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Lib. (ON)
Numbers do not lie, Mr. Speaker. The manufacturing performance is dismal, particularly with the dollar at 81¢, and it is part of a wider trend.
The trade deficit has soared to historic highs: in January, $1.8 billion; in February, $2 billion; in March, an all-time slump, $3.9 billion; in April, another $3 billion. That is a total deficit so far this year of more than $10 billion.
Without reciting talking points, could the government explain how it will turn those terrible numbers around?
Les chiffres ne mentent pas, monsieur le Président: le rendement du secteur de la fabrication est catastrophique, d'autant plus que le dollar ne vaut plus que 81 ¢, et s'inscrit dans une tendance plus vaste.
Le déficit commercial atteint des sommets historiques: 1,8 milliard en janvier, 2 milliards en février, 3,9 milliards en mars — un record absolu — et encore 3 milliards en avril. Le déficit totalise donc plus de 10 milliards de dollars depuis le début de l'année.
Sans recycler sa cassette, le gouvernement expliquerait-il comment il entend renverser cette tendance désastreuse?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the formal trade deal between Europe and Ukraine goes into force at the beginning of 2016, but the EU actually understands Ukraine's pivotal role and has therefore pre-emptively and unilaterally lifted tariffs for Ukrainian companies.
In contrast, despite much rhetoric about Ukraine, Canada has held back, awaiting the completion of inevitably time-consuming, formal, bilateral trade talks.
Why does the Prime Minister not do as much for Ukraine on trade right now as Angela Merkel has already done?
Monsieur le Président, l'accord commercial entre l'Europe et l'Ukraine entrera officiellement en vigueur au début de 2016. Cependant, comme l'Union européenne comprend que l'Ukraine joue un rôle essentiel, elle a pris la décision unilatérale d'éliminer immédiatement les droits de douane imposés aux entreprises ukrainiennes.
En revanche, malgré tous ses beaux discours sur l'Ukraine, le gouvernement canadien a refusé de faire la même chose. Il préfère attendre la fin des discussions bilatérales officielles, qui prennent évidemment beaucoup de temps.
Pourquoi le premier ministre refuse-t-il de suivre l'exemple d'Angela Merkel et de faire la même chose pour aider l'Ukraine?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, despite celebratory announcements in October and December of 2013, and then again in August and September of 2014, the CETA deal is still not done. Last September's premature party alone cost hard-working Canadian taxpayers nearly half a million dollars.
The government cynically boasts about the number of deals it has signed, but the grim reality is record high trade deficits of $3 billion and $3.9 billion in March and April. When will the government finally scrap its tired talking points and tell us when CETA will be finished?
Monsieur le Président, malgré les annonces faites en grande pompe en octobre et en décembre 2013, puis, à nouveau, en août et en septembre 2014, l'Accord économique et commercial global n'a toujours pas été ratifié. À elles seules, les célébrations prématurées de septembre dernier ont coûté presque un demi-million de dollars aux vaillants contribuables canadiens.
Cyniquement, le gouvernement se vante du nombre d'ententes qu'il a signées, mais la triste réalité révèle plutôt des déficits commerciaux records, soit 3 et 3,9 milliards de dollars respectivement en mars et en avril. Quand le gouvernement finira-t-il par laisser tomber ses formules éculées pour annoncer quand l'Accord économique et commercial global sera conclu pour de bon?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the OECD has cut its 2015 GDP forecast for Canada to a dismal 1.5%. By way of excuse, the minister today claimed, “We are doing better than most developed countries”. That is simply not true. The OECD puts us behind Australia, Germany, Ireland, Israel, the Netherlands, South Korea, Sweden, the U.K., the U.S. and yes, even Spain.
This is no global problem, as the government likes to pretend to excuse its shoddy management. This is a made-in-Canada runway to recession.
When will the finance—
Monsieur le Président, l'OCDE a réduit ses prévisions pour le Canada et prévoit que la croissance du PIB atteindra un piteux 1,5 % en 2015. Pour tenter de sauver la face, le ministre a affirmé aujourd'hui que « le Canada se porte mieux que la plupart des pays développés ». C'est tout simplement faux. Dans le classement de l'OCDE, le Canada arrive après l'Australie, l'Allemagne, l'Irlande, Israël, les Pays-Bas, la Corée du Sud, la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis, et même l'Espagne.
Le problème ne touche pas l'ensemble de la planète, comme le gouvernement aime le prétendre pour justifier sa piètre gestion. C'est plutôt un problème purement canadien, qui nous fait dégringoler vers la récession.
Quand le ministre des Finances...
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Friday's GDP numbers showed a 0.6% drop over the first quarter of 2015, a performance rightly described as “terrible” by a Bay Street economist.
The Governor of the Bank of Canada's previous remark about an “atrocious” start to the year has sadly been borne out. Most troubling was the 0.2% decline in March, a month which was supposed to show an economic rebound.
When will the Conservatives quit parroting their talking points, face this grim reality, and admit they have no effective plan for jobs and growth?
Monsieur le Président, les données de vendredi sur le produit intérieur brut font état d'une baisse de 0,6 % au cours du premier trimestre de 2015, un rendement qualifié à juste titre de « terrible » par un économiste de Bay Street.
Le commentaire précédent du gouverneur de la Banque du Canada au sujet du début d'année « atroce » a malheureusement été confirmé. Le plus inquiétant, c'est la baisse de 0,2 % enregistrée en mars, un mois au cours duquel on attendait une reprise économique.
Quand les conservateurs cesseront-ils de répéter les mêmes points? Quand verront-ils la dure réalité en face et reconnaîtront-ils qu'ils n'ont aucun plan véritable pour l'emploi et la croissance?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, in my riding of Toronto Centre, rail safety is an issue of immense community concern. The government has proposed changes to the current rail safety system, but they do not go nearly far enough.
A new proposed speed limit remains higher than self-imposed limits set by CN and CP in urban areas. The timeline to replace and upgrade aging DOT-111 tank cars would leave unsafe cars on the tracks for far too long.
The Conservatives' piecemeal approach to rail safety is frustrating our communities and putting them at risk. In my riding, two rail lines used for transporting crude oil run through residential areas. Residents and community organizations are worried and want better safety rules, but Transport Canada's Rail Safety Directorate lacks staff, funding and training.
We must do much more to improve rail safety in our communities.
Monsieur le Président, la sécurité ferroviaire suscite une vive inquiétude chez les habitants de la circonscription de Toronto-Centre. Le gouvernement projette des changements au système de sécurité ferroviaire en place, mais ceux-ci sont loin d'être suffisants.
En effet, la nouvelle limite de vitesse qui a été proposée est plus élevée que celle que le CN et le CP s'imposent eux-mêmes dans les zones urbaines. Étant donné l'échéancier prévu pour remplacer et mettre à niveau le parc vieillissant des dangereux wagons-citernes DOT-111, ceux-ci demeureront en circulation bien trop longtemps.
L'approche fragmentée des conservateurs par rapport à la sécurité ferroviaire frustre nos communautés et leur cause des dangers. Dans ma circonscription, deux lignes de chemin de fer sur lesquelles est transporté du pétrole brut passent au travers de quartiers résidentiels. Les résidants et les organismes communautaires sont inquiets et veulent de meilleures règles de sécurité, mais la Direction de la sécurité ferroviaire à Transports Canada manque de personnel, de fonds et de formation.
Il faut en faire beaucoup plus pour améliorer la sécurité ferroviaire dans nos collectivités.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the government's performance on trade continues to fall far short of its rhetoric. The most recent example is a breakdown in bilateral negotiations with Japan. Talks have been stalled for months, with Canadian officials citing Japan's focus on the trans-Pacific partnership as their excuse for the slowdown. However, Japan has continued bilateral negotiations with other countries, so this excuse rings hollow.
Will the Conservatives redouble efforts to schedule a round of negotiations with Japan before we fall behind our foreign competitors, as we did with South Korea, costing Canada billions of dollars and thousands of middle-class jobs?
Monsieur le Président, les résultats obtenus par le gouvernement dans le dossier du commerce ne sont pas à la hauteur de leurs beaux discours. La récente rupture des négociations bilatérales avec le Japon en est encore la preuve. Les pourparlers n'avancent pas depuis des mois. Les responsables canadiens attribuent le ralentissement des négociations au fait que le Japon n'en a que pour le Partenariat transpacifique, mais cet argument paraît peu crédible, car ce pays continue de mener des négociations bilatérales avec d'autres pays.
Les conservateurs redoubleront-ils d'efforts pour prévoir un cycle de négociations avec le Japon avant d'accuser trop de retard par rapport à nos concurrents étrangers? Car rappelons-nous que, dans le dossier de la Corée du Sud, les retards accumulés nous ont coûté des milliards de dollars et nous ont fait perdre des milliers d'emplois.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, a $3-billion trade deficit in March, a historic record, suggests the trade agenda is not working. This is not the first time the government has touted an imminent deal without showing any results. As CETA winds its way through EU institutions, it is facing mounting criticism from European officials. There is growing talk that portions of the text may even need to be changed to assuage these concerns, even though Canadians have been told that this is a done deal and have had hundreds of thousands of their dollars already spent to celebrate it.
Will the minister finally forego his smoke-and-mirrors act and tell us when CETA, which we have already celebrated, will finally be ratified?
Monsieur le Président, le déficit commercial du Canada s'élevait à 3 milliards de dollars en mars. Ce déficit record donne à penser que le programme commercial du gouvernement ne donne pas les résultats escomptés. Ce n'est pas la première fois que le gouvernement annonce la conclusion imminente d'un accord qui ne se concrétise pas. L'Accord économique et commercial global suscite de plus en plus de critiques des responsables européens à mesure qu'il franchit les étapes du processus d'examen par l'Union européenne. Il est même de plus en plus question de modifier des parties du texte pour dissiper ces craintes. Le gouvernement a pourtant affirmé aux Canadiens que cet accord était coulé dans le béton, et il a déjà dépensé des centaines de milliers de dollars en fonds publics pour l'annoncer en grande pompe.
Le ministre abandonnera-t-il ses subterfuges et nous dira-t-il enfin quand l'Accord économique et commercial global, dont nous nous sommes déjà félicités, sera bel et bien ratifié?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, speaking of shameless photo ops, despite hundreds of thousands of dollars spent on ceremonies and announcements, the CETA deal has stalled.
Conservative rhetoric on trade just does not match the results. There was a $3 billion trade deficit in March, a historic record. Our share of western export to Asia has been cut in half, and we are at risk of being kicked out of the Trans-Pacific Partnership.
The government prefers talking points over market access, photo ops over real export opportunities for Canadian businesses and Canadian workers. When will the Conservatives take some real action on trade?
Monsieur le Président, puisqu'on parle de séances de photos et de propagande, signalons que, malgré les milliards de dollars consacrés à des cérémonies et à des annonces, les négociations concernant l'Accord économique et commercial global sont au point mort.
Les conservateurs font de beaux discours sur le commerce mais obtiennent de piètres résultats. En mars, le déficit commercial du Canada a atteint 3 milliards de dollars, un record historique. Notre part des exportations occidentales vers l'Asie a été coupée de moitié, et nous risquons d'être expulsés du Partenariat transpacifique.
Le gouvernement trouve plus importants ses messages préfabriqués et ses séances de photo que l'accès aux marchés et les débouchés réels offerts aux entreprises et aux travailleurs canadiens. Quand les conservateurs poseront-ils des gestes concrets en faveur du commerce?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Conservatives like to brag about the number of trade deals they have done, but in March they presided over the largest trade deficit of $3 billion in Canada's history. That makes, for the first quarter, a trade deficit of $7 billion.
This weakness is especially worrying, given Statistic Canada's recent report that businesses intend to cut R and D spending by 2.6% this year, a worrying indicator for the future. The numbers do not lie.
When will the government stop hiding behind absolutely ludicrous talking points on the TFSA and admit that its economic policies are failing Canadians?
Monsieur le Président, les conservateurs se vantent du nombre d'accords commerciaux qu'ils ont conclus, mais en mars, ils ont enregistré le plus grand déficit commercial de l'histoire du Canada, soit 3 milliards de dollars. Le déficit commercial total pour le premier trimestre s'élève à 7 milliards de dollars.
Cette faiblesse est particulièrement inquiétante compte tenu du récent rapport de Statistique Canada, qui révèle que les entreprises comptent réduire de 2,6 % leurs dépenses en R-D cette année, ce qui est de mauvais augure pour l'avenir. Les chiffres ne mentent pas.
Quand le gouvernement cessera-t-il de se cacher derrière ces discours tout à fait absurdes sur les CELI et admettra-t-il que ses politiques économiques ne servent pas les intérêts des Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Michael Kinsley defined a gaffe as the moment when a politician accidentally tells the truth. That is what happened when our usually invisible Minister of Finance said that the high cost of doubling the TFSA limit will be a problem for the Prime Minister's granddaughter. His remark revealed the Conservative government's profoundly cynical and short-term approach to economic policy, and its utter lack of a long-term vision for Canada.
Why are the Conservatives building up billions of dollars of debt for all of our grandchildren with this $10,000 tax break for the already wealthy, and where is their plan for long-term growth and jobs?
Monsieur le Président, Michael Kinsley disait qu'une gaffe, c'est le moment où un politicien dit accidentellement la vérité. C'est ce qui s'est produit lorsque notre ministre des Finances habituellement invisible a déclaré que le coût élevé du doublement du plafond de cotisation à un CELI serait un problème à résoudre pour la petite-fille du premier ministre. Il a ainsi révélé le désabusement et l'approche à court terme dont est empreinte la politique économique du gouvernement conservateur ainsi que son manque total de vision à long terme pour le Canada.
Pourquoi les conservateurs creusent-ils des milliards de dollars de dette à léguer à nos petits-enfants avec cet allégement fiscal de 10 000 $ pour les bien nantis? Quel est leur plan pour la croissance et les emplois à long terme?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am proud to say that we are worried about long-term solvency for the Government of Canada, and we are worried about jobs and growth now.
According to Carleton University economist Jennifer Robson, the Conservative income splitting plan “will only reach, at most, 12.9% of all Canadian households and a maximum of one third of families with children”.
Two-thirds of families with children will not save even one dollar from these so-called family tax cuts. When will the Conservatives start giving help to those who need it rather than to those who do not?
Monsieur le Président, je suis fière de dire que nous nous inquiétons de la solvabilité à long terme du gouvernement du Canada. Nous sommes également préoccupés par l'emploi et la croissance à l'heure actuelle.
Selon Jennifer Robson, économiste à l'Université Carleton, le plan de fractionnement du revenu des conservateurs s'adressera tout au plus à 12,9 % de toutes les familles canadiennes et, au maximum, à un tiers des familles qui ont des enfants.
Les deux tiers des familles qui ont des enfants ne pourront même pas économiser un seul dollar grâce à ces soi-disant allégements fiscaux destinés aux familles. Quand les conservateurs commenceront-ils à aider ceux qui en ont besoin, au lieu de s'attarder à ceux qui n'ont pas besoin d'aide?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, “multipliers for infrastructure spending...are...high. In contrast, a reduction in personal income taxes has a considerably lower multiplier...”. Those are not my words. That is the sound economic argument laid out by Jim Flaherty in his 2009 budget.
Could the current minister explain why he is ignoring this wise advice and handing out tax breaks to the rich instead of investing seriously in infrastructure and the economic growth middle-class Canadians so urgently need?
Monsieur le Président, « les multiplicateurs à court terme associés aux dépenses en infrastructure [...] sont [...] élevés [...]. À l'opposé, une réduction de l'impôt sur le revenu des particuliers est associée à un multiplicateur beaucoup moins élevé [...] ». Ce n'est pas moi qui le dis. C'est l'argument économique rigoureux avancé par Jim Flaherty dans son budget de 2009.
Le ministre actuel peut-il expliquer pourquoi il ne tient pas compte de ce conseil judicieux et pourquoi il accorde des allégements fiscaux aux riches au lieu d'investir sérieusement dans l'infrastructure et dans la croissance économique dont la classe moyenne canadienne a un urgent besoin?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will share my time with the member for Mississauga—Brampton South.
The Liberals share Canadians' concern about rail safety in Canada. After the Lac-Mégantic tragedy, the government promised to take steps to ensure the safety and integrity of Canada's rail network. However, in the past two months, there have been three major derailments in Ontario alone. In March, one of those trains, which was transporting dangerous goods, burned for a whole weekend.
In my riding, Toronto Centre, two rail lines used to transport crude oil go through residential neighbourhoods. Residents and community organizations, such as Safe Rail Communities, are worried and want the government to introduce safety measures and regulations to protect them from potential dangers. However, Transport Canada's rail safety directorate lacks staff, funding and training.
Transport Canada has a lot of catching up to do, but its budget was cut by $202 million, or 11%, in the main estimates. These cuts followed a scathing report by the Auditor General, who pointed out that the government had conducted just 26% of the required audits and did not audit VIA Rail, even though the company transports 4 million passengers a year. The report also revealed that the government does not have enough inspectors and system auditors to audit critical safety functions. When the Liberal critic questioned the minister in committee in March 2015, the minister said that a single additional inspector had been hired, which brings the total number of inspectors to 117.
This latest bill is yet another example of the Conservatives' piecemeal approach to rail safety. The Transportation Safety Board said in February that the Conservatives' new rail standards do not go far enough, and the recent accidents support that assertion. The TSB clearly stated that the older, least safe tank cars should be removed from the rails immediately. The government's timeline for removing these cars is unrealistic, and the Conservatives know it.
Railways united Canada, and many of us still live close to those same railways that helped build our country. The government has a duty to ensure that Canadians who travel on these railways and who live close to them are safe, and it also has a duty to keep the employees of rail carriers safe.
I represent Toronto Centre, which is a riding where rail safety is an issue of intense community concern. Last fall, my colleagues the member for Trinity—Spadina, the member for St. Paul's, and I held a town hall. We held it on a cold autumn night. It was a Friday, and 200 people showed up to discuss this issue. For me, that was a real measure of how strongly the community feels about this issue.
This is not some remote technical question for my constituents, for the people I have the privilege of representing in this House. This is something that people are concerned about every day, that people worry in a very real, very present way affects the safety of their families, the safety of their children.
We are planning to hold another town hall meeting in April, in a few weeks, simply because there was such intense community concern about this issue. I cannot underscore too much for this House how central this issue is, and what priority we must accord it.
Something that we hear every day, and that we heard again today in question period, is one of the threads that runs through the government's philosophy, and that is a point of view which for me feels like warmed over 1990s U.S. Republicanism. It is a “starve the beast” philosophy, a philosophy that says the central responsibility of government is to cut taxes so that government services can be cut. That really is the central ideological idea of the government.
I personally, as a Liberal, strongly disagree with that philosophy and that point of view. I do not think it makes sense for our economy, and it does not make sense for our society.
I hope that in this House, regardless of the party to which we belong, this is one area where we can all agree that government plays an essential role. Government cannot be underfunded. Regulators must be given the authority they need. We cannot count on industry to regulate itself in this crucial matter of rail safety which touches on the personal safety of so many Canadian families.
My concern is that Transport Canada's rail safety division is understaffed, underfunded and undertrained. It is a division which has been a victim of the revolving door of Conservative ministers, with five ministers in nine years.
I would be remiss if I did not point out that another essential aspect of the rail safety issue to which one of the hon. members opposite has just alluded is the fact that we are seeing far more oil being transported by rail than in the past. That is a big part of the reason that rail safety has jumped so high up the agenda of the people whom I represent in Toronto Centre.
People know, even though the level of information given in a timely manner about what is being transported is low, and people appreciate that vastly increased amounts of crude oil are being shipped along our railway lines. That has increased both the perception and the reality of the potential danger that this poses.
I must say that reality did not happen by accident. The reality that so much oil is being transported by rail at great cost and posing a great potential public safety hazard is the fault of the Conservative government which has failed to get the pipelines built that Canada's natural resource producers need to get our resources to market.
That failure is partly a failure of a relationship with aboriginal people. It is partly a failure of relationships with the provinces. It is partly a failure of relationships with local communities. It is, above all, a failure of diplomacy and building an effective productive relationship with the United States, our most important neighbour, our most important trading partner.
This is a failure that is of tremendous concern to the people I represent in Toronto Centre, because they feel, quite rightly, that it has put their communities in greater danger. What is really astonishing to me is that it is a failure which, above all, has caused problems for the Canadian economy as a whole.
In closing, we do see some modest improvements in this bill, but we feel that it does not go far enough. What we would like to see above all is a comprehensive, effective strategy for transporting Canada's natural resources and getting them to market.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée de Mississauga—Brampton-Sud.
Les libéraux partagent l'inquiétude de la population canadienne au sujet de la sécurité ferroviaire au Canada. À la suite de la tragédie de Lac-Mégantic, le gouvernement avait promis de prendre des mesures afin d'assurer la sécurité et l'intégrité du réseau ferroviaire canadien. Toutefois, dans les deux derniers mois, trois déraillements graves se sont produits, uniquement en Ontario. En mars, un de ces trains, qui transportait des matières dangereuses, a brûlé pendant une fin de semaine complète.
Dans ma circonscription, Toronto-Centre, deux chemins de fer, voués notamment au transport de pétrole brut, traversent des quartiers résidentiels. Les résidants et les organismes communautaires, comme Safe Rail Communities, sont inquiets et veulent voir la mise en place de dispositifs de sécurité et de réglementation pour les protéger des dangers potentiels. Cependant, la Direction de la sécurité ferroviaire de Transports Canada manque de personnel, de financement et de formation.
À un moment où Transports Canada a beaucoup de chemin à rattraper, son budget a été amputé de 202 millions de dollars, 11 % dans le Budget principal des dépenses. Ces compressions font suite à un rapport cinglant du vérificateur général, qui a souligné, entre autres, que le gouvernement n'avait effectué que 26 % des vérifications prévues et n'avait pas supervisé VIA Rail, malgré ses 4 millions de passagers par année. Le rapport a aussi révélé que le gouvernement ne dispose pas de suffisamment d'inspecteurs et de vérificateurs de systèmes pour effectuer les vérifications des fonctions de sûreté essentielles. Lorsque le porte-parole libéral a posé la question à la ministre en comité, en mars 2015, celle-ci a déclaré qu'un seul inspecteur supplémentaire avait été embauché, portant le nombre total d'inspecteurs à 117.
Ce plus récent projet de loi n'est qu'un autre exemple d'une approche fragmentée en matière de sécurité ferroviaire de la part des conservateurs. Le Bureau de la sécurité des transports a affirmé, en février, que les nouvelles normes ferroviaires instaurées par les conservateurs ne vont pas assez loin, et les accidents survenus récemment appuient cette affirmation. Le BST a indiqué clairement qu'il fallait retirer immédiatement les vieux wagons-citernes les moins sécuritaires des rails. Les échéanciers prévus par le gouvernement pour le retrait de ces wagons sont irréalistes, et les conservateurs le savent.
Le Canada a été unifié grâce au chemin de fer et nous sommes nombreux à vivre encore à proximité de ces mêmes voies ferrées qui ont fait ce pays. Il incombe au gouvernement d'assurer la sécurité des Canadiennes et des Canadiens qui empruntent les chemins de fer pour se déplacer, de celles et ceux qui vivent près des voies ferrées, ainsi que la sécurité des employés des transporteurs ferroviaires.
La sécurité ferroviaire préoccupe beaucoup les gens de la circonscription que je représente, Toronto-Centre. L'automne dernier, le député de Trinity—Spadina, la députée de St. Paul's et moi-même avons organisé une assemblée publique qui a eu lieu une froide soirée d'automne. C'était un vendredi, et 200 personnes se sont présentées pour discuter de cette question. C'est ce qui m'a permis de voir à quel point cette question tient à coeur aux gens de ma circonscription.
Pour les gens que j'ai le privilège de représenter, ils ne s'agit pas d'une question abstraite et technique. Ils s'en préoccupent concrètement, au quotidien, car ils craignent pour la sécurité de leurs enfants et de leurs proches.
Nous comptons organiser une autre assemblée publique en avril, dans quelques semaines, pour la simple et bonne raison que les gens s'y intéressent énormément. Je ne peux pas dire à quel point cette question est capitale et prioritaire.
Il y a une chose que nous entendons tous les jours, que nous avons entendue aujourd'hui durant la période des questions et qui est l'un des fils conducteurs de la philosophie du gouvernement. C'est un point de vue qui me fait penser à une version réchauffée du républicanisme américain des années 1990. C'est la philosophie qui prône d'« affamer la bête », une philosophie qui dit que la principale responsabilité du gouvernement est de réduire les impôts pour permettre des compressions dans les services publics. C'est vraiment l'idéologie centrale du gouvernement.
Comme libérale, je suis personnellement en profond désaccord avec cette philosophie et ce point de vue. Je ne pense pas que ce soit logique pour notre économie ou pour la société.
J'espère qu'en cette Chambre, indépendamment de notre parti, c'est un domaine dans lequel nous pouvons tous convenir que le gouvernement joue un rôle essentiel. Le gouvernement ne peut pas être sous-financé. Les organismes de réglementation doivent avoir les pouvoirs nécessaires. Nous ne pouvons pas compter sur l'industrie pour s'autoréglementer dans un domaine aussi important que la sécurité ferroviaire, qui touche la sécurité personnelle de tant de familles canadiennes.
Je crains que la division de la sécurité ferroviaire de Transports Canada manque de personnel, de fonds et de formation. C'est une division qui est victime de la valse des ministres conservateurs, cinq en neuf ans.
Je m'en voudrais de ne pas souligner que l'un des autres aspects de la question de la sécurité ferroviaire — aspect auquel le député d'en face vient de faire allusion — est le fait qu'il y a beaucoup plus de pétrole qu'avant qui voyage par rail. C'est l'une des principales raisons qui ont fait que la sécurité ferroviaire est devenue une si grande priorité pour les personnes de Toronto-Centre que je représente.
Même si l'information donnée en temps opportun au sujet des chargements reste modeste, les gens savent que des quantités beaucoup plus importantes de pétrole brut circulent maintenant sur nos chemins de fer, phénomène qui s'est traduit à la fois par une accentuation de la perception de danger potentiel et une augmentation des risques de danger réels.
Cette réalité n'est pas accidentelle. Le fait qu'une telle quantité de pétrole soit transportée par rail à grand coût et avec tous les risques que cela suppose pour la sécurité publique est la faute du gouvernement conservateur, qui n'a pas réussi à faire construire les pipelines dont les producteurs canadiens ont besoin pour acheminer leurs ressources jusqu'aux marchés.
Cet échec est dû en partie à des ratés dans les relations avec les peuples autochtones, les provinces et les collectivités locales. Mais il est avant tout attribuable à des ratés sur le plan diplomatique et à une incapacité de nouer des liens féconds et efficaces avec les États-Unis, notre plus important voisin et notre premier partenaire commercial.
Voilà un échec qui préoccupe énormément les gens de Toronto-Centre que je représente, puisqu'ils ont l'impression, à juste titre, qu'il a fait en sorte que leurs collectivités sont maintenant exposées à un danger accru. Pour moi, ce qui est le plus consternant, c'est que cet échec a causé des problèmes pour l'ensemble de l'économie canadienne.
En conclusion, je tiens à dire que nous reconnaissons que ce projet de loi apporte certaines améliorations modestes, mais que nous estimons qu'il ne va pas assez loin. Ce que nous aimerions voir plus que tout serait une stratégie exhaustive et efficace pour assurer le transport de nos ressources naturelles et leur acheminement jusqu'aux marchés.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is absolutely right. There are a couple of issues here. As my hon. colleague has pointed out and as I mentioned in my remarks, the revolving door of ministers has not helped this situation. Equally though, we have seen a real erosion of expertise in the division responsible for rail safety.
In Canada, we are very lucky to have some excellent, dedicated, devoted public servants who have tremendous experience and cultural experience in their institutions. One of the tragic legacies of the Conservative government is the hollowing out of those institutions.
Monsieur le Président, ces deux points posent problème, en effet. Comme mon collègue et moi-même l'avons souligné, le changement constant de ministre n'a rien fait pour arranger les choses. De plus, la division responsable de la sécurité ferroviaire a perdu une grande partie de son expertise.
En tant que Canadiens, nous sommes très chanceux de pouvoir compter sur des fonctionnaires efficaces, dévoués et chevronnés, qui connaissent la culture de leurs institutions. L'affaiblissement de ces institutions fait malheureusement partie du triste héritage que laisse le gouvernement conservateur.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, the member is absolutely right. Part of the answer here is better regulation, more regulators, and regulators who have the experience and authority to enforce the rules.
However, there is another part of the problem, which I have been hearing about from concerned people in my community. They are people who either have a past history of being involved in this industry, or in many cases, people who simply describe themselves as concerned mothers who have educated themselves about this issue and have become involved because they are worried about the safety of their kids. What they report to me is a tremendous decline in the infrastructure of the railways themselves.
One of the reasons that we will be putting forward a very ambitious infrastructure program is precisely to repair and rebuild these railways, which have been the backbone of Canada.
Monsieur le Président, le député a tout à fait raison. Une partie de la solution consiste à établir une meilleure réglementation et à prévoir davantage d'autorités réglementaires ayant l'expérience et le pouvoir nécessaires pour faire respecter les règles.
Cependant, des gens inquiets de ma collectivité me parlent d'un autre aspect du problème. Ce sont des gens qui ont travaillé dans cette industrie dans le passé ou, dans bien des cas, des personnes qui se décrivent simplement comme des mères inquiètes qui se sont renseignées à ce sujet et qui se sont engagées parce qu'elles craignent pour la sécurité de leurs enfants. Ce dont ces gens me parlent, c'est de la dégradation considérable de l'infrastructure des voies ferrées elles-mêmes.
L'une des raisons pour lesquelles nous allons mettre de l'avant un programme d'infrastructure très ambitieux est précisément pour réparer et reconstruire ces voies ferrées, qui sont l'épine dorsale du Canada.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is a very good point from my colleague. One of the things that has been a real issue is the perception that I hear from our American counterparts that Canada is dragging its feet when it comes to rail safety. That, to me, as a Canadian legislator, is a real matter of concern.
We should not rely on the Americans to pass rules to keep our people safe. We should do it ourselves.
Monsieur le Président, le député soulève un très bon point. L'une des choses qui causent un problème réel, c'est la perception de nos homologues américains qui, selon ce que j'entends dire, estiment que le Canada se traîne les pieds en matière de sécurité ferroviaire. À titre de législatrice canadienne, cela me préoccupe véritablement.
Nous ne devrions pas compter sur les Américains pour adopter des règles qui assureront la sécurité de notre population. Nous devons faire cela nous-mêmes.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, over the past week, both the OECD and TD have sharply cut their economic outlook for Canada. TD's new forecast for 2015 has Canada losing $22 billion from our economy compared to the bank's projections from just three months ago. TD warns unemployment will rise, wage growth will stall and household debt will mount.
When will the Minister of Finance stop playing hide and seek with the House and personally tell us what his plan is to reverse this painful economic decline?
Monsieur le Président, la semaine dernière, l'OCDE et la Banque TD ont brusquement revu à la baisse leurs prévisions économiques pour le Canada. Selon les nouvelles prévisions de la Banque TD pour 2015, l'économie canadienne perdrait 22 milliards de dollars par rapport aux prévisions annoncées par la banque il y a trois mois seulement. La Banque TD prévient que le taux de chômage va augmenter, que les salaires vont stagner, et que la dette des ménages va s'alourdir.
Quand le ministre des Finances cessera-t-il de jouer à cache-cache avec la Chambre, et quand nous fera-t-il part en personne de son plan pour contrer ce pénible déclin économique?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, a new Conference Board report has exposed our country's shrinking trade presence in Asia. Between 1993 and 2013, Canada's share of exports to Asia dropped by half, falling from the 15th largest exporter in the region to the 23rd. There is a direct link between a strong export sector and good jobs, but we are losing ground in the largest market in the world.
When will the government finally table a budget with a plan to reverse Canada's trade decline and bring better paying jobs to Canadians?
Monsieur le Président, d'après un nouveau rapport du Conference Board, la présence commerciale du Canada en Asie diminue. Entre 1993 et 2003, la part des exportations du Canada vers l'Asie a chuté de moitié, ce qui a fait passer le Canada du 15e rang des exportateurs dans la région au 23e rang. Il existe un lien direct entre un secteur de l'exportation vigoureux et de bons emplois, mais nous perdons du terrain dans le plus grand marché du monde.
Quand le gouvernement déposera-t-il enfin du budget proposant un plan pour inverser le repli des échanges commerciaux canadiens et créer des emplois mieux rémunérés pour les Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Nadiya Savchenko, a Ukrainian pilot, Iraqi war veteran, and member of the Ukrainian parliament, has been held as a prisoner of war in Russia since June 24, 2014.
Last summer, Nadiya was kidnapped by Russian armed and Russian-led forces and illegally transferred to Russia. There she was detained and questioned by Russian intelligence about the deaths of two Russian journalists during a mortar attack, but cellphone records confirm that she was already in Russian custody before the journalists were killed. Nonetheless, Russian courts have continued to push the Kremlin's falsehood that she crossed the border voluntarily and have refused appeals for bail or house arrest.
This past Sunday, on International Women's Day, supporters in Toronto, across Canada, and around the world came together to fast in solidarity with Nadiya's 83-day hunger strike and to call for her immediate release.
Canada and the House should join their American and European allies and pass a resolution demanding Nadiya's immediate return to Ukraine.
[Member spoke in Ukrainian as follows:]
Slava Ukraini. Slava heroini.
Monsieur le Président, Nadia Savtchenko, pilote, ancienne combattante en Irak et députée du Parlement de l'Ukraine, a été faite prisonnière de guerre par la Russie le 24 juin 2014.
Nadia a été enlevée l'été dernier par une milice armée et dirigée par la Russie et transportée illégalement dans ce pays. Elle y a été détenue et questionnée par les services de renseignement russes au sujet de la mort de deux journalistes russes lors d'une attaque au mortier, mais ses relevés de téléphone cellulaire confirment qu'elle était déjà détenue par les Russes lorsque les journalistes ont été tués. Les tribunaux russes ont tout de même continué à propager la fausseté énoncée par le Kremlin voulant qu'elle ait traversé volontairement la frontière, et ont refusé de la libérer sous caution ou de l'assigner à résidence.
Dimanche dernier, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, de nombreux militants se sont réunis à Toronto, aux quatre coins du Canada et dans le monde entier pour jeûner par solidarité avec Nadia, qui fait la grève de la faim depuis 83 jours, et pour réclamer sa libération immédiate.
Le Canada et la Chambre des communes devraient se rallier à leurs alliés américain et européen et adopter une résolution exigeant le retour immédiat de Nadia en Ukraine.
[ La députée s'exprime en ukrainien ainsi qu'il suit:]
Slava Ukraini. Slava heroini.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, those were nice words from the trade minister, but in January Canada posted a walloping $2.5 billion trade deficit, the second-highest in our history. Our dismal trade performance is especially worrying given the weakness of the dollar, usually a boon to exporters, and the economic rebound in the United States, our largest foreign market. The government is very good at throwing $100,000 parties to announce unfinished trade deals, but it is ignoring this worrying erosion of our exporting muscle.
When will the government finally table a budget with a plan to reverse this worrying decline?
Monsieur le Président, le ministre du Commerce a beau prononcer de belles paroles, il reste que le Canada a affiché en janvier un déficit commercial ahurissant de 2,5 milliards de dollars, le deuxième en importance de notre histoire. Ce lamentable rendement en matière de commerce est d'autant plus préoccupant que le dollar est faible, ce qui est habituellement une bénédiction pour les exportateurs, et que notre principal marché étranger, les États-Unis, connaît une reprise économique. Le gouvernement excelle à donner des réceptions à 100 000 $ pour annoncer des accords commerciaux non finalisés, mais il néglige l'érosion inquiétante de nos débouchés d'exportation.
Quand le gouvernement déposera-t-il enfin un budget comprenant un plan pour renverser cet alarmant déclin?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the IMF has issued a warning about the inflated Canadian housing market, cautioning that home prices have jumped more than 60% over the past 15 years. Canadian families with a personal debt burden that the IMF warns is among the highest in the OECD are at risk of $100,000 losses they can ill afford. The IMF says that Canada needs better data, something the Conservative government is bizarrely opposed to, and more coordinated financial oversight.
When will the government quit electioneering and fearmongering and table a budget that addresses Canada's cooling economy and overheated housing market?
Monsieur le Président, le Fonds monétaire international prévient le Canada que son marché immobilier est anormalement élevé. Le prix des maisons a en effet grimpé de plus de 60 % depuis 15 ans. Les familles canadiennes, dont le niveau d'endettement personnel figure parmi les plus élevés de l'OCDE, selon le FMI, risquent de perdre des centaines de milliers de dollars, ce qu'elles ne peuvent évidemment pas se permettre. De l'avis du FMI, le Canada a besoin de meilleures données, ce à quoi s'oppose le gouvernement conservateur, on ne sait trop pourquoi, et d'une surveillance financière mieux coordonnée.
Quand le gouvernement va-t-il renoncer à ses manoeuvres électoralistes et alarmistes et présenter un budget qui va s'attaquer au ralentissement de l'économie canadienne et à la surchauffe du marché immobilier?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will be sharing my time with the member for York West.
