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2012-10-03 18:24 [p.10787]
moved that Bill C-424, An Act to amend the Canada Elections Act (contestation of election and punishment), be read the second time and referred to a committee.
He said: Mr. Speaker, I am pleased to rise to speak today to private member's Bill C-424, an act to amend the Canada Elections Act.
The bill would strengthen the federal electoral system to ensure all citizens would have access to due process in the case of contested elections as well as prevent, we hope, the repeat of the potential electoral fraud on a wide scale, which has marred Canadians' confidence in the last general election.
This bill accomplishes two very important things.
First, it would add the Chief Electoral Officer of Canada as somebody eligible under the law to contest an electoral result. Under the current law, and based upon the prescribed grounds in the act, an electoral district result can only be contested by an elector who was eligible to vote in that district or a candidate who ran as a candidate in that district as well.
As we have recently seen, contesting an election is a very expensive proposition and something many Canadians simply cannot afford. By adding the Chief Electoral Officer to the list of people who can contest an electoral result, we are making it possible for Canadians who cannot afford this process to have access themselves to the courts.
We are in no way seeking to alter the burden of proof in contesting a result or changing any other evidentiary requirement. We are simply giving the Chief Electoral Officer of Canada standing to bring an action before the courts, as could any eligible elector or candidate.
In addition, in circumstances where electoral fraud is suspected in more than one riding, this bill will permit the Chief Electoral Officer to better investigate the allegations.
Under the current system, if centralized fraud that affects a number of ridings is committed, Canadians in each individual riding must challenge the election before the courts, still as individuals.
While the act itself may be centralized, the only means available to these people to address the crime is limited to the electoral boundaries.
If the Chief Electoral Officer can challenge all of the electoral results, he or she will be able to ensure that no person or group can hide behind this technical detail.
This approach is entirely consistent with other electoral systems in Canada such as in British Columbia, Ontario and Nunavut, where the chief electoral officers are able to contest the election result in a particular electoral district.
Second, the bill would simply increase the fines for obstruction of the electoral process, for example, on a summary conviction from currently not more than $2,000 to not more than $20,000. For conviction by indictment, as members well know, the current legislation prescribes a fine of not more than $5,000. This bill would increase that to $50,000.
Canadians need to trust our electoral system and its integrity. Anyone who tries to undermine that trust and cheat the system must know that the consequences will be significant. The intent of this clause is to provide an even stronger deterrent to people who might think about cheating our electoral system.
Therefore, two very simple changes are being proposed.
The first aspect is the Chief Electoral Officer will have the ability at law to contest an electoral result in a district. Obviously, this will be done following a thorough analysis by Elections Canada, which is very conscious of the legal requirements of such a contestation.
The second aspect of the legislation we are proposing would simply increase the existing penalties. It would not change the nature of the offences. It would not add new offences. It would simply say that if someone is convicted on a summary conviction of election fraud, we think $2,000 is not the right sanction as a maximum penalty. It should be increased to $20,000 and the same thing on indictment, from $5,000 to $50,000. There is no mandatory minimum prescribed in our changes and our proposals, we are simply increasing the existing penalties for existing offences.
I believe the changes in the bill will strengthen our democracy and help rebuild some of the trust that perhaps has been lost in recent months. The last federal election cast a shadow over a number of electoral districts. Investigations are ongoing in a number of different electoral districts. We think that these changes will ensure that the respect for our electoral system is maintained and that those who seek to violate it would face consequences commensurate with the nature of the offence, that being the undermining of the basic democratic rights of Canadians.
I hope all members of all parties in the House will ultimately support the bill when it comes to a vote. Obviously, should it be sent to committee, I would be willing to entertain amendments or suggestions from all sides of the House in an effort to strengthen the legislation. If there are technical aspects that perhaps can be improved, I would remain very open to the suggestions of my colleagues.
propose que le projet de loi C-424, Loi modifiant la Loi électorale du Canada (contestation d’une élection et peines), soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
— Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui relativement au projet de loi C-424, Loi modifiant la Loi électorale du Canada.
Le projet de loi renforcerait le système électoral fédéral en permettant à tous les citoyens d'avoir accès aux recours prévus dans le cas d'élections contestées et, nous l'espérons, en empêchant une répétition de la fraude électorale à grande échelle qui a miné la confiance des Canadiens lors des dernières élections générales.
Ce projet de loi accomplit deux choses très importantes.
Premièrement, le projet de loi donnerait au directeur général des élections du Canada le pouvoir légal de contester le résultat d'une élection. En vertu de la loi actuelle, et compte tenu des motifs énoncés dans la mesure législative, le résultat d'une élection dans une circonscription électorale peut uniquement être contesté par un électeur qui avait le droit de voter dans la circonscription, ou par un candidat qui s'est présenté dans cette circonscription.
Comme nous l'avons vu récemment, la contestation d'une élection est une démarche très coûteuse qu'un grand nombre de Canadiens n'ont tout simplement pas les moyens de se payer. Le fait d'ajouter le directeur général des élections à la liste des personnes qui peuvent contester le résultat d'une élection permet aux Canadiens qui n'ont pas les moyens de recourir à ce processus d'avoir accès aux tribunaux.
