine et Vladimir Iakounine sont deux amis proches du président de la Russie, Vladimir Poutine. Tous deux sont visés par des sanctions des États-Unis, mais ne figurent pas sur la liste du Canada. Les médias qualifient de laxistes les sanctions du Canada à l'égard de Rosneft, la société de M. Setchine. Les beaux discours du gouvernement faisant valoir le nombre de personnes sanctionnées par le Canada sonnent plutôt creux dans l'esprit de nos alliés et des Canadiens. La qualité est tout aussi importante que la quantité.
Quand le gouvernement joindra-t-il le geste à la parole et sanctionnera-t-il Setchine et Iakounine?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, in an email to the Conservatives about his plans to strip Muslim women of their right to wear the niqab at citizenship ceremonies, the immigration minister got the basic facts wrong. In a cynical political ploy, the government, he said, will appeal a court decision “allowing people to wear the hijab while taking the oath”. Surely the minister, of all people, ought to know the difference between a niqab and a hijab.
As the Conservatives seek to restrict the rights of Muslim women, can they not at least pay them the courtesy of getting the facts right?
Monsieur le Président, dans un courriel aux conservateurs où il parlait de son intention de dépouiller les musulmanes de leur droit de porter le niqab lors des cérémonies de citoyenneté, le ministre de l'Immigration s'est trompé. Il a affirmé que le gouvernement, usant d'un stratagème politique cynique, interjettera appel d'une décision judiciaire « autorisant le port du hidjab lors de la prestation du serment ». Il me semble qu'une personne occupant le poste de ministre de l'Immigration devrait connaître la différence entre un niqab et un hidjab.
Les conservateurs tentent de restreindre les droits des musulmanes. Ne pourraient-ils pas au moins avoir la courtoisie de bien présenter les faits?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, a recent Conference Board study shows that Canada's younger generations are earning less and receiving fewer pension benefits than their parents. It states, “young Canadians may have a lower lifetime earning potential than any generation before”.
There is no more dire indictment of a country's economic performance than the prospect that our future may be poorer than our past.
Stale and misleading talking points, like the ones we have heard already today, will not deliver prosperity for this generation. When will the government finally table a budget with a real plan for jobs and growth?
Monsieur le Président, selon une étude récente du Conference Board, les jeunes générations gagnent moins et reçoivent moins de prestations de retraite que leurs parents. En effet, on peut y lire ceci: « Les jeunes Canadiens pourraient gagner moins dans leur vie que les générations précédentes. »
Il n'y a pas d'indice plus sinistre de la mauvaise santé de l'économie canadienne que la perspective que notre avenir soit moins reluisant que notre passé.
Les rengaines désuètes et trompeuses qu'on nous sert aujourd'hui ne permettront pas d'apporter la prospérité à cette génération. Quand le gouvernement déposera-t-il enfin un budget présentant un réel programme de création d'emplois et de stimulation de la croissance?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is simply not true. Everyone in business knows that we live in the age of big data. That is why Canada's leading economists and the CFIB are united in calling for the return of the long form census. As Roger Martin of the University of Toronto said, in direct contradiction of what we just heard, “It is just disinformation to say the current survey works”.
Will the government finally reverse its anti-science, anti-business, and antediluvian policy and return the long form census as my colleague's bill calls for?
Monsieur le Président, ce n'est tout simplement pas vrai. Personne n'ignore, dans le monde des affaires, que nous vivons à l'ère de l'information. C'est pourquoi les économistes les plus réputés au Canada et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante réclament à l'unisson le retour du questionnaire détaillé du recensement. Contrairement à ce que nous venons d'entendre, Roger Martin, de l'Université de Toronto, est d'avis que « prétendre que l'enquête actuelle fonctionne bien est de la désinformation ».
Le gouvernement fera-t-il enfin marche arrière plutôt que de s'enliser dans sa politique anti-scientifique, anti-entreprise et antédiluvienne? Rétablira-t-il l'utilisation du questionnaire détaillé du recensement comme le veut le projet de loi de mon collègue?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, thank you for giving me the opportunity to join this important debate.
