Hansard
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Consult the user guide
For assistance, please contact us
Add search criteria
Results: 1 - 60 of 77046
View Andrew Scheer Profile
CPC (SK)
View Andrew Scheer Profile
2013-06-19 16:05 [p.18583]
I wish to inform the House that pursuant to Standing Order 28(4), I have recalled the House this day for the sole purpose of granting royal assent to certain bills.
Je désire informer la Chambre que, conformément au paragraphe 28(4) du Règlement, j'ai convoqué la Chambre aujourd'hui uniquement en vue de la sanction royale qui sera octroyée à plusieurs projets de loi.
View Andrew Scheer Profile
CPC (SK)
View Andrew Scheer Profile
2013-06-19 16:05 [p.18583]
I have the honour to inform the House that a communication has been received as follows:
The Secretary to the Governor General
and Herald Chancellor
June 19th, 2013
Mr. Speaker,
I have the honour to inform you that the Right Honourable David Johnston, Governor General of Canada, will proceed to the Senate Chamber today, the 19th day of June, 2013, at 4:00 p.m., for the purpose of giving Royal Assent to certain bills of law.
Yours sincerely,
Stephen Wallace
J'ai l'honneur d'informer la Chambre qu'une communication, dont voici le texte, a été reçue:
Le secrétaire du gouverneur général
et chancelier d'armes
Le 19 juin 2013
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur de vous aviser que le très honorable David Johnston, Gouverneur général du Canada, se rendra à la salle du Sénat, aujourd'hui, le 19 juin 2013 à 16 h 00, afin de donner la sanction royale à certains projets de loi.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération.
Stephen Wallace
View Andrew Scheer Profile
CPC (SK)
View Andrew Scheer Profile
2013-06-19 16:23 [p.18583]
I have the honour to inform the House that when the House did attend His Excellency the Governor General in the Senate chamber, His Excellency was pleased to give, in Her Majesty's name, the royal assent to certain bills:
C-321, An Act to amend the Canada Post Corporation Act (library materials)—Chapter 10, 2013.
C-37, An Act to amend the Criminal Code—Chapter 11, 2013.
C-383, An Act to amend the International Boundary Waters Treaty Act and the International River Improvements Act—Chapter 12, 2013.
S-9, An Act to amend the Criminal Code—Chapter 13, 2013.
C-47, An Act to enact the Nunavut Planning and Project Assessment Act and the Northwest Territories Surface Rights Board Act and to make related and consequential amendments to other Acts—Chapter 14, 2013.
C-309, An Act to amend the Criminal Code (concealment of identity)—Chapter 15, 2013.
C-43, An Act to amend the Immigration and Refugee Protection Act—Chapter 16, 2013.
S-213, An Act respecting a national day of remembrance to honour Canadian veterans of the Korean War—Chapter 17, 2013.
C-42, An Act to amend the Royal Canadian Mounted Police Act and to make related and consequential amendments to other Acts—Chapter 18, 2013.
S-209, An Act to amend the Criminal Code (prize fights)—Chapter 19, 2013.
S-2, An Act respecting family homes situated on First Nation reserves and matrimonial interests or rights in or to structures and lands situated on those reserves—Chapter 20, 2013.
S-8, An Act respecting the safety of drinking water on First Nation lands—Chapter 21, 2013.
C-63, An Act for granting to Her Majesty certain sums of money for the federal public administration for the financial year ending March 31, 2014—Chapter 22, 2013.
C-64, An Act for granting to Her Majesty certain sums of money for the federal public administration for the financial year ending March 31, 2014—Chapter 23, 2013.
C-15, An Act to amend the National Defence Act and to make consequential amendments to other Acts—Chapter 24, 2013.
C-62, An Act to give effect to the Yale First Nation Final Agreement and to make consequential amendments to other Acts—Chapter 25, 2013.
S-14, An Act to amend the Corruption of Foreign Public Officials Act—Chapter 26, 2013.
S-17, An Act to implement conventions, protocols, agreements and a supplementary convention, concluded between Canada and Namibia, Serbia, Poland, Hong Kong, Luxembourg and Switzerland, for the avoidance of double taxation and the prevention of fiscal evasion with respect to taxes—Chapter 27, 2013.
S-15, An Act to amend the Canada National Parks Act and the Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Resources Accord Implementation Act and to make consequential amendments to the Canada Shipping Act, 2001—Chapter 28, 2013.
It being 4:24 p.m., the House stands adjourned until Monday, September 16, 2013, at 11 a.m., pursuant to Standing Orders 28(2) and 24(1).
(The House adjourned at 4:24 p.m.)
The first session of the 41st Parliament was prorogued by royal proclamation on September 13, 2013.
J'ai l'honneur de faire savoir à la Chambre que, lorsqu'elle s'est rendue au Sénat, il a plu à Son Excellence le gouverneur général d'octroyer, au nom de Sa Majesté, la sanction royale aux projets de loi suivants:
C-321, Loi modifiant la Loi sur la Société canadienne des postes (documents de bibliothèque)—Chapitre 10, 2013.
C-37, Loi modifiant le Code criminel—Chapitre 11, 2013.
C-383, Loi modifiant la Loi du traité des eaux limitrophes internationales et la Loi sur les ouvrages destinés à l’amélioration des cours d’eau internationaux—Chapitre 12, 2013.
S-9, Loi modifiant le Code criminel—Chapitre 13, 2013.
C-47, Loi édictant la Loi sur l'aménagement du territoire et l'évaluation des projets au Nunavut et la Loi sur l'Office des droits de surface des Territoires du Nord-Ouest et apportant des modifications connexes et corrélatives à certaines lois—Chapitre 14, 2013.
C-309, Loi modifiant le Code criminel (dissimulation d’identité)—Chapitre 15, 2013.
C-43, Loi modifiant la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés—Chapitre 16, 2013.
S-213, Loi instituant une journée nationale de commémoration pour honorer les anciens combattants de la guerre de Corée—Chapitre 17, 2013.
C-42, Loi modifiant la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois—Chapitre 18, 2013.
S-209, Loi modifiant le Code criminel (combats concertés)—Chapitre 19, 2013.
S-2, Loi concernant les foyers familiaux situés dans les réserves des premières nations et les droits ou intérêts matrimoniaux sur les constructions et terres situées dans ces réserves—Chapitre 20, 2013.
S-8, Loi concernant la salubrité de l'eau potable sur les terres des Premières Nations—Chapitre 21, 2013.
C-63, Loi portant octroi à Sa Majesté de crédits pour l'administration publique fédérale pendant l'exercice se terminant le 31 mars 2014—Chapitre 22, 2013.
C-64, Loi portant octroi à Sa Majesté de crédits pour l'administration publique fédérale pendant l'exercice se terminant le 31 mars 2014—Chapitre 23, 2013.
C-15, Loi modifiant la Loi sur la défense nationale et d'autres lois en conséquence—Chapitre 24, 2013.
C-62, Loi portant mise en vigueur de l'accord définitif concernant la Première Nation de Yale et modifiant certaines lois en conséquence—Chapitre 25, 2013.
S-14, Loi modifiant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers—Chapitre 26, 2013.
S-17, Loi mettant en oeuvre des conventions, des protocoles, des accords, un avenant et une convention complémentaire conclus entre le Canada et la Namibie, la Serbie, la Pologne, Hong Kong, le Luxembourg et la Suisse en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts—Chapitre 27, 2013.
S-15, Loi modifiant la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi de mise en oeuvre de l’Accord Canada — Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers et apportant des modifications corrélatives à la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada—Chapitre 28, 2013.
Comme il est 16 h 24, la Chambre s'ajourne jusqu'au lundi 16 septembre 2013, à 11 heures, conformément aux paragraphes 28(2) et 24(1) du Règlement.
(La séance est levée à 16 h 24.) 
La première session de la 41e législature a été prorogée par proclamation royale le 13 septembre 2013.
Aboriginal land claimsAdjournmentAgreements and contractsBordersBulk waterC-15, An Act to amend the National Defen ...C-309, An Act to amend the Criminal code ...C-321, An Act to amend the Canada Post C ...C-37, An Act to amend the Criminal CodeC-383, An Act to amend the International ...C-42, An Act to amend the Royal Canadian ... ...Show all topics
View Tom Lukiwski Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 36(8) I have the honour to table, in both official languages, the government's response to three petitions.
Monsieur le Président, conformément au paragraphe 36(8) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, la réponse du gouvernement à trois pétitions.
View Harold Albrecht Profile
CPC (ON)
View Harold Albrecht Profile
2013-06-18 10:04 [p.18505]
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the eighth report of the Standing Committee on Environment and Sustainable Development.
In accordance with its order of reference of Monday, June 10, 2013, your committee has considered Bill S-15, an act to amend the Canada National Parks Act and the Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Resources Accord Implementation Act and to make consequential amendments to the Canada Shipping Act, 2001, and agreed on Monday, June 17, 2013 to report it without amendment.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le huitième rapport du Comité permanent de l'environnement et du développement durable.
Conformément à son ordre de renvoi du lundi 10 juin 2013, votre Comité a étudié le projet de loi S-15, Loi modifiant la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi de mise en oeuvre de l’Accord Canada — Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers et apportant des modifications corrélatives à la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, et a convenu, le lundi 17 juin 2013, d’en faire rapport sans amendement.
View Peter Van Loan Profile
CPC (ON)
View Peter Van Loan Profile
2013-06-18 10:05 [p.18505]
Mr. Speaker, there have been consultations among the parties and I am hopeful that you could find unanimous consent for the following motion:
That Bill S-15, an act to amend the Canada National Parks Act and the Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Resources Accord Implementation Act and to make consequential amendments to the Canada Shipping Act, 2001 may be taken up at report stage later this day.
Monsieur le Président, il y a eu consultations entre les partis et vous constaterez qu’il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante:
Que le projet de loi S-15, Loi modifiant la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi de mise en oeuvre de l’Accord Canada — Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers et apportant des modifications corrélatives à la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada, soit abordé à l'étape du rapport plus tard aujourd'hui.
View Andrew Scheer Profile
CPC (SK)
View Andrew Scheer Profile
2013-06-18 10:06 [p.18505]
Does the hon. government House leader have the unanimous consent of the House to propose this motion?
Some hon. members: Agreed.
Some hon. members: No.
Le leader du gouvernement à la Chambre a-t-il le consentement unanime de la Chambre pour présenter cette motion?
Des voix: D'accord.
Des voix: Non.
View Michelle Rempel Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, the bill has the unprecedented support of parties across this House. It has the support of the environmental non-governmental organizational community, and it has the support of the Nova Scotia government. However, one of my colleagues, who purports to support the environment, is blocking the passage of the bill. I am outraged.
Monsieur le Président, le projet de loi a l'appui sans précédent de tous les partis à la Chambre. Il a l'appui des organismes environnementaux non gouvernementaux et il a l'appui du gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Toutefois, un de nos collègues, qui prétend défendre l'environnement, en empêche l'adoption. Je suis indigné.
View Andrew Scheer Profile
CPC (SK)
View Andrew Scheer Profile
2013-06-18 10:06 [p.18505]
That is a matter of debate, not a point of order.
C'est une question de débat. Cela ne relève pas du Règlement.
View Joy Smith Profile
CPC (MB)
View Joy Smith Profile
2013-06-18 10:07 [p.18505]
Mr. Speaker, I have a petition from several hundred people across Canada, calling on the government to request that Parliament amend the Criminal Code to decriminalize the selling of sexual services and criminalize the purchasing of sexual services, and provide support to those who desire to leave prostitution.
The petitioners have said that the demand for commercial sex with women and children is the root cause of prostitution, and that trafficking, child prostitution and violence toward women have increased in countries where prostitution has been legalized.
Monsieur le Président, j'ai une pétition de centaines de personnes de partout au Canada demandant au gouvernement de demander au Parlement de modifier le Code criminel de manière à décriminaliser la vente de services sexuels et à criminaliser l'achat de services sexuels, de même qu'à aider les personnes qui souhaitent quitter le milieu de la prostitution.
Les pétitionnaires disent que la demande de services sexuels auprès des femmes et des enfants est la cause première de la prostitution et que la traite, la prostitution juvénile et la violence envers les femmes ont augmenté dans les pays où la prostitution a été légalisée.
View Olivia Chow Profile
NDP (ON)
View Olivia Chow Profile
2013-06-18 10:07 [p.18505]
Mr. Speaker, I have four petitions.
The first one is from people, mostly seniors, who are very concerned about the Conservative government making changes to the old age security program and changing the age of eligibility from 65 years to 67 years. They are calling on the government to reverse that measure.
Monsieur le Président, j'ai quatre pétitions.
La première a été signée par des gens, pour la plupart des personnes âgées, qui s'inquiètent beaucoup des changements apportés par le gouvernement conservateur au programme de la Sécurité de la vieillesse et du fait qu'il fasse passer l'âge de l'admissibilité de 65 à 67 ans. Ils demandent au gouvernement d'annuler cette mesure.
View Olivia Chow Profile
NDP (ON)
View Olivia Chow Profile
2013-06-18 10:10 [p.18505]
Mr. Speaker, the second petition is from people who are very concerned about animal rights. They note that animals are sentient beings capable of feeling pain, that they are not property and that stray and wild animals are not sufficiently protected by animal cruelty laws under the property section of the Criminal Code.
Therefore, they are calling on the federal government to recognize animals as beings that can feel pain, to move animal cruelty crimes from the property section of the Criminal Code and to strengthen the language of federal animal cruelty laws in order to close loopholes that allow abusers to escape penalty.
Monsieur le Président, la deuxième pétition vient de personnes qui sont très préoccupées à l'égard des droits des animaux. Elles font remarquer que les animaux sont des êtres sensibles capables de ressentir la douleur, qu'ils ne sont pas des biens et que les animaux errants et sauvages ne sont pas suffisamment protégés par les dispositions de la section du Code criminel portant sur les biens qui prévoient les peines pour cruauté envers les animaux.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de reconnaître que les animaux sont des êtres vivants qui ressentent la douleur, de retirer les crimes de cruauté envers les animaux de la section en question du Code criminel et de renforcer le libellé de la loi fédérale visant à punir ces crimes afin d'en corriger les lacunes qui permettent aux contrevenants d'éviter les sanctions.
View Olivia Chow Profile
NDP (ON)
View Olivia Chow Profile
2013-06-18 10:10 [p.18506]
Mr. Speaker, the third petition is from people in Oshawa who note that the Oshawa Port Authority is ruining the city's waterfront with a 12-storey ethanol plant that was rubber-stamped behind closed doors, and that the Oshawa Port Authority is ignoring the will of local residents, Oshawa city council, the mayor, and Durham regional council.
They are calling on the government to cancel the approved FarmTech ethanol plant, halt all construction, publish all documents pertaining to the FarmTech long-term lease and other Oshawa Port Authority lease agreements, and start negotiating with the City of Oshawa for the divestment of the port to the municipality.
Monsieur le Président, la troisième pétition vient de gens d'Oshawa qui signalent que l'administration portuaire d'Oshawa est en train de ruiner le secteur riverain de la ville. En effet, elle a approuvée sans discussion et à huis clos la construction d'une usine d'éthanol de 12 étages, sans tenir compte de l'opinion des citoyens, du conseil municipal d'Oshawa, du maire et du conseil régional de Durham.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement d'annuler le projet de construction d'une usine d'éthanol de FarmTech, de suspendre tout aménagement, de publier tous les documents relatifs au bail à long terme de FarmTech et aux autres contrats de location de l'administration portuaire d'Oshawa, et d'amorcer des négociations avec la Ville d'Oshawa pour que le port soit cédé à la municipalité.
View Olivia Chow Profile
NDP (ON)
View Olivia Chow Profile
2013-06-18 10:10 [p.18506]
Mr. Speaker, the fourth petition is from constituents in Toronto who note that a year and a half ago Jenna Morrison, a pregnant mom, died under the wheels of a heavy truck and that perhaps her death could have been prevented had the truck had side guards installed.
They are asking the Government of Canada to introduce regulations under the Motor Vehicle Safety Act requiring side underrun guards for large trucks and trailers, to prevent cyclists and pedestrians from being pulled under the wheels of these vehicles.
Monsieur le Président, la quatrième pétition vient d'électeurs de Toronto qui soulignent qu'il y a un an et demi, Jenna Morrison, une mère enceinte, est décédée sous les roues d'un camion lourd et que sa mort aurait possiblement pu être évitée si le camion avait été muni de protections latérales.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de prendre un règlement en vertu de la Loi sur la sécurité automobile qui exigerait que les gros camions et les remorques soient munis de gardes latérales pour éviter que les cyclistes et les piétons soient entraînés sous les roues de ces véhicules.
View Ted Hsu Profile
Lib. (ON)
View Ted Hsu Profile
2013-06-18 10:10 [p.18506]
Mr. Speaker, I have a number of petitions today. The first one is from my constituents of Kingston and the Islands, and it concerns Bills C-38 and C-45, which gutted protection for ecosystems, especially around bodies of water.
The petitioners call on the government to recognize the importance of ecosystems to our well-being and prosperity, and they call on the federal government to restore federal statutory protections for fish and other natural habitats.
Monsieur le Président, j'ai plusieurs pétitions à présenter aujourd'hui. La première est signée par des électeurs de ma circonscription, Kingston et les Îles. Elle porte sur les projets de loi C-38 et C-45, qui ont affaibli la protection des écosystèmes, surtout autour des plans d'eau.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de reconnaître l'importance des écosystèmes pour le bien-être et la prospérité du Canada. Ils demandent au gouvernement fédéral de rétablir les mesures de protection prévues dans la loi pour l'habitat du poisson et les autres habitats naturels.
View Ted Hsu Profile
Lib. (ON)
View Ted Hsu Profile
2013-06-18 10:12 [p.18506]
Mr. Speaker, the second petition from my constituents of Kingston and the Islands concerns climate change. The House might know that climate change is partially responsible for the low water levels in the upper Great Lakes and that Canada has shown a lack of international leadership.
The petitioners are calling on the Government of Canada to show international leadership in reaching agreements to keep the rise in average global temperatures to under two degrees, to take action domestically, to do its fair share and to measure progress through an independent validator.
