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Lib. (NB)
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2013-04-16 12:59 [p.15478]
Mr. Speaker, I think my colleagues will agree that my colleague from Winnipeg North has done a terrific job as the spokesperson for our party with respect to citizenship and immigration issues.
The member's speech highlighted a number of concerns that our party has with respect to the temporary foreign worker program. However, my question for my colleague is very simple. Does he agree with me that there is considerable merit in having a well run, balanced temporary foreign worker program? For example, in my constituency in the seafood processing sector, many businesses depend on temporary foreign workers who come and live in small rural coastal communities in Atlantic Canada. They contribute a lot to the communities themselves and a great deal to the businesses in which they work.
It is important to have a labour market opinion that is an accurate reflection of the labour market and companies need to be prevented from abusing this program. However, does the member agree with me that done properly, particularly in rural and remote communities and some sectors like tourism and seafood processing, there is a real role for a temporary foreign worker program in assisting these businesses?
Monsieur le Président, je pense que mes collègues s'entendront pour dire que le député de Winnipeg-Nord s'acquitte très bien de ses responsabilités en sa qualité de porte-parole du Parti libéral en matière de citoyenneté et d'immigration.
Dans son discours, il a fait ressortir les préoccupations de notre parti concernant le Programme des travailleurs étrangers temporaires. Cependant, ma question pour mon collègue est très simple. Convient-il avec moi qu'il est extrêmement utile d'avoir un Programme des travailleurs étrangers temporaires équilibré et bien exécuté? Dans ma circonscription, par exemple, dans le secteur de la transformation des fruits de mer, de nombreuses entreprises comptent sur les travailleurs étrangers temporaires qui viennent s'installer dans les petites localités rurales côtières du Canada atlantique. Ils contribuent beaucoup aux collectivités et aux entreprises pour lesquelles ils travaillent.
Il est important d'avoir des avis relatifs au marché du travail qui reflètent adéquatement le marché du travail; il faut trouver un moyen d'empêcher les sociétés d'utiliser le programme à mauvais escient. Quoi qu'il en soit, le député convient-il avec moi que, appliqué adéquatement, le Programme des travailleurs étrangers temporaires a un rôle important à jouer en aidant les entreprises dans les collectivités rurales et éloignées et dans certains secteurs comme le tourisme et la transformation des fruits de mer?
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Lib. (NB)
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2013-04-15 14:39 [p.15408]
Mr. Speaker, although the income of average Canadian families is just not increasing, the Conservatives have decided to increase the price of more than 1,200 products used by these families.
For example, a new child's bicycle will cost 5% more, and a wig for a cancer patient will cost 15% more.
Why are the Conservatives increasing the cost of living for average Canadian families, which are already paying their fair share?
Monsieur le Président, alors que le revenu des familles moyennes au Canada n'augmente simplement pas, les conservateurs ont décidé d'augmenter le prix de plus de 1 200 produits utilisés par ces familles.
Par exemple, le prix d'une nouvelle bicyclette pour un enfant augmentera de 5 % et celui d'une perruque pour une personne souffrant du cancer augmentera de 15 %.
Pourquoi les conservateurs augmentent-ils le coût de la vie des familles moyennes au Canada, qui font déjà largement leur part?
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Lib. (NB)
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2013-03-18 14:14 [p.14835]
Mr. Speaker, I rise today to pay tribute to Roger Smith, who is retiring from CTV after a distinguished career as a respected and much liked journalist. He first joined the National Press Gallery in 1977, when you were not even born, Mr. Speaker, and I was nine years old.
Roger went on to have an extensive career in foreign capitals. From his front-row seat, he interpreted complex and fast-moving world events in a way that Canadians trusted and very much admired.
His recent assignment was to cover federal politics from Ottawa. He travelled with party leaders in six different national elections and easily made friends in all political parties. His warm sense of humour made him fun to travel with.
I met Roger when I was a young assistant in Mr. Chrétien's office 15 years ago, and I have considered him a friend ever since.
We wish Roger and his wife Denise Chong and their family well as Roger says goodbye to the National Press Gallery, where he has left a distinguished record and mark that will be remembered for a long time.
Monsieur le Président, j'interviens aujourd'hui pour rendre hommage à Roger Smith, qui quitte CTV pour prendre sa retraite après une brillante carrière. Ce journaliste respecté et très apprécié est devenu membre de la Tribune de la presse parlementaire canadienne en 1977. Vous n'étiez même pas encore né à cette époque, monsieur le Président, et j'avais neuf ans.
Roger a longtemps travaillé dans les capitales étrangères. Assis aux premières loges, il interprétait les événements complexes qui se produisaient sur la scène internationale et l'évolution rapide de ces derniers d'une façon qui inspirait confiance aux Canadiens et qui suscitait leur admiration.
Ces dernières années, il était chargé de couvrir la scène politique fédérale à Ottawa. Il a voyagé avec les chefs des partis lors de six élections nationales différentes et s'est rapidement fait des amis dans tous les partis. Il était amusant de voyager avec lui en raison de son sens de l'humour chaleureux.
J'ai rencontré Roger quand je travaillais comme jeune adjoint au bureau de M. Chrétien il y a 15 ans et, depuis, je le considère comme un ami.
Nous souhaitons bonne chance à Roger, à son épouse, Denise Chong, ainsi qu'à sa famille, alors que Roger se prépare à quitter la Tribune de la presse parlementaire canadienne où il a laissé sa marque et où ses réalisations remarquables ne seront pas oubliées de sitôt.
