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View Wayne Easter Profile
Lib. (PE)
I call this meeting to order.
Welcome to meeting number 47 of the House of Commons Standing Committee on Finance. We are meeting on government spending, the WE Charity and the Canada student service grant. Today's meeting is taking place by video conference, and the proceedings will be made available via the House of Commons' website.
I'd now like to welcome the Prime Minister.
Prime Minister, we certainly welcome you and thank you for accepting our invitation to appear before the committee. I was informed, just a few minutes ago, that you've been able to reassign your schedule somewhat so that you can spend at least 90 minutes with us. We appreciate that very much.
With that, I will turn the meeting over to you for your opening remarks, Prime Minister. I believe we'll try to hold you to 10 minutes, and then we'll go to questions.
Welcome, and thank you.
La séance est ouverte.
Bienvenue à la 47e séance du Comité permanent des finances de la Chambre des communes. Nous nous réunissons pour discuter des dépenses du gouvernement, de l'Organisme UNIS et de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant. La réunion d'aujourd'hui se déroule par vidéoconférence, et les délibérations seront disponibles sur le site Web de la Chambre des communes.
Je vais maintenant souhaiter la bienvenue au premier ministre.
Monsieur le premier ministre, bienvenue et merci d'avoir accepté notre invitation à témoigner devant le Comité. On m'a informé, il y a quelques minutes à peine, que vous avez été en mesure de modifier un peu votre horaire pour passer au moins 90 minutes avec nous. Nous vous en sommes très reconnaissants.
Sur ce, je vous cède la parole pour votre déclaration préliminaire, monsieur le premier ministre. Je crois que nous allons essayer de vous limiter à 10 minutes, puis nous passerons aux questions.
Bienvenue et merci.
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
Thank you, Chair.
This spring, Canadians were plunged into the worst crisis of our generation. Even now, people are getting sick and being hospitalized, and unfortunately, too many are dying from COVID-19. Families are still grieving, losing their jobs or going through very challenging and worrisome times.
Our government had to take action. Our country had to deal with a contagious and deadly virus. Each person's behaviour and decisions could protect or compromise everyone's health. All Canadians had to take action to limit the spread of the virus, but that called for considerable sacrifices.
People had to be able to count on their government. We could not ask them to stay home and avoid going to work without assuring them that we would help them pay for their rent, their mortgage or their groceries.
We knew it was better to take quick and decisive action, even if that meant making mistakes along the way. Taking action slowly while trying to avoid mistakes at all cost would have been just as bad as doing nothing at all.
Given the pandemic and the economic crisis, the government had to be creative and flexible. We could not hesitate or limit ourselves to the normal ways of doing things. The pandemic is clearly not over, but the actions our government has taken have helped protect Canadians across the country.
Throughout the crisis, Canadians have been amazing. Canada is returning to normal. The economy is recovering, but there are still concerns, as we are witnessing the beginning of what could become a second wave. As Dr. Tam said earlier this week, this means that we must remain vigilant.
The pandemic presents a number of challenges for students. Minister Chagger discussed with your committee those challenges and what our government is doing to address them.
We have put forward a $9-billion plan to help students get through this difficult period. For example, we imposed a moratorium on student debt repayment, increased the number of summer jobs and introduced the emergency student benefit, which gives students $1,250 a month. The Canada student service grant was also part of that plan. The program was designed with three objectives in mind.
The first objective was to encourage students to get involved in their community during a crisis. The second objective was to help non-profit organizations fulfill their mission and support struggling Canadians. The third was to give students who volunteer financial compensation in recognition of their services.
From the outset, we knew that time was of the essence. After all, even if—
Merci, monsieur le président.
Ce printemps, les Canadiens ont été plongés dans la plus grande crise de notre génération. Encore aujourd'hui, des gens tombent malades et sont hospitalisés et, malheureusement, trop d'entre eux meurent de la COVID-19. Les familles continuent d'être plongées dans le deuil, de perdre leur emploi ou de vivre des moments très difficiles et inquiétants.
