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Lib. (ON)
Mr. Chair, I have to say that I am really disappointed that this is the response from the hon. member about remarks that were meant to address not our own partisan squabbles but the very real issue of democracy and the future of Ukraine. This is a really big issue. This is an issue that has historic significance. Passing remarks on TV shows are not going to have historic significance.
I want to quickly respond to the in-passing slight about my “claimed” Ukrainian-Canadian heritage. This is not a debate about me, so I am not going to go into it, but I would like to assure the hon. member and everyone in the House that my own personal commitment to Ukraine is lifelong, sincere, and deep, as is my commitment to the Liberal Party.
Monsieur le président, je dois dire que je suis très déçue de la réponse du député à des remarques qui ne concernaient pas nos chicanes partisanes, mais plutôt la question très concrète de la démocratie et de l'avenir de l'Ukraine. C'est un enjeu crucial qui revêt une importance historique, contrairement à des remarques faites dans le cadre d'une émission de télévision.
Pour répondre rapidement à l'insulte que le député m'a lancée en disant que je me prétends d'origine ukrainienne, je lui signale que comme je ne suis pas le sujet du débat, je ne vais pas entrer dans une polémique à ce sujet. Néanmoins, j'assure au député et à tout le monde à la Chambre que mon engagement envers l'Ukraine est indéfectible, sincère et profond, à l'instar de mon engagement envers le Parti libéral.
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Lib. (ON)
Mr. Chair, I thank the member for her remarks. I am really grateful to her for mentioning my late mother, who did indeed devote a big portion of her life to helping to write the democratic constitution of Ukraine.
I do agree that it is a strong message that Canada could send. I would like to emphasize that I have tremendous respect for many of the members of the House in other parties, and particularly for those of Polish descent who have great and hard-won experience of what it means to fight for democracy and who have been great friends of Ukraine.
A great conclusion to our own debate this evening would be to set an example for the people of Ukraine. We are asking them to come together after literally killing each other. Surely having just heckled one another and fired a few cheap verbal shots, we could say democracy and the future of Ukraine are more important than that.
Monsieur le président, je remercie la députée de ses observations. Je la remercie sincèrement d'avoir parlé de ma mère, qui est maintenant décédée, et qui a effectivement contribué, pendant une grande partie de sa vie, à rédiger la constitution démocratique de l'Ukraine.
Je conviens que c'est un message puissant que le Canada pourrait envoyer. J'aimerais souligner que j'éprouve un grand respect à l'égard de nombreux députés des autres partis, surtout ceux d'origine polonaise, qui ont une grande expérience, chèrement acquise, de ce que signifie la lutte pour la démocratie et qui sont de bons amis de l'Ukraine.
Ce soir, donner l'exemple aux Ukrainiens serait une excellente façon de conclure notre débat. Nous leur demandons de travailler ensemble après s'être littéralement entretués. Nous, qui venons de chahuter et d'échanger des remarques mesquines, pourrions certainement dire que la démocratie et l'avenir de l'Ukraine ont plus d'importance que cela.
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Lib. (ON)
Mr. Chair, the hon. member for Edmonton East makes an excellent point about Ukraine, and as someone who went to high school in Edmonton, I think it is delightful that the Edmonton caucus, if there is such a thing, speaks about Ukraine with such good information and such insight and warmth.
I very strongly agree with the hon. member for Edmonton East. The Maidan really was a multilingual place. It was a place where Russian was spoken proudly as part of the conversation.
Something that I learned living in Ukraine was the extent to which Ukraine is truly a bilingual culture and society. There is almost no one in Ukraine who does not understand both Russian and Ukrainian perfectly, and most Ukrainians speak both languages. It is helpful that those languages are not too far away from one another. If one begins, as I did, as a reporter arriving in Ukraine speaking only Ukrainian, learning Russian is not as hard, and if one begins as a speaker only of Russian, learning Ukrainian is not as hard. The Ukrainians start from a strong base.
I strongly agree with the hon. member for Edmonton East that something we need to do as an outside friend of Ukraine is to urge Ukrainians today, the Maidan having won, to double down on the democracy part of the message and be as inclusive as possible. That is absolutely essential.
