What we've seen throughout, and particularly what has become quite poignant and top of mind over the last week, is that Canada and the provinces have been administering a broken system for some time. We can talk about compensation, which is very important. When we talk about transformation, that's when we have to talk about the legislation that was passed just before the prior election. It's shifting, in the spirit of self-determination, a system that was focused on prevention, and not culturally appropriate, to one that is...or rather, from intervention to prevention. When it's embodied and ensconced in the language of self-determination, it is an effort to lift up communities in how they protect their own—again, something we've taken for granted.
It is long work. It requires an intense amount of consultation. There was about $500 million in the fall economic statement dedicated to building capacity. That's something that will be deployed over five years. Additional investments will be required as communities bring home their children and pass their legislation to lift it up.
When I said to Gary that it was slow, an important principle was embodied when the law came into force—the minimum standard of the child. It is a signal to all of Canada and to courts that they can no longer sanction practices that removed disproportionately indigenous children from their families based on such issues as poverty. That is still the challenge for every single government in the future, to keep combatting a poverty discrimination that is the legacy of our colonial past.
Ce que nous avons constaté tout au long, et surtout qui est devenu très poignant et prédominant au cours de la dernière semaine, c'est que le Canada et les provinces administrent un système défaillant depuis un certain temps. On peut parler d'indemnisation et c'est très important. Lorsqu'on parle de transformation, c'est là qu'intervient cette loi qui a été adoptée juste avant les dernières élections. Elle se trouve à transformer, dans un esprit d'autodétermination, un système qui était axé sur la prévention, non adapté à la culture, en un système qui est... ou plutôt, non, un système qui passe de l'intervention à la prévention. Lorsque c'est incarné et enchâssé dans le langage de l'autodétermination, c'est un effort pour amener les communautés à protéger les leurs — quelque chose que nous tenons pour acquis, encore une fois.
C'est un long travail, qui exige énormément de consultations. Dans l'énoncé économique de l'automne, il y avait environ 500 millions de dollars réservés au renforcement de la capacité, qui s'étalera sur cinq ans. D'autres investissements seront nécessaires à mesure que les communautés ramèneront leurs enfants chez elles et adopteront leur loi pour les prendre en charge.
Lorsque je disais à M. Vidal que c'était lent, c'est qu'un principe important a été incorporé lorsque la loi est entrée en vigueur, le principe de la norme minimale pour l'enfant. C'est un signal à l'ensemble du Canada et aux tribunaux qu'ils ne peuvent plus sanctionner des pratiques qui ont arraché un nombre démesuré d'enfants autochtones à leur famille en raison de problèmes comme la pauvreté. C'est encore le défi que devra relever chaque gouvernement à l'avenir: continuer de lutter contre la discrimination fondée sur la pauvreté, qui est l'héritage de notre passé colonial.