I am pleased to have the opportunity to join this important debate. Over the past 30 years, the Canadian economy has doubled in size. However, median household income has only increased by 15%. A report released last week by the CIBC shows that this trend has only gotten worse since the 2008-09 recession. I would like to quote a few passages from the report.
“The Bank of Canada continues to warn us that the headline unemployment rate is not as rosy as perceived and, in fact, according to the Bank's new and improved measure of labour market activity, labour slack is still significant,” says Benjamin Tal, deputy chief economist and author of CIBC's employment quality index.
He continues:
In many ways, the Bank has a point. Our measure of employment quality is now at a record low—suggesting that the composition of employment is sub-optimal. But a closer examination of the trajectories of our index's sub-components suggests that the Bank's prescribed remedy of low and lower interest rates might not cure what ails the labour market.
“While full-time paid-employment jobs are on average of higher quality than part-time and self-employment jobs, not all full-time paid-employment jobs were created equal,” says Mr. Tal. “The number of low-paying full-time jobs has risen faster than the number of mid-paying jobs, which in turn, has risen faster than the number of high-paying jobs.
“Over the year ending January 2015, the job creation gap between low and high-paying jobs has widened with the number of low-paying full-time paid positions rising twice as fast as the number of high-paying jobs. Those trajectories are largely behind the softening in our measure of employment quality over the past two decades.”
Faced with stagnating incomes, an increasing cost of living and mounting debt, middle-class Canadian families are struggling to make ends meet. Today, there are 159,000 fewer jobs for young people than before the recession. The Conservatives' action plan consists of income splitting and a $2 billion tax break that will mostly benefit the richest of Canadians while 85% of Canadian households will not see a cent.
The Liberal Party would invest those funds in areas that would really benefit the middle class, such as community infrastructure, post-secondary education and professional training, as well as research and innovation.
The Liberals feel that this country needs a new economic plan and, with each passing day, that feeling grows stronger. The economy of our largest trading partner, the United States, is on fire, but Canadian exports have dropped by almost 3%.
The Prime Minister wants to talk about anything but the economy. His priority is to give a $2 billion tax break to the richest members of our society, and he is more interested in fearmongering than in proposing economic solutions.
As we have heard from the CIBC, from a recent study by York University, from the IMF, whose concerns about the overheated Canadian housing market we cited earlier today in question period, there are some deep structural problems in the Canadian economy right now, particularly when it comes to the hollowing out of the middle class. We are becoming a low-wage, part-time economy for more and more Canadians.
The York University study I just mentioned has found that over the past 10 years there has been a 50% increase in the percentage of jobs in Ontario, which are part of this low-wage, part-time economy from 22% to 33% of jobs.
According to the OECD, in that organization of the world's leading economies, Canada has the third highest percentage of low-paying jobs as part of the composition of our employment.
The Bank of Canada is worried. In the monetary policy report for January, the bank said, “the proportion of involuntary part-time workers continues to be elevated”. As the CIBC has said, we are becoming a nation of part-timers.
As the Liberal Party has been arguing, what we need is an economic plan for the middle class to shore up Canada's hollowed-out middle class. We need a plan. A lot of what is going on is because of some of the new forces at work in the 21st century. A lot of what is happening is because of globalization, technological change, the rise of the sharing economy, or what some people are calling the “Uberization” of jobs, the “Taskrabbitization” of jobs.
However, the government can do something about it. The government is obligated to do something about that to adjust, to adapt our social and political institutions so that the Canadian middle class, rather than being the victim of globalization and the technology revolution, can actually thrive in these circumstances.
What we are seeing, I am very sad to say, from the government is the opposite. We are seeing that rather than trying to soften these forces, the government is leaning into them, particularly with its income splitting policy. Instead, what we would like to see from the government is an economic plan for growth, particularly growth of middle-class jobs.
Infrastructure is a big part of the solution. Those infrastructure jobs cannot be “Uberized” and they cannot be exported outside the country. Infrastructure investment has another great advantage. Big infrastructure programs help the economy to run hot. In those circumstances, the middle class has much more bargaining power, and we can see a reversal of these very terrible trends we have been discussing today.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée d'York-Ouest.
Je suis heureuse d'avoir la chance de joindre ce débat important. Au cours des 30 dernières années, la taille de l'économie canadienne a plus que doublé. Pourtant, le revenu médian des ménages n'a augmenté que de 15 %. Un rapport publié la semaine dernière par la CIBC montre que cette tendance n'a fait qu'empirer depuis la récession de 2008 à 2009. Je veux citer quelques passages du rapport.
« La Banque du Canada continue de nous prévenir que la situation n'est pas aussi encourageante que le laisse croire le taux de chômage et, en fait, selon sa nouvelle mesure améliorée de l'activité sur le marché du travail, les ressources inutilisées demeurent nombreuses », affirme Benjamin Tal, économiste en chef adjoint et créateur de l'indice de qualité de l'emploi de la Banque CIBC.
Il poursuit en disant:
« À bien des égards, la Banque a raison. Notre indice de qualité de l'emploi vient d'atteindre un creux historique, ce qui suggère que la composition de l'emploi n'est pas optimale. En examinant de près la trajectoire des sous-composantes de notre indice, toutefois, nous sommes portés à croire que la solution préconisée par la Banque pour stimuler le marché de l'emploi, soit de continuer d'abaisser les taux, pourrait ne pas être salutaire. » [...]
« Si les emplois rémunérés à temps plein sont, en moyenne, des emplois de meilleure qualité que les emplois à temps partiel et ceux des travailleurs autonomes, tous les emplois rémunérés à temps plein ne sont pas équivalents », précise M. Tal. « Les emplois à temps plein mal rémunérés ont augmenté plus rapidement que les emplois moyennement bien rémunérés qui, à leur tour, ont connu une croissance plus forte que les emplois très bien rémunérés.
« Sur le plan de la création d'emplois, l'écart s'est creusé entre les emplois mal rémunérés et ceux très bien rémunérés durant l'année qui s'est terminée en janvier 2015, le nombre d'emplois à temps plein mal rémunérés augmentant deux fois plus rapidement que le nombre d'emplois très bien rémunérés. Ces trajectoires sont en grande partie responsables du fléchissement de notre indice de qualité de l'emploi au cours des deux dernières décennies. »
Les familles canadiennes de la classe moyenne dont les revenus stagnent et qui font face à l'augmentation du coût de la vie et à un endettement croissant peinent à joindre les deux bouts. Aujourd'hui, il y a 159 000 emplois de moins pour les jeunes qu'avant la récession. Le plan d'action des conservateurs consiste à instaurer le fractionnement du revenu, un allégement fiscal de 2 milliards de dollars dont profiteront en grande majorité les Canadiens les mieux nantis et dont 85 % des ménages canadiens ne tireront pas un sous.
Le Parti libéral investirait ces fonds dans des secteurs dont bénéficierait vraiment la classe moyenne, notamment les infrastructures communautaires, l'éducation postsecondaire et la formation professionnelle, ainsi que la recherche et l'innovation.
Les libéraux estiment que ce pays a besoin d'un nouveau plan économique et chaque jour qui passe nous le démontre un peu plus. L'économie de notre principal partenaire commercial, les États-Unis, tourne à plein régime mais les exportations canadiennes ont chuté de près de 3 %.
Le premier ministre veut parler de tout sauf de l'économie. Sa priorité est d'apporter un allégement fiscal de 2 milliards de dollars aux mieux nantis de notre société, et il est plus intéressé à semer la peur qu'à proposer des solutions économiques.
D'après la CIBC, une étude récente réalisée par l'Université York et le FMI — les préoccupations duquel ont été citées plus tôt aujourd'hui durant la période des questions —, l'économie canadienne est actuellement confrontée à de graves problèmes structurels, plus particulièrement l'érosion de la classe moyenne. Dans notre économie, de plus en plus de Canadiens touchent un bas salaire et travaillent à temps partiel.
Il ressort de l'étude de l'Université York que je viens de mentionner que, au cours des 10 dernières années, le nombre d'emplois à bas salaire et à temps partiel a augmenté de 50 %, en passant de 22 % à 33 % des emplois.
Selon l'OCDE, dans cette organisation des économies les plus performantes du monde, le Canada se classe au troisième rang en ce qui concerne le pourcentage d'emplois mal rémunérés par rapport au total des emplois disponibles.
La Banque du Canada est inquiète. Dans son Rapport sur la politique monétaire de janvier dernier, la banque signale que « le pourcentage de travailleurs occupant involontairement un emploi à temps partiel reste élevé ». Comme l'a dit la CIBC, nous devenons un pays de travailleurs à temps partiel.
Comme le Parti libéral le fait valoir, nous avons besoin d'un plan économique pour la classe moyenne au Canada afin de renforcer celle-ci, parce qu'elle est à bout de souffle. Nous avons besoin d'un plan. La situation actuelle est attribuable dans une large mesure aux nouvelles forces en présence au XXIe siècle. Ce qui se passe découle en grande partie de la mondialisation, des changements technologiques, de l'émergence de l'économie collaborative, ou de ce que certains appellent l'« uberisation » ou la « taskrabbitisation » des emplois.
Cela dit, le gouvernement peut faire quelque chose. Il a l'obligation d'agir face à cette situation et d'adapter nos institutions sociales et politiques afin que la classe moyenne au Canada ne soit pas victime de la mondialisation et de la révolution technologique et qu'elle puisse prospérer dans ce nouveau contexte.
Je suis navrée de dire que le gouvernement fait exactement le contraire. Au lieu d'essayer d'atténuer l'impact de ces forces, le gouvernement les nourrit, notamment avec sa politique de fractionnement du revenu. Nous préférerions voir le gouvernement adopter un plan économique axé sur la croissance, en particulier la croissance des emplois pour la classe moyenne.
Les infrastructures sont un élément important de la solution. Les emplois dans le secteur des infrastructures ne doivent pas être « uberisés », et ils ne doivent pas être exportés à l'étranger. Les investissements dans les infrastructures comportent un autre avantage important. Les grands programmes d'infrastructures aident l'économie à fonctionner à plein régime. Dans ces circonstances, la classe moyenne jouit d'un pouvoir de négociation beaucoup plus grand, ce qui favorise le renversement des tendances déplorables dont nous avons discuté aujourd'hui.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I want to thank my colleague for her question. I also want to apologize because I will answer in English. I am not ready to answer in French, but I will try to do so eventually.
I strongly believe that we are facing a couple of related economic problems right now. One is this hollowing out of the middle class, which we have been discussing at great length today, and to which I do think there are government solutions. There are actions that the government can take to improve the situation. On the contrary, there are actions governments can take, like the income splitting policy of the current government, which will actually make the situation worse.
A related problem, I believe, is the problem that some economists are calling “secular stagnation”. The economies of the western industrialized countries are not rebounding from the financial crisis, from the recession, with the sort of strength that a lot of people expected. We seem to be stuck in this low-growth economic space. We see it particularly in Europe with some interest rates now negative, which is shocking.
Therefore, I strongly agree with the direction of the hon. member's question. I think now is a time when we need government action to focus on economic stimulus, and that is why I concluded by talking about infrastructure investment, which I think can have a powerful impact on both economic growth and middle-class jobs.
Monsieur le Président, je veux remercier ma collègue de sa question et m'excuser, parce que je vais répondre en anglais. Je ne suis pas prête à répondre en français, mais j'essaierai de le faire éventuellement.
Je crois fermement que nous sommes confrontés à quelques problèmes économiques connexes en ce moment même. L'un de ces problèmes est l'affaiblissement de la classe moyenne, dont nous avons longuement fait état aujourd'hui et qui, selon moi, peut être corrigé par des solutions gouvernementales. Le gouvernement peut prendre des mesures pour améliorer la situation. À l'inverse, il peut aussi prendre des mesures, comme le fractionnement du revenu, qui ont pour effet d'empirer la situation.
À mon avis, il existe un problème connexe que certains économistes appellent la « stagnation séculaire ». Les économies des pays occidentaux industrialisés ne se remettent pas de la crise financière, de la récession, avec la vigueur anticipée par un grand nombre. Nous sommes enlisés dans un espace économique à faible croissance. Cela est particulièrement vrai en Europe, où certains taux d'intérêt sont maintenant négatifs, ce qui est aberrant.
Par conséquent, je suis tout à fait d'accord avec le sens de la question posée par la députée. Le moment est venu pour le gouvernement de prendre des mesures afin de relancer l'économie. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai terminé mon exposé en parlant d'investissements dans les infrastructures. Selon moi, une telle mesure aurait une incidence profonde sur la croissance économique et sur la création d'emplois pour la classe moyenne.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I think the member points to a real problem. The reality is that technology and advances in technology started off by allowing us to have just-in-time manufacturing where we did not need to keep great inventories of goods. We could get the goods to the factories just at the moment they needed them.
What has more recently been happening is that we have discovered that those same technologies have allowed employers to treat employees as a just-in-time input into the economic process. As my hon. colleague has pointed out, this has devastating effects on human lives. It means that people are unable to plan their family budgets. It means that people who have children, as I do, have a hard time organizing child care. Imagine if we knew we were going to work 40 hours a week but had no idea when those 40 hours would be.
I absolutely think it needs to be a priority for government policy to find ways to make sure that people have reliable incomes and reliable hours. I think this is something we can do in collaboration with employers.
Monsieur le Président, je pense que le député fait allusion à un véritable problème. La réalité est que la technologie et les avancées technologiques ont commencé par nous permettre d'opter pour la fabrication « juste-à-temps », si bien qu'il ne nous était pas nécessaire de maintenir de grands inventaires de marchandises. Nous pouvions les livrer aux usines juste au moment où elles en avaient besoin.
Dernièrement, nous avons découvert que ces mêmes technologies ont permis aux employeurs de traiter les employés comme des intrants « juste-à-temps » dans le processus économique. Comme mon collègue l'a fait remarquer, cela a des effets dévastateurs sur les vies humaines. Cela signifie que les gens sont incapables de planifier leur budget familial, que les personnes qui, comme moi, ont des enfants ont du mal à organiser leur garde. Imaginez ce que ce serait de savoir que vous allez travailler 40 heures par semaine sans avoir la moindre idée de votre horaire.
Je suis convaincue que le gouvernement doit s'attacher en priorité à trouver des façons de veiller à ce que les gens aient des revenus et des heures de travail sur lesquels ils peuvent compter. Je pense que c'est quelque chose que nous pouvons faire en collaboration avec les employeurs.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Igor Sechin and Vladimir Yakunin are two close friends of Russian President Vladimir Putin. While both have been sanctioned by the United States, they are not on Canada's list. The media have described Canada's sanctions against Rosneft, Mr. Sechin's company, as “relaxed”. The government's hypocritical talking points about the number of people Canada has sanctioned ring hollow with our allies and with Canadians. This is about quality, not just quantity.
When will the government match its actions to its rhetoric and sanction Sechin and Yakunin?
Monsieur le Président, Igor Setchine et Vladimir Iakounine sont deux amis proches du président de la Russie, Vladimir Poutine. Tous deux sont visés par des sanctions des États-Unis, mais ne figurent pas sur la liste du Canada. Les médias qualifient de laxistes les sanctions du Canada à l'égard de Rosneft, la société de M. Setchine. Les beaux discours du gouvernement faisant valoir le nombre de personnes sanctionnées par le Canada sonnent plutôt creux dans l'esprit de nos alliés et des Canadiens. La qualité est tout aussi importante que la quantité.
Quand le gouvernement joindra-t-il le geste à la parole et sanctionnera-t-il Setchine et Iakounine?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, in an email to the Conservatives about his plans to strip Muslim women of their right to wear the niqab at citizenship ceremonies, the immigration minister got the basic facts wrong. In a cynical political ploy, the government, he said, will appeal a court decision “allowing people to wear the hijab while taking the oath”. Surely the minister, of all people, ought to know the difference between a niqab and a hijab.
As the Conservatives seek to restrict the rights of Muslim women, can they not at least pay them the courtesy of getting the facts right?
Monsieur le Président, dans un courriel aux conservateurs où il parlait de son intention de dépouiller les musulmanes de leur droit de porter le niqab lors des cérémonies de citoyenneté, le ministre de l'Immigration s'est trompé. Il a affirmé que le gouvernement, usant d'un stratagème politique cynique, interjettera appel d'une décision judiciaire « autorisant le port du hidjab lors de la prestation du serment ». Il me semble qu'une personne occupant le poste de ministre de l'Immigration devrait connaître la différence entre un niqab et un hidjab.
Les conservateurs tentent de restreindre les droits des musulmanes. Ne pourraient-ils pas au moins avoir la courtoisie de bien présenter les faits?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, a recent Conference Board study shows that Canada's younger generations are earning less and receiving fewer pension benefits than their parents. It states, “young Canadians may have a lower lifetime earning potential than any generation before”.
There is no more dire indictment of a country's economic performance than the prospect that our future may be poorer than our past.
Stale and misleading talking points, like the ones we have heard already today, will not deliver prosperity for this generation. When will the government finally table a budget with a real plan for jobs and growth?
Monsieur le Président, selon une étude récente du Conference Board, les jeunes générations gagnent moins et reçoivent moins de prestations de retraite que leurs parents. En effet, on peut y lire ceci: « Les jeunes Canadiens pourraient gagner moins dans leur vie que les générations précédentes. »
Il n'y a pas d'indice plus sinistre de la mauvaise santé de l'économie canadienne que la perspective que notre avenir soit moins reluisant que notre passé.
Les rengaines désuètes et trompeuses qu'on nous sert aujourd'hui ne permettront pas d'apporter la prospérité à cette génération. Quand le gouvernement déposera-t-il enfin un budget présentant un réel programme de création d'emplois et de stimulation de la croissance?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, that is simply not true. Everyone in business knows that we live in the age of big data. That is why Canada's leading economists and the CFIB are united in calling for the return of the long form census. As Roger Martin of the University of Toronto said, in direct contradiction of what we just heard, “It is just disinformation to say the current survey works”.
Will the government finally reverse its anti-science, anti-business, and antediluvian policy and return the long form census as my colleague's bill calls for?
Monsieur le Président, ce n'est tout simplement pas vrai. Personne n'ignore, dans le monde des affaires, que nous vivons à l'ère de l'information. C'est pourquoi les économistes les plus réputés au Canada et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante réclament à l'unisson le retour du questionnaire détaillé du recensement. Contrairement à ce que nous venons d'entendre, Roger Martin, de l'Université de Toronto, est d'avis que « prétendre que l'enquête actuelle fonctionne bien est de la désinformation ».
Le gouvernement fera-t-il enfin marche arrière plutôt que de s'enliser dans sa politique anti-scientifique, anti-entreprise et antédiluvienne? Rétablira-t-il l'utilisation du questionnaire détaillé du recensement comme le veut le projet de loi de mon collègue?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, thank you for giving me the opportunity to join this important debate.
Newfoundland and Labrador's support for CETA hinged to a significant degree on the Government of Canada's promise to help the industry adjust to the recent removal of minimum processing requirements. That promise should have been kept. CETA will eliminate trade barriers and boost free trade between Canada and the European Union. It will also create opportunities for the middle class.
The Liberal Party of Canada supports free trade because it will open markets to Canadian goods and services, grow export-oriented businesses, create jobs and provide choice and lower prices to Canadian consumers.
Unfortunately, the Conservatives negotiated this agreement without holding a proper public debate. As a result, the government did not adequately address concerns about sectors that could suffer because of CETA, particularly the sector that employs fish plant workers in Newfoundland and Labrador. The removal of minimum processing requirements is definitely a huge concern for the people of Newfoundland and Labrador. The province's support hinged to a significant degree on the federal government's promise to help the industry adjust to this new reality. That promise should be kept.
I would also like to quote my colleague, the member for Saint-Laurent—Cartierville, who talked about this matter last week:
However esoteric federal-provincial relationships might appear to many Canadians, all Canadians want their leaders, especially their Prime Minister, to be trustworthy.
This is very important. I would like to thank my colleagues, especially the francophone members, for listening to my bad French, and I hope it was understandable.
Now I will continue in English. I thank my francophone colleagues for tolerating my efforts. It is important for us to try, as practice will make perfect.
As my colleague has already suggested in her line of questioning, what is at stake here are some very fundamental issues that go right to the heart of the terrible way the government is conducting itself. I would like to focus on two in particular, and they are the fact that so often, and not just when it comes to trade but it comes to economic policy in general and foreign policy, the government talks big but does not deliver. The government's rhetoric is not matched by execution. One way to put it is that it is obverse of the usual advice, that one should speak softly and carry a big stick. Today's Government of Canada speaks loudly and carries a small stick, particularly when it comes to executing it.
This CETA deal is a perfect example of that. I have lost count of the number of official announcements we have had of this deal being concluded. I have lost count of the amount of taxpayer money that has been spent to celebrate the conclusion of this deal and yet the deal, manifestly, is not there.
What is more, with each passing week, some new real obstacle, some new hurdle, which the government had to overcome and should have overcome before all of these glorious announcements, manifests itself. This conflict between the federal government and Newfoundland and Labrador is just the latest example.
The second thing I would like to emphasize is something I spoke about a bit earlier when citing my colleague. This dispute speaks so profoundly to way in which the government has failed at one of the essential tasks of statesmanship, and that is relationship building, relationship building with the provinces, one of the central jobs of Ottawa, and relationship building with our partners in the world.
I have a somewhat homey metaphor. I am a mother and I have three kids. Nowadays in classrooms kids do not sit in desks by themselves; the desks are put together in a group. Modern pedagogy understands that the way to accomplish big jobs in the world is through teamwork. Therefore, my 10-year-old daughter sits around a group of tables with other kids. She is already being taught that teamwork is essential. That lesson seems to be lost on the other side of the House.
It is not just in elementary school. During the winter break, I had the privilege of visiting the University of Windsor and seeing its magnificent new engineering department. In its beautiful modern new lecture halls, the students do not sit in seats one by one separated from one another; they sit grouped around tables. Again, teamwork is the key to success in the modern economy. This is an approach that the government is either unable to carry out, or simply does not understand how essential it is.
It is particularly important when it comes to trade. Trade, after all, is about partnerships and relationships. We see the breakdown here when it comes to the relationship between the federal government and Labrador and Newfoundland, but that is far from the only trade relationship that has been dangerously eroded. It is shocking to me to note that in fact our biggest trade and economic relationship, what should be the bedrock international relationship for any Canadian government, the relationship with the United States, has also fallen prey to this my way or the highway bullying approach of the government. We see the evidence of that failure at relationship building and statesmanship in issues like the fact that the Keystone pipeline has not been approved, that it has become a huge and contentious issue in U.S. politics and that there is a huge fight over the port at Prince Rupert.
This unnecessary fight between the federal government and Newfoundland and Labrador is really just a manifestation of a broader failure on many fronts and of these two very characteristic flaws of the government.
What is particularly troubling to me and my colleagues is that the support of Newfoundland and Labrador for CETA was earned in part by a promise from the Government of Canada to help the industry adjust to the abolition of minimum processing requirements. Is it not elementary that a government should honour its promises? Sadly, that is not what we are seeing.
I would like to quote some comments from representatives of Newfoundland and Labrador. In the St. John's newspaper, The Telegram, Minister Darin King said that if it could not get a deal with Ottawa with the Minister of International Trade, Newfoundland and Labrador planned to take this dispute over the head of the Canadian government to Brussels. Here is what he said to The Telegram:
Our plan would be to go into the EU — Brussels — and meet with member states and members of the union to outline our position and to seek support from them....We want a resolution. We want to put this to bed because we recognize that CETA is good for the country and good for our province, and we want to put this deal to bed and move forward and get on with things.
Imagine how Canada would look, how ridiculous our international position would appear, if we had warring Canadian factions travelling to Brussels to present contradictory positions.
That is not how a well-managed country is run. That is not the way we get a good deal from our counterparties. This is particularly dangerous. This dispute flaring up within our own family, in public, in the House, comes at a particularly dangerous moment. As I sure members know, at this moment, the CETA deal, which we strongly support and believe is really important to the Canadian economy, is facing new objections and pressures from some of the key European Union players. There have been voices raised against it in France and, particularly, in Germany. At a time when support is fraying, this is not a time for us to fail to get our ducks in a row at home and to fail to have unity, to break promises within the Canadian families. I am disappointed to say that this is what is happening.
Trade deals are an area where, like so much economic policy, timing matters and delaying costs people real money. This is not an issue where the government has the luxury of fighting interpersonal battles or ideological battles. To delay is to take money out of the pockets of hard-working Canadians. We have had a very clear and stark example of that reality very recently, and that is in our trade with South Korea.
The United States, the EU and even Australia got to a trade deal with Korea ahead of us. We are delighted that a deal has finally been done, but because of that delay during that period, Canadian exporters lost 30% of market share. Experts calculate that this was a loss of about $8 billion. That is a lot of money, which simply through delay, was effectively taken out of the pockets of hard-working Canadian business people. We really need to focus on timing. We need to get beyond the rhetoric and get this deal done, not have fighting at home.
I am getting increasingly concerned about CETA. Last week, I met with many business people whose businesses depend directly upon this deal getting done. They are worried that we have not completed the deal, despite multiple announcements.
There is a very real reason to be worried. If we cannot resolve our disputes at home and get the deal done, it will be in real jeopardy.
As members know, the United States is now negotiating its own trade deal with Europe. This is a huge political issue in Europe, indeed, an issue which raises concerns at a much higher, much more emotional level than the deal with Canada. It is essential for us to get our deal done, to get it signed, to get it out the door before the debate around the negotiations with the U.S. really becomes a central political focus in Europe.
It is also essential for us to get this done, to resolve our disputes at home, because the EU negotiators will not have time for us forever. They will not be able to focus on internal Canadian squabbles forever, on possible visits this month from officials from Newfoundland and Labrador to Brussels. Their focus will be shifting to the U.S. deal. It is absolutely incumbent upon the government to resolve this dispute and to get the deal done.
Why does the Liberal Party feel so strongly about the importance of trade, of getting deals done, of getting access to market for Canadian producers? Eighty per cent of our economy is dependent, directly or indirectly, upon trade. That is huge. Our dependence on having effective relationships and effective access to international markets is particularly great today. As 2015 has dawned, we have seen a global economy looking much less rosy than we were hearing from the other side of the House all last year.
We are entering a global economic environment of unexpectedly falling commodity prices, including low oil prices, which is a very serious issue for the Canadian economy, as everyone from the Bank of Canada to TD have said. There is another really big issue out there that is shadowing our economy. It is the issue of what Larry Summers, the former secretary of the U.S. Treasury, likes to call “secular stagnation”. This is the idea that the western industrialized economies might currently be stuck in a period of low growth.
I am very sad to say that because of the short-sighted ideological thinking of the government, because of its all-eggs-in-one-basket play in the oil sector, Canada is unprepared for these rocky international waters. At a time like this, more than ever we simply cannot afford to be fighting amongst ourselves, to have these embarrassing unprofessional fights between a provincial government and the federal one over a trade deal that we desperately need to conclude. We need to get it done. It is really not acceptable, in fact it is incredibly dangerous, for our country to be stalled in this space with Newfoundland and Labrador's really objecting and talking about a trust betrayed.
I would like to tell the House what some of the leaders from Newfoundland and Labrador, in their own words, had to say. Premier Paul Davis said, “We’re at a crossroads where the federal government has changed the rules.”
That, to me, goes to the heart of the issue here, that in the midst of this incredibly important, much bally-hooed, and incredibly complex deal that is central to our economy, the government dropped the ball on this key federal-provincial relationship and had the temerity to change the rules half way through. That is not statesmanship. That is not grown-up management of a country, of an economy, and of a trade negotiation.
Darin King, Newfoundland and Labrador's business minister, said, “The federal government’s failure to honour the terms of this fund is jeopardizing CETA for all industries, economic sectors, and indeed all Canadian and European Union citizens.”
He had it exactly right. We all want this deal done. The government had the privilege of negotiating the deal not just with the EU, but also with our Canadian provincial partners. It has simply dropped the ball. It is being accused by its partners of failing in what is a key duty of a federal government, to be trustworthy and to keep its word.
Finally, I want to quote the intergovernmental affairs minister, Keith Hutchings, who said:
We've got to be able to hold fast to those items that we negotiated. It's a much bigger issue. Once we go down that road of giving the authority to the federal government and saying, “Well, you can negotiate something, but once it gets to the final stages you can pull back and say no, that's fine.” As a government we can't approve of that.
What is really at stake here is probably the most fundamental issue of leadership and governance. That is integrity. It is trust. The real issue is the economy is at stake. A trade deal is at stake. Even more crucially, the government's ability to be trusted by Canadians is at stake. That is why I am delighted we have the opportunity to debate this in the House today. I hope the government will see the light.
Monsieur le Président, je vous remercie de me donner la chance de me joindre à ce débat important.
L'appui à l'AECG par la province de Terre-Neuve-et-Labrador a été obtenu en partie par une promesse du gouvernement du Canada d'aider l'industrie à s'ajuster au récent retrait des exigences relatives à la transformation minimale. Cette promesse devrait être respectée. L'AECG éliminera les barrières commerciales et permettra d'accroître le libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, ainsi que les perspectives pour la classe moyenne.
Le Parti libéral du Canada est pour le libre-échange, car c'est la façon d'ouvrir les marchés aux produits et services du Canada, d'augmenter le nombre d'entreprises axées sur l'exportation, de créer des emplois et de donner le choix, en plus de favoriser des prix moindres pour les consommateurs canadiens.
Les conservateurs ont malheureusement négocié cette entente sans avoir lancé un débat public en bonne et due forme. En conséquence, le gouvernement n'a pas répondu adéquatement aux préoccupations relatives aux secteurs qui pourraient subir des répercussions négatives dues à l'AECG, notamment à celui des ouvriers affectés au traitement du poisson de Terre-Neuve-et-Labrador. Le retrait des exigences relatives à la transformation minimale est manifestement une grande préoccupation pour les habitants de Terre-Neuve-et-Labrador. L'appui de cette province a été obtenu en partie par la promesse du gouvernement fédéral d'aider l'industrie à s'ajuster à la nouvelle réalité. Cette promesse devrait être respectée.
Je veux aussi citer mon collègue le député de Saint-Laurent—Cartierville, qui a parlé de cet enjeu la semaine dernière:
Bien que les relations fédérales-provinciales puissent sembler ésotériques à une bonne partie de la population, tous les Canadiens doivent pouvoir compter sur des dirigeants dignes de confiance, et surtout sur un premier ministre digne de confiance.
C'est très important. J'aimerais remercier mes collègues, surtout les francophones, d'avoir écouté mon mauvais français, en espérant avoir été compréhensible.
Je poursuivrai en anglais. Je remercie mes collègues francophones de tolérer mes efforts. Il est important de se pratiquer si l'on veut s'améliorer.
Comme ma collègue l'a déjà laissé entendre dans ses questions, ce sont des dossiers forts importants qui sont en jeu ici, et cela illustre parfaitement l'incurie du gouvernement. Je tiens à parler de deux dossiers en particulier. Bien souvent, notamment en matière de commerce, de politique économique et d'affaires étrangères, le gouvernement tient de beaux discours, mais ne respecte pas ses promesses. Les grandes déclarations du gouvernement ne mènent à rien de concret. La plupart des gens s’entendent pour dire qu’il vaut mieux avoir une main de fer dans un gant de velours. Or, dans le cas du gouvernement, c’est plutôt l’adage « grand parleur, petit faiseur » qui vient à l’esprit, car il parle beaucoup, mais agit peu.
Cet accord économique et commercial global en est un bon exemple. J'ai cessé de compter le nombre de fois où le gouvernement a utilisé l'argent des contribuables pour nous annoncer que cet accord avait été conclu; or, l'accord, manifestement, se fait toujours attendre.
Qui plus est, chaque semaine le gouvernement se retrouve confronté à un nouvel obstacle à surmonter, obstacle qu'il aurait dû surmonter avant d'avoir fait toutes ces annonces en grande pompe. Le différend entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador en est simplement le dernier exemple.
La deuxième chose que j'aimerais souligner concerne une chose que j'ai dite un peu plus tôt quand j'ai cité mon collègue. Ce différend en dit long sur l'échec du gouvernement à l'égard de l'un des principes essentiels de la science du gouvernement, soit l'aptitude à nouer des liens, notamment avec les provinces — une des grandes responsabilités du gouvernement fédéral —, ainsi qu'avec nos partenaires dans le monde.
J'aimerais faire un parallèle avec le monde de l'enseignement. Je suis mère de trois enfants. Il n'y a plus de pupitres individuels dans les salles de classe aujourd'hui. La pédagogie moderne comprend que c'est seulement en collaborant qu'on peut réaliser de grandes choses dans le monde. Ma fille de 10 ans est donc assise à un groupe de tables avec d'autres enfants. On lui apprend déjà le caractère essentiel de l'esprit d'équipe. Il semble que les députés de l'autre côté n'aient toujours pas compris ce principe.
Il n'en est pas seulement ainsi dans les écoles élémentaires. Pendant l'ajournement d'hiver, j'ai eu le privilège de visiter l'Université de Windsor et de voir son magnifique nouveau Département de génie. Dans ses superbes nouvelles salles de cours modernes, les étudiants ne sont pas assis chacun isolément; ils sont regroupés autour de tables. Encore là, le travail d'équipe est la clé de la réussite dans l'économie moderne. C'est une approche que le gouvernement est ou bien incapable d'adopter ou bien incapable de comprendre à quel point c'est essentiel.
C'est pourtant particulièrement important dans le domaine du commerce. Après tout, le commerce se fonde sur des partenariats et des relations. On constate ici la rupture pour ce qui est des relations entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador, mais c'est loin d'être la seule relation commerciale à s'être dangereusement détériorée. Je trouve scandaleux de voir que notre plus importante relation économique et commerciale, celle qui devrait être la relation internationale de base pour tout gouvernement canadien, la relation avec les États-Unis, est également devenue la proie de cette approche d'intransigeance absolue et d'intimidation du gouvernement. La preuve de cette incapacité à établir des relations et à faire preuve de diplomatie: le projet de pipeline Keystone n'a toujours pas été approuvé et est devenu un dossier chaud hautement controversé sur la scène politique américaine, sans compter l'énorme différend concernant le port de Prince Rupert.
Ce différend inutile entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador n'est qu'une manifestation d'un échec plus grand, sur plusieurs fronts, et des deux défauts très caractéristiques du gouvernement.
Ce qui est particulièrement troublant pour mes collègues et moi, c'est que le gouvernement du Canada a notamment obtenu le soutien de Terre-Neuve-et-Labrador à l'égard de l'accord en lui promettant d'aider l'industrie à s'adapter à l'abolition des exigences minimales de transformation. N'est-ce pas élémentaire qu'un gouvernement doive tenir ses promesses? Malheureusement, ce n'est pas le cas.
J'aimerais citer des commentaires de représentants de Terre-Neuve-et-Labrador. Dans le Telegram, le journal de St. John's, le ministre Darin King a déclaré que si Terre-Neuve-et-Labrador ne parvenait pas à conclure un accord avec le ministre du Commerce international, la province avait l'intention de passer par-dessus la tête du gouvernement canadien et de saisir Bruxelles. Voici ce qu'il a dit au Telegram:
Nous aurions l'intention de saisir l'Union européenne — Bruxelles — et de rencontrer les États membres ainsi que les membres de l'Union pour leur présenter notre position et obtenir leur soutien [...] Nous voulons une résolution. Nous voulons régler cette question, car nous reconnaissons que l'AECG est bon pour le Canada et notre province. Nous voulons régler cette question et aller de l'avant.
De quoi le Canada aurait-il l'air si des factions belligérantes canadiennes se rendaient à Bruxelles pour faire valoir des positions contraires à celles prises par le pays? Nous serions la risée du monde entier.
Un pays bien géré ne devrait pas fonctionner de cette façon. Ce n'est pas comme cela que l'on peut négocier un accord avantageux. C'est très risqué. Ce différend qui fait rage au sein de la famille canadienne et qui se déroule sur la place publique, à la Chambre, survient à un très mauvais moment. Comme les députés le savent sans doute, l'accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne — que nous appuyons fermement et qui est très important pour l'économie canadienne — fait l'objet de refus et de pressions de la part d'acteurs clés de l'Union européenne. Des voix se sont élevées contre cet accord en France et, surtout, en Allemagne. Comme nous avons perdu certains appuis, nous devons nous serrer les coudes et respecter les promesses faites aux familles canadiennes. Je suis déçue de voir que c'est plutôt le contraire qui se produit à l'heure actuelle.
Les accords commerciaux sont un domaine où, comme c'est souvent le cas en matière de politique économique, le temps presse, car tout retard entraîne des pertes financières très réelles. Dans ce dossier, le gouvernement n'a pas le luxe de pouvoir livrer des combats interpersonnels ou idéologiques. Tout retard se paie à même les poches des vaillants Canadiens. Nous en avons eu un exemple patent, dernièrement, avec l'accord avec la Corée du Sud.
Les États-Unis, l'Union européenne et même l'Australie ont su négocier avant nous un accord avec la Corée du Sud. Nous sommes ravis d'avoir enfin fini par conclure le nôtre, mais nos tergiversations ont fait perdre 30 % des parts de marché aux exportateurs canadiens. Les experts chiffrent cette perte à 8 milliards de dollars environ. C'est beaucoup d'argent qui a essentiellement été puisé à même les poches des gens d'affaires canadiens, parce qu'on a tardé. Nous n'avons vraiment plus de temps à perdre. Le temps n'est plus aux discours creux et aux querelles intestines. Ratifions l'accord pour de bon.