Nous ne cherchons absolument pas à changer le fardeau de la preuve lors de la contestation de résultats, ni à modifier toute autre obligation liée à la preuve. Nous accordons simplement au directeur général des élections du Canada le pouvoir d'intenter une poursuite devant les tribunaux, au même titre que tout électeur ou candidat admissible.
De plus, dans des circonstances où il y a des soupçons de fraude électorale dans plus d'une circonscription, ce projet de loi permettra au directeur général des élections de mieux enquêter sur ces allégations.
En vertu du système actuel, si une fraude centralisée qui touche plusieurs circonscriptions est commise, des Canadiens et Canadiennes, dans chacune de ces circonscriptions individuelles, doivent contester ces élections devant les tribunaux, toujours de manière individuelle.
Alors que l'acte lui-même peut être centralisé, le seul moyen de contrer ce crime mis à la disposition de ces gens est limité aux frontières électorales.
En permettant au directeur général des élections de contester tous les résultats électoraux, celui-ci aura la capacité d'assurer qu'aucune personne ou groupe ne pourra se cacher derrière ce détail technique.
Cette approche est tout à fait conforme à celle qui est appliquée dans d'autres systèmes électoraux au Canada. Ainsi, en Colombie-Britannique, en Ontario et au Nunavut, les directeurs généraux des élections peuvent contester le résultat d'une élection dans une circonscription donnée.
Deuxièmement, le projet de loi majore simplement le montant des amendes prévues en cas d'entrave au processus électoral. Par exemple, l'amende maximale passe de 2 000 $ à 20 000 $ dans le cas d'une déclaration de culpabilité par procédure sommaire. Par ailleurs, comme les députés le savent pertinemment, l'amende maximale prévue dans la loi dans le cas d'une déclaration de culpabilité par mise en accusation est de 5 000 $. En vertu du projet de loi, l'amende maximale dans ce cas serait de 50 000 $.
Les Canadiens et les Canadiennes ont besoin d'avoir confiance en notre système électoral et en son intégrité. Celles et ceux qui chercheraient à miner cette confiance et à flouer le système doivent savoir que les conséquences seront importantes. Cette clause vise à dissuader encore plus fortement les gens qui penseraient à flouer notre système électoral.
On apporterait donc deux changements très simples.
D'abord, le directeur général des élections aurait le pouvoir juridique requis pour contester le résultat électoral obtenu dans une circonscription. Il va sans dire que cette contestation ferait suite à une analyse approfondie menée par Élections Canada, qui connaît très bien les exigences juridiques encadrant ces contestations.
Le deuxième volet de la mesure que nous proposons vise simplement à majorer les sanctions actuelles. Il n'est pas question de modifier la nature des infractions ni d'en ajouter de nouvelles. Dans le cas d'une déclaration de culpabilité par procédure sommaire, nous croyons qu'une amende maximale de 2 000 $ ne constitue pas une sanction appropriée. Ce montant devrait être porté à 20 000 $. De la même manière, dans le cas d'une déclaration de culpabilité par mise en accusation, l'amende maximale devrait être portée de 5 000 $ à 50 000 $. Les modifications que nous proposons ne prévoient aucune sanction minimale obligatoire; nous augmentons simplement les amendes associées aux infractions existantes.
Je crois que les modifications proposées dans ce projet de loi permettront de renforcer notre démocratie et de rétablir, du moins en partie, la confiance des citoyens, qui a pu être ébranlée au cours des derniers mois. Les dernières élections fédérales ont jeté une ombre sur quelques circonscriptions électorales, et des enquêtes sont en cours dans certaines d'entre elles. Selon nous, les changements proposés renforceront le respect qu'inspire notre système électoral; ceux qui cherchent à contourner ce système se verraient imposer des sanctions proportionnelles à la gravité des infractions, puisque ces infractions minent les droits démocratiques fondamentaux des Canadiens.
J'espère que les députés de tous les partis appuieront ce projet de loi au moment du vote. De toute évidence, s'il est renvoyé au comité, je serai heureux d'examiner les modifications et les suggestions formulées par tous les partis en vue d'améliorer cette mesure. Si mes collègues croient que certains éléments techniques pourraient être améliorés, je suis ouvert à leurs suggestions.
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Lib. (NB)
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2012-10-03 18:31 [p.10788]
Mr. Speaker, my colleague from Toronto—Danforth raises a very appropriate question. All we would be seeking to do is give the Chief Electoral Officer the legal standing to contest a result or number of results when he feels an action should be brought before the courts. It is my understanding that in their legislation, Ontario, Nunavut and British Columbia have that authority in the hands of their respective chief electoral officers. Obviously, the discretion would be entirely in the hands of the Chief Electoral Officer should he choose in a particular case to contest a result before the appropriate board or tribunal.
If my colleagues support the legislation and we send it to committee, I would hope the committee would see fit to ask Elections Canada and the Chief Electoral Officer to give us their views of the legislation in committee. If the committee saw fit to make some suggestions following evidence from the Chief Electoral Officer, I would hope that we could all collectively improve the legislation.
However, I think the answer to my colleague's question is quite simple. In no way would this change the spirit or substance of the act. It simply adds one more person as having the legal grounds, the standing in law, to bring an application before the courts.