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Lib. (NB)
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2013-03-18 15:02 [p.14844]
Mr. Speaker, last Friday I met Maurice Martin, a fisherman from Aldouane, in my riding of Beauséjour. Mr. Martin has been on a hunger strike for 12 days to oppose the unfair changes made under the Conservatives' EI reform. He is doing what the Conservatives refuse to do: he is proudly standing up for—
Some hon. members: Oh, oh!
Monsieur le Président, vendredi passé, j'ai rencontré Maurice Martin, un pêcheur de l'Aldouane, dans ma circonscription, Beauséjour. M. Martin a entamé une grève de la faim depuis 12 jours pour s'opposer aux changements injustes que les conservateurs ont effectués dans le cadre de la réforme de l'assurance-emploi. Il fait ce que les conservateurs refusent de faire: il défend fièrement...
Des voix: Oh, oh!
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Lib. (NB)
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2013-03-18 15:03 [p.14844]
Mr. Speaker, he is doing what the Conservatives will not do: he is standing up for seasonal workers.
Here is what Mr. Martin wants to ask the Prime Minister: why is the government punishing people who work very hard? Why do the Conservatives want to kill communities in Kent County and elsewhere in Canada with their EI reform?
Monsieur le Président, il fait ce que les conservateurs ne font pas: il défend les travailleurs saisonniers.
Voici ce que M. Martin veut demander au premier ministre: pourquoi le gouvernement punit-il les gens qui travaillent tellement fort? Pourquoi les conservateurs veulent-ils faire mourir des communautés du comté de Kent et d'ailleurs au Canada avec leur réforme de l'assurance-emploi?
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Lib. (NB)
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2013-03-18 15:20 [p.14847]
Mr. Speaker, I am happy to present a petition today signed by over 100 residents from all over New Brunswick condemning the government's changes to employment insurance. The petitioners maintain that the changes will have a very negative effect on seasonal industries and their employees. They are asking the government to reverse this reckless and unfair course.
Monsieur le Président, j'ai le plaisir de présenter une pétition signée par plus de 100 résidants de l'ensemble du Nouveau-Brunswick qui condamnent les modifications apportées par le gouvernement à l'assurance-emploi. Les pétitionnaires maintiennent que les modifications auront des effets très négatifs sur les industries saisonnières et les personnes qu'elles emploient. Ils demandent au gouvernement de renoncer à cette initiative inconsidérée et injuste.
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Lib. (NB)
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2013-03-07 14:55 [p.14732]
Mr. Speaker, the five additional weeks of employment insurance were so good for the regions with high unemployment rates that the Conservatives themselves renewed the program three times.
In just a few days, the people who would have had the additional five weeks are going to have their claims rejected and will have to rely on food banks and provincial social assistance.
Because of the Conservatives' poor decisions, areas like Kent County, New Brunswick, and the Gaspé are going to suffer.
Why are the Conservatives determined to impoverish regions that are already struggling?
Monsieur le Président, les cinq semaines additionnelles d'assurance-emploi servaient tellement bien les régions ayant un taux de chômage élevé que les conservateurs eux-mêmes les ont renouvelées trois fois.
D'ici quelques jours, des gens qui auraient eu cinq semaines additionnelles d'assurance-emploi vont être refusés et devront aller aux banques alimentaires et à l'aide sociale provinciale.
À cause des mauvaises décisions des conservateurs, des régions comme le comté de Kent au Nouveau-Brunswick ou la Gaspésie vont souffrir.
Pourquoi les conservateurs sont-ils déterminés à appauvrir des régions déjà en difficulté?
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Lib. (NB)
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2013-03-05 15:58 [p.14638]
Mr. Speaker, I will be splitting my time with the hon. member for Charlottetown, so people can stay tuned and look forward to his comments.
I am happy to speak to the motion today from my colleague from the New Democratic Party, the member for Toronto—Danforth. I and my colleagues in the Liberal caucus will be voting against the motion when it comes up for a vote. In our view, not only is this motion constitutionally very naive, it may in fact even be a cynical attempt on the part of the New Democrats to change the channel on what will be a difficult evening for them tomorrow night when they are forced to get up and vote on a Bloc Québécois private member's bill, Bill C-457, with respect to the Clarity Act.
It is constitutionally naive because, although some NDP members in their comments have suggested otherwise, most constitutional experts acknowledge that not changing the character of the Senate but abolishing the Senate would require the unanimity of the provinces, and that is for a very important reason. At Confederation, the Senate was, as members will know, designed to offer the smaller provinces in our federation a chance to have some regional balance that would not necessarily be found in this chamber, which reflected the population of different provinces and different constituencies. The New Democrats realize that unanimity with respect to abolition of the Senate would be impossible and, if we are being generous, we might even say it would be very hard to achieve.
The member for Vancouver Kingsway offered examples of premiers who had been in favour of the abolition of the Senate, but they are from Canada's most populous provinces. That the premier of Ontario or the premier of British Columbia may favour the abolition of the Senate should not surprise many Canadians. It would surprise me if the premiers of small provinces such as the premier of Manitoba, the premier of my own province of New Brunswick or the New Democratic premier of Nova Scotia were in favour. These premiers correctly recognize that the Senate offers the smaller provinces in our federation a chance in the Canadian Parliament to have some balance.