Le sort de l'Accord économique et commercial global me préoccupe de plus en plus. La semaine dernière, j'ai rencontré des gens d'affaires dont l'entreprise dépend directement de la ratification de l'accord. Ils sont inquiets, car ce n'est pas encore un fait accompli, malgré les nombreuses annonces à cet effet.
Il y a tout lieu d'être inquiet. Si nous ne parvenons pas à régler nos différends au pays et à conclure l'accord en bonne et due forme, l'avenir de celui-ci sera véritablement compromis.
Comme les députés le savent, les États-Unis négocient actuellement leur propre accord commercial avec l'Europe. Il s'agit d'un énorme enjeu politique en Europe. En fait, l'accord avec les États-Unis soulève des préoccupations beaucoup plus grandes et de nature beaucoup plus émotive que celui envisagé avec le Canada. Il est essentiel que nous concluions, signions et mettions en oeuvre notre accord avant que le débat entourant les négociations avec les États-Unis devienne une priorité politique en Europe.
Il est aussi essentiel que nous réglions nos différends au pays, car les négociateurs de l'Union européenne ne pourront pas nous accorder éternellement du temps. Ils ne pourront pas se concentrer sur les chicanes internes du Canada ad vitam aeternam, ainsi que sur les visites possibles, ce mois-ci à Bruxelles, de représentants de Terre-Neuve-et-Labrador. Leur attention se tournera bientôt du côté de l'accord avec les États-Unis. Il est absolument essentiel que le gouvernement règle les différends et qu'il conclue l'accord.
Pourquoi le Parti libéral accorde-t-il autant d'importance au commerce, à la conclusion d'accords et à l'accès à des marchés pour les producteurs canadiens? C'est parce que notre économie dépend à 80 %, directement ou indirectement, des échanges commerciaux. C'est énorme. À l'heure actuelle, nous dépendons beaucoup de relations efficaces avec les marchés internationaux et d'un accès efficace à ceux-ci. En ce début d'année, nous nous rendons compte que l'économie mondiale va beaucoup moins bien que ce qu'ont tenté de nous faire croire les députés d'en face pendant toute la dernière année.
Nous entrons dans une conjoncture économique mondiale marquée par la chute inattendue du prix des produits de base, y compris le prix du pétrole, ce qui, à en croire tous les intervenants — de la Banque du Canada à la Banque TD — constitue un problème très grave pour l'économie canadienne. Notre économie est aussi menacée par un autre problème très grave: ce que l'ancien secrétaire au Trésor américain, Larry Summers, appelle la stagnation séculaire. En effet, les économies des pays industrialisés occidentaux pourraient actuellement être coincés dans une période de faible croissance.
Malheureusement, je dois dire qu'à cause de la mentalité à courte vue du gouvernement et de sa tendance à tout miser sur le secteur pétrolier, le Canada n'est pas prêt à faire face aux conditions économiques tumultueuses qui frappent le monde entier. Dans les circonstances actuelles, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de nous battre entre nous. Il est gênant que le gouvernement fédéral combatte ainsi un gouvernement provincial au sujet d'un accord commercial dont nous avons désespérément besoin. Il faut trouver agir. Ce n'est tout simplement pas acceptable. En fait, c'est très dangereux, car le Canada risque de s'enliser dans cette situation, et Terre-Neuve-et-Labrador pourrait faire valoir à juste titre que sa confiance a été trahie.
J'aimerais citer à la Chambre certains dirigeants de Terre-Neuve-et-Labrador. Le premier ministre Paul Davis a dit: « Nous sommes à un carrefour, où le gouvernement fédéral a changé les règles. »
À mes yeux, il touche là le coeur de la question: le fait qu'au beau milieu de cet accord incroyablement important, incroyablement complexe dont on a fait tout un battage et qui est capital pour notre économie, le gouvernement n'a pas été à la hauteur dans le domaine des relations fédérales-provinciales et a eu la témérité de modifier les règles en cours de route. Ce n'est pas digne d'un homme d'État. Ce n'est pas une façon adulte de diriger un pays, une économie et une négociation commerciale.
Darin King, ministre des Entreprises de Terre-Neuve-et-Labrador, a dit: « Le non-respect des modalités de ce fonds par le gouvernement fédéral compromet l'AECG pour toutes les industries et tous les secteur économiques et, à vrai dire, tous les citoyens canadiens et européens. »
En plein dans le mille. Nous voulons tous de cet accord. Le gouvernement a eu le privilège de le négocier non seulement avec l'Union européenne, mais aussi avec nos partenaires provinciaux. Il n'a simplement pas été à la hauteur. Ses partenaires l'accusent maintenant de n'avoir pas rempli un devoir fondamental pour un gouvernement fédéral: celui d'être digne de confiance et de tenir ses promesses.
Enfin, je voudrais citer le ministre des Affaires intergouvernementales, Keith Hutchings, qui a déclaré ceci:
Nous devons nous en tenir à ce que nous avons négocié. C'est un dossier plus vaste que cette seule question. Après avoir accordé au gouvernement fédéral le pouvoir de négocier l'accord, nous ne pouvons pas, dans les derniers stades de la négociation, retirer toutes nos billes. Le gouvernement dont je fais partie ne peut pas accepter une telle idée.
Ce qui est véritablement en jeu, c'est probablement la question fondamentale de l'exercice du pouvoir et de la légitimité de l'autorité. C'est l'intégrité. C'est la confiance. Le fond du problème, c'est que l'économie est en jeu. Un accord commercial est en jeu. Mais surtout, ce qui est encore plus important, c'est que la capacité du gouvernement de susciter la confiance des Canadiens est en jeu. Voilà pourquoi je suis enchantée d'avoir l'occasion de participer au présent débat à la Chambre des communes. J'espère que le gouvernement saura comprendre.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the hon. member has an important point. I very much agree with him that this hits the fundamental issue of trust and transparency.
A lot of our discussion today feels as if it were some kind of cheap detective novel or divorce case, a he-said versus she-said issue, as we parse exactly what the email did and did not contain and what the intentions of the different parties were. That is not the way a healthy federation works. There should not be this sort of fight between a federal government and the provinces if the government has a good, healthy, trust-based relationships with them. This is essential for Canada to function.
Monsieur le Président, le député a tout à fait raison. Je suis entièrement d'accord avec lui quand il dit que cette affaire est essentiellement une question de confiance et de transparence.
Une bonne partie des discussions d'aujourd'hui fait en quelque sorte penser à un mauvais roman policier ou à une affaire de divorce où les dires des deux parties s'opposent, tandis que nous analysons en détail ce que contenait, ou non, le courriel et que nous tentons de déceler les intentions des diverses parties. Ce n'est pas comme cela que fonctionne une saine fédération. Ce genre de conflit n'existerait pas entre un gouvernement fédéral et des provinces si le gouvernement avait établi avec celles-ci de bonnes relations saines fondées sur la confiance. C'est indispensable pour que le Canada puisse fonctionner.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, with all due respect, the quote cited by the hon. member misses the point. There is no dispute between the federal government and Newfoundland and Labrador about the overall benefits of CETA. Indeed, there is no dispute between the party opposite and my own about the overall benefits of CETA. We believe that it is essential for Canada to have a trade deal with the European Union. Our only disappointment is that there seem to be a lot more announcements and big, expensive parties than actual done deals.
When it comes to the conduct of the Province of Newfoundland and Labrador, my concern is that we are hearing from the elected representatives of that province in the clearest most direct and most aggrieved terms that they feel betrayed by the federal government. I think the people who need to come to the table today and fix this relationship are the members opposite and the federal government.
Monsieur le Président, avec tout le respect que je dois au député, les propos qu'il vient de citer ne sont pas pertinents. Il n'y a aucun désaccord entre le gouvernement fédéral et Terre-Neuve-et-Labrador à propos des avantages que l'AECG présente dans son ensemble. D'ailleurs, le parti d'en face et le mien ne sont pas en désaccord à ce sujet. Nous croyons qu'il est essentiel que le Canada ait un accord commercial avec l'Union européenne. Notre seule déception vient du fait qu'on semble consacrer plus de temps à faire des annonces et à organiser des fêtes somptueuses qu'à véritablement conclure des accords.
Pour ce qui est de la conduite de Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui me préoccupe, c'est que les représentants élus de cette province ont exprimé sans détour leur mécontentement à l'égard de ce qu'ils perçoivent comme une trahison de la part du gouvernement fédéral. Je crois que ce sont les députés d'en face et le gouvernement fédéral qui doivent maintenant faire un effort pour rétablir les relations.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank my hon. colleague for his excellent question. As many in the House know, he has a long-standing and deep interest and expertise in all of Canada's waterways.
I raised the issue of Prince Rupert precisely because it is symptomatic of the high-handed, my-way-or-the-highway conduct of the current government, which we are again seeing manifested in this dispute with Newfoundland and Labrador. As my hon. colleague rightly points out, we have an excellent diplomatic service and an excellent ambassador in the United States. However, his hands are tied because the only message he is allowed to deliver is, “We're going to do it my way.” That kind of behaviour, those kinds of ideological blinders, and that kind of rhetoric is not working in our relationship with the United States and, I am sad to say, it is not working in Ottawa's relationship with the provinces. It is time for a change.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son excellente question. Comme beaucoup de députés le savent, il s'intéresse depuis longtemps, et de près, à toutes les voies navigables du Canada et il possède une vaste expertise dans ce domaine.
Si j'ai parlé de ce qui se passe à Prince Rupert, c'est parce qu'à mon avis, cet exemple montre bien que le gouvernement actuel adopte une approche autoritaire et impose sa façon de faire. Encore une fois, c'est ce qu'il fait dans le cadre de ce conflit avec Terre-Neuve-et-Labrador. Comme mon collègue l'a signalé, à juste titre d'ailleurs, nous avons un excellent service diplomatique et un excellent ambassadeur aux États-Unis. Cela dit, il a les mains liées, car il a le droit de livrer un seul message, soit que les choses doivent être faites à sa façon. Ces comportements, ces oeillères idéologiques et ces discours creux ne facilitent pas nos relations avec les États-Unis et, malheureusement, ils ne facilitent pas non plus les relations d'Ottawa avec les provinces. Il est temps que les choses changent.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the history that my hon. colleague cites has provided ample proof of why Canada's provinces today do not feel they have a counterparty in Ottawa that wants to work with them, that wants to co-operate with them, and even whose written word can be trusted.
It is absurd and embarrassing that we in the House are reduced to parsing emails and letters between a province and the federal government to try to prove what exactly was meant. That shows a complete breakdown of the relationship.
That relationship is the core of what we are talking about today. It is a duty of the federal Government of Canada to have good, productive, effective relationships with the provinces, particularly when it comes to presenting a united Canadian front and negotiating trade deals. I am sorry to say that the government has failed in doing that.
Monsieur le Président, les faits que ma collègue a relatés montrent clairement pourquoi les provinces canadiennes ont en ce moment l'impression de ne pas avoir de contrepartie à Ottawa qui veuille travailler avec elles, qui veuille collaborer avec elles, et qui est prête à respecter les engagements qu'elle a pris par écrit.
Il est absurde et embarrassant que les députés en soient réduits à décortiquer les courriels et les lettres échangés par une province et le gouvernement fédéral pour prouver ce qu'on a voulu dire. Cela montre que les relations sont complètement rompues.
Ces relations sont au coeur de ce dont nous parlons aujourd'hui. Le gouvernement fédéral a le devoir d'entretenir des relations saines, productives et efficaces avec les provinces, plus particulièrement lorsqu'il faut présenter un front uni et négocier des accords commerciaux. Malheureusement, le gouvernement a échoué à cet égard.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Canada is united in support of democratic Ukraine, but Canada's actions must match our rhetoric. Sergey Chemezov is a close friend of Putin's from their days in the KGB and he is now the chief of a leading Russian defence company. He has been sanctioned by the U.S. and Europe, but he is not on Canada's list. Igor Sechin, another member of Putin's inner circle sanctioned by the U.S., is still welcome in Canada too.
Could the Minister of Foreign Affairs explain why these two close Putin comrades are banned by our allies, but not by Canada?
Monsieur le Président, le Canada est solidaire de l'Ukraine démocratique, mais nos agissements doivent être à la hauteur de nos discours. Sergueï Tchemezov, un ami intime de Poutine depuis l'époque où ils faisaient tous deux partie du KGB, dirige maintenant une grande société militaire russe. Il a déjà été sanctionné par les États-Unis et par l'Europe, mais il ne figure pas sur la liste du Canada. Igor Setchine, un autre proche de Poutine qui a été sanctionné par les États-Unis, est toujours le bienvenu au Canada.
Le ministre des Affaires étrangères peut-il expliquer pourquoi ces deux proches camarades de Poutine ont été bannis par nos alliés, mais pas par le Canada?
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will be splitting my time with the member for York West.
Thank you for giving me this opportunity to participate in this important debate, Mr. Speaker.
It is the fundamental responsibility of the federal government to instill a sense of confidence in the economy. This is why we need a budget now. This delay is causing uncertainty in the markets and in the minds of Canadians. The Prime Minister has put all his eggs in one basket and now, when economic growth is slowing down and oil prices are falling, it is obvious that he has no plan B. Last week, the Bank of Canada acted, but the Prime Minister is improvising as he goes along, cancelling meetings with our leading trading partners and allies and delaying the introduction of the budget.
By delaying the tabling of the budget, the Prime Minister has thrown up his hands and admitted he has no plan B. Canada’s economic prosperity is at stake, but the Prime Minister is asking middle-class families to make even more sacrifices so that the wealthiest members of our society can get billions of dollars in tax cuts.
Who is the Prime Minister working for these days? His main priority during this difficult period is to protect the gift of more than $2 billion that he gave to the Canadians who need it the least. The Conservatives should start by reversing course on the income-splitting plan, which will cost the government $2 billion a year, and is a tax cut for the middle class that will mainly benefit the wealthiest families in Canada.
During the 2011 election campaign, the Prime Minister promised that when the budget was balanced, his government would let families split their incomes for tax purposes, up to a maximum of $50,000. On October 30, 2014, the government announced a slightly modified plan offering families a theoretical tax credit for income splitting that could reach up to $2,000. This means that 85% of Canadian households will not benefit from income splitting, among them single-parent families, parents with similar incomes and families that have no children under 18. In most cases, the $2,000 maximum benefit will be paid to households where only one person is earning an income, where that income is higher than $100,000 a year.
This program will cost the government $2.4 billion over the 2014-15 fiscal year, and $2 billion a year over the following years.
We need leadership with an intelligent plan to expand our economy in all sectors and in all regions, for all Canadians. The Liberal Party’s priority is clear: we have to improve the security and prosperity of middle-class Canadians who have not seen a decent increase in their incomes for 30 years. Canadian families deserve to have a real and fair chance to succeed.
In its economic vision, this government has failed to take into account what has always made Canada a prosperous country: diversity, balance and partnership among regions and economic sectors.
Canada’s strength should not depend on one thing or one place. It comes from the diversity of its population and the diversity of its economy. Yes, we need the strength of western Canada, but we also need the strength of eastern Canada, the strength of northern Canada and the strength of central Canada.
I would like to thank my colleagues, and particularly the francophone members, for having to listen to my bad French, and I hope it was understandable.
I will continue in English. I thank members for their tolerance. As an anglophone MP representing an anglophone riding, I do apologize for murdering the language of Balzac, but it is important to try. Balzac, by the way, had a Ukrainian wife, so I feel especially close to him.
One of my favourite commentators on the economy is Warren Buffett. In his 2001 letter to shareholders, he had this great line, “Only when the tide goes out do you discover who's been swimming naked.”
In Canada, the tide has gone out. That is what has happened to the government. Now that we see that there is no tide, it is not that pretty. The economic tide that flattered Canada's relative economic performance consisted primarily of two things: high commodity prices, and the fact that Canada alone, of the G7 countries, avoided the financial crisis, thanks, it might be worth noting, to the very wise and prudent decisions, against the conventional wisdom, of the Liberal government to maintain tough banking regulation.
That tide has now gone out because, first of all, the high commodity prices that flattered our economic performance have collapsed, particularly of oil, and the financial crisis that devastated the other G7 countries and really flattered Canada's relative economic performance has now started to abate and is not hitting the other G7 countries so badly.
Particularly in relative terms, we are seeing the true reality of Canada's economic performance and the true reality of the government's economic stewardship. What we are seeing is a government that has failed to understand the central economic challenge of our generation, which is that of adjusting to the new realities of the 21st century economy, the realities of an economy in the age of a technology revolution and globalization.
What is happening in this 21st century economy is a relentless hollowing out of the middle class. We are seeing middle class wages, over the past 30 years, stagnate at the same time that wages and wealth at the very top are increasing.
The government, for years, has been in denial about this. In fact, when the leader of the Liberal Party first started talking about the hollowed-out middle-class, we were met with derision and denial. It is now becoming a truth universally acknowledged that this issue of income inequality and the hollowed out middle class is the central economic challenge, and we have to address it.
I am just going to read a final quote from the World Economic Forum in Davos, not generally seen as a hotbed of pinkos or Communists. This is what they have to say about income inequality:
Across rich and poor countries alike, this inequality is fuelling conflict, corroding democracies and damaging growth itself. Not long ago those who worried about inequality were accused of partaking in the politics of envy. In the past year this concern officially became mainstream as voices from the Pope to Christine Lagarde...cautioned of its impacts. The mounting consensus: left unchecked, economic inequality will set back the fight against poverty and threaten global stability.
Instead of pushing against these economic forces, the government, particularly with its imprudent and unfair income-splitting plan, is exacerbating them. That is why we support the opposition motion.
Let us have a budget. Come clean. The tide is out. We want to see what the government guys have.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée d'York-Ouest.
Je vous remercie de me donner cette chance de joindre ce débat important, monsieur le Président.
Le gouvernement fédéral a la responsabilité fondamentale d'insuffler un sentiment de confiance envers l'économie. C'est pourquoi nous avons besoin du budget dès maintenant. Ce délai cause de l'incertitude pour les marchés et les Canadiennes et les Canadiens. Le premier ministre a mis tous ses oeufs dans le même panier et maintenant, alors que la croissance économique ralentit et que le prix du pétrole chute, c'est évident qu'il n'a aucun plan B. La semaine dernière, la Banque du Canada a agi, mais le premier ministre improvise au fur et à mesure en annulant des rencontres avec nos principaux partenaires commerciaux et alliés et en retardant le dépôt du budget.
En retardant le dépôt du budget, le premier ministre a baissé les bras et admis qu'il n'a aucun plan B. La prospérité économique du Canada est en jeu, mais le premier ministre demande aux familles de la classe moyenne encore plus de sacrifices afin que les mieux nantis de notre société puissent obtenir des milliards de dollars en allégements fiscaux.
Et pour qui le premier ministre travaille-t-il ces jours-ci? Sa principale priorité durant cette période difficile est de protéger le cadeau de plus de 2 milliards de dollars qu'il a fait aux Canadiens qui en ont le moins besoin. Les conservateurs devraient commencer par changer de cap en ce qui concerne le plan de fractionnement du revenu qui coûtera au Trésor 2 milliards de dollars par année, un allégement fiscal pour la classe moyenne qui ne sera profitable principalement qu'aux familles les mieux nanties au Canada.
Pendant la campagne électorale de 2011, le premier ministre a promis que lorsque le budget serait équilibré, son gouvernement permettrait aux familles de fractionner leurs revenus à des fins fiscales, jusqu'à concurrence de 50 000 $. Le 30 octobre 2014, le gouvernement annonçait un plan légèrement modifié offrant aux familles un crédit d'impôt théorique pour le fractionnement du revenu qui pourrait atteindre une valeur de 2 000 $. Or 85 % des ménages canadiens ne profiteront pas du fractionnement du revenu, dont les chefs de famille monoparentale, les parents dont les revenus sont semblables et les familles qui n'ont pas d'enfants de moins de 18 ans. Dans la plupart des cas, la prestation maximale de 2 000 $ sera versée à des ménages où une seule personne gagne un revenu, lorsque ce revenu est supérieur à 100 000 $ par année.
Ce programme coûtera au Trésor 2,4 milliards de dollars au cours de l'exercice 2014-2015 et 2 milliards de dollars par année au cours des exercices suivants.
Nous avons besoin d'un leadership avec un plan intelligent pour faire croître notre économie dans tous les secteurs d'activités et dans toutes les régions, pour l'ensemble de la population. La priorité du Parti libéral est claire: nous devons améliorer la solidité et la prospérité des Canadiennes et des Canadiens de la classe moyenne qui n'ont pas bénéficié d'une augmentation de revenu décente depuis 30 ans. Les familles canadiennes méritent d'avoir une chance réelle et équitable de réussir.
Dans sa vision économique, ce gouvernement a négligé de prendre en compte ce qui a toujours fait du Canada un pays prospère: la diversité, l'équilibre et le partenariat entre les régions et les secteurs d'activités.
La force du Canada ne devrait pas dépendre que d'une seule chose ni d'un seul endroit. Elle vient de la diversité de sa population et de la diversité de son économie. Oui, nous avons besoin de la force de l'Ouest, mais nous avons aussi besoin de la force de l'Est, de la force du Nord et de la force du Centre.
J'aimerais remercier mes collègues, surtout les francophones, d'avoir écouté mon mauvais français, en espérant avoir été compréhensible.
Je poursuivrai en anglais. Je remercie les députés de leur tolérance. Étant une députée anglophone qui représente une circonscription anglophone, ma maîtrise de la langue de Balzac est médiocre, et je tiens à m'en excuser, mais je crois qu'il est important d'essayer de parler cette langue. Soit dit en passant, Balzac était marié à une Ukrainienne. Je me sens donc très proche de lui.
Un de mes commentateurs économiques préférés est Warren Buffet. Dans une lettre de 2001 adressée à des actionnaires, il a fait cette remarque très intéressante: « Ce n'est que lorsque la marée se retire qu'on voit qui se baigne nu. »
Au Canada, la marée s'est retirée. C'est ce qui est arrivé au gouvernement. Maintenant qu'il n'y a plus de marée, la situation n'est plus aussi rose. Il y avait deux facteurs principaux qui favorisaient la performance économique relative du Canada, à savoir le prix élevé des produits de base et le fait que le Canada est le seul pays du G7 à avoir évité la crise financière grâce — il convient peut-être de le souligner — à la décision très sage et prudente du gouvernement libéral de maintenir une réglementation bancaire rigoureuse, allant ainsi à l'encontre des idées reçues.
La marée s'est maintenant retirée parce que le cours des produits de base, plus particulièrement celui du pétrole, qui favorisait notre rendement économique, s'est effondré. En outre, la crise financière, qui a eu des effets dévastateurs sur les autres pays du G7 et a réellement favorisé la performance économique relative du Canada, commence à se calmer et ne touche plus aussi durement ces pays.
Plus précisément, toute proportions gardées, nous voyons sous leur vrai jour la performance économique du Canada et celle du gouvernement en matière d'administration de l'économie. Nous constatons que le gouvernement n'a pas su prendre la mesure de l'enjeu économique fondamental de notre génération, c'est-à-dire l'adaptation à la nouvelle donne de l'économie du XXIe siècle, une économie qui évolue à l'ère de la révolution technologique et de la mondialisation.
Dans cette économie du XXIe siècle, nous assistons à l'érosion implacable de la classe moyenne. Alors que les salaires des gens de la classe moyenne stagnent depuis 30 ans, les revenus et la richesse des plus nantis augmentent.
Il y a des années que le gouvernement refuse d'admettre cette réalité. D'ailleurs, lorsque le chef du Parti libéral a commencé à évoquer l'érosion de la classe moyenne, il s'est heurté à la dérision et au déni. Or, il est universellement admis que l'inégalité des revenus et l'érosion de la classe moyenne forment l'enjeu économique fondamental actuel. Il faut s'y attaquer.
Je vais conclure par une citation tirée du Forum économique mondial de Davos, lequel en général n'est pas perçu comme un lieu de rassemblement de gauchistes ou de communistes. Voilà ce qu'on y disait sur l'inégalité des revenus:
Dans les pays pauvres comme dans les pays riches, cette inégalité alimente le conflit, corrode les démocraties et nuit même à la croissance. Il n'y a pas si longtemps, ceux qui se préoccupaient de l'inégalité étaient accusés de se livrer à la politique de l'envie. Au cours de la dernière année, cette préoccupation est officiellement devenue digne de considération, alors que des personnalités telles que le pape et Christine Lagarde ont fait des mises en garde contre ses conséquences. Un consensus se forme: si on ne fait rien, l'inégalité économique fera régresser la lutte contre la pauvreté et menacera la stabilité mondiale.
Plutôt que de faire obstacle à ces forces économiques, le gouvernement, en particulier son plan imprudent et injuste de fractionnement du revenu, les accentue. Voilà pourquoi nous appuyons la motion de l'opposition.
Présentons un budget. Jouons cartes sur table. La mer s'est retirée. Nous voulons voir ce que les ministériels nous réservent.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the question of the gender impact of income splitting is an excellent one. One of our big concerns with income splitting should be the fairness issue, particularly at a time when we are discovering that the fiscal constraints are greater than we thought. To be giving a tax break to the Canadians who need it least is absolutely unconscionable. It not only makes bad economic sense, it is also just wrong.
The gender impact is significant too. Income splitting discourages married women from entering the workforce. As a working married mother, I think that is something that our economic policy should not be ideologically slanted toward. Countries like Sweden and provinces like Quebec have found that if we do the opposite, if we have economic policies that encourage maximum female labour force participation, there is a measurable improvement in GDP and in tax take.
Monsieur le Président, l'incidence du fractionnement du revenu sur l'égalité des sexes est une excellente question. L'une de nos grandes préoccupations à l'égard du fractionnement du revenu doit être la question de l'égalité, en particulier en cette période où nous venons de découvrir que les difficultés financières sont plus grandes que nous l'avions envisagé. Il est tout à fait inacceptable d'accorder un allégement fiscal aux Canadiens qui en ont le moins besoin. Une telle mesure est non seulement illogique sur le plan économique, elle est aussi tout simplement mauvaise.
L'incidence sur l'égalité des sexes est également importante. Le fractionnement du revenu décourage les femmes mariées de se joindre à la population active. En tant que mère et épouse qui travaille, je crois que notre politique économique ne doit pas être idéologiquement orientée vers cela. Des pays comme la Suède et des provinces comme le Québec ont découvert que si nous faisons le contraire, si nous adoptons des politiques économiques qui encouragent une participation maximale des femmes à la population active, cela amène une hausse mesurable du PIB et des recettes fiscales.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the hon. member opposite for his question but I disagree 100% with the premise.
All of the calculations show that income splitting would disproportionately benefit Canadians at the very top of the income distribution. This benefit would go to the 15% of Canadians who least need it. Therefore, as a matter of economic fairness, income splitting is a really bad idea.
As a matter of sound economic policy it is a really bad idea too, because what we are learning about economic policy is that if we do not focus on growing the middle class, we will have slowing economic growth. If the middle class does not have the income to purchase, we have an economy that is stalled. An economic policy like income splitting that benefits the top is a policy that also has an adverse impact on GDP.
Monsieur le Président, je remercie le député d'en face de sa question mais je rejette catégoriquement sa prémisse.
Tous les calculs démontrent que le fractionnement du revenu profiterait de façon disproportionnée aux Canadiens au sommet de l'échelle des revenus. Ce programme viendrait en aide à la tranche de 15 % des Canadiens qui en ont le moins besoin. Par conséquent, il est très mal avisé si l'on souhaite favoriser l'équité économique.
Ce programme est également très mal avisé si l'on souhaite adopter une politique économique saine, car on commence à comprendre que la croissance économique ralentit lorsqu'on ne favorise pas le développement de la classe moyenne. Si la classe moyenne n'a pas les moyens de consommer, l'économie commence à stagner. De plus, les politiques économiques comme le fractionnement du revenu, qui bénéficient seulement aux mieux nantis, ont des répercussions négatives sur le PIB.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, last week the Bank of Canada said that low oil prices will “weigh significantly on the Canadian economy.” The bank acted on its grave concerns by lowering rates to an astonishing 0.75%, yet the Minister of Finance has the gall to pretend, as he has done today, that the Canadian economy is in “a good space”. His actions belie his own words. Why else would he delay the budget?
When will the Conservatives come clean with Canadians and present a plan to stimulate growth and create jobs rather than cling to their imprudent and expensive tax cuts for the Canadians who need them the least?
Monsieur le Président, la semaine dernière, la Banque du Canada a déclaré que la chute des prix du pétrole « pèsera de façon marquée sur l'économie canadienne ». Fortement préoccupée par la situation, elle a abaissé son taux directeur à 0,75 %, ce qui a étonné tout le monde. Pourtant, le ministre des Finances a le culot de prétendre — il l'a d'ailleurs fait aujourd'hui — que l'économie canadienne va bien. Ses actions démentent cependant ses paroles. Pourquoi sinon retarderait-il le dépôt du budget?
Quand les conservateurs vont-ils dire la vérité aux Canadiens et présenter un plan pour stimuler la croissance et créer des emplois, au lieu de continuer d'offrir des allégements fiscaux imprudents et coûteux aux Canadiens qui en ont le moins besoin?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, government delays in finalizing CETA are putting the agreement at risk. Last month, France's national assembly and senate both passed non-binding anti-CETA motions. This weekend, the leader of the NDP poured fuel on the fire, attacking this essential agreement at a socialist conference in Paris.
Could the minister tell the House exactly what the government is doing to get this deal done, and when this much ballyhooed agreement will finally be completed?
Monsieur le Président, en tardant à mettre la touche finale à l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne, le gouvernement en compromet l'adoption. L'Assemblée nationale et le Sénat de la France ont adopté tous les deux des motions non exécutoires contre l'accord le mois dernier. La fin de semaine dernière, le chef du NPD a aussi mis de l'huile sur le feu en contestant cet accord essentiel lors des états généraux du Parti socialiste à Paris.
Le ministre pourrait-il nous dire que ce que le gouvernement fait précisément pour conclure cet accord? Quand mettra-t-on le point final à cet accord tant vanté?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the European Union and Ukraine have signed an association agreement that takes effect January 1, 2016. In the meantime, Europe has already eliminated most tariffs for Ukraine, a form of help equal to $635 million in aid.
Canada and Ukraine are seeking a free trade agreement, but trade negotiations take a long time. Given the strong cross-party support for Ukraine in this House, will the government match the EU's unilateral zero-tariff regime for Ukrainian businesses until our deal is done?
Monsieur le Président, l'Union européenne et l'Ukraine ont conclu un accord d'association qui sera en vigueur à compter du 1er janvier 2016. Entre-temps, l'Europe a déjà supprimé la plupart des droits de douane sur les marchandises en provenance de l'Ukraine. Cette mesure d'aide se chiffre à 635 millions de dollars.
Le Canada et l'Ukraine cherchent à conclure un accord de libre-échange, mais les négociations commerciales prennent beaucoup de temps. Compte tenu de l'appui ferme de tous les partis à l'égard de l'Ukraine, le gouvernement fera-t-il comme l'Union européenne et supprimera-t-il unilatéralement les droits de douane pour aider les entreprises ukrainiennes jusqu'à ce que cet accord soit conclu?
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Lib. (ON)
When I awoke
Before the dawn, amid their sleep I heard
My sons ...weep and ask
For bread.
Mr. Speaker, that is Dante's description of hell. That hell of starving children is what Stalin and his regime created in Ukraine in 1932 and 1933. This Holodomor was a deliberate genocide, designed to break the Ukrainian nation and to impose collectivization on a farming society renowned for its industriousness and powerful sense of community. One of the horrors of the Holodomor was that Moscow flatly denied its murderous campaign. Far too many people, for far too long, believed that lie.
Walter Duranty, The New York Times journalist who won a Pulitzer prize for his reporting from the Soviet Union, wrote:
Conditions are bad, but there is no famine.... But—to put it brutally—you can't make an omelet without breaking eggs.
Today, we are again hearing Orwellian doublespeak from a Kremlin that has invaded Ukraine. That makes its doubly important for the House to recognize the Holodomor as an act of genocide and to remember its victims. Vichna im pamiat.
Quand je fus éveillé avant le jour,
J'entendis pleurer dans leur sommeil mes enfants
[...] et demander du pain.
Monsieur le Président, voilà comment Dante décrit l'enfer: des enfants affamés. Staline et son régime ont créé cet enfer en Ukraine en 1932 et 1933. L'Holodomor était un génocide, un acte délibéré visant à soumettre l'Ukraine et à imposer la collectivisation à une société agricole reconnue pour son ardeur au travail et son sens aigu de la communauté. Ce qui est horrible aussi, c'est que Moscou a carrément nié cette campagne meurtrière. Pendant beaucoup trop longtemps, une grande partie de la population a cru à ce mensonge.
Walter Duranty, journaliste au New York Times et récipiendaire du prix Pulitzer pour ses reportages sur l'Union soviétique, écrivait ceci:
Les conditions sont difficiles, mais il n'y a pas de famine [...] Mais, pour le dire un peu crûment, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.
Aujourd'hui, le Kremlin, qui a envahi l'Ukraine, tient encore un double discours orwellien. Il est donc d'autant plus important que la Chambre reconnaisse que l'Holodomor était un génocide, et qu'elle se souvienne des victimes. Vichna im pamiat.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, many young Canadians have given up looking for full-time work in the face of stagnant wages and a dire job market. According to the Canadian Federation of Students, 300,000 young Canadians are actually working for free. When we add together discouraged young job seekers who are forced to work part time and unpaid interns, we get an unemployment and underemployment rate of almost 28%. That is shameful.
Why does the government have no plan for our lost generation of young Canadians?
Monsieur le Président, beaucoup de jeunes Canadiens ont abandonné la recherche d'un emploi à plein temps en raison de la stagnation des salaires et de la situation désastreuse sur le marché du travail. Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, 300 000 jeunes Canadiens travaillent actuellement sans être rémunérés. Si nous additionnons le nombre de jeunes chercheurs d'emploi découragés qui n'ont d'autre choix que de travailler à temps partiel et le nombre de stagiaires non rémunérés, nous obtenons un taux de chômage et de sous-emploi de près de 28 %. C'est honteux.
Pourquoi le gouvernement ne prévoit-il rien pour cette génération perdue de jeunes Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, according to the Bank of Canada, 200,000 young Canadians cannot get work. The situation is so dire, economists are joking that our central bank is following a grim new indicator: the kids living in their parents' basements index. In fact, it is so hard to get a job today that young people are being advised to work for free. This is our lost generation.
How can the government justify giving a tax break to wealthy boomers, while leaving Canada's young adults behind?
Monsieur le Président, selon la Banque du Canada, 200 000 jeunes Canadiens n'arrivent pas à trouver un emploi. La situation est si désastreuse que les économistes s'amusent à dire que la banque centrale du Canada se sert d'un nouvel indice bien peu réjouissant: le taux de jeunes vivant au sous-sol de la maison de leurs parents. En fait, il est si difficile, pour les jeunes, de trouver un emploi qu'on leur recommande de travailler gratuitement. C'est notre génération perdue.
Comment le gouvernement se justifie-t-il d'accorder un allégement fiscal aux baby-boomers bien nantis et de laisser tomber ainsi les jeunes adultes?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Governor of the Bank of Canada warns that we are facing a low or zero-growth jobs recovery. He said that over 900,000 Canadians are trapped in part-time jobs and 200,000 young Canadians cannot get work at all. Governor Poloz is “pretty sure these kids have not taken early retirement”. He said that we need policies such as investment in infrastructure to boost growth.
Why is the government hamstringing its own capacity to act with an income splitting plan that offers no benefit to 86% of Canadians?
Monsieur le Président, le gouverneur de la Banque du Canada nous a avertis: la relance de l'emploi sera nulle ou faible. Il a dit que plus de 900 000 Canadiens sont obligés de travailler à temps partiel et que 200 000 jeunes Canadiens sont tout simplement incapables de se trouver un emploi. Le gouverneur Poloz « doute fort que ces jeunes aient pris une retraite anticipée ». Selon lui, des mesures s'imposent, il faut notamment investir dans les infrastructures pour stimuler la croissance.
Pourquoi le gouvernement s'enlève-t-il de la marge de manoeuvre en adoptant le plan de fractionnement du revenu qui ne profitera nullement à 86 % des Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, in an email last week referring to the Conservative plan for income splitting, the member for Durham said, “As a father of two amazing young children, I cannot tell you how excited I am.”
There are a lot of proud parents of amazing kids in Canada, but very few—
Some hon. members: Oh, oh!
Monsieur le Président, dans un courriel envoyé la semaine dernière, le député de Durham écrit être emballé à la perspective du fractionnement des revenus que les conservateurs entendent mettre en oeuvre, car il a lui-même deux enfants exceptionnels en bas âge.
Le Canada compte une multitude de parents fiers de leurs enfants exceptionnels, mais très peu...
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am using my big girl voice.
There are a lot of amazing kids in Canada, and their parents are proud of them, but very few of those parents are paid $180,000 a year, as the parliamentary secretary is.