Monsieur le Président, la deuxième pétition signée par des électeurs de ma circonscription, Kingston et les Îles, concerne les changements climatiques. La Chambre sait peut-être que les changements climatiques sont en partie responsables du faible niveau d'eau des Grands Lacs et que le Canada manque de leadership à l'échelle internationale.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de faire preuve de leadership sur la scène internationale en concluant des ententes visant à limiter la hausse de la température dans le monde à moins de deux degrés Celsius, à prendre des mesures à l'échelle nationale, à faire sa juste part et à faire évaluer les progrès accomplis par un organisme de validation indépendant.
View Ted Hsu Profile
Lib. (ON)
View Ted Hsu Profile
2013-06-18 10:12 [p.18506]
Mr. Speaker, there are two petitions from my constituents of Kingston and the Islands concerning genetically modified alfalfa. The petitioners are concerned that the introduction of commercial genetically modified alfalfa will affect non-GM farmers, organic farmers and may affect international trade.
They are calling on the government to have a moratorium on genetically modified alfalfa until its study on farmers can be properly done.
Monsieur le Président, les habitants de Kingston et les Îles ont signé deux pétitions concernant la luzerne génétiquement modifiée. Les pétitionnaires s'inquiètent des répercussions de la commercialisation de la luzerne génétiquement modifiée sur les agriculteurs qui ne cultivent pas de luzerne génétiquement modifiée et sur les agriculteurs biologiques, ainsi que de l'incidence que cela pourrait avoir sur le commerce international.
Ils demandent au gouvernement un moratoire sur la commercialisation de la luzerne génétiquement modifiée tant que les répercussions sur les agriculteurs n'ont pas été étudiées en bonne et due forme.
View Ted Hsu Profile
Lib. (ON)
View Ted Hsu Profile
2013-06-18 10:12 [p.18506]
Mr. Speaker, the last petition I have is from my constituents from Kingston and the Islands regarding corrections.
They are calling on the federal government to adopt rational best practices, including the avoidance of double-bunking in order to reduce recidivism, to improve the rehabilitation of offenders, to improve public safety and to avoid wasting money.
Monsieur le Président, la dernière pétition signée par des résidants de Kingston et les Îles concerne le système correctionnel.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement fédéral d'adopter des pratiques exemplaires et rationnelles, notamment d'éviter la double occupation des cellules afin de réduire le taux de récidive et de favoriser la réinsertion sociale des contrevenants afin d'améliorer la sécurité publique et d'éviter le gaspillage d'argent.
View Cheryl Gallant Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, the signatories on this petition range from Alberta, Saskatchewan and Ontario, to Quebec. They are calling upon the federal government to replace the chief firearms officers from the provinces and territories with a single civilian agency that is service oriented, so that federal law is applied evenly from coast to coast to coast.
Monsieur le Président, les signataires de cette pétition proviennent de l'Alberta, de la Saskatchewan, de l'Ontario et du Québec. Ils demandent au gouvernement fédéral de remplacer les contrôleurs des armes à feu territoriaux et provinciaux par un organisme civil unique axé sur le service afin que la loi fédérale soit appliquée uniformément d'un bout à l'autre du pays.
View Kennedy Stewart Profile
NDP (BC)
View Kennedy Stewart Profile
2013-06-18 10:13 [p.18506]
Mr. Speaker, I am presenting a petition today regarding bringing online petitions to the House of Commons. The constituents who have signed this petition say they believe the current paper petitioning system is antiquated and inefficient.
The petitioners would like the House of Commons to recognize online petitions as it recognizes paper petitions. This is similar to a motion that I brought forward in the House of Commons, and I hope the government will take it seriously.
Monsieur le Président, je présente une pétition aujourd'hui qui vise à permettre la présentation de pétitions en ligne à la Chambre des communes. Les signataires de cette pétition croient que l'actuel système de pétitions sur papier est archaïque et inefficace.
Les pétitionnaires aimeraient que la Chambre des communes admette les pétitions en ligne au même titre que les pétitions sur papier. Cette pétition est similaire à une motion que j'ai présentée à la Chambre des communes, et j'espère que le gouvernement la prendra au sérieux.
View Wladyslaw Lizon Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I have a petition signed by many Canadians residing in Ontario, many of them Venezuelan Canadians. They would like to bring to the attention of this House the fact that since the last presidential election in Venezuela, democratic, human and electoral rights have been shamefully violated.
The petitioners are asking our government to take a strong stand and help to peacefully resolve the current crisis in Venezuela.
Monsieur le Président, j'ai une pétition signée par beaucoup d'Ontariens, dont un grand nombre sont d'origine vénézuélienne. Ils souhaitent attirer l'attention de la Chambre sur le fait que, depuis la dernière élection présidentielle au Venezuela, les droits démocratiques, les droits de la personne et les droits électoraux sont scandaleusement violés.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada d'adopter une position ferme et de contribuer à la résolution pacifique de la crise au Venezuela.
View Anne Minh-Thu Quach Profile
NDP (QC)
Mr. Speaker, I have a petition signed by people from my riding, Beauharnois—Salaberry. Bill C-45, which is now law, made changes to the Navigable Waters Protection Act. As a result, only 62 rivers, 97 lakes and three oceans will remain protected, while previously, that legislation protected all of Canada's waterways.
Bill C-45 shifts the burden of responsibility onto citizens, groups and municipalities, who now have to take project proponents to court themselves if their navigation rights are breached. The government made it impossible for anyone to comment on the minister's decisions or to hold public consultations on any projects proposed by proponents.
The petitioners are calling on the Government of Canada to take responsibility for protecting navigation rights, reverse its decision compelling citizens to take project proponents to court themselves, and guarantee that the right to navigate on all waterways and lakes in Canada will be maintained and that an environmental assessment will be conducted for all projects near any bodies of water.
Monsieur le Président, j'ai ici une pétition signée par des gens de mon comté, Beauharnois—Salaberry. Le projet de loi C-45, qui est maintenant une loi, a apporté des changements à la Loi sur la protection des eaux navigables. Il fait en sorte que seulement 62 rivières, 97 lacs ainsi que 3 océans resteront protégés, alors qu'avant, tous les cours d'eau du Canada étaient protégés par cette loi.
Le projet de loi C-45 a pour conséquence d'inverser le fardeau de la responsabilité en obligeant désormais les citoyens, les groupes et les municipalités à amener eux-mêmes les responsables des projets devant les tribunaux lorsque leur droit à la navigation sera bafoué. Le gouvernement a retiré toute possibilité de commenter les décisions prises par le ministre et de mener des consultations publiques sur les projets proposés par les promoteurs.
Les citoyens demandent donc que le gouvernement du Canada assume les responsabilités en matière de protection du droit à la navigation, qu'il ne délègue pas aux citoyens la tâche de poursuivre eux-mêmes les responsables devant les tribunaux et qu'il garantisse le maintien du droit à la navigation sur tous les cours d'eau et lacs du Canada, de même que le déclenchement du processus d'évaluation environnementale lors de propositions de projets et aux abords des plans d'eau.
View Ron Cannan Profile
CPC (BC)
View Ron Cannan Profile
2013-06-18 10:16 [p.18507]
Mr. Speaker, it is an honour to rise on behalf of numerous British Columbians who are calling upon the government to implement the new mandatory minimum sentencing for those persons convicted of impaired driving causing death and get tougher on impaired drivers.
The petitioners request that the Criminal Code be changed to redefine the offence of impaired driving causing death to vehicular manslaughter.
Also, as the summer is upon us, I would like to remind all Canadians to drink responsibly and to not drink and drive.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur d'intervenir au nom de nombreux Britanno-Colombiens qui demandent au gouvernement d'imposer de nouvelles peines minimales obligatoires pour les personnes reconnues coupables de conduite avec facultés affaiblies causant la mort et d'être plus sévère à l'égard des conducteurs aux facultés affaiblies.
Les pétitionnaires demandent qu'on modifie le Code criminel de façon à ce que l'infraction de conduite avec facultés affaiblies causant la mort devienne un homicide involontaire coupable commis au volant d'un véhicule automobile.
De plus, comme l'été est à nos portes, j'aimerais rappeler à tous les Canadiens de boire de façon responsable et de ne pas conduire en état d'ébriété.
View Libby Davies Profile
NDP (BC)
View Libby Davies Profile
2013-06-18 10:16 [p.18507]
Mr. Speaker, I am very pleased to rise in the House today to introduce more petitions. I have been introducing these petitions throughout the session. I would like to thank the thousands of Canadians who have been signing this particular petition, as it deals with dogs and cats that are brutally slaughtered for their fur in a number of Asian regions.
Today's petitions come from Saskatoon, Vancouver, Windsor, Kitchener and right across the country. As I have said, I have been introducing these petitions now for a number of months, and obviously it is an issue that people are very concerned about.
The petitioners request that Canada join the U.S.A., Australia and the European Union in banning the import and sale of dog and cat fur. They support the private member's legislation that is before Parliament to make sure that this comes about.
I would like to thank the people across the country, who have been organizing this petition, for their hard and diligent on this very important issue.
Monsieur le Président, j'ai le grand plaisir de présenter d'autres pétitions comme celles que j'ai déposées au cours de la session parlementaire. Je tiens à remercier les milliers de Canadiens qui ont signé cette pétition, qui porte sur les chats et les chiens qui sont abattus pour leur fourrure dans certaines régions d'Asie.
Les pétitions d'aujourd'hui ont été signées par des gens de Saskatoon, de Vancouver, de Windsor, de Kitchener et d'un peu partout au Canada. Comme je l'ai dit, je présente des pétitions comme celles-là depuis plusieurs mois. De tout évidence, cette question suscite beaucoup d'inquiétude.
Les pétitionnaires réclament que le Canada fasse comme les État-Unis, l'Australie et l'Union européenne et qu'il interdise l'importation et la vente de fourrure de chien et de chat. Ils appuient ainsi le projet de loi d'initiative parlementaire dont le Parlement est actuellement saisi, car c'est l'objectif qu'il vise.
Je remercie les organisateurs de cette pétition de leur excellent travail dans ce dossier très important.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
View Elizabeth May Profile
2013-06-18 10:17 [p.18507]
Mr. Speaker, I rise this morning to present three petitions.
The first petition deals with the proposed northern gateway project, which increasingly has the people of British Columbia, the government of British Columbia and the first nations of British Columbia standing against it. These petitions are signed by residents of the Montreal area.
Monsieur le Président, je présenterai trois pétitions ce matin.
La première porte sur le projet Northern Gateway, qui suscite de plus en plus l'opposition des Britanno-Colombiens, du gouvernement de la Colombie-Britannique et des Premières Nations de cette province. Ces pétitions ont été signées par des gens de la région de Montréal.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
View Elizabeth May Profile
2013-06-18 10:18 [p.18507]
Mr. Speaker, the second petition is from residents of the Toronto area who are calling upon the government to refuse to ratify the Canada-China investment treaty. This treaty would lock Canada in, and future governments, for a period of not less than 31 years after ratification. It is time to step back from ratification and actually study that treaty.
Monsieur le Président, la deuxième pétition a été signée par des gens de la région de Toronto qui demandent au gouvernement de ne pas ratifier le traité sur les investissements entre le Canada et la Chine. Ce traité contraindrait le Canada et les futurs gouvernements à respecter ses clauses pendant au moins 31 ans. Il est temps que le Canada suspende le processus de ratification et qu'il étudie vraiment les clauses du traité.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
View Elizabeth May Profile
2013-06-18 10:18 [p.18507]
Mr. Speaker, the last petition, and I am encouraged by its support from across the aisles, is primarily from petitioners in the Surrey area who are in support of my private member's Bill C-442, which calls for a national strategy to deal with the dreadful human tragedy that is Lyme disease.
Monsieur le Président, la dernière pétition, pour laquelle on manifeste de l'autre côté de l'allée un appui qui m'encourage, la dernière pétition, dis-je, provient majoritairement de gens de la région de Surrey qui appuient mon projet de loi d'initiative parlementaire, le projet de loi C-442, qui demande la création d'une stratégie nationale pour faire face à l'épouvantable tragédie qu'est la maladie de Lyme.
View Rathika Sitsabaiesan Profile
NDP (ON)
Mr. Speaker, today I stand to submit some petitions on behalf of constituents from all over the GTA—from Etobicoke, Richmond Hill, Markham, of course the city of Toronto and Mississauga—with respect to the Rouge Park.
The current Rouge Park is home to endangered Carolinian and mixed woodland/plain life zones of Canada, the zones with one-third of Canada's endangered species. It is also the ancestral home of the Mississauga, Huron-Wendat and Seneca first nations and their sacred burial and village sites.
This is the last chance we will have to create a large national park in southern Ontario, an area with 34% of Canada's population and 77% of its land in agriculture and human settlement use, with only about 1/400th of the lands protected in national parks. The petitioners are requesting many things, but they are also requesting that the Government of Canada conduct a rational, scientific and transparent public planning process to create Rouge national park's boundaries, legislation and strategic plan and include first nations and Friends of the Rouge Watershed on a Rouge national park planning and advisory board.
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour présenter des pétitions au nom d'électeurs de la grande région de Toronto — d'Etobicoke, de Richmond Hill, de Markham, et bien sûr des villes de Toronto et de Mississauga — concernant le parc de la Rouge.
Nous savons que ce parc comporte des zones biologiques constituées d'une forêt carolinienne rare ainsi que d'une forêt mixte et de plaines, et qu'il abrite le tiers des espèces en péril du Canada. C'est aussi la terre ancestrale des Premières Nations Mississauga, Huron-Wendat et Seneca, et on y trouve des vestiges de leurs villages et de leurs lieux de sépulture sacrés.
Voilà une dernière possibilité de créer un vaste parc national dans le Sud de l'Ontario, une région où vit 34 % de la population du Canada et dont 77 % des terres servent à l'agriculture ou aux habitations humaines. Seulement 1/400e de son territoire est protégé par des parcs nationaux. Les revendications des pétitionnaires sont nombreuses; ils réclament que le gouvernement du Canada instaure un processus de planification public, transparent, scientifique et rationnel en vue d'établir les limites du parc national de la Rouge et d'élaborer une loi ainsi qu'un plan stratégique relatifs à ce parc; et qu'il veille à ce que les Premières Nations et les Amis du bassin de la rivière Rouge soient représentés au comité consultatif et participent à la planification du parc national de la Rouge.
View Matthew Kellway Profile
NDP (ON)
View Matthew Kellway Profile
2013-06-18 10:19 [p.18507]
Mr. Speaker, it is my pleasure to introduce two petitions to the House today.
The first petition calls upon the Government of Canada to accept the science of climate change and table a comprehensive climate change plan, to commit to attaining greenhouse gas emission reduction goals that are supported internationally and to contribute its fair share to fill the megatonne gap.
Monsieur le Président, je suis heureux de présenter deux pétitions à la Chambre aujourd'hui.
Dans la première pétition, on demande au gouvernement du Canada de reconnaître la véracité des données scientifiques sur les changements climatiques, de déposer un plan exhaustif pour s'y attaquer, de s'engager à atteindre les objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre que soutient la communauté internationale et de faire sa juste part pour combler l'écart de mégatonnes.
View Matthew Kellway Profile
NDP (ON)
View Matthew Kellway Profile
2013-06-18 10:20 [p.18508]
Mr. Speaker, the second petition, again signed by constituents from across Toronto, is with respect to genetically modified alfalfa.
The petitioners call upon the government to impose a moratorium on the release of genetically modified alfalfa in order to allow a proper review of the impact on farmers in Canada.
Monsieur le Président, la deuxième pétition, signée aussi par des électeurs de Toronto, concerne la luzerne génétiquement modifiée.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement d'imposer un moratoire sur la commercialisation de la luzerne génétiquement modifiée, afin que ses répercussions sur les agriculteurs canadiens puissent être étudiées en bonne et due forme.
View Craig Scott Profile
NDP (ON)
View Craig Scott Profile
2013-06-18 10:20 [p.18508]
Mr. Speaker, I rise to present a petition from citizens in Toronto, especially in my riding of Toronto—Danforth.
The petitioners are concerned that the Don River was removed from protection under what was then the Navigable Waters Protection Act by Bill C-45 and are calling for its re-protection.
The petitioners also want to draw attention to the fact that the right to navigation should include non-mechanized vessels, such as canoes and kayaks.
The petitioners want a commitment from the government to meaningful public consultation prior to approval of any project that affects the Don River.
Monsieur le Président, je prends la parole pour présenter une pétition de citoyens de Toronto, et plus particulièrement de ma circonscription, Toronto—Danforth.
Les pétitionnaires trouvent inquiétant que le projet de loi C-45 retire la rivière Don des cours d'eau protégés par la Loi sur la protection des eaux navigables et demandent qu'elle soit de nouveau protégée.
Ils veulent également attirer l'attention sur le fait que le droit de navigation devrait inclure les bateaux non motorisés, comme les canots et les kayaks.
Les pétitionnaires veulent que le gouvernement s'engage à mener une consultation publique sérieuse avant d'approuver tout projet ayant une incidence sur la rivière Don.
View Tom Lukiwski Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, I ask that all questions be allowed to stand.
The Deputy Speaker: Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
Le vice-président: D'accord?
Des voix: D'accord.
View Joe Comartin Profile
NDP (ON)
View Joe Comartin Profile
2013-06-18 10:21 [p.18508]
There being no motions at report stage, the House will now proceed, without debate, to the putting of the question on the motion to concur in the bill at report stage.
Comme il n'y a aucune motion à l'étape du rapport, la Chambre passe maintenant sans débat à la mise aux voix de la motion d'adoption du projet de loi à l'étape du rapport.
View Peter Van Loan Profile
CPC (ON)
View Peter Van Loan Profile
2013-06-18 10:22 [p.18508]
moved that the bill be concurred in.
The Deputy Speaker: Is it the pleasure of the House to adopt the motion?
Some hon. members: Agreed.
propose que le projet de loi soit agréé.
Le vice-président: Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?
Des voix: D'accord.
View Joe Comartin Profile
NDP (ON)
View Joe Comartin Profile
2013-06-18 10:22 [p.18508]
When shall the bill be read a third time? By leave, now?
Some hon. members: Agreed.
Quand le projet de loi sera-t-il lu pour la troisième fois? Avec la permission de la Chambre, maintenant?
Des voix: D'accord.