Monsieur le Président, mon collègue de Toronto—Danforth soulève une question très importante. Notre seul objectif, c'est de donner au directeur général des élections la capacité juridique nécessaire pour contester un résultat ou un certain nombre de résultats quand il considère qu'une affaire devrait être soumise aux tribunaux. Je crois comprendre que les lois de l'Ontario, du Nunavut et de la Colombie-Britannique confèrent ce pouvoir à leurs directeurs généraux des élections respectifs. Évidemment, le directeur général des élections jouirait du pouvoir discrétionnaire absolu et pourrait décider — ou non — de contester un résultat devant le conseil ou le tribunal approprié.
Si mes collègues appuient le projet de loi de manière à ce qu'il soit renvoyé au comité, j'espère que celui-ci jugera bon d'inviter des représentants d'Élections Canada et le directeur général des élections à se prononcer sur cette mesure. Si le comité juge bon de faire certaines recommandations après avoir consulté le directeur général des élections, j'espère que nous pourrons collectivement améliorer le projet de loi.
Toutefois, à mon avis, la réponse à la question de mon collègue est très simple. Ce projet de loi ne changerait en rien l'esprit ni la teneur de la loi. Il ne ferait qu'accorder à une personne de plus le pouvoir juridique de soumettre une requête aux tribunaux.
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Lib. (NB)
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2012-10-03 18:34 [p.10788]
Mr. Speaker, my colleague from Kitchener Centre makes a valid point. In no way would we seek to diminish the neutrality and the confidence that the Chief Electoral Officer has in the eyes of Canadians and in the eyes of the House.
I would remind my colleague from Kitchener Centre that it was the Conservative Party that voted no confidence at one point on another election scandal it was involved in, and that was the in and out scandal. The Conservatives are the ones who voted no confidence in Elections Canada and its Chief Electoral Officer. It certainly was not people on this side of the House.
At the end of the day, Elections Canada has an investigatory responsibility. The Commissioner of Canada Elections himself can make recommendations to the director of public prosecutions around quasi criminal prosecutions for fraud.
The Chief Electoral Officer has an essential role to uphold the integrity of our election system and cannot be simply a silent observer when he feels, in his wisdom, that the courts should decide. He would not decide. The courts would decide ultimately if there has been a fraud. He would simply have the opportunity to bring that case before the appropriate tribunals.
Monsieur le Président, mon collègue de Kitchener-Centre soulève un argument valable. Nous ne voudrions d'aucune façon compromettre la neutralité du directeur général des élections ou amoindrir la confiance que la Chambre et les Canadiens ont à son égard.
J'aimerais cependant rappeler à mon collègue de Kitchener-Centre que c'est le Parti conservateur qui avait exprimé son manque de confiance envers Élections Canada et le directeur général des élections lorsqu'il avait été impliqué dans un autre scandale électoral, à savoir le scandale des transferts de fonds. C'est le Parti conservateur qui ne leur faisait pas confiance. Ce n'était certainement pas les députés de ce côté-ci de la Chambre.
Au bout du compte, Élections Canada a une responsabilité d'enquête. Le commissaire aux élections fédérales peut faire des recommandations au directeur des poursuites pénales en ce qui concerne les poursuites quasi criminelles dans les cas de fraude.
Le directeur général des élections doit absolument préserver l'intégrité de notre système électoral, et il ne peut pas se contenter d'être un observateur silencieux quand, dans sa grande sagesse, il estime que ce sont les tribunaux qui devraient prendre la décision. Ce n'est pas lui qui prendrait la décision. Ce sont les tribunaux qui détermineraient s'il y a eu fraude. Cela lui permettrait seulement de porter ces affaires devant les tribunaux appropriés.
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Lib. (NB)
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2012-10-01 13:18 [p.10624]
Mr. Speaker, first, I would like to indicate my enthusiastic support for the motion introduced by the hon. member for Charlesbourg—Haute-Saint-Charles.
I would also like to congratulate the Liberal human resources critic, the member for Cape Breton—Canso, for all his work on the employment insurance file.
Ever since the Minister of Human Resources and Skills Development made her announcement in August—without ever having discussed it in Parliament—we have heard many times during question period and in debates in the House that the changes she proposed have had the opposite effect to what the government claimed.
Many times over, my colleagues in the NDP, the Bloc Québécois and the Liberal Party have shown the government some very specific examples. They have explained how the changes the minister has proposed to the former pilot project, created by the Liberal government in 2003, were going to cause problems and discourage people from accepting additional hours of work or part-time work during the part of the year they receive EI benefits.
As the hon. member for Cape Breton—Canso said, when we saw the budget in the spring and the changes described in the working while on claim pilot project, our first reaction was to commend the government. The government talked about improving the changes that had already helped employers a great deal, in my region, in New Brunswick, and across Canada. Those changes had helped workers, both men and women, to accept available work during times when a business is closed down for part of the year, or the workers’ usual employment is not available, or they are on parental leave. We commended the government because at the time, we thought that it was going to increase to 50% the amount that a person could earn without suffering a dollar-for-dollar reduction in EI benefits. In August we found out we were mistaken.
In fact, what the budget said was not entirely truthful. In her announcement, the minister changed the 40% base for calculations. Previously, under the old pilot project, a person was entitled to earn up to 40% of EI benefits without any reduction. The government said it was going to increase that to 50%, but in fact, that 50% of earned income will not be deducted, dollar for dollar, from EI benefits.
As we have seen with many other policies brought in by this government, it is more likely to benefit high income earners and, in a very limited number of cases, people who earn a lot of money during a period in which they are receiving the maximum employment insurance benefit.