How can he justify a policy which helps his family, but leaves behind 86% of Canadians?
Monsieur le Président, je vais parler haut et fort.
Le Canada compte une multitude d'enfants exceptionnels. Leurs parents sont fiers d'eux. Cependant, contrairement au secrétaire parlementaire, très peu de ces parents gagnent 180 000 $ par année.
Comment le secrétaire parlementaire peut-il justifier une politique qui favorise sa famille, mais qui laisse en plan 86 % des Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, October is Brain Tumour Awareness Month in Canada.
Brain tumours are an indiscriminate form of cancer, and increasingly one of the most deadly. In the last decade, the mortality rate for a child diagnosed with a brain tumour has surpassed all other forms of childhood cancer. There is no clear explanation why.
One reason we cannot answer this question is that there is no central system in Canada that tracks brain tumour statistics.
Seven years ago, in this House, a motion was passed that called for the creation of a national registry to count and classify every brain tumour in the country, but a registry has not been created. Shockingly, Canadian doctors and researchers must rely on statistics from the United States to estimate incidence rates in Canada. Without this data, provinces and territories are unable to properly judge who needs care, resulting in unequal access to drugs and treatment for patients. We can and must do better.
Monsieur le Président, au Canada, octobre est le Mois de la sensibilisation aux tumeurs cérébrales.
Les tumeurs cérébrales sont une forme de cancer qui frappe sans discrimination et qui est en train de devenir l'un des plus mortels. Au cours de la dernière décennie, le taux de mortalité chez les enfants atteints d'une tumeur cérébrale a dépassé celui de toutes les autres formes de cancer infantile. Rien n'explique clairement pourquoi il en est ainsi.
L'une des raisons pour lesquelles nous ne pouvons pas expliquer cette situation, c'est que le Canada ne dispose pas d'un système centralisé permettant de compiler les statistiques sur les tumeurs cérébrales.
Il y a sept ans, la Chambre a adopté une motion qui demandait la création d'un registre national visant à dénombrer et à classer toutes les tumeurs cérébrales au pays, mais ce registre n'a pas été créé. Chose terrible, les médecins et les chercheurs canadiens doivent se fier aux statistiques des États-Unis pour estimer les taux d'incidence au Canada. Sans ces données, les provinces et les territoires sont incapables d'évaluer adéquatement quels patients ont besoin de soins, ce qui se traduit par des inégalités d'accès aux médicaments et aux traitements. Nous pouvons et nous devons faire mieux.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, notwithstanding the minister's talking points, the Parliamentary Budget Officer's numbers do not lie. The story they tell is that the government's EI tax credit will cost taxpayers $550 million to create a paltry 800 jobs, at a ridiculous cost of $700,000 per position.
Economists warn that this flawed measure also creates a perverse incentive to reduce employment. Why will the government not scrap this wasteful plan and instead adopt the Liberal policy, which would create a substantial number of jobs for Canadians?
Monsieur le Président, malgré ce que laisse entendre le ministre dans ses réponses préfabriquées, les chiffres du directeur parlementaire du budget ne mentent pas. Le gouvernement propose un crédit d'impôt au titre de l'assurance-emploi qui coûtera 550 millions de dollars aux contribuables pour créer à peine 800 emplois, ce qui revient au coût ridiculement élevé de 700 000 $ par emploi.
Les économistes signalent que cette mesure mal conçue aura aussi un effet pervers: elle fera perdre des emplois. Pourquoi le gouvernement ne renonce-t-il pas à cette mesure coûteuse et n'adopte-t-il pas plutôt la politique libérale, qui créerait beaucoup d'emplois pour les Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I thank the parliamentary secretary for his remarks. I particularly endorse his point that opening up Canadian trade to Asia and opening up Asia to the Canadian economy is absolutely essential.
As the House knows, the really big deal, which would cover 40% of the world's economy, is the TPP. I would be very interested in the member's views on how those talks are going. If, as some observers fear, it looks as though they are getting bogged down, does the hon. member believe that Canada should be pursuing its bilateral talks with Japan more energetically?
Monsieur le Président, je remercie le secrétaire parlementaire de ses observations. Je partage son avis notamment sur la nécessité absolue d'accroître les échanges commerciaux et d'ouvrir l'accès aux marchés entre le Canada et l'Asie.
La Chambre sait que le partenariat transpacifique est l'accord le plus important, puisqu'il couvrirait 40 % de l'économie mondiale. J'aimerais beaucoup savoir ce que pense le député du déroulement de ces pourparlers. Si ces négociations s'enlisent, comme le craignent certains observateurs, le député croit-il que le Canada devrait poursuivre plus énergiquement les négociations bilatérales avec le Japon?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to assure the hon. member from the official opposition that the Liberals support not only free trade but also child care, so we are with him there. I think that this is a week when it is terrific that we are talking about a bill that has almost all-party support.
The hon. member from the official opposition has spoken very eloquently about the importance of this deal in terms of opening up Asia to Canada. I would like to hear his assessment of how the really big deal opening up Asia, the TPP, is going.
Monsieur le Président, je tiens à garantir au député de l'opposition officielle que les libéraux appuient non seulement le libre-échange, mais aussi les garderies. Nous sommes donc d'accord avec lui là-dessus. Je pense qu'il est formidable que nous débattions précisément cette semaine d'un projet de loi qui reçoit l'appui de presque tous les partis.
Le député de l'opposition officielle a parlé avec beaucoup d'éloquence de l'importance de cet accord pour ouvrir des débouchés en Asie pour le Canada. J'aimerais entendre ce que pense le député de l'état d'avancement des pourparlers sur le partenariat transpacifique, le très grand accord qui ouvrira des débouchés en Asie.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to begin by reiterating that the Liberal Party supports free trade, and we are pleased to support this deal.
This is just the third day the House has been sitting since the terrible events of last Wednesday. It is very appropriate and fitting that on this day we are debating a measure that has the support of the three main parties in the House and that in the discussion we have heard about the tremendously powerful impact Canada's diverse population brings to the country.
We have heard a lot of members speaking eloquently about Korean Canadians and how the connections they have with Korea have been so important in building this deal and in building connections with that country. This is a week when all members of the House should be talking in the most forceful possible terms about Canada's strength in our diversity and Canada's strength in our pluralism. I am pleased that this Korean free trade deal has given us an opportunity to do that.
Coming to the deal itself, I am going to speak about our position on free trade and why we believe that free trade is so important, particularly for Canada. I am going to talk about why we support this specific deal with Korea. I am also going to talk about our concerns and about what we feel has gone wrong and could have been done better. Then I am going to speak about what our trade agenda going forward should be.
I would like to start by talking about free trade and why it is so important for Canada and is such a centrepiece of the Liberal economic program.
We are living in a time when the middle class is hollowed out, when the middle-class is getting hammered. That is something the Liberals have recognized and have been talking about. There is a lot of resonance among Canadians when we raise those issues. One of the ironies of an age like our own, when the middle class is suffering, is that national support for free trade can weaken and we can have the rise of protectionist sentiment. I am therefore absolutely delighted to represent a party that is strongly in favour of free trade.
I am also really delighted to be standing in the House and talking about a free trade deal that has such cross-party support. To have national unity around free trade will be an essential strength of Canada going forward. If we can maintain that, it will provide a competitive advantage for the Canadian economy.
Why is trade so important? Why is it central to Canada's economic success in the 21st century?
Canada is geographically vast. It goes from coast to coast to coast. The reality is that by GDP, Canada has only the 11th largest economy in the world. We are just not big enough to exist, grow, and prosper without being maximally open to the world economy.
Exports to date account for 30% of our GDP, and one in five jobs are linked to exports. The only way the Canadian middle class can grow is for the Canadian economy to become ever more global, for more Canadian businesses to be more competitive and doing more business in the world economy.
That is particularly true when it comes to the emerging markets of Asia, Africa, and Latin America. These are places where the middle class is rising up out of poverty, where there is growing consumer demand, and where there are attractive demographics. As a country, Canada has to be poised to sell into those markets. If we fail to do that, our own middle class will be squeezed and will falter. For Canada, there can really be no economic policy more important than a strong, aggressive, forward-moving, forward-looking trade policy. I am sad to report that the reality is that when it comes to trade in the world economy, if we look past the government's rhetoric, Canada is falling behind.
I would like to draw the House's attention to an important and thorough report produced this year by the Canadian Chamber of Commerce, a business group to which we pay a lot of attention.
This is a group that has a network of over 450 chambers of commerce and boards of trade, and it represents 200,000 business of all sizes and sectors in the economy, in all regions of the country. These people are important. We need to listen to what they are saying about what is happening to the Canadian economy.
I am afraid that when it comes to trade, the Canadian Chamber of Commerce is very worried. The title of its report says it all. It is called “Turning it Around: How to Restore Canada's Trade Success”. Here is what the Chamber of Commerce has to say about how we are doing. It agrees with the Liberals. It says:
International trade is one of the fastest and most effective ways for Canadian businesses to grow.... However, the increase in exports and outward investment has been slow in recent years, and diversification to emerging economies has been limited.
As we have just been discussing, emerging economies are the essential places for us to be going.
Looking deeper into the report, the chamber did a very important calculation in talking about what is actually happening to Canadian trade. I would like to quote it. It said:
Despite more firms looking abroad, Canada is lagging its peers according to several measures.
Yes. That is right. We are, as the report says, falling behind when it comes to our international trading position. The report goes on to say:
Over the past decade, the value of exports has increased at only a modest pace.
What is really interesting about this report is that the authors backed out increased commodity prices when they took a look at Canada's trading position. When we do that calculation, we see a picture of how we are doing on trade that is not at all pretty. Here is what the chamber said about backing out the price premiums we had been experiencing in energy, mineral, and agricultural commodities:
If these price increases are excluded, the volume of merchandise exports shipped in 2012 was actually five per cent lower than in 2000 despite a 57 per cent increase in trade worldwide.
What has actually been happening is that the world gets that trade is important. Globalization is not just a trendy word; it is the world's economic reality, and the reality is that Canada is falling behind. This trend is reflected in the trade numbers. In August, economists were predicting a $1.6-billion trade surplus. Instead, Canada recorded a $610-million trade deficit. These are worrying numbers, and there needs to be a lot more urgency on this file.
I would also point to an issue we heard addressed in question period today, which is falling commodity prices. Warren Buffett, the renowned investor, likes to say that when the tide goes out, we see who is swimming without their trunks on. I am worried that high commodity prices for the Canadian economy have been like a high tide that has obscured a lot of problems, nowhere more so than in trade. As those commodity prices fall, we need to be really worried about what they are going to show is happening in trade.
Turning now to Korea, we agree with our colleagues from the government and the official opposition that this is an important deal, and we share their urgency about getting this finalized by or before January 1. It is important to Canadian businesses, it is important to Canadian exporters, it is important to the people who work in those industries, and it is therefore very important to the Liberal Party.
Korea is Canada's seventh-largest trade partner. In 2013, we did $10.8 billion of trade between us.
Korea is an attractive partner to us, because it is a democracy. This is a country that is a real technology leader, including, as we have heard, in green energy. It is a country that is very culturally innovative. I think we can learn a lot of lessons from Korea about being a global cultural leader, even if we are not one of the big powers. It is an economy that is very attractive to Canada's agri-food industry, to our aerospace industry, and to our spirits industry, so we are very much in favour of this deal.
Having said that, I would be remiss in my responsibilities if I did not point out some of the problems we have with it. The biggest concern we have with this Korea free trade deal is that it is late.
The United States economy, with which we are most closely connected, ratified its trade agreement with Korea in 2011, and the agreement went into effect in 2012. Korea's trade deal with the EU has been provisionally in force since July 2011.
This delay is not just about some kind of theoretical competition over whose date is first. The delay in getting the Korea deal done has had direct and meaningful impacts on Canadian exporters. The global economy is extremely competitive. Businesses know it. Canadian businesses are suffering, and they have been let down, when it comes to Korea trade, by the government. We have lost 30% market share in Korea, more than $1 billion, because we have been slower to come to a deal.
We heard the parliamentary secretary to the minister waxing lyrical about the Korean affection for Canadian lobster, and Koreans should indeed be enthusiastic about eating Canadian lobster. I know that everyone in the House is. However, the government should be apologizing to Canada's lobster industry for putting it at a disadvantage.
I want to read a quote, from The Globe and Mail, from Stewart Lamont, managing director of Nova Scotia's Tangier Lobster Co. Ltd. He said, “The Americans are two and a half years ahead of us, but better late than never.”
That is really the story of this agreement. We are supporting the deal. We are glad it is happening, but this is a story not of triumph but of better late than never.
I would like to point out that our negotiations with Korea began in 2005. The Americans started talking to the Koreans in 2006 and to the EU in 2007. Despite starting negotiations sooner, we have concluded the deal later, and that is something that has had a measurable impact on the bottom line of Canadian exporters.
We need to get this deal done by January 1, but everyone in the House should be aware that the slowness of getting a deal done means that Canadian companies have to run extra fast. They have to claw back that lost export position in the Korean market, and that is going to be very hard work for them.
What we hear when it comes to the reasons for Canada falling behind and this deal having been done behind the U.S. and behind the EU, despite the fact that negotiations began sooner, is that it had a lot to do with the top-down, hyper-controlled approach to issues we see from the government when it comes to the domestic agenda. The Korean deal is more evidence that this approach, which is rejected by so many Canadians now at home, also slows down our relationship with our international partners.
There is support from us. There is support from the official opposition for this deal. I am very pleased that there is that support. It is urgent that we lose no more time getting this deal finalized by or before January 1.
We would be derelict in our duty if we were not aware that this deal has come late. It is better late than never, but it would have been much better had it not been late to begin with.
This deal is particularly significant, because it is our first deal in Asia. It is really important, going forward, that we not allow the mistake of falling behind to happen in our future deals. I am going to talk in a moment about those other deals and the approach Canada needs to take.
However, before doing that, I would like to also urge the government to release a study the department did on the economic impact of the Canada-Korea free trade deal. This study has been requested by many stakeholders, and their access to information requests for this study were very keen, particularly given the fact that the deal is due, we hope, to be finally confirmed by the end of the year.
We call on the government to release this study of its economic impact. Now is the time for us to have that information and to talk about it. It should be made public. Given that the agreement is being supported by both the Liberals and the official opposition, I can really see no reason why the government is not coming out publicly with that more detailed information.
When it comes to the trade agenda going forward, the really big issue on the agenda and what we really need to focus on is TPP. This is an agreement which will touch on 40% of the world economy. In current economic conditions, when a lot of economists are concerned that we are suffering from secular stagnation, that the whole world economy has moved into a new low-growth paradigm, TPP could not be more essential. This could be one of the few levers that we have to get the global economy going. It is essential for Canada and it is essential for the world.
These comprehensive TPP talks started in 2008. Canada, I am sad to say, did not join until 2012. I am afraid we see the pattern with Korea being repeated here. We are slow to come to the table. We really have to focus. We are seeing something wonderful, a tremendous competitive advantage in our country, which is real support across the political spectrum for the Korea deal, for trade with Asia, for trade with the world. It is absolutely incumbent on the government to use that strong political support for free trade, to be an active and energetic partner in the TPP talks to get them going.
Negotiations actually are going on right now. They happened over the weekend in Australia on TPP. I urge the government to be a more active participant in those talks. I am sad to say that when we speak to our trading partners, our international partners, they say that something which we have seen in Canada's relationship in multilateral institutions around the world is, I am afraid, being repeated in TPP.
Canada used to have a reputation as one of the world's most effective multilateralists, as a country that was good at working in a group, at working with others, at getting deals done, at leading deals. However, when it comes to TPP, I am afraid that the reports we are hearing is that Canada is missing in action, Canada is not playing a leadership role and in fact that Canada is frustrating our trading partners.
That really cannot continue. This is an essential deal and we need Canada to be a leading voice. We cannot have a repeat of what we have seen with Korea, which is a policy that is widely supported across the House by so many people, yet actual delivery for the Canadian economy, for Canadian business has been delayed at a cost.
Again, I want to return to this number because it is not just about rhetoric. It has been at a cost of more than $1 billion. Let us think of how valuable those billion dollars could be if they were in the Canadian economy right now.
TPP is the big one. Even as we support the Korea deal and opening up of the Asian markets in this way, I want us to focus on that. I want us to be absolutely energetic, be leaders in those negotiations.
More general, it is absolutely essential that Canada be energetic, that Canada be in the lead when it comes to opening up those emerging markets about which the chamber of commerce spoke. I would like to pay particular attention to Africa.
Finally, yesterday was parliamentary elections in the Ukraine. The results look very promising for Ukrainian democracy and for Ukraine's move toward a pro-reform, pro-European attitude. We heard recently Ukrainian President Petro Poroshenko address the House and call for a free trade deal. Let us not be behind on that. Europe has already opened up its markets to Ukrainian goods. Let us do that, too.
Monsieur le Président, j'aimerais tout d'abord rappeler que le Parti libéral appuie le libre-échange et qu'il est heureux d'appuyer cet accord.
Ce n'est que le troisième jour de séance de la Chambre depuis les terribles événements de mercredi dernier. Il est donc tout à fait approprié et opportun de débattre aujourd'hui d'une mesure qui a reçu l'appui des trois principaux partis à la Chambre et de mentionner que dans le cadre des discussions, il a été question du rôle très important joué par la population diversifiée du Canada.
De nombreux députés ont parlé avec éloquence des Canadiens d'origine coréenne et mentionné en quoi les liens qu'ils ont maintenus avec la Corée ont été cruciaux dans la conclusion de cet accord et l'établissement de liens avec ce pays. Cette semaine, tous les députés devraient insister plus que jamais sur le fait que la force du Canada réside dans sa diversité et son pluralisme. Je suis heureuse que l'accord de libre-échange avec la Corée nous donne l'occasion d'aborder cette question.
J'aimerais maintenant parler de l'accord en tant que tel, de notre position à l'égard du libre-échange et de la raison pour laquelle nous pensons que le libre-échange est extrêmement important, notamment pour le Canada. Je vais parler des raisons pour lesquelles nous appuyons l'accord avec la Corée. Je vais également parler de nos réserves et des aspects de l'accord qui laissent à désirer et qui auraient pu être améliorés. Je vais ensuite décrire ce qui serait le programme de libre-échange idéal pour le Canada.
Je vais tout d'abord parler du libre-échange et des raisons pour lesquelles il revêt une telle importance pour le Canada et constitue la pièce maîtresse du programme économique des libéraux.
Nous vivons à une époque où la classe moyenne s'affaiblit et se fait malmener. C'est un phénomène que reconnaissent les libéraux et dont ils ont parlé. C'est une question qui intéresse beaucoup les Canadiens à qui nous en avons parlé. Paradoxalement, dans une époque comme la nôtre, où la classe moyenne écope, il y a le risque d'une érosion de l'appui national au libre-échange et d'une émergence du protectionnisme. C'est pourquoi je suis absolument ravie de représenter un parti qui défend vigoureusement le libre-échange.
Je suis tout à fait ravie d'avoir l'occasion de parler d'un accord de libre-échange chaleureusement accueilli par tous les partis. Si on peut réaliser et maintenir une unité nationale à propos du libre-échange, le Canada disposera d'un atout essentiel pour l'avenir. L'économie canadienne disposera d'un avantage concurrentiel.
Qu'est-ce qui explique l'immense importance du commerce? Pourquoi est-il essentiel à la réussite économique du Canada au XXIe siècle?
Le Canada occupe un vaste territoire bordé par trois océans, mais il se classe seulement au 11e rang mondial si on regarde son PIB. Étant donné la petite taille de notre économie, si nous voulons non seulement vivoter, mais croître et prospérer, nous devons nous ouvrir au maximum sur l'économie mondiale.
À l'heure actuelle, les exportations représentent 30 % du PIB et procurent un emploi sur cinq au pays. Pour que la classe moyenne du Canada puisse prospérer, il faut que l'économie canadienne se mondialise davantage, qu'un nombre croissant d'entreprises canadiennes augmentent leur compétitivité et leurs activités dans les marchés mondiaux.
Notre attention doit particulièrement se tourner vers les marchés émergents d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine. Dans ces pays, la classe moyenne commence à se sortir de la pauvreté, la demande des consommateurs augmente et les tendances démographiques sont prometteuses. Le Canada doit être prêt à profiter des possibilités de ces marchés. Si nous ratons cette occasion, la classe moyenne du Canada en pâtira et s'affaiblira. La politique économique la plus importante sur laquelle le Canada doit pouvoir compter, c'est une politique commerciale solide, dynamique, en plein essor et tournée vers l'avenir. Je constate avec tristesse qu'en matière de commerce mondial, le Canada tire de la patte, malgré les belles paroles du gouvernement.
J'aimerais attirer l'attention de la Chambre sur un rapport important et très fouillé. Il a été produit cette année par la Chambre de commerce du Canada, un groupe de gens d'affaires auquel nous accordons beaucoup d'attention.
Il s'agit d'un groupe qui dispose d'un réseau de 450 chambres de commerce et qui représente 200 000 entreprises de diverses tailles et de tous les secteurs économiques à l'échelle nationale. Ces gens sont importants. Nous devons écouter ce qu'ils ont à dire au sujet de l'économie du Canada.
Malheureusement, la Chambre de commerce du Canada est très inquiète de la situation du Canada sur le plan commercial. Le titre de son rapport est révélateur. Il est intitulé « Un point tournant: Comment rétablir notre succès commercial sur les marchés étrangers ». La Chambre de commerce, qui semble être du même avis que les libéraux, affirme ce qui suit au sujet de la situation du Canada:
Le commerce international est pour les entreprises canadiennes un des moyens les plus rapides et les plus efficaces de faire croître leurs affaires [...] Cependant, l’augmentation des exportations et des investissements extérieurs est lente depuis quelques années, et la diversification ciblant les économies émergentes est limitée.
Comme nous l'avons mentionné, nous devons absolument axer nos efforts sur les économies émergentes.
Lorsqu'on examine le rapport de façon plus approfondie, on constate que la Chambre de commerce a bien réfléchi à la question de savoir ce qui se passe réellement sur le plan commercial au Canada. Elle a affirmé ce qui suit:
Bien qu’un nombre croissant d’entreprises se tournent vers l’étranger, plusieurs mesures indiquent que le Canada est en retard sur les pays comparables.
Oui. C'est exact. Le Canada, comme le dit le rapport, prend du retard pour ce qui est du commerce international. On peut également y lire ce qui suit:
La valeur des exportations a augmenté lentement au cours de la dernière décennie [...]
Ce qui est très intéressant dans le rapport, c'est que les auteurs ont retranché les bonifications, lorsqu'ils ont examiné la situation commerciale du Canada. Si l'on fait le calcul, on obtient un portrait peu reluisant de notre situation sur le plan commercial. La Chambre de commerce a précisé que les producteurs canadiens recevaient un prix beaucoup plus élevé pour leurs produits énergétiques, minéraux et agricoles et que...
Tenant compte de ces facteurs, le volume des marchandises expédiées à l'étranger en 2012 était en fait de 5 % inférieur à ce qu'il était en 2000, malgré une hausse de 57 % des échanges à l'échelle mondiale.
Le monde entier comprend que le commerce est important. La mondialisation n'est pas qu'un terme à la mode. C'est la réalité économique du monde entier, et, malheureusement, le Canada prend du retard à cet égard. Les statistiques commerciales attestent cette tendance. En août, les économistes prédisaient un excédent commercial de 1,6 milliard de dollars. Le Canada a plutôt enregistré un déficit commercial de 610 millions de dollars. Ces chiffres sont inquiétants, et nous devons faire preuve de plus d'empressement dans ce dossier.
J'aimerais revenir sur un point abordé durant la période des questions, soit la chute des prix des produits de base. Le célèbre investisseur Warren Buffet se plaît à dire que lorsque la marée baisse, on voit qui se baigne sans maillot. Je crains que les prix élevés des produits de base soient un peu comme la marée haute, c'est-à-dire qu'ils ont camouflé tout un lot de problèmes, surtout en ce qui concerne le commerce. Alors que les prix des produits de base dégringolent, nous devons vraiment prêter attention aux répercussions dans le domaine du commerce.
Pour ce qui est de la Corée, nous convenons qu'il s'agit d'un accord important, tout comme nos collègues ministériels et ceux de l'opposition officielle, et qu'il est urgent de le finaliser d'ici le 1e janvier. C'est important pour les entreprises canadiennes, les exportateurs canadiens et les travailleurs des industries concernées; c'est donc très important pour le Parti libéral.
La Corée se classe septième parmi les plus importants partenaires commerciaux du Canada. En 2013, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont chiffrés à 10,8 milliards de dollars.
Selon nous, la Corée constitue un partenaire intéressant parce qu'il s'agit d'une démocratie et d'un véritable chef de file en matière de technologie, y compris, comme on l'a dit, dans le domaine de l'énergie verte. C'est aussi un pays très innovateur sur le plan culturel. La Corée pourrait nous en apprendre beaucoup sur la manière de devenir un leader mondial sur le plan culturel, même si nous ne sommes pas une grande puissance. L'économie coréenne est très attrayante pour l'industrie agroalimentaire du Canada, de même que pour celle de l'aérospatiale et des spiritueux. Nous sommes donc tout à fait en faveur de cet accord.
Ceci étant dit, je manquerais à mon devoir si je ne signalais pas certaines réserves que nous avons le concernant. La principale réserve vient du fait que l'accord de libre-échange avec la Corée arrive tard.
Les États-Unis, notre plus grand partenaire commercial, a ratifié un accord avec la Corée en 2011, et l'accord est entré en vigueur en 2012. L'accord commercial entre la Corée et l'Union européenne est entré en vigueur à titre provisoire depuis juillet 2011.
Ce retard n'est pas qu'une vue de l'esprit, il ne s'agit pas d'une compétition pour savoir qui signera un tel accord en premier. Le temps que le gouvernement a perdu avant de signer l'accord avec la Corée a eu des conséquences concrètes et substantielles sur les exportateurs canadiens. La concurrence est très vive à l'échelle mondiale. Les entreprises le savent. Les sociétés canadiennes en souffrent, et le gouvernement les a laissées tomber dans ce dossier. Nous nous sommes traîné les pieds, et nos parts de marché ont en conséquence diminué de 30 % en Corée, soit l'équivalent de plus de 1 milliard de dollars.
Nous avons entendu le secrétaire parlementaire du ministre raconter avec grandiloquence que les Coréens raffolent des homards canadiens, et il va de soi que les Coréens devraient être fous de nos homards. Je sais que tous les députés le sont. Le gouvernement devrait toutefois présenter ses excuses à l'industrie du homard, car il l'a mise dans une position désavantageuse.
Je tiens à citer Stewart Lamont, directeur général de Tangier Lobster, entreprise située en Nouvelle-Écosse. Voici ce qu'il a dit au Globe and Mail: « Nous avons deux ans et demi de retard sur les Américains, mais mieux vaut tard que jamais. »
Voilà ce qui caractérise parfaitement cet accord. Nous appuyons l'accord et nous sommes heureux que les choses aillent de l'avant, mais, loin du triomphe attendu, c'est plutôt la maxime « mieux vaut tard que jamais » qui s'applique ici.
J'aimerais signaler que nos négociations avec la Corée ont commencé en 2005. Les États-Unis ont entamé des pourparlers avec la Corée en 2006; et l'Union européenne, en 2007. Même si nous avons entrepris des négociations avec la Corée plus tôt, nous avons conclu notre accord avec elle plus tard, et cela a eu un effet mesurable sur le bénéfice net des exportateurs canadiens.
Nous devons mettre en oeuvre cet accord d'ici le 1er janvier, mais tout le monde à la Chambre devrait savoir que, plus on tarde, plus les entreprises canadiennes auront à agir rapidement. Elles doivent retrouver la place qu'elles ont perdue sur le marché coréen, et ce sera très difficile.
Quand nous nous interrogeons sur les raisons pour lesquelles le Canada a pris du retard et a conclu son accord avec la Corée après les États-Unis et l'Union européenne, même si nous avions entamé les négociations avant eux, on nous dit que cela s'explique en grande partie par l'approche autoritaire et hypercontrôlée adoptée par le gouvernement en ce qui a trait aux enjeux nationaux. L'accord avec la Corée est une autre preuve que cette approche, qui est maintenant rejetée par tellement de Canadiens au pays, ralentit également nos relations avec nos partenaires internationaux.
Nous appuyons l'accord. L'opposition officielle l'appuie aussi. J'en suis très heureuse. Nous n'avons pas de temps à perdre, car il est impératif de mettre cet accord en oeuvre au plus tard le 1er janvier.
Il serait négligent de notre part de ne pas mentionner que cet accord est arrivé tard. Mieux vaut tard que jamais, mais il aurait été bien préférable qu'il soit conclu plus tôt.
Cet accord revêt une importance particulière, car il s'agit de notre premier en Asie. Pour nos prochains accords, il sera primordial que nous ne répétions pas l'erreur de nous laisser devancer. Je vais parler un peu de ces autres accords et de l'approche que le Canada devra adopter.
Mais auparavant, j'aimerais demander au gouvernement de rendre publique l'étude réalisée par le ministère sur les retombées économiques de l'accord de libre-échange Canada-Corée. De nombreuses parties intéressées demandent à voir cette étude. Elles sont très persistantes dans leurs demandes d'accès à l'information concernant cette étude, et pour cause, l'accord devrait être confirmé, nous l'espérons, d'ici la fin de l'année.
Nous demandons au gouvernement de rendre publique cette étude des retombées économiques. Le temps est venu pour nous d'avoir accès à cette information et d'en discuter. Il faut la rendre publique. Puisque l'accord jouit de l'appui des libéraux et de l'opposition officielle, je ne vois vraiment aucune raison pour le gouvernement de ne pas jouer cartes sur table et dévoiler cette information détaillée.
En ce qui concerne le programme commercial futur, nous devons nous concentrer sur le partenariat transpacifique, voilà l'enjeu clé. Cet accord englobe 40 % de l'économie mondiale. Dans la situation économique actuelle, alors que beaucoup d'économistes craignent que nous soyons promis à une stagnation séculaire et que l'économie mondiale soit entrée en période de faible croissance, le partenariat transpacifique est plus essentiel que jamais. Il se pourrait que ce soit l'un des seuls leviers que nous ayons pour relancer l'économie mondiale. Il est essentiel pour le Canada et le monde.
Les négociations globales entourant le partenariat transpacifique ont débuté en 2008. Le Canada n'y participe malheureusement que depuis 2012. Je crains que le même scénario qu'avec la Corée ne se répète. Nous tardons à nous asseoir à la table des négociations. Nous devons vraiment cibler nos efforts. Le fait que tous les partis appuient l'accord avec la Corée et le commerce avec l'Asie et le monde entier constitue un énorme avantage concurrentiel pour notre pays. C'est merveilleux. Il incombe au gouvernement d'utiliser ce solide appui politique à l'égard du libre-échange et d'être un partenaire actif et dynamique dans la poursuite des pourparlers entourant le partenariat transpacifique.
Les négociations sur le partenariat transpacifique sont d'ailleurs en cours ces jours-ci après s'être poursuivies en fin de semaine, en Australie. J'exhorte le gouvernement à s'investir davantage dans ces pourparlers. Hélas, lorsque nous discutons avec nos partenaires commerciaux, nos partenaires internationaux, ils nous signalent que le Canada répète dans le cadre du partenariat transpacifique l'erreur qu'il commet dans ses relations auprès des institutions multinationales.
Le Canada a longtemps eu la réputation de compter parmi les États multilatéralistes les plus efficaces, un pays qui travaillait bien en groupe, avec ses homologues, pour piloter et conclure des ententes. Or, à en croire les échos, en ce qui concerne le partenariat transpacifique, le Canada rate apparemment le coche. Le Canada ne prend pas les rênes. Même qu'il excéderait ses partenaires commerciaux.
Cela ne peut pas durer. Il est question d'un accord essentiel. Le Canada doit faire figure de chef de file. Nous ne devons pas répéter les erreurs du passé dans le dossier de la Corée. Il ne faut pas retarder l'application d'une politique qui jouit d'un appui considérable, des deux côtés de la Chambre, au détriment financier de l'économie canadienne et des entreprises canadiennes.
Je tiens à rappeler le chiffre en question parce qu'il s'agit d'un problème très concret. Les pertes s'élèvent à plus de 1 milliard de dollars. Imaginons ce que serait l'économie canadienne avec 1 milliard de dollars de plus.
Le partenariat transpacifique est capital. Tout en appuyant l'accord avec la Corée du Sud, qui nous ouvrira des marchés en Asie, il ne faut pas le perdre de vue. Je veux que nous ne ménagions aucun effort. Le Canada doit être une force d'entraînement dans ces négociations.
De manière plus générale, le Canada doit absolument faire preuve de diligence. Il doit être un chef de file dans l'ouverture des marchés émergents dont il a été question à la chambre de commerce, en particulier en Afrique.
Enfin, des élections parlementaires se sont déroulées hier en Ukraine. Les résultats s'annoncent prometteurs pour la démocratie de ce pays, qui devrait prendre le virage de la réforme et de l'Europe. Il y a quelques semaines, le président de l'Ukraine, Petro Porochenko, a réclamé dans cette enceinte même la conclusion d'un accord de libre-échange entre nos deux pays. Ne laissons pas traîner les choses. L'Europe a déjà ouvert ses marchés aux produits ukrainiens. Emboîtons-lui le pas.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, on a day when we should be supporting and cheering the cross-party support for this free trade agreement, that was the kind of rather mean-spirited question I would expect more to hear from the government side of the House.
I will say what I would have said had the question been from the government side of the House, which is that it is neither the responsibility of the government nor of the official opposition to decide how the Liberal Party deploys the resources of its members. For now, we are a small party, but we will not be for long. There are a lot of duties for all of us to cover. It has been our collective decision to have one of my very talented colleagues serve on the committee. We work very closely together.
If the hon. member from the official opposition would like to speak about positions that are difficult to understand, perhaps he would like to let this House know why the NDP, which has been so opposed to free trade deals historically, has decided to turn tail when it comes to Korea. That is the right decision, but I wish it had come sooner.
Monsieur le Président, aujourd'hui, nous devrions célébrer le fait que tous les partis appuient cet accord de libre-échange. J'aurais été moins étonnée de recevoir ce genre de question mesquine de la part d'un député du gouvernement.
Je répondrai comme je l'aurais fait si la question m'avait été posée par un député du gouvernement: ce n'est pas au gouvernement ni à l'opposition officielle de décider de quelle façon le Parti libéral répartit le travail entre ses députés. Pour l'instant, notre parti est petit, mais ce n'est qu'une question de temps. Nous avons tous beaucoup de tâches à accomplir, et c'est ensemble que nous avons pris la décision d'envoyer un de mes collègues — qui est très talentueux — siéger à ce comité. Nous travaillons en étroite collaboration.
Si le député de l'opposition officielle souhaite parler de position difficile à comprendre, sans doute pourrait-il expliquer à la Chambre pourquoi le NPD, qui s'est toujours opposé aux accords de libre-échange, a fait volte-face dans le cas de la Corée. Cette décision est la bonne, mais j'aurais aimé que ce changement de cap se fasse plus tôt.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, my colleague has indeed focused on what is our chief criticism of this deal, which is that it has come late at a great cost to Canadian businesses, Canadian exporters and Canadian jobs. As to what the reasons are, I can only speculate, but I would suggest two reasons.
One is something that we see all too often with the government, which is a mismatch between rhetoric and action. There is a lot of rhetoric on trade, but we have not actually seen that when it comes to this Korean deal and we certainly are not seeing it when it comes to TPP.
The second reason, which is something that we have been learning when we talk to stakeholders and particularly when we talk to our other partners in multilateral institutions, is that the top-down rigidly authoritarian approach to government, which we see first-hand domestically, carries through when it comes to how Canada behaves in its international dealings, and that slows things down.
Monsieur le Président, mon collègue a bien fait ressortir notre principale critique à l'égard de cet accord. En effet, comme les négociations ont traîné en longueur, les conséquences négatives ont été grandes pour les entreprises, les exportateurs et les emplois canadiens. Je ne peux qu'émettre des hypothèses quant aux raisons pouvant expliquer cette situation. Toutefois, j'aimerais en suggérer deux.
Premièrement, comme le gouvernement conservateur nous l'a prouvé à maintes reprises déjà, il existe une très grande différence entre les beaux discours qu'il tient et l'adoption de mesures concrètes. Le gouvernement parle beaucoup de commerce, mais il prend énormément de temps à agir, comme nous avons pu le constater dans le cas de cet accord avec la Corée. Cette lacune est encore plus flagrante dans le cas du partenariat transpacifique.
Deuxièmement, lorsque nous discutons avec des intervenants, plus particulièrement avec nos partenaires au sein d'institutions multilatérales, nous apprenons que l'approche autoritaire extrêmement rigide dont fait preuve le gouvernement au pays — et nous pouvons certainement en témoigner — se manifeste également dans les relations qu'entretient le Canada à l'échelle internationale. Cette attitude a pour effet de ralentir les choses.
View Chrystia Freeland Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, the member opposite has been in the House longer than I, but I would like to point out to him that when it comes to parliamentary procedure, it is not our tradition to directly address other members.