The opening of the Constitution, as my colleague from Saint-Laurent—Cartierville so properly pointed out this morning, would offer a constitutional swamp that would see no end. There is the idea that we could have the partners in our federation come to a constitutional meeting. We know the Prime Minister certainly is averse to any meetings that would involve all first ministers in the federation, so we should not hold our breath for that ever to happen. It has not happened on issues as important as the economy, so I find it hard to imagine it would happen on an issue as complicated as abolishing the Senate. However, at that meeting, we know very well that first nations people would want to talk, correctly so, about self-government and aboriginal rights. Certainly the current separatist Government of Quebec would arrive with a laundry list, which would take up a two or three week meeting, of ridiculous grievances and complaints that it would fabricate to try to hijack the meeting.
As for the idea that we could ever get to a point, Canadians are not interested because we have been at that point. In the 1980s, under the leadership of a Progressive Conservative prime minister, Mr. Mulroney, Canadians remember Meech Lake and they remember the Charlottetown accord process. Canadians are correctly asking their elected parliamentarians to focus on issues that affect their daily lives, like the economy, youth unemployment and the environment. Those are the calls I get in my constituency office in Shediac. I have not had numerous people say to me that we need to convene a first ministers conference to discuss the issue of abolishing the Senate.
I understand why the NDP tried, somewhat cynically, to take advantage of some of the problems the Senate is having right now.
We have seen in reports from various media outlets that expenses have been called into question and that some senators seem to be having difficulty determining their place of residence.
Obviously, we are not in any way minimizing the importance of settling and resolving the situation and holding accountable anyone who acted inappropriately.
That is why the Standing Senate Committee on Internal Economy, Budgets and Administration decided, on its own initiative, to refer certain cases to a major external audit that will be made public, and some cases involve certain senators appointed by the current Prime Minister. I have no doubt that if the external audit indicates potentially fraudulent circumstances, the senators will do the right thing and refer everything to the appropriate authorities. The Senate takes its financial responsibility seriously.
We are in no way minimizing the concerns of Canadian taxpayers about circumstances that are of significant concern to us. I must say that no one in the Liberal caucus will object to having people who may have done something inappropriate face serious consequences, including prosecution, if so required.
However, we cannot pretend that we need an endless constitutional discussion because there is currently an issue with residency or expenses. This problem may be resolved severely, appropriately and quickly, as the Senate itself has said. I think this is an attempt by the NDP to change the subject. Perhaps the NDP is thinking that tomorrow evening, with the vote on Bill C-457 , put forward by the Bloc Québécois, will be difficult for them. We know very well that the NDP opposed the Clarity Act. The NDP will have to be absent en masse tomorrow evening when we, the Liberals, will vote against this Bloc bill that makes no sense. Sort of along those same lines, the NDP is pretending that another constitutional crisis needs our attention.
The Senate at its very inception, as I said at the beginning of my comments, offers the regions of the country a chance to balance the obvious demographic weight of some of the larger provinces in this chamber. An unelected Senate will certainly never be able to play the effective and, I hope, regionally equal role that the Fathers of Confederation, almost 150 ago, thought this model might achieve.
We need to be clear. The Liberal Party has supported and continues to support the notion of an elected, effective and equal Senate. For us, that would be an appropriate Senate reform measure.
In our view the country is not ready to proceed to a constitutional conference to discuss that at this moment. However, if we were to accept that the abolition of the Senate was in fact the alternative, then smaller provinces like mine in New Brunswick, like Manitoba, where my colleague from Winnipeg North sits as a member of the House, would not have an opportunity to work with the other partners of the federation and hopefully a prime minister who would interested at some point in having a discussion, when the moment was right, on how we could achieve an elected, effective and equal Senate.
My colleague from Toronto—Danforth, a member for whom I have considerable respect, also has on the order paper his own private member's bill, Bill C-470, which seeks itself to abolish the Clarity Act and substitute this bizarre 50% plus one formula, which shocks many Canadians, as a threshold to break up the country.
I think some NDP MPs would also have difficulty voting, and I am thinking of my friend from Acadie—Bathurst, who represents so well francophone minorities outside Quebec. For him to get up and have to vote for a bill by the member for Toronto—Danforth would obviously be difficult. That is probably why it is so low on the order of precedence, with no possible hope of ever actually coming before the House to be debated.
It is a cynical attempt, from our perspective, to change the channel at a time when Canadians think we should be referring and discussing issues a lot more important to the daily lives of Canadians than a pipe dream that somehow we could convene a constitutional conference to abolish the Canadian Senate.
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Charlottetown afin que les gens puissent entendre ce qu'il a à dire à ce sujet.
Je suis heureux de parler de la motion que nous a présentée mon collègue du Nouveau Parti démocratique, le député de Toronto—Danforth. Mes collègues du caucus libéral et moi-même voterons contre cette motion lors de sa mise aux voix. À notre avis, non seulement cette motion témoigne d'une vision très naïve des questions constitutionnelles, mais elle pourrait aussi constituer une manoeuvre cynique des néo-démocrates destinée à détourner l'attention de la dure soirée qui s'annonce pour eux, demain, puisqu'ils devront se prononcer sur un projet de loi d'initiative parlementaire présenté par le Bloc québécois, c'est-à-dire le projet de loi C-457, qui a trait à la Loi de clarification.