I absolutely agree with the suggestion of the hon. member for Edmonton East, which I think was also a suggestion by the Minister of Citizenship and Immigration, that one thing Canada may be able to share with Ukraine is its experience living as a bilingual country and multicultural society, particularly given that Ukrainians trust us, given our strong Ukrainian-Canadian community and given our record as a country of supporting Ukraine. They trust us to have Ukraine's best interests at heart, and sharing our experience of bilingualism and multiculturalism is something Canada could uniquely do to help. Let us show them Canadian unity and help them with that.
Monsieur le président, le député d'Edmonton-Est fait valoir un excellent point au sujet de l'Ukraine. Ayant moi-même fréquenté l'école secondaire à Edmonton, je me réjouis de voir que le caucus d'Edmonton — si une telle chose existe — est si bien renseigné au sujet de l'Ukraine et en parle avec tant de clairvoyance et de chaleur.
Je suis tout à fait d'accord avec le député d'Edmonton-Est. Le Maïdan était réellement une place multilingue, où l'on parlait fièrement le russe.
Lorsque j'ai vécu en Ukraine, j'ai constaté à quel point sa culture et sa société sont véritablement bilingues. Rares sont les habitants de ce pays qui ne comprennent pas parfaitement à la fois le russe et l'ukrainien, et la plupart des Ukrainiens parlent les deux langues. Le fait qu'elles se ressemblent beaucoup facilite sans doute les choses. Quelqu'un qui arrive en Ukraine en ne parlant que la langue nationale — comme moi lorsque j'y ai travaillé comme journaliste — apprendra le russe assez facilement. L'inverse est aussi vrai: pour les personnes qui parlent russe, il n'est pas difficile d'apprendre l'ukrainien. Les Ukrainiens possèdent une bonne base.
Tout comme le député d'Edmonton-Est, je crois qu'en tant qu'alliés de l'Ukraine, nous devons exhorter les Ukrainiens, maintenant que le Maïdan a gagné, à accorder à l'aspect démocratique une importance encore plus grande et à être aussi inclusifs que possible. C'est essentiel.
Je suis entièrement d'accord avec le député d'Edmonton-Est lorsqu'il suggère — comme l'a aussi fait je crois le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration — que le Canada pourrait faire profiter à l'Ukraine de son expérience en tant que pays bilingue et société multiculturelle, surtout compte tenu du fait que les Ukrainiens nous font confiance étant donné le grand nombre de leurs compatriotes qui sont établis au Canada et le soutien que nous leur avons accordé au fil des ans. Ils sont convaincus que nous avons leurs intérêts à coeur. Le Canada jouit d'une position unique pour leur faire part de son expérience du bilinguisme et du multiculturalisme, et ce serait une façon pour nous de les aider. Présentons-leur l'unité canadienne et aidons-les à s'inspirer de ce modèle.
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Lib. (ON)
Mr. Chair, the hon. member is from Winnipeg, another city that has lots of great Ukrainian Canadians.
The first line of the Ukrainian national anthem is “Shche ne vmerla Ukrayina”. That means Ukraine has not yet died. To me, that says a lot about the extent to which Ukraine as a nation and Ukrainians as a people have lived on the edge of survival.
We now have an opportunity—Ukrainians themselves have fought and died for it, and the rest of the world can help them—to get them to a place where, from now on, that anthem will be about their history, not about their present. Let us work—
Monsieur le président, le député vient de Winnipeg, une autre ville qui compte de nombreux grands Canadiens d'origine ukrainienne.
L'hymne national de l'Ukraine commence comme suit: « Shche ne vmerla Ukrayina ». Cela signifie que l'Ukraine ne s'est pas encore éteinte. Pour moi, cela montre bien que l'Ukraine en tant que nation et les Ukrainiens en tant que peuple ont à peine réussi à survivre.
Nous avons maintenant la possibilité — les Ukrainiens eux-mêmes se sont battus et sont morts pour leur pays, et le reste du monde peut les aider — de voir à ce qu'à partir de maintenant, leur hymne national raconte leur passé, et non leur présent. Travaillons...
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Lib. (ON)
Mr. Chair, I want to ask a question that is pegged to the comment made by my hon. colleague from the New Democratic Party. I was especially struck by his comment that he is not Ukrainian Canadian and does not have Ukrainian Canadians in his riding. I think it is great to hear that hon. member speaking this evening.