I have heard this before and was I expecting to hear it again from the government benches. For the record, I really want to protest strenuously. A majority government has a lot of prerogatives in a Westminster system like our own, but it cannot decide what members of the Liberal Party do and which committees they serve on. It is absolutely unfair and slanderous quite frankly for the government to have suggested, as it has, that somehow I am derelict in my duty by not serving on trade committee. I want to say that for the record.
We are talking specifically about Korea. Canada is behind the U.S. and the EU, both of which began negotiating after we did, and this has cost Canadians more than $1 billion. We have lost 30% of our position. These facts speak for themselves.
Monsieur le Président, le député d'en face siège à la Chambre depuis plus longtemps que moi, mais j'aimerais lui signaler que, conformément à la procédure parlementaire, nous n'avons pas pour coutume de nous adresser directement aux autres députés.
J'ai déjà entendu cette remarque et je m'attendais à l'entendre de nouveau d'un ministériel. Je tiens à souligner que je proteste vigoureusement. Un gouvernement majoritaire a beaucoup de prérogatives dans un régime issu de la tradition de Westminster comme le nôtre, mais il ne peut pas décider de ce que les députés du Parti libéral font et à quels comités ils siègent. Il est absolument injuste, je dirais même diffamatoire, d'insinuer comme le député le fait que, d'une manière ou d'une autre, je néglige mes obligations en ne siégeant pas au comité du commerce. Je tiens à le dire publiquement.
Nous parlons spécifiquement de la Corée. Le Canada a pris du retard sur les États-Unis et sur l'Union européenne, qui ont tous deux commencé à négocié après nous et cela a coûté aux Canadiens plus d'un milliard de dollars. Nous avons perdu 30 % de notre position. Ces faits parlent d'eux-mêmes.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Liberal Party strongly believes in protecting the working people of Canada. That is why we are such strong supporters of free trade. In the 21st century, Canada's economy is only the 11th in the world when it comes to GDP and cannot survive or grow without free trade.
The hon. member's question gives me an opportunity to return to the non-partisan spirit with which I began my remarks and which is really important today. We have undergone a big trauma recently and it is a wonderful thing that we have cross-party support for free trade.
I hope the hon. member will agree with me that while all of us advocate for different policies, I am sure everyone in the House supports the working people of Canada.
Monsieur le Président, le Parti libéral croit fermement à la protection des travailleurs canadiens. C'est pour cela que nous sommes de fervents partisans du libre-échange. Au XXIe siècle, le PIB du Canada figure seulement au 11e rang mondial et notre économie ne peut pas survivre ni croître sans libre-échange.
La question du député me donne l'occasion de revenir à l'esprit non partisan du début de mon discours, ce qui est très important aujourd'hui. Nous avons subi un important traumatisme récemment et c'est merveilleux que tous les partis appuient le libre-échange.
J'espère que le député conviendra avec moi que, bien que nous préconisions des politiques différentes, tous les députés appuient les travailleurs canadiens.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the member opposite concluded his remarks by saying that he hopes we will be supporting the Korean free trade deal. As I hope he has heard from our previous remarks, we certainly will be. The Korean deal is important and I think is widely supported in this House, partly because it is an important opening for Canada into Asia.
I would love to hear the member's view on the TPP talks, which are the very essential next step, and whether he has a view on when we might expect those talks to be concluded.
Monsieur le Président, le député d'en face a terminé son intervention en souhaitant que nous appuyions l'accord de libre-échange avec la Corée. S'il a, comme je l'espère, écouté ce que nous avons dit jusqu'ici, il aura compris que ce sera le cas. L'accord avec la Corée est très important, et je crois qu'il a l'appui de la vaste majorité de la Chambre, notamment parce qu'il permettra au Canada de mettre le pied en Asie.
J'aimerais savoir ce que pense le député des pourparlers entourant le partenariat transpacifique, qui constitue la prochaine grande étape à franchir. J'aimerais notamment qu'il nous dise s'il sait quand on peut s'attendre à ce qu'ils aboutissent.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, today in Dnipropetrovsk, Ukrainian president Petro Poroshenko urgently called for the OSCE mission that is monitoring the ceasefire in eastern Ukraine to be enlarged. Speaking on Friday, Italian foreign minister Federica Mogherini said that Italy, France, and Germany are willing to send drones and military personnel to operate them, but Canada was not on her list.
Why is Canada, with its special relationship with Ukraine, not participating in this essential expansion of the OSCE monitoring mission?
Monsieur le Président, aujourd'hui, à Dnipropetrovsk, le président de l'Ukraine, Petro Porochenko, a réclamé de toute urgence l'élargissement de la mission de l'OSCE visant à maintenir le cessez-le-feu dans l'Est de l'Ukraine. Vendredi dernier, la ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini, a déclaré que l'Italie, la France et l'Allemagne étaient prêtes à envoyer des drones ainsi que des militaires chargés de les diriger, mais le Canada ne faisait pas partie de sa liste.
Pourquoi le Canada, qui entretient pourtant des rapports particuliers avec l'Ukraine, ne participe-t-il pas à l'essentiel élargissement de cette mission de l'OSCE?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, over the past week, half a dozen Ukrainian soldiers and a Red Cross worker have been killed in the Donbass, despite the alleged ceasefire there. Germany and France are talking with the OSCE about deploying armed forces to help monitor that ceasefire.
There is cross-party support for Ukraine in the House and Canada has particular influence there. Will Canada therefore be joining Germany and France in further supporting the OSCE peacekeeping and monitoring mission?
Monsieur le Président, au cours de la dernière semaine, une demi-douzaine de soldats ukrainiens ainsi qu'un travailleur de la Croix-Rouge ont été tués dans le Donbass, en dépit du cessez-le-feu censé être en vigueur. L'Allemagne et la France sont en pourparlers avec l'OSCE au sujet d'un déploiement de forces armées afin d'aider à surveiller l'observation du cessez-le-feu.
L'Ukraine jouit du soutien de tous les partis à la Chambre et le Canada est particulièrement influent là-bas. Par conséquent, le Canada se joindra-t-il à l'Allemagne et à la France pour appuyer davantage la mission de maintien de la paix et de surveillance de l'OSCE?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, an IMF report this week confirms what Liberals have been saying for months, “in countries with infrastructure needs, the time is right for an infrastructure push”.
My constituents in Toronto Centre do not need the IMF to tell them that Canada has an urgent infrastructure deficit.
The good news is that IMF has confirmed that thanks to our low interest rates, infrastructure investments are an excellent way to deliver growth without “increasing the debt-to-GDP ratio”.
When will the government take this sound advice and invest more in infrastructure?
Monsieur le Président, un rapport publié cette semaine par le FMI confirme ce que les libéraux disent depuis des mois, à savoir que « dans les pays qui ont besoin d'infrastructures, le moment est propice à une relance des investissements dans ce domaine ».
Les électeurs de ma circonscription, Toronto-Centre, n'ont pas besoin que le FMI leur dise qu'il est urgent de combler le déficit du Canada en matière d'infrastructure.
La bonne nouvelle, c'est que le FMI confirme qu'en raison de la faiblesse de nos taux d'intérêt, les investissements dans l'infrastructure sont un excellent moyen d'assurer la croissance économique « sans pour autant augmenter le ratio dette/PIB ».
Quand le gouvernement suivra-t-il ces conseils judicieux et augmentera-t-il ses investissements dans l'infrastructure?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, this morning StatsCan delivered some bad news for Canadians. Economic growth was zero in July. Our stalled economy means we do not have enough good jobs. Canada lost a staggering 112,000 private sector jobs in August.
According to the OECD, Canada ranks a dismal 16th out of 34 when it comes to employment. Even the Minister of Finance admits this is not good enough, at least when he is out of the country. He confessed in New York today that “We'd like to grow faster”, so where is his plan for growth?
Monsieur le Président, ce matin, Statistique Canada a annoncé de mauvaises nouvelles aux Canadiens. Il n'y a eu aucune croissance économique en juillet. Le marasme économique s'explique par une pénurie de bons emplois. Au Canada, le secteur privé accusait une perte ahurissante de 112 000 emplois en août.
Selon l'OCDE, le Canada a affiché un bilan lamentable au chapitre de l'emploi en se classant au 16e rang sur 34. Même le ministre des Finances a admis que c'est insuffisant, du moins lorsqu'il est à l'étranger. À New York, il a reconnu aujourd'hui que nous aimerions « connaître une croissance plus rapide ». Dans ce cas, comment compte-t-il y parvenir?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am very pleased, on behalf of the Liberal Party, to support this deal. We are going to be voting in favour of it.
Canada is a trading nation. We understand that, as the 11th largest economy in the world, it is absolutely essential for Canada to be fully plugged into the global economy, and that means doing trade deals.
We are also very pleased that we finally have a deal with South Korea, an advanced and exciting democracy. It is a great country for us to be doing business with.
What I am going to be talking about first is Canada's position in trade, our views on what we should be doing and what we see going wrong. Then I will talk about this specific trade deal with Korea.
Starting with why trade is important and what Canada's current position is, trade has never been more important for Canada or any other western developed economy in this 21st century. We are living in the age of globalization and countries that do not figure out how to plug themselves into the global economy are going to fail. They are going to fail their citizens and, crucially, they are going to fail to deliver the kinds of middle-class jobs and middle-class incomes that are at the centre of the Liberal approach.
For Canada, exports account for about 30% of GDP, and one in five Canadian jobs right now is linked to exports. That is why this is such an important issue and why the Liberal Party stands so firmly in favour of free trade and an expanding Canadian trade relationship with the world.
What I am very sad to note, however, as my colleague from Winnipeg has already alluded to, is that right now Canada is falling behind in trade. We hear a lot of glowing rhetoric from the other side of the House, but the reality is that we are not doing well in trade, and all Canadians are hurting because of it.
The Liberal Party believes in listening to businesses and to the people who are out there building our economy. That is why we paid so much attention to and are so worried by a report that was published this year by the Canadian Chamber of Commerce. The title of this report alone should worry us all. It is called “Turning it Around: How to Restore Canada’s Trade Success” . That really tells us everything. We used to be doing better than we are doing today, even as the rest of the world is getting better at trade and better at export-led growth.
When we look inside the report, it gets worse. I would like to read parts of it because it really paints a worrying picture of what is happening right now in Canadian trade. This is what the Canadian Chamber of Commerce has to say:
...the increase in exports and outward investment has been slow in recent years, and diversification to emerging economies has been limited.
The Chamber of Commerce points out that Canada's falling behind its own lagging performance has come at precisely the time when the rest of the world has been surging forward. That is something we will see when we turn to speaking specifically about trade with Korea.
The Chamber of Commerce goes on to give some detail about what is happening. It says:
Despite more firms looking abroad, Canada is lagging its peers according to several measures. Over the past decade, the value of exports has increased at only a modest pace...This is despite significant price premiums received by Canadian producers of energy, mineral and agricultural commodities.
Now, here comes the crucial part. The Chamber of Commerce says:
If these price increases are excluded, the volume of merchandise exports shipped in 2012 was actually five per cent lower than in 2000 despite a 57 per cent increase in trade worldwide.
If we take out the growth in commodity prices, what we have seen is a 57% increase in trade worldwide over the past decade and Canada actually falling by 5%. We hear a lot of glowing rhetoric about trade performance. We have a lot of photo ops of trade deals signed. However, the reality is that the numbers reflect a Canadian economy that is performing more poorly in exports. This is also seen in the numbers my colleague referred to in mentioning the swing from a trade surplus to a trade deficit. Exports are an area that we believe is essential to driving growth and producing middle-class jobs. Economists agree with us.
This is a real problem. It is a huge issue for Canada. It is a huge issue for all middle-class Canadians.
Let us turn specifically to Korea. As I said, the Liberal Party is pleased and proud to support a free trade deal with South Korea. However, we have a real problem with the timing of this deal. The problem is that it has come too late. That lag has done real and quantifiable damage to the Canadian economy and to Canadian exporters.
In describing his pride in having secured this deal, the minister spoke earlier today about how this deal will “restore a level playing field”. He also said, “our fiercest competitors...are already benefiting from their own preferential access”. That is sadly true but not something to be proud of. We should be ashamed and sorry that our fiercest competitors are enjoying preferential access and that it has taken us so long to get this deal done.
The United States has already done a deal with South Korea, which was ratified by the U.S. Congress in October 2011. As far as I know, the current Canadian government was in office then. That agreement went into effect in March 2012. Again, the government was in office. We did not have a deal then and that hurt Canadian exporters, who were put at a disadvantage relative to U.S. exporters.
A deal with the EU has provisionally been in force since July 2011. Again, the current government was in office. It allowed a huge trading bloc to do a deal with South Korea, which really did serious damage to Canadian exporters.
Australia is smaller than us. One would think it would have less leverage, yet it has already done a deal. It did its deal in April 2014.
This has done real quantifiable damage to the Canadian economy and to Canadian exporters. We have lost 30% market share. The minister himself pointed out that our fiercest competitors already enjoy preferential access. They have used it and the loss to Canadian exporters is quantified at some $1 billion. That is serious damage to the economy.
While we are pleased and proud to vote for this deal now, our question is this. Why was it not done sooner and why did the government allow Canada to lose $1 billion? We could do a lot of good in this economy with another billion dollars.
The minister also spoke about how he is proud of this deal and how it is important because it will provide an essential foothold in Asia. That is a lot of boggle. We think it is very important now for Canada in its trading relationships to move to deal with the fast growing, emerging markets in Asia. However, we are gravely concerned that with the poor performance we have seen in Canada's trade negotiations with Korea, where I underscore we have lagged behind the U.S., the EU, and Australia, all of whom are our competitors and peers, we could see a similar lost opportunity in the absolutely crucial trans-Pacific partnership talks. Canada joined those talks late. They started in 2008. Again, the members on the other side of the House were in government. Canada was not at the table. Canada did not join in until June 2012. If we get to the party late, we have to deal with terms that are not of our own making, and so we start at a disadvantage.
The Liberal Party would like to assure Canadians, and also our friends on the other side of the House, that we will be watching Canada's performance in those negotiations closely. There is already some talk that Canada, in multilateral arenas of all kinds, is not seen as the most valued, the most co-operative, partner. Therefore, we will be watching closely.
I would like to assure our partners in the TPP talks and the Canadians who are so eager for that deal to get done that if the members on the other side of the House do not manage to get it done in the next 12 months or so, it will be a priority for us and we will get that deal done.
What is also essential for us to focus on, and where we would like to see much more performance, is a wider understanding of the other emerging markets that we should be going after.
We are glad to support the Korean deal, which we do without reservation, but the sad history of this deal is that because we started late and did the deal late, Canadian companies have suffered. Making up that 30% lag, that 30% loss, will require a lot of hard work by our companies. They are coming from behind.
We want to ensure that does not happen again. We would like to see the government much more aggressively pursue trade deals with other fast-growing emerging markets around the world; particularly, in Africa. That is a part of the world that is full of opportunity for Canada, for Canadian companies, and where a trading relationship can do a lot of good.
I would also like to see much more action from the government in an area where we see very strong rhetoric but, sadly, not always the action to match; that is, our relationship with Ukraine.
Most of us here were proud to be in this House when President Petro Poroshenko spoke to us and talked about how proud he is of the Canadian relationship with Ukraine. He also invited us to quickly conclude a free trade agreement with Ukraine.
Again here, I am sad to say, Canada is falling behind. Europe signed a trade deal with Ukraine last Tuesday. We like to call ourselves, Canada, Ukraine's best friend. Where are we on that file? It is time, really, for us to act. The message is the same. The rhetoric is okay. We really want to see action. We will strongly support and work with the government on a deal with Ukraine. That is something, surely, we can get some cross-party support on and act quickly and get it done.
We are very happy to support this deal. We think a free trade agreement with Korea is important. We understand the absolute importance of free trade for Canada.
We would like to see the government do a better job of actually focusing on the results. It is really important.
We have spoken in this debate already of the swing we have had from trade surplus to trade deficit. That is not a good report card for the Canadian export sector. That is the number we have to look at and we really have to focus on. A big part of the problem is that we are coming late to these trade deals.
I want to remind this House that the United States Congress ratified its deal with Korea in October 2011. It went into effect in March 2012.
The EU agreement has been in force since July 2011.
Again, even in Australia, which is smaller than we are, their agreement was signed on April 2014.
So, it is great that we are doing this deal with a strong democratic country in Asia. It is great for our exporters to now have access to those essential Asian economies. However, we really need to underscore, even as we support this deal, that it should have been done more quickly and that our exporters have suffered. They have lost $1 billion. They have lost about 30% of their market because, again, as the minister himself said, our fiercest competitors are already enjoying preferential access.
Nonetheless, it is better late than never. We are pleased to be supporting this deal. Korea is already our seventh-largest merchandise trading partner. It is a democracy. There are a lot of exciting technologies there. It is a great match for us.
We have heard particular enthusiasm from agriculture food producers, from the aerospace industry, and from spirits industries. We are hopeful that, thanks to this agreement, those Canadian exporters who lost out because their competitors enjoyed preferential access, while they did not, will be able to make up some of those gains.
We are going to be supporting them in that effort. We are glad that we finally have a deal that will allow them to do that.
However, again, we must not lose sight, even as we back this deal, of the fact that it has taken a long time to get there and that, going forward, it is really essential for Canada to not be following in the wake of the U.S., the EU, and Australia when it comes to doing trade agreements with emerging markets.
It is really important for us to be in the lead. When one is first at the table, one gets the best deal—and not only does the country get the best deal, but its businesses get the best deal. It can be very hard to unseat a competitor who gets in first because he or she enjoyed preferential access because his or her government was more on the ball.
On TPP, it is going to be really important for Canada to shift from this hostility, this sort of go-it-alone bullying approach that has characterized our attitude in multilateral organizations of late. This is a really important deal, and with this opening up of the Asian markets, about which we have spoken so much today, and of which we hope the Korean deal will be a harbinger, TPP is going to be where the rubber meets the road on that. It is an essential opening to Asia.
We understand the need for some closed-door negotiations in trade agreements. We get that. These are very complicated. TPP is particularly complicated because so many parties are at the table. However, it is important to note that we have started those negotiations at a disadvantage. We did not get there until 2012. Everyone else, apart from Mexico, was there from 2008. We had to agree to accept some of the terms that had already been laid out without us there.
It is really important that we play ball now, that we are involved and seen as productive partners. It can sometimes be appealing, and maybe make a testosterone-type person feel particularly good, to use harsh, bullying, tough-guy rhetoric when talking, perhaps in the House. However, we are only the world's 11th largest economy, and when it comes to trade negotiations we have to be co-operative and collaborative and earn the trust of our partners. I would strongly urge the members on the other side of the House to take that kind of approach—dare I call it a small l liberal approach?—when they sit down at the table at the TPP negotiations. This is really essential for the future of Canada's export economy. If the Conservatives want some tips on how to do that, we are happy to talk.
In closing, we do support the deal. South Korea is a powerful economy. It is a democracy. It is a great place for our Canadian companies to be doing business. We regret the fact that we have lost 30% of market share due to the slowness of the agreement being done. However, we are confident that the House will support the deal and that Canadian companies are strong enough to bounce back.
Monsieur le Président, je suis très heureuse, au nom du Parti libéral, d'appuyer cet accord. Nous voterons en sa faveur.
Le Canada est un pays commerçant. En tant que 11e économie en importance à l'échelle mondiale, le Canada doit se faire connaître de tous les intervenants de l'économie mondiale, et pour y arriver, il doit conclure des accords commerciaux.
Nous sommes également très heureux de pouvoir enfin dire qu'une entente a été conclue avec la Corée du Sud, une démocratie avant-gardiste qui offre de nombreuses possibilités. Nous avons hâte de faire des affaires avec ce pays remarquable.
Je parlerai d'abord de la position commerciale du Canada, de notre avis sur ce qui devrait être fait et sur ce qui cloche à nos yeux. Je parlerai ensuite de l'accord commercial qui nous occupe aujourd'hui, celui entre le Canada et la Corée du Sud.
Pourquoi le commerce revêt-il une si grande importance, et quelle est la position actuelle du Canada? Le commerce n'a jamais été aussi important qu'au XXIe siècle, autant pour le Canada que pour tout autre pays occidental développé. Nous vivons à l'ère de la mondialisation: les pays qui n'arriveront pas à établir des liens et à prendre leur place au sein de l'économie mondiale laisseront en quelque sorte tomber leurs concitoyens, puisqu'ils ne pourront pas fournir à la classe moyenne les types d'emplois et de salaires qui sont au coeur de l'approche des libéraux.
Les exportations représentent environ 30 % du PIB canadien, et un emploi sur cinq au pays dépend actuellement des exportations. C'est pourquoi il s'agit d'un enjeu extrêmement important et aussi pourquoi le Parti libéral appuie sans réserve le libre-échange et l'élargissement des liens commerciaux entre le Canada et le reste du monde.
Comme mon collègue de Winnipeg l'a déjà dit, il est toutefois très malheureux de constater que, à l'heure actuelle, le Canada prend du retard sur le plan commercial. Nous entendons beaucoup de beaux discours de la part des députés d'en face, mais, en réalité, nous éprouvons des difficultés dans le domaine du commerce, et c'est l'ensemble de la population canadienne qui en souffre.
Le Parti libéral croit qu'il faut écouter les entreprises et les gens qui bâtissent notre économie. C'est pourquoi un rapport publié cette année par la Chambre de commerce du Canada attire tant notre attention et nous inquiète au plus haut point. Le titre de ce rapport, « Un point tournant: Comment rétablir notre succès commercial sur les marchés étrangers », devrait suffire à inquiéter tout le monde. Ce titre est très éloquent. Auparavant, nous étions beaucoup plus efficaces que nous ne le sommes maintenant, alors que le reste du monde ne cesse de s'améliorer sur le plan commercial et au chapitre de la croissance axée sur les exportations.
C'est encore pire quand on prend connaissance du contenu du rapport. J'aimerais lire certains extraits du rapport, car il trace un portrait vraiment inquiétant de la situation commerciale actuelle du Canada. Voici ce que dit la Chambre de commerce du Canada:
[...] l’augmentation des exportations et des investissements extérieurs est lente depuis quelques années, et la diversification ciblant les économies émergentes est limitée.
La Chambre de commerce souligne que le retard commercial du Canada survient au moment même où le reste du monde connaît un regain d'énergie. Nous nous pencherons sur cet aspect lorsqu'il sera question des échanges commerciaux avec la Corée.
La Chambre de commerce présente quelques détails sur la situation actuelle. Voici ce qu'on peut lire dans son rapport:
Bien qu’un nombre croissant d’entreprises se tournent vers l’étranger, plusieurs mesures indiquent que le Canada est en retard sur les pays comparables. La valeur des exportations a augmenté lentement au cours de la dernière décennie [...] Cela malgré les prix beaucoup plus élevés que reçoivent les producteurs canadiens de produits énergétiques, minéraux et agricoles.
Voici maintenant où ça se corse. La Chambre de commerce ajoute ceci:
Tenant compte de ces facteurs, le volume des marchandises expédiées à l’étranger en 2012 était en fait de 5 % inférieur à ce qu’il était en 2000, malgré une hausse de 57 % des échanges à l’échelle mondiale.
Abstraction faite de la croissance du cours des produits de base, nous constatons que le commerce mondial a progressé de 57 % au cours de la dernière décennie et que le volume des échanges du Canada a reculé de 5 %. Nous entendons beaucoup de discours élogieux sur les résultats commerciaux. Les séances photo de signature d'accords commerciaux se multiplient, mais, en réalité, les chiffres indiquent que l'économie canadienne s'en tire moins bien dans le secteur des exportations, tout comme les chiffres auxquels mon collègue a fait allusion en parlant de la balance commerciale qui, d'excédentaire, est devenue déficitaire. Nous estimons que les exportations sont essentielles à la croissance et à la création d'emplois pour la classe moyenne. Les économistes abondent dans le même sens.
Nous avons ici un véritable problème. C'est un énorme problème pour le Canada et pour tous les Canadiens de la classe moyenne.
Parlons donc de la Corée. Comme je l'ai dit, le Parti libéral est heureux et fier d'appuyer un accord de libre-échange avec la Corée du Sud. Toutefois, le moment choisi nous dérange vraiment. Le problème est qu'il arrive trop tard. Ce retard cause des dommages réels et quantifiables à l'économie canadienne et aux exportateurs canadiens.
En disant sa fierté d'avoir obtenu cet accord, le ministre a dit, plus tôt aujourd'hui, comment cet accord allait « mettre les entreprises canadiennes sur un pied d'égalité sur le marché sud-coréen, où nos compétiteurs les plus féroces [...] profitent déjà d'un accès préférentiel [...] ». C'est malheureusement vrai, mais il n'y a pas de quoi être fiers. Nous devrions avoir honte et être affligés que nos concurrents les plus féroces profitent d'un accès préférentiel et qu'il nous ait fallu autant de temps pour conclure cet accord.
Les États-Unis ont déjà conclu un accord avec la Corée du Sud, qui a été ratifié par le Congrès américain en octobre 2011. Autant que je sache, le gouvernement canadien actuel était au pouvoir cette année-là. Cet accord est entré en vigueur en mars 2012. Là encore, le gouvernement actuel était au pouvoir. Nous n'avions pas encore conclu d'accord et cela a fait du tort aux exportateurs canadiens, qui ont été mis en position de faiblesse par rapport aux exportateurs américains.
Un accord avec l'Union européenne est provisoirement en vigueur depuis juillet 2011. Là encore, le gouvernement actuel était au pouvoir. Il a permis à un énorme bloc commercial de conclure un accord avec la Corée du Sud, ce qui a beaucoup nui aux exportateurs canadiens.
L'Australie est un plus petit pays que le Canada. On penserait qu'il aurait moins de poids; pourtant, il a déjà conclu un accord, en avril 2014.
Les torts subis par l’économie et les exportateurs du Canada sont très faciles à quantifier. Nos parts de marché ont diminué de 30 %. Le ministre lui-même a dit que nos plus féroces concurrents jouissaient déjà d’un accès privilégié. Ils en ont profité, ce qui a donné lieu à des pertes d’environ 1 milliard de dollars pour les exportateurs canadiens. Notre économie en pâtit sérieusement.
Même si nous allons voter avec plaisir et fierté pour cet accord, une question demeure: pourquoi n’a-t-il pas été conclu plus tôt, et comment le gouvernement a-t-il pu laisser le Canada perdre 1 milliard de dollars? Nous aurions pu donner un sérieux coup de barre à l’économie avec 1 milliard de dollars.
Le ministre a aussi dit à quel point il était fier de cet accord et a insisté sur son importance, puisqu’il permettra au Canada de se tailler une place en Asie. C’est de la poudre aux yeux. De notre côté, nous croyons qu’à l’heure actuelle, le Canada a tout avantage à percer les marchés émergents d’Asie qui croissent rapidement. Or, vu la manière lamentable dont se sont déroulées les négociations avec la Corée — car, je le rappelle, nous avons toujours été un pas derrière les États-Unis, l’Union européenne et l’Australie, nos pairs et nos concurrents —, nous pourrions rater une autre belle occasion pendant les pourparlers entourant le partenariat transpacifique, pourtant crucial. Même si ces pourparlers ont débuté en 2008, le Canada s’y est joint tardivement. À cette époque, les députés d’en face étaient au pouvoir, mais le Canada n’était pas à la table des négociations. Il ne s’est joint aux discussions qu'en juin 2012. Or, quand on arrive en retard quelque part, on est nécessairement désavantagé, puisqu’il faut accepter des règles qu’on n’a pas contribué à établir.
Le Parti libéral tient à rassurer les Canadiens ainsi que nos amis d’en face: nous allons suivre ces négociations de près afin de voir si le Canada y fait bonne figure. Des rumeurs circulent déjà dans toutes sortes de tribunes multilatérales comme quoi le Canada ne serait pas le plus collaboratif et le plus intéressant des partenaires. Nous allons donc suivre la situation de près.
Je tiens à assurer à nos partenaires dans les pourparlers sur le partenariat transpacifique, et aux Canadiens qui sont très impatients qu'il soit conclu, que si les députés d'en face n'arrivent pas à conclure cette entente au cours des 12 prochains mois environ, nous en ferons une priorité.
Il est également essentiel que nous concentrions nos efforts pour comprendre les autres marchés émergents que nous devons cibler. Nous aimerions que cet exercice soit fait de façon beaucoup plus efficace.
Nous sommes heureux d'appuyer sans réserve l'entente avec la Corée, mais ce qui est triste, c'est que nous ayons entamé les négociations et conclu l'accord tardivement, et que les entreprises canadiennes en aient souffert. Nos entreprises devront travailler très fort pour combler cet écart, cette perte, de 30 %. Elles accusent du retard.
Nous voulons nous assurer que cela ne se reproduira pas. Nous voudrions que le gouvernement s'emploie de façon beaucoup plus dynamique à conclure des accords commerciaux avec d'autres marchés émergents en pleine croissance, particulièrement en Afrique. C'est une partie du monde qui offre de grandes possibilités au Canada et aux entreprises canadiennes, et où des relations commerciales peuvent faire beaucoup de bien.
J'aimerais aussi que le gouvernement soit beaucoup plus actif dans un dossier où l'on entend beaucoup de belles paroles qui, malheureusement, ne correspondent pas toujours à des gestes concrets, à savoir nos relations avec l'Ukraine.
La plupart d'entre nous étaient fiers d'être présents à la Chambre quand le président Petro Porochenko s'est adressé à nous et qu'il nous a dit à quel point il était fier des liens qu'entretiennent le Canada et l'Ukraine. Il nous a aussi invités à conclure rapidement un accord de libre-échange avec son pays.
Encore une fois, malheureusement, le Canada tire de l'arrière. L'Europe a signé un accord commercial avec l'Ukraine mardi dernier. Nous nous plaisons à dire que le Canada est le meilleur ami de l'Ukraine, mais où en est-on dans ce dossier? Il est vraiment temps que nous passions à l'action. Le message demeure le même et les discours sont biens beaux, mais nous voulons vraiment voir des gestes concrets. Nous appuierons fermement le gouvernement et nous travaillerons avec lui pour conclure un accord avec l'Ukraine. Tous les partis appuieraient certainement cet accord, ce qui nous permettrait d'agir rapidement et de le conclure.
Nous sommes très heureux d'appuyer cet accord. Nous sommes d'avis qu'il est important de conclure un accord de libre-échange avec la Corée. Nous savons que le libre-échange est extrêmement important pour le Canada.
Nous aimerions que le gouvernement fasse un meilleur travail et se concentre réellement sur les résultats. C'est très important.
Nous avons déjà mentionné au cours du débat que nous sommes passés d'un excédent commercial à un déficit commercial. Ce n'est pas bon pour le secteur de l'exportation du Canada. C'est ce chiffre que nous devons examiner et sur lequel nous devons nous concentrer. Une bonne partie du problème est attribuable au fait que nous concluons ces accords commerciaux sur le tard.
Je tiens à rappeler à la Chambre que le Congrès des États-Unis a ratifié un accord commercial avec la Corée en octobre 2011 et que celui-ci est entré en vigueur en mars 2012.
L'accord conclu par l'Union européenne est entré en vigueur en juillet 2011.
Même l'Australie, un pays plus petit que le nôtre, a signé un accord en avril 2014.
Donc, il est merveilleux que nous puissions conclure un accord avec une puissance démocratique de l'Asie. C'est très bon pour nos exportateurs puisqu'ils ont maintenant accès à ces économies de l'Asie, qui jouent un rôle essentiel. Cela dit, il importe de souligner que même si nous appuyons cet accord, nous sommes d'avis qu'il aurait dû être conclu beaucoup plus tôt. Nos exportateurs ont subi les contrecoups du retard que nous avons accusé. Ils ont perdu 1 milliard de dollars. Ils ont perdu environ 30 % de leur marché, car comme le ministre lui-même l'a dit, nos concurrents les plus féroces profitent déjà d'un accès privilégié à ce marché.
Toutefois, mieux vaut tard que jamais. Nous sommes heureux d'appuyer cet accord. La Corée est déjà notre septième partenaire commercial en importance. Il s'agit d'un pays démocratique qui a beaucoup de technologies intéressantes à offrir. C'est une combinaison gagnante pour nous.
Plusieurs secteurs nous ont fait part de leur enthousiasme à l'égard de cet accord, notamment le secteur de la production agricole, l'industrie aérospatiale et l'industrie des spiritueux. Nous espérons que grâce à cet accord, les exportateurs canadiens pourront récupérer une partie des sommes qu'ils ont perdues parce que leurs concurrents ont profité d'un accès privilégié à ce marché.
Nous les appuierons dans leurs efforts en ce sens. Nous sommes heureux de pouvoir enfin conclure un accord qui leur donnera cette possibilité.
Cela dit, je le répète, même si nous appuyons cet accord, nous ne devons pas perdre de vue qu'il a fallu beaucoup de temps pour en arriver où nous en sommes aujourd'hui et qu'à l'avenir, il est essentiel que le Canada ne soit pas à la remorque des États-Unis, de l'Union européenne et de l'Australie lorsqu'il est question d'accords commerciaux avec des marchés émergents.
Le Canada doit absolument être en tête de peloton. C'est en arrivant premier à la table qu'on obtient l'entente la plus avantageuse à la fois pour le pays et pour ses entreprises. En effet, il peut être ardu de déloger un concurrent déjà établi qui jouit déjà d'un accès préférentiel puisque son gouvernement a été plus vigilant.
En ce qui concerne le partenariat transpacifique, le Canada doit absolument cesser de faire bande à part et laisser tomber l'attitude individualiste et les manoeuvres d'intimidation qui le caractérisent depuis un certain temps au sein des organisations multilatérales. Il s'agit d'une entente capitale. Comme on l'a abondamment répété aujourd'hui, le Canada espère que l'accord avec la Corée facilitera l'accès aux marchés asiatiques et que le partenariat transpacifique sera alors le nerf de la guerre. Il s'agit d'une étape incontournable pour accéder aux marchés asiatiques.
Nous reconnaissons que certains éléments d'un accord commercial doivent se négocier à huis clos. Nous le comprenons. Il s'agit de négociations très délicates, surtout en ce qui concerne le partenariat transpacifique étant donné le grand nombre de parties en cause. Néanmoins, il ne faut pas oublier que lorsque nous avons commencé à participer aux négociations, nous étions désavantagés car, hormis le Mexique, tous les autres pays négociaient depuis 2008. Nous ne sommes arrivés qu'en 2012. Nous avons été contraints d'accepter les modalités qui avaient déjà été convenues.
Il est important de respecter les règles du jeu, de participer et d'être perçus comme des partenaires à part entière. Pour un matamore, il est peut-être tentant et réjouissant de tenir des paroles dures et d'agir en fier-à-bras à la Chambre. Il reste que notre économie se classe seulement au 11e rang mondial et que, lorsqu'il est question de négociations commerciales, il faut coopérer et gagner la confiance de nos partenaires. Je presse les députés de l'autre côté de la Chambre d'adopter une telle approche — oserai-je l'appeler une approche « libérale » au sens large? — lorsqu'ils s'assoiront à la table des négociations entourant le partenariat transpacifique. C'est vraiment essentiel pour l'économie d'exportation du Canada. Si les conservateurs souhaitent recevoir des conseils à cet égard, qu'ils nous fassent signe.
Bref, nous appuyons l'accord. La Corée du Sud est une puissance économique. C'est aussi une démocratie. Pour les entreprises canadiennes, c'est un excellent endroit où faire des affaires. Nous trouvons regrettable d'avoir perdu 30 % de notre part du marché en raison de la lenteur des négociations de l'accord. Nous sommes toutefois certains que la Chambre l'appuiera et que les entreprises canadiennes sont assez solides pour rebondir.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will go through the member's comments one by one.
First, on the facts with respect to Australia. The negotiations started in 2009 and the agreement was signed in April 2014, which is what I said. It was tabled in the Australian parliament in May 2014. Australia signed the deal before we did. Again, we have to get better at this.
I am rather touched by the hon. member and his colleagues' interest in the Liberal Party's allocation of the valuable time of our MPs and who sits on which committee. I am proud to work with my skilled and knowledgeable colleague from Saint-Léonard—Saint-Michel, who represents us effectively on the trade committee.
As far as I know, a majority government has a lot of prerogatives, but it does not get to decide how opposition members spend their time and which committees they formally sit on. I do really want to clarify this. I want to be clear that I do not sit on that committee for the Liberal Party, and so to allege that I am absent and not performing a duty that I am obliged to perform is not correct. I want to be able to say that in this House. That is very important—
Monsieur le Président, je vais reprendre une à une les observations du député.
Premièrement, en ce qui concerne l'Australie, voici les faits. Les négociations ont commencé en 2009 et l'accord a été signé en avril 2014, comme je l'ai dit. L'accord a été déposé au Parlement australien en mai 2014. L'Australie a signé son accord avant nous. Nous pourrions faire mieux.
Je suis plutôt touchée de voir que le député et ses collègues s'intéressent tant à la gestion que fait le Parti libéral du temps précieux de ses députés et à la répartition des comités entre eux. Je suis fière de pouvoir travailler avec mon collègue de Saint-Léonard—Saint-Michel, qui nous représente efficacement au sein du comité du commerce grâce à ses compétences et à sa connaissance du dossier.