Cette motion témoigne d'une vision naïve des questions constitutionnelles, car même si des députés du NPD ont prétendu le contraire, la plupart des spécialistes en matière constitutionnelle admettent que, contrairement à la réforme, l'abolition du Sénat nécessiterait le consentement unanime des provinces, pour une raison très importante. Les députés savent que, lorsque la Confédération a vu le jour, le Sénat a été mis en place pour permettre aux plus petites provinces de la fédération de bénéficier d'une représentation équitable entre les régions qu'on ne trouverait pas nécessairement à la Chambre des communes, qui représente la population de différentes provinces et de diverses circonscriptions. Les néo-démocrates savent que l'abolition du Sénat ne pourrait pas faire l'objet d'un consentement unanime. Pour être généreux, nous pourrions même dire que l'abolition serait un objectif très difficile à atteindre.
Le député de Vancouver Kingsway a donné l'exemple de premiers ministres qui étaient en faveur de l'abolition du Sénat, mais ces gens viennent des provinces canadiennes les plus populeuses. Peu de Canadiens devraient s'étonner du fait que le premier ministre de l'Ontario ou de la Colombie-Britannique soit en faveur de l'abolition du Sénat. Ce qui me surprendrait, c'est que l'abolition du Sénat soit appuyée par les premiers ministres des petites provinces comme le Manitoba, la Nouvelle-Écosse, dirigée par un gouvernement néo-démocrate, ou ma propre province, le Nouveau-Brunswick. Ces premiers ministres reconnaissent, à juste titre, que le Sénat permet aux plus petites provinces de la fédération d'être représentées de façon équitable au Parlement du Canada.
L'ouverture de la Constitution, comme mon collègue de Saint-Laurent—Cartierville l'a à juste titre signalé ce matin, mènerait à un marasme constitutionnel sans fin. On peut toujours dire que nous pourrions convoquer les partenaires de notre fédération à une réunion constitutionnelle. Nous savons que le premier ministre est peu disposé à tenir des réunions auxquelles participent tous les premiers ministres de la fédération. Il ne faut donc pas trop compter là-dessus. Il n'y en a pas eu pour des questions aussi importantes que l'économie. J'ai donc peine à imaginer qu'il y en aurait une sur une question aussi complexe que l'abolition du Sénat. Toutefois, nous savons très bien qu'à cette réunion, les Premières Nations voudraient discuter, et c'est fort légitime, de l'autonomie gouvernementale et des droits des Autochtones. Il est certain que le gouvernement séparatiste actuel du Québec arriverait avec une liste d'épicerie qui nécessiterait une réunion de deux ou trois semaines et qui donnerait lieu à des doléances et des plaintes ridicules qu'il inventerait dans le but de détourner la réunion de son but.
Quant à l'idée que nous pourrions nous rendre jusque là, cela n'intéresse pas les Canadiens parce que ce ne serait pas la première fois. Ils se souviennent des conférences du lac Meech et de Charlottetown dans les années 1980, sous la direction d'un premier ministre conservateur, M. Mulroney. Les Canadiens demandent à juste titre à leurs élus de se concentrer sur des questions qui touchent leur quotidien, comme l'économie, le chômage chez les jeunes et l'environnement. C'est ce que j'entends à mon bureau de circonscription, dans Shediac. Peu de gens m'ont dit que nous devrions organiser une conférence des premiers ministres pour discuter de l'abolition du Sénat.
Je comprends pourquoi le NPD a essayé, de façon un peu cynique, de profiter de certaines difficultés qu'éprouve le Sénat en ce moment.
Nous avons vu dans les reportages de plusieurs médias que des dépenses ont été remises en question et que des sénateurs qui semblent avoir de la difficulté à déterminer leur lieu de résidence.
Évidemment, nous ne diminuons pas du tout l'importance de régler et de corriger la situation et de tenir responsables ceux et celles qui ont agi de façon inappropriée.
C'est pourquoi le Comité sénatorial permanent de la régie interne, des budgets et de l'administration, de son propre gré, a décidé de référer certains dossiers à une vérification externe importante qui sera rendue publique. C'est le cas pour certains sénateurs nommés par l'actuel premier ministre. Je n'ai aucun doute que, si la vérification externe indique des circonstances de fraude potentielle, les sénateurs feront la bonne chose et référeront le tout aux autorités appropriées. Le Sénat prend sa responsabilité financière au sérieux.
Nous ne minimisons pas du tout l'inquiétude des contribuables canadiens face à des circonstances qui nous préoccupent énormément. Je dois dire que personne, dans le caucus libéral, ne s'objectera à ce que ceux et celles qui ont peut-être fait des choses inappropriées en assument les conséquences sérieuses, y compris devant la justice, si le cas l'exige.
Toutefois, on ne peut prétendre que nous avons besoin d'une discussion constitutionnelle à n'en plus finir, parce qu'il y a actuellement un problème avec la question de résidence ou de dépenses. Ce problème peut être réglé d'une façon sévère, appropriée et rapide comme l'entreprend le Sénat lui-même. À mon avis, c'est un effort du NPD pour changer de poste. Le NPD se dit peut-être que la soirée de demain soir, avec le vote sur le projet de loi C-457 , proposé par le Bloc québécois, sera difficile pour lui. Nous savons très bien que le NPD s'est opposé à la Loi de clarification. Il sera obligé de s'absenter d'une façon assez massive demain soir quand nous, les libéraux, voterons contre ce projet de loi du Bloc qui n'a pas de bons sens. Un peu dans le même sens, le NPD essaie de prétendre qu'une autre crise constitutionnelle nécessite notre attention.