As a Ukrainian Canadian, I am proud of the work that the Ukrainian Canadian community has done to directly support the people in Ukraine and to inform our parliamentarians. However, it is essential that we not see this as an issue simply for Ukrainian Canadians or people elected by them. This is an issue for all Canadians. I would love to hear from the hon. member on the opposite bench as to whether he agrees with that.
Monsieur le président, je souhaite poser une question en lien avec les observations formulées par mon collègue néo-démocrate. Il a dit qu'il n'était pas d'origine ukrainienne et qu'aucun Canadien d'origine ukrainienne ne vivait dans sa circonscription, et cela m'a particulièrement frappé. Il est formidable que le député prenne la parole ce soir.
Je suis d'origine ukrainienne, et je suis fière du travail que la communauté ukrainienne du Canada a accompli pour aider directement les gens en Ukraine et pour informer les parlementaires canadiens. Il faut toutefois se rappeler que cette crise touche tous les Canadiens, pas seulement ceux d'origine ukrainienne ou les gens qu'ils ont élus. J'aimerais savoir si mon collègue d'en face est d'accord.
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Lib. (ON)
Mr. Chair, I would like to start by saying that I believe I just heard the commitment of the hon. member for Parkdale—High Park to Ukraine impugned, and I think I heard a suggestion that she is somehow a Johnny-come-lately to the Ukrainian cause. Of course, I sincerely hope that Parkdale—High Park will become a Liberal riding again one day. Having declared that partisanship myself, I am Ukrainian Canadian. I go to all of our events. I have seen the hon. member for Parkdale—High Park there. She has been very committed to the Ukrainian Canadian community for a very long time and has worked very hard to embrace our community.
Given her knowledge of Ukraine and her commitment to it, I would like to ask about her views on the evolution of the Ukrainian-Russian relationship. It is very easy right now for Ukrainians to feel tremendous animosity toward Russia, given the role Russia played in fomenting this conflict. It is easy for us also to try to see this as a replay, as a new Cold War. I believe that is a bad outcome for the Ukrainian people, for Ukraine, and for the world. Does the hon. member agree, and how does she see this relationship evolving?
Monsieur le président, j'aimerais d'abord dire que je crois qu'on vient de laisser entendre que l'engagement de la députée de Parkdale—High Park à l'égard de l'Ukraine vient d'être mis en doute et qu'elle est un peu en retard pour défendre la cause de l'Ukraine. Bien entendu, j'espère sincèrement que Parkdale—High Park redeviendra un jour une circonscription libérale. Maintenant que j'ai fait cette déclaration partisane, je vous signale que je suis une Canadienne d'origine ukrainienne. J'assiste à tous nos événements, où j'ai vu la députée de Parkdale—High Park. Elle s'engage activement auprès de la communauté ukrainienne du Canada depuis très longtemps et travaille très fort pour nous accueillir.
Compte tenu des connaissances qu'elle possède de l'Ukraine et de son engagement envers la communauté ukrainienne, j'aimerais lui demander ce qu'elle pense de l'évolution des relations entre l'Ukraine et la Russie. Il est très facile pour les Ukrainiens à l'heure actuelle d'éprouver une forte animosité à l'égard de la Russie compte tenu du rôle qu'elle a joué pour provoquer ce conflit. Il est également facile pour nous de le voir comme une reprise, une autre guerre froide. Je crois que c'est un mauvais dénouement pour les Ukrainiens, l'Ukraine et le monde. La députée est-elle d'accord, et comment ces relations évolueront-elles, à son avis?
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Lib. (ON)
Mr. Chair, I would like to thank the hon. member for Mississauga East—Cooksville for quoting Ukrainian poetry. I wish I were able to quote Adam Mickiewicz in response, but I am not that advanced.
The next line of the poem Zapovit, which the member quoted, is:
[Member spoke in Ukrainian and provided the following translation:]
Sprinkle freedom with the blood of the enemy.
[English]
Let us sincerely hope and pray Ukraine does not go there.
I would like to ask the hon. member for Mississauga East—Cooksville to comment on the Polish experience, because Poland, in addition to being a tremendous ally of Ukraine, and Polish Canadians, in addition to being tremendous allies of Ukrainian Canadians here, has the experience of building a democracy at a time when democratic institutions were weak or nonexistent and building it in the shadow of a hostile neighbour.