Notre gouvernement devait agir. Notre pays devait faire face à un virus contagieux et mortel. Le comportement et les choix de chacun pouvaient protéger ou compromettre la santé de tous. Tous les Canadiens devaient prendre des mesures pour freiner la propagation du virus, mais cela impliquait des sacrifices importants.
Les gens devaient pouvoir compter sur leur gouvernement. On ne pouvait pas leur demander de rester chez eux et d'éviter d'aller travailler sans leur donner l'assurance qu'on allait les aider à payer leur loyer, leur hypothèque ou leur épicerie.
On savait que c'était mieux d'agir rapidement et de façon décisive, quitte à faire des erreurs en cours de route. Agir lentement en essayant d'éviter des erreurs à tout prix aurait été aussi mauvais que de ne rien faire du tout.
Avec la pandémie et une crise économique, le gouvernement devait faire preuve de créativité et de flexibilité. On ne pouvait pas hésiter ou se limiter aux façons de faire habituelles. Évidemment, la pandémie n'est pas terminée, mais les gestes posés par notre gouvernement ont aidé à protéger les Canadiens du pays.
Tout au long de la crise, les Canadiens ont été extraordinaires. Le Canada reprend ses activités. Notre économie se redresse, mais la situation demeure inquiétante, puisqu'on voit le début de ce qui pourrait devenir une deuxième vague. Comme la Dre Tam l'a dit plus tôt cette semaine, on doit donc demeurer vigilant.
La pandémie présente plusieurs défis pour les étudiants. La ministre Chagger a discuté de ces enjeux et de ce que notre gouvernement fait pour y remédier avec ce comité.
Nous avons mis de l'avant un plan de 9 milliards de dollars pour aider les étudiants à traverser cette période difficile. Nous avons notamment imposé un moratoire sur le remboursement des prêts étudiants, augmenté le nombre d'emplois d'été et introduit la Prestation d'urgence pour les étudiants, qui donne aux jeunes au moins 1 250 $ par mois. La Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant faisait aussi partie de ce plan. Lorsqu'on a conçu le programme, on avait trois objectifs en tête.
Premièrement, on voulait encourager les étudiants à s'impliquer dans leur communauté en temps de crise. Deuxièmement, on voulait aider les organismes à but non lucratif à remplir leur mission et à appuyer les Canadiens en difficulté. Troisièmement, on voulait offrir aux étudiants qui font du bénévolat une compensation financière en guise de reconnaissance pour leurs services.
Dès le départ, nous savions que le temps pressait. Après tout, même si...
View Marty Morantz Profile
CPC (MB)
Mr. Chair, I have a point of order.
I just want to clarify. As per your ruling on Tuesday, July 28, when you said, “If it were politicians, then we'd get into the four-second, four-second”, I just want you to confirm that for this round there will be strict adherence to the practice of equal time for questions and answers.
Monsieur le président, j'invoque le Règlement.
Je veux simplement apporter une précision. Conformément à la décision que vous avez rendue le mardi 28 juillet, quand vous avez dit: « S'il s'agissait de politiciens, nous aurions des échanges de quatre secondes de part et d'autre », je veux simplement que vous confirmiez que, pour ce tour, la règle voulant que le même temps soit accordé pour les questions et les réponses sera rigoureusement respectée.
View Wayne Easter Profile
Lib. (PE)
I will allow it as a point of order.
I will explain this when we start questioning, Mr. Morantz. The answer to it is really yes, but I will explain to the witness why we're under COVID-19 rules, basically.
Mr. Prime Minister.
Je vais accepter cela comme un rappel au Règlement.
Monsieur Morantz, j'expliquerai cela quand nous entamerons les questions. La réponse est oui, mais j'expliquerai au témoin pourquoi nous sommes assujettis à des règles en lien avec la COVID-19, essentiellement.
Monsieur le premier ministre, je vous en prie.
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
From the outset, we knew that time was of the essence. After all, even the best program imaginable wouldn't make any difference if it couldn't be delivered this summer. We had to quickly connect the thousands of students who wanted to volunteer with the many community organizations that needed an extra hand because of the pandemic.