Newfoundland and Labrador's support for CETA hinged to a significant degree on the Government of Canada's promise to help the industry adjust to the recent removal of minimum processing requirements. That promise should have been kept. CETA will eliminate trade barriers and boost free trade between Canada and the European Union. It will also create opportunities for the middle class.
The Liberal Party of Canada supports free trade because it will open markets to Canadian goods and services, grow export-oriented businesses, create jobs and provide choice and lower prices to Canadian consumers.
Unfortunately, the Conservatives negotiated this agreement without holding a proper public debate. As a result, the government did not adequately address concerns about sectors that could suffer because of CETA, particularly the sector that employs fish plant workers in Newfoundland and Labrador. The removal of minimum processing requirements is definitely a huge concern for the people of Newfoundland and Labrador. The province's support hinged to a significant degree on the federal government's promise to help the industry adjust to this new reality. That promise should be kept.
I would also like to quote my colleague, the member for Saint-Laurent—Cartierville, who talked about this matter last week:
However esoteric federal-provincial relationships might appear to many Canadians, all Canadians want their leaders, especially their Prime Minister, to be trustworthy.
This is very important. I would like to thank my colleagues, especially the francophone members, for listening to my bad French, and I hope it was understandable.
Now I will continue in English. I thank my francophone colleagues for tolerating my efforts. It is important for us to try, as practice will make perfect.
As my colleague has already suggested in her line of questioning, what is at stake here are some very fundamental issues that go right to the heart of the terrible way the government is conducting itself. I would like to focus on two in particular, and they are the fact that so often, and not just when it comes to trade but it comes to economic policy in general and foreign policy, the government talks big but does not deliver. The government's rhetoric is not matched by execution. One way to put it is that it is obverse of the usual advice, that one should speak softly and carry a big stick. Today's Government of Canada speaks loudly and carries a small stick, particularly when it comes to executing it.
This CETA deal is a perfect example of that. I have lost count of the number of official announcements we have had of this deal being concluded. I have lost count of the amount of taxpayer money that has been spent to celebrate the conclusion of this deal and yet the deal, manifestly, is not there.
What is more, with each passing week, some new real obstacle, some new hurdle, which the government had to overcome and should have overcome before all of these glorious announcements, manifests itself. This conflict between the federal government and Newfoundland and Labrador is just the latest example.
The second thing I would like to emphasize is something I spoke about a bit earlier when citing my colleague. This dispute speaks so profoundly to way in which the government has failed at one of the essential tasks of statesmanship, and that is relationship building, relationship building with the provinces, one of the central jobs of Ottawa, and relationship building with our partners in the world.
I have a somewhat homey metaphor. I am a mother and I have three kids. Nowadays in classrooms kids do not sit in desks by themselves; the desks are put together in a group. Modern pedagogy understands that the way to accomplish big jobs in the world is through teamwork. Therefore, my 10-year-old daughter sits around a group of tables with other kids. She is already being taught that teamwork is essential. That lesson seems to be lost on the other side of the House.
It is not just in elementary school. During the winter break, I had the privilege of visiting the University of Windsor and seeing its magnificent new engineering department. In its beautiful modern new lecture halls, the students do not sit in seats one by one separated from one another; they sit grouped around tables. Again, teamwork is the key to success in the modern economy. This is an approach that the government is either unable to carry out, or simply does not understand how essential it is.
It is particularly important when it comes to trade. Trade, after all, is about partnerships and relationships. We see the breakdown here when it comes to the relationship between the federal government and Labrador and Newfoundland, but that is far from the only trade relationship that has been dangerously eroded. It is shocking to me to note that in fact our biggest trade and economic relationship, what should be the bedrock international relationship for any Canadian government, the relationship with the United States, has also fallen prey to this my way or the highway bullying approach of the government. We see the evidence of that failure at relationship building and statesmanship in issues like the fact that the Keystone pipeline has not been approved, that it has become a huge and contentious issue in U.S. politics and that there is a huge fight over the port at Prince Rupert.
This unnecessary fight between the federal government and Newfoundland and Labrador is really just a manifestation of a broader failure on many fronts and of these two very characteristic flaws of the government.
What is particularly troubling to me and my colleagues is that the support of Newfoundland and Labrador for CETA was earned in part by a promise from the Government of Canada to help the industry adjust to the abolition of minimum processing requirements. Is it not elementary that a government should honour its promises? Sadly, that is not what we are seeing.