Are there any lessons from Poland for Ukraine today?
Monsieur le président, j'aimerais remercier le député de Mississauga-Est—Cooksville d'avoir cité de la poésie ukrainienne. J'aimerais pouvoir citer Adam Mickiewicz en retour, mais mon polonais n'est pas assez bon.
Le prochain vers du poème Zapovit qu'a cité le député va comme suit:
[La députée s'exprime en ukrainien et fournit la traduction suivante:]
Arrosez votre liberté du sang de l'ennemi
[Traduction]
Espérons sincèrement que l'Ukraine n'ait pas à se rendre jusque-là.
Le député de Mississauga-Est—Cooksville pourrait-il parler de son expérience polonaise? La Pologne, étant une grande alliée de l'Ukraine — tout comme les Canadiens d'origine polonaise sont les alliés des Canadiens d'origine ukrainienne —, est parvenue à instaurer la démocratie à une époque où ses institutions démocratiques étaient faibles, voire inexistantes, et sous la menace d'un voisin hostile.
L'Ukraine peut-elle tirer aujourd'hui des enseignements de l'expérience polonaise?
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Lib. (ON)
Mr. Chair, I will start by assuring the hon. member for Edmonton—Strathcona that we in the Ukrainian community have a saying that everyone is Ukrainian, but they just may not know it yet; so there is still a chance for the hon. member for Edmonton—Strathcona.
I was very interested in the hon. member's comments about creating democratic institutions and creating institutions with civil servants who are able to enforce the rule of law rather than break it.
I wonder whether the hon. member could comment on what specifically Canada can do to help Ukraine in building up its civic institutions, which are clearly one of the things missing in Ukraine, one of the reasons it has come to this real crisis situation.
Monsieur le président, je tiens tout d'abord à rassurer la députée d'Edmonton—Strathcona. Les Ukrainiens disent souvent que tout le monde est Ukrainien, mais qu'il ne le sait peut-être pas encore. Elle a donc encore des chances.
J'ai trouvé très intéressants les commentaires de la députée au sujet de la création d'institutions démocratiques dotées de fonctionnaires capables d'appliquer la loi plutôt que de l'enfreindre.
La députée peut-elle nous dire quelles mesures peut prendre le Canada pour aider l'Ukraine à établir des institutions civiles, dont l'absence manifeste en Ukraine a contribué à cette situation de crise?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, yesterday's budget turned a blind eye to our economy's biggest problem, stagnant growth. The finance minister himself admitted that our economy will miss the target he set in his own fall forecast.
Contrary to what we have just heard from the Prime Minister, the experts agree. The IMF says we will lag both the U.S. and the U.K. in growth this year. The OECD predicts we will fall behind its average for growth in 2015, ranking just 16th out of 30. Why did the government give middle-class Canadians a do-nothing budget?
Monsieur le Président, le budget présenté hier ne tient pas compte de l'aspect le plus inquiétant de notre économie: la stagnation de la croissance. Le ministre des Finances lui-même a reconnu que l'économie ratera la cible qu'il a fixée dans ses propres prévisions économiques de l'automne.
Les experts partagent tous la même opinion, qui contredit ce que vient d'affirmer le premier ministre. Le FMI dit que nous accuserons un retard par rapport aux États-Unis et au Royaume-Uni en matière de croissance cette année. L'OCDE prédit que notre taux de croissance sera inférieur à la moyenne qu'il a fixée pour 2015, se classant au 16e rang sur 30. Pourquoi le gouvernement a-t-il donné aux Canadiens de la classe moyenne un budget immobiliste?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, today the average Canadian owes an all-time high of $1.64 for every dollar she or he earns. Middle-class Canadians are borrowing more because they are earning less. We have seen this story before. As in the United States before the financial crisis, ballooning personal debt is masking our economy's underlying weakness.
Why has the government built our economy on this unstable mountain of personal debt, and what is it doing to move us to a more sustainable footing?
Monsieur le Président, l'endettement des Canadiens n'a jamais été aussi élevé. De nos jours, le Canadien moyen doit 1,64 $ pour chaque dollar qu'il gagne. Les Canadiens de la classe moyenne empruntent de l'argent parce qu'ils en gagnent moins. Nous avons déjà vu ce scénario. Tout comme aux États-Unis avant la crise financière, l'accroissement de l'endettement des particuliers cache la faiblesse sous-jacente de notre économie.