In my home province of New Brunswick, like in many rural areas of Canada, people do not have the opportunity to receive the maximum amount of benefits or to work full time and earn $600, $700 or $800 during a week in which they are receiving maximum EI benefits. The examples the government used to claim that it would benefit everyone really relate to people with higher earnings, who receive the maximum EI benefits and the highest incomes from part-time employment.
Here is a very specific example. In my riding, there is a seafood processing plant located in the town of Bouctouche. A woman called my constituency office in Shediac to explain her situation. She was stunned to learn that she was being penalized for agreeing to work half a shift. It was the only work available in Bouctouche and she was penalized as a result of the changes to the EI program.
That woman's entire income so far this year is $7,868. Clearly, she is not a high income earner. She probably earns just a little more than minimum wage. As we all know, employment insurance is 50% of one's weekly earnings. Her weekly income, when she was working, was $562. Since she was getting 55% of that amount, she got $309 in EI every week when she was forced to turn to EI benefits.
This time, she was asked to work six hours and earned $62. Under the former system, as my colleague from Cape Breton—Canso explained, she would have been allowed to earn up to 40% of her benefits—40% of $309—or $123.60. She could earn $123 in wages without causing a reduction in her employment insurance benefits. Unfortunately, under the new system, the $62 she earned by working six hours were reduced to $31 because 50% of the $62 was deducted from her EI. Instead of finishing up the week with $371—her EI benefits plus the $62 she earned—she took in $340. As my college from Malpeque said, the idea of working six hours for $31 does not make sense. These workers are often women, who have to have someone look after their children. They have daycare expenses. The cost of gasoline in my riding and throughout Canada is very high. These people travel 30 to 60 minutes to get to work.
With these changes, the government is discouraging this woman from going to work when the only work available in her area is a six-hour shift per week.
This also puts employers in my region and across Canada at a disadvantage. This does not penalize only those who receive employment insurance benefits. In fact, employers, such as Mills Seafood in Bouctouche, will have a very hard time finding employees when they have work available for a day or a day and a half a week.
It is the same thing in the tourism industry, where, back home, companies operate a few weekends in November and December, to organize Christmas celebrations, for example. In this case, employees will hesitate to go work because they will be punished as a result of the harmful changes made by the current government.
The solution is simple. Instead of punishing a nurse who decides to work eight to 12 hours in a week while she is receiving parental leave benefits, the government should reinstate the old system that encouraged people to work and that helped employers find workers during certain periods of the year when it is often difficult. The changes brought in by the government will have the opposite effect of what they keep claiming. They do not understand the challenges faced by real families and small- and medium-sized businesses across Canada.
We are opposed to these changes. Other proposed changes to employment insurance worry us. We are pleased to vote in favour of this motion, because we believe that the government must do better for Canadian workers.
Monsieur le Président, j'aimerais d'abord indiquer que j'ai l'intention d'appuyer avec enthousiasme la motion de notre collègue de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles.
J'aimerais aussi féliciter mon collègue porte-parole libéral en matière de ressources humaines et député de Cape Breton—Canso de son important travail sur la question de l'assurance-emploi.
Depuis que la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences a fait son annonce au mois d'août — sans en avoir discuté au préalable avec le Parlement, ça c'est certain —, nous l'avons entendu à plusieurs reprises à la période des questions ou lors des débats à la Chambre: les changements qu'elle a proposés ont eu l'effet opposé à ce que prétendait alors le gouvernement.
À maintes reprises, mes collègues du NPD, du Bloc et du Parti libéral ont présenté des exemples très précis au gouvernement. Ils ont expliqué comment les changements proposés par la ministre à l'ancien projet-pilote, créé par le gouvernement libéral en 2005, allaient faire du tort et allaient décourager les gens d'accepter des heures de travail supplémentaires ou des heures à temps partiel pendant la période de l'année au cours de laquelle ils reçoivent des prestations de l'assurance-emploi.
Comme mon collègue de Cape Breton—Canso l'a indiqué, quand nous avons vu le document budgétaire au printemps dernier et les changements décrits au projet-pilote Travail pendant une période de prestations de l'assurance-emploi, notre première réaction a été de féliciter le gouvernement. En effet, ce dernier parlait de bonifier des changements qui ont aidé énormément d'employeurs dans ma région, au Nouveau-Brunswick, et partout au Canada. Cela a aidé des travailleurs, des hommes et des femmes, à accepter un travail disponible. Cela pouvait souvent se produire pendant la période de l'année où l'entreprise n'était pas ouverte, ou quand leur emploi habituel n'était pas disponible ou encore pendant un congé parental. Nous avons félicité le gouvernement, parce que nous avions pensé à l'époque qu'il allait augmenter à 50 % le montant d'argent qu'une personne pourrait recevoir sans subir de réduction dollar pour dollar de ses prestations de l'assurance-emploi. Nous avons vu, au mois d'août, que nous avions eu tort.
Finalement, ce qui est mentionné dans le budget n'est pas tout à fait véridique. En effet, dans son annonce, la ministre a changé la base du calcul des 40 %. Autrefois, selon l'ancien projet-pilote, une personne avait le droit de gagner jusqu'à 40 % de ses prestations de l'assurance-emploi sans subir de réduction en conséquence. Le gouvernement a dit qu'il allait augmenter cela à 50 %, mais en réalité, ces 50 % de l'argent gagné ne seront pas enlevés, dollar pour dollar, des prestations de l'assurance-emploi.