At first we had hoped to use the Canada service corps. The Canada service corps was created in 2018 to encourage young people to serve and connect them to opportunities in communities across the country. By developing networks, creating partnerships with existing organizations and offering microgrants, the plan had always been to scale up the program over the coming years to ensure that many thousands of young people could serve their communities and their country every year.
When the Canada student service grant was initially conceived, I expected that the Canada service corps would help deliver the program. The service corps is an important and long-standing part of our national youth strategy, and I knew that making it responsible for the CSSG would accelerate its development. Ultimately, however, the public service concluded that delivering the CSSG required a third party partner external to government, and that WE Charity should act as that service provider.
I first learned that WE Charity was being proposed to deliver the program on May 8, when the CSSG was to go before full cabinet. Until that date, I had not spoken at all with my staff about WE Charity in relation to the CSSG. In fact, as of May 8 my expectation was still that a supercharged version of the Canada service corps would likely deliver the program. From my perspective, WE Charity hadn't come up.
As you know, by May 8 the public service had already concluded that WE Charity was the best option to deliver this program. They had formally recommended it. The CSSG, including the recommendation that WE Charity be used, had already gone through the COVID committee of cabinet on May 5. I was not involved in either of those steps.
On May 8 I received a briefing before the cabinet meeting and learned for the first time that WE Charity had been recommended as a partner and was on the cabinet agenda. I asked why the plan didn't involve the Canada service corps. We were told that the Canada service corps wouldn't be able to scale up to deliver the program in time. This was disappointing but ultimately not surprising to me, given my understanding of the state of the Canada service corps' development and other demands facing the public service at the time.
Of course, policy staff in my office had been working with the Privy Council Office and other departments. They knew that WE Charity was under consideration. However, I never spoke with my staff about WE Charity or its proposed involvement in administering this program until May 8. I also never spoke to Craig or Marc Kielburger, or anyone at WE Charity, about the CSSG. I did not speak to either of them at all during this period.
As it became apparent to me, my chief of staff, Katie Telford, also didn't know until the briefing on May 8 that WE Charity was being proposed. My chief of staff and I were finding out about this important part of the proposal only hours before the cabinet meeting. Even given the rapid pace of work during the crisis, this was not the way things were supposed to go.
We learned that there had been tough questions asked about the CSSG proposal and WE Charity during the COVID committee a few days earlier. We both felt that we needed more time before this item was presented to cabinet—time to consider and understand the reasons behind the proposal that WE Charity deliver the program. On that issue we had several questions that we wanted answered, particularly given my specific expertise in youth issues.
During the pandemic, the government was working very hard and very quickly. We still are. It was not uncommon for me to be briefed on something relatively close in time to the cabinet meeting. Here, however, given the scale of the program, the questions that had been raised and my own commitment to youth issues, we needed more time. As well, we both knew that WE Charity was known to be connected to people in our government, including myself, as I had spoken at their events in the past. We knew that the selection of WE Charity would be closely scrutinized. We wanted to make sure that the process and decision were the best possible in the circumstances, so I decided to pull the CSSG proposal from the cabinet agenda for May 8 so that further work could be done.
This wasn't an easy decision. We knew the urgency. By the end of April, many university students had finished their exams. We were already a week into May, but we pulled the item from the agenda so that we could be confident that we were doing the right thing the right way.
My primary concern was to make sure that the public service could fully support its recommendation that, without a doubt, WE Charity was the right and indeed the only partner to deliver the program. I was briefed again on May 21 and the public service told me that they had done the due diligence we had asked for and that they were confident in the recommendation. In effect, they said that, if we wanted this program to happen, it could only be with WE Charity.
The choice was not between providers. It was between going ahead with WE Charity to deliver the program or not going ahead with the program at all. Given the public service advice, I was comfortable that the CSSG could now be presented to cabinet.
On May 22, Minister Chagger presented the program to cabinet, and cabinet approved it. After cabinet approved the CSSG, the next step was to approve its funding. Here, the briefing note from policy staff in my office recommended imposing an additional oversight measure in the disbursal of the approved funding. I agreed with that recommendation and directed that, before additional tranches of funding were released, Minister Chagger would have to write to the President of the Treasury Board to provide an update on the CSSG.