Pourquoi le gouvernement fonde-t-il notre économie sur cette montagne instable de dettes personnelles? Que fait-il pour nous diriger vers une assise plus durable?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, this month, IMF economists warned that the declining competitiveness of Canada's non-energy exports is “something that concerns us”. The IMF pointed to a widening productivity gap that has “eroded Canada's external competitiveness, particularly in...manufacturing”. Middle-class Canadians know this. They are feeling the effects in their paycheques.
Will next week's budget finally do something to address these problems and help Canada's struggling middle class?
Monsieur le Président, récemment, des économistes du FMI se sont dits préoccupés par l'affaiblissement de la compétitivité du Canada au chapitre des exportations non énergétiques. Le FMI a souligné qu'un écart de productivité croissant « érode la compétitivité externe du Canada, particulièrement dans [...] le secteur manufacturier ». Les Canadiens de la classe moyenne peuvent en témoigner, puisque cette situation se répercute sur leur chèque de paie.
Le budget de la semaine prochaine offrira-t-il enfin des solutions à ces problèmes? Allégera-t-il enfin le fardeau des Canadiens de la classe moyenne?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, this month the IMF released a report on Canada's economic outlook. The story the IMF tells is of a lost decade. To quote from the report, “Canada’s exports have barely recovered from the Great Recession...”. The IMF warns that low productivity growth has, and I quote the IMF report, “eroded Canada’s external—”
Some hon. members: Oh, oh!
Monsieur le Président, le Fonds monétaire international a publié un rapport ce mois-ci sur les perspectives économiques du Canada. Le FMI parle d'une décennie perdue, on peut y lire: « En matière d'exportation, le Canada s'est à peine remis de la grande récession [...] » Le FMI a déclaré que la faible croissance de la productivité a — et je cite encore le rapport — « nuit à la compétitivité du Canada à l'étranger »...
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I see the government is not interested in the view of IMF economists, but I think Canadians are. Let me continue to quote from that report. The IMF warns—
Some hon. members: Oh, oh!
Monsieur le Président, l'opinion du FMI n'intéresse peut-être pas le gouvernement, mais je pense que les Canadiens, eux, veulent la connaître. Je vais continuer de citer le rapport. Le FMI a déclaré...
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, why does the Minister of Finance continue to ignore this harsh reality, as documented by the IMF, at the cost of Canadian jobs and economic growth?
Monsieur le Président, pourquoi le ministre des Finances continue-t-il de faire fi de la dure réalité exposée dans rapport du FMI, et ce, au détriment des emplois et de la croissance économique du pays?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Liberals support Bill C-20. The Liberal Party is strongly in support of the principle of free trade as an essential part of Canada's economic growth in the 21st century.
I would like to talk a bit about our broader vision of what we need to do with trade and how that fits into our overall economic vision, and then I would like to talk about this specific agreement and how we need to work hard in implementing it to live up to the principles of Canadian democracy and how Canada wants to conduct itself in the world.
On trade, 19.2% of Canadians work in jobs that are directly in the export sector, and up to 80% of the Canadian economy, depending on how one counts it, is dependent on exports. We are a small country in a vast globalized world economy, and without being open to that world economy, without being an active energetic participant, we have no chance of thriving and, crucially, no chance of creating middle-class jobs, which we need and which we are failing to create in sufficient number and quality right now.
However, what we need is not just a number of piecemeal agreements with small countries like Honduras. What Canada needs to be successful is an economic and trade vision that is much more ambitious, wider reaching, and which fully and ambitiously integrates Canada into the global economy. Therefore, while Liberals support this trade deal with Honduras, we believe our country needs to be more energetically engaged with other emerging market economies that are growing strongly and where we see the rest of the world competing now for a position.
In particular, I would like to draw everyone's attention to what is happening right now in Africa. A lot of us are accustomed to seeing Africa as a development story, a poverty story. The reality of the new Africa today is that it is one of the world's hottest emerging markets. Some of the leading countries in Africa have had, for more than five years, 5% economic growth year on year. This is real; this is huge. We are seeing investors pouring in, and we are seeing a competition between the big and ambitious countries in the world, notably China and the U.S., for a strategic position in Africa. Where is Canada? Africa is a continent to which we urgently need to turn our attention when it comes to trade deals, and what a great way for us to have a positive impact on the world.
