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Results: 1 - 15 of 4102
View Jay Hill Profile
CPC (BC)
moved for leave to introduce Bill C-63, An Act to amend the First Nations Commercial and Industrial Development Act and another Act in consequence thereof.
demande à présenter le projet de loi C-63, Loi modifiant la Loi sur le développement commercial et industriel des premières nations et une autre loi en conséquence.
View Hedy Fry Profile
Lib. (BC)
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2009-12-10 10:10 [p.7868]
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the ninth report of the Standing Committee on the Status of Women in relation to pension security for women.
The study has allowed the committee to explore questions relating to both public and private pensions, and to examine the question of income security for women who have not participated in the paid workforce.
Pursuant to Standing Order 109 the committee requests a response from the government.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le neuvième rapport du Comité permanent de la condition féminine, portant sur la sécurité du revenu de retraite des femmes.
Son étude l'a amené à explorer les régimes de retraite publics et privés et la sécurité du revenu des femmes qui n’ont pas exercé d’activité rémunérée.
Conformément à l’article 109 du Règlement, le comité demande au gouvernement de déposer une réponse.
View Denise Savoie Profile
NDP (BC)
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2009-12-10 10:16 [p.7869]
Mr. Speaker, I am pleased to present two petitions from Victoria residents and other Canadians who live on the west coast. The first petition stems from the concern of Canadians with the loss of six million sockeye. This is the lowest return in 50 years.
The petitioners were pleased to hear the government's announcement of an independent judicial inquiry. However, I think it is worth noting that they specify that this inquiry should explore all the facts, consult with scientists and stakeholders to determine what went wrong with this year's sockeye run, and present a public report, with biding solutions, within six months.
Monsieur le Président, j'ai le plaisir de présenter deux pétitions venant d'habitants de Victoria et de citoyens de la côte Ouest. La première pétition découle des préoccupations des Canadiens concernant la perte de 6 millions de saumons rouges. Or, il s'agit du plus faible retour en 50 ans.
Les pétitionnaires ont été ravis d'entendre le gouvernement annoncer la tenue d'une enquête judiciaire indépendante. Il convient toutefois de noter, à mon avis, que les pétitionnaires ont précisé qu'il faudrait, dans le cadre de cette enquête, faire toute la lumière sur les faits et consulter des scientifiques et des intervenants afin d'établir ce qui a nui à la remontée du saumon rouge cette année, puis présenter, dans un délai de six mois, un rapport public assorti de solutions obligatoires.
View Denise Savoie Profile
NDP (BC)
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2009-12-10 10:17 [p.7869]
Mr. Speaker, the second petition is from residents who urge the federal government to exercise our collective prerogative to protect the health of our citizens by applying the precautionary principle to the use of cosmetic pesticides.
The petitioners are asking that the federal government enact a moratorium on these non-essential pesticides until such time as they are conclusively proven to be safe, not just in the short-term, but in the long-term, as well.
Monsieur le Président, la seconde pétition vient de résidants qui réclament du gouvernement fédéral qu'il se prévale de sa prérogative pour protéger la santé des citoyens en appliquant le principe de la prudence dans l'utilisation des pesticides à des fins esthétiques.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement fédéral d'imposer un moratoire sur l'utilisation des pesticides non essentiels tant qu'il n'a pas été prouvé de façon irréfutable que leur utilisation est sans danger, et ce, non seulement à court terme, mais aussi à long terme.
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Lib. (BC)
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2009-12-10 10:22 [p.7870]
Mr. Speaker, I am pleased to rise in the House today to present a petition that calls on Parliament to set a timetable to meet Canada's development assistance commitments, to increase Canada's foreign aid commitments to combat HIV-AIDS, tuberculosis and malaria, and to make the legislative changes necessary for Canada's access to medicines regime to facilitate immediate and sustainable lower cost generic medicines flowing to developing countries. They call on the government to support Bill C-393.
The petition is signed by residents of Vancouver Quadra. It stems from the heroic efforts of the African grandmothers who raise children orphaned by AIDS. They are supported by the efforts of over 200 grandmother groups across Canada.