Mais, pour autant que je sache, malgré toutes les prérogatives que peut avoir un gouvernement majoritaire, il n'a pas à décider de l'emploi du temps des députés de l'opposition ni des comités dont ceux-ci font officiellement partie. Et je tiens à apporter une précision là-dessus. Qu'il soit bien clair que je ne fais pas partie des membres de ce comité désignés par le Parti libéral. Alors, il est faux de prétendre que je suis absente et que je ne m'acquitte pas d'une de mes obligations. Je tiens à le dire dans cette enceinte. C'est très important...
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, on CETA, we in the Liberal Party are adults and we understand and respect the fact that, if trade agreements are going to be done, they need to be done behind closed doors. That is particularly true when it is a complicated agreement, as it necessarily is with the 27-member-state European Union. We get that. From the start we have been supportive of CETA in principle, and I am proud that we have been.
We support free trade. For our government negotiators to go to the table being able to say they have cross-party support is effective and important for Canada.
Equally, we appreciate the reality that we are only able to evaluate an agreement in sum when we see what negotiators have come up with. Trade is like a Rubik's cube; each piece is dependent on the whole. We can only evaluate it definitively when we see the details, and that was the point.
I would be happy to talk about Honduras, but I see the Speaker is telling me to sit down, so I will.
Monsieur le Président, en ce qui concerne l'AECG, comme nous sommes des adultes au Parti libéral, nous comprenons bien que la négociation d'un accord commercial doit se faire à huis clos. C'est particulièrement vrai lorsqu'il s'agit d'un accord complexe, comme l'est nécessairement l'accord avec l'Union européenne, formée de 27 États membres. Nous le comprenons. Nous appuyons le principe de l'AECG depuis le début, je suis fière de le souligner.
Nous sommes en faveur du libre-échange. Il est important pour le Canada que les agents de négociation du gouvernement puissent affirmer, à la table de négociation, qu'ils ont l'appui de tous les partis; cela renforce leur position.
Cela étant dit, nous savons aussi qu'il faut, pour être en mesure d'évaluer un accord dans son ensemble, voir les dispositions auxquelles les négociateurs sont arrivés. Le commerce ressemble à un cube Rubik, puisque chaque pièce est liée à toutes les autres. Pour évaluer correctement un accord, il faut en voir les détails. Voilà ce qui est important.
Je serais heureuse de parler du Honduras, mais le Président me fait signe de m'asseoir.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the member for Winnipeg North is legendary in the House for his ability to talk about anything and to know about everything, and I salute him for that.
When it comes to trade, our issue is this. We are firmly pro-free trade, and we hear that rhetoric coming from the other side of the House. It is one thing to have bold ambitions, but those ambitions have to be matched with actual performance.
It is not just our party that is concerned about this. The Canadian Chamber of Commerce, the respected voice of business, is also really concerned. We are seeing the reality, which is that Canadian trade and export performance is falling behind. That is a real problem for the 11th-size economy in a globalized world economy, and it is part of the reason our middle class is falling behind.
Monsieur le Président, le député de Winnipeg-Nord est réputé à la Chambre pour sa capacité de parler de n'importe quel sujet et de tout savoir, et je l'en félicite.
J'aimerais parler de nos préoccupations en matière de commerce. Nous sommes fermement en faveur du libre-échange, et nous entendons les députés d'en face dire la même chose. Toutefois, il ne suffit pas d'avoir de grandes ambitions. Il faut aussi obtenir des résultats concrets.
Notre parti n'est pas le seul à avoir des inquiétudes à ce sujet. La Chambre de commerce du Canada, la respectée voix des entreprises, est elle aussi très inquiète. Nous voyons clair, notre rendement au chapitre des échanges commerciaux et des exportations est à la baisse. C'est un véritable problème pour la 11e économie en importance à l'échelle mondiale, et c'est en partie pour cette raison que notre classe moyenne perd du terrain.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to thank my colleague for her question. I will not try to answer her in French right now, but maybe next month. It is very important to me.
It is absolutely true that Korean cars are present in the Canadian market, that South Korea currently exports a lot more cars to Canada than the other way around and that there have been some concerns around it.
The reality, though, is the Canadian car export market in South Korea right now is relatively small and the match of Canadian manufactured vehicles that would suit the needs of Korean consumers is really small.
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de sa question. Je n'essaierai pas de parler français. Je le ferai peut-être le mois prochain. C'est très important pour moi.
Il est tout à fait vrai que des voitures coréennes sont présentes sur le marché canadien, et que la Corée du Sud exporte actuellement plus de voitures au Canada que le Canada n'en exporte là-bas. Cela a suscité quelques inquiétudes.
En réalité, le marché pour les exportations de voitures canadiennes en Corée du Sud est relativement petit pour l'instant, et il y a très peu de véhicules fabriqués au Canada qui répondraient aux besoins des consommateurs coréens.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I absolutely agree with the hon. member for Saanich—Gulf Islands. Part of the reason we are seeing this view, and I emphasize this because it is really important, coming from the business community, among others, that Canada's export performance is falling behind is because of this balance.
We do not need to shrink from the fact that we are a powerful commodity producer. That is a great thing, but that cannot be the only leg on which our economy stands, particularly because our economic performance has been flattered by high commodity prices, which we cannot count on lasting forever.
In building a stronger export-driven Canadian economy, we have to work harder to be sure that value-added exports are a big part of it, including really high-valued manufacturers.
Monsieur le Président, je suis tout à fait d'accord avec la députée de Saanich—Gulf Islands. Si le milieu des affaires, entre autres, juge que le rendement du Canada sur le plan des exportations est à la baisse, c'est en partie à cause de la balance commerciale. Je mentionne ce point car j'estime qu'il est très important.
Le Canada est un grand producteur de matières premières, il ne faut pas s'en cacher. C'est une bonne chose, tant qu'il ne s'agit pas du seul pilier de notre économie, surtout étant donné que le prix élevé des matières premières, qui devra bien redescendre tôt ou tard, donne un bon coup de pouce à notre rendement économique.
Si on veut que l'économie canadienne soit plus solide et résolument axée sur les exportations, il faut en faire davantage pour nous assurer que les exportations à valeur ajoutée, ainsi que les fabricants à valeur élevée, soient de la partie.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Canada lost a staggering 112,000 private sector jobs in August. Over the past year, our working-age population has grown by 375,000, but only 15,000 new full-time jobs were created.
The Conservatives' small business tax credit will make this dire situation worse by giving employers a perverse incentive to actually cut jobs. The Liberal plan would foster growth and help create as many as 176,000 new jobs.
Why would the government not adopt our plan?
Monsieur le Président, en août, le Canada a perdu 112 000 emplois dans le secteur privé; c'est une diminution colossale. Au cours de la dernière année, la population canadienne ayant l'âge de travailler a crû de 375 000 personnes, mais seulement 15 000 emplois à temps plein ont été créés.
Avec le crédit pour l’emploi visant les petites entreprises, les conservateurs aggraveront davantage cette situation désastreuse. Ils incitent malheureusement les employeurs à faire disparaître des emplois. Le plan libéral favoriserait la croissance et pourrait créer jusqu'à 176 000 emplois.
Pourquoi le gouvernement n'adopte-t-il pas notre plan?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Minister of Justice recently made remarks to the Ontario Bar Association that were so strikingly sexist that lawyers there described them as offensive.
As one of the many mothers of young children in this House, I wonder whether the minister believes that we, too, should be intimidated by the old boys' network. Does the minister think that we, too, should stay at home because of our special maternal bond with our young children?
Will the minister apologize for his blatant chauvinism?
Monsieur le Président, le ministre de la Justice a tenu des propos tellement sexistes devant l'Association du Barreau ontarien que certaines des avocates présentes les ont jugés offensants.
Comme plusieurs de mes collègues députées, j'ai moi-même des enfants en bas âge. Le ministre croit-il que nous devrions nous aussi être intimidées par les réalisations de nos collègues masculins? Est-il d'avis que nous devrions nous aussi rester à la maison parce que nous entretenons un lien maternel particulier avec nos jeunes enfants?
Va-t-il s'excuser d'avoir tenus des propos aussi grossièrement machistes?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, this month Toronto will have the honour of hosting the WorldPride Celebration. My constituency of Toronto Centre will be at the heart of the festivities.
We can be proud this landmark celebration will take place nearly nine years after gay marriage became legal across Canada.
What better symbol of our decade of equality than our victorious premier, Kathleen Wynne, the Commonwealth's first openly lesbian elected head of government?
WorldPride is a moment for us to redouble our work to support LGBT rights. Here at home, a particular focus must be LGBT youth, who are too often a target of bullying and disproportionately find themselves homeless and unemployed.
WorldPride is an essential time for us to speak out about LGBT rights around the globe as well. Too many countries, ranging from Russia to Uganda, are turning back the clock.
LGBT rights are human rights. Canada must be both a world leader and a global haven on this crucial issue.
Monsieur le Président, ce mois-ci, Toronto a l'honneur d'être l'hôte de la fête WorldPride. Ma circonscription, Toronto-Centre, sera au coeur des festivités.
Nous pouvons être fiers que cette fête historique ait lieu près de neuf ans après la légalisation du mariage homosexuel partout au Canada.
Quel meilleur symbole pour souligner notre décennie d'égalité que notre victorieuse première ministre, Kathleen Wynne, la première chef de gouvernement ouvertement gaie du Commonwealth.
WorldPride est l'occasion pour nous de redoubler nos efforts visant à soutenir les droits des LGBT. Ici, chez nous, il faut accorder une attention particulière aux jeunes LGBT, qui sont trop souvent victimes d'intimidation et dont un nombre disproportionné se retrouvent sans-abri ou au chômage.
WorldPride est également un moment tout indiqué pour parler des droits des LGBT dans le monde entier. Beaucoup trop de pays, de la Russie à l'Ouganda, font marche arrière.
Les droits des LGBT sont des droits de la personne. Le Canada doit être un chef de file sur la scène internationale et un refuge mondial dans ce dossier d'une importance capitale.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, it does seem cruel to be talking about Canada's excellent cheeses at a quarter to six. I got very hungry listening to the previous presentation.
Having heard about the hon. member's great love for Canadian cows and Canadian dairy, I cannot resist sharing with the House the fact that I am not only the daughter-in-law of a dairy farmer but also a granddaughter of dairy farmers, and so I join everyone here in our support for our great dairy industry and the tremendous innovations that are happening there.
What I would like to talk about today, and what I think this gives us an opportunity to talk about more broadly, is our trade policy. I would like to discuss what is happening with the CETA deal and the need for transparency in our trade policy so that Canadians can see what is happening and the House can discuss what the deal actually contains. I want to talk about a trade policy that actually delivers, a policy whereby deals that are announced are actually concluded and whereby the deals that now stand concluded actually deliver the results. We in the Liberal Party know a good trade policy can and must deliver for the Canadian economy.
We need trade to work for us because we are a small country—not in geography, but in population—in a huge world economy. Without effectively joining Canada into the global economy, Canada will fail. Our middle class will fail to have the rising incomes that we are not getting now and that we really need.
We are really supportive of an effective trading policy. However, I am sad to say that we do not feel we are getting the results that a truly liberal trade policy should be delivering. In particular, I would like to talk about CETA.
The CETA deal, as we all know, was signed with a lot of fanfare on October 18 of last fall by the Prime Minister and the President of the EU, José Manuel Barroso. We still do not have that deal concluded, although we have had some opportunities. The Prime Minister was recently in Brussels. There was a lot of speculation and a lot of hope among Canadians that he would come home with a done deal. He has not done that. We would like to hear why. We would like to know what is going on.
The irony of the situation for us as Canadian legislators, at least for those of us on this side of the House, is that right now we and Canadian citizens are hearing more from EU officials and EU diplomats.They have been quite open in talking about how the deal is not quite ready and talking, quite frankly, about how that initial agreement was signed much earlier than is normal in these trade negotiations and that much more work needed to be done then. More seems to still need to be done now than we were led to believe when the agreement was signed with such great fanfare.
It is even the case that we have had a hard time tracking down what was actually signed. We submitted an access to information request to access the agreement that was actually signed by the Prime Minister and the President of the EU. Here is what we were told by the Privy Council Office:
A thorough search of the records under the control of PCO was carried out on your behalf; however, no records relevant to your request were found.
This really is theatre of the absurd. We really would like to know. I think everyone in the House would like to know and needs to know. As the private member's bill suggests, we need more transparency on what is happening. We need not just great photo ops, but the details of what is going on with these trade deals that are so essential for the Canadian economy and for Canadians.
What I am particularly concerned about when it comes to the CETA deal is that because of the timing, because of the lag between today, in the middle of June, and October 18, Canada now finds itself behind the United States in the queue of nations that are negotiating trade with the EU. The story of Canada, the story of Canadian diplomacy in the world, is understanding what it means to be the neighbour of the United States. There can be big advantages, but it also means we have to dance delicately and lightly and act smarter.
While we were ahead of the U.S., while the U.S. proposals were not on the table, there was a real opportunity for us to have the full attention of EU officials and EU negotiators. Now, however, I am very sad to say that people informed about these deals are saying that EU officials are, understandably, focusing much more time and energy on their negotiations with the United States. We are now, I am afraid to say, in a position where important concerns, including concerns of the Canadian dairy industry and of Canadian auto manufacturers, are going to have to take a back seat to the deal being hammered out by the Americans, and we may well find ourselves having to settle not for a deal made for Canada in Europe but for a copy of what the Americans are able to negotiate.
It did not have to be that way, given that this deal was being worked on earlier, and we would really like to hear why we have let ourselves fall behind a party that has a bigger economy to bring to the table.
I would also like to point out that despite the fact that many of us in this House agree that trade and exports need to be, and are, an essential part of a healthy Canadian economy, we are just not seeing that performance today. We have photo ops and we have trade deals announced, but they are not moving the dial when it comes to Canada's actual economic performance.
I do not ask members to blindly trust my assertion. I do not ask members to simply take my word when it comes to the undeniable fact that Canada's trade policy, although we are getting the photo ops and the announcements, is not delivering for the Canadian economy. Here is who I do ask members to trust: the Bank of Canada.
In its financial system review published this month, this is what the Bank of Canada had to say, in part, about export and trade and its performance for the Canadian economy: “In Canada, the anticipated rebalancing of economic growth toward exports and investment remains elusive....”
These are damning words. It is not enough to have photo ops of trade deals. It is not even enough to have trade deals. What we need are trade deals that do the job we need them to do, and that is to strengthen the Canadian economy. Right now, as the Bank of Canada economists say, we need a tilt toward exports. Trade deals are meant to facilitate that, but as the Bank of Canada says, that shift remains elusive.
We really need to see and would like to see more transparency about what the government is doing on this file. We need and want to see harder work on this file and more delivered results.
I would like to cite another source, another group that is deeply concerned about Canada's export performance. This is another group that we in the Liberal Party listen to very closely, the Canadian Chamber of Commerce. What business has to say about Canada's trade and about export performance in particular is very worrying. Its report was issued just last month, and even the title is very worrying: “Turning it Around: How to Restore Canada’s Trade Success”. It states that “... the increase in exports and outward investment has been slow in recent years, and diversification to emerging economies has been limited.”
This is echoing the Bank of Canada report. We are just not seeing the export performance that we need.
The Chamber of Commerce is worried. In referring to “Canada's lagging trade performance”, here is what it says:
Despite more firms looking abroad, Canada is lagging its peers according to several measures. Over the past decade, the value of exports has increased at only a modest pace.
Most worrying of all, the chamber did an interesting calculation in which it backed out the increase in commodity prices that has flattered Canada's export performance. It concluded:
If these price increases are excluded, the volume of merchandise exports shipped in 2012 was actually five per cent lower than in 2000 despite a 57 per cent increase in trade worldwide.
Therefore, the real story—what the numbers say, what the Chamber of Commerce is worried about, and what the Bank of Canada is warning us about—is that our trade performance is lagging behind. We need to do better.
To conclude, we very much hope that we will have more transparency and better performance on the CETA deal and on deals with some of the big emerging markets in the world.
Monsieur le Président, il me semble cruel que nous soyons en train de parler des excellents fromages canadiens à 18 heures moins quart. Les interventions précédentes m'ont mis l'eau à la bouche.
Après avoir entendu le député parler de son grand amour pour les vaches et les producteurs laitiers du pays, je ne peux m'empêcher de dire à la Chambre que je suis non seulement la belle-fille d'un producteur laitier, mais aussi la petite-fille de producteurs laitiers. Je joins donc ma voix à tous les députés qui appuient la formidable industrie laitière canadienne ainsi que les innovations extraordinaires qu'elle adopte.
Puisque je crois que cette motion nous en donne l'occasion, j'aimerais aborder de manière plus générale la question de notre politique commerciale. J'aimerais parler des faits entourant l'AECG, et de la nécessité de faire preuve de transparence à l'égard de notre politique commerciale, afin que les Canadiens puissent savoir ce qui se passe, et que la Chambre puisse discuter du contenu de cet accord. Je voudrais parler d'une politique commerciale qui fonctionne, d'une politique qui permet de conclure pour vrai les accords qui ont été annoncés, et de faire en sorte que les accords véritablement conclus donnent les résultats escomptés. Au Parti libéral, nous savons qu'un bon accord commercial doit appuyer l'économie canadienne.
Il faut que le commerce soit à notre service, car nous sommes un petit pays — sur le plan démographique, pas géographique — dans une énorme économie mondiale. À défaut d'y prendre part efficacement, le Canada essuiera un échec. Les salaires de notre classe moyenne n'augmenteront pas, comme c'est le cas maintenant, alors que c'est ce dont nous avons vraiment besoin.
Nous sommes très favorables à l'adoption d'une politique commerciale efficace. Cependant, j'ai le regret de dire que nous n'avons pas l'impression d'obtenir les résultats que devrait donner une véritable politique de libéralisation des échanges. J'aimerais parler plus précisément de l'AECG.
Comme nous le savons tous, l'AECG a été signé avec tambours et trompettes l'automne dernier, le 18 octobre, par le premier ministre et le président de l'Union européenne, José Manuel Barroso. Cependant, nous n'avons toujours pas conclu cet accord, même si nous en avons eu quelques fois l'occasion. Le premier ministre s'est récemment rendu à Bruxelles. Les Canadiens ont alimenté bien des rumeurs et ont sincèrement espéré que ce serait chose faite à son retour. Ce n'était pas le cas. Nous aimerions savoir pourquoi. Nous aimerions savoir ce qui se passe.
En tant que législateurs, nous trouvons la situation paradoxale, du moins de ce côté-ci de la Chambre, parce que, à l'heure actuelle, les citoyens canadiens en apprennent davantage à ce sujet de la part des fonctionnaires et des diplomates de l'Union européenne, qui ont fait preuve d'une grande ouverture en parlant des raisons pour lesquelles l'accord n'est pas tout à fait prêt et en disant, bien franchement, que l'accord initial a été signé beaucoup plus tôt que ce qui constitue la norme dans ce genre de négociations commerciales et qu'il restait beaucoup de travail à faire à l'époque. Il semble maintenant y en avoir encore plus à faire que ce qu'on nous a fait croire lorsque l'accord a été signé avec tambours et trompettes.
Nous avons même eu de la difficulté à trouver l'accord qui a été signé par le premier ministre et le président de l'Union européenne. Nous avons soumis une demande d'accès à l'information afin d'accéder à cet accord, et voici la réponse que nous avons obtenue du Bureau du Conseil privé:
Une recherche approfondie des dossiers relevant du Bureau du Conseil privé a été faite en votre nom; cependant, aucun dossier se rapportant à votre demande n'a été trouvé.
Nous sommes en plein théâtre de l'absurde. Nous aimerions vraiment savoir ce qui a été signé. Je pense que tous les députés souhaitent et doivent le savoir. Comme le projet de loi d'initiative parlementaire le suggère, nous avons besoin d'une plus grande transparence afin de savoir ce qui se passe. Nous n'avons pas seulement besoin de belles séances de photos. Nous voulons des éclaircissements sur ce qui se passe avec ces accords commerciaux si importants pour l'économie canadienne et les citoyens de notre pays.
Une chose me préoccupe tout particulièrement à propos de l'AECG. Puisque l'accord a été signé le 18 octobre et que nous sommes actuellement au milieu du mois de juin, le Canada se trouve maintenant derrière les États-Unis sur la liste de pays négociant des accords commerciaux avec l'Union européenne. Pour comprendre l'histoire de notre pays et de la diplomatie canadienne dans le monde, il faut comprendre ce que cela signifie d'être le voisin des États-Unis. Cela peut comporter de grands avantages, mais cela nous pousse aussi à agir avec discernement et avec circonspection, ainsi qu'à nous comporter de façon plus intelligente.
Lorsque nous étions en avance par rapport aux États-Unis, lorsque les États-Unis n'avaient pas fait de proposition, nous aurions pu avoir toute l'attention des représentants et négociateurs de l'Union européenne. Aujourd'hui toutefois, j'ai le regret de dire que selon les gens informés dans ce domaine, les représentants de l'Union européenne consacrent beaucoup plus de temps et d'énergie aux négociations avec les États-Unis, et c'est tout naturel. Malheureusement, étant donné notre position, les préoccupations importantes comme celles de l'industrie laitière canadienne et des constructeurs automobiles canadiens seront reléguées au second rang, alors que les Américains négocient leur accord, et nous devrons peut-être nous contenter non pas d'un accord fait pour le Canada en Europe, mais bien d'une copie de l'accord négocié par les États-Unis.
Les choses auraient pu être autrement, puisque nous avions entrepris les travaux plus tôt, et nous aimerions savoir pourquoi on a pris du retard par rapport à un pays dont l'économie est plus imposante.
J'aimerais également souligner ceci: bien que beaucoup d'entre nous à la Chambre conviennent que le commerce et l'exportation doivent faire partie intégrante d'une économie canadienne saine, et le font, le rendement n'est pas au rendez-vous. On fait des séances de photos et on annonce des accords commerciaux, mais on ne prend pas de mesures pour accroître la performance économique du Canada.
Je ne demande pas aux députés de me faire aveuglément confiance. Je ne demande pas aux députés de simplement me croire sur parole lorsque je parle du fait indéniable que la politique commerciale du Canada, malgré les séances de photos et les annonces, ne fait rien pour améliorer l'économie canadienne. Voici à qui je demande aux députés de faire confiance: la Banque du Canada.
Dans la « Revue du système financier » qu'elle a publiée ce mois-ci, voici ce que disait en partie la Banque du Canada à propos des exportations, des échanges commerciaux et de leur contribution à l'économie canadienne: « Au Canada, le rééquilibrage anticipé de la croissance économique en faveur des exportations et de l’investissement reste difficile à atteindre [...] ».
C'est grave. Il ne suffit pas d'organiser des séances de signature d'accords commerciaux. Il ne suffit même pas d'en conclure, des accords commerciaux. Il faut que ceux que nous signions nous permettent d'atteindre les objectifs dont nous avons besoin, en l'occurrence renforcer l'économie canadienne. Pour l'heure, les économistes de la Banque du Canada sont d'avis que nous devrions accroître nos exportations. C'est justement ce que sont censés faire les accords commerciaux, mais comme le dit si bien la Banque du Canada, le rééquilibrage anticipé reste difficile à atteindre.
Il faudrait honnêtement que le gouvernement fasse montre de plus de transparence dans ce dossier. Il faudrait qu'il redouble d'ardeur et qu'il réussisse à produire davantage de résultats.
J'aimerais citer un autre groupe qui craint vivement pour le rendement des exportations canadiennes. Il s'agit d'un groupe que nous, les députés du Parti libéral, écoutons toujours avec intérêt, c'est-à-dire la Chambre de commerce du Canada. Selon elle, le rendement du Canada aux chapitres des échanges commerciaux et des exportations a de quoi nous inquiéter sérieusement. Même le titre du rapport qu'elle a rendu public le mois dernier est saisissant: « Un point tournant: Comment rétablir notre succès commercial sur les marché étrangers ». On peut y lire que: « l’augmentation des exportations et des investissements extérieurs est lente depuis quelques années, et la diversification ciblant les économies émergentes est limitée ». 
Ces propos font écho à ceux de la Banque du Canada. Le rendement attendu au chapitre des exportations n'est tout simplement pas au rendez-vous.
La Chambre de commerce du Canada est inquiète. Au sujet de ce qu'elle appelle le « Retard commercial du Canada », elle déclare ceci:
Bien qu’un nombre croissant d’entreprises se tournent vers l’étranger, plusieurs mesures indiquent que le Canada est en retard sur les pays comparables. La valeur des exportations a augmenté lentement au cours de la dernière décennie.
Ce qui a surtout de quoi nous inquiéter, c'est que la chambre a fait un calcul intéressant, dans lequel elle n'a pas tenu compte de l'augmentation du prix des marchandises, qui venait gonfler le rendement du Canada au chapitre des exportations. Voici ce qu'elle a conclu:
Tenant compte de ces facteurs, le volume des marchandises expédiées à l’étranger en 2012 était en fait de 5 % inférieur à ce qu’il était en 2000, malgré une hausse de 57 % des échanges à l’échelle mondiale.
Bref, les chiffres nous disent que le Canada accuse un retard commercial. C'est ce qui inquiète la Chambre de commerce du Canada et c'est ce dont veut nous prévenir la Banque du Canada. Nous devons rectifier le tir.
Pour terminer, espérons que l'AECG et les accords à venir avec les principaux marchés émergents du monde nous permettront d'améliorer notre bilan et que le gouvernement sera plus transparent lorsqu'il en sera question.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, this month Toronto will have the honour of hosting the WorldPride celebration. This is an essential moment for us all to assert that LGBT rights are human rights, and to establish Canada both as a world leader and a global haven on this crucial issue.
My constituents understandably expect their Prime Minister to take part. Could the Prime Minister please tell the House which of the many Pride events he will be attending?
Monsieur le Président, ce mois-ci, Toronto aura l'honneur de tenir l'événement WorldPride. Ce sera un moment tout indiqué pour affirmer que les droits de la communauté GLBT sont fondamentaux, et pour faire du Canada un leader mondial sur la question ainsi qu'un refuge pour les GLBT.
Les électeurs de ma circonscription s'attendent — et avec raison — à ce que le premier ministre prenne part à l'événement. Le premier ministre peut-il nous dire à quelles activités il assistera parmi les nombreux événements Pride?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to start by saying that I will be splitting my time with my colleague, the member for Bourassa.
It is a real honour and a pleasure to be talking about this subject here in this House today. Rising income inequality is one of the most striking and most important new characteristics of the 21st century economy. It is a way the world economy and, particularly, the economies of the western industrialized countries have changed.
For all of us here in this House grappling with that transformation, it should be our absolute priority to understand it and work on ways to make this new economy work for all Canadians.
I would like to start with some data points. According to the IMF, since 1980, the richest 1% increased their share of income in 24 out of 26 countries. That is a really significant data point, because very often debates about income inequality happen in a national context, as our debate is happening here, and we lose sight of the fact that this particular story is a global story.
Of course there are national aspects, but overall the shape of what is happening is something that is happening particularly across the western industrialized countries. We must understand that in order to really understand what is going on.
This is happening in Canada as well. In 1980, the top 1% collected $8 out of every $100 earned in Canada. By 2010, that had surged 50% to $12 out of every $100. In the meantime, middle-class incomes in this country have been stagnating.
In 1980, middle-class families reported income of $57,000, and 30 years later they were still at $57,000. This growing income divide—and as I said, an income divide that we are seeing growing across the western industrialized countries—is also translating into a growing wealth gap.
I would like to cite one figure. This is based on some very important research that Oxfam has done, which is really important and something for us to all focus on. Oxfam calculated that if we took the richest 85 people in the world, their wealth is equal to the wealth of the bottom 50% of the whole world, 35 billion people. That is just 85 people, which is a lot fewer than it would take to fill this House. It would fill maybe a quarter of my side of the House. Let us think for one moment about what that says about our world today and about how the world economy is working.
It is important when we are talking about this, and particularly when our conversation moves to talking about political solutions, to really reflect on and acknowledge the fact that this is a new phenomenon. The world economy today is working differently from the way it did, particularly in the post-war era, when I think many of our conceptions of how the world economy works, and certainly many of our political ideas, were formed.
In the post-war era, we had a Goldilocks economy. It was a time when there was very strong economic growth across the western industrialized world, and at the same time income inequality was actually decreasing.
Starting about 30 years ago, that changed. Even as the economy grew, we started to see income inequality surging: a growing share of the income going to the very top and incomes in the middle either stagnating or actually declining, depending on which measure and which timeframe.
There is a lot of debate about what is driving this phenomenon. Inevitably that debate becomes politically tinged. All of us who approach honestly what is happening will have to agree that there are three primary drivers. One of them is in fact political.
The 30 years in which we have seen this surging income inequality across the west also coincided with the rise of neo-liberalism, what we might want to call the Thatcher-Reagan revolution. We saw a combination of weaker protections for trade unions, a culture that accepted higher compensation, particularly for executives—higher CEO compensation—a new philosophy of shareholder value in companies, lower taxes at the top, and crucially, deregulation of many industries.
Therefore there was this political element, and again that political element had national features, of course, but it was also something that happened across countries, particularly because we are living in an age when so many businesses operate internationally and there has been, in many cases, particularly on the taxation front, competition across jurisdictions.
However, there are also two other factors that are really important drivers of what is going on, and those are globalization and the technology revolution. For me, those two factors are the ones on which it is really important to focus; and it is important for all of us, particularly those who see rising income inequality as a huge problem, to acknowledge that these two drivers of rising income inequality are also very positive. That is the paradoxical nature of what is going on.
The technology revolution, bringing us so many pluses, is also a driver of increasing income inequality. The same is true of globalization. If we are blind to that paradoxical nature of what is happening, we are not going to be able to come up with good solutions. Particularly when it comes to the technology revolution, it is important for us to understand something. I will refer to one of my favourite books on the subject, The Second Machine Age by Erik Brynjolfsson and Andrew McAfee. They argue that there is no law in economics that provides that the technology revolution will lead to more jobs or evenly distributed rewards. That is really important to bear in mind. Changes in the economy, which are good in aggregate, may not be good for individuals, and it is going to be our job as legislators to find ways to strike that balance.
What can we do about this? I have talked about something that is big, that is new, and that is global. How can we cope with it? I would like to quickly talk about five ways in which we can approach it. The first is to do no harm, and that is why we in the Liberal Party are absolutely opposed to income splitting. At a time when there are powerful economic forces, many of them good, which are driving up income inequality, introducing changes to our own legislation, rather than pushing back against them, and increasing income inequality is absolute political and democratic malpractice.
The second absolutely important thing is to focus on equality of opportunity. A terrific Canadian economist, Miles Corak, has identified something that has been dubbed by his admirers The Great Gatsby curve, which shows that rising income inequality correlates with declining social mobility. We have to push back against that, particularly with investment in schools, families, and early childhood education.
A third area that is absolutely essential is to be open to innovation, particularly innovation for people who might not have the opportunities and networks. One thing we are seeing is that old businesses are dying. That is part of the technology revolution and of globalization. We have to be the country where it is easiest for someone with a great idea to start a new business.
Finally, and this is really crucial, we have to understand that we operate in a globally connected economy. We are living at a time when capital is global, but politics and legislation very often are not. If we want to capture the wealth that is being accumulated in the world, we are going to have to come up with some global answers. I am going to quote Larry Summers, the former U.S. secretary of the treasury, and then Pope Francis. Larry Summers stated:
The share of corporate profits taken by tax authorities around the world is probably a little more than half of what it was 40 years ago. And the reason is a basic process of competition, a basic ability to move business activity or to use accounting tricks to move income to low-tax jurisdictions.
Therefore, we are going to have to work together to push against that trend.
In conclusion, I would like to cite a higher authority on why this is so much of an issue and that is, as threatened, Pope Francis himself. He has said that increasing income inequality is the root of social evil. I really believe that. I hope that together in the House we can identify this as a major problem and work together to try to fix it for Canadians.
Monsieur le Président, je voudrais dire tout d'abord que je vais partager mon temps de parole avec mon collègue le député de Bourassa.
C'est véritablement pour moi un honneur et un plaisir que d'aborder ce sujet à la Chambre aujourd'hui. L'inégalité croissante des revenus est l'une des caractéristiques les plus importantes et les plus frappantes de l'économie du XXIe siècle. C'est un changement qu'on observe dans l'économie mondiale, mais particulièrement dans les économies des pays occidentaux industrialisés.
Face à cette transformation, nous devrions tous, dans cette Chambre, nous fixer comme priorité absolue de comprendre le phénomène et de chercher des solutions pour que cette nouvelle économie fonctionne dans l'intérêt de tous les Canadiens.
Je voudrais commencer en insistant sur certaines données. D'après le FMI, depuis 1980, la part de revenu des plus riches, représentant 1 % de la population, a augmenté dans 24 pays sur 26. C'est là une donnée importante, car très souvent, le débat sur l'inégalité des revenus se déroule dans un contexte national, comme c'est le cas ici même, et on perd de vue le fait qu'il s'agit d'un phénomène mondial.
Il existe, évidemment, des caractéristiques nationales dans chaque pays, mais le phénomène d'ensemble concerne particulièrement les pays occidentaux industrialisés. Il faut absolument le comprendre pour bien saisir ce qui se passe.
La situation est la même au Canada. En 1980, le 1 % le plus riche de la population touchait 8 $ par 100 $ gagnés au Canada. En 2010, cette tranche de la population touchait 50 % de plus, soit 12 $ par 100 $ gagnés. Pendant ce temps, les revenus de la classe moyenne canadienne ont stagné.
En 1980, les familles de la classe moyenne déclaraient un revenu de 57 000 $; 30 ans plus tard, elles déclarent toujours 57 000 $. Cet écart croissant de revenus — un écart qui, comme je l'ai mentionné, se creuse dans tous les pays occidentaux industrialisés — se traduit également par un écart croissant de richesse.
J'aimerais citer un chiffre tiré d'une recherche très importante réalisée par Oxfam. C'est vraiment très intéressant. Oxfam a calculé que la richesse des 85 personnes les plus fortunées du monde équivaut à la richesse des 50 % les plus pauvres du monde, soit 35 milliards de personnes; 85 personnes, c'est beaucoup moins de personnes qu'il y a de sièges dans cette Chambre. Ces dernières rempliraient peut-être un quart des sièges de ce côté-ci de la Chambre. Réfléchissons un seul instant à ce que cela nous révèle au sujet du monde d'aujourd'hui et de l'économie mondiale.
Il est important que nous reconnaissions — dans le cadre de nos discussions à ce sujet et, plus particulièrement, lorsque nous discutons des solutions politiques — qu'il s'agit d'un phénomène nouveau. L'économie mondiale ne fonctionne plus de la même façon qu'elle fonctionnait, surtout comparativement à l'après-guerre. En effet, bon nombre de nos conceptions quant au fonctionnement de l'économie mondiale et de nos idées politiques trouvent leur origine à cette époque.
Durant l'après-guerre, nous avions une économie idéale. À l'époque, le monde occidental industrialisé connaissait une très forte croissance économique et, en parallèle, l'inégalité des revenus s'atténuait.
Tout a commencé à changer il y a environ 30 ans. Malgré la croissance économique, l'inégalité des revenus a augmenté en flèche: le revenu des riches ne cesse d'augmenter, tandis que le revenu de la classe moyenne stagne ou diminue, selon la mesure et l'époque.
L'origine de ce phénomène ne fait pas l'objet de beaucoup de débats. C'est, inévitablement, un débat teinté de politique. Ceux qui sont honnêtes à l'égard de ce qui se passe conviendront qu'il y a trois principaux déclencheurs, y compris un déclencheur politique.
La période de 30 ans où l'on a observé un accroissement de l'inégalité des revenus partout en Occident a également coïncidé avec l'essor du néolibéralisme, ce qu'on pourrait appeler la révolution Thatcher-Reagan. Se sont alors combinés des protections affaiblies pour les syndicats, une culture acceptant la rémunération supérieure, en particulier pour les hauts dirigeants — une rémunération supérieure des PDG —, une nouvelle philosophie de la valeur des actions au sein des entreprises, des impôts inférieurs pour les tranches de revenus supérieures, et, surtout, la déréglementation de nombreuses industries.
Par conséquent, il y avait cet élément politique, et encore-là, celui-ci avait des caractéristiques nationales, évidemment, mais il s'agissait également d'un phénomène international, en particulier parce que nous vivons à une époque où de nombreuses entreprises ont un champ d'activités international, et, dans bien des cas, les pays se livrent concurrence, en particulier au chapitre de l'imposition.
Deux autres facteurs importants ont causé le phénomène actuel: la mondialisation et la révolution technologique. À mon avis, c'est sur ces deux facteurs que nous devons nous concentrer; et il est important que chacun de nous, surtout ceux qui estiment que l'inégalité croissante des revenus constitue un énorme problème, reconnaisse que ces deux causes de l'inégalité croissante des revenus sont également des éléments très positifs. C'est la nature paradoxale du phénomène.