The other part of an ambitious global economic agenda and global trade agenda for Canada is thinking about where we want to position our country in the world economy. Right now we are living in a winner-take-all global economy. That applies to countries, and it applies to individuals and companies. Frankly, we are not seeing from today's government a sufficiently ambitious and forward-looking economic agenda for our country.
One of my favourite books at the moment is a book by economist Tyler Cowen called Average is Over. His central contention is that we are living in a moment when if a company is the best in a space, the top talent in a space, the top city or top country, it will succeed. However, if one is in the middle and just average, there is no future. That is a lesson that Canada desperately needs to learn and that the Canadian government needs to make as the centre of its policies.
We need to be building an overall trade agenda, an overall economic vision in which we are creating in Canada a platform for being fully engaged in the world economy, but also a platform for which we have companies headquartered in Canada doing business around the world, rather than the old branch plant economy. That is not going to work. It is not going to create enough great jobs for the 21st century. This reality of an ambitious trade agenda, an economic agenda fit for the 21st century, we believe, is going to become ever more apparent in 2014.
Already this week, the first week of our new session, we have heard a lot of assertions from the Conservative benches about Canada's economic excellence, how we are better than anyone else in the G7 and so on. That is going to be less true in 2014, as the other G7 economies, which suffered so greatly from the financial crisis and from which Canada was spared thanks to the wise bank regulation policies of the Liberal government in the 1990s, have now healed. We are going to see that in 2014. We are already seeing a very strong comeback in the U.S. and the U.K., but our relative performance is looking much worse already, and we are not even through the first month of 2014.
That says that we have coasted. We have coasted on the fact that we did not have a financial crisis and we have not put in place a powerful, forward-looking economic agenda that is going to build prosperity for the middle class in the 21st century, and that includes trade. Piecemeal agreements with small countries are a good start. However, we need to be a lot more ambitious and have a much broader vision.
When it comes to the Honduras deal in particular, my hon. colleagues in the NDP have raised the important point that this is a trade deal with a country that has a very troubled record and very troubled reality on many political labour and environmental issues. We in the Liberal Party believe that it is important for us to do this deal. Not every country in the world is perfect, and we have to trade in the global economy. We believe that having a strong trading relationship can and must be a way to be a positive force in those economies. However, it will only work if it is more than words.
In implementing this trade deal, we have to be very aware of what is going on in Honduras and to the possibility that by having a trade deal with this country and having our companies engaged with it we could be complicit in political, environmental and labour violations. We do not just sign a deal and walk away; we have to watch closely and be absolutely certain that we and Canada are behaving well.
I would like to point to the fact that rather than having a binding mechanism for labour and environmental standards in the side agreements, article 816 of the free trade agreement states:
Each Party should encourage enterprises operating within its territory or subject to its jurisdiction to voluntarily incorporate internationally recognized standards of corporate social responsibility in their internal policies....
That puts a great onus on us to be aware, to watch and to be absolutely careful that those political, environmental and labour standards are watched and observed.
As the MP for Toronto Centre, I would like to draw particular attention to the tremendous abuse and repression that the LGBT community faces in Honduras. Even as we broaden and deepen our economic relationship with Honduras, this is something that we have to be absolutely aware of and watchful about. We have to take great care that the Canadian companies that will be working and trading there, and will have a relationship with Honduras, are not party to that and are in fact acting against it through their example.
Regarding the environmental standards, we have to be watchful about this. If, as the Labour Party believes, we are to use our trade agreements with troubled countries to be a force for moving those countries in a positive direction, we have to take incredible care. We have to take incredible care about the labour and environmental standards as well. This is how we ensure that free trade is a great deal for the Canadian middle class. Without watching those labour and environmental standards, trade with a country which is poorer than Canada, like Honduras, can be dangerous for the middle class.
Again, we cannot simply sign a piece of paper and walk away. This trade deal has potential. That is why we support it, but we have to be extremely vigilant. We must also move toward a broader vision, something much more than one single deal.