Monsieur le Président, je suis heureuse de présenter à la Chambre une pétition qui demande au Parlement d'établir un calendrier pour que le Canada puisse respecter ses engagements en matière de développement, augmenter son aide étrangère dans la lutte contre le VIH-sida, la tuberculose et la malaria, et apporter les changements législatifs nécessaires à son régime d'accès aux médicaments afin de faciliter la distribution immédiate et durable de médicaments génériques à bas prix aux pays en développement. Les pétitionnaires demandent au gouvernement d'appuyer le projet de loi C-393.
Les pétitionnaires habitent la région de Vancouver Quadra. Cette pétition a été inspirée par les efforts héroïques déployés par les grands-mères africaines pour élever des enfants orphelins du sida. Celles-ci ont le soutien de plus de 200 groupes de grands-mères partout au Canada.
View Mark Warawa Profile
CPC (BC)
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2009-12-10 10:25 [p.7870]
Mr. Speaker, I am honoured to present three petitions this morning.
The first is with regard to the long gun registry. It says that the long gun registry was originally budgeted to cost Canadians $2 million, but the price tag spiralled out of control to an estimated $2 billion a decade later. The petition states that the registry has not saved one single life since it was introduced.
The petition calls upon the House of Commons to support legislation that would cancel the Canadian long gun registry and to streamline the Firearms Act.
Monsieur le Président, ce matin, j'ai l'honneur de présenter trois pétitions.
La première pétition concerne le registre des armes d'épaule. Les pétitionnaires soulignent que le registre des armes d'épaule devait coûter 2 millions de dollars aux Canadiens à l'origine, mais que, une décennie plus tard, la facture a grimpé à 2 milliards de dollars selon les estimations. Les pétitionnaires font également valoir que le registre n'a pas permis de sauver une seule vie humaine depuis qu'il a été établi.
Les pétitionnaires exhortent la Chambre des communes à appuyer une mesure législative qui annulerait le registre des armes d'épaule et moderniserait la Loi sur les armes à feu.
View Mark Warawa Profile
CPC (BC)
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2009-12-10 10:26 [p.7870]
Mr. Speaker, the second petition is with regard to medical benefits. It says that a parent's or child's caregiver does not qualify for long-term EI medical benefits if the illness is not necessarily permanent or life threatening. Many times it causes a problem for caregivers because they are not able to support their mortgage obligations.
The petitioners are calling upon the House of Commons to enact legislation and provide additional medical EI benefits at least equal to maternity EI benefits.
Monsieur le Président, la deuxième pétition porte sur les prestations de maladie. Les pétitionnaires soutiennent que le soignant d'un parent ou d'un enfant n'est pas admissible aux prestations de maladie à long terme au titre de l'assurance-emploi si la maladie en cause n'est pas nécessairement permanente ou mortelle. Cette situation pose souvent problème aux soignants, car ils ne parviennent pas à remplir leurs obligations hypothécaires.
Les pétitionnaires demandent donc à la Chambre des communes d'adopter une loi prévoyant des prestations de maladie additionnelles au titre de l'assurance-emploi au moins égales aux prestations de maternité.
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CPC (BC)
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2009-12-10 10:26 [p.7871]
Mr. Speaker, my last petition says that Canada is country that respects human life, including in the Canadian Charter of Rights and Freedoms which states that everyone has the right to life, but Canada has not had law to protect the lives of unborn children since 1988. The petitioners are calling upon Parliament to pass legislation for the protection of human life from the time of conception until natural death.
Monsieur le Président, les signataires de ma dernière pétition font valoir que le Canada est un pays qui respecte la vie humaine et que la Charte canadienne des droits et libertés précise que tout le monde a droit à la vie. Pourtant, depuis 1990, le Canada ne dispose d'aucune loi pour protéger la vie des enfants à naître. Les pétitionnaires demandent donc au Parlement d'adopter une mesure législative qui garantirait la protection de la vie humaine, de la conception jusqu'à la mort de causes naturelles.
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Lib. (BC)
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2009-12-10 10:35 [p.7873]
Mr. Speaker, the nub of the matter is that our view of the law and the convention is different from that of the government. For the last several months, it has been standing in the House and saying that section 38 is the reigning section, that it is the section that governs non-disclosure of documents.
Today, the government admits through its own letter from the Department of Justice that section 38 does not actually apply to parliamentary proceedings. That has been a big lie that the government has perpetrated in this chamber over the last—
Monsieur le Président, le noeud du problème, c'est que notre point de vue sur la loi et la convention diffère de celui du gouvernement. Pendant des mois, il nous a répété que c'est l'article 38 qui prévaut, qui régit la non-divulgation des documents.