View Peter Van Loan Profile
CPC (ON)
View Peter Van Loan Profile
2013-06-18 10:22 [p.18508]
moved that the bill be read the third time and passed.
propose que le projet de loi soit lu pour la troisième fois et adopté.
View Bob Dechert Profile
CPC (ON)
View Bob Dechert Profile
2013-06-18 10:22 [p.18508]
Mr. Speaker, it is my pleasure to rise today to participate in the third reading debate on Bill S-14, the fighting foreign corruption act. I would like to thank members of the Standing Committee on Foreign Affairs and International Development for considering the bill so quickly and our witnesses for their thoughtful contribution to discussion. I note the chairman of the foreign affairs committee is here, and I just want to say to all the members of the House what a superb job he does chairing that committee.
Corruption, in all its unsavoury forms, is an affront to the values of good, honest and hard-working Canadians. Our government's position of zero tolerance in this area is clear. Canada needs to work to root out corruption wherever it lies, and these amendments to the Corruption of Foreign Public Officials Act, or the CFPOA, offer a vital contribution in this regard.
Before I address the important amendments proposed in Bill S-14, I would like to first provide a sense of the considerable efforts Canada is already making in this area. It is a good story for Canadians and for Canadian businesses, and our government is convinced that the enactment of Bill S-14 would only make it better.
I would like to first establish where we are now; that is, firmly committed to combatting foreign corruption in all its guises. Our government's approach to tackling foreign bribery centres on two main thrusts, its prevention and its enforcement. This draws on contributions from a wide spectrum of stakeholders including federal departments, crown corporations and other agencies, all of whom collaborate closely. These actors have all worked constructively together to develop and implement the range of regulatory and legislative tools already in place to advance this worthy and indeed critically important cause. Canada is truly engaged in a whole of government approach to combatting corruption.
Clearly, the best means of addressing corruption is working to prevent it from occurring in the first place. Consultation and outreach figure heavily in such preventative work, and a number of government stakeholders are already engaged in this area. I would like to highlight a few of them and their contributions.
The Department of Foreign Affairs, for one, looks to prepare its diplomats to deal with the issues of corruption, before they serve abroad. Through the provision of information and training, the department educates its ambassadors and political and trade stream officers concerning the Canadian Corruption of Foreign Public Officials Act and Canada's international obligations in the area of corruption.
In March 2010, DFAIT adopted and provided to its missions around the world the policy and procedure for reporting allegations of bribery abroad by Canadians or Canadian companies. That policy was adopted and circulated to provide guidance to Canada's missions on what they should take as appropriate measures when confronted with allegations that a Canadian business or individual had bribed or attempted to bribe a foreign public official and/or committed other bribery-related offences. The policy essentially instructs Canadian officers at mission to relay any such information received to departmental officials back in Ottawa, who in turn transmit the information to law enforcement authorities here, as per an established set of standard operating procedures.
It should also be noted that DFAIT regularly dispatches its legal officers abroad to deliver presentations and serve as panellists in various fora with a view to advancing the anti-corruption cause and building awareness of the wide range of Canadian activity in this area. As just one example, Canadian legal experts from DFAIT delivered a presentation to the 2011 Conference of the States Parties to the UN Convention against Corruption concerning legal mechanisms for freezing the assets of corrupt foreign officials and for combating the bribery of foreign public officials.
As noted earlier, DFAIT is joined by other departments and stakeholders in such important preventative work. Public Works and Government Services Canada, for example, recently added the bribing of a foreign public official under the CFPOA to the list of offences that render companies and individuals ineligible to bid on contracts. That change became effective in November 2012, and it is hoped that it will serve as an added deterrent to companies and individuals contemplating or engaging in such activity.
Our government, through the combined initiative of several federal departments, also took steps in early 2012 to host a workshop in Ottawa on the subject of foreign bribery, with invited experts from various sectors including NGOs, academic institutions, Canadian companies and law firms. The workshop, entitled “New Ideas for Canada's Fight Against Foreign Bribery” was designed to help innovate and develop better measures for enhancing efforts in this area and saw more than 30 participants join officials in a discussion of several foreign bribery-related areas of interest.
The consultation covered topics such as the recognition of and resistance to the solicitation of bribery, voluntary disclosure, books and records offences, the discouragement of facilitation payments, advocacy concerning SMEs, education, training and focused awareness raising, as well as a discussion of the possibility of amending the CFPOA.
The consultation enabled the government to register preventative messaging with Canadian companies first-hand and to really contemplate how to best improve the enforcement of the CFPOA and seek stakeholder support in working to prevent bribery before it occurs and to detect it when it does. The workshop provided a pivotal platform for enhanced engagement and co-operation with these stakeholders as we look to upgrade efforts in this area. We continue to draw on the invaluable input received. The amendments before us today reflect some of that solicited feedback, and we will probably mine some of the good ideas heard for some time to come.
Prevention is only half of the story. Our government is working hard to ensure that we effectively enforce what already exists in the way of legislation and other instruments established to advance the fight against foreign corruption.
Of course the legislative centrepiece of Canada's work on foreign corruption is the CFPOA, which has been in force since 1999. I believe we are all familiar by now with the reasons for the CFPOA's development and its role in honouring Canada's international obligations in this area, as well as the principal purposes it serves and the main activities it criminalizes. I will not repeat those here.
Rather, I would like to use some of my time today to very briefly flag the indispensable contributions that our key law enforcement agencies are making to the enforcement of that existing legislation governing the corruption of foreign public officials. The RCMP serves as the primary enforcement body for the CFPOA and since 2008 has had an international anti-corruption unit in place enforcing and raising awareness about the CFPOA. With teams placed in both Ottawa and Calgary, the latter owing to its position as the largest hub for Canada's extractive industries and related business, this unit would only get better and more effective with the benefit of Bill S-14's enactment.
The Public Prosecution Service of Canada works hand in hand with the RCMP to tackle corruption. Since 2006 and its creation, the PPSC has stationed one of its counsel in Ottawa with the explicit mandate to advise and assist the RCMP's two teams in Ottawa and Calgary with their anti-corruption investigations. This collaboration is paying off. We have seen 3 convictions, and there are another 2 cases pending and 35 more under investigation. The penalties are increasing significantly with each conviction, and we can expect this trend to continue as our legislation gets tougher and we get better at identifying and holding these offenders to account. We are on the right track, and Bill S-14 would only drive us further in that positive direction.
Having touched on what exists already and where we are at, I would like to turn now to where we are going next. Bill S-14 is fundamental to our continued progress, and these reforms would make a significant contribution to our ongoing work to ensure that Canadian companies refrain from bribing foreign public officials and continue to act in accordance with the highest legal and ethical standards in the pursuit of freer markets and expanded global trade. This bill is compelling evidence of our government's commitment to this work, and its passage would send a crystal clear signal to other countries of our expectation that they should hold their own companies to the same account.
These six amendments seek to introduce nationality jurisdiction, specify which authority can lay charges, eliminate the facilitation payments exception, clarify the scope of the CFPOA, increase the maximum penalty and create a new books and records offence.
If I may, perhaps I will just refresh the House's memory as to what each of these amendments would provide for, in turn.
The first amendment, which would introduce nationality jurisdiction, seeks to expand the limited reach of the existing act. The CFPOA's current requirement that the prosecution demonstrate a “real and substantial link” between Canadian territory and the offence charged effectively acts to circumscribe the number of corruption cases we can bring to justice. The assertion of nationality jurisdiction would allow us to tackle possible foreign bribery engaged in by Canadians or Canadian companies regardless of where that bribery might take place, by enabling us to prosecute them on the basis of their Canadian nationality alone.
The second amendment would provide the RCMP exclusive authority to lay charges under the act. This would permit the RCMP to ensure that there is a uniform approach taken to the pre-charge stages of the CFPOA cases throughout Canada. It would also put Canadian businesses on notice that it is clearly the RCMP that is the lead law enforcement agency as far as investigations are concerned.
The third amendment proposes to eliminate the facilitation payments exception currently provided for under the CFPOA. In essence, any payments made to expedite or secure the performance by a foreign public official of any act of a routine nature do not constitute bribes for the purposes of the current act. Such facilitation or grease payments to move along a foreign public official's performance of something he or she is already beholden to perform are plainly open to abuse and should also be characterized as bribes, which are payments specifically made to extract a business advantage and are already illegal under the act.
Indeed, bribes are illegal under the legislation of every OECD country. This is important in light of any concerns that this amendment would place Canadian companies at a competitive disadvantage internationally. As noted in the bill, the entry into force of the specific amendment would be delayed to further address any such concern in recognition of the fact that some other countries continue to permit facilitation payments and, most importantly, to provide Canadian companies with a fair and reasonable amount of time to adjust their own practices, internal policies and operations should that prove necessary.
The fourth amendment, which proposes the elimination of the words “for profit” from the definition of business would ensure that the reach of the CFPOA is not unduly restricted. It clarifies that the scope of the CFPOA is plainly not limited to bribes paid to for-profit enterprises or in the course of profitable businesses. This is key if we are target those who pay bribes on behalf of companies that may not earn a profit in a given year, as well as organizations with a not-for-profit raison d'être. These entities would be caught within this proposed change.
The fifth amendment is straightforward: an increase in the maximum jail term for a foreign bribery offence under the act to 14 years. It is currently set at five. The current possibility of unlimited fines for such offenders would remain untouched.
The new books and records offence that composes the sixth proposed amendment is meant to prevent individuals and companies from cooking the books. While there are offences under the Criminal Code that criminalize the falsification of books and records, they are not specific to foreign bribery. Canada is required to put such specific measures in place in order to honour its obligations under international anti-corruption treaties to which it is a party. The amendment would add another enforcement measure to our tool kit and would be punishable by a maximum of 14 years' imprisonment and unlimited fines; the same severity that is in place for the offence of foreign bribery.
Bill S-14 was adopted by the other place as tabled and I would offer that it is plainly in the national interest that the House do the same. If adopted, the amendments I have just described would clearly and unequivocally demonstrate to interested parties in Canada and abroad that corruption is simply not the Canadian way of doing business, nor should it be the way of doing business anywhere. Ensuring a level playing field for international business is crucial to the global fight against foreign bribery. Legislation such as Bill S-14 is vital if economic growth and expanding global trade and prosperity are to flourish. Indeed, foreign bribery works to undermine that growth, trade and prosperity and to corrode the rule of law that is the foundation for the market freedom so absolutely vital to a trading nation such as Canada.
Bill S-14 seeks to ensure that our companies continue to embrace the highest legal and ethical standards in pursuing their business internationally. Canadians expect no less, and rightly so. Our government firmly believes that Canada can compete with the best and win fairly. Bill S-14 is an expansion of that belief and of our twin commitment to both strengthening the fight against corruption and securing jobs, economic growth and long-term prosperity for all Canadians. I ask all hon. members in the House to work with us to ensure its passage into law as quickly as possible.
Monsieur le Président, c’est avec plaisir que je participe aujourd’hui à la troisième lecture du projet de loi S-14, Loi visant à combattre la corruption transnationale. Je voudrais remercier les membres du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international d’avoir examiné le projet de loi aussi rapidement; je tiens également à remercier les témoins de leur contribution précieuse à la discussion. Je remarque que le président du Comité des affaires étrangères est ici et j’en profite pour dire à tous les députés qu’il fait un travail superbe à la présidence de ce comité.
La corruption, sous toutes ses formes abjectes, est un affront aux valeurs des Canadiens honnêtes et travaillants. La tolérance zéro de notre gouvernement dans ce domaine est bien connue. Le Canada doit s’employer à éradiquer la corruption partout où elle se trouve, et les changements ainsi prévus à la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers constituent des mesures vitales à cet égard.
Avant de parler des modifications importantes proposées dans le projet de loi S-14, j’aimerais tout d’abord vous donner un aperçu des efforts considérables déjà déployés par le Canada pour lutter contre la corruption. Nous obtenons déjà de bons résultats pour les Canadiens et les entreprises canadiennes, et notre gouvernement est convaincu que l’adoption du projet de loi S-14 ne ferait qu’améliorer encore les choses.
Je tiens tout d’abord à vous donner l’heure juste: nous sommes déterminés à combattre la corruption transnationale sous toutes ses formes. Notre gouvernement s’attaque aux foyers de corruption transnationale sur deux grands fronts: la prévention et l’application de la loi. Cette approche nécessite la contribution d’intervenants d’horizons très divers, dont des ministères fédéraux, des sociétés d’État et d’autres organismes, qui tous collaborent étroitement avec nous. Ces acteurs ont tous travaillé de façon constructive pour élaborer et mettre en œuvre les outils réglementaires et législatifs déjà en place pour faire progresser cette cause utile, en fait, cette cause d’une importance vitale. Le Canada est véritablement engagé dans une lutte pangouvernementale contre la corruption.
Évidemment, la meilleure façon de lutter contre la corruption est de travailler à la prévenir. La consultation et les communications comptent pour beaucoup dans la prévention, et un certain nombre d’intervenants gouvernementaux y travaillent déjà. J’aimerais attirer votre attention sur quelques-uns d’entre eux et vous parler de leur contribution.
Le ministère des Affaires étrangères, à commencer par lui, s’attache à préparer ses diplomates à gérer les problèmes de corruption avant leur départ pour l’étranger. Le ministère donne à ses ambassadeurs ainsi qu’à ses agents politiques et commerciaux une formation concernant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers et les obligations au niveau international du Canada dans la lutte contre la corruption.
En mars 2010, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international a adopté et fourni à ses missions partout dans le monde la politique et la procédure à suivre pour signaler les allégations de corruption à l’étranger mettant en cause des Canadiens et des sociétés canadiennes. Cette politique a été adoptée et diffusée aux missions canadiennes pour les informer des mesures appropriées à prendre pour faire suite à des allégations voulant qu’une entreprise ou un citoyen canadien aurait soudoyé ou tenté de soudoyer un agent public étranger ou commis d’autres infractions liées à la corruption. La politique ordonne essentiellement aux agents canadiens en poste dans les missions à l’étranger de relayer l’information aux responsables du ministère à Ottawa qui, eux, la transmettent aux responsables de l’application de la loi ici, en suivant les procédures normalisées de fonctionnement établies à cet effet.
Il convient également d’observer que le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international envoie régulièrement ses conseillers juridiques à l’étranger pour présenter des exposés et participer à des discussions d’experts dans le but de faire progresser la lutte contre la corruption et de faire mieux connaître les mesures prises par le Canada dans ce domaine. À titre d’exemple, en 2011, le ministère a dépêché de ses experts juridiques à la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption pour y présenter un exposé sur les mécanismes légaux permettant de geler les avoirs des agents étrangers coupables de corruption et de lutter contre la corruption des agents publics étrangers.
Comme cela a déjà été mentionné, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international jouit de la collaboration d’autres ministères et d’intervenants dans son important travail de prévention. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, par exemple, a dernièrement ajouté la corruption d’agents publics étrangers à la liste des infractions pour lesquelles les sociétés et les particuliers ne sont plus autorisés à soumissionner pour obtenir des marchés publics. Ce changement est entré en vigueur en novembre 2012, et on espère qu’il servira de facteur de dissuasion de plus pour les sociétés et les particuliers qui se livrent déjà ou qui seraient tentés de se livrer à ce genre d’activité.
Grâce à une initiative conjointe d’un certain nombre de ministère fédéraux, notre gouvernement a également organisé, au début de 2012, un atelier à Ottawa sur la corruption transnationale, auquel ont participé des experts issus d’horizons divers, comme des ONG, des universités, des sociétés canadiennes et des cabinets d’avocats. L’atelier, qui avait pour thème « Nouvelles idées pour la lutte du Canada contre la corruption d’agents publics étrangers » était conçu pour aider les gens à innover et à élaborer de meilleures mesures pour lutter contre la corruption; plus de 30 personnes se sont jointes aux responsables pour discuter de plusieurs secteurs d’intérêt dans la lutte contre la corruption transnationale.
Les participants ont discuté, entre autres sujets, de la façon de reconnaître les tentatives de corruption et d’y résister, de la divulgation volontaire, des infractions relatives à la tenue des livres comptables, de la façon de dissuader les gens d’effectuer des paiements de facilitation, de la défense des droits concernant les petites et moyennes entreprises, d’éducation, de formation, d’une sensibilisation davantage ciblée ainsi que de la possibilité de modifier la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers.
La consultation a permis au gouvernement de sensibiliser directement les sociétés canadiennes à la prévention de la corruption, de réfléchir réellement aux moyens d’améliorer l’application de la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers et d’obtenir le soutien des intervenants pour prévenir les actes de corruption et les repérer lorsqu’ils surviennent. L’atelier a servi de plate-forme très importante et aidé à améliorer la participation et la collaboration de ces intervenants à l'égard des mesures que nous prendrons dans la lutte contre la corruption. Nous continuons de tirer profit de la rétroaction précieuse que nous avons obtenue à cette occasion. Les modifications qui vous sont soumises aujourd’hui correspondent en partie à cette rétroaction, et nous mettrons probablement encore à profit à l'avenir certaines des bonnes idées qui ont été formulées.
La prévention ne constitue que la moitié de notre lutte. Le gouvernement veille activement à faire appliquer efficacement les dispositions législatives et les autres instruments que nous avons déjà pour progresser dans la lutte contre la corruption transnationale.
Naturellement, la pierre angulaire législative du Canada dans sa lutte contre la corruption transnationale est la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers, qui est en vigueur depuis 1999. Je crois que nous connaissons tous les raisons pour lesquelles cette loi a été élaborée et le rôle qu’elle joue pour aider le Canada à s’acquitter de ses obligations internationales dans ce domaine, ainsi que les objectifs principaux poursuivis au moyen de cette loi et les principales activités qui y sont criminalisées. Je ne répéterai pas tout cela.
J’aimerais plutôt utiliser une partie du temps qui m’est accordé aujourd’hui pour mettre en évidence brièvement la contribution indispensable de nos principaux organismes d’application de la loi pour faire respecter la loi actuelle. L’organisme principal à qui incombe la responsabilité de faire respecter la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers est la GRC. La police fédérale dispose, depuis 2008, d’une unité anti-corruption internationale chargée de faire respecter cette loi et de la faire mieux connaître. L’unité compte une équipe à Ottawa et une autre, à Calgary, cette dernière ville ayant été choisie parce qu’elle est la plaque tournante des industries d’extraction du Canada et des entreprises connexes, et l’adoption du projet de loi S-14 ne ferait que rendre le travail de ces équipes encore plus efficace.