When cabinet approved the CSSG, obviously I knew that I had spoken at various WE Charity events. I'd never been paid to do so. I was also aware that my wife had an unpaid role as a WE Charity ambassador and ally. I knew she appeared at WE Charity events and that when she travelled to get to an event, WE Charity covered her related expenses. I also knew that Sophie had recently launched a podcast on mental wellness in conjunction with WE Charity. The Ethics Commissioner had approved this role, including WE Charity covering her expenses.
I also knew that my brother and mother had worked with WE Charity as well as with other organizations. However, I did not know how much work either of them had done with WE Charity or how much they had been paid. These were things that I would only learn after the program launched publicly.
That said, sometimes recusing oneself can be the right thing to do even if it's not required. Here, my mother's connection to WE Charity and the other connections in my family could lead some people to wonder whether those connections had played some role in the decision to select WE Charity. That, of course, was not the case.
WE Charity received no preferential treatment, not from me, not from anyone else. The public service recommended WE Charity, and I did absolutely nothing to influence that recommendation. I didn't even know it had been made until May 8, and when I learned that WE Charity was recommended, I pushed back. I wanted to be satisfied that the proposal that WE Charity deliver the CSSG had been properly scrutinized.
As I said, I should have recused myself from that decision to avoid any appearance of favouritism. I know that appearances can hurt a good program, and that is of course exactly what happened in this case. It's really a shame, especially since this program could have been very important for students and our communities.
To conclude, there was never any direction by or attempt to influence from me or my staff that the public service recommend WE Charity. Getting young people to serve has been a goal of mine well before I ever got into politics, so I deeply regret how this has unfolded.
It's now July 30. Our government is delivering an up-to-$9 billion aid package for students. Unfortunately, the grant for volunteer service is unlikely to be part of the package this summer, and that is something that I regret.
I'm pleased now to take any of your questions.
Dès le départ, nous savions que le temps pressait. Après tout, même le meilleur programme envisageable aurait été sans effet s'il n'avait pu être offert cet été. Nous devions mettre rapidement en contact les milliers d'étudiants qui voulaient faire du bénévolat avec les nombreux organismes communautaires qui avaient besoin d'un coup de main supplémentaire à cause de la pandémie.
Au début, nous espérions faire appel à Service jeunesse Canada. Cet organisme a été créé en 2018 pour encourager les jeunes à faire du bénévolat et à profiter des possibilités offertes à cet égard dans toutes les collectivités du pays. En développant des réseaux, en créant des partenariats avec les organismes existants et en offrant des micro-subventions, nous avions toujours espéré pouvoir élargir le programme dans les prochaines années pour faire en sorte que des milliers de jeunes puissent servir leurs milieux et leur pays, année après année.
Quand la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant a été conçue, je m'attendais à ce que Service jeunesse Canada contribue à la mise en œuvre de ce programme. Cet organisme est un élément important et de longue date de notre stratégie nationale pour les jeunes, et je savais qu'en le chargeant de la BCBE, nous accélérerions son développement. En fin de compte, la fonction publique a néanmoins conclu que la mise en œuvre de la BCBE nécessitait la mobilisation d'un partenaire à l'extérieur du gouvernement, et que ce fournisseur de services devrait être l'Organisme UNIS.
J'ai appris, pour la première fois, qu'il était proposé de confier à l'Organisme UNIS l'exécution du programme, le 8 mai, date à laquelle la BCBE devait être présentée au Cabinet en séance plénière. Jusqu'à ce jour, je n'avais jamais parlé de cet organisme avec mon personnel à propos de la BCBE. En fait, le 8 mai, je m'attendais toujours à ce qu'une mouture extra-renforcée de Service jeunesse Canada assure la prestation du programme. De mon point de vue, l'Organisme UNIS n'avait pas été mentionné.
Comme vous le savez, le 8 mai, la fonction publique avait déjà conclu que l'Organisme UNIS était la meilleure option pour offrir ce programme. Elle l'avait officiellement recommandé. Le comité du Cabinet sur le COVID-19 s'était déjà penché, le 5 mai, sur la BCBE, y compris sur la recommandation de recourir à l'Organisme UNIS. Je n'ai participé à aucune de ces étapes.