Or, le gouvernement admet aujourd'hui, dans sa propre lettre envoyée par le ministère de la Justice, que l'article 38 ne s'applique pas aux délibérations parlementaires. Donc, c'est un mensonge éhonté que le gouvernement nous répète à la Chambre depuis...
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Lib. (BC)
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2009-12-10 10:38 [p.7873]
Yes, absolutely, it has been a lie that has been perpetrated and uttered in this chamber for some time.
Mr. Speaker, I will withdraw the word if it is offensive to the government.
However, I have an opinion. In fact, there are two opinions from the law clerk that indicate that section 38 does not restrict the right of Parliament and the committee to receive documents. The committee may, by its own decisions, create a procedure whereupon if it considers any of the documents it receives as injurious to national security interests or international relations, it may not disclose those documents to third parties or may have a hearing that might be in camera. That is in fact in the opinions that I have received from the law clerk. I would be happy to pass them on, and they have been tabled in the committee.
The government is now finally realizing that section 38 does not afford it the claims that it has been making. It now rests or relies on a convention, citing an authority in saying that Parliament will at least respect the Crown's decision on non-disclosure in matters of national security.
When the government says that Parliament is two houses, that is a fiction it creates. Yes, in terms of passing legislation, Parliament is two houses. When section 38 was passed in the House, there was a definition of proceedings in that legislation that was picked up directly from the Criminal Code. It was eliminated and amended to ensure that Parliament has unfettered access to the documents it may require to do its job.
The job of Parliament is to oversee the government. Government cannot claim, whether by convention or otherwise, total immunity for whatever it desires. The nub of the question here is that we do not believe the government is blanking out or redacting documents in the interests of national security. It is doing so in the interest of covering its own butt. I think that is very important to remember.
The two opinions I have from the law clerk, which are public, and the opinion yesterday from the Department of Justice go to show that the government is on very thin ice and that its claim should not be respected.
Oui, absolument, c'est un mensonge que le gouvernement répète à la Chambre depuis un certain temps.
Monsieur le Président, je vais retirer ce mot si le gouvernement s'en offusque.
Cela dit, j'ai un avis. J'en ai deux, en fait, de la part du légiste, qui indiquent que l'article 38 ne restreint pas le droit du Parlement et du comité de recevoir des documents. Le comité peut, de son propre chef, établir une procédure selon laquelle il peut choisir de ne pas divulguer à des tiers les documents qu'il juge néfastes pour les intérêts de la sécurité nationale ou les relations internationales. Il peut aussi tenir des séances à huis clos. Ce sont les avis que j'ai reçus du légiste. Ils ont été déposés au comité. Je serai heureux de les faire circuler.
Le gouvernement se rend enfin compte qu'il ne peut pas invoquer l'article 38 comme il l'a fait. Il se rabat maintenant sur une convention, citant un expert en affirmant que le Parlement va au moins respecter la décision de la Couronne concernant la non-divulgation des documents lorsque la sécurité nationale est en jeu.
Quand le gouvernement affirme que le Parlement est constitué de deux Chambres, c'est pure invention. Lorsqu'il est question d'adopter des projets de loi, il est vrai que le Parlement est constitué de deux Chambres. Quand la Chambre des communes a adopté l'article 38, le projet de loi contenait une définition tirée directement du Code criminel. Cette définition a été éliminée et le projet de loi a été amendé pour veiller à ce que le Parlement ait accès sans entrave aux documents dont il pourrait avoir besoin pour faire son travail.
Le rôle du Parlement est de surveiller le gouvernement. Le gouvernement ne peut s'appuyer sur des conventions ou sur tout autre document pour s'accorder l'immunité totale pour quoi que ce soit. Essentiellement, le problème, c'est que nous ne croyons pas que le gouvernement édite ou censure des documents dans l'intérêt de la sécurité nationale. Il le fait pour couvrir ses arrières. Il ne faut surtout pas l'oublier.
Les deux avis que j'ai reçus du légiste, qui sont publics, et la lettre envoyée hier par le ministère de la Justice montrent bien que le gouvernement est sur la corde raide et que ses prétentions ne devraient pas être prises en compte.