Comme je l'ai mentionné au début de mon intervention, le Sénat, au moment de sa création, permettait aux régions du pays de compenser le poids démographique de certaines provinces plus peuplées. Un Sénat non élu ne pourrait certainement jamais jouer le rôle efficace que les Pères de la Confédération ont souhaité il y a près de 150 ans en adoptant un modèle qui visait à assurer un équilibre régional.
Soyons clairs. Le Parti libéral appuyait et continue d'appuyer l'idée d'un Sénat élu, efficace et égal. Ce serait là une réforme appropriée du Sénat.
Nous pensons qu'à l'heure actuelle le Canada n'est pas prêt à convoquer une conférence constitutionnelle afin de discuter de ce dossier. Toutefois, si nous acceptions l'abolition du Sénat comme solution de rechange, les provinces plus petites comme la mienne, le Nouveau-Brunswick, ou comme le Manitoba, qui est représenté entre autres par mon collègue, le député de Winnipeg-Nord, n'auraient pas la possibilité de travailler avec les autres partenaires de la fédération et, on l'espère, avec un premier ministre qui serait intéressé à organiser une discussion au moment approprié sur la façon de se doter d'un Sénat élu, efficace et égal.
Le député de Toronto—Danforth, pour qui j'ai beaucoup de respect, a aussi présenté le projet de loi d'initiative parlementaire C-470, qui vise à abolir la Loi sur la clarté et à remplacer la formule bizarre de 50 % plus un — qui choque un grand nombre de Canadiens — comme seuil permettant de briser le pays.
Je pense que certains députés néo-démocrates auraient de la difficulté à voter en faveur de cette mesure, et je songe à mon ami d'Acadie—Bathurst, qui représente si bien les minorités francophones hors Québec. Il ne fait aucun doute qu'il lui serait difficile de voter en faveur du projet de loi du député de Toronto—Danforth. C'est probablement ce qui explique pourquoi cette mesure est tout au bas de l'ordre de priorité et qu'elle ne sera sans doute jamais débattue à la Chambre.
C'est une tentative cynique de détourner l'attention au moment où les Canadiens sont d'avis que nous devrions discuter de dossiers bien plus importants, qui ont une incidence sur leur vie quotidienne, plutôt que d'un projet chimérique de conférence constitutionnelle en vue d'abolir le Sénat canadien.
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Lib. (NB)
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2013-03-05 16:10 [p.14640]
Mr. Speaker, I would like to thank my colleague from Laurentides—Labelle for his comments and his question.
If he wishes to talk about dead ends, then he will have to speak about the bill introduced by his own colleague from Toronto—Danforth, Bill C-470, to abolish the Clarity Act and thereby lead Canadians and francophones outside Quebec to think that our country could be split by a simple 50%+1 majority.
If he wants to talk about dead ends, then he should talk about his own motion—the NDP motion—which we have been discussing all day, about abolishing the Senate. The NDP, which claims to care so deeply about unemployment, young people and the environment, has decided to talk constitutional nonsense today. The motion may be welcomed by some, but New Democrats know very well that it will never see the light of day. The NDP might think that it could happen, but it is constitutionally impossible.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Laurentides—Labelle de ses commentaires et de sa question.
S'il veut parler de cul-de-sac, ou en anglais de dead end, il devra parler du projet de loi de son propre collègue de Toronto—Danforth, par exemple, le projet de loi C-470, qui essaie d'abolir la loi sur la clarté et d'enlever aux Canadiens et aux francophones hors Québec le sentiment que notre pays ne sera pas divisé par une majorité simple de 50 % + 1.
S'il veut parler de cul-de-sac, il doit parler de sa propre motion, celle du NPD, dont on discute toute la journée et qui vise l'abolition du Sénat. Le NPD, qui prétend être tellement préoccupé par le chômage, par les jeunes et par l'environnement, choisit aujourd'hui de discuter d'un non-sens constitutionnel. Cette motion rejoint peut-être certaines personnes, mais les néo-démocrates savent très bien qu'elle ne verra jamais la lumière du jour. Le NPD prétend qu'il peut y arriver, mais c'est constitutionnellement impossible de le faire.
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Lib. (NB)
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2013-03-05 16:12 [p.14640]
Mr. Speaker, the member for Essex can perhaps imagine all kinds of scary scenarios from 2008, but I have no reason to think any of his musings are accurate.
If he is asking if we support the government's decision to refer to the Supreme Court the whole issue of the constitutionality of some of the supposed Senate reform bills that it leaves on the order paper and does not bring up for debate, the answer is yes. In fact, we were urging the government to put the question to the Supreme Court even before it left a number of its alleged Senate reform bills languishing on the order paper, and more importantly, we were urging the government to ask its partners in the federation what kind of Senate reform would be appropriate. The Government of Quebec had already taken a reference case to the Quebec Court of Appeal. The Province of New Brunswick was preparing to take a reference case to the New Brunswick Court of Appeal.
The government's sudden conversion to some respect for the Supreme Court and its decision to take its cynical, piecemeal, ineffective Senate reform measures to the Supreme Court for an opinion hide what it is unable to get it from its own Senate caucus, which supposedly agreed with these Senate reform measures. I see no evidence that Senator Duffy is ready to send in a resignation letter because he suddenly had a conversion over getting himself elected to the Senate from the province of Prince Edward Island.