Le 8 mai, j'ai eu une séance d'information avant la réunion du Cabinet et j'ai appris, pour la première fois, qu'UNIS avait été recommandé comme partenaire et figurait à l'ordre du jour du Cabinet. J'ai demandé pourquoi le plan ne faisait pas intervenir Service jeunesse Canada et l'on m'a répondu que cet organisme n'aurait pas été en mesure d'offrir le programme à temps. C'était décevant, mais, en fin de compte, cela ne m'a pas surpris, compte tenu de ce que je savais du stade de développement de Service jeunesse Canada et des autres exigences auxquelles la fonction publique était confrontée à l'époque.
Bien entendu, le personnel chargé des politiques à mon bureau avait travaillé avec le Bureau du Conseil privé et d'autres ministères. Il savait que le recours à l'Organisme UNIS était à l'étude. Toutefois, je n'ai jamais parlé d'UNIS avec mon personnel ni de sa participation éventuelle à l'administration de ce programme avant le 8 mai. De plus, je n'ai jamais parlé de la BCBE à Craig ou à Marc Kielburger, ni à qui que ce soit au sein de l'Organisme UNIS. Je n'ai parlé à aucune de ces personnes au cours de cette période.
Comme je m'en suis rendu compte, ma chef de cabinet, Katie Telford, ne savait pas non plus, avant la séance d'information du 8 mai, qu'il était proposé de faire appel à UNIS. Ma chef de cabinet et moi-même avons pris connaissance de cet élément important de la proposition quelques heures seulement avant la réunion du Cabinet. Même s'il fallait travailler rapidement pendant la crise, ce n'est pas la façon dont les choses étaient censées se passer.
Nous avons appris que des questions approfondies avaient été posées au sujet de la proposition concernant la BCBE et l'Organisme UNIS au cours de la séance du comité sur le COVID-19, quelques jours plus tôt. Nous avons tous les deux estimé que nous avions besoin de plus de temps avant que ce dossier ne soit soumis au Cabinet, de plus de temps pour examiner et comprendre les raisons qui sous-tendaient la proposition de confier la gestion du programme à UNIS. Nous avions plusieurs questions à ce sujet auxquelles nous voulions obtenir des réponses, surtout compte tenu de mon expertise dans le domaine de la jeunesse.
Pendant la pandémie, le gouvernement a travaillé très fort et très rapidement. C'est encore le cas. Il n'était pas rare que je sois informé de quelque chose peu de temps avant la réunion du Cabinet. Cependant, dans ce cas-ci, compte tenu de l'ampleur du programme, des questions qui avaient été soulevées et de mon propre engagement envers les jeunes, nous avions besoin de plus de temps. De plus, nous savions tous deux que l'Organisme UNIS était connu pour avoir des liens avec des membres de notre gouvernement, dont moi, puisque j'avais pris la parole à ses événements dans le passé. Nous savions que la sélection de cette organisation serait examinée à la loupe. Nous voulions nous assurer que le processus suivi et la décision prise étaient les meilleurs dans les circonstances, et j'ai donc décidé de retirer la proposition concernant la BCBE de l'ordre du jour du Cabinet pour le 8 mai afin que nous puissions examiner cela de plus près.
Ce ne fut pas une décision facile. Nous savions qu'il y avait urgence. À la fin d'avril, de nombreux étudiants d'université avaient terminé leurs examens. La première semaine de mai était déjà passée, mais nous avons retiré cet article de l'ordre du jour afin d'être certains de faire le bon choix.
Ma principale préoccupation était de veiller à ce que la fonction publique puisse justifier pleinement sa recommandation selon laquelle, et sans l'ombre d'un doute, l'Organisme UNIS était le bon, voire le seul partenaire possible pour administrer le programme. J'ai eu une nouvelle séance d'information le 21 mai et la fonction publique m'a dit qu'elle avait fait preuve de la diligence raisonnable que nous avions demandée et qu'elle avait confiance en sa recommandation. En fait, les fonctionnaires ont dit que, si nous voulions que ce programme se concrétise, il ne pouvait être offert qu'en collaboration avec l'Organisme UNIS.