I would like to quote some comments from representatives of Newfoundland and Labrador. In the St. John's newspaper, The Telegram, Minister Darin King said that if it could not get a deal with Ottawa with the Minister of International Trade, Newfoundland and Labrador planned to take this dispute over the head of the Canadian government to Brussels. Here is what he said to The Telegram:
Our plan would be to go into the EU — Brussels — and meet with member states and members of the union to outline our position and to seek support from them....We want a resolution. We want to put this to bed because we recognize that CETA is good for the country and good for our province, and we want to put this deal to bed and move forward and get on with things.
Imagine how Canada would look, how ridiculous our international position would appear, if we had warring Canadian factions travelling to Brussels to present contradictory positions.
That is not how a well-managed country is run. That is not the way we get a good deal from our counterparties. This is particularly dangerous. This dispute flaring up within our own family, in public, in the House, comes at a particularly dangerous moment. As I sure members know, at this moment, the CETA deal, which we strongly support and believe is really important to the Canadian economy, is facing new objections and pressures from some of the key European Union players. There have been voices raised against it in France and, particularly, in Germany. At a time when support is fraying, this is not a time for us to fail to get our ducks in a row at home and to fail to have unity, to break promises within the Canadian families. I am disappointed to say that this is what is happening.
Trade deals are an area where, like so much economic policy, timing matters and delaying costs people real money. This is not an issue where the government has the luxury of fighting interpersonal battles or ideological battles. To delay is to take money out of the pockets of hard-working Canadians. We have had a very clear and stark example of that reality very recently, and that is in our trade with South Korea.
The United States, the EU and even Australia got to a trade deal with Korea ahead of us. We are delighted that a deal has finally been done, but because of that delay during that period, Canadian exporters lost 30% of market share. Experts calculate that this was a loss of about $8 billion. That is a lot of money, which simply through delay, was effectively taken out of the pockets of hard-working Canadian business people. We really need to focus on timing. We need to get beyond the rhetoric and get this deal done, not have fighting at home.
I am getting increasingly concerned about CETA. Last week, I met with many business people whose businesses depend directly upon this deal getting done. They are worried that we have not completed the deal, despite multiple announcements.
There is a very real reason to be worried. If we cannot resolve our disputes at home and get the deal done, it will be in real jeopardy.
As members know, the United States is now negotiating its own trade deal with Europe. This is a huge political issue in Europe, indeed, an issue which raises concerns at a much higher, much more emotional level than the deal with Canada. It is essential for us to get our deal done, to get it signed, to get it out the door before the debate around the negotiations with the U.S. really becomes a central political focus in Europe.
It is also essential for us to get this done, to resolve our disputes at home, because the EU negotiators will not have time for us forever. They will not be able to focus on internal Canadian squabbles forever, on possible visits this month from officials from Newfoundland and Labrador to Brussels. Their focus will be shifting to the U.S. deal. It is absolutely incumbent upon the government to resolve this dispute and to get the deal done.
Why does the Liberal Party feel so strongly about the importance of trade, of getting deals done, of getting access to market for Canadian producers? Eighty per cent of our economy is dependent, directly or indirectly, upon trade. That is huge. Our dependence on having effective relationships and effective access to international markets is particularly great today. As 2015 has dawned, we have seen a global economy looking much less rosy than we were hearing from the other side of the House all last year.
We are entering a global economic environment of unexpectedly falling commodity prices, including low oil prices, which is a very serious issue for the Canadian economy, as everyone from the Bank of Canada to TD have said. There is another really big issue out there that is shadowing our economy. It is the issue of what Larry Summers, the former secretary of the U.S. Treasury, likes to call “secular stagnation”. This is the idea that the western industrialized economies might currently be stuck in a period of low growth.
I am very sad to say that because of the short-sighted ideological thinking of the government, because of its all-eggs-in-one-basket play in the oil sector, Canada is unprepared for these rocky international waters. At a time like this, more than ever we simply cannot afford to be fighting amongst ourselves, to have these embarrassing unprofessional fights between a provincial government and the federal one over a trade deal that we desperately need to conclude. We need to get it done. It is really not acceptable, in fact it is incredibly dangerous, for our country to be stalled in this space with Newfoundland and Labrador's really objecting and talking about a trust betrayed.