Monsieur le Président, le député d'Essex peut inventer tous les scénarios d'épouvantes qu'il veut bien sur ce qui s'est passé en 2008, mais je n'ai aucune raison de penser que ces fabulations sont exactes.
S'il nous demande si nous appuyons la décision du gouvernement de soumettre à la Cour suprême la question de la constitutionnalité des projets de loi sur la supposée réforme du Sénat qu'il laisse au Feuilleton et dont il refuse de débattre, la réponse est oui. En fait, nous avons exhorté le gouvernement à soumettre la question à la Cour suprême avant même qu'il laisse un certain nombre de ses projets de loi sur cette supposée réforme traîner au Feuilleton, et, plus important encore, nous pressions le gouvernement de demander à ses partenaires de la fédération quel type de réforme du Sénat conviendrait. Le gouvernement du Québec a déjà renvoyé la question à la Cour d'appel du Québec, et la province du Nouveau-Brunswick s'apprêtait à renvoyer la question à la Cour d'appel du Nouveau-Brunswick.
Le respect aussi nouveau que soudain du gouvernement pour la Cour suprême et sa décision de lui soumettre ses mesures législatives cyniques, fragmentaires et inefficaces visant la réforme du Sénat cachent ce que le gouvernement est incapable d'obtenir de son propre caucus au Sénat, soit l'appui des sénateurs conservateurs à la réforme du Sénat. Rien ne me donne à penser que le sénateur Duffy soit prêt à remettre sa démission parce qu'il souhaite désormais se faire élire au Sénat pour représenter la province de l'Île-du-Prince-Édouard.
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Lib. (NB)
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2013-03-05 17:49 [p.14652]
Mr. Speaker, it is a pleasure for me to take part in this debate. I want to tell my colleague from Lambton—Kent—Middlesex at the outset that I intend to vote in favour of this motion. I listened carefully to the member's comments, as well as the comments from my colleagues in the New Democratic Party. From my perspective, there is considerable merit in the motion advanced by the member for Lambton—Kent—Middlesex.
As members know, the Liberal Party and my colleagues in caucus have always supported and been very much in favour of the freedom of religion and conscience. However, we have some concerns about the implication that one particular right or freedom, in this case, the freedom of religion and conscience, would be promoted above another basic human right or freedom that our country has always defended and stood up for abroad.
Our perspective tells us that our foreign policy should include the promotion of all freedoms and rights, for example, the rights of women, homosexuals and different groups around the world, who at various times have faced terrible oppression. They also deserve a robust defence in Canada's foreign policy. Our foreign policy and our diplomats should not shy away from speaking out against many of these abuses and practices which appall and shock millions of Canadians. The Liberal Party has always promoted and defended freedom of religion and conscience as a fundamental human right, not only under our Charter of Rights and Freedoms but also as a matter of international law.
We strongly belive that we must defend and promote all human rights, including rights that go against certain religious beliefs, including equality for women and equality for the LGBT community.
One right or freedom should not be promoted as more important than other rights or freedoms. The government must guarantee that it will not encourage any interpretation that would give precedence to religious rights over other rights and freedoms, as fundamental as the right to religious freedom is, and it must tell us how it will do so.
We have also spoken about some concerns we have with regard to the Office of Religious Freedom. After considerably and consistently diminishing Canada's international presence and engagement, cutting democratic development programs focused on human rights, and ignoring or marginalizing Canada's knowledgeable and experienced diplomatic corps, the Conservatives have established an office with limited scope and resources to do what many of these very diplomats and programs did so effectively in the past.
The promotion of freedom of religion as an objective of our foreign policy obviously has very considerable merit. However, again, it should not and cannot replace a broader engagement of Canada on the international stage in the promotion of other rights and freedoms with the same vigour and enthusiasm that the government wants to promote religious freedoms. Rather than pursuing substantive results in the areas of religious freedoms alongside other human rights, the government's approach often prefers to resort to symbolism or posturing, often focused on a domestic political audience. The government must demonstrate to Canadians that it is focused on a constructive engagement for Canada in foreign policy, not simply easy symbols or gestures, which have considerable merit in and of themselves, but should not replace a more broad and robust engagement for Canada abroad.
We must ensure that the creation of the Office of Religious Freedom does not create a hierarchy among religious rights and other rights to equality, that it is not used for partisan or political purposes and that its conception of religious freedom is truly pluralistic.
We feel it is very important to ensure that the Office of Religious Freedom, which we believe has merit, is never used to exclude certain religions or forms of religious expression.
For example, Canada should be investing a national endowment in a centre for democracy to establish a framework for the protection and promotion of democratic rights as basic human rights as well. Since 2008, the Conservatives have promised to set up a non-partisan office for democratic development but have failed to do so.
We see the promotion of democracy, the rule of law, an independent professional public service and an effective, truly transparent electoral mechanism as essential parts of Canada's foreign policy, as well as the promotion of human rights and religious freedoms.
Members will remember that the Conservatives dismantled, in a rather dramatic and unfair way, an organization known as Rights and Democracy. Until the Conservatives sabotaged it, it had previously played an effective role in promoting Canadian foreign policy in terms of our participation in helping fledgling democracies implant basic institutions of democratic rule and electoral transparency.
