MP Battiste, you raise a very important aspect of the mandate that isn't necessarily written in my mandate letter, which is making sure that non-indigenous Canadians are part of this and educating all of Canada as to the issues that have underpinned and marred the relationship and prevented it, in some ways, from moving forward. Education and communicating to non-indigenous Canadians that this is part of who we are and part of our identity is key.
I want to salute your initiative and your dedication to doing this, even before you were an MP. It is key to moving this forward. If we're only doing it among leadership, we're not exactly succeeding. We may be advancing, but we're not succeeding. It has to be among peoples. That's the main reminder that all of us need to take home.
In terms of funds, I think you'll note that in the 2021 main estimates, the amount for elementary and secondary education was $2 billion. Financially, as I mentioned in my introductory remarks, we've closed the gap in education. It's a very important social determinant of health, and key to closing the educational aspect of the socio-economic gap. With that, the success rates are amazing. There are amazing stories about indigenous children—who should never have been in that situation—in control of their educational system. You highlighted that.
There's a very tainted history, as everyone knows, with the educational system and residential schools for indigenous children. When controlled and administered in a culturally appropriate way that is sensitive to community needs, the outcomes are the same if not better. The experience with the Mi'kmaq is one example—hopefully, one of many.
These are key to who we are and key to whom we believe we are as a nation, but more importantly also as a community, making sure that we don't fail another generation of indigenous children.
I mentioned the financial support. I think it's for all to see in the main estimates. I won't go on further about that, but it's making sure that education is done in the language and is culturally appropriate. It isn't simply something you do on a Friday afternoon when everyone's tired. It's a core part of the education. It's key.
It's key to—what people use as a catchphrase but a very important one—“decolonizing”. It's about realizing what the history of Canada and indigenous peoples is. With that comes power. With that comes confidence and success, in the way that first nations dictate the pace. Obviously, uncertainty comes with that, but that's fine. It's a sign of who we are and how we move that relationship forward.
As well, educating—and you touched on that—non-indigenous Canadians is essential. It's why some of the truth and reconciliation reports touched on private actors like institutions—university institutions—in endorsing language courses. Everyone needs to realize that we're all on the same land, and no one's going anywhere, but if we want to advance the relationship, it has to be done with mutual respect, co-operation and friendship.
Monsieur Battiste, vous soulevez là un aspect très important du mandat de mon ministère qui ne figure pas nécessairement dans ma lettre de mandat, c'est-à-dire assurer la participation des Canadiens non autochtones et sensibiliser toute la population canadienne aux enjeux qui sous-tendent et troublent nos relations avec les Autochtones, mais aussi qui, d'une certaine façon, les empêchent de progresser. Il est primordial de transmettre aux Canadiens non autochtones, par l'intermédiaire de programmes d'éducation et de communication, que cela fait partie intégrante de qui nous sommes, de notre identité.
Je tiens à souligner votre sens de l'initiative et votre dévouement, dont vous faisiez déjà preuve avant votre arrivée au Parlement, car il est essentiel de faire avancer le dossier. Si nos efforts n'incluent que les leaders, ce n'est pas vraiment une réussite. Nous faisons peut-être des progrès, mais la réussite nous échappe. Il faut que cela se produise au sein de la population. Voilà essentiellement ce que nous devons tous garder en mémoire.
En ce qui a trait au financement, je crois que vous verrez dans le Budget principal des dépenses de 2021 que 2 milliards de dollars sont consacrés à l'enseignement primaire et secondaire. Ainsi, comme je l'ai dit dans mon allocution, nous avons éliminé l'écart en matière d'éducation. C'est un déterminant social de la santé très important et un aspect clé de l'élimination de l'écart socioéconomique. Et les taux de réussite sont fabuleux. Il y a d'incroyables histoires à propos d'enfants autochtones, qui n'auraient jamais dû se retrouver dans une telle situation; aujourd'hui, ils assurent la gestion de leur système d'éducation. Vous avez souligné cela.
Comme tout le monde le sait, l'histoire de l'éducation des enfants autochtones n'est guère reluisante en raison du système d'éducation et des pensionnats. Quand elle est gérée de façon culturellement adaptée et sensible aux besoins communautaires, les résultats obtenus sont les mêmes, voire supérieurs. Pensons à l'exemple des Mi'kmaq, qui est, espérons-le, un parmi tant d'autres.
Ces éléments définissent la nation, mais surtout la communauté nationale, que nous sommes ou croyons être; c'est grâce à eux que nous veillerons à ne pas laisser tomber une autre génération d'enfants autochtones.
J'ai parlé du soutien financier. Tout le monde peut le constater dans le Budget principal des dépenses, donc je n'en dirai pas plus là-dessus. Nous nous assurons ainsi que l'enseignement se fait en langue autochtone et de manière culturellement adaptée. Ce n'est pas une activité du vendredi après-midi, organisée quand tout le monde est fatigué. C'est au cœur de l'enseignement. C'est essentiel.
C'est essentiel à la « décolonisation », un mot employé à toutes les sauces, mais très important. Il faut comprendre l'histoire du Canada et celle des peuples autochtones. Ainsi, on habilite les gens. Ainsi, on leur donne confiance et les aide à réussir, mais au rythme établi par les Premières Nations. Évidemment, il y a une part d'incertitude, mais c'est normal. Elle témoigne de qui nous sommes et de la façon dont nous faisons progresser nos relations.
De plus, comme vous l'avez mentionné, il est essentiel de sensibiliser les Canadiens non autochtones. C'est pourquoi la Commission de vérité et réconciliation invitait dans son rapport des intervenants privés comme les établissements universitaires à agir en soutenant la prestation de cours de langues autochtones. Nous devons comprendre que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, que nous sommes tous là pour de bon, et que si nous voulons faire progresser nos relations, cela doit se faire dans le respect mutuel, la collaboration et l'amitié.