Le Service des poursuites pénales du Canada collabore étroitement avec la GRC pour lutter contre la corruption. Depuis sa création en 2006, le service a affecté un de ses avocats à Ottawa pour qu’il conseille et aide les équipes de la GRC à Ottawa et à Calgary dans leurs enquêtes; et cette collaboration porte ses fruits. Déjà, trois condamnations ont été prononcées, deux autres cas sont en attente et trente-cinq cas sont sous enquête. Les peines imposées augmentent considérablement à chaque condamnation, et nous pouvons nous attendre à ce que cette tendance se poursuive avec le durcissement de nos dispositions législatives et l’amélioration de l’efficacité avec laquelle nous pouvons repérer ces contrevenants et les tenir responsables de leurs actes. Nous sommes dans la bonne voie, et le projet de loi S-14 nous permettrait tout simplement d’avancer plus vite dans la bonne direction.
Maintenant que je vous ai parlé de ce qui se fait déjà et de là où nous en sommes, j’aimerais vous entretenir de ce que nous allons faire. Le projet de loi S-14 joue un rôle fondamental dans la poursuite de nos progrès. Les réformes proposées nous aideraient considérablement dans notre travail en vue de dissuader les sociétés canadiennes d’essayer de soudoyer des agents publics étrangers et les convaincre de continuer à respecter les normes éthiques et légales les plus élevées dans les efforts déployés afin de libéraliser davantage les marchés et étendre les activités commerciales à l’échelle mondiale. Le projet de loi témoigne sans conteste du sérieux qu’accorde le gouvernement à ces questions et son adoption ferait comprendre très clairement aux autres pays que nous nous attendons à ce qu’ils en fassent autant avec les sociétés relevant de leur compétence.
Les six modifications visent à mettre en place le concept de compétence fondée sur la nationalité, à désigner l’autorité compétente pour porter des accusations, à éliminer l’exception relative aux paiements de facilitation, à clarifier la portée de la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers, à accroître la peine maximale et à créer une infraction relative à la falsification des livres comptables.
Si vous me le permettez, je vais simplement rafraîchir la mémoire des députés sur ce que prévoit chacune de ces modifications.
La première modification, qui établirait une compétence fondée sur la nationalité, vise à étendre la portée limitée de la loi actuelle. En effet, la LCAPE exige que le procureur démontre l’existence d’un « lien réel et important » entre le territoire canadien et l’infraction commise, ce qui réduit le nombre d’affaires de corruption pouvant être renvoyées aux tribunaux. L’exercice de la compétence fondée sur la nationalité nous permettrait d’intenter des poursuites si des sociétés ou des citoyens canadiens tentent de corrompre des agents publics étrangers, indépendamment du lieu où la corruption a lieu, en nous basant uniquement sur leur nationalité canadienne.
La deuxième modification donnerait à la GRC le pouvoir exclusif de porter des accusations en vertu de la loi. Ainsi, la GRC pourrait veiller à ce qu’une approche uniforme soit adoptée aux étapes précédant l’inculpation partout au Canada. De plus, les entreprises canadiennes sauraient que la GRC est le principal organisme d’exécution de la loi en ce qui concerne les enquêtes.
La troisième modification propose d’éliminer l’exception relative aux paiements de facilitation prévue dans la LCAPE. Cela signifie en substance que des paiements effectués pour hâter ou garantir l’exécution par un agent public étranger, d’un acte de nature courante ne sont pas assimilés à de la corruption aux fins de la présente loi. Ces paiements de facilitation destinés à amener un agent public étranger à faire une chose qui fait partie de ses fonctions donnent évidemment lieu à des abus et devraient donc s’inscrire dans la définition de la corruption, qui consiste à faire un paiement pour obtenir un avantage et qui est déjà considérée comme illégale en vertu de la loi.
Bien sûr, les pots-de-vin sont illégaux dans tous les pays de l’OCDE. Ce fait est important compte tenu de la crainte que cette modification constitue un désavantage concurrentiel pour les sociétés canadiennes au niveau international. Comme le signale le projet de loi, l’entrée en vigueur de cette modification serait reportée par suite des préoccupations qu’elle suscite et en reconnaissance du fait que certains autres pays continuent à permettre les paiements de facilitation, mais surtout afin de laisser aux entreprises canadiennes un délai suffisant pour rajuster au besoin leurs pratiques, leurs politiques internes et leurs opérations.
La quatrième modification, qui propose de supprimer les mots « en vue d’un profit » dans la définition d’« affaires », permet de ne pas restreindre indûment la portée de la LCAPE. Elle précise que la portée de la loi ne se limite pas aux pots-de-vin payés à des entreprises à but lucratif ou dans l’exploitation d’une entreprise rentable. Cette disposition est essentielle si nous voulons cibler ceux qui versent des pots-de-vin au nom de sociétés qui peuvent ne pas avoir réalisé un bénéfice dans une année donnée ou d’organismes à but non lucratif. La modification permettrait donc d’assujettir ces entités à la loi.
La cinquième modification est simple: elle porte à 14 ans la peine d’emprisonnement maximale prévue pour l’infraction de corruption d’agents publics étrangers. La limite actuelle est de cinq ans. La possibilité d’imposer des amendes d’un montant illimité demeure telle quelle.
La nouvelle infraction relative aux livres comptables, qui fait l’objet de la sixième modification proposée, a pour but d’empêcher les particuliers et les sociétés de falsifier leurs livres. Même si le Code criminel renferme déjà des dispositions relatives à la falsification des livres comptables, elles ne s’appliquent pas précisément à la corruption d’agents publics étrangers. Le Canada est tenu de prévoir des mesures précises pour honorer ses obligations en vertu des traités internationaux anticorruption dont il est signataire. La modification ajouterait un nouveau moyen d’exécution à notre trousse d’outils. La nouvelle infraction rendrait passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 14 ans et d’une amende d’un montant illimité, tout comme l’infraction de corruption d’agents publics étrangers.
Le projet de loi S-14 a été adopté à l’autre endroit tel que déposé. J’estime qu’il est de toute évidence dans l’intérêt national que la Chambre en fasse de même. Si le projet de loi est adopté, les modifications que je viens de décrire montreraient clairement et sans équivoque aux parties intéressées du Canada et d’ailleurs que la corruption ne fait tout simplement pas partie des pratiques d’affaires canadiennes et ne devrait constituer nulle part ailleurs une pratique d’affaires acceptée. Il est essentiel d’assurer à toutes les entreprises des règles du jeu équitables dans la lutte mondiale contre la corruption. Les mesures législatives telles que le projet de loi S-14 jouent un rôle essentiel dans la croissance économique, l’expansion du commerce mondial et la prospérité. En effet, la corruption peut compromettre ces objectifs en minant la primauté du droit, fondement de la liberté de marché qui est absolument vitale pour un pays commerçant comme le Canada.
Le projet de loi S-14 vise à garantir que nos sociétés se conforment aux normes légales et éthiques les plus élevées dans leurs activités internationales. Les Canadiens ne s’attendent à rien de moins. Le gouvernement croit fermement que le Canada peut faire la concurrence aux meilleurs et l’emporter dans des conditions équitables. Le projet de loi S-14 est un prolongement de cette conviction et de notre double engagement tant à renforcer la lutte contre la corruption qu’à assurer emplois, croissance économique et prospérité à tous les Canadiens. J’engage tous les députés à collaborer avec nous pour adopter cette mesure le plus rapidement possible.
View Paul Dewar Profile
NDP (ON)
View Paul Dewar Profile
2013-06-18 10:36 [p.18511]
Mr. Speaker, we have certainly talked a lot about corruption recently in this place. As I have mentioned before, it is interesting that this bill on corruption comes from the Senate.
Let us look at what this bill would do. It is trying to bring us up to speed with other countries. There are some problems because it actually does not go far enough. My colleague will know where Canada ranks in terms of transparency internationally and it is low. We need to go further. We on this side have said that we need to strengthen our transparency measures. A communiqué came out of the G8 and we will be interested to see where Canada stands.
My question is this. Is this all the government is intending to do? It is clearly not enough. We have had only three cases of corruption dealt with in the last number of years, which I believe the member mentioned in his comments. We need to not only strengthen and amend the legislation, but go further. Is the government satisfied with just this? Is this going to be the status quo and is the government okay with it? Second, with respect to enforcement, we cannot deal with corruption unless we dedicate resources. The government has cut resources to deal with this issue, be it in the Department of Justice or the Canada Revenue Agency where it has cut resources.
I will summarize my two questions. First, is this all the government has on corruption and, second, what about enforcement?
Monsieur le Président, la corruption est certainement le sujet de l'heure dans cette enceinte. Comme je l'ai déjà mentionné, je trouve d'ailleurs curieux que ce projet de loi sur la corruption provienne du Sénat.
Arrêtons-nous à l'objectif du projet de loi. Il vise à rattraper notre retard par rapport à d'autres pays. Cependant, il ne va pas assez loin, ce qui pose problème. En effet, comme le sait sans doute le député, le Canada fait actuellement piètre figure au chapitre de la transparence. Il faut en faire davantage. De ce côté-ci de la Chambre, nous soutenons qu'il faut renforcer nos mesures de transparence. Un communiqué a été diffusé dans le cadre de la rencontre du G8, et j'ai hâte de connaître la position du Canada.
Voici ma question. Le gouvernement n'entend-il pas en faire davantage? De toute évidence, ce n'est pas assez. Seulement trois affaires de corruption ont été traitées au cours des dernières années, ce que le député a mentionné, si je ne me trompe pas. Il ne faut pas se contenter de modifier la loi et de la renforcer. Le gouvernement se satisfera-t-il de si peu? S'accommodera-t-on du statu quo, et avec la bénédiction du gouvernement par-dessus le marché? Aussi, en ce qui concerne l'application de la loi, il est impossible de régler les problèmes de corruption sans allouer les ressources nécessaires pour le faire. Or, le gouvernement a sabré les ressources consacrées à cette lutte, aussi bien au ministère de la Justice qu'à l'Agence du revenu du Canada.
Je résume donc mes deux questions. Primo, le gouvernement n'a-t-il rien de mieux à proposer à l'égard de la corruption et, secundo, qu'en est-il de l'application de la loi?
View Bob Dechert Profile
CPC (ON)
View Bob Dechert Profile
2013-06-18 10:38 [p.18511]
Mr. Speaker, as the member knows from the hearings at the foreign affairs committee, this legislation arose out of some criticisms that were made about the current Canadian legislation by the OECD in its report in 2008.
We heard testimony from a number of witnesses, including Ms. Janet Keeping, president, Transparency International Canada, that this legislation addressed those criticisms that were raised in the OECD report. That was also reiterated and confirmed by government officials who had drafted the legislation based on the OECD report.
It does address the outstanding issues with our current Corruption of Foreign Public Officials Act. In addition, the government has created the special enforcement unit at the RCMP to deal specifically with foreign bribery. There 50 staff members working there, in Ottawa and Calgary. There are also special legal experts at the Department of Foreign Affairs and at other departments, such as the Department of Justice, who are made available to the RCMP and all government departments to deal with allegations of foreign corruption.
There is always more that can be done. The Prime Minister made a very important announcement on transparency in London last week, and legislation will be coming forward with respect to requiring Canadian companies to disclose what payments they make to foreign governments.
There is always more that can be done. We are certainly open to suggestions from that hon. member, his party and any international organization that sees a way we can improve our legislation. Of course, this is a key to Canada succeeding as a trading nation. Canadians can compete fairly and succeed, they do every day, and we want to enforce that all the time.
Monsieur le Président, comme le député l'a appris lors des audiences du Comité des affaires étrangères, ce projet de loi découle de critiques sur la législation canadienne actuelle qui ont été formulées par l'OCDE dans un rapport publié en 2008.
Nous avons entendu le témoignage d'un certain nombre de personnes, dont Mme Janet Keeping, présidente de Transparency International Canada, qui ont dit que cette mesure législative répondait aux critiques soulevées dans le rapport de l'OCDE. Ce point de vue a aussi été réitéré et confirmé par des fonctionnaires qui ont rédigé le projet de loi en fonction du rapport de l'OCDE.
Ce projet de loi comble les lacunes cernées dans la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers. En outre, le gouvernement a mis sur pied, au sein de la GRC, un groupe spécial d'exécution de la loi, qui est chargé de lutter contre la corruption d'agents étrangers. Ce groupe compte une cinquantaine d'employés, à Ottawa et à Calgary. Des juristes rattachés au ministère des Affaires étrangères et à d'autres ministères, comme Justice Canada, peuvent aider la GRC et l'ensemble des ministères à traiter les allégations de corruption d'agents étrangers.
Il est toujours possible d'en faire plus. Le premier ministre a fait une annonce très importante sur la transparence à Londres la semaine dernière, et le gouvernement présentera un projet de loi afin d'exiger que les entreprises canadiennes divulguent les paiements qu'elles versent à des gouvernements étrangers.
Il est toujours possible d'en faire plus. Nous sommes ouverts aux suggestions du député, de son parti et de toute organisation internationale qui permettraient d'améliorer nos dispositions législatives. Évidemment, cela est essentiel pour que le Canada connaisse du succès en tant que pays commerçant. Les Canadiens peuvent soutenir équitablement la concurrence et réussir — ils le font d'ailleurs tous les jours —, et nous souhaitons les aider à cet égard en tout temps.
View Charlie Angus Profile
NDP (ON)
View Charlie Angus Profile
2013-06-18 10:40 [p.18511]
Mr. Speaker, I think my hon. colleague will agree that Canada's international mining presence is a major driver in our economy. We can actually set the standards for what could be seen as the best in the world.
Unfortunately, Canada's reputation has suffered because of the actions of some bad actors. They have damaged the legitimate companies and damaged our interests. It is really important that the government takes this seriously, to show the world that the Canadian standard is something that we should be proud of.
I would like to ask my hon. colleague a question in terms of the issue of bribery and corruption. We have very large corporate interests overseas, but we also have the small players. It is some of the small players that have gotten us into trouble. Should we be looking at different thresholds for what has to be revealed? For smaller players, 10,000 euros could be a huge amount of money in terms of getting a deal, as opposed to 100,000 euros. A lot of the areas that they are moving into could be bandit countries so money is being used all the time to grease wheels.
I would like to ask the member about thresholds for development, the development companies, the smaller players, the juniors versus the bigger players, and whether we need two standards.
The other question is on enforcement. It is happening overseas. It is happening in some pretty rough-and-tumble places where the rule of law simply does not exist. How do we ensure that we have the transparency to be able to say that we will hold these companies to account?
Monsieur le Président, mon collègue conviendra, j'en suis certain, que la présence de l'industrie minière canadienne sur la scène internationale est l'un des principaux moteurs de notre économie. Nous pouvons en fait fixer les normes pour ce qui pourrait être considéré comme ce qui se fait de mieux dans le monde.
Malheureusement, la réputation du Canada a été mise à mal par les agissements de certains mauvais acteurs qui ont nui aux entreprises légitimes et à nos intérêts. Il est vraiment important que le gouvernement prenne la question au sérieux et montre au monde que la norme canadienne est quelque chose dont nous pouvons être fiers.
J'aimerais poser à mon collègue une question au sujet de la corruption. Nous avons à l'étranger de très grandes sociétés, mais aussi de petits exploitants. C'est de quelques-uns de ces derniers que nous viennent nos ennuis. Faudrait-il envisager des seuils différents au sujet de ce qui doit être divulgué? Pour les petits exploitants, 10 000 euros pourraient constituer une somme énorme pour la conclusion d'une entente. alors que pour d'autres, ce serait 100 000 euros. Beaucoup de secteurs dans lesquels ces petits exploitants interviennent pourraient se trouver dans des pays délinquants où l'argent sert toujours à graisser la patte à quelqu'un.
Le député nous parlerait-il des seuils à établir pour le développement, les sociétés de développement, les petits exploitants ainsi que les petites et les grosses sociétés minières et préciserait-il s'il faut fixer deux normes différentes?
J'aimerais aussi poser à mon collègue une question sur l'application de la loi. On voit des choses se passer à l'étranger, dans des endroits qui sont loin d'être de tout repos et où la primauté du droit n'existe tout simplement pas. Comment nous assurer d'avoir la transparence voulue pour pouvoir dire que nous obligerons ces entreprises à rendre des comptes?
View Bob Dechert Profile
CPC (ON)
View Bob Dechert Profile
2013-06-18 10:41 [p.18511]
Mr. Speaker, the member is right that Canadian companies are amongst the largest and most prolific in the extractive industries in the world. A statistic I heard recently was that 50% of all the major mining companies in the world are actually Canadian-based, which I think is something to be very proud of.
The member mentioned threshold levels. I am not quite sure what he is referring to. The legislation does not set any minimum amount for bribery. All bribery is illegal, whether it is $1 or many millions of dollars. We do not have any minimum standard. We expect all Canadian companies, large and small, to live up to the highest ethical standard.
There is a very strict focus on small and medium-sized enterprises. I mentioned that in my speech earlier. We have done a lot of training and outreach to small and medium-sized enterprises across Canada to make sure they are also aware of the Corruption of Foreign Public Officials Act and their obligations thereunder.
We will continue to do so. Enforcement is important. As I said, there are 50 individuals in the RCMP, based in Ottawa and Calgary, and legal officers who are looking at the corruption of foreign public officials full-time, ensuring that Canadian companies, large and small, continue to live up to the highest ethical standards.
Monsieur le Président, le député a raison de dire que les sociétés canadiennes sont parmi les plus grandes et les plus prospères au monde dans le secteur des industries extractives. Récemment, j'ai entendu dire que 50 % des grandes sociétés minières internationales sont canadiennes. Je pense que nous pouvons en être fiers.
Le député a parlé de seuils. Je ne suis pas certain de savoir de quoi il parle. La mesure législative n'établit aucun montant minimum en ce qui concerne la corruption. Toute corruption est illégale, qu'il s'agisse d'un dollar ou de plusieurs millions de dollars. Il n'y a aucune norme minimale. Nous nous attendons à ce que toutes les sociétés canadiennes, grandes et petites, respectent les normes d'éthique les plus élevées.