The Liberals will always work with the government in supporting and promoting matters as important as the protection of religious freedoms and the promotion of freedom of conscience and freedom of religion. Clearly, for a long time this has been an essential part of Canada's engagement abroad.
However, we have real concerns that we are increasingly limiting the face of Canada's foreign policy to a more narrow range of issues, instead of accepting that Canadian NGOs and a professional and competent diplomatic corps that has served this country for generations with honour should be allowed to also express, in a very robust way, our support for other freedoms and other human rights as extensively as the government would propose with respect to this Office of Religious Freedom.
Monsieur le Président, je suis heureux de me joindre au débat. Je tiens dès le départ à dire à la députée de Lambton—Kent—Middlesex que j'ai l'intention de voter en faveur de sa motion. J'ai écouté attentivement ses observations, de même que celles des députés néo-démocrates. À mon sens, la motion présentée par la députée de Lambton—Kent—Middlesex est extrêmement valable.
Comme les députés le savent, les députés du Parti libéral ont toujours appuyé et grandement favorisé la liberté de conscience et de religion. Toutefois, l'idée d'accorder un statut particulier à un droit — dans ce cas-ci, celui de la liberté de conscience et de religion — pour le placer au-dessus d'autres libertés fondamentales ou droits de la personne que le Canada a toujours défendus à l'étranger nous préoccupe.
À notre avis, la politique étrangère canadienne devrait faire valoir toutes les libertés et tous les droits, par exemple ceux des femmes, des homosexuels et de différents groupes qui ont, à un moment ou un autre, subi le joug de l'oppression. Ces droits méritent en outre d'être défendus fermement dans notre politique étrangère. Nos diplomates ne doivent pas s'abstenir, dans le cadre de celle-ci, de dénoncer les pratiques et les abus qui choquent et qui révoltent des millions de Canadiens. Le Parti libéral a toujours défendu la liberté de conscience et de religion et fait valoir qu'il s'agissait d'un droit fondamental, non seulement en vertu de la Charte des droits et libertés, mais aussi en vertu du droit international.
Nous sommes convaincus que nous devons défendre et promouvoir tous les droits de la personne, y compris des droits qui vont à l'encontre de certaines croyances religieuses tels, par exemple, que les droits à l'égalité des femmes, à l'égalité des homosexuels ou des gens qui ont une orientation sexuelle différente.
Un droit ou une liberté ne devrait pas être promu comme étant plus important que d'autres droits ou d'autres libertés. Le gouvernement devra nous garantir qu'il n'encouragera pas une interprétation qui donnerait la suprématie au droit religieux par rapport à d'autres droits et libertés, aussi fondamentaux que le droit à la liberté religieuse, et de quelle façon il le fera.
Nous avons déjà fait état de certaines de nos réserves par rapport au Bureau de la liberté de religion. Après avoir considérablement et systématiquement réduit la présence et l'engagement du Canada dans le monde, aboli des programmes de promotion de la démocratie axés sur les droits de la personne et ignoré ou marginalisé notre corps diplomatique avisé et compétent, les conservateurs ont créé un bureau au mandat et aux ressources restreintes afin de faire ce que beaucoup de ces diplomates et programmes accomplissaient efficacement auparavant.
De toute évidence, il est fort louable d'inscrire la défense de la liberté de religion parmi les objectifs de notre politique étrangère. Cependant, je le redis, cela ne doit pas et ne peut pas se substituer à un engagement plus vaste du Canada à défendre dans le monde entier d'autres droits et libertés avec la même vigueur et le même enthousiasme que ceux que manifeste le gouvernement pour la promotion de la liberté de religion. Au lieu de rechercher des réalisations concrètes sur les plans tant de la liberté de religion que d'autres droits de la personne, le gouvernement préfère souvent recourir à une approche ancrée dans le symbolisme ou faire de l'esbroufe, souvent au profit d'un public canadien partisan. Le gouvernement doit prouver aux Canadiens qu'il tient à ce que le Canada ne joue pas les seconds violons en matière de politique étrangère et à ce que son engagement ne se limite pas à des symboles ou à des gestes faciles qui, s'ils sont loin d'être sans intérêt, ne devraient pas supplanter une participation plus vaste et plus intense de notre pays sur la scène internationale.
Nous devons veiller à ce que la création du Bureau de la liberté de religion n'entraîne pas une hiérarchisation entre droits religieux et autres droits à l'égalité, à ce qu'il ne soit pas utilisé à des fins partisanes ou politiques et à ce que sa conception de la liberté de religion soit véritablement pluraliste.
Selon nous, il est très important de s'assurer, qu'à un certain moment, on n'utilisera pas le Bureau de la liberté de religion, qui a du mérite à nos yeux, pour exclure certaines religions ou expressions religieuses.
Le Canada devrait par exemple investir des fonds publics dans un centre pour la démocratie chargé d'établir un cadre pour la protection et la promotion des droits démocratiques à titre de droits de la personne à part entière. Les conservateurs nous promettent depuis 2008 de créer un organisme impartial de développement démocratique, mais nous attendons toujours.
La promotion de la démocratie, la primauté du droit, une fonction publique indépendante et professionnelle et un mécanisme électoral efficace et entièrement transparent: voilà selon nous ce qui devraient constituer les fondements de la politique étrangère du Canada, sans oublier évidemment la promotion des droits de la personne et de la liberté de religion.
