When we speak about self-determination, the tendency in government is to speak in broad, almost philosophical brush strokes. We speak of the critical importance of UNDRIP, but you brought it to its core, and I spoke earlier to it when I addressed issues on Jordan's principle.
When you talk about building nationhood, you speak about a number of pillars: security and control over land, over people, the ability to have control over your health care and your education. Those are the pillars you look at as part of nation building, on the terms told to us by the indigenous people who are renewing that nation-to-nation relationship with us.
Kids go to the heart of that painful realization. When we talk about reforming child and family services, we talk about care, control and custody over things that somebody like me would take for granted, which has been taken away from indigenous peoples. It is a difficult topic for all of us to speak about, but most certainly for indigenous peoples.
Making sure that families have the supports they need, making sure that within government and its process, which you alluded to, we continue to support self-determination and continue to support the governance tables that Minister Bennett is in charge of, is so important in being able to speak to issues that I take, with respect to government, as granted, which are looked at in a different perspective in an indigenous community.
Indigenous children are an immensely growing part of the population, and it is a generation that cannot be left behind, but I don't dictate those terms. The terms need to be told to me, to us, and we need to work in partnership. Perhaps sometimes it makes things slower and more difficult, but it is the right way to proceed.
I want to conclude by thanking you for that important question.
Lorsque nous parlons d'autodétermination, la tendance au sein du gouvernement consiste à en parler d'une façon générale, en traçant de grands traits presque philosophiques. Nous parlons de l'importance cruciale de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, mais vous l'avez ramenée à ses fondements mêmes, dont j'ai parlé plus tôt lorsque j'ai abordé les questions relatives au principe de Jordan.
Lorsque vous parlez de la construction d'une nation, vous parlez d'un certain nombre de piliers, notamment de la sécurité et de la capacité d'exercer un contrôle sur son territoire, sur les personnes, sur les soins de santé et sur l'éducation. Ce sont les piliers que vous examinez dans le cadre de la construction d'une nation et selon les termes mentionnés par les peuples autochtones, qui renouvellent cette relation de nation à nation avec nous.
Les enfants sont au cœur de cette douloureuse prise de conscience. Lorsque nous parlons de la réforme des services à l'enfance et à la famille, nous parlons de la prise en charge, du contrôle et de la garde de choses que quelqu'un comme moi considérerait comme allant de soi et qui ont été retirées aux peuples autochtones. C'est un sujet difficile à aborder pour nous tous, mais très certainement pour les peuples autochtones.
Pour pouvoir parler de questions, qu'en tant que membre du gouvernement, je considère comme acquises, et qui sont examinées sous un angle différent dans une communauté autochtone, il importe énormément de s'assurer que les familles ont le soutien dont elles ont besoin, et de veiller à ce qu'au sein du gouvernement et dans le cadre de son processus, auquel vous avez fait allusion, nous continuons de soutenir l'autodétermination et les tables de gouvernance dont la ministre Bennett est responsable.
Les enfants autochtones représentent une partie extrêmement croissante de la population, et c'est une génération qui ne peut pas être laissée pour compte. Toutefois, ce n'est pas moi qui dicte les conditions de l'autodétermination. Il faut que ces conditions me soient ou nous soient communiquées, et nous devons travailler en partenariat. Il se peut que cela rende parfois le processus plus lent ou plus difficile, mais c'est la bonne façon de procéder.
Je tiens à terminer en vous remerciant d'avoir posé cette importante question.