View Jay Hill Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, with respect to the consideration of the third reading stage of Bill C-56, An Act to amend the Employment Insurance Act and to make consequential amendments to other Acts, I wish to give notice that at a next sitting a minister of the Crown shall move, pursuant to Standing Order 57, that debate be not further adjourned.
Monsieur le Président, en ce qui a trait à l'étude à l'étape de la troisième lecture du projet de loi C-56, Loi modifiant la Loi sur l'assurance-emploi et modifiant d'autres lois en conséquence, je donne avis que, à la prochaine séance de la Chambre, un ministre proposera, conformément à l'article 57 du Règlement, que le débat ne soit plus ajourné.
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Lib. (BC)
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2009-12-10 11:03 [p.7877]
moved:
That, given the undisputed privileges of Parliament under Canada’s constitution, including the absolute power to require the government to produce uncensored documents when requested, and given the reality that the government has violated the rights of Parliament by invoking the Canada Evidence Act to censor documents before producing them, the House urgently requires access to the following documents in their original and uncensored form:
all documents referred to in the affidavit of Richard Colvin, dated October 5, 2009;
all documents within the Department of Foreign Affairs written in response to the documents referred to in the affidavit of Richard Colvin, dated October 5, 2009;
all memoranda for information or memoranda for decision sent to the Minister of Foreign Affairs concerning detainees from December 18, 2005 to the present;
all documents produced pursuant to all orders of the Federal Court in Amnesty International Canada and British Columbia Civil Liberties Association v. Chief of the Defence Staff for the Canadian Forces, Minister of National Defence and Attorney General of Canada
all documents produced to the Military Police Complaints Commission in the Afghanistan Public Interest Hearings;
all annual human rights reports by the Department of Foreign Affairs on Afghanistan; and
accordingly the House hereby orders that these documents be produced in their original and uncensored form forthwith.
propose:
Que, vu les privilèges incontestés que la constitution du Canada confère au Parlement, y compris le pouvoir absolu d’obliger le gouvernement à produire sur demande des documents non censurés, et vu que le gouvernement a violé les droits du Parlement en invoquant la Loi sur la preuve au Canada pour censurer des documents avant de les produire, la Chambre demande instamment accès aux documents suivants dans leur forme originale et non censurée:
tous les documents mentionnés dans la déclaration assermentée de Richard Colvin du 5 octobre 2009;
tous les documents rédigés au ministère des Affaires étrangères en réponse aux documents mentionnés dans la déclaration assermentée de Richard Colvin du 5 octobre 2009;
toutes les notes d’information ou de décision envoyées au ministre des Affaires étrangères au sujet des détenus depuis le 18 décembre 2005;
tous les documents produits conformément aux ordonnances rendues par la Cour fédérale dans l’affaire Amnistie internationale Canada et l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique c. le Chef d’état-major de la Défense des Forces canadiennes, le ministre de la Défense nationale et le procureur général du Canada;
tous les documents remis à la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire lors de l’audience d’intérêt public sur l’Afghanistan;
tous les rapports du ministère des Affaires étrangères sur les droits de la personne en Afghanistan;
par conséquent la Chambre ordonne par la présente que tous ces documents soient produits immédiatement dans leur forme originale et non censurée.
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Lib. (BC)
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2009-12-10 11:04 [p.7877]
Mr. Speaker, I will split my time with the member for Etobicoke—Lakeshore. What transpired before you had to make the decision to proceed with this motion goes to show the need for this motion to come before the House.
We reached the point where we had to bring this motion, for one simple reason. The government, the Prime Minister and the ministers simply do not have any moral credibility on this issue anymore. From the outset of this issue they have demanded that we take them at their word, but their word has no value anymore.
From the outset of this issue they have insisted there was no compelling evidence of detainee abuse or torture, but day after day and week after week the facts have continued to come out and the facts have said otherwise. From the outset of this issue they have attacked the patriotism and integrity of those who have demanded answers, accusing them of aiding and abetting the Taliban enemy. However, it is now their patriotism and integrity that looks shabby and shallow.
From the outset of this issue they have hidden very strong words, like “cowards”, behind the heroism and bravery of the soldiers on the ground. But now we know they have covered the facts on the ground in Afghanistan and they have launched an unprecedented smear campaign against the one person, Richard Colvin, whose evidence they could not silence.