Une attention très particulière est portée aux petites et moyennes entreprises. J'en ai parlé plus tôt dans mon discours. Nous avons fait beaucoup de formation et de sensibilisation auprès de ces entreprises partout au Canada, afin de veiller à ce qu'elles connaissent bien la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers et leurs obligations en vertu de cette loi.
Nous continuerons de la sorte. L'application de la loi est une question importante. Comme je l'ai dit, il y a 50 employés de la GRC, situés à Ottawa et à Calgary, et conseillers juridiques qui se penchent à temps plein sur la corruption d'agents publics étrangers. Ils veillent à ce que les sociétés canadiennes, grandes et petites, continuent à respecter les normes d'éthique les plus élevées.
View Julian Fantino Profile
CPC (ON)
View Julian Fantino Profile
2013-06-18 10:43 [p.18512]
Mr. Speaker, as someone who has come from a law enforcement background, I can well appreciate and fully support the thrust of this bill, what it intends to do and how it is in keeping with the kinds of standards that we are employing in our dealings with development aid and so forth.
Could my colleague also speak to the co-operation that I know exists between the international law enforcement community and the Canadian enforcement community? How would Canadian enforcement of this initiative play into the international law enforcement community to investigate, track and chase down some of these allegations and the need for international investigations?
Monsieur le Président, en raison de mon expérience dans la police, je suis tout à fait en mesure d'apprécier et d'appuyer l'idée maîtresse de ce projet de loi, ce qu'il cherche à accomplir et la façon dont il respecte les normes que nous suivons dans nos rapports avec l'aide au développement et ainsi de suite.
Le député peut-il aussi parler de la coopération qui existe, je le sais, entre les services de police internationaux et canadiens? Peut-il dire de quelle façon l'application de la présente mesure par les forces de l'ordre canadiennes s'inscrira dans les efforts des forces de l'ordre étrangères pour mener des enquêtes sur des allégations, faire le suivi et retrouver les coupables, et de quelle façon sont menées les enquêtes internationales?
View Bob Dechert Profile
CPC (ON)
View Bob Dechert Profile
2013-06-18 10:44 [p.18512]
Mr. Speaker, Canada and the RCMP are members of Interpol. We have officers stationed with Interpol in various places around the world. We co-operate with Interpol and other foreign police forces to deal with allegations of bribery.
In addition, all of our diplomats abroad have been specifically trained on the Corruption of Foreign Public Officials Act and investigate any allegation they hear from anyone in the countries where they serve. Any Canadian or Canadian business involved in bribery or attempted bribery is reported to the RCMP, which then takes it forward with its counterparts in whatever country the bribery is alleged to have taken place.
It is obviously very important that international police forces co-operate very closely on these types of allegations to ensure that the evidence is discovered to bring forward successful prosecutions. I believe that is happening now. That is why we have seen several successful prosecutions recently and I understand there are at least 35 more investigations currently under way.
Monsieur le Président, le Canada et la GRC sont membres d'Interpol. Des agents canadiens sont en poste à Interpol à divers endroits dans le monde. Nous collaborons avec Interpol et avec d'autres services de police étrangers afin de résoudre les allégations de corruption.
En outre, tous nos diplomates à l'étranger ont suivi une formation spéciale concernant la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers et enquêtent sur toute allégation dont ils ont vent dans les pays où ils sont en poste. Tout Canadien ou entreprise canadienne qui pratique la corruption ou tente de le faire est signalé à la GRC, qui relaie ensuite l'information aux services de police appropriés du pays où la corruption a lieu.
Il est manifestement très important que les corps policiers internationaux collaborent très étroitement au sujet de ce genre d'allégations afin qu'on puisse trouver rapidement des preuves qui mèneront à des accusations. Je crois que c'est ce qui se produit actuellement. C'est pourquoi plusieurs poursuites ont été couronnées de succès récemment, et je crois comprendre qu'au moins 35 autres enquêtes sont en cours.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
View Elizabeth May Profile
2013-06-18 10:45 [p.18512]
Mr. Speaker, I will certainly support the bill. I think Canada needs to bring our enforcement standards to the level that the OECD would see as the highest level of enforcement.
My question is a more general one. I think we have to face the fact that we have some problems that we never thought we would see as Canadians where corruption is becoming a larger issue. People are seeing it. We have the instance of SNC-Lavalin, we know that AECL used officials in the past. They say they were arm's-length, but we did have a South Korean contractor go to jail for the work in trying to entice that country to buy a CANDU reactor.
We have fallen on the Transparency International corruption index from sixth place, but we are still among the best in the world at tenth place, but at the time when we see charges of bribery and arrests of municipal officials in different places across Canada, we have seen a disturbing trend of lack of ethics, the kinds of things that are not governed by a rule book, but come from the sense that we actually care about how we are seen in the world and conduct ourselves in ways we would be proud for our children to hear about, not just in the way that we hope we are alright if we do not get caught.
Is there something more than can be done in terms of leadership to clean up our act as a society and practise good ethics, habituate ourselves to values instead of to vices in the way we organize our lives?
Monsieur le Président, je vais sans aucun doute appuyer ce projet de loi. Je crois que le Canada doit porter ses normes d'application de la loi à un niveau que l'OCDE considérerait comme le plus élevé possible.
Ma question est d'ordre général. Je crois que, en tant que Canadiens, nous n'aurions jamais imaginé être aux prises avec un problème croissant de corruption, mais c'est le cas. Il suffit de penser à SNC Lavalin. Nous savons que des représentants d'EACL l'ont déjà fait. Ils disent qu'ils agissaient de façon indépendante, mais un entrepreneur sud-coréen a été emprisonné pour avoir tenté d'inciter son pays à acheter un réacteur CANDU.
Nous sommes passés de la sixième à la dixième place de l'indice de corruption de Transparency International, mais nous sommes toujours parmi les meilleurs au monde. Par contre, des élus municipaux sont accusés de corruption et arrêtés un peu partout au Canada. Nous observons une tendance inquiétante d'absence d'éthique, de gestes contraires aux règles, de gestes qui ne sont pas motivés par l'opinion que les autres ont de nous ou la fierté qu'éprouveraient nos enfants, mais plutôt par l'idée que tout ira bien si nous ne nous faisons pas prendre.
Pouvons-nous en faire plus sur le plan du leadership pour améliorer notre comportement en tant que société, faire preuve d'éthique et organiser nos vies en fonction de valeurs, et non de vices?
View Bob Dechert Profile
CPC (ON)
View Bob Dechert Profile
2013-06-18 10:47 [p.18512]
Mr. Speaker, enforcement is very important. The Prime Minister made a very important announcement in London last week about legislation that will be presented soon requiring Canadian companies to disclose all payments that they make to foreign governments. That is a big step forward.
The enforcement provisions under Bill S-14 and its penalty provisions are very important. They would be among the highest penalties in the world. Some have wondered why they should be. In fact, the penalties under Bill S-14 would be higher in some cases than the penalties for domestic corruption, but that just means that the Canadian Criminal Code probably needs to be updated as well.
We are setting the bar higher with the bill and we are sending a clear and strong message to Canadian companies and to people all around the world that Canada will not tolerate this kind of corruption, either here at home or abroad.
Another measure that I mentioned in my speech is that Canadian companies that engage in foreign bribery and are convicted of foreign bribery will no longer be able to bid on Canadian government contracts. That is a huge disincentive for them to do these kinds of things abroad. We think the combined suite of penalties and enforcement mechanisms we are introducing today would send a really strong message to Canadian companies and everyone in the world they need to compete fairly and ethically to succeed.
Monsieur le Président, les mesures d'application de la loi sont très importantes. La semaine dernière, le premier ministre a fait une annonce très importante à Londres concernant une loi qui sera proposée bientôt afin d'exiger que les sociétés canadiennes divulguent tous les montants qu'elles paient à des gouvernements étrangers. C'est un grand pas en avant.
Les dispositions du projet de loi S-14 concernant l'application de la loi et les peines imposées sont très importantes. Les peines seraient parmi les plus sévères au monde. Certains ont voulu savoir ce qui justifie cela. En fait, dans certains cas, les peines prévues dans le projet de loi S-14 seraient plus sévères que celles visant la corruption à l'échelle nationale, mais cela veut probablement dire que le Code criminel doit également être mis à jour.
Le projet de loi resserre les règles et dit haut et fort aux sociétés canadiennes et au reste du monde que le Canada ne tolérera pas ce genre de corruption, qu'elle se produise au Canada ou à l'étranger.
Dans mon discours, j'ai également parlé d'une autre mesure selon laquelle les sociétés canadiennes reconnues coupables de corruption d'agents étrangers ne seront plus en mesure de présenter une soumission pour des marchés publics au Canada. C'est un moyen de dissuasion très efficace contre ce genre de pratique à l'étranger. Nous croyons que l'ensemble des peines et des mécanismes d'application de la loi que nous proposons aujourd'hui indiqueraient très clairement aux sociétés canadiennes et au reste du monde que le succès doit se fonder sur une concurrence juste et conforme à l'éthique.
View Paul Dewar Profile
NDP (ON)
View Paul Dewar Profile
2013-06-18 10:48 [p.18512]
Mr. Speaker, I rise to speak, yet again, to Bill S-14. We on this side of the House have mentioned before that we support the bill. We believe that we could go further, as I mentioned in my comments and questions to the parliamentary secretary.
As I have done with all of these bills, I have to start off with our concern and my concern about the way the bill came to us. We have a bill on foreign corruption that has come to us from the other place. When a bill has an “S” in front of the bill number, it is an indication that it comes from the Senate. It has been said numerous times since we have been debating the bill that the government should have seen fit to start this bill here in the House. After all, the elected representatives, I think, are the best people to actually look at corruption, notwithstanding what is happening in the other place, speaking of corruption. Every day there is another story of corruption in the other place. I have to start by underlining that point.
The government seems to not even blush anymore when bills are sent over from the other place. At least on this bill, it should show some contrition that there is a bill, an act to amend the Corruption of Foreign Public Officials Act, that would crack down on foreign corruption, yet it comes from the other place, an unelected body, that is mired in corruption right now.
It is rather stark to see this happening with the current government, which claimed that it was going to be different. Now it has become just like the other guys. The government brings in closure and uses the Senate, abuses the Senate, to do its toil. That is what the government has done with Bill S-14. No one even blushes anymore. It is just business as usual with the current government. It uses the Senate to do its bidding, even on something as important as foreign corruption.
The bill itself, as has been mentioned, would simply bring us up to the minimum standard of our allies. The government was embarrassed by our critique, on this side of the House, in terms of how the standards of our companies abroad have fallen in terms of enforcement on corruption and corporate social responsibility. We just saw a news report last night about what happened in Bangladesh. We should not forget that. The NDP called for hearings at the foreign affairs committee. We would like to see more done on that.
It is about Canada getting back into the game and actually leading. The bill does not go far enough.
I will just give a quick résumé. The bill would make four major changes to the Corruption of Foreign Public Officials Act.
It would increase the maximum sentence, as was mentioned by the parliamentary secretary.
It would eliminate the exception for so-called facilitation payments, which is basically paying someone to grease the wheels to get a contract moving. Interestingly, we saw allegations of that happening in Montreal. Maybe we should be applying those rules more forcefully here. Maybe the government should be taking a look at who its candidates are when it recruits them and who it hires as staff when ministers hire ex-candidates. Hopefully, it will do a better job on that.
The bill would also create a new offence for falsifying or concealing books or records. We just received a communiqué from the G8, which came out half an hour ago. In fact, if the government is going to live up to what it has signed on to, it would actually have to amend the bill further, because there is an incentive in this communiqué for the government to do more in this area and to be more transparent in terms of books and records.
The fourth part of the bill would establish national jurisdiction such that Canadian nationals could be prosecuted for offences under the act that are committed overseas. They cannot go overseas and do something they could not do here.
I think it is important to put it into context. As I mentioned, we just received the communiqué from the G8 conference. It touches on many of the aspects we are dealing with in Bill S-14. It is a 10-point communiqué. I am not going to read all 10 points, because they are not all directly related to the bill we are debating.
The first point the G8 leaders signed on to is that “[t]ax authorities across the world should automatically share information to fight the scourge of tax evasion”.
When we talk about the corruption of foreign officials, a lot has to do with the way money moves around. I am delighted to see that this is in the communiqué. We will see if the government takes this seriously.
Second is that countries “should change rules that let companies shift their profits across borders to avoid taxes, and multinationals should report to tax authorities what they pay where”. This has been mentioned already by the parliamentary secretary. It would mean more transparency of companies' operations.
Third is that “[c]ompanies should know who really owns them and tax collectors and law enforcers should be able to obtain this information easily”. If we do not have this in place, the S-14 provisions would be very difficult to enforce, in some cases, because if we do not know who owns companies, we do not know who is influencing the companies. We do not have a full profile. In other words, if we were trying to establish that there was a payment to a company official, and we did not know who the company belonged to, it would be very difficult to prosecute.
We have heard from the G8 meetings that Canada was fighting this. We should be fighting back and getting the government to comply. It turns on the issue of beneficial ownership. That means that a company is hidden behind a shell. What the G8 is looking at, and what Mr. Cameron is pushing for and what number three in the communiqué is about, is that there be full disclosure. Companies can no longer have this parlour trick of hiding behind beneficial ownership. That means having a public registry of all companies showing exactly who owns them. We do not have that right now. Prime Minister Cameron said, “Personally, I would hope the whole world will move towards public registers of beneficial ownership”.
Aid agencies say that private registries would be second best. In other words, there would be a registry, but it would not be public; it would be in government. We are hearing that only the U.K. and the U.S. have committed to having public registries.
I hope the government will take this seriously, because if we are to deal with foreign corruption, we have to have transparency. If we are serious about this communiqué we have signed on to, we have to have a public registry of all companies, who owns them and where they sit. Otherwise, we will not be able to live up to the spirit of transparency.
Fourth is that “[d]eveloping countries should have the information and capacity to collect the taxes owed them—and other countries have a duty to help them”. This is critical when it comes to the issue of being able to influence foreign officials. What we often hear, on the ground, in emerging or developing economies is that officials are able to take advantage of their power to approve projects, et cetera, mainly because there is not a requisite tax system with the proper enforcement and oversight, so they can get away with it. This is what leads to corruption, because there is no proper oversight.
This is extremely important, because obviously, it would help benefit their citizens. It is also a way to deal with the potential for corruption. If there is full disclosure and sunlight, if you will, on who owes taxes and whether they have been paid, it is a disincentive for officials to use their power for corruption.
The fifth point is very important for us in the NDP: “Extractive companies should report payments to all governments—and governments should publish income from such companies”.
We have heard a positive message from the government that it will get behind this. We need to see legislation. From what we have seen and heard from the government, there is no requirement that these reports are to be made public. It is important that we fully embrace transparency and not go just halfway.
By the way, mining companies have said that they would sign on to this. I am hoping that all the extractives will get behind it.
Number six is very near and dear to my heart. It states: “Minerals should be sourced legitimately, not plundered from conflict zones”. As members know, this is the whole issue of conflict minerals. In places like the eastern part of the Congo, where there are human rights abuses and massive corruption, it is a conflict zone. Minerals that go into all of our devices, such as BlackBerrys and cell phones, come from a conflict zone. In essence, we are all, unknowingly for many people, carrying a piece of a conflict in our electronics, because we do not have the proper sourcing of minerals.
What the communiqué says is that “Minerals should be sourced legitimately, not plundered from conflict zones”. This is a challenge to the government. Are the Conservatives going to get on board? Bill C-486, which I put forward, would allow us to comply with what we have seen in the United States with Dodd-Frank. Legislation is in place to ensure that all minerals are from legitimate sources and are not aiding and abetting conflict. The Europeans are moving in this direction. The OECD, which we talked about in terms of this bill, has provided guidelines on ensuring that there is proper and appropriate oversight when it comes to sourcing minerals.
The sixth point is very important, and it is something I have worked on with a lot of people, including people in this place, to get Canada on board and at least get us up to the standard that has been established by others.
Number seven is very important: “Land transactions should be transparent, respecting the property rights of local communities”. When it comes to the corruption of foreign officials, one of the biggest trends we have seen in the last while is the acquisition of land by foreign countries, particularly in developing countries. There is a massive land grab going on right now, particularly in Africa. I will name some countries. China is big into this right now. It is banking land, taking over land. We need to ensure that local communities are respected.
Let us be honest. We are not perfect here in Canada. When we talk about social licence for companies to do their work in extractives, oil and gas, we need to respect local communities. This is an extremely important and urgent issue in developing countries, because we are seeing massive land grabs. It is about food security and about certain countries banking land and keeping an eye on their needs for minerals, oil, gas, et cetera, and in some cases, even food.
Number eight states that governments should roll back some measures on trade that they think would be helpful for trade.
Number nine is about ensuring that things are streamlined, particularly at borders between countries. We certainly know that issue with respect to our friends south of the border. Mr. Speaker, representing your constituency, you do not have to be told that this is extremely important.
Number 10, the last part of the communiqué from the G8, states: “Governments should publish information on laws, budgets, spending, national statistics, elections and government contracts in a way that is easy to read and re-use, so that citizens can hold them to account”. That is actually for us. I am going to read that one again. It is cogent, because if we are going to talk about fighting corruption abroad, we need to be transparent at home. The G8 has signed on to this.
“Governments should publish information on laws, budgets”—think about the parliamentary budget officer here—“spending, national statistics”—this is very interesting, considering what we have done to Stats Canada—“elections and government contracts in a way that is easy to read and re-use, so that citizens can hold them to account”. Number 10 needs urgently to be brought into force here.
I have listed these G8 points that just came out in the communiqué, because as I said in my comments when I questioned the parliamentary secretary, this bill does not go far enough. If we are going to seriously deal with corruption abroad, and we are going to actually be leaders, then it is not good enough just to get up to a minimum standard. That is not the Canadian way. I feel that we are living in the past with the current government.
The way the current government seems to operate, and the parliamentary secretary said it well himself, is that the Conservatives brought forward Bill S-14 because the OECD had cited us as being laggards. It was not until that happened that the government decided to bring forward this legislation. That is not the Canadian way. We should be leading. We should be looking at our practices to see where we are in terms of other jurisdictions.