Monsieur le Président, les libéraux appuient le projet de loi C-20. Le Parti libéral adhère tout à fait au principe selon lequel le libre-échange est essentiel à la croissance économique du Canada au XXIe siècle.
J'aimerais parler un instant de la vision d'ensemble que nous avons des échanges commerciaux et de la manière dont ils s'inscrivent dans notre vision économique globale. Je passerai ensuite à l'accord dont il est question aujourd'hui et aux efforts qu'il faudra faire pour que sa mise en oeuvre respecte les principes sur lesquels repose la démocratie canadienne et corresponde à la façon dont le Canada se doit d'agir sur la scène internationale.
À ce propos, 19,2 % des emplois canadiens sont directement liés au secteur des exportations, et selon la manière dont on fait le calcul, l'économie canadienne elle-même repose sur les exportations dans une proportion pouvant atteindre 80 %. Nous ne sommes qu'un petit pays dans la vaste économie mondiale, et si le Canada ne s'ouvre pas au reste du monde, s'il ne cherche pas à devenir un partenaire commercial actif et dynamique, il n'a aucune chance de réussir; alors adieu aux emplois pour les Canadiens de la classe moyenne, dont nous avons pourtant besoin et que nous sommes loin de créer en nombre suffisant pour l'instant, d'autant que ceux qui sont créés ne sont pas toujours de la qualité souhaitée.
Nous avons cependant besoin de plus qu'une série d'accords à la pièce avec de petits pays comme le Honduras. Pour assurer son avenir, le Canada a besoin d'une vision économique et commerciale bien plus ambitieuse et plus globale, qui rivalisera d'audace et permettra au Canada de s'intégrer pleinement à l'économie mondiale. Alors, bien que les libéraux appuient l'accord commercial conclu avec le Honduras, ils sont d'avis que le Canada doit se rapprocher activement des économies de marché émergentes qui connaissent une forte croissance et qui suscitent l'appétit du reste du monde.
J'aimerais attirer plus particulièrement l'attention des députés sur ce qui se passe actuellement en Afrique. Nous sommes nombreux à avoir toujours considéré les pays africains comme en développement, voire pauvres. Or, l'Afrique d'aujourd'hui figure parmi les marchés émergents les plus prometteurs. Dans certains pays d'Afrique, par exemple, la croissance économique a crû de 5 % par année pendant 5 ans d'affilée. C'est énorme, et c'est bien réel. Les investisseurs accourent, et les pays les plus ambitieux du monde, comme la Chine et les États-Unis, luttent pour se tailler une place de choix en Afrique. Où est le Canada dans tout ça? Le continent africain doit rapidement devenir la cible de nos prochains accords commerciaux, d'autant qu'il offre une excellente occasion d'avoir une incidence positive sur le monde.
L'autre aspect d'un programme économique et commercial ambitieux et global pour le Canada consiste à réfléchir à la position que nous souhaitons voir notre pays occuper sur l'échiquier économique mondial. Dans le contexte économique mondial actuel, c'est le gagnant qui rafle tout. Cette situation s'applique tant aux pays qu'aux particuliers et aux entreprises. À vrai dire, le programme économique du gouvernement actuel n'est pas suffisamment ambitieux et avant-gardiste pour notre pays.
Un de mes ouvrages préférés ces jours-ci est un livre rédigé par l'économiste Tyler Cowen et qui s'intitule Average is Over. Selon son argument central, les meilleures entreprises, les meilleurs talents, les meilleures villes et les meilleurs pays sont appelés à connaître du succès. Toutefois, si on se classe simplement dans la moyenne, il n'y a pas d'avenir. Voilà une leçon que le Canada doit absolument retenir et un thème que le gouvernement fédéral doit placer au centre de ses politiques.
Nous devons élaborer un programme commercial global, une vision économique générale, qui permettra au Canada de participer pleinement à l'économie mondiale et qui permettra aussi à des sociétés établies au Canada de faire des affaires dans le monde entier. La vieille économie axée sur les succursales ne fonctionne plus. Ce n'est pas elle qui va créer suffisamment d'emplois de qualité au XXIe siècle. Nous croyons que, en 2014, la nécessité d'élaborer un programme commercial et économique ambitieux, adapté au XXIe siècle, sera encore plus évidente.