We have asked for facts and received cynical spin. We have asked for accountability and received only evasion. We have asked for the truth and received everything but. All of this is because the Prime Minister and the minister have treated this from the outset as a partisan issue and not a moral issue, as a search for an alibi and not a search for truth.
The Prime Minister seems more concerned about his own reputation than he is about Canada's. The minister seems more concerned about keeping his ministerial limousine than about doing the right thing. It was sad to watch his performance in the committee yesterday. He spoke with mock indignation about outrageous and insulting allegations, conveniently forgetting the outrageous and insulting allegations he so cavalierly made against Mr. Colvin, a dedicated public servant who was powerless to defend himself.
He spoke with mock sadness about how we were denigrating the fine work of our soldiers on the ground in Afghanistan. It was an extraordinary position to take on the very day it was revealed that the government had somehow for two years overlooked the evidence of abuse provided by soldiers in Afghanistan who were acting in the finest Canadian tradition.
It has become all too clear that the government is simply unwilling to tell the truth. It has poisoned its own credibility. By their bare-knuckle, ultra-partisan approach to this most serious of issues, it has poisoned the well of trust in the House and in the committee. That is why we need access to all the documents related to these issues: non-redacted, unfiltered, unspun, and uncensored documents.
The minister appeared before the committee yesterday and said there are three investigations underway and that they should be sufficient to deal with this. First, he referred to the board of inquiry to investigate the treatment of individuals detained by Canadian troops in April 2006. That deals with the conduct of our soldiers on the ground. That is not the object of our inquiry in the committee.
Second, he referred to the Military Police Complaints Commission, which has been thwarted by a massive campaign of obstruction of justice from actually looking into this matter. Third, he referred to the committee on which I sit: the special committee on Afghanistan. That committee has been thwarted in its work by the government not producing uncensored documents in their entirety for the committee to see.
That is obviously why we need the documents. That is why it is urgent that this motion pass. It is not whether or not there was torture. There is an abundance of circumstantial evidence and real evidence of detainee torture in Afghan jails at the hands of the Afghan authorities.
Whether it is Human Rights Watch, the Afghanistan Independent Human Rights Commission, the UN reports, the U.S. Department of State, or our own annual human rights reports from Afghanistan, all of them go to show that abundant circumstantial evidence existed about torture in Afghanistan. The lack of any specific knowledge of any specific incident is not a defence to the continuing ignorant or wilful blindness of the government.
I want to quote Mr. Justice O'Connor in his report of September 2006. He said:
Canadian officials should not wait for “verification” or unequivocal evidence of torture in a specific case before arriving at a conclusion of a likelihood of torture.
That is a statement from Mr. Justice O'Connor, who headed the Arar inquiry. That should guide us. That is in keeping with the Geneva Convention, which essentially says that if we have circumstantial evidence, whether or not we have knowledge we have the responsibility to investigate and be careful we do not send people to a risk of torture where there are substantial grounds for the risk of torture.
We now know the government, from early 2006 to sometime in 2007, continued to send prisoners to a risk of torture. That is what we need to investigate. Why did it continue? Why did the government not take any action?
This is not about the conduct of our military on the ground. They have acted in the finest of traditions, as we learned from General Natynczyk yesterday. They have always done the right thing.
Ultimately there is a civil responsibility for all the actions that happened in Afghanistan, and that responsibility rests with the Prime Minister and the Minister of National Defence. That is why we need the unfettered, uncensored, unspun, unfiltered documents, to look at their conduct and whether or not they acted appropriately.
We heard the arguments advanced by the government to have this particular motion ruled out of order. The Conservatives have relied on section 38 of the Canada Evidence Act. They have relied on their excuses that they will give whatever is legally available to Parliament.
Now we know that Parliament has the unfettered, absolute right to order the production of papers and persons in this country. To my knowledge this Parliament has never fettered and never limited its own jurisdiction. The committee stands in the place of Parliament, and the committee has that unfettered access to these documents.
That is why I was very cautious in asking the Law Clerk for an opinion on the application of section 38. He sent me an opinion on October 23, 2009, which was tabled at the committee, that said we have unfettered access to documents and to witnesses who come before us and that those witnesses would be extended the privilege and immunity from prosecution if they were deemed to have violated any laws.