Comme on l'a vu dans beaucoup d'autres politiques de ce gouvernement, cela peut effectivement bénéficier à des personnes à haut revenu et, dans certains cas très restreints, à des gens qui gagnent beaucoup d'argent pendant une période où ils reçoivent, par exemple, le maximum de prestations de l'assurance-emploi.
Or chez moi, au Nouveau-Brunswick, comme dans beaucoup de régions rurales du Canada, les gens n'ont pas la chance de recevoir le maximum de prestations de l'assurance-emploi ou de travailler à temps partiel et gagner 600 $, 700 $ ou 800 $ pendant une semaine où ils reçoivent le maximum des prestations de l'assurance-emploi. Les exemples que le gouvernement a utilisés pour prétendre que c'était avantageux pour tout le monde visent vraiment ceux qui touchent les revenus les plus hauts, les prestations de l'assurance-emploi les plus élevées et les revenus de travail à temps partiel les plus importants.
Voici un exemple très précis. Dans ma circonscription, il y a une entreprise de transformation de fruits de mer dans le village Bouctouche. Un femme a appelé mon bureau de circonscription à Shediac pour décrire sa situation. Elle a été estomaquée d'avoir été punie pour avoir accepté de travailler un demi-quart de travail. C'était le seul travail disponible à Bouctouche et elle a été punie en conséquence à cause des changements à l'assurance-emploi.
Cette dame a eu un revenu total de 7 868 $ cette année. On voit qu'elle n'a pas un revenu élevé. Cette personne travaille probablement juste un peu au-dessus du salaire minimum. L'assurance-emploi, comme on le sait, c'est 50 % des revenus hebdomadaires. Son revenu hebdomadaire, quand elle travaillait, était de 562 $. Comme elle touchait 55 % de ce montant, elle recevait 309 $ de l'assurance-emploi chaque semaine où elle était obligée de recevoir des prestations.
Cette fois-là, on lui a demandé de travailler une période de six heures. Elle a gagné 62 $ pendant cette période travaillée. L'ancien système, comme l'a bien décrit mon collègue de Cape Breton—Canso, lui aurait permis de gagner jusqu'à 40 % de ses prestations, soit 40 % de 309 $, donc 123,60 $. Elle pouvait recevoir 123 $ en salaire sans que ses prestations d'assurance-emploi ne soient réduites. Toutefois, hélas!, avec le nouveau système, les 62 $ qu'elle a pu gagner en travaillant ces six heures, ont été réduits à 31 $, parce que 50 % des 62 $ ont été enlevés de son assurance-emploi. Au lieu de finir la semaine avec 371 $, soit ses prestations d'assurance-emploi et les 62 $ qu'elle a gagnés, elle n'a eu que 340 $. Comme mon collègue de Malpeque l'a bien dit, l'idée qu'une personne travaille six heures pour 31 $ n'a pas de sens. Ce sont souvent des femmes. Elles ont souvent besoin de faire garder leurs enfants. Elles ont de frais de garderie. Le coût de l'essence, chez nous, est extrêmement élevé, comme partout au Canada. Ces personnes voyagent une demi-heure ou une heure pour se rendre à leur emploi.
Effectivement, avec ces changements, le gouvernement a découragé cette dame d'aller travailler quand le seul travail disponible dans sa région était ce quart de travail de six heures dans une semaine.
Cela désavantage aussi les employeurs de ma région et de partout au Canada. L'idée qu'on punit seulement ceux et celles qui reçoivent des prestations d'assurance-emploi n'est pas vraie. En effet, les propriétaires, ceux de Mills Seafood à Bouctouche par exemple, auront énormément de difficulté à trouver des employés quand ils auront du travail disponible pendant une journée ou une journée et demie par semaine.
C'est la même chose dans l'industrie touristique où, chez moi, les entreprises ouvrent quelques fins de semaine en novembre et en décembre, pour organiser des festivités de Noël, par exemple. Encore là, les employés hésiteront à aller travailler parce qu'ils seront punis en conséquence à la suite des changements néfastes du gouvernement actuel.
La solution est simple. Au lieu de punir une infirmière qui décide de travailler de 8 à 12 heures dans une semaine où elle reçoit des prestations pour congé parental, on devrait dire au gouvernement de remettre en place l'ancien système qui encourageait les gens à travailler, qui aidait les employeurs à trouver de la main-d'oeuvre à des périodes de l'année où c'est souvent difficile. Avec les changements qu'applique le gouvernement, il aura comme résultat l'opposé du discours qu'il répète sans cesse, et sans même comprendre l'enjeu des vraies familles et des employeurs des petites et moyennes entreprises de partout au Canada.
Nous nous opposons à ces changements. D'autres changements proposés à l'assurance-emploi nous inquiètent. Nous allons voter avec plaisir en faveur de cette motion, parce que nous croyons que le gouvernement doit faire mieux pour les travailleurs du Canada.
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Lib. (NB)
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2012-10-01 13:29 [p.10625]
Mr. Speaker, my colleague from Winnipeg North is absolutely right.