Everyone knew that we were laggards. Transparency International has been saying so for quite a while.
We can look at this 10-point communiqué of the G8. Are we going to at least meet the standard of our allies? I would like us to see us go further.
For instance, I am concerned when it comes to the issue that Prime Minister Cameron cited about companies being transparent about who owns them so that we can deal with tax evasion. We are hearing that Canada is not going to do that. We are not going to publicly publish who owns a company.
As I mentioned, we need to deal with corruption seriously. We need to have full daylight, and if the government is only going to go halfway on this initiative, we will again fall back. We will be back in this House debating a bill to bring the standard up yet again. The government should embrace what both the U.K. and the U.S. are planning to do and have public registries listing who owns which companies. It should stop the shell game, particularly this practice of “beneficial ownership”.
The point is to make sure that we are transparent when it comes to the extractive industry. The government talked about signing on to the initiative for ensuring that all payments made between foreign governments and Canadian companies are transparent, but to whom? Is the information going to be kept within government, or would it be public? Will we have to ATI to obtain it, or would government do what other governments have done and make it transparent?
As I mentioned before, we must ensure that we get up to the standard of other countries on the issue of conflict minerals so that we no longer are looking the other way when it comes to the sourcing of the supply chain for many of the things that we rely on in our technologies.
If we are serious about it, we would embrace these initiatives of being fully transparent on who owns what companies, being fully transparent and pushing transparency when sourcing minerals in the supply chain for our electronics, and being fully transparent about payments between companies and governments abroad. Then we would be at the same standard as our allies. If we do not meet that standard, then we will be left with what we are doing here, which is trying to catch up.
I will be a bit partisan: what we have seen from the Conservative government is that we have become laggards. We sign on to international treaties, but then we do not follow up with implementation that lives up to the treaty.
For example, we have been called out by Norway and the Red Cross on the fact that the cluster munitions treaty that we signed on to will be undermined by Bill S-10, the proposed implementation legislation, which we have debated. It would undermine this international treaty.
We must think about this for a second. The International Committee of the Red Cross never comes out and criticizes government, but they just did yesterday. It said that Bill S-10, the implementation bill for the cluster munitions treaty that we have signed on to, would actually undermine the treaty. It is shocking.
I am very concerned that when we sign on to this communiqué for the G8 that we actually follow up, live up to the spirit of what we have signed on to and not undermine it.
Another example when it comes to international treaties is the arms trade treaty we agreed to. Then we find the gun lobby taking it over from the government. It is astonishing.
Instead of embracing the future, these guys are living in the past. They are affecting our reputation. Instead of getting on board with progress, they are holding us back just because of their ideology.
Bill S-14 will be supported by the NDP simply because it is the least the Conservative government can do. However, what we want to see is full transparency. When we see the follow-up to the communiqué on the G8, we will be holding the current government to account to at least come up to the standard of our allies.
Personally, and I am sure I speak on behalf of my colleagues, we would like to see Canada lead and not be a laggard. It is something I think most Canadians want to see as well.
Monsieur le Président, j'interviens, encore une fois, au sujet du projet de loi S-14. De ce côté-ci de la Chambre, nous avons déjà indiqué que nous appuyions le projet de loi. Nous croyons que nous pourrions aller plus loin, comme je l’ai dit dans les questions et observations que j’ai adressées au secrétaire parlementaire.
Comme je l’ai fait pour tous ces projets de loi, je dois tout d’abord exprimer notre préoccupation, la préoccupation que m’inspire la façon dont le projet de loi nous est parvenu. Nous avons un projet de loi sur la corruption d’agents publics étrangers qui nous arrive de l’autre Chambre. Quand le numéro d'un projet de loi est précédé de la lettre « S », cela signifie qu'il nous vient du Sénat. On a dit à maintes reprises depuis le début du débat sur le projet de loi que le gouvernement aurait dû le présenter ici même, à la Chambre. Après tout, ce sont les représentants élus qui sont, je crois, le plus en mesure de se pencher sur les problèmes de corruption, sans parler de ce qui se passe à l’autre endroit sur le plan de la corruption. Tous les jours, nous apprenons l’existence d’une nouvelle affaire de corruption à l’autre endroit. Je me dois de faire valoir ce point d’entrée de jeu.
Le gouvernement semble même plus être gêné quand les projets de loi nous arrivent de l’autre endroit. Au moins, dans le cas présent, il aurait pu manifester un peu de contrition du fait qu’un projet de loi modifiant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers, et donc destiné à lutter contre la corruption à l’étranger, nous arrive de l’autre endroit, un organe non élu qui est actuellement embourbé dans des affaires de corruption.
Il est plutôt étrange que cela se produise sous le gouvernement actuel, un gouvernement qui clamait haut et fort qu'il allait faire les choses différemment. Le voilà pourtant devenu la copie conforme du gouvernement qui l’a précédé. Le gouvernement impose la clôture et il use et abuse du Sénat pour faire sa besogne. C’est ce qu’il a fait dans le cas du projet de loi S-14. Personne ne manifeste plus la moindre gêne. C'est devenu le modus operandi du gouvernement actuel. Il a recours au Sénat pour faire ses quatre volontés, même dans un dossier aussi important que celui de la corruption d’agents étrangers.
Le projet de loi lui-même, comme il a été dit, instituerait simplement la norme minimale respectée par nos alliés. Le gouvernement a été mis dans l’embarras par nos critiques, de ce côté-ci de la Chambre, concernant le recul des normes que nos entreprises appliquent à l’étranger en matière de corruption et de responsabilité sociale des entreprises. Hier soir encore, un reportage faisait état de ce qui s’est passé au Bangladesh. Nous ne devrions pas l’oublier. Le NPD a demandé que le Comité des affaires étrangères tienne des audiences à ce sujet. Nous aimerions que l’on porte plus d’intérêt à cette question.
Il faut que le Canada se remette en selle et fasse preuve de leadership. Le projet de loi ne va pas assez loin.
Je vous résume rapidement ce qu’il en est. Le projet de loi apporterait quatre changements notables à la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers.
Il augmenterait la peine maximale, comme l’a indiqué le secrétaire parlementaire.
Il éliminerait l’exception prévue pour ce que l’on appelle les paiements de facilitation, qui consistent essentiellement à payer quelqu’un pour faciliter l’obtention d’un contrat. Fait intéressant, nous avons eu vent d’allégations que de tels paiements auraient été effectués à Montréal. Nous devrions peut-être appliquer aussi ces règles avec plus de rigueur chez nous. Le gouvernement devrait peut-être y regarder de plus près avant de recruter un candidat ou de laisser un ministre embaucher un ancien candidat. Il faut espérer que sa performance à cet égard va s’améliorer.
Le projet de loi créerait en outre une nouvelle infraction relative à la falsification des livres comptables. Nous venons de recevoir un communiqué du G8, il y a une demi-heure à peine. De fait, si le gouvernement veut respecter ce à quoi il s’est ainsi engagé, il lui faudra amender le projet de loi, car le communiqué encourage le gouvernement à aller plus loin dans ce domaine et à faire preuve de plus de transparence en matière de tenue des livres comptables.
La quatrième partie du projet de loi établirait une compétence fondée sur la nationalité, de sorte que les ressortissants canadiens pourraient faire l’objet de poursuites en vertu de la loi pour des infractions commises à l’étranger. Ils ne pourront pas poser à l’étranger des gestes qui sont interdits ici.
Je pense qu’il est important de mettre les choses en contexte. Comme je l’ai dit, nous venons de recevoir le communiqué de la conférence du G8. Il touche nombre des aspects dont nous traitons en rapport avec le projet de loi S-14. Il s’agit d’un communiqué en 10 points. Je ne vais pas vous faire lecture de ces 10 points, car ils ne se rapportent pas tous directement au projet de loi qui nous intéresse ici.
Le premier élément que les dirigeants des pays du G8 ont accepté est que: « Les administrations fiscales du monde entier doivent automatiquement se communiquer des renseignements afin de lutter contre le fléau de la fraude fiscale. »
Quand nous parlons de corruption d’agents publics étrangers, il s’agit principalement de la façon dont l’argent circule. Je me réjouis de voir que cela figure dans le communiqué. Nous verrons bien si le gouvernement prend cela au sérieux.
Le deuxième est que: « Les pays doivent changer leurs règlements qui ont conduit les entreprises à transférer leurs profits à l’étranger pour éviter d’avoir à payer des impôts et les sociétés multinationales doivent rendre compte aux autorités fiscales des impôts qu’elles paient et où elles les paient. » Ce point a déjà été mentionné par le secrétaire parlementaire. Cela signifierait une transparence accrue des transactions des sociétés.
Le troisième est que: « Les sociétés doivent savoir à qui elles appartiennent vraiment et les percepteurs d’impôts ainsi que les forces de maintien de l’ordre doivent être en mesure d’obtenir ces renseignements facilement. » En l’absence de ce cadre, les dispositions du projet de loi S-14 seront très difficiles à faire respecter, dans certains cas, parce que si nous ignorons qui est propriétaire de l’entreprise, nous ignorons aussi qui exerce une influence sur cette entreprise. Nous ne connaissons pas parfaitement la situation. Autrement dit, si nous essayons de déterminer si un montant a été versé à un représentant de la société et que nous ignorons à qui cette société appartient, il sera très difficile d'intenter des poursuites.
Il a transpiré des réunions du G8 que le Canada s’opposait à cette mesure. Nous devrions retrousser nos manches et obliger le gouvernement à changer d’avis. C’est toute la question des bénéficiaires effectifs. Cela signifie qu’une société se cache derrière un paravent. Ce que le G8 envisage, et ce que M. Cameron recherche et qui figure au point trois du communiqué, c’est une divulgation complète de cette information. Les sociétés ne peuvent plus recourir à ce tour de passe-passe concernant les bénéficiaires effectifs. Il y aura un registre public de toutes les sociétés qui montrera exactement qui en sont les propriétaires. Nous n’avons rien de tel à l’heure actuelle. Le premier ministre Cameron a déclaré que, personnellement, il espérait que le monde entier adopterait la pratique de tenir des registres publics des bénéficiaires effectifs.
Selon les organismes d’aide, des registres privés pourraient constituer un pis-aller. Autrement dit, il y aurait des registres, mais ils ne seraient pas publics; les gouvernements en auraient la garde. La rumeur veut que seuls le Royaume-Uni et les États-Unis se soient engagés à tenir des registres publics.
J’espère que le gouvernement prendra la chose au sérieux, car si nous devons lutter contre la corruption d’agents publics étrangers il nous faut de la transparence. Si nous avons vraiment l’intention de respecter les engagements que nous avons pris en signant ce communiqué, nous devons créer un registre public de toutes les sociétés, en indiquant qui en sont les propriétaires et où se trouve leur siège social. Sinon, nous ne pourrons pas respecter cette volonté de transparence.
Quatrièmement, « [l]es pays en développement doivent avoir les connaissances et les capacités de percevoir les impôts qui leur sont dus, et les autres pays ont le devoir de les y aider. » Ce point est essentiel et touche à la capacité d’influencer les agents publics étrangers. Sur le terrain, dans les économies émergentes ou en développement, nous entendons souvent dire que les agents publics peuvent profiter de l’avantage que leur donne leur pouvoir d’approbation des projets, par exemple, principalement faute d’un régime fiscal obligatoire assorti de fonctions d’application et de surveillance. Ils ne s’exposent donc à aucune conséquence. Cet état de choses rend la corruption possible, parce qu’il n’y a pas de supervision adéquate.
C’est un élément extrêmement important, car évidemment il améliorerait la situation des citoyens. C’est également une façon de lutter contre la possibilité de corruption. Lorsqu'on veiller à divulguer toute l’information, à faire la lumière, en quelque sorte, et à déclarer qui doit payer des impôts et si ces impôts ont été payés, les responsables seront beaucoup moins enclins à se servir de leur pouvoir à des fins personnelles.
Le NDP considère le cinquième élément comme très important: « Les sociétés extractives doivent signaler les versements qu’elles font à tous les gouvernements et les gouvernements doivent rendre publiques les recettes qu’ils perçoivent de ces sociétés. »
Le gouvernement s’est montré positif et a déclaré qu’il appuierait cet élément. Attendons de voir les dispositions législatives. À en juger par ce que le gouvernement a dit et fait, la publication de ces rapports ne sera pas obligatoire. La transparence doit être totale; nous ne devons pas nous contenter de demi-mesures.
Les sociétés minières ont d’ailleurs déclaré qu’elles prendraient des engagements à cet égard. J’espère que toutes les sociétés extractives le feront.
Le sixième point m’est particulièrement cher. Il vise les minéraux, qui « doivent être acquis de façon légitime et non pillés dans des zones de conflit. » Les députés le savent, cela touche toute cette question des minéraux stratégiques. Des régions comme le Congo oriental, où les droits de la personne sont bafoués et où la corruption est omniprésente, sont considérées comme des zones de conflit. Les minéraux que nous utilisons dans tous nos dispositifs électroniques, nos BlackBerry et nos téléphones cellulaires par exemple, viennent d’une zone de conflit. Essentiellement, nous avons tous dans nos appareils électroniques, souvent sans même le savoir, un matériau qui vient d’une zone de conflit, parce que nous n’avons pas de système pour déterminer la source des minéraux.
Il est dit dans le communiqué que « [l]es minéraux doivent être acquis de façon légitime et non pillés dans des zones de conflit. » Cela représente un défi pour le gouvernement. Est-ce que les conservateurs vont se rallier? Le projet de loi C-486, que je parraine, nous permettrait de nous conformer aux règles établies par les États-Unis grâce au projet de loi Dodd-Frank. Les dispositions législatives sont en place pour veiller à ce que tous les minéraux proviennent de sources légitimes et ne servent pas à alimenter les conflits. Les Européens prennent actuellement des mesures en ce sens. L’OCDE, dont il a été question relativement à ce projet de loi, a formulé des lignes directrices sur la façon d’exercer une surveillance opportune et appropriée en ce qui concerne l’origine des minéraux.
Le sixième élément est donc très important, et c’est un dossier dans lequel j’ai œuvré avec de nombreuses personnes, y compris des collègues d’ici, pour que le Canada se rallie et relève sa norme au moins au même niveau que les autres.
Le septième point est aussi très important: « Les transactions foncières doivent être transparentes et respecter le droit à la propriété des collectivités locales. » En matière de corruption des agents publics étrangers, l’une des grandes tendances qui se dégagent depuis quelque temps est l’acquisition de terres par des pays étrangers, en particulier dans les pays en développement. Il y a une véritable course à la propriété foncière à l’heure actuelle, en particulier en Afrique. Je vous nomme quelques-uns des pays qui s’y livrent. La Chine est un joueur de premier plan en ce moment. Elle accumule les terres, elle s’en empare. Il nous faut veiller à ce que les collectivités locales soient respectées.
Soyons honnêtes. Les Canadiens ne sont pas parfaits. Quand nous parlons de la légitimité sociale des entreprises des secteurs minier, pétrolier et gazier, nous devons nous aussi respecter les collectivités locales. C’est une question extrêmement importante et urgente dans les pays en développement, où nous assistons à des acquisitions massives de terres. C’est une question de sécurité alimentaire, et certains pays accumulent les terres en vue de satisfaire à leurs besoins en minéraux, en pétrole, en gaz, etc., et même, dans certains cas, en denrées alimentaires.
Le huitième élément précise que les gouvernements doivent mettre en œuvre des mesures pour faciliter les échanges commerciaux.
Le neuvième élément vise à rationaliser les choses, en particulier aux frontières. Nous sommes bien conscients de ce besoin, dans le cas de nos voisins du Sud. Monsieur le Président, compte tenu de la circonscription que vous représentez, il n’est pas nécessaire de vous expliquer l’importance de cet élément.
Le dixième point, le dernier du communiqué du G8, est ainsi formulé: « Les gouvernements doivent publier de l’information concernant les lois, le budget, les dépenses, les statistiques nationales, les élections et les marchés publics de façon à ce que cette information soit facile à lire et à réutiliser, afin que les citoyens puissent les en tenir responsables. » Cela nous intéresse au premier chef. Je relis ce passage. Il est très pertinent, car si nous devons lutter contre la corruption à l’étranger, il nous faut commencer par faire preuve de transparence chez nous. Les pays du G8 ont entériné cette notion.
« Les gouvernements doivent publier de l’information concernant les lois, le budget, » — pensez au directeur parlementaire du budget — « les dépenses, les statistiques nationales, » — voilà qui n’est pas sans ironie, vu ce que nous avons imposé à Statistique Canada — « les élections et les marchés publics de façon à ce que cette information soit facile à lire et à réutiliser, afin que les citoyens puissent les en tenir responsables. » Le dixième élément doit s’appliquer sans retard dans notre pays.
J’ai passé en revue les éléments que le G8 vient d’énoncer dans son communiqué, parce que, comme je l’ai dit dans mes observations quand j’ai interrogé le secrétaire parlementaire, ce projet de loi ne va pas assez loin. Si nous voulons vraiment lutter contre la corruption des agents publics étrangers, et si nous voulons faire preuve de leadership, nous ne pouvons pas nous contenter d’une norme minimale. Nous ne faisons pas les choses ainsi, au Canada. Sous le gouvernement actuel, j’ai l’impression que nous vivons dans le passé.
Voilà la façon dont le présent gouvernement semble fonctionner. Le secrétaire parlementaire l’a bien dit lui-même: les conservateurs n’ont présenté le projet de loi S-14 que parce que l’OCDE nous a traités de traînards. C’est seulement alors que le gouvernement a décidé de présenter cette mesure législative. Ce n’est pas la façon de faire canadienne. Nous devrions tracer la voie. Nous devrions examiner nos pratiques et les comparer à celles des autres pays.
Tout le monde savait que nous étions des traînards. Transparency International le dit depuis un certain temps déjà.
Nous pouvons examiner ce communiqué en 10 points du G8. Allons-nous au moins atteindre la norme de nos alliés? Personnellement, je préférerais que nous allions au-delà.
Par exemple, je m’inquiète quand le premier ministre Cameron dit que les sociétés devraient faire preuve de transparence au sujet de leurs propriétaires afin que nous puissions lutter contre la fraude fiscale. On nous dit que le Canada ne le fera pas. Nous ne publierons pas les renseignements concernant les propriétaires des entreprises.