Il ne s'agissait pas de choisir entre plusieurs fournisseurs possibles. C'était entre aller de l'avant avec UNIS ou laisser tomber le programme. Au vu de l'opinion de la fonction publique, j'ai estimé que la BCBE pouvait alors être présentée au Cabinet.
Le 22 mai, la ministre Chagger a présenté le programme au Cabinet, qui l'a approuvé. Cela fait, l'étape suivante a été d'approuver le financement de la BCBE. En l'occurrence, la note d'information du personnel de mon bureau chargé des politiques recommandait d'imposer une mesure de surveillance supplémentaire pour le versement du financement approuvé. J'ai accepté cette recommandation et j'ai demandé à la ministre Chagger d'écrire au président du Conseil du Trésor pour faire le point sur la BCBE avant que d'autres tranches de financement ne soient débloquées.
Quand le Cabinet a approuvé la BCBE, je savais bien sûr que j'avais pris la parole à divers événements de l'Organisme UNIS Je n'ai jamais été payé pour le faire. Je savais aussi que ma femme avait assumé le rôle, non rémunéré, d'ambassadrice et d'alliée de l'Organisme UNIS. Je savais qu'elle avait participé à des événements de cette organisation et que, lorsqu'elle devait voyager pour s'y rendre, UNIS payait ses dépenses. Je savais également que Sophie avait récemment lancé un balado sur le mieux-être mental en collaboration avec UNIS. Le commissaire à l'éthique avait approuvé ce rôle, y compris le fait que l'Organisme UNIS couvrait ses dépenses.
Je savais aussi que mon frère et ma mère avaient travaillé pour UNIS, ainsi que pour d'autres organismes. Cependant, je ne savais pas quelle quantité de travail ils avaient fait ni combien ils avaient été rémunérés. Je ne l'ai su qu'après le lancement public du programme.
Cela étant posé, il peut arriver que se récuser soit la bonne chose à faire même si ce n'est pas nécessaire. En l'occurrence, la relation de ma mère avec l'Organisme UNIS et les autres liens avec ma famille pouvaient amener certaines personnes à se demander si ces liens avaient joué un certain rôle dans la décision de choisir UNIS. Ce n'était évidemment pas le cas.
L'Organisme UNIS n'a reçu aucun traitement préférentiel, ni de moi, ni de personne d'autre. La fonction publique a recommandé cet organisme, et je n'ai absolument rien fait pour influencer cette recommandation. Je ne savais même pas qu'elle avait été faite avant le 8 mai, et quand j'ai appris que l'Organisme UNIS avait été recommandé, j'ai retardé les choses. Je voulais avoir la certitude que la proposition de confier à UNIS la gestion de la BCBE avait fait l'objet d'un examen rigoureux.
Comme je l'ai dit, j'aurais dû me retirer de cette décision pour éviter toute apparence de favoritisme. Je sais que les apparences peuvent nuire à un bon programme et, bien sûr, c'est exactement ce qui est arrivé ici. C'est vraiment dommage, surtout parce que c'est un programme qui aurait pu être très important pour les étudiants et nos communautés.
Pour conclure, il n'y a jamais eu de directive ni de tentative d'influence de ma part ou de la part de mon personnel pour que la fonction publique recommande l'Organisme UNIS. Amener les jeunes à faire du bénévolat a été un de mes objectifs bien avant que je ne me lance en politique, alors je regrette profondément la façon dont les choses se sont passées.
Nous sommes maintenant le 30 juillet. Notre gouvernement offre aux étudiants un programme d'aide pouvant atteindre 9 milliards de dollars. Malheureusement, il est peu probable que la bourse pour le bénévolat étudiant fasse partie du programme cet été, et c'est une chose que je regrette.
Je suis maintenant prêt à répondre à vos questions.
View Wayne Easter Profile
Lib. (PE)
Thank you, Prime Minister.
Before we go to questions, on Mr. Morantz's point and also for relevance, I remind the committee of the original motion. It says, “as part of its study on COVID-19, hold hearings...to examine how much the government spent in awarding the $912 million sole-source contract to WE Charity, and how the outsourcing of the Canada Student Service Grant to WE Charity proceeded as far as it did”.
