I'm happy to answer.
As the Minister of Indigenous Services and the member of Parliament for a riding in downtown Montreal, I am particularly preoccupied by these issues. You know as well as I do that the situation in downtown Montreal's long-term care community is catastrophic. The fact that people are dying—our seniors, the people who built this country—makes me very emotional. For the short term, we have to think about how the Canadian military can help these people in need. As a society, we also need to engage in a thought process about the long-term once the crisis arising from the COVID-19 pandemic is over, which won't be anytime soon.
First, I'd like to highlight the Quebec government's commitment to giving some indigenous communities the latitude to decide for themselves when their children will return to school. That being said, as a human being, I do wonder how we can ask indigenous communities to do what we, as non-indigenous people, are not doing. This question has been around for decades, if not centuries.
Regardless of which provinces and territories decide to lift restrictions, we have to think about how to adapt the supports provided to indigenous communities while taking into account the medical, public health and scientific guidelines that must be followed. It is possible to provide more support to the local economies of these communities, which serve regions, of course, and to provide them with medical assistance. As you know, these communities are already vulnerable because of unacceptable historical circumstances. That matters to me, just as it should matter to all Canadians.
We're not out of the woods yet. To flatten the curve, people have to follow strict medical and public health guidelines, and we expect everyone to do so. We can talk about lifting restrictions gradually at some point, but we have to make sure we don't overlook indigenous communities.
Je vais répondre volontiers.
En tant que ministre des Services aux Autochtones et député d’une circonscription située au centre-ville de Montréal, ce sont des questions qui m’interpellent directement. Tout comme moi, vous savez très bien qu’au centre-ville, le milieu des soins de longue durée est en train de vivre une hécatombe. Le fait que des gens meurent — nos aînés, ceux qui ont bâti le Canada — me rend très émotif. Nous devons évidemment avoir une réflexion à court terme sur l’implication de l’armée canadienne pour aider ces gens dans le besoin. En tant que société, nous devons également tous avoir une réflexion à long terme une fois que nous serons sortis de la crise liée à la pandémie de la COVID-19, ce qui ne sera pas pour demain.
Je tiens d’abord à souligner l’engagement du gouvernement du Québec à laisser la latitude à certaines communautés autochtones de pouvoir décider elles-mêmes du moment où leurs enfants retourneront à l’école. Cela étant dit, en tant qu’être humain, je me pose la question suivante: comment pouvons-nous demander aux communautés autochtones de faire ce que nous-mêmes, non-Autochtones, ne faisons pas? C’est une question qui existe depuis des décennies, voire des siècles.
Quels que soient le territoire ou la province qui décident de procéder à un déconfinement, il faut se demander comment adapter les appuis fournis aux communautés autochtones tout en tenant compte des directives médicales, sanitaires et scientifiques qui doivent être observées. Il est notamment possible de soutenir davantage l’économie locale — laquelle dessert des régions, évidemment — de ces communautés et de leur fournir une aide médicale. Vous conviendrez que ces communautés sont déjà fragilisées à cause de circonstances historiques inacceptables. Cela m’interpelle, tout comme cela devrait interpeller tous les Canadiens.
Nous ne sommes pas encore sortis du bois. Pour aplatir la courbe, il faut que les gens respectent des consignes médicales et sanitaires strictes et nous nous attendons à ce que tout le monde le fasse. On pourra parler de déconfinement à un moment donné, de façon progressive, mais sans laisser pour compte les communautés autochtones.