La révolution technologique, qui nous a apporté tant d'avantages, est également l'une des causes de l'inégalité croissante des revenus. Il en est de même pour la mondialisation. Si nous ne tenons pas compte de la nature paradoxale du phénomène actuel, nous ne pourrons pas trouver de solutions. Dans le cas de la révolution technologique, nous devons comprendre une chose. Je renvoie à l'un de mes ouvrages préférés sur le sujet, The Second Machine Age, d'Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee. Les auteurs soutiennent qu'aucune loi en économie ne dit qu'une révolution technologique entraîne nécessairement la création d'emplois ou une répartition égale de dividendes. Il est très important de garder cela à l'esprit. Les changements dans l'économie qui sont avantageux pour l'ensemble ne le sont pas nécessairement pour les particuliers, et c'est à nous qu'il incombe, à titre de législateurs, de trouver un juste équilibre.
Que pouvons-nous y faire? J'ai parlé de phénomènes importants, nouveaux et mondiaux. Comment pouvons-nous composer avec cette situation? J'aimerais parler brièvement des cinq approches que nous pouvons adopter. La première consiste à ne causer aucun tort, et c'est la raison pour laquelle nous, au Parti libéral, sommes catégoriquement opposés au fractionnement du revenu. Dans un contexte où de puissantes forces économiques  — dont bon nombre sont positives, contribuent à l'inégalité des revenus —, la décision de modifier nos lois, plutôt que de résister à ces forces, et d'augmenter l'inégalité des revenus est un mauvais choix sur les plans politique et démocratique.
Le deuxième élément très important est de miser sur l'égalité des chances. Un éminent économiste canadien, Miles Corak, a relevé une mesure qui a été reprise par ses admirateurs. Il s'agit de la courbe de Gatsby le Magnifique, qui illustre que l'inégalité croissante des revenus a un lien direct avec la baisse de la mobilité sociale. Il faut lutter contre ce phénomène, notamment en investissant dans les écoles, les familles et l'éducation préscolaire.
Le troisième élément, qui est absolument essentiel, consiste à être ouverts à l'innovation, plus particulièrement pour ceux qui n'ont peut-être pas de possibilités et de réseaux. Nous constatons notamment que les vieilles entreprises disparaissent. Cela fait partie de la révolution technologique et de la mondialisation. Nous devons être le pays où il est le plus facile de lancer une nouvelle entreprise pour ceux qui ont une brillante idée.
Le dernier élément, qui est vraiment crucial, c'est qu'il faut comprendre que nous évoluons dans une économie mondiale. Nous vivons à une époque où les immobilisations sont mondiales, mais où, bien souvent, les politiques et les lois ne le sont pas. Si nous voulons saisir la richesse qui s'accumule dans le monde, nous allons devoir trouver des solutions mondiales. Je vais citer Larry Summers, l'ancien secrétaire américain au Trésor, et ensuite le pape François. Larry Summers a dit ceci:
La part des bénéfices des sociétés que perçoivent les autorités fiscales dans le monde entier est un peu plus de la moitié de ce qu'elle était il y a 40 ans, et ce, à cause d'un processus de concurrence de base, d'une capacité fondamentale de déménager les activités commerciales ailleurs ou d'avoir recours à des manoeuvres comptables pour placer de l'argent dans des pays où les impôts sont peu élevés.
Nous allons donc devoir travailler ensemble pour contrer cette tendance.
En conclusion, pour expliquer pourquoi l'inégalité des revenus est un si grave problème, j'aimerais citer une autorité supérieure. Et oui, comme j'avais menacé de le faire, je vais citer le pape François, qui a affirmé que l'inégalité croissante des revenus est un fléau social. Je suis entièrement d'accord avec lui. J'espère que nous pourrons reconnaître la gravité de ce problème, à la Chambre, et travailler ensemble pour tenter de le régler.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I did not misspeak. It is the position of our party that we believe, like the late minister Jim Flaherty, that income splitting would increase income inequality and we are not in favour of it.
Monsieur le Président, je n'ai pas commis un lapsus.Tout comme le regretté ministre Jim Flaherty, les députés libéraux croient que le fractionnement des revenus augmenterait l'inégalité des revenus, et ils s'y opposent.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, absolutely, I think the Nordic countries provide some very important examples and lessons for us. Interestingly, if we look at market incomes before government intervention, they too have experienced an increase in income inequality among those countries, as my hon. colleague knows very well, and the IMF has cited in its research.
What they have done though to push against those tides is a few things. They have had a very great focus on social opportunity, particularly on education, and I think Finland in particular has some important lessons. They have had a very great focus on innovation and opportunity for economic innovation. There I would say we have a lot to learn from Sweden and maybe from Norway.
Monsieur le Président, je crois fermement que nous pouvons suivre l'exemple des pays nordiques et tirer des leçons importantes d'eux. Si nous examinons les revenus du marché avant l'intervention gouvernementale, il est intéressant de constater qu'il y a également eu une augmentation de l'inégalité des revenus dans ces pays, comme mon collègue le sait très bien et comme le FMI l'a mentionné dans sa recherche.
Les pays nordiques ont pris quelques mesures pour résister à cette tendance. Ils ont fortement mis l'accent sur les possibilités sociales, surtout dans le secteur de l'éducation, et je pense que la Finlande, en particulier, a d'importantes leçons à nous donner. Ces pays ont aussi accordé une grande attention aux innovations et aux possibilités d'innovation économique. Dans ce domaine, je crois que nous avons beaucoup à apprendre de la Suède, et peut-être aussi de la Norvège.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, today what we are talking about is future policies. As we have discussed, and we have heard some very good data cited today, income splitting has been supported and advocated by the Prime Minister, although it was opposed by the late minister of finance, Jim Flaherty. It is something that we oppose precisely because we believe, as the C.D. Howe Institute has argued, as most reputable economists have argued, that it would increase income inequality.
Monsieur le Président, aujourd'hui, il est question de politiques futures. Comme nous l'avons dit — et de très bonnes données ont été citées —, le premier ministre a appuyé le fractionnement du revenu et en a fait la promotion, même si le regretté ministre des Finances, Jim Flaherty, s'y opposait. Nous sommes contre cette politique précisément parce que, à l'instar de l'Institut C.D. Howe et la plupart des économistes de renom, nous estimons que cela accroîtrait l'inégalité du revenu.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I think there is no dishonour in agreeing, sometimes, with my hon. colleagues in the NDP or in citing someone I think we all respected very much, the late Jim Flaherty.
As I tried to argue in my comments, this is a phenomenon that has been going on for 30 years. The IMF found income inequality increasing over 30 years in 24 of 26 countries it studied. Of course, it is our job to try to pinpoint specific moments of legislation, but this is a global trend. We have to, if we are being honest, see it that way, try to understand it that way, and try to figure out what to do about it.
Je crois qu'il n'y a rien de déshonorant dans le fait d'être parfois d'accord avec mes collègues du NPD ou de citer quelqu'un qui, je crois, était très respecté de nous tous, c'est-à-dire le regretté Jim Flaherty.
Comme j'ai tenté de le souligner dans mes observations, il s'agit d'un phénomène qui dure depuis 30 ans. Dans 24 des 26 pays à l'étude, le FMI a constaté que l'inégalité des revenus a augmenté sur une période de 30 ans. Évidemment, nous devons tenter de cerner les mesures législatives déterminantes, mais il s'agit d'une tendance mondiale. Si nous voulons être honnêtes, nous devons voir le problème comme il se présente et tenter de trouver des façons d'y remédier.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, tomorrow Petro Poroshenko will be inaugurated as president of Ukraine, after earning a powerful democratic mandate in last month's election. However, Ukraine continues to face extreme pressure from Russia. Crimea has been annexed, and Russian nationals, armed by Russia, are terrorizing the people and undermining the government in Donbass.
When will Canada finally join our ally, the United States, in adding Igor Sechin, president of Rosneft and a member of the Kremlin inner circle, to our sanctions list?
Monsieur le Président, demain, Petro Poroshenko sera officiellement nommé président de l'Ukraine, lui qui a reçu un mandat démocratique fort de la population à l'issue des élections qui ont eu lieu le mois dernier. Cependant, l'Ukraine continue de subir de très fortes pressions, qui sont exercées par la Russie. La Crimée a été annexée et des ressortissants russes, armés par la Russie, terrorisent la population et minent les efforts du gouvernement dans le Donbass.
Quand le Canada se joindra-t-il enfin à son allié, les États-Unis, et ajoutera-t-il le nom d'Igor Sechin, président de Rosneft et proche collaborateur du Kremlin, à la liste des personnes visées par les sanctions?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Prime Minister flew to Brussels amid great fanfare last October to sign an agreement in principle on the European trade deal, but that deal has now stalled, and when we requested the documents signed in public by the Prime Minister, the Privy Council Office replied that, quote, “no records relevant to the request were found”.
Did the Prime Minister sign anything at all in October, or was it merely an expensive photo op with no substance behind it?
Monsieur le Président, en octobre dernier, on a annoncé en grande pompe que le premier ministre se rendait à Bruxelles pour signer une entente de principe en ce qui concerne l'accord commercial avec l'Union européenne. Pour le moment, cet accord est au point mort. Lorsque nous avons demandé les documents qui ont été signés en public par le premier ministre, le Bureau du Conseil privé nous a répondu qu'il n'avait trouvé aucun dossier s'appliquant à cette demande.
Est-ce que le premier ministre a bel et bien signé des documents en octobre, ou est-ce que ce voyage n'était qu'une coûteuse opération de relations publiques qui n'a donné aucun résultat concret?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, tonight I will speak about why the Liberal Party is supportive of free trade as an important, essential part of Canada's economic strategy. I will talk about why we support this Honduran free trade deal. I will talk about some of the problems with this deal that we need to be aware of. We think it is a deal that we need to enter into with eyes wide open, and I will speak about some of the overall problems that we are seeing in the trade strategy being pursued by the government.
Let me start by talking a little bit about free trade and why it is so essential to Canada. Eighty per cent of our economy is in some way connected with international trade. We are a big country geographically, but there are not too many of us. In this globalized world economy, it is absolutely essential for Canada to be open to the world economy. Some 19.2% of jobs in Canada are directly connected with trade. In addition, each job in the export sector adds another 1.9 jobs, so trade is really an essential part of any economic strategy to make Canada grow.
With the Honduras deal in particular, we have been talking about the relative size of this deal, the relative size of the Honduran economy, why it is really a small piece of our overall trade puzzle, and that is absolutely right, but it is also really important to get Honduran trade right. In fact, right now, I am sad to report that when it comes to Honduras, we are not dealing particularly well. Currently, as of 2012, we exported $39 million worth of goods to Honduras, and imported $219 million worth of goods.
A little bit earlier in the debate we heard some loose talk about Ricardo, and how, when it comes to trade, we should not worry too much about trade deficits. It all evens out in the end. Trade is just basically good. That is a nice theory and a nice point of view, but I submit, when it comes to jobs in Canada and the real lives of middle-class Canadians, it is absolutely essential that we have a strong, export-led, and export-driven economy. I would urge people who are interested in the works of Ricardo, if they have read them, to actually look at the more recent experience of highly successful economies like Germany, where we have seen very powerful, very strong, very strategic export-led growth be a recipe for a strong middle class. I think to argue that deficits do not matter, trade deficits do not matter, is a very profound mistake.
I would like to talk a little bit now about the Honduras deal and an issue that I think is very important for us to bear in mind, and that is the value side of the equation. As I have said, we support this deal. We believe in trade and we believe in trading with the world, but it is important to note that Honduras is a country that has a very troubled political and human rights record. We do not think that is a reason to not trade with Honduras. We are great believers that engagement, that trade, can be a way for Canada's democracy to help countries along that continuum. We have seen that happen in many parts of the world.
We also believe it is absolutely essential to be aware of these issues from the start, and to enter into this trading relationship aware of them and with a plan to monitor them. I would urge all of us, as we are talking about expanding our trade relations with Honduras, to be very mindful of the example of Russia, a country I personally know very well and really love.
As Russia moved out of Communism on the path to a market economy and democracy, we made a similar argument, that trade and engagement would be a valuable way of helping Russia become a more open society, and for many years, I believe that was the case. However, sometimes that just does not work, and what we have seen with Russia is Russia making a choice with Ukraine in November 2013, and most crucially and tragically, with Crimea in February 2014, to exclude itself from the international community.
What that has meant is that the countries that made this pact with Russia, which said they were going to extend a hand of friendship and trade with it, are now having to pull back, and that means a real economic cost. I would say to all of us here, particularly those members who, like the Liberal Party, support this deal with Honduras, let us make a pledge tonight that part of the deal is putting values first.
Part of the deal, of course, is about the Canadian economy and the importance of trade, but we also need to pledge to watch very closely what is happening with democracy, journalists, labour activists, indigenous people, women, and the LGBT community. If there is a tipping point, we have to be prepared, even if it comes at an economic cost, to pull out of that trading relationship. I cannot emphasize how important it is to us as a country to put those values at the centre.
Having spoken about Honduras, I would like to speak a bit more generally about where our free trade agenda is in the picture of the Canadian economy. Like everyone in the House, I noted with great disappointment the surprising trade deficit in April, which was $638 million according to Statistics Canada. That is a very poor performance and it is very worrying.
I suspect that my respected colleagues, especially those on the other side of the House, may not take my word for it when it comes to where Canada's trading relationship and performance are. I think there is an organization, you gentlemen, and it is only gentlemen this evening—we could talk about gender issues, but we will not do that right now—I think you gentlemen are probably interested in the Canadian—
Mr. Jeff Watson: Why is everything a gender issue with you?
Ms. Chrystia Freeland: I think you gentlemen are probably interested—
Monsieur le Président, j'aimerais expliquer ce soir pourquoi le Parti libéral appuie le libre-échange en tant qu'élément important et essentiel de la stratégie économique du Canada. Je vais dire pourquoi nous sommes favorables à cette entente de libre-échange avec le Honduras. J'évoquerai certains problèmes qu'elle pose et dont il faut être conscient. Nous pensons qu'il s'agit d'une entente qu'on doit aborder les yeux grands ouverts, et j'évoquerai certains des problèmes généraux que nous voyons apparaître dans la stratégie commerciale appliquée par le gouvernement.
Je vais commencer en parlant un peu du libre-échange, et dire pourquoi il est essentiel pour le Canada. Quatre-vingt pour cent de notre économie est, d'une façon ou d'une autre, liée au commerce international. Géographiquement, nous avons un grand pays, mais nous ne sommes pas nombreux. En cette période d'économie mondialisée, il est absolument essentiel que le Canada soit ouvert à l'économie mondiale. Environ 19,2 % des emplois au Canada sont directement liés au commerce. En outre, chaque emploi dans les secteurs qui exportent occasionne 1,9 emploi supplémentaire; le commerce est donc un élément essentiel de notre stratégie économique pour assurer la croissance du Canada.
Dans le cas particulier de l'entente avec le Honduras, on a parlé de la taille relative de l'entente et de la taille relative de l'économie hondurienne, qui ne représente qu'une petite pièce dans l'ensemble de notre casse-tête commercial. C'est tout à fait vrai, mais il est également important de bien commercer avec le Honduras. En fait, actuellement, je dois malheureusement dire que nos relations commerciales avec le Honduras ne sont pas particulièrement bonnes. En 2012, nous avons exporté des biens vers le Honduras pour un total de 39 millions de dollars, alors que nous en avons importé de ce pays pour une valeur de 219 millions de dollars.
Plus tôt, au cours du débat, on a parlé de Ricardo et du fait qu'en matière de commerce, il ne fallait pas trop s'inquiéter d'un déficit commercial. En définitive, tout s'équilibre. Le commerce est fondamentalement bon. C'est sans doute une belle théorie et un point de vue intéressant, mais à mon avis, en ce qui concerne l'emploi au Canada et le sort des Canadiens de classe moyenne, il est absolument essentiel d'avoir une économie forte et stimulée par les exportations. J'invite les personnes qui s'intéressent aux travaux de Ricardo, si elles en ont pris connaissance, à considérer l'expérience plus récente de certaines économies florissantes comme celle de l'Allemagne, où une croissance très puissante et très stratégique, axée sur les exportations, a apporté la clé du succès à la classe moyenne. À mon avis, on commet une grave erreur en prétendant que les déficits commerciaux sont sans importance.
J'aimerais maintenant dire quelques mots au sujet de l'accord avec le Honduras et des avantages qu'il présente — un aspect important que nous devrions garder à l'esprit. Comme je l'ai mentionné, nous appuyons cet accord. Nous croyons au commerce et nous croyons aux échanges commerciaux mondiaux, mais il est important de souligner que le Honduras est un pays qui affiche un bilan peu reluisant sur le plan politique et en matière de droits de la personne. Nous ne pensons cependant pas que c'est une raison de ne pas commercer avec ce pays, car nous sommes convaincus que la collaboration et que le commerce peuvent offrir un moyen au Canada, un pays démocratique, d'aider d'autres pays à s'engager dans la voie de la démocratie. C'est un résultat que nous avons observé dans bien des régions du monde.
Nous croyons également qu'il est primordial d'être dès le départ au courant de ces problèmes, d'entrer dans cette relation commerciale en toute connaissance de cause et d'avoir un plan pour les surveiller. Alors que nous débattons de l'élargissement de nos relations commerciales avec le Honduras, j'exhorte tous les députés à se rappeler l'exemple de la Russie, un pays que je connais très bien et que j'aime vraiment beaucoup.
Lorsque la Russie s'est libérée du communisme au profit de l'économie de marché et de la démocratie, nous avions présenté un argument similaire, à savoir que le commerce et la collaboration seraient des bons moyens d'aider la Russie à devenir une société plus ouverte, et je crois qu'elle s'est engagée dans cette voie pendant de nombreuses années. Il arrive cependant que cela échoue. Force est de constater que la Russie a pris une décision lourde de conséquences à l'égard de l'Ukraine en novembre 2013 et, plus tragique encore, à l'égard de la Crimée en février 2014: elle s'est isolée de la communauté internationale.
Cela a eu pour conséquence que les pays qui avaient conclu ce pacte avec la Russie, qui disaient vouloir entretenir des liens d'amitié et une relation commerciale avec ce pays, doivent aujourd'hui faire marche arrière, avec les coûts économiques que cela implique. Ce soir, j'aimerais que tous les députés, en particulier ceux qui, à l'instar du Parti libéral, appuient cet accord avec le Honduras, s'engagent à faire en sorte que nos valeurs soient au coeur de l'accord.
Évidemment, l'accord se fonde en partie sur l'économie canadienne et l'importance des échanges commerciaux, mais nous devons également nous engager à surveiller de très près le sort réservé à la démocratie, aux journalistes, aux syndicalistes, aux peuples autochtones, aux femmes, et à la communauté LGBT. Si les problèmes atteignent un seuil critique, nous devons être prêts à mettre fin à cette relation commerciale, même si cela implique des coûts économiques. Je n'insisterai jamais assez sur l'importance de faire en sorte que les valeurs de notre pays soient au coeur de cet accord.
Maintenant que j'ai parlé du Honduras, j'aimerais aborder de façon plus générale la place que le libre-échange occupe dans l'économie canadienne. À l'instar de tous les députés, j'ai été immensément déçue et surprise d'apprendre que le pays accusait en avril un déficit commercial que Statistique Canada évaluait à 638 millions de dollars. Ce piètre résultat est très inquiétant.
Je suppose que mes estimés collègues, en particulier les députés d'en face, ne sont pas prêts à me croire sur parole en ce qui concerne l'état des relations et des activités commerciales au pays. Il y a un organisme qui retiendra probablement votre attention, messieurs, puisque je constate qu'il n'y a que des hommes ce soir — nous pourrions parler d'égalité entre les sexes, mais pas pour le moment. Je crois, messieurs, que vous vous intéressez probablement à...
M. Jeff Watson: Pourquoi faut-il que vous rameniez tout à l'égalité entre les sexes?
Mme Chrystia Freeland: Je crois, messieurs, que vous vous intéressez probablement à...
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I will do that, although I would ask you to help ensure more collegial behaviour on all sides of the House.
I suspect that the members on the other side of the House will not doubt the credibility or the significance of a report from the Canadian Chamber of Commerce, one of our country's leading industry bodies. In May 2014, it published a report called “Turning it Around: How to Restore Canada's Trade Success”. That title should worry us. It does not sound like it is too great a verdict.
The first chapter is called “Canada's Lagging Trade Performance”. Here is what it says:
International trade is one of the fastest and most effective ways for Canadian businesses to grow, create jobs and contribute to the economy. However, the increase in exports and outward investment has been slow in recent years, and diversification to emerging economies has been limited.
...Canada is lagging its peers according to several measures. Over the past decade, the value of exports has increased at only a modest pace.... If...price increases [in energy] are excluded, the volume of merchandise exports shipped in 2012 was actually five per cent lower than in 2000 despite a 57 per cent increase in trade worldwide.
For a party like the Liberal Party, which believes strongly in middle-class prosperity and in trade as a path toward that, these are damning words indeed.
According to the report:
Canada’s foreign investment trends tell a similar story. Export Development Canada has recorded significant growth in sales by Canadian foreign affiliates...but evidence suggests that sales levels are relatively higher for affiliates from the U.S., the U.K., Japan and Australia.
Not only are we doing less well than we did in 2000, despite a robustly globalizing world economy, we are lagging our international peers. This is why the Liberal Party believes so strongly in trade and why we would really like to see Canadian policy, Canadian action, that is not just about slogans, not just about photo ops, but is actually about a strategic approach and getting deals done.
That brings me to a deal we have been speaking about quite a lot this week, which is the European trade deal. In October, our Prime Minister, with great fanfare and at some expense, travelled to Brussels to sign an agreement in principle on the European trade deal. I am very sad to report that unfortunately, that deal has not yet been concluded, despite the fact that the Prime Minister has travelled again this week to Brussels, which would have been a great opportunity to conclude that very important deal.
I have more worrying news still to report. We requested from the government the actual documents the Prime Minister signed. We can see the Prime Minister signing it if we look at video of that October 18 event. Here was the response we had from the PCO:
A thorough search of the records under the control of the PCO was carried out on your behalf; however, no records relevant to your request were found.
We would like to hear at some point what the Prime Minister actually signed and what is happening with that deal. We believe the Honduras free trade deal is important, but obviously the European free trade deal is much more important.
In conclusion, we believe absolutely that particularly today, in 2014, in the age of globalization, in the age when technology has truly flattened the world economy, Canada has no choice but to be an energetically and strategically trading nation. That is our path to prosperity for our own middle class, and if we do it right and we do it with pure hearts, as well as with smart brains, we can use trade to be a real way of encouraging the growth of democracy in civil society around the world.
However, I am very sad to say that today in our trade agenda we see Canada falling behind. As the Canadian Chamber of Commerce itself concluded just last month, we have a lagging trade performance. I submit that it is because we are focusing far too much on photo ops, which may have been without an actual document signed. We would love to hear more about that.
We have much less of a clear strategy focusing on big trading partners and on the big places of growth in the world, and much less effective follow-through. We would love to see much more focus on Africa, for example.
Here is what Canada needs: a truly strategic global trade policy, a policy that is about world strategy and fitting Canada into the global economy, a policy that always remembers that we cannot be an effective trading nation without putting our values first, and finally, a trade policy that is not just about photo ops but is about actually getting the deal done.
Monsieur le Président, c'est ce que je ferai, mais je vous demanderais de veiller à ce que tous les partis aient un comportement plus respectueux des règles de la collégialité.
J'imagine que les députés d'en face ne mettront pas en doute la crédibilité ou l'importance d'un rapport de la Chambre de commerce du Canada, l'un des principaux organismes représentant le secteur privé au pays. En mai 2014, elle a publié un rapport intitulé « Un point tournant: Comment rétablir notre succès commercial sur les marchés étrangers ». Ce titre devrait nous inquiéter. On dirait un verdict peu reluisant.
Le premier chapitre s'intitule « Retard commercial du Canada ». En voici un extrait:
Le commerce international est pour les entreprises canadiennes un des moyens les plus rapides et les plus efficaces de faire croître leurs affaires, de créer des emplois et de contribuer à l’économie. Cependant, l’augmentation des exportations et des investissements extérieurs est lente depuis quelques années, et la diversification ciblant les économies émergentes est limitée.
[...] plusieurs mesures indiquent que le Canada est en retard sur les pays comparables. La valeur des exportations a augmenté lentement [...] malgré les prix beaucoup plus élevés que reçoivent les producteurs canadiens de produits énergétiques, [sans lesquels] le volume des marchandises expédiées à l’étranger en 2012 était en fait de 5 % inférieur à ce qu’il était en 2000, malgré une hausse de 57 % des échanges à l’échelle mondiale.
Aux yeux d'un parti comme le Parti libéral, qui croit fermement à la prospérité de la classe moyenne ainsi qu'au commerce international comme moyen de parvenir à cette prospérité, ces données sont accablantes.
Le rapport dit encore ceci:
D’autres pays se sont révélés aussi des investisseurs internationaux plus actifs. Exportation et développement Canada (EDC) rapporte une progression importante des ventes des filiales étrangères de sociétés canadiennes [...] mais tout porte à croire que le niveau des ventes des entreprises américaines, britanniques, japonaises et australiennes est plus élevé.
En plus d'avoir régressé depuis 2000, malgré une mondialisation robuste de l'économie, nous avons pris du retard par rapport aux pays comparables au nôtre. C'est pourquoi le Parti libéral croit fermement au commerce et c'est pourquoi aussi nous tenons tant à ce que le gouvernement adopte des politiques canadiennes et prenne des mesures canadiennes, plutôt que de se borner à lancer des slogans et à tenir des séances de photos. Il nous faut une approche stratégique et des gestes concrets.
Cela m'amène à parler de ce dont nous avons déjà passablement discuté cette semaine, soit l'accord commercial avec l'Europe. En octobre, notre premier ministre s'est rendu à Bruxelles en grandes pompes et à grands frais, pour signer un accord de principe concernant nos échanges commerciaux avec l'Europe. Je suis très désolée de constater que, malheureusement, l'accord commercial comme tel n'a pas encore été conclu, même si le premier ministre s'est encore rendu à Bruxelles cette semaine et qu'il aurait donc pu saisir cette belle occasion pour conclure cet accord très important.
J'ai d'autres nouvelles inquiétantes à signaler. Nous avons demandé au gouvernement de nous fournir les documents proprement dits que le premier ministre avait signés. Nous pouvons d'ailleurs voir le premier ministre signer un document dans un extrait vidéo sur l'événement du 18 octobre. Voici la réponse que nous avons obtenue du Bureau du Conseil privé:
Une recherche approfondie des dossiers relevant du Bureau du Conseil privé a été faite en votre nom; cependant, aucun dossier se rapportant à votre demande n'a été trouvé.
Nous aimerions bien savoir, à un moment donné, ce que le premier ministre a réellement signé et ce qui s'est passé avec cette entente. Nous estimons que l'accord de libre-échange avec le Honduras est important, mais évidemment, l'accord de libre-échange avec l'Union européenne l'est beaucoup plus.
Pour conclure, nous croyons fermement — surtout aujourd'hui, en 2014, à l'ère de la mondialisation, en cette époque où la technologie a brouillé les frontières économiques à l'échelle mondiale — que le Canada n'a d'autre choix que de devenir une nation commerçante dynamique et stratégique. C'est ainsi que nous pourrons assurer la prospérité de notre classe moyenne et, si nous faisons ce qui s'impose, de bonne foi et avec intelligence, nous pourrons miser sur le commerce pour encourager la progression de la démocratie dans la société civile partout dans le monde.
Malheureusement, je constate que, dans le cadre de notre programme commercial actuel, le Canada prend du retard. Comme la Chambre de commerce du Canada l'a conclu il y a à peine un mois, notre rendement économique est en perte de vitesse. Je le dis parce que nous mettons beaucoup trop l'accent sur des séances de photos, au cours desquelles il se peut fort bien qu'aucun document n'ait réellement été signé. Nous aimerions en savoir plus à ce sujet.
Par contre, nous avons une stratégie beaucoup moins claire quand vient le temps de cibler les grands partenaires commerciaux et les régions du monde qui affichent la plus forte croissance, et nous n'arrivons pas à faire un suivi efficace. Nous aimerions beaucoup que le gouvernement concentre ses efforts sur l'Afrique, par exemple.
Voici de quoi a besoin le Canada: d'une politique de commerce mondial à caractère stratégique, c'est-à-dire une politique qui est assortie d'une stratégie mondiale et qui confère au Canada une place dans l'économie mondiale; une politique qui ne perd jamais de vue l'idée que nous ne pouvons être une nation commerçante efficace sans faire passer nos valeurs en premier; et enfin, une politique qui ne repose pas uniquement sur des séances de photos, mais qui permet réellement de sceller un accord.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to start with the hon. member's point about Germany and how its apprenticeship system, which I think has a lot of admirable traits, may not be relevant to Canada.
I would like to point out to the member that his own employment minister speaks often and very favourably of the German apprenticeship program. Although the German apprenticeship program is not on the agenda tonight, it would be great for the government to get its act together, but maybe the talking points on apprenticeships were not on the top of the pile this evening.
To the point of trade, of course, anyone who advocates trade as strongly, wholeheartedly, and with as deep an interest in it as the Liberal Party does understands that trade is a two-way relationship. What I am arguing, however, is that right now what we are seeing in Canada is a worrying one-way relationship, as witnessed by that $638-million trade deficit in April. What we are seeing is that we are pretty good at buying goods from other people, but we are not that great at selling our stuff abroad. That worries me. It should worry everybody else in this House.
Monsieur le Président, je voudrais commencer par répondre à l'argument du député selon lequel le système allemand d'apprentissage, qui à mon avis est admirable à bien des égards, ne serait pas pertinent pour le Canada.
Je signale au député que son propre ministre de l'Emploi parle souvent et très favorablement du programme allemand d'apprentissage. Bien que le programme d'apprentissage de l'Allemagne ne soit pas à l'ordre du jour ce soir, ce serait bien que le gouvernement se décide à agir. Mais peut-être que les notes d'allocution sur l'apprentissage n'étaient pas au-dessus de la pile ce soir.
Pour ce qui est du commerce, bien sûr, quiconque préconise le commerce aussi énergiquement, de tout coeur et avec un intérêt aussi profond que le fait le Parti libéral sait que le commerce n'est pas à sens unique. Cependant, mon argument est qu'à l'heure actuelle, on constate au Canada une relation à sens unique, ce qui est inquiétant. La relation à sens unique s'est traduite par un déficit commercial de 638 millions de dollars en avril. On constate que nous sommes champions pour ce qui est d'acheter des biens à l'étranger, mais moins brillants quand vient le temps de vendre nos biens à l'étranger. Cela m'inquiète et devrait inquiéter tous les députés.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to begin by addressing the gender point. I salute all the women in the House. It is important to have more women here. It is always a pleasure for me to meet them and see the very strong female presence, particularly on this side of the House, and the solidarity among us. It is great that they are here. It is great to see some women on the other side of the aisle as well.
To the point of democracy and human rights in Honduras, as I said in my remarks, this is tricky. It is a difficult issue, and it is a tough continuum. Of course I would prefer a world in which everyone enjoys the democracy and human rights Canada does. All of us in the House are united in the belief that part of our duty as Canadian parliamentarians is to work toward improving those conditions not only for Canadians but for everyone in the world.
It is, however, my belief that trade can be a way to help countries move on that authoritarianism-to-democracy continuum. Cutting countries off from the world economy should be a last resort, not the first thing we do.
Monsieur le Président, j'aimerais tout d'abord parler de la question des sexes. Je salue toutes les femmes à la Chambre. Il est important que les femmes soient davantage représentées à la Chambre. C'est toujours un plaisir pour moi de les rencontrer et de constater la forte présence des femmes, particulièrement de ce côté-ci de la Chambre, et la solidarité qui nous unit. Leur présence est fantastique. Je suis très heureuse de voir quelques femmes de l'autre côté également.
À propos de la démocratie et des droits de la personne au Honduras, comme je l'ai dit dans mon discours, c'est délicat. C'est une question difficile, un rude processus. Idéalement, nous vivrions dans un monde où tout le monde jouit de la démocratie et des droits de la personne comme au Canada. Tous les députés sont unis par la même conviction selon laquelle il est de notre devoir en tant que parlementaires canadiens d'oeuvrer à améliorer les conditions de vie non seulement des Canadiens mais des habitants de la planète entière.
Toutefois, j'estime que le commerce peut être un moyen d'aider d'autres pays à faire la transition de l'autoritarisme à la démocratie. On devrait seulement isoler les pays de l'économie mondiale en dernier recours; ce ne devrait pas être notre premier réflexe.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I could not have said it better myself. The hon. member for Kings—Hants identified a powerful and important opportunity in the Canadian-Honduran relationship.
I would point out, as he so very wisely said, that we have to understand that the learning here is not one-way, and there is a lot for Canada to learn on this specific issue as well.
I would also point out in terms of opportunities that there are some terrific trade opportunities for our beef and pork producers, and that is one reason we in the Liberal Party support this deal.
Monsieur le Président, je n'aurais pas pu dire mieux. Le député de Kings—Hants a cerné une importante et formidable possibilité qu'offre la relation entre le Canada et le Honduras.
Je tiens à signaler, comme il l'a si judicieusement fait, qu'il faut comprendre que les occasions d'apprendre ne sont pas à sens unique dans ce cas-ci. Le Canada pourrait tirer de grandes leçons.
Toujours en matière de possibilités, l'accord offre de fabuleux débouchés commerciaux pour les producteurs de boeuf et de porc canadiens et c'est l'une des raisons pour lesquelles le Parti libéral l'appuie.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I believe in listening to what the markets say and to what market experts are forecasting. Part of the reason I was so worried and concerned about the April trade numbers is that they were a surprise to market economists. They found them to be very disappointing and part of a worrying trend.
If the hon. member on the other side of the aisle feels that the view of Bay Street economists does not matter, that is his purview. I personally really listen to the people who are in our capital markets and who are paid to have a opinion.
I would also point out, the view of the Canadian Chamber of Commerce, which noted just last month that Canada's lagging trade performance was worthy of a report. That is something all of us should be worried about. We in the Liberal Party believe in listening to what business is telling us. When this esteemed business institution issues a significant, thoughtful report pointing to our lagging trade performance, people should look beyond their talking points and look at what is happening with our economy.
Monsieur le Président, je crois qu'il faut surveiller les marchés et écouter les prévisions des spécialistes des marchés. Si j'étais si inquiète et préoccupée des données du commerce d'avril, c'est notamment parce qu'elles ont surpris les économistes spécialistes des marchés, qui les ont trouvées très décevantes et révélatrices d'une tendance inquiétante.
Si le député assis de l'autre côté de l'allée estime que le point de vue des économistes de Bay Street est sans importance, c'est son droit. Personnellement, j'écoute les gens qui étudient nos marchés des capitaux et qui sont payés pour avoir une opinion.
La Chambre de commerce du Canada signalait, le mois dernier, que les résultats commerciaux décevants du Canada méritaient qu'on leur consacre un rapport. Voilà qui devrait nous préoccuper tous. Au Parti libéral, nous pensons qu'il faut écouter ce que nous disent les entreprises. Lorsque cette institution estimable publie un rapport important qui signale des résultats commerciaux décevants, il faudrait laisser de côté les discours convenus et regarder de plus près ce qu'il advient de notre économie.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, StatsCan reported today that in April, Canada posted a worrying $638 million trade deficit. This follows last week's anemic first quarter GDP figure of 1.2%, well below the budget's 2.3% forecast for 2014.
To reverse this decline in exports and boost our stagnant economy, it is essential to secure Canada's access to global markets, so when will the stalled European trade deal finally get done?
Monsieur le Président, Statistique Canada a révélé aujourd'hui qu'en avril, le Canada a enregistré un préoccupant déficit commercial de 638 millions de dollars. Cette information fait suite à l'annonce de la semaine dernière selon laquelle le PIB a augmenté d'un famélique 1,2 % au cours du premier trimestre, bien en-deçà du taux de 2,3 % prévu dans le budget pour 2014.
Afin de renverser ce déclin des exportations et de stimuler notre économie stagnante, il est essentiel d'assurer au Canada un accès aux marchés mondiaux. Quand donc l'accord avec l'Union européenne sera-t-il finalement ratifié?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Minister of International Trade has the time to take potshots at opposition backbenchers, which is flattering, but he and the Prime Minister do not seem to have the time to close a CETA deal, an agreement the Liberal Party supports. Canadians were led to believe CETA was signed, sealed, and delivered last October, but nearly eight months later the treaty is in limbo with even Europeans questioning its success.
As the Prime Minister heads to Brussels, can he and his party tell us when he will finally get the much ballyhooed CETA deal done?
Monsieur le Président, le ministre du Commerce international trouve le temps de critiquer les députés d'arrière-ban de l'opposition, ce qui est flatteur pour eux, mais et le premier ministre et lui ne semblent pas avoir le temps de conclure l'Accord économique et commercial global, qui a l'appui du Parti libéral. Les Canadiens ont été incités à croire que cet accord avait déjà été définitivement conclu et signé en octobre dernier. Pourtant, près de huit mois plus tard, le sort de cet accord est encore en suspens. Même les Européens doutent qu'il finisse par se réaliser.
Au moment où le premier ministre est en route pour Bruxelles, son parti ou lui peuvent-ils nous dire quand le gouvernement finira par conclure l'Accord économique et commercial global qu'ils nous ont tant vanté?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, we support free trade and we support this agreement.
In thinking about free trade and what the Canadian trade agenda should be, it is important to understand how dependent Canada is on trade and the extent to which we really are a trading nation.