To Mr. Morantz's point, and I think you are aware of this, Mr. Prime Minister, given the way questions work in the House of Commons—I call it the COVID-19 questioning experience—each member is allocated so much time. We will stick to six minutes for the first round and five for the second today, for questions and answers. As for the process, if there's an eight-second question, we expect the answer to be eight seconds. I will try to track that on my iPad, but I may be a little off from time to time. There will no doubt be interruptions of the witness, the Prime Minister, by the chair and probably by members as well so that we stick to those rules.
In the first round of questions, we'll have Mr. Poilievre, followed by a splitting of time between Mr. Fragiskatos and Ms. Koutrakis, and then Mr. Fortin and Mr. Angus.
Mr. Poilievre, the floor is yours for six minutes.
Merci, monsieur le premier ministre.
Avant de passer aux questions, au sujet de l'intervention de M. Morantz et de la pertinence, je rappelle au Comité la motion originale. Elle dit que le Comité « aux fins de son étude sur la COVID-19, tienne des audiences... afin d'examiner les dépenses engagées par le gouvernement pour attribuer le contrat à fournisseur unique de 912 millions de dollars à l'organisme Mouvement UNIS et de déterminer comment le processus d'externalisation de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant à Mouvement UNIS s'est rendu aussi loin ».
Pour revenir au point que M. Morantz a soulevé, et je pense que vous le savez, monsieur le premier ministre, étant donné la façon dont les questions fonctionnent à la Chambre des communes — j'appelle cela l'expérience COVID-19 en matière de questions —, chaque député dispose d'un certain temps. Nous allons nous en tenir aujourd'hui à six minutes pour le premier tour et à cinq minutes pour le deuxième tour, pour les questions et réponses. En pratique, s'il y a une question de huit secondes, nous nous attendons à ce que la réponse soit de huit secondes. Je vais essayer de suivre cela sur mon iPad, mais j'aurai peut-être un peu de retard de temps à autre. Il y aura sans doute des interruptions du témoin, du premier ministre, du président et probablement aussi des députés pour que nous nous en tenions à ces règles.
Pour la première série de questions, nous entendrons M. Poilievre, puis M. Fragiskatos et Mme Koutrakis, puis MM. Fortin et Angus.
Monsieur Poilievre, vous avez la parole pour six minutes.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Thank you, Chair, and thank you, Prime Minister.
What is the total dollar value of all the expenses reimbursed, fees paid to and any other consideration provided by the WE group to you, your mother, your spouse, your brother and any other member of your family? I'd like just the total, please.
Merci, monsieur le président, et merci, monsieur le premier ministre.
Quelle est la valeur totale, en dollars, de toutes les dépenses remboursées, des frais payés et de toute autre compensation versée par UNIS à vous-même, à votre mère, à votre conjointe, à votre frère et à tout autre membre de votre famille? J'aimerais avoir le total, s'il vous plaît.
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
I don't have that exact figure. Reimbursing expenses is something done by an organization, for example, so I don't have those totals.
Je n'ai pas le chiffre exact. Comme le remboursement des dépenses est fait par une organisation, je n'ai pas ces chiffres.
View Julie Dzerowicz Profile
Lib. (ON)
Mr. Chair, I have a point of order.
What's the relevance of these questions on ancillary fees paid to family members, given the official motion?
Monsieur le président, j'invoque le Règlement.
Quelle est la pertinence de ces questions sur les frais accessoires payés aux membres de la famille, compte tenu de la motion officielle?
View Wayne Easter Profile
Lib. (PE)
I don't think that's a point of order, Ms. Dzerowicz.
We'll go back to Mr. Poilievre.
Je ne pense pas que ce soit un rappel au Règlement, madame Dzerowicz.
Nous allons revenir à M. Poilievre.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
You're telling me you don't know how much immediate family members have been paid in expense reimbursements by this organization.
Vous me dites que vous ne savez pas combien les membres de votre famille immédiate ont reçu en remboursement de dépenses de cet organisme.