I would like to tell the House what some of the leaders from Newfoundland and Labrador, in their own words, had to say. Premier Paul Davis said, “We’re at a crossroads where the federal government has changed the rules.”
That, to me, goes to the heart of the issue here, that in the midst of this incredibly important, much bally-hooed, and incredibly complex deal that is central to our economy, the government dropped the ball on this key federal-provincial relationship and had the temerity to change the rules half way through. That is not statesmanship. That is not grown-up management of a country, of an economy, and of a trade negotiation.
Darin King, Newfoundland and Labrador's business minister, said, “The federal government’s failure to honour the terms of this fund is jeopardizing CETA for all industries, economic sectors, and indeed all Canadian and European Union citizens.”
He had it exactly right. We all want this deal done. The government had the privilege of negotiating the deal not just with the EU, but also with our Canadian provincial partners. It has simply dropped the ball. It is being accused by its partners of failing in what is a key duty of a federal government, to be trustworthy and to keep its word.
Finally, I want to quote the intergovernmental affairs minister, Keith Hutchings, who said:
We've got to be able to hold fast to those items that we negotiated. It's a much bigger issue. Once we go down that road of giving the authority to the federal government and saying, “Well, you can negotiate something, but once it gets to the final stages you can pull back and say no, that's fine.” As a government we can't approve of that.
What is really at stake here is probably the most fundamental issue of leadership and governance. That is integrity. It is trust. The real issue is the economy is at stake. A trade deal is at stake. Even more crucially, the government's ability to be trusted by Canadians is at stake. That is why I am delighted we have the opportunity to debate this in the House today. I hope the government will see the light.
Monsieur le Président, je vous remercie de me donner la chance de me joindre à ce débat important.
L'appui à l'AECG par la province de Terre-Neuve-et-Labrador a été obtenu en partie par une promesse du gouvernement du Canada d'aider l'industrie à s'ajuster au récent retrait des exigences relatives à la transformation minimale. Cette promesse devrait être respectée. L'AECG éliminera les barrières commerciales et permettra d'accroître le libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, ainsi que les perspectives pour la classe moyenne.
Le Parti libéral du Canada est pour le libre-échange, car c'est la façon d'ouvrir les marchés aux produits et services du Canada, d'augmenter le nombre d'entreprises axées sur l'exportation, de créer des emplois et de donner le choix, en plus de favoriser des prix moindres pour les consommateurs canadiens.
Les conservateurs ont malheureusement négocié cette entente sans avoir lancé un débat public en bonne et due forme. En conséquence, le gouvernement n'a pas répondu adéquatement aux préoccupations relatives aux secteurs qui pourraient subir des répercussions négatives dues à l'AECG, notamment à celui des ouvriers affectés au traitement du poisson de Terre-Neuve-et-Labrador. Le retrait des exigences relatives à la transformation minimale est manifestement une grande préoccupation pour les habitants de Terre-Neuve-et-Labrador. L'appui de cette province a été obtenu en partie par la promesse du gouvernement fédéral d'aider l'industrie à s'ajuster à la nouvelle réalité. Cette promesse devrait être respectée.
Je veux aussi citer mon collègue le député de Saint-Laurent—Cartierville, qui a parlé de cet enjeu la semaine dernière:
Bien que les relations fédérales-provinciales puissent sembler ésotériques à une bonne partie de la population, tous les Canadiens doivent pouvoir compter sur des dirigeants dignes de confiance, et surtout sur un premier ministre digne de confiance.
C'est très important. J'aimerais remercier mes collègues, surtout les francophones, d'avoir écouté mon mauvais français, en espérant avoir été compréhensible.
Je poursuivrai en anglais. Je remercie mes collègues francophones de tolérer mes efforts. Il est important de se pratiquer si l'on veut s'améliorer.