Then, based on some opinion it may have from the Department of Justice, the government said the Law Clerk's opinion is wrong. I asked the Law Clerk to provide me with a further opinion. He provided me with a further opinion on December 7, 2009, which has also been given to the clerk of the committee. It is public.
Then, on December 9, we received a letter from the assistant deputy minister, public law sector, of the Department of Justice, where it is finally admitted that the minister and the Prime Minister standing in the House and in the committee have been misleading Canadians; they have been misleading this House. The letter admits that while section 38 of the Canada Evidence Act has no application to parliamentary procedure, suddenly we learn the truth from a deputy minister within the Department of Justice.
Therefore, their whole charade, their house of cards came tumbling down.
Mr. Speaker, I wish to thank you very much for allowing this to proceed. I believe my time is ended. I will be happy to answer questions.
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député d'Etobicoke—Lakeshore. Ce qui s'est produit avant, que vous n'ayez à rendre une décision relativement à la motion, illustre bien la nécessité de présenter une telle motion à la Chambre.
Nous en sommes arrivés au point où il fallait que nous présentions cette motion et ce, pour une raison très simple. Le gouvernement, le premier ministre et les ministres n'ont plus aucune crédibilité relativement à ce dossier. Dès le début, ils ont exigé que nous les croyions sur parole, mais leur parole n'a plus aucune valeur.
Dès le début, ils ont soutenu qu'il n'y avait aucune preuve contraignante de torture ou de mauvais traitements infligés aux prisonniers. Toutefois, jour après jour, semaine après semaine, les faits ont fait surface, et ils ne correspondent pas aux déclarations du gouvernement. Dès le début, les gens d'en face ont mis en doute le patriotisme et l'honnêteté de ceux qui exigeaient des réponses. Ils les ont accusés de se faire les complices de l'ennemi taliban. Toutefois, c'est maintenant le patriotisme et l'honnêteté des gens d'en face qui en prennent pour leur rhume.
Dès le début, ils ont caché des mots très forts, tels que « lâches », derrière l'héroïsme et la bravoure des soldats sur place. Mais nous savons maintenant qu'ils ont caché des faits qui se sont produits en Afghanistan, et qu'ils ont lancé une campagne de salissage sans précédent contre la seule personne qu'ils ne pouvaient faire taire, à savoir Richard Colvin.
Nous avons demandé des faits et nous avons obtenu des réponses cyniques. Nous avons demandé des comptes, mais le gouvernement a éludé les demandes. Nous avons demandé à connaître la vérité et on nous a tout dit, sauf la vérité. Tout cela parce que, depuis le début, le premier ministre et le ministre ont traité ce dossier comme une question partisane, plutôt qu'une question à caractère moral. Ils ont cherché un alibi, au lieu de chercher la vérité.
Le premier ministre semble plus préoccupé par sa propre réputation que par celle du Canada. Le ministre, lui, semble tenir davantage à sa limousine ministérielle qu'à faire ce qui s'impose. Sa prestation d'hier, au comité, était un spectacle désolant. Il fallait le voir faire semblant de s'indigner de soi-disant allégations scandaleuses et insultantes, tout en oubliant évidemment ses propres allégations scandaleuses et insultantes à l'endroit de M. Colvin, qui est un fonctionnaire dévoué et qui ne pouvait pas se défendre.
Le ministre a aussi feint la tristesse, parce que, selon lui, nous critiquons le bon travail de nos soldats en Afghanistan. C'était extraordinaire de le voir adopter une telle position le jour même où nous avons appris que, pour une raison ou pour une autre, durant une période de deux ans, le gouvernement n'avait pas tenu compte des preuves de mauvais traitements fournies par nos soldats en Afghanistan, qui agissaient conformément à la belle tradition canadienne.
Il faut se rendre à l'évidence, le gouvernement refuse tout simplement de dire la vérité. Il a miné sa propre crédibilité. Avec son approche à couteaux tirés et ultrapartisane à l'égard de ce dossier des plus graves il a brisé la confiance à l'égard de la Chambre et du comité. C'est pourquoi nous devons avoir accès à tous les documents concernant ce dossier — des documents non expurgés, non filtrés, non fignolés et non censurés.