Les députés se rappelleront sans doute que les conservateurs, dans un geste aussi dramatique qu'injustifié, ont aboli Droits et Démocratie. Avant que les conservateurs ne le fassent disparaître, cet organisme réussissait efficacement à promouvoir la politique étrangère du Canada, notamment en faisant valoir la manière dont le Canada aidait les démocraties naissantes à se doter des institutions de base que sont la primauté du droit et la transparence électorale.
Les libéraux seront toujours prêts à aider le gouvernement à appuyer et à promouvoir des questions aussi importantes que la protection de la liberté de religion et la promotion de la liberté de conscience et de la liberté de religion. Nul besoin de rappeler que cet élément fait partie intégrante de l'intervention canadienne à l'étranger depuis belle lurette.
Nous nous inquiétons cependant de constater que, de plus en plus, nous faisons en sorte que la politique étrangère du Canada se borne à une série toujours plus pointue de sujets au lieu d'accepter que nos ONG et que les membres de notre corps diplomatique, dont le professionnalisme et la compétence ne sauraient être remis en question et qui servent honorablement leur pays depuis des générations, puissent faire comprendre au monde, de manière énergique s'il le faut, que le Canada est aussi favorable aux libertés et aux droits de la personne en général qu'il dit l'être avec son Bureau de la liberté de religion.
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Lib. (NB)
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2013-03-04 15:10 [p.14559]
Mr. Speaker, I have the honour today to present two petitions signed by residents of the province of New Brunswick from my constituency and from a number of others. The petitions express serious concerns about the government's changes to employment insurance. These changes would be very negative for those who work in seasonal industries, and they are calling on the government to change these regressive measures immediately.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter aujourd'hui deux pétitions signées par des gens de ma circonscription et de quelques autres circonscriptions du Nouveau-Brunswick. Les pétitionnaires expriment leurs sérieuses inquiétudes quant aux modifications apportées par le gouvernement à l'assurance-emploi. Ces modifications auront un effet très néfaste sur les travailleurs des industries saisonnières. Les pétitionnaires demandent au gouvernement de changer immédiatement ces mesures régressives.
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Lib. (NB)
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2013-02-15 11:23 [p.14199]
Mr. Speaker, the Conservatives' mismanagement of the economy is having a real impact on all Canadians. Whether it be the closing of immigration and Service Canada offices or unacceptably long telephone wait times to discuss income taxes, all Canadians are being hurt by these Conservative decisions. Now we hear that regional post offices may be closing. Even more Canadians will be paying the price.
Why must so many people suffer because of the Conservatives' financial incompetence?
Monsieur le Président, la mauvaise gestion de l'économie de la part des conservateurs a des conséquences réelles pour tous les Canadiens. Que ce soit la fermeture des bureaux d'immigration, de Service Canada ou l'attente inacceptable au téléphone pour discuter de l'impôt, les Canadiens sont tous désavantagés par ces décisions des conservateurs. Nous apprenons maintenant que les bureaux de poste en région rurale risquent de fermer. Ce sont encore d'autres Canadiens qui en paieront le prix.
Pourquoi tant de gens doivent-ils souffrir de l'incompétence financière des conservateurs?
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Lib. (NB)
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2013-02-15 11:24 [p.14199]
Mr. Speaker, the minister forgot to mention rural post offices. Whether it is the closing of immigration offices, Service Canada offices, or unacceptable wait times people face to try to talk to someone on the phone at Revenue Canada, Canadians are being punished by Conservative economic mismanagement.
We now learn that rural post offices in communities like Bayfield, New Brunswick, which I represent—the minister would know it well; it is close to the Confederation Bridge, which goes from New Brunswick to Prince Edward Island—are now threatened by further cuts from the Conservative government.
Will the minister stand and say that they will maintain Jean Chrétien's moratorium of 1994—
Monsieur le Président, le ministre a oublié de mentionner les bureaux de poste en milieu rural. Qu'il s'agisse de la fermeture de bureaux de l'immigration ou de bureaux de Service Canada ou de l'attente inacceptable que les gens doivent subir quand ils téléphonent à Revenu Canada, les Canadiens font les frais de la mauvaise gestion économique des conservateurs.
Nous venons d'apprendre que les bureaux de poste dans les localités rurales sont menacés par les nouvelles compressions faites par les conservateurs. C'est le cas à Bayfield, au Nouveau-Brunswick, une localité que je représente et que le ministre connaît sans doute bien, car elle est située près du pont de la Confédération, qui relie le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard.
Le ministre peut-il nous dire que le gouvernement maintiendra le moratoire que Jean Chrétien avait imposé en 1994...
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Lib. (NB)
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2013-02-14 14:26 [p.14154]
Mr. Speaker, if non-aboriginal women went missing at the same rate as aboriginal women in Canada, there would be 20,000 missing or murdered women. The police find the culprit in 84% of murder cases in Canada, but when the victim is aboriginal, this rate drops to 50%.
Serious allegations have been made against the police, but the government still refuses to take action. Why not hold a judicial inquiry immediately?
Monsieur le Président, si le femmes non autochtones disparaissaient au même rythme que les femmes autochtones au Canada, il y aurait 20 000 femmes disparues ou victimes de meurtre. La police trouve les coupables dans 84 % des cas de meurtre au Canada, mais lorsque la victime est autochtone, le taux descend à 50 %.
Les accusations contre la police sont graves, mais le gouvernement refuse toujours d'agir. Pourquoi pas une enquête judiciaire immédiatement?
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