The minister gets up during question period time and time again. Her parliamentary secretary provides equally sad performances. They continually regurgitate talking points written by bureaucrats in an office tower in Gatineau, Quebec.
They do not understand the reality of everyday living in small town and rural communities across the country, or even in larger urban centres like Winnipeg, represented so ably by my colleague from Winnipeg North. People may be encouraged to take part-time work during the year when perhaps there is no work available when they find themselves laid-off through no fault of their own or while they are receiving the parental or compassionate leave benefit.
The minister clearly does not understand the changes she has made. She consistently reverts back to the high-income earner examples, the people receiving maximum EI benefits and working part-time for $600 and $700 a week. That is not the reality in many communities across this country and the minister should do better for those people than simply regurgitate lame talking points.
Monsieur le Président, mon collègue de Winnipeg-Nord a parfaitement raison.
La ministre prend constamment la parole lors de la période des questions. Les interventions de sa secrétaire parlementaire sont tout aussi pitoyables. Elles ne font que débiter le contenu de leurs notes écrites par des bureaucrates dans une tour de Gatineau, au Québec.
Elles ne comprennent pas la réalité quotidienne des petites municipalités et des collectivités rurales de l'ensemble du pays, ou même des centres urbains de plus grande taille comme celui de Winnipeg, très bien représenté par mon collègue de Winnipeg-Nord. Les gens pourraient être encouragés à accepter un travail à temps partiel pendant une année où il n'y a pas de travail disponible, lorsqu'ils se font renvoyer sans être responsable de leur sort, ou pendant qu'ils reçoivent des prestations parentales ou de compassion.
De toute évidence, la ministre ne comprend pas les changements qu'elle a apportés. Elle ressert constamment l'exemple des personnes à revenu élevé, des gens qui reçoivent les prestations maximales de l'assurance-emploi et qui travaillent à temps partiel pour 600 $ ou 700 $ par semaine. Cela ne correspond pas à la réalité de nombreuses collectivités de l'ensemble du pays, et la ministre devrait faire mieux pour ces gens que se contenter de réciter des arguments pitoyables.
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Lib. (NB)
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2012-10-01 13:32 [p.10625]
Mr. Speaker, like my colleague from Cape Breton—Canso, initially I thought that the changes, which were vaguely described in the budget document, were intended to increase to 50% the previous pilot project. As has been said many times, the previous pilot project allowed someone receiving EI benefits to earn the greater of either $75 or 40% of their EI benefit, without the earnings being clawed back dollar for dollar. In the example I gave of someone making $309 a week on employment insurance in my riding, that person would have been able to work up to 40% of that EI benefit for $123 without a clawback.
However, that example no longer exists. The government was very deceitful in talking about an increase to 50%. It did not say that it was changing the base on which that percentage was calculated. It is not based on the amount of one's EI benefit; the government changed it to the amount of income one earned separately and apart from the EI benefit.
Therefore, if the base of the calculation is changed and the government starts clawing back earnings dollar for dollar, it perversely and severely punishes low-income earners and, of course, continues the Conservative way of benefiting the highest income earners among us. That is what they like. That is not what we like on this side of the House.
Monsieur le Président, comme mon collègue le député de Cape Breton—Canso, j'ai moi aussi cru initialement que les changements vaguement décrits dans le document sur le budget visaient à porter l'ancien projet-pilote à 50 %. Comme beaucoup l'ont dit, l'ancien projet-pilote permettait à un prestataire de l'assurance-emploi de toucher le montant le plus élevé entre 75 $ ou 40 % de ses prestations avant de voir chaque dollar gagné être récupéré. J'ai donné l'exemple de cette résidante de ma circonscription, qui touchait chaque semaine 309 $ en prestations d'assurance-emploi. Elle aurait pu gagner jusqu'à l'équivalent de 40 % de ses prestations, soit 123 $, avant que la mesure de récupération s'applique.
Cependant, cet exemple n'existe plus. Le gouvernement n'a pas joué cartes sur table lorsqu'il a parlé de porter la proportion à 50 %. Il n'a pas révélé qu'il modifierait la base du calcul de ce pourcentage. Ce n'est plus 50 % des prestations d'assurance-emploi touchées, mais bien du revenu gagné, sans tenir compte des prestations.
Puisque le gouvernement modifie la base du calcul et commence à récupérer le revenu gagné dès le premier dollar, il punit sévèrement et de façon perverse les gagne-petit et perpétue, bien sûr, la tradition conservatrice de favoriser ceux d'entre nous qui gagnent le plus d'argent. Voilà ce qu'ils aiment, mais de ce côté-ci de la Chambre, ce n'est pas le cas.
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2012-10-01 14:52 [p.10639]
Mr. Speaker, the Conservatives showed their true colours when they eliminated funding for the Afghan Canadian Community Centre in Kandahar, a school for young Afghan women. Last year they were saying wonderful things about the school; now they are abandoning this initiative, which has reduced poverty and offered hope to young Afghan women. The United States government, which is more enlightened than the Conservatives, is keeping its school open.
How can the Conservatives abandon young Afghan women after all our soldiers' work and sacrifices?
Monsieur le Président, les conservateurs ont démontré leurs vraies couleurs en supprimant le financement du Centre communautaire canado-afghan à Kandahar, une école pour les jeunes femmes afghanes. Alors que l'année passée, ils vantaient les mérites de cette école, ils abandonnent cette initiative qui, pourtant, diminuait la pauvreté et offrait de l'espoir aux jeunes femmes afghanes. Les États-Unis sont mieux avisés que les conservateurs et ils garderont l'école ouverte.