Le ministre a comparu devant le comité hier et a déclaré que trois enquêtes sont en cours et que celles-ci devraient permettre de régler la question. Premièrement, il a parlé de la commission d'enquête chargée d'enquêter sur le traitement réservé aux personnes détenues par les troupes canadiennes en avril 2006. Le travail de cette commission concerne le comportement de nos soldats sur le terrain et ce n'est pas l'objet de l'enquête menée par le comité.
Deuxièmement, il a parlé de la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire qui, en raison d'une campagne massive d'entrave à la justice, n'a pas pu étudier cette question. Troisièmement, il a parlé du comité auquel je siège, le Comité spécial sur la mission canadienne en Afghanistan. Le travail de ce comité a été contrecarré parce que le gouvernement n'a pas fourni des documents complets non censurés aux fins d'examen par le comité.
Voilà pourquoi nous avons besoin des documents. Voilà pourquoi il est urgent que cette motion soit adoptée. La question n'est pas de savoir si oui ou non il y a eu de la torture. Il y a suffisamment de preuves circonstancielles et de preuves matérielles qui confirment que les autorités afghanes ont torturé des prisonniers dans des prisons afghanes.
Qu'il s'agisse de Human Rights Watch, de la Commission indépendante des droits de l'homme de l'Afghanistan, de rapports produits par l'ONU, du département d'État américain ou de nos propres rapports annuels sur les droits de la personne en Afghanistan, tous confirment qu'il y avait amplement de preuves circonstancielles de torture en Afghanistan. Le gouvernement ne peut pas se contenter de dire qu'aucun incident spécifique ne lui avait été signalé pour justifier son refus, involontaire ou volontaire, de voir les faits.
Je vais citer le rapport de septembre 2006 du juge O'Connor. Il a dit:
Les responsables canadiens ne devraient pas attendre une vérification ou une preuve sans équivoque de torture dans un cas particulier avant de conclure à la probabilité de la torture.
C'est ce qu'a déclaré le juge O'Connor, qui a présidé la commission d'enquête sur l'affaire Arar. Cette déclaration devrait nous guider. Elle est conforme à la Convention de Genève, qui dit essentiellement que, si nous avons des preuves circonstancielles, que nous ayons ou non des certitudes, nous avons la responsabilité de faire enquête et de faire attention de ne pas envoyer des gens là où ils risquent la torture, dans les cas où nous avons de bonnes raisons de croire à un tel risque.
Nous savons maintenant que le gouvernement, du début de 2006 jusqu'en 2007, a continué d'envoyer des prisonniers là où ils risquaient la torture. C'est là-dessus que doit porter notre enquête. Pourquoi a-t-il continué? Pourquoi n'a-t-il rien fait?
Il ne s'agit pas de la conduite des soldats sur place. Ils ont agi conformément aux meilleures traditions, comme nous l'a appris hier le général Natynczyk. Ils ont toujours agi correctement.
En fin de compte, tout ce qui s'est passé en Afghanistan relève de la responsabilité civile et cette responsabilité incombe au premier ministre et au ministre de la Défense nationale. C'est la raison pour laquelle il nous faut des documents non retouchés, non censurés, non falsifiés et non épurés, pour que nous puissions juger de leur conduite et déterminer s'ils ont agi comme il se doit.
Nous avons entendu les arguments avancés par le gouvernement pour considérer cette motion irrecevable. Les conservateurs fondent leur position sur l'article 38 de la Loi sur la preuve au Canada. Ils se justifient en disant qu'ils fourniront au Parlement tous les documents que la loi permet de divulguer.
Nous savons maintenant que le Parlement a le droit absolu d'exiger la présentation de documents et le témoignage de quiconque au Canada. Pour autant que je sache, le Parlement n'a jamais restreint ni limité ses propres pouvoirs. Le comité agit au nom du Parlement et, de ce fait, il a pleinement accès à ces documents.
Voilà pourquoi j'ai eu la grande prudence de demander l'opinion du légiste au sujet de l'application de l'article 38. Le 23 octobre 2009, le légiste m'a fait parvenir une opinion qui a été déposée devant le comité. Le légiste dit essentiellement que nous avons un accès illimité aux documents et aux témoins qui comparaissent devant le comité et que ces témoins bénéficient du privilège de l'immunité contre toute poursuite au cas où on considérerait qu'ils ont enfreint la loi.