Comme je l’ai dit, nous devons nous attaquer sérieusement à la corruption. Nous devons tout mettre en lumière. Si le gouvernement ne compte faire les choses qu’à moitié à cet égard, nous allons encore prendre du retard. Et nous recommencerons sous peu à débattre à la Chambre un projet de loi tendant encore une fois à rehausser la norme. Le gouvernement devrait adopter ce que le Royaume-Uni et les États-Unis se proposent de faire, c’est-à-dire établir des registres publics identifiant les propriétaires des entreprises. Nous devons cesser de jouer à cache-cache, particulièrement en ce qui concerne les renseignements sur les « bénéficiaires effectifs ».
L’objectif est de veiller à être transparents dans le cas de l’industrie extractive. Le gouvernement a parlé de se joindre à l’initiative visant à s’assurer que tous les paiements entre les gouvernements étrangers et les sociétés canadiennes sont transparents, mais transparents pour qui? Les renseignements seront-ils gardés au gouvernement ou seront-ils rendus publics? Aurons-nous à recourir à l’accès à l’information pour les obtenir, ou bien le gouvernement fera-t-il comme les autres pays en se montrant transparent?
Comme je l’ai déjà dit, nous devons veiller à nous rehausser au niveau de la norme des autres pays en ce qui concerne les minéraux stratégiques pour ne plus avoir à fermer les yeux sur les sources d’approvisionnement auquel nous recourons pour acheter les produits nécessaires à nos technologies.
Si nous sommes vraiment sérieux, nous devons adopter ces initiatives de transparence concernant les propriétaires d’entreprises, les sources d’approvisionnement de nos industries électroniques et les paiements échangés entre les sociétés et les gouvernements étrangers. C’est seulement alors que nous serons au même niveau que nos alliés. Si nous ne respectons pas cette norme, nous traînerons de l’arrière et serons encore obligés de faire du rattrapage.
Je vais me permettre d’être un peu partisan. Sous le gouvernement conservateur, nous sommes devenus des traînards. Nous signons des traités internationaux, mais nous ne faisons pas une mise en œuvre conforme à l’esprit des traités.
Ainsi, la Norvège et la Croix-Rouge nous ont signalé que la Convention sur les armes à sous-munitions dont nous sommes signataires sera affaiblie par le projet de loi S-10, qui met en œuvre la convention et que nous avons débattu. Ce traité international s'en trouvera affaibli.
Pensons-y un instant. Le Comité international de la Croix-Rouge ne se permet jamais de critiquer les gouvernements, mais il l’a fait hier. Il a dit que le projet de loi S-10, Loi de mise en œuvre de la Convention sur les armes à sous-munitions, que nous avons signée, affaiblirait la convention. C’est renversant.
J’espère que, lorsque nous signerons ce communiqué du G8, nous y donnerons vraiment suite et en respecterons l’esprit sans essayer de l’affaiblir.
Il y a un autre exemple au chapitre des traités internationaux: le traité sur le commerce des armes que nous avons accepté. Nous avons constaté par la suite que le lobby des armes à feu en a repris le contrôle au gouvernement. C’est surprenant.
Au lieu de se tourner vers l’avenir, ces gens vivent dans le passé. Ils ternissent notre réputation. Au lieu d’adopter le progrès, ils cherchent à nous retenir, simplement à cause de leur idéologie.
Le NPD appuiera le projet de loi S-14 parce qu’il représente le minimum que le gouvernement conservateur pouvait faire. Toutefois, nous recherchons la pleine transparence. Lorsque nous verrons le suivi donné au communiqué du G8, nous tiendrons le gouvernement responsable au moins de nous mettre au niveau des normes de nos alliés.
Personnellement -- et je suis sûr de parler au nom de mes collègues --, j’aimerais que le Canada mène au lieu de traîner de l’arrière. Je crois que tous les Canadiens le voudraient aussi.
View Julian Fantino Profile
CPC (ON)
View Julian Fantino Profile
2013-06-18 11:09 [p.18515]
Mr. Speaker, I trust the member opposite knows better. Quite frankly, I find his broad-brush accusations of corruption in the other place obscenely disingenuous.
People who live in glass houses should not be casting stones. I happen to know that the overwhelming majority of Canadians, senators included, are decent, hard-working, honest people who deserve much more respect than the member opposite has decided to cast their way. For the member opposite to suggest otherwise is nothing more than a mean-spirited political exercise in character assassination.
In light of the member's self-defined righteous value system, can he then explain to Canadians how it is that his leader failed to immediately disclose his involvement in an attempted bribery offer some 17 years ago? How can the member consider such hypocrisy worthy of this honourable place?
Monsieur le Président, à mon avis, le député devrait faire attention à ce qu'il dit. En toute honnêteté, je trouve qu'en accusant sans discernement les gens à l'autre endroit de corruption, il fait preuve d'une mauvaise foi révoltante.
Il ne faut pas oublier que, lorsqu'on critique les autres, on s'expose soi-même à la critique. Je sais que la grande majorité des Canadiens, y compris les sénateurs, sont des personnes respectables, vaillantes et honnêtes qui méritent beaucoup plus de respect que le député d'en face ne leur en témoigne. En traitant ainsi les gens de l'autre endroit, le député se livre à des manoeuvres politiques mesquines ayant pour objectif de salir leur réputation.
Compte tenu de l'échelle de valeurs morales que le député a lui-même définie, peut-il expliquer aux Canadiens les raisons pour lesquelles son chef n'a pas immédiatement dévoilé qu'il avait été impliqué dans une tentative de corruption, il y a 17 ans? Comment le député peut-il penser qu'il est acceptable de faire preuve d'une telle hypocrisie dans cette honorable enceinte?
View Paul Dewar Profile
NDP (ON)
View Paul Dewar Profile
2013-06-18 11:10 [p.18515]
Mr. Speaker, I did not mean to exercise the minister to the extent that he seems to be so exercised. I simply made a comment. I did not mention one senator.
I said it is ironic, irony being a literary device, that we are dealing with a bill, Bill S-10, which deals with corruption and which comes from the other place. That is all I said.
Maybe the member is feeling defensive about payments from the Prime Minister's chief of staff to a senator. I do not know what he calls it. I do not call it enlightened behaviour. I would call it enlightened behaviour when we have a party that calls upon us to bring ourselves up to an ethical standard and have integrity in how we do our business.
When a person makes a mistake, he or she owns up to it. We have not seen that from the Conservative government.
In case he was not listening carefully, I did not name any particular senator. I talked about the irony. I would encourage him not to get too exercised about it. Maybe I will use a metaphor later, but he should not take it personally.
Monsieur le Président, je n'avais pas l'intention d'inciter le ministre à s'énerver de la sorte. J'ai tout simplement formulé une observation. Je n'ai pas mentionné un seul sénateur.
J'ai parlé de l'ironie de la situation — et l'ironie est un procédé littéraire —, du fait que nous soyons en train d'étudier une mesure législative qui porte sur la corruption et nous vient de l'autre endroit, en l'occurrence le projet de loi S-10. C'est tout ce que j'ai dit.
Peut-être que le député est sur la défensive parce que le chef de cabinet du premier ministre a versé des paiements à un sénateur. Je ne sais pas comment il qualifie cela mais, selon moi, il ne s'agit pas d'une décision très judicieuse. Par contre, il pourrait être judicieux qu'un parti exhorte ses députés à respecter certaines normes éthiques et à faire preuve d'intégrité dans leurs activités.
Lorsqu'une personne commet une erreur, elle doit en assumer la responsabilité. Ce n'est pas ce que les conservateurs ont fait.
Au cas où le député n'écoutait pas attentivement, je tiens à souligner que je n'ai nommé aucun sénateur en particulier. J'ai parlé de l'ironie de la situation. Je l'inviterais à ne pas trop s'énerver à ce sujet. Peut-être que j'utiliserai une métaphore ultérieurement. J'espère qu'il ne se sentira pas personnellement visé.
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
View Elizabeth May Profile
2013-06-18 11:11 [p.18516]
Mr. Speaker, I wonder if the member could respond to the same question I asked the parliamentary secretary earlier.
I think we are seeing a general problem. I never thought I would see the day, for instance, when academics would forge their research in order to get grants. There is a decline in our general sense of "all I have is my good name", which people used to say in my grandfather's day. It used to mean something.
Celebrities seem to think that as long as they are in the media, it does not matter if the stories they are telling about themselves are good, bad or indifferent. The standard to which we hold ourselves is falling. There is no question about that.
The response from the minister was as if the member for Ottawa Centre had said something outrageous. Analogies, irony and metaphor have a place, even here.
My question to him is what would he do, and what would all Canadians do, when we hold up a mirror and look at ourselves, to know that Canada is the ethical country we think it is? How do we get rid of corruption, which seems to be on the increase across Canada?
Monsieur le Président, je me demande si le député pourrait répondre à la question que j'ai posée plus tôt au secrétaire parlementaire.
Je crois que nous constatons un problème généralisé. Jamais je n'aurais pensé voir le jour où, par exemple, des universitaires falsifieraient leurs recherches pour obtenir des subventions. À une certaine époque, on disait « ma bonne réputation est tout ce que j'ai ». Cette mentalité se perd. C'est ce que les gens disaient du temps de mon grand-père. Ça voulait dire quelque chose auparavant.
Les célébrités semblent penser que tout ce qui importe, c'est de faire parler d'elles dans les médias, peu importe si les histoires racontées sur elles sont bonnes ou mauvaises. La norme que nous établissons pour nous-mêmes est en chute libre. Cela ne fait aucun doute.
Le ministre a réagi comme si le député d'Ottawa-Centre avait dit quelque chose de scandaleux. Les analogies, l'ironie et les métaphores sont admises, même ici.
Ma question au député est la suivante: que ferait-il et que feraient l'ensemble des Canadiens pour avoir la certitude, quand nous nous regardons dans le miroir, que le Canada est bien le pays à l'éthique rigoureuse que nous pensons qu'il est? Comment pouvons-nous nous débarrasser de la corruption, qui semble augmenter au Canada?
View Paul Dewar Profile
NDP (ON)
View Paul Dewar Profile
2013-06-18 11:12 [p.18516]
Mr. Speaker, I want to touch on two aspects of my colleague's question. One is what we can do domestically. We need to be a lot more ethical in our standards, obviously, as politicians. We have to make sure that the people we appoint to senior posts are going to live up to that ethical standard.
In the case of Arthur Porter, here was someone who was appointed to essentially oversee national security and ensure that there was accountability there. Now we find him in a jail in Panama. That could have been avoided. We on this side think that we should have a public appointments commission that would allow for the vetting of appointments of senior officials.
However, the Conservatives are so stubborn on this issue. They just avoid it. They thought their guy, Gwyn Morgan, who they thought was somehow objective and unaffected by partisanship—and I leave it to others to look into that—was the only person out of 30 million who could do the job. Then they picked up their toys and went home. They killed the public appointments commission.
That is the problem with the current government. We should have that in place. We should have all ministerial staff abiding by an ethics code, as they do in the U.K. That was part of the NDP's platform in the last election. We should have ethical standards for advisers and we should have more accountability in ministers' offices. We should allow Parliament to be a little more autonomous from the executive branch. Clearly we have seen problems in that area with this government.
That would be a start. Maybe later on we could talk about what we could do internationally.
Monsieur le Président, j'aimerais revenir sur deux aspects de la question posée par la députée. Le premier concerne les gestes que nous pouvons poser à l'échelle nationale. De toute évidence, en tant que politiciens, nous devons adopter des normes beaucoup plus strictes en matière d'éthique. Nous devons aussi voir à ce que les personnes à qui nous confions des postes importants respectent ces normes.
Par exemple, quand Arthur Porter a été nommé, il avait essentiellement pour mandat de superviser la sécurité nationale et de voir à ce que la reddition de comptes requise soit en place. Comme on le sait, il est actuellement en prison au Panama. C'est une situation qu'on aurait pu éviter. Les députés de ce côté-ci de la Chambre croient qu'il serait bon qu'une commission des nominations publiques évalue les nominations à des postes de hauts fonctionnaires.
Les conservateurs font preuve d'un entêtement remarquable dans ce dossier. Ils préfèrent ne pas en parler. Ils considéraient que le candidat de leur choix, Gwyn Morgan, était tout à fait objectif et dénué de toute partisanerie — je laisse à d'autres le soin de le confirmer — et que c'était la seule personne au Canada apte à occuper ce poste, aucun autre des 30 millions de Canadiens ne pouvant faire l'affaire. Mais ils ont changé d'idée et ont laissé tomber. Ils ont laissé tomber la Commission des nominations politiques.
C'est ce qui cloche dans le gouvernement actuel. Nous devrions avoir une commission comme celle-là. Le personnel ministériel devrait être soumis à un code d'éthique, comme au Royaume-Uni. Ces éléments faisaient partie de la plateforme du NPD lors des dernières élections. Il faudrait établir des normes d'éthique à l'intention des conseillers et renforcer la reddition de comptes dans les bureaux des ministres. Nous devrions renforcer l'autonomie du Parlement à l'égard du pouvoir exécutif, un aspect plutôt problématique sous le gouvernement actuel.
Tout cela serait un bon début. Nous pourrons ensuite penser au volet international de cette démarche.
View Alain Giguère Profile
NDP (QC)
View Alain Giguère Profile
2013-06-18 11:14 [p.18516]
Mr. Speaker, corruption is an evil thing that is very similar to cancer. Unfortunately, when Canadian companies are allowed to get away with things too easily, once they become corrupt, it rubs off on the lives of Canadians as well as on our institutions and our representation.
All too often, at our embassies overseas—
Monsieur le Président, la corruption est un mal qui ressemble beaucoup à un cancer. Malheureusement, lorsqu'on permet à des entreprises canadiennes de trop facilement s'en sortir, lorsqu'elles sont corrompues, cela déteint non seulement sur notre vie au sein du Canada, mais aussi sur nos institutions et notre représentation.
Trop souvent, à l'intérieur de nos ambassades, à l'étranger...
View Joe Comartin Profile
NDP (ON)
View Joe Comartin Profile
2013-06-18 11:15 [p.18516]
I am sorry to have to interrupt the hon. member, but there is a translation problem. Can the member continue?
Je suis désolé d'interrompre le député, mais il y a un problème de traduction. Le député peut-il continuer?
View Alain Giguère Profile
NDP (QC)
View Alain Giguère Profile
2013-06-18 11:15 [p.18516]
Mr. Speaker, the problem is that, unfortunately, at our embassies—
Donc, monsieur le Président, le problème est que, malheureusement, à l'intérieur de nos ambassades...
View Joe Comartin Profile
NDP (ON)
View Joe Comartin Profile
2013-06-18 11:16 [p.18516]
There is a problem with the equipment in the translators' booth, so we will suspend for a few minutes.
Il y a un problème technique dans la cabine des interprètes. Par conséquent, nous allons suspendre la séance pendant quelques minutes.
View Joe Comartin Profile
NDP (ON)
View Joe Comartin Profile
2013-06-18 11:24 [p.18516]
The hon. member for Marc-Aurèle-Fortin has the floor and may continue with his question.
Le député de Marc-Aurèle-Fortin a la parole et peut continuer sa question.
View Alain Giguère Profile
NDP (QC)
View Alain Giguère Profile
2013-06-18 11:24 [p.18516]
Mr. Speaker, if we are serious about fighting corruption, we should also discuss the often inappropriate behaviour of the Canadian government, which provides scholarships, immigration opportunities and jobs in our embassies to foreign students whose parents or families are associated with foreign governments.
Will our diplomats not only seek to enforce this legislation but also ensure that, ethically, they are beyond reproach?
Monsieur le Président, si nous voulons combattre la corruption, il faudrait aussi parler du comportement trop souvent inapproprié du gouvernement canadien, qui offre des bourses d'études, des possibilités d'immigration ainsi que des emplois dans notre ambassade aux étudiants étrangers qui sont des enfants de parents ou de familles du gouvernement de pays étrangers.
Nos diplomates vont-ils non seulement chercher à appliquer cette loi, mais aussi s'assurer, en ce qui a trait à l'éthique, qu'ils ne prêtent pas le flanc à une critique?
View Paul Dewar Profile
NDP (ON)
View Paul Dewar Profile
2013-06-18 11:25 [p.18516]
Mr. Speaker, when we talk about accountability and oversight, it is important that all our officials abroad are going to be involved.
I heard the parliamentary secretary talk about the training of our diplomats to deal with issues like the one we are discussing today. However, it needs to have strong oversight when it comes to the government of the day being able to assure its citizens that everyone who is working abroad is doing it for the public good. That is why we have touched on the need for more ethics in ministers' offices, for instance. It is high time that the staff and advisors to ministers provide the highest ethical standards that they can provide to their ministers. We have asked to see that happen. The same has to happen with our diplomatic corps. We have to see that they are going to be abiding by the highest ethical standards.
However, I am more concerned now with the relationship between some who are involved in commerce abroad and dealing with foreign governments. The rules have not been clarified. Businesses will tell us that if there are clear rules they will follow them. The problem is that the government has not clarified the rules. We need to see more of that.
Monsieur le Président, il est important que tous nos fonctionnaires en poste à l'étranger appliquent les principes de responsabilité et de surveillance.
Le secrétaire parlementaire a parlé de former nos diplomates afin qu'ils puissent régler les problèmes comme celui dont nous discutons aujourd'hui. La surveillance doit cependant être rigoureuse si le gouvernement veut être en mesure d'assurer à ses citoyens que tous les fonctionnaires en poste à l'étranger agissent dans l'intérêt public. C'est pourquoi nous avons dit qu'il faut renforcer l'éthique dans les bureaux des ministres, entre autres. Il est grand temps que le personnel et les conseillers des ministres adhèrent aux normes éthiques les plus élevées possible dans le cadre de leur travail. C'est ce que nous avons demandé. Nos diplomates doivent leur emboîter le pas. Nous devons veiller à ce qu'ils adhèrent aux normes éthiques les plus élevées.
Cependant, je m'inquiète davantage de la relation qu'entretiennent certains représentants commerciaux en poste à l'étranger avec les gouvernements étrangers. Les règles n'ont pas été clarifiées. Les entreprises nous disent que si les règles sont claires, elles les respecteront. Le problème, c'est que le gouvernement n'a pas précisé les règles. Il faut les préciser.
