Thank you, Adam. This is an important question.
First, I want to take a second to recognize the important work of off-reserve indigenous organizations and local community organizations across the country that are supporting indigenous peoples. It's most often in an urban context and most often some of the most vulnerable, and this is a compounding factor in someone's susceptibility to getting COVID-19.
It's why on March 18 our government announced the funding through the COVID-19 economic response plan that included a $15 million fund channelled through the indigenous community support fund. This was the most expedient way to address a crying need that exists throughout Canada, frankly at any level of government, that has not gone fully satisfied and fully funded.
We streamlined—and this is important—the application process to about a week period, asking community organizations to submit what their requirements were. There was a screen of criteria that my team mobilized to look through, specifically focusing on a health response to the health problem, to assess quickly a number of the crying needs that exist.
I will confess to members that beyond the 94 organizations that were selected, there were many more with very good applications that would be worthy of funding. We had $15 million at the outset to disburse. I will say at the outset that this is not enough. Some great examples include the Nova Scotia Native Women's Association, which requested and was then recommended for over $200,000; the Nanaimo Aboriginal Centre, which requested significant amounts of money and was accorded as much, $87,000; and the Tahltan, Kaska, Tlingit 3 Nations Society, which was awarded $22,000. These are all examples of organizations that are doing incredible work for vulnerable populations that aren't necessarily entirely served by their home communities, and that is something we recognized.
Again, these are service providers, so the network that we have with them in terms of governance is a bit different from if we were distributing funds to communities on the basis that we typically do. There was a process of request and response. Again, we are working hard to deploy additional funds.
Let me say this. This is a whole-of-government approach. The network of shelters that we have funded through the wage support, including $40 million for shelters, a great number of them serve indigenous peoples. A number of the Reaching Home homelessness initiatives that we've deployed—over $170 million—do serve indigenous people, but they are just not specific to indigenous peoples.
Again, I will acknowledge that this is not enough and we are working to serve more people in very vulnerable situations, and that's the work we will continue to do. Frankly, it's the result of the advocacy of people like you and other members of this panel that has brought this to fruition in such a short time.
Merci, monsieur van Koeverden. La question que vous posez est importante.
J'aimerais d'abord prendre un instant pour souligner l'important travail des organisations autochtones hors réserve et des organisations communautaires du pays qui fournissent des services aux Autochtones. Elles œuvrent le plus souvent en milieu urbain et auprès de certaines des personnes les plus vulnérables, un facteur qui contribue au risque d'infection à la COVID-19.
C'est pour cette raison que, le 18 mars, le gouvernement libéral a annoncé, dans le cadre du plan d'intervention économique pour répondre à la COVID-19, un financement comprenant 15 millions de dollars qui serait un volet du Fonds de soutien aux communautés autochtones. Il s'agissait de la façon la plus rapide de répondre à un besoin criant au pays, à tous les niveaux de gouvernement à vrai dire, auquel on n'a jamais complètement répondu avec un financement suffisant.
Nous avons simplifié — et cet élément est important — le processus de demande pour qu'il ne nécessite qu'environ une semaine et avons demandé aux organisations communautaires de nous faire part de leurs besoins. Mon équipe s'est mobilisée pour passer en revue une série de critères, mettant plus particulièrement l'accent sur les mesures sanitaires visant à régler un problème de santé, afin d'évaluer rapidement plusieurs des besoins criants qui existent.
On a retenu les propositions de 94 organisations, mais je dois dire qu'il y avait bien d'autres demandes qui auraient mérité d'être financées. Nous avions 15 millions de dollars à débourser. Je sais que ce n'est pas assez. Voici quelques très bons exemples: l'Association des femmes autochtones de la Nouvelle-Écosse, qui a demandé plus de 200 000 $ et dont la proposition a été recommandée; le Nanaimo Aboriginal Centre, qui a demandé et obtenu un montant considérable, soit 87 000 $; la 3 Nations Society, un partenariat entre les nations Tahltan, Kaska et Tlingit, qui s'est vu accorder 22 000 $. Voilà des exemples d'organisations qui font un travail extraordinaire pour aider des populations vulnérables qui n'obtiennent pas nécessairement tous les services dont elles ont besoin de leur collectivité, ce dont nous avons tenu compte.
Encore une fois, il s'agit de fournisseurs de services. Sur le plan de la gouvernance, les choses se passent un peu différemment par rapport à une situation où nous verserions des fonds aux communautés sur la base habituelle. Nous avons utilisé un processus de demandes. Nous nous employons, comme je l'ai dit, à accorder des fonds additionnels.
J'aimerais ajouter qu'il s'agit d'une démarche pangouvernementale. Le réseau de refuges auquel nous avons accordé des fonds au moyen du soutien à la rémunération, dont 40 millions de dollars pour les refuges, compte un grand nombre d'organisations qui desservent les populations autochtones. Plusieurs des initiatives que nous avons mises en place dans le cadre de la stratégie de lutte contre l'itinérance Vers un chez-soi — représentant plus de 170 millions de dollars — desservent les Autochtones, sans leur être expressément destinées.
Je reconnais, encore une fois, que ce n'est pas assez. Nous travaillons et allons continuer de travailler pour arriver avec des mesures qui pourront aider plus de personnes vulnérables. À vrai dire, c'est l'engagement de personnes comme vous et d'autres membres de ce comité dans ce dossier qui a permis de faire bouger les choses si rapidement.