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
My mother and my brother are professionals in their own right who have engagements, and have for many years, with many different—
Ma mère et mon frère sont des professionnels de plein droit, qui sont invités à donner des conférences, et ce, depuis de nombreuses années, par un grand nombre...
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Do you know?
Le savez-vous?
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
—organizations across the country. I don't have the details of their work experiences or their expenses.
... d'organismes à l'échelle du pays. Je ne connais pas les détails de leurs expériences de travail ou de leurs dépenses.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
What about your spouse? What is the dollar figure?
Qu'en est-il de votre conjointe? Quel est le montant en dollars?
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
I think WE Charity has been able to share those dollar figures with you.
Je pense que l'Organisme UNIS a été en mesure de vous communiquer ces chiffres.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
When was the last time she had an expense reimbursed by WE Charity?
À quand remonte la dernière fois où une dépense lui a été remboursée par UNIS?
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
I believe it would have been for the trip to London, where she spoke at WE, but those expenses were cleared in advance by the Ethics Commissioner.
Je crois que c'était pour le voyage à Londres, où elle a pris la parole, mais ces dépenses avaient été antérieurement approuvées par le commissaire à l'éthique.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
How much were those expenses?
Quel en était le montant?
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
I don't have that number in front of me.
Je n'ai pas ce chiffre sous les yeux.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Mr. Prime Minister, it's very hard to believe you don't have that number. You've been embroiled in this scandal for over a month now and these kinds of questions have been asked repeatedly.
I asked this of you in the House of Commons weeks ago. You've had time to get it, so I'll ask again. How much was your spouse reimbursed by WE for her recent trip to London?
Monsieur le premier ministre, il est très difficile de croire que vous n'avez pas ce chiffre. Vous êtes mêlé à ce scandale depuis plus d'un mois maintenant et ce genre de questions vous ont été posées à maintes reprises.
Je vous ai posé la question à la Chambre des communes, il y a quelques semaines. Vous avez eu le temps d'obtenir la réponse, alors je vais la poser de nouveau. Combien l'Organisme UNIS a-t-il remboursé à votre conjointe pour son récent voyage à Londres?
View Justin Trudeau Profile
Lib. (QC)
To give an example, a plane ticket that was booked for her flight to London wasn't something she would have paid for to be reimbursed—
Pour vous donner un exemple, le billet d'avion réservé pour son vol à destination de Londres n'est pas une chose qu'elle aurait payée et qui lui aurait été remboursée...
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CPC (ON)
What about a hotel?
Qu'en est-il de l'hôtel?
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Lib. (QC)
—by the charity. The WE Charity would have actually paid for that ticket itself, so we wouldn't have those answers on our credit cards, for example.
... par l'organisation de bienfaisance. En réalité, UNIS a dû payer ce billet, de sorte que nous n'avons pas ces réponses sur nos relevés de cartes de crédit, par exemple.
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CPC (ON)
So you don't have any idea how much the WE Charity paid for your spouse to travel to London.
Vous n'avez donc aucune idée de ce que l'Organisme UNIS a payé pour que votre conjointe se rende à Londres.
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Lib. (QC)
Over the past number of months, I've been involved in serving Canadians—
Au cours des derniers mois, j'ai été au service des Canadiens....
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CPC (ON)
How much?
Combien?
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Lib. (QC)
—and focused on that, but I know that WE Charity has shared those expenses and you've had the opportunity to talk to them.
... et cela a retenu toute mon attention, mais je sais qu'UNIS a divulgué ces dépenses et que vous avez eu l'occasion de parler avec ces gens-là.
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CPC (ON)
They have not shared those expenses, Prime Minister. They have refused to tell us the itemized expenses for that trip. They didn't even confirm she was on that trip.
What hotel did they pay for her to stay at?
L'organisme n'a pas divulgué ces dépenses, monsieur le premier ministre. Il a refusé de nous donner le détail des dépenses de ce voyage. Il n'a même pas confirmé qu'elle participait à ce voyage.
À quel hôtel le séjour a-t-il été payé?
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Lib. (QC)
I don't know.
Je ne sais pas.
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