Comme ma collègue l'a déjà laissé entendre dans ses questions, ce sont des dossiers forts importants qui sont en jeu ici, et cela illustre parfaitement l'incurie du gouvernement. Je tiens à parler de deux dossiers en particulier. Bien souvent, notamment en matière de commerce, de politique économique et d'affaires étrangères, le gouvernement tient de beaux discours, mais ne respecte pas ses promesses. Les grandes déclarations du gouvernement ne mènent à rien de concret. La plupart des gens s’entendent pour dire qu’il vaut mieux avoir une main de fer dans un gant de velours. Or, dans le cas du gouvernement, c’est plutôt l’adage « grand parleur, petit faiseur » qui vient à l’esprit, car il parle beaucoup, mais agit peu.
Cet accord économique et commercial global en est un bon exemple. J'ai cessé de compter le nombre de fois où le gouvernement a utilisé l'argent des contribuables pour nous annoncer que cet accord avait été conclu; or, l'accord, manifestement, se fait toujours attendre.
Qui plus est, chaque semaine le gouvernement se retrouve confronté à un nouvel obstacle à surmonter, obstacle qu'il aurait dû surmonter avant d'avoir fait toutes ces annonces en grande pompe. Le différend entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador en est simplement le dernier exemple.
La deuxième chose que j'aimerais souligner concerne une chose que j'ai dite un peu plus tôt quand j'ai cité mon collègue. Ce différend en dit long sur l'échec du gouvernement à l'égard de l'un des principes essentiels de la science du gouvernement, soit l'aptitude à nouer des liens, notamment avec les provinces — une des grandes responsabilités du gouvernement fédéral —, ainsi qu'avec nos partenaires dans le monde.
J'aimerais faire un parallèle avec le monde de l'enseignement. Je suis mère de trois enfants. Il n'y a plus de pupitres individuels dans les salles de classe aujourd'hui. La pédagogie moderne comprend que c'est seulement en collaborant qu'on peut réaliser de grandes choses dans le monde. Ma fille de 10 ans est donc assise à un groupe de tables avec d'autres enfants. On lui apprend déjà le caractère essentiel de l'esprit d'équipe. Il semble que les députés de l'autre côté n'aient toujours pas compris ce principe.
Il n'en est pas seulement ainsi dans les écoles élémentaires. Pendant l'ajournement d'hiver, j'ai eu le privilège de visiter l'Université de Windsor et de voir son magnifique nouveau Département de génie. Dans ses superbes nouvelles salles de cours modernes, les étudiants ne sont pas assis chacun isolément; ils sont regroupés autour de tables. Encore là, le travail d'équipe est la clé de la réussite dans l'économie moderne. C'est une approche que le gouvernement est ou bien incapable d'adopter ou bien incapable de comprendre à quel point c'est essentiel.
C'est pourtant particulièrement important dans le domaine du commerce. Après tout, le commerce se fonde sur des partenariats et des relations. On constate ici la rupture pour ce qui est des relations entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador, mais c'est loin d'être la seule relation commerciale à s'être dangereusement détériorée. Je trouve scandaleux de voir que notre plus importante relation économique et commerciale, celle qui devrait être la relation internationale de base pour tout gouvernement canadien, la relation avec les États-Unis, est également devenue la proie de cette approche d'intransigeance absolue et d'intimidation du gouvernement. La preuve de cette incapacité à établir des relations et à faire preuve de diplomatie: le projet de pipeline Keystone n'a toujours pas été approuvé et est devenu un dossier chaud hautement controversé sur la scène politique américaine, sans compter l'énorme différend concernant le port de Prince Rupert.
Ce différend inutile entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador n'est qu'une manifestation d'un échec plus grand, sur plusieurs fronts, et des deux défauts très caractéristiques du gouvernement.
Ce qui est particulièrement troublant pour mes collègues et moi, c'est que le gouvernement du Canada a notamment obtenu le soutien de Terre-Neuve-et-Labrador à l'égard de l'accord en lui promettant d'aider l'industrie à s'adapter à l'abolition des exigences minimales de transformation. N'est-ce pas élémentaire qu'un gouvernement doive tenir ses promesses? Malheureusement, ce n'est pas le cas.