Comment les conservateurs peuvent-ils abandonner les jeunes femmes afghanes après tout le travail et les sacrifices de nos soldats?
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Lib. (NB)
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2012-09-27 14:41 [p.10538]
Mr. Speaker, let us try this again. A woman in my riding who works in a seafood plant receives employment insurance benefits when the plant is closed. She managed to find a minimum wage job in Bouctouche, where an employer is looking for someone to work just one night a week. Let us be clear: there are no other jobs in Bouctouche and, no matter what the minister believes, this woman is not lazy.
Why does the minister want to take away half of this woman's earnings?
Monsieur le Président, essayons une autre fois. Une femme de ma circonscription qui travaille dans une usine de fruits de mer reçoit des prestations d'assurance-emploi quand l'usine est fermée. Elle réussit à trouver un emploi au salaire minimum à Bouctouche, où un employeur cherche quelqu'un pour un soir par semaine, pas plus. Soyons clairs: il n'y a pas d'autre emploi à Bouctouche, et peu importe ce que croit la ministre, cette femme n'est pas paresseuse.
Pourquoi la ministre veut-elle lui enlever la moitié de son salaire?
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Lib. (NB)
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2012-09-19 14:29 [p.10141]
Mr. Speaker, the Prime Minister once said that providing for the poor is not a federal responsibility. He does not think it is his job to help those people. The Prime Minister was clearly having a Mitt Romney moment.
EI recipients are worse off if they try to work. The government has failed to improve CPP while rolling back OAS. There are crippling mortgage rates on social housing. The Prime Minister does not care about those people.
Why is the Prime Minister trying to balance the books on the backs of the most vulnerable Canadians?
Monsieur le Président, le premier ministre a déjà déclaré que ce n'était pas au gouvernement fédéral de s'occuper des pauvres. Il ne croit pas qu'aider ces gens fait partie de son travail. Manifestement, le premier ministre s'est pris pour Mitt Romney pendant un instant.
La situation des bénéficiaires de l'assurance-emploi empire lorsqu'ils essaient de travailler. Le gouvernement n'a pas bonifié le RPC, et il a repoussé l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse. Les taux hypothécaires sont catastrophiques pour les logements sociaux. Le premier ministre ne se soucie pas de ces gens.
Pourquoi le premier ministre essaie-t-il d'équilibrer le budget sur le dos des Canadiens les plus vulnérables?
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Lib. (NB)
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2012-09-19 14:30 [p.10142]
Mr. Speaker, economic inequality in Canada is continuing to grow, and the Conservatives' solution is to punish people who are receiving employment insurance benefits and who are looking for part-time work. What is more, the unemployment rate among young people has reached 15% and the Conservatives' solution is to close the employment centres that help them to find jobs.
When will this government realize that it must govern on behalf of all Canadians and not just on behalf of those it thinks voted for the Conservatives?
Monsieur le Président, l'inégalité économique continue d'augmenter au Canada, et la solution des conservateurs est de punir les gens qui reçoivent de l'assurance-emploi et qui cherchent un emploi à temps partiel. Qui plus est, le taux de chômage chez les jeunes est rendu à 15 %, et la solution des conservateurs est de fermer les centres de recherche qui les aident à trouver un emploi.
Quand ce gouvernement va-t-il réaliser qu'il doit gouverner au nom de tous les Canadiens et pas uniquement au nom de ceux et celles qui, selon lui, ont voté pour les conservateurs?
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Lib. (NB)
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2012-09-19 14:31 [p.10142]
Mr. Speaker, the minister can continue, but the reality is 165,000 young people have simply given up looking for work. EI recipients who want to work while on claim are worse off financially. They suffer from a secret clawback. Millions of Canadians are without a pension plan and the government is rolling back the OAS.
For our economy to thrive, all Canadians must be the object of federal government policy. When will it reverse these destructive policies and begin to govern for all Canadians, every one of them?
Monsieur le Président, le ministre peut continuer son énumération, mais le fait est que 165 000 jeunes gens ont tout simplement cessé de chercher un emploi. Les bénéficiaires de l'assurance-emploi qui souhaitent travailler tout en recevant leurs prestations sont pénalisés. Ils sont victimes d'une récupération camouflée. Des millions de Canadiens n'ont pas de régime de retraite et le gouvernement repousse l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse.
Pour que notre économie soit florissante, tous les Canadiens doivent être soumis aux mêmes politiques fédérales. Quand le gouvernement va-t-il annuler ces politiques néfastes et vraiment commencer à gouverner pour la totalité des Canadiens?
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Lib. (NB)
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2012-09-18 14:54 [p.10112]
Mr. Speaker, all of the fishers of Quebec and the Atlantic provinces are very worried about the future of their industry because of the minister's refusal to drop his plan to destroy coastal fisheries and the communities that depend on them.
Will the minister rise here today and promise that he will not change the fleet separation policy and the owner-operator principle?
He did not do so in response to my colleague's question. His refusal to do so here today makes this a very sad day for our coastal fisheries.