Ensuite, se fondant vraisemblablement sur une opinion émise par le ministère de la Justice, le gouvernement a déclaré que l'opinion du légiste était erronée. J'ai donc demandé au légiste de me donner une nouvelle opinion, ce qu'il a fait le 7 décembre 2009. Cette opinion a également été remise à la greffière du comité. Il est possible de la consulter.
Le 9 décembre, nous avons reçu une lettre du sous-ministre adjoint du secteur du droit public du ministère de la Justice, qui admettait finalement que le ministre et le premier ministre avaient induit les Canadiens et les députés en erreur lors de leurs interventions à la Chambre. Dans cette lettre d'un sous-ministre adjoint du ministère de la Justice, on apprend soudainement que l'article 38 de la Loi sur la preuve au Canada ne s'applique pas à la procédure parlementaire.
Par conséquent, toute cette mascarade, ce château de cartes est en train de s'effondrer.
Monsieur le Président, je vous remercie beaucoup de nous permettre de débattre cette motion. Je crois que mon temps de parole est écoulé. Je me ferai un plaisir de répondre à des questions.
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CPC (BC)
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2009-12-10 11:14 [p.7878]
Mr. Speaker, I must say that it is with a sense of deep regret that this motion has come before this chamber in the form that it is in.
It is with regret because in an attempt by the opposition to embarrass the government, it is effectively putting at risk the lives of our soldiers and the future of our ability as a nation to be able to deal with international agencies like the Red Cross and other sources of information and intelligence that is so absolutely vital for our nation to be a player in the world. Not only a player in the world but if this information were to come in an unredacted, uncensored form, it would shutdown Canada's ability to be a citizen in the world and deal with other nations.
I find this motion to be absolutely reprehensible.
Monsieur le Président, je dois dire que c'est très malheureux que cette motion ait été présentée à la Chambre dans sa forme actuelle.
C'est malheureux, parce qu'en tentant de mettre le gouvernement dans l'embarras, l'opposition met en danger la vie de nos soldats et compromet la capacité future de notre pays d'entretenir des relations avec des organismes internationaux comme la Croix-Rouge et d'autres sources d'informations et de renseignements. Or, ces relations sont absolument essentielles pour que notre pays puisse jouer un rôle constructif dans le monde. Qui plus est, si ces renseignements étaient divulgués intégralement, sans aucune censure, cela empêcherait totalement le Canada d'être un citoyen du monde et d'avoir des liens avec d'autres pays.
Je trouve cette motion tout à fait répréhensible.
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Lib. (BC)
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2009-12-10 11:16 [p.7879]
Mr. Speaker, if there is any embarrassment, it has been created by the government itself. The fact is that the government should concede that members of Parliament, some of whom are Privy Councillors themselves, may be as responsible as the government itself in protecting national security when they deal with the documents once disclosed. Why do Conservatives doubt the integrity of the members of the committee, that somehow the members of the committee pose a national security risk that if given the documents, somehow they will reveal secrets to the entire world?
I believe there is as much wisdom on the committee as there might be on the front benches of the government. I believe that we should have access to those documents and the committee will set its own procedure to ensure that we do the right thing by Canada, that we do the right thing by Canadian troops, and that we actually stand up for transparency and accountability to ensure the government is finally accountable for its actions or omissions.
Monsieur le Président, le seul embarras, ici, c'est celui dans lequel le gouvernement se plonge lui-même. Le gouvernement devrait admettre que les députés, dont certains sont membres du Conseil privé, pourraient être aussi soucieux que le gouvernement de la sécurité nationale s'ils étaient autorisés à prendre connaissance des documents, une fois divulgués. Pourquoi les conservateurs doutent-ils de l'intégrité des membres du comité? Pourquoi estiment-ils que les membres du comité présenteraient un risque pour la sécurité nationale s'ils recevaient les documents en question? Pourquoi croit-il qu'ils révéleraient des secrets au monde entier?
Je pense que les membres du comité sont tout aussi prudents que ceux qui occupent les premiers rangs des banquettes ministérielles. Je pense que nous devrions avoir accès à ces documents. Le comité établira ses propres règles pour veiller à ce que nous prenions les bonnes décisions pour le Canada et pour les troupes canadiennes et à ce que nous défendions les principes de la transparence et de la reddition de comptes afin que le gouvernement soit enfin tenu responsable de ses actes ou de ses omissions.
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