J'aimerais citer des commentaires de représentants de Terre-Neuve-et-Labrador. Dans le Telegram, le journal de St. John's, le ministre Darin King a déclaré que si Terre-Neuve-et-Labrador ne parvenait pas à conclure un accord avec le ministre du Commerce international, la province avait l'intention de passer par-dessus la tête du gouvernement canadien et de saisir Bruxelles. Voici ce qu'il a dit au Telegram:
Nous aurions l'intention de saisir l'Union européenne — Bruxelles — et de rencontrer les États membres ainsi que les membres de l'Union pour leur présenter notre position et obtenir leur soutien [...] Nous voulons une résolution. Nous voulons régler cette question, car nous reconnaissons que l'AECG est bon pour le Canada et notre province. Nous voulons régler cette question et aller de l'avant.
De quoi le Canada aurait-il l'air si des factions belligérantes canadiennes se rendaient à Bruxelles pour faire valoir des positions contraires à celles prises par le pays? Nous serions la risée du monde entier.
Un pays bien géré ne devrait pas fonctionner de cette façon. Ce n'est pas comme cela que l'on peut négocier un accord avantageux. C'est très risqué. Ce différend qui fait rage au sein de la famille canadienne et qui se déroule sur la place publique, à la Chambre, survient à un très mauvais moment. Comme les députés le savent sans doute, l'accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne — que nous appuyons fermement et qui est très important pour l'économie canadienne — fait l'objet de refus et de pressions de la part d'acteurs clés de l'Union européenne. Des voix se sont élevées contre cet accord en France et, surtout, en Allemagne. Comme nous avons perdu certains appuis, nous devons nous serrer les coudes et respecter les promesses faites aux familles canadiennes. Je suis déçue de voir que c'est plutôt le contraire qui se produit à l'heure actuelle.
Les accords commerciaux sont un domaine où, comme c'est souvent le cas en matière de politique économique, le temps presse, car tout retard entraîne des pertes financières très réelles. Dans ce dossier, le gouvernement n'a pas le luxe de pouvoir livrer des combats interpersonnels ou idéologiques. Tout retard se paie à même les poches des vaillants Canadiens. Nous en avons eu un exemple patent, dernièrement, avec l'accord avec la Corée du Sud.
Les États-Unis, l'Union européenne et même l'Australie ont su négocier avant nous un accord avec la Corée du Sud. Nous sommes ravis d'avoir enfin fini par conclure le nôtre, mais nos tergiversations ont fait perdre 30 % des parts de marché aux exportateurs canadiens. Les experts chiffrent cette perte à 8 milliards de dollars environ. C'est beaucoup d'argent qui a essentiellement été puisé à même les poches des gens d'affaires canadiens, parce qu'on a tardé. Nous n'avons vraiment plus de temps à perdre. Le temps n'est plus aux discours creux et aux querelles intestines. Ratifions l'accord pour de bon.
Le sort de l'Accord économique et commercial global me préoccupe de plus en plus. La semaine dernière, j'ai rencontré des gens d'affaires dont l'entreprise dépend directement de la ratification de l'accord. Ils sont inquiets, car ce n'est pas encore un fait accompli, malgré les nombreuses annonces à cet effet.
Il y a tout lieu d'être inquiet. Si nous ne parvenons pas à régler nos différends au pays et à conclure l'accord en bonne et due forme, l'avenir de celui-ci sera véritablement compromis.
Comme les députés le savent, les États-Unis négocient actuellement leur propre accord commercial avec l'Europe. Il s'agit d'un énorme enjeu politique en Europe. En fait, l'accord avec les États-Unis soulève des préoccupations beaucoup plus grandes et de nature beaucoup plus émotive que celui envisagé avec le Canada. Il est essentiel que nous concluions, signions et mettions en oeuvre notre accord avant que le débat entourant les négociations avec les États-Unis devienne une priorité politique en Europe.
Il est aussi essentiel que nous réglions nos différends au pays, car les négociateurs de l'Union européenne ne pourront pas nous accorder éternellement du temps. Ils ne pourront pas se concentrer sur les chicanes internes du Canada ad vitam aeternam, ainsi que sur les visites possibles, ce mois-ci à Bruxelles, de représentants de Terre-Neuve-et-Labrador. Leur attention se tournera bientôt du côté de l'accord avec les États-Unis. Il est absolument essentiel que le gouvernement règle les différends et qu'il conclue l'accord.