Monsieur le Président, tous les pêcheurs du Québec et de l'Atlantique sont très inquiets quant à l'avenir de leur industrie à cause du refus du ministre de renoncer à son plan pour détruire les pêches côtières et les communautés qui en dépendent.
Le ministre peut-il se lever aujourd'hui et promettre qu'il ne touchera pas à la politique de la séparation de la flottille et au principe du propriétaire-exploitant?
Il ne l'a pas fait dans sa réponse à la question de mon collègue. Son refus de le faire aujourd'hui fait de cette journée un jour très sombre pour les pêches côtières.
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Lib. (NB)
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2012-09-18 16:29 [p.10124]
Mr. Speaker, let me begin, as many others have done, by congratulating you on your appointment as Deputy Speaker. I am very proud to see you in the Chair and I congratulate you.
In his remarks, my colleague from Hamilton Centre correctly referred to the tendency the government has to remove judicial discretion in much of Canada's criminal law.
From my perspective, victim surcharges are often very appropriate, and certainly supporting victims and initiatives that support victims of crime has a lot of merit in our justice system.
Does he agree that the knee-jerk reaction of the government is always to tie judges' hands by imposing mandatory minimum sentences, pretending that somehow that is getting tough on crime, often creating unintended consequences? Does he agree that the solution in the case of a judicial sentence that appears inappropriate or does not respect the principles of sentencing is to go to the court of appeal to seek to have that sentence changed instead of consistently taking away judicial discretion, as it is seeking to do in this bill?
Monsieur le Président, permettez-moi de débuter, comme beaucoup d'autres l'ont fait, en vous félicitant pour votre nomination à titre de vice-président. Je suis très fier de vous voir assis dans le fauteuil et je vous félicite.
Dans son allocution, mon confrère le député d'Hamilton-Centre a évoqué avec justesse la tendance du gouvernement à retirer aux juges une bonne partie du pouvoir discrétionnaire que leur confère le droit pénal canadien.
Selon moi, les suramendes compensatoires sont souvent tout à fait justifiées. Les initiatives au profit des victimes ont certainement leur place dans notre système judiciaire.
Le député convient-il que le gouvernement a pour réaction épidermique de lier systématiquement les mains des juges en prescrivant des peines minimales obligatoires afin de donner l'illusion qu'il réprime ainsi durement la criminalité, ce qui entraîne souvent des répercussions imprévues? Estime-t-il lui aussi que la bonne solution, lorsqu'un juge rend une sentence apparemment inadaptée ou non conforme aux principes de détermination de la peine, consiste à faire modifier cette peine en appel et non à retirer aux juges leur pouvoir discrétionnaire, comme il cherche à le faire par le présent projet de loi?
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Lib. (NB)
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2012-09-18 16:44 [p.10126]
Mr. Speaker, I congratulate my colleague from La Pointe-de-l'Île on her speech. I agree that the government is often uninterested in parliamentary debates. However, it may be interested in the question I have for my colleague or my suggestion for her.
In her speech she referred to some of the failures of the Republican policy on criminal justice. I share her concerns about the fact that the government is basing programs, policies and bills on ones that have proven to be failures in certain U.S. states, such as California and Texas.
Could my colleague elaborate, for the benefit of everyone, on her concerns that the government seems to be inspired by policies that have failed in certain U.S. states?
What are her concerns for the future of the Canadian justice system in light of the Conservative government's blind faith in its American idols?
Monsieur le Président, je félicite ma collègue de La Pointe-de-l'Île de son discours. Je partage son opinion selon laquelle le gouvernement ne s'intéresse pas souvent aux débats parlementaires. Par contre, peut-être va-t-il s'intéresser à la question que je vais poser à ma collègue ou à la suggestion que je lui ferai.
Dans son discours, ma collègue a fait référence à certains échecs de la politique républicaine en matière de justice criminelle. Je partage son inquiétude à propos du fait que le gouvernement s'inspire de programmes, de politiques et de projets de loi qui se sont avérés être des échecs dans certains États américains, notamment en Californie et au Texas.
Ma collègue peut-elle élaborer, à l'intention de tous, au sujet de sa crainte à savoir que ce gouvernement semble s'inspirer de politiques qui ont échoué dans certains États américains?
Quelle est sa crainte par rapport à l'avenir de notre système judiciaire canadien et face à cet aveuglement du gouvernement conservateur devant ses idoles américains?
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Lib. (NB)
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2012-09-17 14:56 [p.10001]
Mr. Speaker, RMG is a company that contacts voters at the Conservative Party's behest. Former RMG employees signed affidavits stating that they were forced to call non-Conservative voters and direct them to the wrong polling station. The company says that it has recordings proving its innocence, but it is refusing to turn those recordings over to a Federal Court investigation. The integrity of our voting system is at stake.
What will the government do to ensure that RMG and the Conservative Party obey the law?
Monsieur le Président, RMG est une compagnie qui contacte des électeurs pour le Parti conservateur. D'anciens employés de RMG ont signé des affidavits dans lesquels ils ont indiqué avoir été forcés de téléphoner à des électeurs non conservateurs et de les diriger vers le mauvais bureau de scrutin. La compagnie dit avoir des enregistrements qui prouvent son innocence, mais refuse de les soumettre à une enquête de la Cour fédérale. L'intégrité même de notre système électoral est en jeu.
Que fera le gouvernement pour s'assurer que RMG et le Parti conservateur suivent la loi?
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