Here are a few data points: 80% of our economy depends on access to foreign markets for Canadian exports, and we believe that it is essential for us to be supporting that access to support Canadian businesses, Canadian jobs, and Canadian people. As well, 19.2% of all Canadian jobs are directly associated with exports, and each export-related job supports an additional 1.9 jobs. This is really key, really central, and it is why free trade is a crucial part of any sound economic strategy for Canada and a crucial part of our own economic strategy.
What I am sad to point out, however, is that essential as trade is as a centrepiece of our economy, right now we are suffering. We are running significant trade deficits. What that says to me is that the government talks a lot about trade, but our economic strategy is not delivering, and it is not delivering particularly in the trade area.
We see that with Honduras. In 2012, Canadian business exported only $39 million in goods to Honduras. Meanwhile, we imported $219 million worth of goods from Honduras.
We need a trade strategy that is about integrating Canada into the global economy, selling Canadian goods abroad, and creating jobs in Canada.
Part of what we need to be doing when it comes to Honduras is creating an opportunity for Canadian beef and pork exporters. They see a real opportunity there, and the opportunity they spot is one reason we are in favour of this agreement.
In the debate so far today, we have heard reference to the need to have a more comprehensive approach to trade, a more comprehensive view of how Canada fits into the global trading arena. The Liberal Party absolutely supports that position.
We support the deal with Honduras, but Honduras is a tiny economy. This deal is not going to move the needle, and it is really important for us to have a much broader view of where Canada fits in the world and who we trade with.
In particular, we would like to see much more attention on the fast-growing emerging market economies. We should be paying a lot more attention to Africa, since some of the fastest-growing economies in the world are in Africa. There are several countries in Africa that have had more than 5% GDP growth for the past five years. That is a tremendous rate of economic activity, and Canada, with its very strong reputation in that region, should be taking advantage of it. We need a Canadian trade policy that looks to these vast growing markets in a comprehensive way.
We have spoken a lot already today about the European trade deal, and it is very important to spend a little time talking about that deal and focusing on it. Europe, of course, is a vast market. We have supported the deal that the government has been talking about, but, like many people in this House, we are very disturbed that the deal, which was announced with so much fanfare in October, has not yet been inked.
We urge the government to complete it. Yes, we are going to support the government on Honduras, but we would very much like the government to pay attention to the European deal and get it done.
This deal is essential for Canada. Now that the Americans are talking to Europe, there is tremendous danger with the European deal that that they are going to leapfrog us in the procedural process in the civil service and that we are going to find ourselves at the back of the line.
That would be a real pity for Canada. We have to pay close attention and devote all our efforts to getting that European deal done.
We have spoken today about some of the internal problems in Honduras. They include issues with democracy, labour rights, and the environment, and even as we support this deal, it is worth dwelling on those issues. It is really important for us to enter this trade deal with our eyes wide open.
Canada cannot trade only with perfect democracies. It is a big global economy, and we need to be part of it. It is actually helpful for countries that are on the path from authoritarianism to democracy to have trading relations with democracies like Canada.
However, even as we enter into those relationships, we have to do so with two points of view. First, we have to see the building of these connections between Canada and a country like Honduras as part of a strategy to help open up the country, to help democratize it, to help those journalists who are in trouble, to help opposition politicians and labour activists. That has to be an essential part of our approach.
Second, as we enter into a closer economic relationship with a politically troubled country like Honduras, we have to be very clear with our businesses that if a tipping point is reached, it must be the position of Canada that morality and our values will trump dollars.
We have seen that happening most recently in the Ukraine conflict. We have had a very strong economic relationship with Russia, and that economic relationship was based on some of the ideas that are driving this trade deal with Honduras. It was based on the hope that Russia's engagement with the world, with the west and Canada, would help tip it in the direction of being more democratic and being a more open society. Sadly, that has not happened, so we have had to pull back from that relationship at some economic cost.
In entering into deals with countries like Honduras, countries in a troubled place on the path from dictatorship to democracy, we have to be very clear in our own minds and in our discussions with Canadian businesses that it is a possibility that this could happen, because we never want to be in a position where the values that are so important to us in Canada, the values that we stand for in the world, are compromised.
In conclusion, we do support this deal. We hope the House will vote in support of it. We are very much in support of a Canadian economy that is integrated into the world.
However, as we work on Canadian trade, it is very important to remember three things.
One, we have to do a much better job of ensuring that Canada is a successful trading nation, and our trade deficits right now show that such is not the case.
Second, and in pursuit of that first goal, we have to have a much broader, much more comprehensive vision. The Honduran deal is great, but it is a very small country and, as we discussed today, our deal with the very big European Union is stalled. Let us get that done, and let us start working on some comprehensive deals with the fast-growing emerging markets, particularly in Africa.
Third, even as we strongly and energetically support trade and openness to the world economy as a centrepiece of Canada's economic strategy, we have to bear in mind that the world is very spiky. The world is not flat, it is spiky. Different economies are playing by different rules, and sometimes that is going to mean that we will come into a values clash with countries that we have been building a trading relationship with. At those moments, we have to be prepared to let our values stand first.
Monsieur le Président, nous appuyons le libre-échange et cet accord.
Toute stratégie concernant le libre-échange et le programme commercial du Canada doit tenir compte du fait que le Canada dépend grandement du commerce; nous sommes, à n'en point douter, une nation commerçante.
Voici quelques chiffres: 80 % de notre économie est tributaire de l'accès des exportations canadiennes aux marchés étrangers. Nous croyons donc qu'il est important de favoriser cet accès afin d'appuyer nos entreprises, nos emplois et les Canadiens. En outre, près de 19,2 % des emplois au Canada sont directement liés à l'exportation, et chacun de ces emplois entraîne la création de 1,9 emploi supplémentaire. Il s'agit d'un élément crucial, et c'est ce qui explique que le libre-échange doit faire partie intégrante de toute stratégie économique sensée au Canada; c'est d'ailleurs au coeur de notre propre stratégie économique.
Je suis toutefois attristée de faire remarquer que, malgré toute l'importance que le commerce a dans notre économie, nous en pâtissons à l'heure actuelle. Notre déficit commercial est élevé. J'en conclus que, bien que le gouvernement parle beaucoup de commerce, notre stratégie économique ne donne pas les résultats escomptés, surtout en matière de commerce.
Prenons le Honduras comme exemple. En 2012, les entreprises canadiennes ont exporté pour 39 millions de dollars de marchandises au Honduras, et nous avons importé pour 219 millions de dollars de marchandises de ce pays.
Nous devons adopter une stratégie qui permettra au Canada de faire partie intégrante de l'économie mondiale, qui stimulera les ventes de produits canadiens à l'étranger et qui favorisera la création d'emplois au Canada.
En ce qui concerne le Honduras, nous devons notamment y créer des débouchés pour les exportateurs canadiens de boeuf et de porc. Ils pensent être en mesure de faire de bonnes affaires dans ce pays, et c'est une des raisons pour lesquelles nous appuyons cet accord.
Des intervenants ont affirmé aujourd'hui qu'il faut adopter une approche globale en matière de commerce et avoir une vision plus globale de la place du Canada dans le marché mondial. Le Parti libéral appuie certainement cette position.
Nous soutenons l'accord avec le Honduras, mais ce pays a une bien petite économie. Cet accord ne changera pas grand-chose, et il faut vraiment avoir une vision plus globale de nos partenaires commerciaux et de la place du Canada dans le monde.
Nous aimerions particulièrement que le Canada s'intéresse davantage aux économies émergentes en pleine croissance. Il faudrait porter beaucoup plus d'attention à l'Afrique, où certains pays affichent une croissance économique parmi les plus rapides du monde. Dans plusieurs pays africains, le PIB a augmenté de plus de 5 % au cours des cinq dernières années, signe d'une vigueur économique extraordinaire. Le Canada, qui jouit d'une solide réputation sur ce continent, devrait en tirer parti. Nous avons besoin d'une politique commerciale qui tienne compte, de façon globale, de ces vastes marchés en pleine expansion.
Nous avons déjà beaucoup parlé, aujourd'hui, de l'accord commercial Canada-Europe. Il est évidemment important de prendre le temps d'en parler et de l'examiner. L'Europe représente un vaste marché, comme on le sait. Nous appuyons l'accord dont le gouvernement parle depuis un certain temps. Toutefois, comme de nombreux députés, nous trouvons préoccupant que cet accord, annoncé en grande pompe en octobre, n'ait pas encore été signé.
Nous encourageons vivement le gouvernement à le conclure. Oui, nous appuierons le gouvernement dans le dossier de l'accord avec le Honduras, mais nous tenons vraiment à ce qu'il s'occupe de l'accord européen et voie à le finaliser.
Il s'agit en effet d'un accord essentiel pour le Canada. Comme les Américains sont en pourparlers avec l'Europe, il y a fort à craindre qu'ils nous devancent dans le processus administratif et que nous nous retrouvions en queue de peloton.
Ce serait vraiment dommage pour le Canada. Nous devons accorder à l'accord avec l'Europe toute l'attention qu'il mérite et faire le nécessaire pour le conclure.
Nous avons mentionné aujourd'hui quelques-uns des problèmes internes qui sévissent au Honduras, des problèmes qui touchent la démocratie, les droits des travailleurs et l'environnement. Bien que nous appuyions cet accord, il nous apparaît important de nous pencher sur ces problèmes. Il faut conclure cet accord en toute connaissance de cause.
Le Canada ne peut pas faire seulement affaire avec des démocraties parfaites. Nous évoluons dans une vaste économie mondiale, à laquelle nous devons participer. Soulignons aussi que, pour les pays qui sont en voie de passer de l'autoritarisme à la démocratie, il est vraiment utile d'avoir des relations commerciales avec une démocratie comme le Canada.
Toutefois, il faut nous engager dans ces relations dans deux optiques. Premièrement, il faut voir l'établissement de ces liens entre le Canada et un pays comme le Honduras comme faisant partie d'une stratégie d'aide à l'ouverture du pays, à sa démocratisation et à la protection des journalistes, des politiciens de l'opposition et des syndicalistes dans ce pays. Cela doit faire partie intégrante de notre approche.
Deuxièmement, lorsque nous nous engageons dans des relations économiques plus étroites avec un pays éprouvé sur le plan politique tel que le Honduras, nous devons faire savoir clairement aux entreprises canadiennes qui y investissent que, si un seuil critique est atteint, le Canada n'aura d'autre choix que de privilégier la moralité et les valeurs canadiennes aux dépens des intérêts pécuniaires.
Nous avons vu cela se produire récemment avec le conflit en Ukraine. Nous avions avec la Russie une relation économique solide fondée sur ces mêmes principes qui sous-tendent l'accord avec le Honduras, soit l'espoir que l'engagement de ce pays avec le Canada, l'Occident et le reste du monde aiderait à orienter celui-ci vers une voix plus démocratique et une société plus ouverte. Malheureusement, cela ne s'est pas produit dans le cas de la Russie, alors nous avons dû nous retirer de cette relation, et l'économie en a souffert.
En concluant un accord avec un pays comme le Honduras, un pays qui traverse une période de transition difficile de la dictature vers la démocratie, il doit être très clair dans notre esprit et dans nos discussions avec les entreprises canadiennes qu'une telle situation risque d'arriver, car nous ne voulons jamais nous retrouver dans une situation où ces valeurs qui nous sont si chères et que nous défendons partout dans le monde, seraient compromises.
Pour conclure, nous appuyons l'accord. Nous espérons que la Chambre votera en sa faveur. Nous voulons favoriser l'intégration de l'économie canadienne au sein de l'économie mondiale.
Toutefois, dans le cadre de nos travaux sur le commerce canadien, il importe de tenir compte des trois points suivants.
Premièrement, nous devons faire mieux pour veiller à ce que le Canada soit un pays commerçant prospère, et nos déficits commerciaux montrent que ce n'est pas le cas.
Deuxièmement, et dans le but d'atteindre ce premier objectif, nous devons élargir et approfondir notre vision. L'accord de libre-échange avec le Honduras est bien, mais c'est un très petit pays et, comme nous en avons parlé aujourd'hui, notre accord avec l'Union européenne est au point mort. Il faut signer cet accord et négocier des accords exhaustifs avec les marchés émergents en pleine effervescence, surtout en Afrique.
Troisièmement, même si nous appuyons fortement et énergiquement le commerce et l'ouverture à l'économie mondiale à titre d'élément central de la stratégie économique du Canada, nous devons nous rappeler que le monde est un terrain accidenté. Ce n'est pas une surface plane, mais bien un terrain irrégulier. Les diverses économies suivent des règles différentes et parfois, nos valeurs ne correspondront pas à celles des pays avec lesquels nous entretenons des relations de commerce. Nous devons donc être prêts à défendre nos valeurs.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, indeed we are paying a lot of attention to the European trade deal, as are our colleagues in the NDP. We are very troubled that although this deal was announced with a lot of fanfare, we have seen very little detail and very little progress toward concluding it.
We are comfortable in supporting it and indeed proud to do so, because doing a trade deal with Europe needs to be one of Canada's top international economic priorities. That is what we are talking about when we talk about the need for a comprehensive approach to trade and a comprehensive approach to getting access for Canadian businesses to the world's big trading blocs. That said, it is a real problem that this deal has not been done and that so little detail has been released. We hope the member will join us in pressing the government.
Monsieur le Président, en effet, nous accordons beaucoup d'attention à l'accord commercial avec l'Europe, tout comme nos collègues du NPD. Nous sommes inquiets de voir que bien que l'accord ait été annoncé en grande pompe, nous disposons de très peu de détails à son sujet, et très peu de progrès ont été réalisés jusqu'à maintenant.
Nous sommes à l'aise d'appuyer cet accord, et nous en sommes fiers, puisqu'un accord commercial avec l'Europe doit faire partie des priorités économiques du Canada. C'est à cela que nous faisons référence lorsque nous parlons de la nécessité d'adopter une approche exhaustive relative au commerce et à l'accès des entreprises canadiennes aux grands blocs commerciaux du monde. Cela étant dit, le fait que l'accord n'a pas été conclu et que si peu de détails ont été communiqués est problématique. Nous espérons que le député se joindra à nous pour faire pression sur le gouvernement.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I absolutely agree with that point. It is very important for all of us to acknowledge and appreciate that these are going to be very hard issues and that we have to look at them case by case. There are going to be countries that cross the line in terms of how they treat people at home or the way they behave on the international stage, and when that happens, we cannot have trading relations with them.
That said, trade and engagement can be and has been, as we have seen historically in many cases, a very effective way of bringing countries into the international community and of fostering more democracy and more openness at home, as well as being of great benefit to Canada. In our judgment, Honduras falls into that category, and that is why we support this agreement. Again, having said that, we do think it is important, going forward, to watch the situation closely and to enter into this agreement with our eyes wide open.
Monsieur le Président, je suis totalement d'accord avec cet argument. Il est très important que nous reconnaissions tous qu'il y aura des questions très épineuses, que nous devrons considérer séparément. Nous ne pourrons avoir de relations commerciales avec les pays qui violent les règles dans la façon dont ils traitent leurs habitants ou dont ils se comportent sur la scène internationale.
Ceci étant dit, l'histoire a prouvé à maintes reprises que le commerce et l'engagement sont des moyens très efficaces pour encourager la démocratie et l'ouverture dans certains pays, et pour intégrer ceux-ci dans la communauté internationale, tout en procurant des bienfaits pour le Canada. À notre avis, le Honduras fait partie de ces pays, d'où notre appui pour cet accord. Ceci étant dit, je le répète, nous pensons qu'il faudra surveiller la situation de près et garder les yeux grand ouverts durant la mise en oeuvre de l'accord.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, we strongly believe that it is important for economic considerations and trade to be a big part of Canada's relationship with the world, particularly now as the rules of the world economy are shifting.
As I said earlier, though, it is very important for us to understand that we are not playing in a world economy that plays by a single set of rules. We are playing in a world economy where some countries are playing by state capitalism rules. They are authoritarian at home and they take that authoritarianism abroad when they trade. It is very important that we build a trade policy that understands that, is conscious of it, and is aware of the problems that might await us.
Monsieur le Président, nous croyons fermement qu'il est important que les considérations économiques et commerciales jouent un grand rôle dans les relations du Canada avec le monde, surtout maintenant que les règles de l'économie mondiale sont en train de changer.
Comme je l'ai dit plus tôt, il est très important que nous comprenions que l'économie mondiale n'est pas régie par un ensemble unique de règles. Certains pays fonctionnent selon des règles établies par le capitalisme d'État. Ils sont dirigés par des régimes autoritaires, et ils font preuve d'autoritarisme dans leurs échanges commerciaux avec d'autres pays. Il est très important que nous élaborions une politique commerciale qui tient compte de ces particularités, ainsi que des problèmes qui pourraient nous attendre.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the OSCE currently does not intend to send parliamentary observers to Donetsk and Luhansk for the May 25 presidential election in Ukraine. We appreciate the security concerns that motivated this decision, but it is in these two regions where Ukraine sovereignty is at greatest risk and where it is most important to make sure a fair, internationally monitored vote takes place.
Can the minister tell us what the government is doing to ensure there is a senior international presence in Donetsk and Luhansk oblasts during this crucial vote?
Monsieur le Président, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe n'a pour l'instant pas l'intention d'envoyer des observateurs parlementaires à Donetsk et Luhansk, pour l'élection présidentielle du 25 mai en Ukraine. Nous comprenons les préoccupations au chapitre de la sécurité qui motivent cette décision, mais c'est précisément dans ces deux régions que la souveraineté de l'Ukraine est le plus en danger et où il importe le plus de nous assurer que le scrutin se déroule de manière intègre sous la surveillance de la communauté internationale.
Le ministre peut-il nous indiquer ce que fait le gouvernement pour assurer la présence de hauts dirigeants étrangers dans les oblasts de Donetsk et de Luhansk au cours de ce scrutin si crucial?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, StatsCan has released jobs data for April and the news is dire. Among young people aged 15 to 24, employment fell by 27,000. Among women between 25 and 54 years old, employment fell by 29,000. Overall, 31,000 full-time jobs were lost in April.
This is a dreadful employment picture, particularly for young Canadians and women. When will the government fix this jobs crisis and stop laughing about it?
Monsieur le Président, Statistique Canada a publié ses chiffres sur l'emploi pour le mois d'avril, et la situation est alarmante. Il y a 27 000 emplois de moins chez les jeunes de 15 à 24 ans; 29 000 chez les femmes de 25 à 54 ans; et, au total, 31 000 emplois à temps plein ont été perdus en avril.
Quel portrait épouvantable de l'emploi au pays, surtout chez les jeunes et les femmes. Quand le gouvernement réglera-t-il la crise qui sévit dans le marché du travail et quand cessera-t-il d'en rire?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Patriarch Sviatoslav, head of the Ukrainian Catholic church, is visiting Ottawa today.
Vladimir Putin has said he will withdraw Russian troops from the Ukrainian border and that Russia will not interfere in the May 25 Ukrainian presidential elections.
Does the government believe the Kremlin's assurances? Will the government show it means business by adding Igor Sechin to the sanctions list? Can the minister tell us what Canada is doing to ensure this crucial vote takes place freely, fairly and that its results are recognized in the Ukraine and the world?
Monsieur le Président, le patriarche Sviatoslav, chef de l'église catholique ukrainienne, est en visite à Ottawa aujourd'hui.
Vladimir Poutine a indiqué qu'il retirera les troupes russes de la frontière avec l'Ukraine et qu'il ne s'ingérera pas dans les élections présidentielles en Ukraine qui auront lieu le 25 mai.
Le gouvernement croit-il aux assurances du Kremlin? Va-t-il montrer qu'il est sérieux en ajoutant Igor Setchine au nombre des personnes visées par les sanctions? Le ministre peut-il nous dire ce que fait le Canada pour veiller à ce que ce vote crucial se déroule de façon juste et libre et que ses résultats soient reconnus en Ukraine et dans le reste du monde?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, the Auditor General's report this week says StatsCan is not collecting good enough jobs data, and the Minister of Employment himself has just admitted we need better labour market data.
The government's evisceration of data collection makes for bad policy. It is like driving blindfolded. Southwestern Ontario has seen a huge influx of temporary foreign workers, but we have no way of knowing what sectors they are working in.
Will the Conservatives reverse their cuts to StatsCan so we can have better data and better policy for all Canadians?
Monsieur le Président, selon le rapport du vérificateur général publié cette semaine, les données sur l'emploi recueillies par Statistique Canada sont insatisfaisantes, et le ministre de l’Emploi lui-même vient d'admettre que nous avons besoin de meilleures données sur le marché du travail.
L'éviscération de la collecte de données par le gouvernement est une bien mauvaise stratégie. C'est comme conduire les yeux bandés. Le Sud-Ouest de l'Ontario connaît un afflux énorme de travailleurs étrangers temporaires, mais nous n'avons aucun moyen de savoir dans quels secteurs ils travaillent.
Les conservateurs vont-ils annuler les compressions imposées à Statistique Canada pour que nous puissions avoir de meilleures données et prendre de meilleures décisions stratégiques pour les Canadiens?
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I would like to start by thanking my colleague, the member for Vancouver Quadra for the excellent points she made. In particular as she began her presentation, she spoke of the ways in which this program, properly administered and properly managed, can be of great benefit to the Canadian economy and to Canadian business. We strongly believe that, and that is the direction in which our motion is going, to say this is a program that can work but needs to be managed very carefully with very good data and very good oversight.
I am going to speak later, as my colleagues already have, about some of the dangerous economic consequences of the mismanagement, which Canada is suffering right now. However, I would like to start with something a little bit bigger, which is the devastating and really dangerous social, political, and even moral impact of allowing this program to go out of control.
One of the things of which I am proudest as a Canadian, and I think we all are, is the way in which our society has succeeded in being a proudly diverse immigrant society. One of the things that Canada does really well, that is a key to our success as a country, that the rest of the world looks to us for, is the way in which we welcome and integrate immigrants into our society.
The temporary foreign worker program, if abused as it is now, really threatens to erode and tear apart that social consensus around immigration. We have that social consensus partly because the Canadians who are already here really believe, see, and experience that new Canadians, immigrants coming to our country, strengthen our economy and strengthen our society, that they add, not subtract. That is one really essential piece of Canada's success, and it is something we are seeing fall apart in a lot of societies, particularly in Europe.
The second reason that Canada has succeeded so spectacularly as a diverse immigrant society is that new Canadians are fully integrated when they come here. New Canadians have the path to permanent residency, to citizenship. They become part of our society. There are no tiers, no classes of Canadian citizenship, no classes of belonging.
It is those two pillars that have made Canada successful as a diverse immigrant society—really one of the key Canadian values, one of our most important national successes in the past and going forward.
The reason we are focusing so much on the abuse of the temporary foreign worker program and the reason it has attracted so much national attention is that it very seriously undermines and threatens this core Canadian value and core Canadian accomplishment.
One data point, which I think has shocked us all and which really underscores the extent to which this program is truly being abused, is what we have seen happening in southwestern Ontario. As we know, that is a part of the country where the economy is particularly weak, and yet it is a part of the country where we have seen numbers of temporary foreign workers soar. In Windsor, even as unemployment has gone up by 40%, the number of temporary foreign workers rose by 86%. In London, Ontario, unemployment is up by 27%; meanwhile the number of temporary foreign workers is up by 87%.
Mike Moffatt, who is a professor at the University of Western Ontario, at the business school—someone who is sensitive to the needs of business—says about this program and what is happening in southwestern Ontario:
We're bringing in more and more workers into the worst labour markets in the country. People see that and think this doesn't make sense.
It certainly does not, and that is really an example of a program that is not being run carefully.
Professor Moffatt points to something else, and my colleague from Vancouver has pointed to this as well, that part of the problem with this program, part of the reason it is clearly being mismanaged, and part of the reason it is hard to manage properly, is we just do not have the data. We believe in evidence-based, pragmatic government, and we can only have evidence-based, pragmatic government if we actually know what is going on.
When scholars like Professor Moffatt looked at southwestern Ontario and tried to figure out what the heck is going on and why more temporary foreign workers are going to cities like Windsor and London, they found the data does not exist. There is no breakdown of where those workers are going. Part of the motion is designed to say that we need good data to make good policy. I think everyone in the House must agree with that. I really cannot see how anyone could fail to support the motion.
Another data point—which I think needs to worry us all and should be absolutely irrefutable evidence that, as it is being currently managed, the temporary foreign worker program simply is not working—is what reputed scholars from independent think tanks, even think tanks that perhaps lean a little to the right, have found about the effect of the temporary foreign worker program on unemployment. A study published last month by the C.D. Howe Institute stated that the temporary foreign worker program “...eased hiring conditions [that] accelerated the rise in unemployment rates in Alberta and British Columbia”.
Again, this is an independent study that found that unemployment rates are rising through a mismanaged program, and that does not speak about the downward pressure on wages for people in these occupations.
I have been focusing on unemployment concerns and downward pressure on wages for people who were already in this country when we let the temporary foreign worker program to run amok. We also need to be concerned about the threat that misuse of the temporary foreign worker program transforms the idea of immigration, integration, and diversity in our society. There is a very real danger that this program can start to create a permanent underclass of people in our country, people who are not citizens, people who do not have rights, people who are not fully integrated into our society and yet are working alongside us. That is a profound threat to the idea of Canada and social cohesion, and it is another reason that this program must be handled very delicately and managed very carefully. It is just not the Canadian way.
I have a data point, which really shows we are risking losing that balance. In 2012, 213,573 temporary foreign workers came to Canada. In that year, 257,887 people became permanent residents of the country. As we can see from those numbers, there were nearly as many temporary foreign workers as permanent residents. Liberals are a pro-immigration, pro-diversity party to the tips of our fingers and toes. Creating this underclass of workers whom we import, whom we treat differently, and to whom we do not grant the rights of other Canadians or a path to citizenship is simply wrong.
There is huge national interest in this issue, and that is for a very good reason. Canadians understand that, properly managed with good reliable data, the temporary foreign worker program is a useful and important contributor to our economy and Canadian business, but run badly, as is the case today, it is a threat not just to employment and wages but to Canada's most central values.
Monsieur le Président, j'aimerais tout d'abord remercier ma collègue, la députée de Vancouver Quadra, des excellents points qu'elle a soulevés. Tout particulièrement, au début de son discours, elle a parlé du fait que, s'il est bien administré et géré, le programme peut s'avérer un grand avantage pour les entreprises et l'économie canadiennes. Nous sommes tout à fait d'accord. Justement, notre motion est rédigée de manière à reconnaître que le programme peut fonctionner à condition qu'il soit géré consciencieusement et assorti de données fiables et de mesures de contrôle solides.
Plus tard, je répéterai ce que mes collègues ont déjà dit à propos des conséquences économiques potentiellement néfastes découlant de la mauvaise gestion du programme, conséquences que le Canada subit à l'heure actuelle. Cependant, j'aimerais tout d'abord aborder une question plus large, soit l'impact social, politique et même moral très dangereux et dévastateur d'un tel programme si on le laisse partir à la dérive.
L'une des choses dont je suis le plus fière en tant que Canadienne, c'est la grande diversité de notre société, fondée sur l'immigration. Je ne pense pas être la seule à le penser. Le Canada se démarque dans le monde par sa façon d'accueillir et d'intégrer les immigrants dans notre société, vertu qui a contribué au succès de notre pays et qu'admire le reste du monde.
L'abus du Programme des travailleurs étrangers temporaires menace d'éroder et de déchirer le consensus social entourant l'immigration. Ce consensus social existe en partie parce que les Canadiens croient réellement, constatent et savent d'expérience que les néo-Canadiens, les immigrants qui viennent vivre dans notre pays, renforcent notre économie et notre société, qu'ils sont un atout, et non une faiblesse. C'est un élément essentiel de la réussite du Canada, et c'est quelque chose que nous voyons se désintégrer dans bien des sociétés, particulièrement en Europe.
La deuxième raison de la réussite spectaculaire du Canada en tant que société d'immigration diversifiée est l'intégration complète des néo-Canadiens. En effet, ceux-ci ont la possibilité de devenir résidents permanents, citoyens. Ils deviennent une partie intégrante de notre société. Il n'y a pas de catégories, de classes de citoyenneté canadienne, ni de catégories d'appartenance.
Ces sont ces deux piliers qui font la réussite du Canada en tant que société d'immigration diversifiée, réellement l'une des principales valeurs canadiennes, l'une de nos plus importantes réussites nationales passées et à venir.
La raison pour laquelle l'abus du Programme des travailleurs étrangers temporaires nous préoccupe tant et suscite autant d'intérêt à l'échelle nationale, c'est qu'il mine, qu'il menace gravement cette valeur canadienne essentielle, cette réalisation canadienne essentielle.
Je crois que nous sommes tous stupéfaits par ce qui se produit dans le Sud-Ouest de l'Ontario, qui illustre l'ampleur véritable de l'abus du programme. Comme nous le savons, l'économie est particulièrement faible dans cette région. Or, le nombre de travailleurs étrangers temporaires y grimpe en flèche. À Windsor, alors que le nombre de chômeurs a augmenté de 40 %, le nombre de travailleurs étrangers temporaires s'est accru de 86 %. À London, alors que le nombre de chômeurs s'est accru de 27 %, le nombre de travailleurs étrangers temporaires a augmenté de 87 %.
Mike Moffatt, professeur à l'école de commerce de l'Université de Western Ontario, et donc sensible aux besoins des entreprises, a déclaré ce qui suit au sujet du programme et de la situation dans le Sud-Ouest de l'Ontario:
Nous faisons venir de plus en plus de travailleurs dans les marchés du travail les plus mal en point au pays. Les gens voient cela et trouvent que ça n'a aucun sens.
Cela n'a certainement aucun sens et illustre à quel point le programme est mal géré.
Le professeur Moffatt a indiqué, et ma collègue de Vancouver l'a souligné également, que l'une des raisons pour lesquelles le programme est mal géré et qu'il est difficile de le gérer adéquatement, c'est que nous ne disposons pas des données nécessaires. Nous croyons en un gouvernement pragmatique qui se fonde sur des données probantes, ce que nous pourrions avoir si nous savions ce qui se passe vraiment.
Lorsque des universitaires comme le professeur Moffatt se sont penchés sur le cas du Sud-Ouest de l'Ontario pour essayer de savoir pourquoi les travailleurs étrangers temporaires vont dans des villes comme Windsor et London, ils se sont aperçus qu'il n'y a pas de données. Il n'existe aucune ventilation pour connaître où ces travailleurs vont. Une partie de la motion fait état du fait qu'il nous faut des données fiables pour pouvoir élaborer de bonnes politiques. Je pense que tous les députés en conviendront. Je ne vois vraiment pas comment quelqu'un pourrait ne pas appuyer la motion.
Il y a aussi l'effet qu'a le Programme des travailleurs étrangers temporaires sur le taux de chômage — qui devrait tous nous inquiéter et être la preuve irréfutable que le programme, tel qu'il est géré à l'heure actuelle, ne fonctionne tout simplement pas — qu'ont découvert les universitaires réputés de groupes de réflexion indépendants, même ceux qui ont un léger penchant vers la droite. Selon une étude publiée le mois dernier par l'Institut C.D. Howe, le Programme des travailleurs étrangers temporaires « [...] a assoupli les conditions d'embauche, ce qui a fait grimper en flèche les taux de chômage en Alberta et en Colombie-Britannique ».
Encore une fois, une étude indépendante a révélé que les taux de chômage sont en hausse à cause d'un programme mal géré, et c'est sans compter les pressions à la baisse sur les salaires de ces travailleurs.
Je me suis intéressée à la question du chômage et à la pression à la baisse exercée sur le salaire des gens que le Canada accueillait déjà avant que nous perdions le contrôle du Programme des travailleurs étrangers temporaires. Nous devons aussi nous inquiéter du fait que les utilisations abusives de ce programme transforment l'idée que nous nous faisons de l'immigration, de l'intégration et de la diversité dans notre société. Il y a un danger bien réel que ce programme crée une sous-catégorie permanente de personnes au Canada: des gens qui ne sont pas citoyens, qui n'ont pas de droits, qui ne sont pas pleinement intégrés à la société, mais qui travaillent pourtant parmi nous. Ce danger mine profondément l'idée que nous nous faisons du Canada et de la cohésion sociale. C'est aussi pour cette raison qu'il faut aborder délicatement ce programme et le gérer très soigneusement. Ce n'est tout simplement pas la façon canadienne de faire les choses.
Certaines données montrent bien que l'équilibre risque d'être rompu. En 2012, le Canada a accueilli 213 573 travailleurs étrangers temporaires. La même année, 257 887 personnes sont devenues résidentes permanentes. Comme on peut le constater, il y avait presque autant de travailleurs étrangers temporaires que de nouveaux résidents permanents. Les libéraux sont fondamentalement favorables à l'immigration et à la diversité. Il est tout simplement inacceptable de créer une sous-catégorie de travailleurs que nous faisons venir ici, que nous traitons différemment et à qui nous n'accordons pas les mêmes droits que les autres Canadiens ni une voie d'accès à la citoyenneté canadienne.
Les Canadiens s'intéressent beaucoup à cette question, et ce, pour une excellente raison: ils comprennent que, lorsqu'il est bien géré en se fondant sur des données fiables, le Programme des travailleurs étrangers temporaires contribue grandement à l'économie et est utile aux entreprises canadiennes. Par contre, lorsqu'il est mal géré, comme c'est le cas aujourd'hui, il constitue une menace pour l'emploi, les salaires et les valeurs fondamentales du Canada.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I mentioned quite prominently the importance of good granular data and the need to get much better labour market data. I did that because we just do not know.
I do not think my beliefs are the key issue. What matters is what is really going on in the country. Where are temporary foreign workers going, into which sectors and in which regions? What are the actual labour market conditions and shortages?
Because of underfunding, because of a lack of belief in the importance of data for good policy, which I believe is absolutely fundamental, we simply do not have the data to give a good answer to that question.
Monsieur le Président, j'ai beaucoup parlé de l'importance d'avoir de bonnes données détaillées et de la nécessité d'obtenir de bien meilleures données sur le marché du travail. Je l'ai mentionné parce que nous ne le savons tout simplement pas.
Je ne pense pas que mes croyances soient le principal enjeu. Ce qui compte, c'est ce qui se passe vraiment au pays. Dans quels secteurs et dans quelles régions se retrouvent les travailleurs étrangers temporaires? Quelles sont les conditions du marché du travail et les pénuries de main-d'oeuvre?
En raison du sous-financement et du refus de croire à l'importance des données dans l'élaboration de bonnes politiques, ce qui est absolument essentiel selon moi, nous n'avons tout simplement pas les données nécessaires pour bien répondre à cette question.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, I am very glad to hear that the hon. member agrees with me that we need more data to make better decisions, and I have a very specific decision that the government can act on right away to help us get that better data.
According to a Globe and Mail story published last month, Statistics Canada surveyed 25,000 employers, in a survey that cost $4.6 million to conduct, on the skills gap, employment, and future skill shortages. However, it has not actually analyzed that data because Statistics Canada, our premier statistical agency, does not have the money to do it.
Therefore, since we are in such glorious agreement about the need for better data, let us get the funding in place to actually get it, so we are making these decisions based on what is really happening in the Canadian economy, not based on Kijiji.
Monsieur le Président, je suis ravie d'entendre que le député est d'accord avec moi pour dire que nous avons besoin de plus de données pour prendre de meilleures décisions, et j'ai une proposition très précise à laquelle le gouvernement peut donner suite dès maintenant en vue de nous aider à avoir de meilleures données.
Selon un article du Globe and Mail publié le mois dernier, Statistique Canada a sondé 25 000 employeurs dans le cadre d'un sondage qui a coûté 4,6 millions de dollars et qui portait sur la pénurie de compétences, l'emploi et les pénuries de main-d'oeuvre à venir. Cependant, les données n'ont en fait pas été analysées, parce que Statistique Canada, notre principal organisme de la statistique, n'a pas les moyens de le faire.
Par conséquent, étant donné que nous convenons tous de la nécessité d'avoir de meilleures données, affectons donc des fonds à cette fin. Nous pourrons ainsi prendre des décisions en nous fondant sur ce qui se passe réellement dans l'économie canadienne et non sur ce qui passe sur Kijiji.
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, Canadians have long benefited from the CPP, a cornerstone of our society. Yesterday Ontario recognized the growing need to strengthen Canadians' pensions, introducing a proposal that will—
Some hon. members: Oh, oh!
Monsieur le Président, les Canadiens bénéficient depuis longtemps du Régime de pensions du Canada, une pierre angulaire de notre société. Hier, l'Ontario a reconnu la nécessité de plus en plus pressante de renforcer les pensions des Canadiens en présentant une proposition qui...
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (ON)
Mr. Speaker, if the members on the other side of the House would like to hear my big-girl voice, listen up, gentlemen.
Ontario showed leadership that has been lacking from the Conservative government. Will the Conservatives finally follow Ontario's lead and help all Canadians achieve financial security when they retire?
Monsieur le Président, si les députés d'en face veulent entendre ma voix de grande fille, alors écoutez, gentlemen.
Contrairement au gouvernement conservateur, l'Ontario fait preuve de leadership. Les conservateurs lui emboîteront-ils le pas et aideront-ils enfin tous les Canadiens à atteindre la sécurité financière à la retraite?
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