Pourquoi le Parti libéral accorde-t-il autant d'importance au commerce, à la conclusion d'accords et à l'accès à des marchés pour les producteurs canadiens? C'est parce que notre économie dépend à 80 %, directement ou indirectement, des échanges commerciaux. C'est énorme. À l'heure actuelle, nous dépendons beaucoup de relations efficaces avec les marchés internationaux et d'un accès efficace à ceux-ci. En ce début d'année, nous nous rendons compte que l'économie mondiale va beaucoup moins bien que ce qu'ont tenté de nous faire croire les députés d'en face pendant toute la dernière année.
Nous entrons dans une conjoncture économique mondiale marquée par la chute inattendue du prix des produits de base, y compris le prix du pétrole, ce qui, à en croire tous les intervenants — de la Banque du Canada à la Banque TD — constitue un problème très grave pour l'économie canadienne. Notre économie est aussi menacée par un autre problème très grave: ce que l'ancien secrétaire au Trésor américain, Larry Summers, appelle la stagnation séculaire. En effet, les économies des pays industrialisés occidentaux pourraient actuellement être coincés dans une période de faible croissance.
Malheureusement, je dois dire qu'à cause de la mentalité à courte vue du gouvernement et de sa tendance à tout miser sur le secteur pétrolier, le Canada n'est pas prêt à faire face aux conditions économiques tumultueuses qui frappent le monde entier. Dans les circonstances actuelles, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de nous battre entre nous. Il est gênant que le gouvernement fédéral combatte ainsi un gouvernement provincial au sujet d'un accord commercial dont nous avons désespérément besoin. Il faut trouver agir. Ce n'est tout simplement pas acceptable. En fait, c'est très dangereux, car le Canada risque de s'enliser dans cette situation, et Terre-Neuve-et-Labrador pourrait faire valoir à juste titre que sa confiance a été trahie.
J'aimerais citer à la Chambre certains dirigeants de Terre-Neuve-et-Labrador. Le premier ministre Paul Davis a dit: « Nous sommes à un carrefour, où le gouvernement fédéral a changé les règles. »
À mes yeux, il touche là le coeur de la question: le fait qu'au beau milieu de cet accord incroyablement important, incroyablement complexe dont on a fait tout un battage et qui est capital pour notre économie, le gouvernement n'a pas été à la hauteur dans le domaine des relations fédérales-provinciales et a eu la témérité de modifier les règles en cours de route. Ce n'est pas digne d'un homme d'État. Ce n'est pas une façon adulte de diriger un pays, une économie et une négociation commerciale.
Darin King, ministre des Entreprises de Terre-Neuve-et-Labrador, a dit: « Le non-respect des modalités de ce fonds par le gouvernement fédéral compromet l'AECG pour toutes les industries et tous les secteur économiques et, à vrai dire, tous les citoyens canadiens et européens. »
En plein dans le mille. Nous voulons tous de cet accord. Le gouvernement a eu le privilège de le négocier non seulement avec l'Union européenne, mais aussi avec nos partenaires provinciaux. Il n'a simplement pas été à la hauteur. Ses partenaires l'accusent maintenant de n'avoir pas rempli un devoir fondamental pour un gouvernement fédéral: celui d'être digne de confiance et de tenir ses promesses.
Enfin, je voudrais citer le ministre des Affaires intergouvernementales, Keith Hutchings, qui a déclaré ceci:
Nous devons nous en tenir à ce que nous avons négocié. C'est un dossier plus vaste que cette seule question. Après avoir accordé au gouvernement fédéral le pouvoir de négocier l'accord, nous ne pouvons pas, dans les derniers stades de la négociation, retirer toutes nos billes. Le gouvernement dont je fais partie ne peut pas accepter une telle idée.
Ce qui est véritablement en jeu, c'est probablement la question fondamentale de l'exercice du pouvoir et de la légitimité de l'autorité. C'est l'intégrité. C'est la confiance. Le fond du problème, c'est que l'économie est en jeu. Un accord commercial est en jeu. Mais surtout, ce qui est encore plus important, c'est que la capacité du gouvernement de susciter la confiance des Canadiens est en jeu. Voilà pourquoi je suis enchantée d'avoir l'occasion de participer au présent débat à la Chambre des communes. J'espère que le gouvernement saura comprendre.
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