View Sylvain Chicoine Profile
NDP (QC)
Mr. Speaker, I congratulate my colleague from Ottawa Centre for doing a great job as the foreign affairs critic for the official opposition. At the same time, I would say I am rather shocked that the minister has failed to recognize the hon. member's excellent work.
Indeed, judging by his question to my colleague, he seems to have been offended by some of the points he raised, yet my colleague was quite right when he said that this bill does not go far enough and will barely lift Canada out of Transparency International's bottom rankings, in terms of the transparency measures in its anti-corruption legislation.
My colleague mentioned several extremely interesting points. I would like him to talk about them a bit more. In particular, he stated that Canada is a laggard when it comes to bringing its legislation in line with the international treaties it signs. Often, Canada simply does not live up to these treaties.
What does my colleague think Canada can do to improve its image, which has taken a serious beating in recent years?
Monsieur le Président, je voudrais féliciter mon collègue d'Ottawa-Centre pour son excellent travail en tant que porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires étrangères. Par la même occasion, je m'offusque de constater que le ministre n'est pas à même de reconnaître l'excellent travail de ce député.
En effet, dans la question qu'il a posée à mon collègue, il semble avoir été vexé par certains éléments avancés par ce dernier. C'est pourtant à juste titre que mon collègue disait que ce projet de loi ne va pas assez loin et qu'il permettra à peine au Canada de quitter les bas-fonds du classement où Transparency International l'a placé en ce qui concerne ses actions en matière de transparence dans le cadre de sa loi sur la corruption.
Mon collègue a mentionné plusieurs éléments extrêmement intéressants. J'aimerais qu'il y revienne. Il affirmait notamment que le Canada traîne de la patte pour ce qui est d'ajuster ses législations aux accords internationaux qu'il signe. Bien souvent, le Canada ne les respecte carrément pas.
Selon mon collègue, qu'est-ce que le Canada peut faire pour améliorer son image, qui en a pris pour son rhume dans les dernières années?
View Paul Dewar Profile
NDP (ON)
View Paul Dewar Profile
2013-06-18 11:28 [p.18517]
Mr. Speaker, simply put, we need to start living up to the treaties we sign. We need to make sure that when we bring in legislation to enact these treaties, we are not undermining them. We must also sign on to the ones we have agreed to, like the arms trade treaty.
That would perhaps get us going in providing more credibility in the international community. Our international image is suffering. The government is seemingly living in the past. It is time to get on with living in the real world and getting on with the standards that have been seen set by our allies.
On the G8, let us hope that this communiqué is not going to be just words and that we will see action from it.
Monsieur le Président, en fait, nous devons commencer à respecter les traités que nous signons. Lorsque nous présentons des projets de loi en vue de mettre en oeuvre ces traités, nous devons nous assurer de ne pas y nuire. Nous devons également signer les accords que nous avons acceptés, comme le Traité sur le commerce des armes.
Cela nous permettrait d'asseoir un peu plus notre crédibilité auprès de la communauté internationale. Notre réputation sur la scène internationale est mise à mal. Le gouvernement vit apparemment dans le passé. Il est temps de vivre dans le monde réel et d'adhérer aux normes fixées par nos alliés.
En ce qui concerne le G8, espérons que les belles paroles du communiqué se traduisent par des mesures concrètes.
View Sean Casey Profile
Lib. (PE)
View Sean Casey Profile
2013-06-18 11:29 [p.18517]
Mr. Speaker, I am pleased to add my voice to the debate on Bill S-14, an act to amend the Corruption of Foreign Public Officials Act.
This bills makes six much-needed amendments to the Corruption of Foreign Public Officials Act. First, it would remove the words “for profit” from the definition of business so that bribes involving non-profits and charities are included in the act.
Second, it would increase the maximum sentence of imprisonment applicable to the offence of bribing a foreign public official, from the current maximum of 5 years in jail and unlimited fines, to 14 years in jail and unlimited fines.
Third, it would eliminate the exception contained in the act for what are called “facilitation payments”. These are payments for carrying out acts of a routine nature. That exception would be eliminated.
Fourth, it would create a new offence relating to books and records, and the bribing of a foreign public official or the hiding of that bribery.
Fifth, it would establish nationality jurisdiction that would apply to all of the offences under the act, so that all Canadians, permanent residents, Canadian companies, etcetera, can now be charged for crimes taking place in foreign countries.
Finally, it would designate the Royal Canadian Mounted Police as the agency with the exclusive ability to lay charges associated with the act. This specifically refers to the RCMP international anti-corruption unit.
These changes, as we have already heard, are meant to bring Canada in compliance with the OECD conventions on combatting bribery of foreign public officials in international business transactions, which this country ratified in 1998, as well as other international obligations. The Liberal Party will be supporting this bill, as it did through the Senate.
Despite widespread calls for Canada to step up its foreign anti-bribery measures, during the seven years the Conservatives have been in power, they have only begun to deal with the shortcomings of this statute that they propose to fix by this bill.
Bill S-14 updates Canada's anti-corruption laws and puts them in line with Canada's international anti-bribery convention commitments made with the OECD, as well as others made through the United Nations and the Organization of American States. In addition to meeting our commitments to various anti-bribery conventions, Bill S-14 allows Canada to be a country that demonstrates a high level of ethical standards for other countries.
There are important preventative measures that governments should be taking to ensure the RCMP has the resources to successfully investigate cases that are relevant to Bill S-14. A private member's bill, Bill C-474, proposed by the Liberal member for Scarborough—Guildwood, is one such measure, but sadly it is being opposed by the government.
Bill C-474 would attempt to make revenue transparency the norm in resource extraction industries. This transparency would allow for Bill S-14 to be more preventative instead of reactive.
Bill S-14, presently before the House, would result in more prosecutions and convictions for foreign bribery offences. Canada is a bit of a laggard in this regard, even accounting for size differences in population and economy. Canada falls behind, having only prosecuted three cases compared to other major economies. There were 227 cases prosecuted in the United States, 135 in Germany, 35 in Switzerland, 24 in France, 18 in Italy, and 17 in the United Kingdom, as examples.
This bill, as was indicated, would amend the Corruption of Foreign Public Officials Act, which was passed in 1998 and came into effect the next year. Its passage meant that Canada ratified the OECD Convention on Combating Bribery of Foreign Public Officials in International Business Transactions. The Corruption of Foreign Public Officials Act also implemented Canada's international obligations under the United Nations Convention against Corruption and the Inter-American Convention Against Corruption. In 2002, there were several technical amendments that were made to the act because of amendments to the relevant sections of the Criminal Code.
The OECD working group on bribery has produced at least three follow-up reports on Canada's progress. The phase 1 report was released in July of 1999, the phase 2 report in March of 2004, and the phase 3 report in 2011. Each one commented on Canada's progress and set out areas where Canada needed to improve to stay on par with its international neighbours.
The phase 1 report, in 1999, was focused on the implementation of the Corruption of Foreign Public Officials Act. It was almost entirely positive. It stated that the working group was of the opinion that the Canadian act met the requirements set by the convention. It did address the issues that might need to be discussed during the phase 2 evaluation in 2004, including the exemption for “acts of a routine nature”, which are the facilitation payments that I referred to earlier; the effectiveness of the penalties, including monetary sanctions; and the lack of the nationality jurisdiction. All of these things that were referenced in that phase 1 report, in July 1999, are now contained in Bill S-14.
Five years later, the recommendations contained in the phase 2 report included the following: giving a coordinating role to one of the agencies responsible for the Corruption of Foreign Public Officials Act's implementation; reconsidering the subsection 3(4) exemption for facilitation payments, which I referred to earlier; redefining the word “business” in section 2 to include “not for profit”; and reconsidering the decision to not establish nationality jurisdiction for the crime of bribing foreign officials. Again, all of these recommendations from the working group have been included in the provisions of Bill S-14.
In 2008, the RCMP formed an international anti-corruption unit, which became responsible for investigating bribes of foreign officials. It has two seven-man teams, one in Ottawa and one in Calgary, the latter being the centre of Canada's resource extraction industry. They work with the Public Prosecution Service of Canada, which does the prosecutions in foreign bribery cases. As of May of this year, there are 35 ongoing foreign bribery investigations. There have been only three convictions against companies in the oil and gas sectors, with fines of $9.5 million and $10.35 million in two of those cases.
As the House is aware, one was the case of Griffiths Energy International, an engineering company that had an inappropriate financial relationship with the wife of the former ambassador from Chad. Another case was Niko Resources, for bribing a Bangladeshi official. SNC-Lavalin, Canada's premier engineering firm, was recently convicted on bribery charges in Bangladesh and has been barred from competing for World Bank contracts for the next decade.
In 2009, an attempt to implement similar changes to those that are in the bill before us today passed at second reading. It was at committee stage when it died, after the Prime Minister prorogued Parliament in December of 2009.
That brings us to the phase 3 report of the OECD working group from a couple of years ago. This report again found problems in several areas. These included only counting bribes for the purpose of gaining a business advantage for profit. These sanctions were not effective, proportionate and dissuasive. The extraterritorial jurisdiction issue, which I mentioned in connection with the nationality jurisdiction, only applies to bribery carried out overseas if there is a real and substantial link to Canadian territory. Considerations of national economic interest, the potential effect upon relations with another state, or the identity of the natural or legal persons involved, are only prohibited if improper.
In 2011, the Transparency International Global Corruption Report noted that Canada fell in the lowest category of countries since it had little or no enforcement in terms of following the OECD bribery standards and was the lowest ranked member of the G7.
As indicated, the measures contained in Bill S-14 are long overdue and are needed to bring Canada in line with its international obligations. They are measures that the Liberals will be supporting.
Monsieur le Président, c’est un plaisir de prendre part au débat sur le projet de loi S-14, Loi modifiant la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers.
Le projet de loi apporte six modifications fort nécessaires à la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers. D’abord, il supprime les mots « en vue d’un profit » dans la définition du terme « affaires » de façon que la loi vise aussi bien les pots-de-vin des entités sans but lucratif et des organismes de bienfaisance.
Deuxièmement, il augmente la peine maximale pour corruption d'agents publics étrangers, qui est actuellement un emprisonnement de cinq ans avec des amendes d’un montant illimité, pour la porter à 14 ans d’emprisonnement, avec des amendes d’un montant illimité.
Troisièmement, il propose d’éliminer l’exception relative aux « paiements de facilitation ». Il s’agit de versements qui sont faits pour des actes courants. Cette exception serait éliminée.
Quatrièmement, il créerait une nouvelle infraction liée aux livres comptables et à la corruption d’agents publics étrangers ou à la dissimulation de cette corruption.
Cinquièmement, il établit une compétence fondée sur la nationalité qui s’appliquerait à l’ensemble des infractions prévues par la loi, de sorte que tous les Canadiens, les résidents permanents, les entreprises canadiennes et toutes les autres entités puissent être inculpés de crimes commis dans des pays étrangers.
Enfin, le projet de loi désigne la Gendarmerie royale du Canada comme seul organisme habilité à porter des accusations aux termes de la loi. Ce qui est visé expressément ici est le Groupe de lutte contre la corruption internationale de la GRC.
Comme on l’a déjà dit, ces modifications ont pour but d’amener le Canada à se conformer aux conventions de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions internationales, ratifiées par le Canada en 1998, ainsi qu’à d’autres obligations internationales. Le Parti libéral appuiera le projet de loi, comme il l’a fait au moment de son étude au Sénat.
Bien que de nombreux appels aient été lancés au Canada pour qu’il renforce ses mesures de lutte contre la corruption d’agents étrangers, les conservateurs commencent tout juste, après sept ans d’exercice du pouvoir, à combler les lacunes de la loi qu’ils proposent de modifier par le projet de loi à l’étude.
Le projet de loi S-14 modernise les lois canadiennes contre la corruption et fait en sorte que le Canada se conforme aux engagements contractés auprès de l’OCDE dans le cadre de la convention internationale de lutte contre la corruption et à d’autres engagements pris auprès de l’ONU et de l’Organisation des États américains. Il fait donc en sorte que le Canada non seulement honore ses engagements dans le cadre de diverses conventions, mais il témoigne aussi de normes éthiques élevées qui peuvent servir d’exemple à d’autres pays.
Il y a des mesures de prévention importantes que l’État devrait prendre pour veiller à ce que la GRC ait les ressources voulues pour enquêter avec succès sur les affaires visées par le projet de loi S-14. Un projet de loi d’initiative parlementaire, le C-474, proposé par le député libéral de Scarborough—Guildwood, est de cette nature. Hélas, le gouvernement s’y oppose.
Le projet de loi C-474 vise à faire de la transparence des revenus la norme dans les industries extractives. Grâce à cette transparence, le projet de loi S-14 serait plus axé sur la prévention que sur la réaction après les faits.
Le projet de loi S-14, actuellement à l’étude à la Chambre, ferait augmenter le nombre de poursuites et de condamnations pour les infractions de corruption d’agents étrangers. À cet égard, le Canada fait figure de retardataire, même si on tient compte des différences de taille de la population et de l’économie. Le Canada tire de l’arrière, avec seulement trois poursuites, alors qu’il y en a bien plus dans d’autres économies majeures: 227 cas aux États-Unis, 135 en Allemagne, 35 en Suisse, 24 en France, 18 en Italie et 17 au Royaume-Uni, par exemple.
Comme on l’a dit, le projet de loi vise à modifier la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers, qui a été adoptée en 1998 et qui est entrée en vigueur l’année suivante. En adoptant ce texte, le Canada a ratifié la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales. Cette loi donnait également suite aux obligations internationales du Canada aux termes de la Convention des Nations Unies contre la corruption et de la Convention interaméricaine contre la corruption. En 2002, plusieurs modifications de forme ont été apportées à la loi à cause de modifications de dispositions pertinentes du Code criminel.
Le groupe de travail de l’OCDE sur la corruption a produit au moins trois rapports de suivi sur les progrès enregistrés par le Canada. Les rapports sur les trois premières étapes ont été publiés successivement en juillet 1999, en mars 2004 et en 2011. Chacun d’eux présentait des observations sur les progrès du Canada et signalait les domaines où le Canada devait apporter des améliorations pour rester à la hauteur de ses voisins.
Le rapport sur la première étape, produit en 1999, mettait l’accent sur la mise en oeuvre de la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers. Il était presque entièrement favorable. Le groupe de travail estimait que la loi canadienne répondait aux exigences de la convention. Il traitait des questions qu’il faudrait peut-être aborder dans l’évaluation de la deuxième étape, en 2004, notamment l’exemption prévue pour les « actes de nature courante » — il s’agit des paiements de facilitation dont j’ai parlé tout à l’heure —, l’efficacité des peines, notamment pécuniaires, et la compétence fondée sur la nationalité. Tous ces éléments signalés dans le rapport sur la première étape, en juillet 1999, figurent dans le projet de loi S-14.
Cinq ans plus tard, les recommandations du rapport sur la deuxième étape étaient les suivantes : confier un rôle de coordination à l’un des organismes chargés de l’application de la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers; revoir l’exemption prévue au paragraphe 3(4) pour les paiements de facilitation, dont j’ai parlé tout à l’heure; redéfinir le terme « affaires », à l’article 2, pour qu’elle englobe les entités sans but lucratif; revoir la décision d’établir une compétence fondée sur la nationalité pour l'infraction de corruption d’agents publics étrangers. Toutes ces recommandations du groupe de travail ont été reprises dans le projet de loi S-14.
En 2008, la GRC a mis sur pied un Groupe de lutte contre la corruption internationale, qui a été chargé des enquêtes sur la corruption d’agents publics étrangers. Il est formé de deux équipes de sept personnes, une à Ottawa et l’autre à Calgary, cette ville étant le centre de l’industrie extractive au Canada. Ces équipes collaborent avec le Service des poursuites pénales du Canada. Au mois de mai dernier, 35 enquêtes sur des cas de corruption internationale étaient en cours. Il n’y a eu que trois condamnations visant des entreprises du secteur pétrolier et gazier, et les amendes ont été de 9,5 et de 10,35 millions de dollars dans deux de ces cas.
Comme la Chambre le sait, une de ces affaires a mis en cause Griffiths Energy International, société de génie qui a eu des liens financiers inacceptables avec l’épouse de l’ancien ambassadeur du Tchad. Une autre affaire est celle de Niko Resources, coupable de corruption d’un fonctionnaire du Bangladesh. SNC-Lavalin, la plus grande société de génie au Canada, a été récemment reconnue coupable de corruption au Bangladesh et il lui a été interdit de faire des offres sur les marchés de la Banque mondiale pendant les 10 prochaines années.
En 2009, un projet de loi qui apportait des modifications semblables à celles qui sont à l’étude aujourd’hui a franchi l’étape de la deuxième lecture. Il est resté en plan au stade de l’étude au comité parce que le premier ministre a prorogé le Parlement en décembre 2009.
Voilà qui nous amène au rapport sur la troisième étape du groupe de travail de l’OCDE, produit il y a environ deux ans. Ce rapport relevait également des problèmes dans plusieurs domaines, notamment le fait de ne tenir compte de la corruption que lorsqu’il s’agissait d’acquérir un avantage pour réaliser des profits. Les sanctions n’étaient pas efficaces, proportionnées ni dissuasives. La compétence extraterritoriale, dont j’ai parlé à propos de la compétence fondée sur la nationalité, s’appliquait à la corruption à l’étranger seulement s’il existe un lien réel et important avec le territoire canadien. Les considérations de l’intérêt économique national, des effets sur les relations avec un autre État ou de l’identité d’une personne morale ou physique ne sont interdites que s’il y a irrégularité.
En 2011, le Global Corruption Report de Transparency International signalait que le Canada se situait dans la plus basse catégorie de pays parce qu’il prenait peu de mesures, voire aucune, pour se conformer aux normes de l’OCDE en matière de corruption, et il arrivait au dernier rang parmi les membres du G7.
Comme on l’a dit, les mesures prévues dans le projet de loi S-14 n’ont que trop tardé, et elles sont nécessaires si on veut que le Canada honore ses obligations internationales. Ce sont des mesures que les libéraux vont appuyer.
Results: 1 - 60 of 77046 | Page: 1 of 1285

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Export As: XML CSV RSS

For more data options, please see Open Data