Cette semaine déjà, la première semaine de la reprise des travaux parlementaires, les conservateurs ont fait de nombreuses déclarations sur l'excellence économique du Canada, sur le fait que nous sommes meilleurs que quiconque au sein du G7 et ainsi de suite. Cela deviendra moins vrai en 2014 puisque les autres pays du G7, qui ont tant souffert de la crise financière qui a épargné le Canada — grâce aux judicieuses politiques de réglementation du secteur bancaire mises en place par le gouvernement libéral dans les années 1990 —, se sont maintenant rétablis. Nous allons le constater en 2014. On constate déjà un retour en force aux États-Unis et au Royaume-Uni. Notre performance relative semble déjà bien pire et le premier mois de 2014 n'est même pas encore terminé.
Cela signifie que nous nous sommes laissé aller. Nous nous sommes laissé porter par le fait que nous ne subissions pas de crise financière. Nous n'avons pas mis en place un programme économique dynamique et tourné vers l'avenir favorisant la prospérité de la classe moyenne au cours du XXIe siècle, ce qui comprend des échanges commerciaux. Des accords à la pièce avec de petits pays sont un bon départ. Cependant, nous devons être beaucoup plus ambitieux et avoir une vision beaucoup plus large.
Pour revenir à l'accord avec le Honduras, mes collègues du NPD ont mentionné un point important: ce pays affiche un bilan peu reluisant et des problèmes marqués en ce qui concerne le domaine politique, le travail et l'environnement. Le Parti libéral croit qu'il est important pour le Canada de conclure cet accord. Il existe peu de pays parfaits, et le Canada doit participer à l'économie mondiale. Nous croyons qu'un partenariat économique solide peut avoir une incidence positive sur les pays en question. Mais pour que cela soit possible, les paroles creuses ne suffisent pas.
Pendant la mise en oeuvre de cet accord, il faudra porter attention à ce qui se passe au Honduras et être conscients que, en raison de l'accord commercial et des activités des entreprises canadiennes, le Canada pourrait se retrouver complice de violations touchant la politique, le travail ou l'environnement. Il ne suffit pas de signer un accord puis de l'oublier. Il faut suivre les choses de près et être absolument certains que le comportement du Canada est irréprochable.
J'aimerais souligner que les accords parallèles ne comportent pas de mécanisme contraignant à l'égard des normes du travail et des normes environnementales, mais que l'article 816 de l'accord de libre-échange prévoit ceci:
Chaque Partie devrait encourager les entreprises exerçant leurs activités sur son territoire ou relevant de sa compétence à intégrer volontairement des normes de responsabilité sociale des entreprises internationalement reconnues dans leurs politiques internes [...]
C'est donc dire que nous avons la responsabilité de rester à l'affût de ce qui se passe, et de bien nous assurer que les normes concernant la politique, le travail et l'environnement fassent l'objet d'un suivi attentif.
J'aimerais, à titre de députée de Toronto-Centre, souligner particulièrement l'immense répression et les terribles abus que subissent les membres de la communauté LGBT du Honduras. C'est une situation que nous devrons suivre de près dans le contexte du renforcement de nos échanges commerciaux avec ce pays. Nous devons être très vigilants et voir à ce que les entreprises canadiennes qui travailleront au Honduras ou auront des liens commerciaux avec ce pays ne soient pas impliquées dans ces abus, et qu'elles contribuent plutôt à les contrer en donnant le bon exemple.
Il faut rester vigilants en ce qui concerne les normes environnementales. Si, comme le croit le parti travailliste, nous devons nous servir des accords commerciaux pour donner un élan positif aux pays en difficulté, il faut aussi faire très attention. Il faut tenir compte des normes du travail et des normes environnementales. En procédant ainsi, on fait en sorte que l'accord commercial soit une bonne affaire pour les Canadiens de la classe moyenne. Si on néglige les normes du travail et les normes environnementales, le commerce avec un pays comme le Honduras, qui est plus pauvre que le Canada, peut être dangereux pour la classe moyenne.
Il ne s'agit pas simplement de signer un document et de passer à autre chose. Cet accord commercial a beaucoup de potentiel. C'est pour cette raison que nous l'appuyons, mais il faut rester très vigilants. Il faut avoir une perspective globale au lieu de nous contenter d'un accord à la fois.
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